Optimisation des procédés de fabrication
Optimisation des procédés de fabrication
I) Introduction :
Dans notre société, nous produisons pour gagner de l’argent pour cela il faut assurer
certaines fonction en agissant sur différents niveau d’action.
Fonction de base à assurer pour produire
Organiser Mettre en place des
Produire pour réaliser l’exploitation des ressource (humaines,
des pièces conformes ressources (gagner techniques) pour
(vite et bien) beaucoup en dépensant produire. (tout faire
peu) instantanément)
Transfert, assemblage
Agir au niveau des flux
Gestion industrielle Gestion industrielle et manutention des
de production
pièces
En-cours
Agir au niveau de la
transformation de
Technologies, cœur
l’élément de matière Couple outil/machine Conditions de coupe
des process
(copeau, zone de
fusion)
a. L’industrialisation
Le cycle de vie d’un produit suit une séquence 1→2→3 mais il y a une itération
entre ces activités.
Définition complète :
Différents schémas des méthodes de fabrication
Industrialisation
des formes
b. La productique
d. Dénominations et définitions
2) La gamme :
3) APEF :
4) Opération :
Une opération c’est l’action qui est mise en œuvre par un seul des
moyens (outils) dont est doté le poste de travail.
5) Phase :
6) Exemple :
Coté 2 Coté 1
1ière gamme prévisionnelle 2ième gamme prévisionnelle
Phase 10 Débit Phase 10 Débit
Phase 20 Tournage coté 1 Phase 20 Tournage des deux cotés
Phase 30 Tournage coté 2
Le choix de cette gamme est très importante, elle dépend des moyens de
production mis à disposition et elle pourra en gestion de production prévoir la circulation
des lots de pièces dans l’atelier.
Afin d’être le plus clair possible, une gamme de fabrication doit contenir un
certain nombre d’informations :
Une famille de pièce est un ensemble varié d’éléments ayant des similitudes :
- de forme.
- de dimensions.
- de cheminements (elles subissent une gamme similaire comportant des
phases sur les mêmes machines).
∅3 ∅2 ∅1
L2 L3
Coté 0 L1
Coté 1
Gamme type : Phase 10 : Elaboration du brut par étirage au ∅1
Phase 20 : Débit
Phase 30 : Surfaçage coté 0
Phase 40 : Surfaçage coté 1 + épaulement
Phase 50 : Protection anticorrosion.
L2
L1
On peut résumer cette façon de faire les gammes des gammes types à l’aide du
schéma suivant :
Gammes standard
Gamme type
Méthode de travail :
Avantages Inconvénients
Nécessite pas ou peu de connaissances du Ne s’applique que si on a une petite variété
processus. de pièces
Investissement initial pour formaliser tout le
Le temps nécessaire à l’établissement des
savoir-faire est important et ne se
gammes se réduit.
rentabilise qu’a long terme.
La démarche est rigoureusement identique mais rien n’est formalisé sur des
documents. Le spécialiste connaît parfaitement le produit et les processus, il rédige une
gamme spécifique en se fiant à son expérience (travail par analogie)
Méthode de travail :
Il faut se forger une expérience, on peut la faire en traitant des exemples mais
il ne s’agira qu d’une initiation à l’établissement des gammes. Dans tous les cas, les
connaissances de base sont nécessaires :
- ordre des opérations des phases
- mise en position.
Avantages Inconvénients
Nécessite une longue expérience, lorsque le
S’applique à toutes les variétés de pièces. spécialiste quitte l’entreprise, les
connaissances aussi.
Pas d’investissement initial pour formaliser
Le temps nécessaire à l’établissement des
tout le savoir-faire car il n’y a pas de
gammes est plus long.
documents type à élaborer.
Ces règles sont des règles générales qui s’appliquent à la majorité des pièces.
Démarche d’analyse :
N° Etapes Objectifs
Faire a priori un choix probable de la
1 Etude morphologique de la pièce
première phase
Rechercher et identifier les risques de
2 Analyse des spécifications délicates
rebut
Décision sur la réalisation des surfaces
3 Assurer la qualité des surfaces
intrinsèques
Décision sur les groupements d’usinage Limiter les écarts de reprise et de
4
des surfaces manipulation
Assurer la qualité de la pièce et
5 Ordre des opérations
minimiser son coût
Assurer la qualité de la pièce et
6 Ordre des phases
minimiser son coût
Une fois le modèle choisit, la première surface usinée doit présenter une
stabilité maximale pour la suite des usinages :
- un cylindre domine sur un plan si la surface projetée du cylindre est
supérieur à 1.5 fois la surface du plan
- un cylindre est utilisable pour une reprise lorsque sa longueur est
supérieur à 1/1.25 fois son diamètre.
- La pièce étant en appui sur la première surface usinée, elle doit être
bloquée de façon efficace.
Une fois les spécifications délicates identifiées, nous pouvons définir le types
d’opérations :
- Ebauche : permet d’élever un maximum de matière afin d’éliminer les
irrégularités d’épaisseur et de qualité de la pièce tout en se rapprochant
de la surface finale
- Demi-finition : permet une bonne approche de forme et de position de la
surface finale mais aussi d’assurer la régularité du copeau de finition.
- Finition : permet d’obtenir la rugosité choisi et les qualités géométrique
et dimensionnelle désirées.
- Super-finition : permet d’obtenir une qualité inférieure à 6 (rectification).
Remarque sur le copeau : pour réaliser une tolérance, il faut que l’épaisseur du
copeau soit relativement constante et elle est choisie de la manière suivante :
- IT copeau ≤ 10 IT cote (extérieur)
- IT copeau ≤ 5 IT cote (intérieur)
Copeau mini correspond à la profondeur de passe nécessaire pour que le
phénomène de coupe se passe dans de bonnes conditions, il dépend de la matière à usiner,
de l’outil, de la surface de départ (brut ou usiné) et des conditions de coupe.
Copeau maxi correspond à la profondeur de passe maximale, il dépend de
l’outil (longueur d’arête) et de la puissance de la machine.
On recherchera aussi à usiner dans une même phase, toutes les surfaces
accessible à un moment donné, cependant on sera limité par :
- les efforts de coupe (puissance machine)
- le nombre de portes-outils disponibles sur la machine
- le porte-à-faux des outils
- les différences éventuelles des vitesses de coupe.
Etape 9 : Ablocage
102
a) Surfacer P1
b) Aléser A2
c) Chanfreiner C3
d) Pointer T6 et A4
e) Percer A4
f) Lamer L5
g) Surfacer P6
h) Percer T7
i) Tarauder T7
Etape 9 : Ablocage
a. Vitesse de coupe :
C’est l’espace parcouru en mètres par l’extrémité d’une dent de la fraise en une minute.
Elle est exprimée en m/min, elle est donnée par des abaques et dépend :
• De l’outil,
• De la matière usinée,
• Du type d’usinage,
• Des conditions de travail.
tr/min
b. Fréquence de rotation :
m/min
1000VC
Vc permet de calculer la fréquence de rotation n=
πd mm
c. Vitesse d’avance
L’avance est exprimée en mm/dent (fraisage), est donnée par des abaques et dépend :
• De l’outil,
• De la matière usinée,
• Du travail (surfaçage, taraudage, alésage….)
• Des qualités géométriques et dimensionnelles exigées pour le pièce.
Elle permet de calculer la vitesse d’avance tr/min dent
Vf n. f ••= Z
mm/min mm/dent
Moulage du brut
10 (procédé de moulage Fonderie
en coquille)
FRAISAGE
a) Surfacer P1
b) Aléser A2 C.U. Horizontal à
c) Chanfreiner C3 commande
20 d) Pointer T6 et A4 numérique
e) Percer A4 (C300H)
f) Lamer L5
g) Surfacer P6
h) Percer T7
i) Tarauder T7
T12
T11
T7 T5
T13
T6
Désignation des
Outillage de coupe Outil Eléments de coupe Eléments passe
Opérations
Opérations
Contrôle
MIP : Appuie plan, MAP : Serrage avec
Correcte
Vc N fz Vf
linéaire rectiligne et brides ae ap Vérificateur
N°
butée mm mm
n n dt/tr min
a Surfacer P1 Fraise ARS ∅63 T1 D1 80 400 0,05 8 160 1 1 / Pied à coulisse
c Chanfreiner Ch3 Fraise à chanfreiner à 90° T12 D12 60 1900 0.05 3 285 / 1 / /
g Fraiser P6 Fraise à coupe au centre ∅12 T5 D5 60 1600 0,05 3 240 2 5 5 Pied à coulisse
Objectif : Choisir la mise en position d’une pièce pour une sous-phase (phase)
d’usinage.
Problème : L’usinage sur machine outil d’une surface élémentaire impose, pour
respecter la cotation de fabrication, de :
- Mettre en position la surface par rapport aux éléments porte-pièce.
- Maintenir cette position lorsque s’exercent les diverses
sollicitations (efforts de coupe et pesanteur).
Pour que la position de la pièce par rapport au porte-pièce ne soit pas ambigu,
la mise en position doit être isostatique, c’est à dire chaque degrés de liberté doit être
éliminé par une seule normale.
i. Liaisons élémentaires
Pour vérifier si oui ou non, une mise en position est isostatique, on peut
procéder de la manière suivante :
M {T }Pi • ni = 0
k. Applications
Exercice 1 : Mise en position d’un prisme avec un appui plan 1-2-3, une
linéaire rectiligne 4-5 et une ponctuelle 6.
a y
z
5 c
4
b
6 3 x
1 2
On peut décrire ce schéma de la façon suivante :
P1(0,0,0) avec n1= z
P2 ( a ,0,0) avec n2 = z
α u
P3( a ,b,0) avec n3 = z Avec le torseur de liaison parfaite en O : {T }O = β v
2 γ w O
P4(0,0, c ) avec n4 = x
2
P5(0,b, c ) avec n5 = x
2
P6( ,0, c ) avec n6 = y
a
2 2
u 0 α 1
M {T } P5 • n5 = v − b∧ β • 0 = u− bγ + cβ = 0
w c γ 0 2
2
u a α 0
2 aγ
M {T } P6 • n6 = v − 0∧ β • 1 = v − cα + =0
2 2
c γ
w 2 0
0 −a 0 0 0 1
a
b − 0 0 0 1
(− 1) × 1 (− × 1 (− 1) × (− a ) (− 1) × b × b =
(7) 10 3 2
2
c
=
1)
− ab² ≠ 0
0 0 1 0 0
2
c
0 −b 1 0 0
2
c a
− 0 0 1 0
2 2
Exercice 2 : Mise en position d’un cube sur trois liaisons linéaires rectilignes.
Y Y
3 2 2 3
1 4
4 1
X Z
5 6 5 6
1 2
Recherchons les conditions sur les
X coordonnées des normales de repérage pour
4 6 que la liaison définie soit isostatique, pour
cela on définit le torseur cinématique entre la
5 pièce et le porte pièce suivant :
3
α u
{T }O = β v
γ w O
Z
Sachant qu’on ne modifie pas le déterminant A d’une matrice en à une ligne une
combinaison d’autres lignes, soustrayons à 2 la ligne 1, à 4 la ligne 3 et à 6 la ligne
5, d’où le déterminant suivant :
y1 − x1 0 0 0 1
y2 − y1 x1 − x2 0 0 0 0
y2 − y1 x1 − x2 0
0 z3 − y3 1 0 0
(− 1) × 1 (− 1) × 1 (−
7 9 6
0 z4 − z3 y3 − y 4 0 0 0
= 1) × 1 0 z4 − z3 y3 − y4
z−z
− z5 0 x5 0 1 0 5 6 0 x6 − x5
z5 − z6 0 x6 − x5 0 0 0
D’où det A= (y2 − y1)(z4 − z3)(x6 − x5)+ (z6 − z5)(x2 − x1)(y3 − y4)≠ 0
x2 − x1 0 x6 − x5
P1P2 = y2 − y1 , P3P4 = y4 − y3 et P5 P6 ' = 0 c’est le symétrique par rapport à x
0 z4 − z3 z5 − z6
Calculons
( y2 − y1 )( z4 − z3 ) x6 − x5
( P1P 2 ∧ P3 P4 ) • P5 P6' = − ( x2 − x1 )( z4 − z3 ) • 0 = ( y2 − y1 )( z4 − z3 )( x6 − x5 ) + ( z6 − z5 )( x2 − x1 )( y3 − y4 )
( x2 − x1 )( y4 − y3 ) z5 − z6
Donc pour que ce déterminant soit non nul, il faut que :
• Les points 1 et 2 soient non confondus ainsi que 3 et 4 et aussi 5 et 6
• Les vecteurs P1 P2 et P3 P4 ne soient pas colinéaires
• Le plan ( P1 P2 , P3 P4 ) n’admette pas le vecteur P5 P6 .
Une première approche consiste à dire que chaque point de contact Pi (point de
la modélisation par une normale de repérage) exerce un effort Fi dirigé vers la
pièce suivant la normale ni .
De la même manière, les efforts de serrage sont modélisés par un torseur de
serrage { S} .
Les actions mécaniques exercées par l’outil sur la pièce sont également
modélisées par un torseur {U } .
Pour déterminer les actions mécaniques, il suffit d’écrire le principe
fondamental de la statique appliqué à la pièce usinée : {TF / P}o = 0 .
0 0 0 0 a 0 0 bF3
2
P3( a ,b,0) avec n3 = z et {T3}= 0 0 = 0 0+ b ∧ 0 = 0 − aF3
2 2
F3 0 F3 0 0 F3 F3 0
P3 O O
F4 0 F4 0 0 F4 F4 0
P4(0,0, c ) avec n4 = x et {T4}= 0 0 = 0 0+ 0 ∧ 0 = 0 cF4
2 2
0 0 0 0 c 0 0 0
P4 2 O O
F5 0 F5 0 0 F5 F5 0
P5(0,b, c ) avec n5 = x et {T5}= 0 0 = 0 0+ b ∧ 0 = 0 cF5
2 2
0 0 P5 0 0 c 0 0 − bF5 O
2 O
0 0 0 0 a 0 0 − cF6
2 2
P6( a ,0, c ) avec n6 = y et {T6}= F6 0 = F6 0+ 0 ∧ F6 = F6 0
2 2
0 0 0 0 c 0 0 aF6
P3 2 O 2 O
− S 0 − S 0 a − S − S 0
S(a, b , c ) avec nS = − x et { S}= 0 0 = 0 0+ b ∧ 0 = 0 − cS
22 2 2
0 0 0 0 c 0 0 bS
S 2 O 2 O
0 0 0 0 a 0 0 − bFU
2 2
D( a , b ,c) avec nD = − z et {U }= 0 0 = 0 0 + b ∧ 0 = 0 aFU
22 2 2
− FU − MU − FU − MU c − FU − FU − MU
D O O
{TF / P}o = 0 d’où : {T1}0 + {T2}0 + {T3}0 + {T4}0 + {T5}0 + {T6}0 + { S}0 + {U }0 = 0
5) − aF2 − aF
2
3 cF4 cF5 cS aFU
+
2
+ − +
2 2 2
=0
6) − bF5 + aF 6 bS
2 2
+ − MU = 0
Ceci va nous permettre des limitations sur les actions mécaniques de serrage ou
d’usinage en imposant des déformations aux appuis et/ou des pressions maximales.
- Contact Sphère/sphère :
- Contact Cylindre/cylindre :
FE
Alors la pression maximale de contact est : Pmax = 0.418
r.l
On ne tient pas compte des frottements sur les appuis, il faudrait connaître a priori
le mouvement supposé de la pièce pour pouvoir mettre en place les composantes
tangentielles des efforts aux appuis.
F6 0 F6 0 0 F6 F6 0
P6 (0,20,15) avec n6 = x et {T6 } = 0 0 = 0 0 + 20 ∧ 0 = 0 15F6
0 0
P3 0 0 15 0 O 0 − 20 F6 O
{TF / P}o = 0 d’où : {T1}0 + {T2}0 + {T3}0 + {T4}0 + {T5}0 + {T6}0 + { S}0 + {U }0 = 0
1 1 1 0 0 F1 8750
0 0 0 1 1 F2 0
0.5 0.5 3 10 40 • F3 = 50625
− 5 − 5 − 30 0 0 F4 − 193750
10 40 25 0 0 F5 223750
− 5 − 5 − 30 0 −5 − 5 − 30 0
− 5 − 5 − 30 0 0
10 40 25 0 10 40 25 0
10 40 25 0 0
1 1 1 1 1 1
= ( − 1)(. − 1) .10. − 5 − 5 − 30 + 40.( − 1) .1. − 5 − 5 − 30
6 6
10 40 25 10 40 25
− 5 − 30 − 5 − 30 − 5− 5
= 30. ( − 1) .1. + ( − 1) .1. + ( − 1) .1.
2 3 4
40 25 10 25 1040
= 30.[1075− 175− 150]= 22500 = det A
− 193750 −5 − 30 0 − 193750 −5 − 30 0
223750 40 25 0 223750 40 25 0
8750 1 1 8750 1 1
= ( − 1)(. − 1) .10.− 193750 + 40.( − 1) .1.− 193750
6 6
−5 − 30 −5 − 30
223750 40 25 223750 40 25
− 5 − 30 − 193750 − 30 − 193750 −5
= 30. ( − 1) .8750. + ( − 1) .1. + ( − 1) .1.
2 3 4
40 25 223750 25 223750 40
= 30.[ 9406250− 1868750− 6631250]= 27187500 = det F1.
1 1 8750 0 0
0 0 0 1 1
det F3 = 0.5 0.5 50625 10 40 = 13500000
− 5 − 5 − 193750 0 0
10 40 223750 0 0
det F3 135000000
d’où F3 = = = 6000 N
det A 22500
1 1 1 8750 0
0 0 0 0 1
det F4 = 0.5 0.5 3 50650 40 = − 23456250
− 5 − 5 − 30 − 193750 0
10 40 25 223750 0
det F4 − 23456250
d’où F4 = = = − 1042 N
det A 22500
1 1 1 0 8750
0 0 0 1 0
det F5 = 0.5 0.5 3 10 50650 = 23456250
− 5 − 5 − 30 0 − 193750
10 40 25 0 223750
det F5 23456250
d’où F5 = = = 1042 N
det A 22500
Récapitulons :
Composante de
l’effort
x y z
Point
1
2
3
4
5
6
S
Sachant que la pièce tourne suivant l’axe y, nous allons nous intéresser au
défaut de perpendicularité en le plan 1-2-3 et le plan usiné.
z
α
γ x