0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
162 vues99 pages

Cours sur la logistique internationale

Transféré par

Daniel ABESSOLO NDONG
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats RTF, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
162 vues99 pages

Cours sur la logistique internationale

Transféré par

Daniel ABESSOLO NDONG
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats RTF, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Cours la chaine logistique internationale

Rédigé par : Monsieur d. ABESSOLO NDONG

Année 2023-2024
L’économie internationale est une étude qui désigne l’ensemble des interdépendances entre économies
nationales. Ces dernières peuvent appréhende les flux biens et services, d’échanges d’actifs financiers, de
migration ou encore d’investissement direct à étranger.

Le moteur qui fait tourner cette branche d’économie est bel et bien le commerce international. Nous avons
constaté ces dernières années un essor remarquable du commerce notamment dans le cadre de la
mondialisation. L’augmentation des transactions commerciales internationales est due, d’une part, a
l’évaluation technologique de tous les moyens du transport et de communication et d’autre part, en vue de
satisfaire les divers besoins économiques de différents pays pour le bien-être des citoyens.

Cette évolution du commerce et le développement de l’industrie ont contribué au développement des


échanges mondiaux avec l’ouverture sur l’extérieur. Le développement international de l’entreprise
nécessite de la part de ses managers une réflexion sur ces capacités et ses fonctions principales qui sont : la
production, la commercialisation, la gestion financière, les ressources humaines et la logistique. Cette
dernière permet d’organiser les circuits de matières et des produits au moindre coût, autrement dit la
logistique est l’art de livrer le bon produit au bon endroit et aux bons moments .Ainsi la logistique au sens
large recouvre les activités de transport et qui dit échanges dit capacités à transporter les produits
manufacturés sur les lieux de commercialisation.

La dynamique du commerce international est favorisé notamment par l’importance du rôle de la logistique à
travers ses différentes activités et intervenants .L’entreprise doit donc effectuer plusieurs choix qui doivent
la conduire à la bonne maitrise de ses flux d’information et de marchandise.

Le transport des marchandises constitue un vecteur indispensable de la chaine logistique. Il assure la liaison
entre les différentes étapes du système logistiques de l’approvisionnement à la distribution (fournisseurs-
usines, inter usines, usines- entrepôts et entrepôts –clients). Le transport est un élément majeur dans la
qualité des services, puisqu’il est directement lié aux retards, erreurs, pertes, casses, vols, avaries et autres
risques de non acheminement de la marchandise à bon port.
Chapitre I : Définition et mises en pratique

1 Définitions

La logistique est l'activité qui a pour objet de gérer les flux physiques, et les données (informatives,
douanières et financières) s'y rapportant, dans le but de mettre à disposition les ressources correspondant à
des besoins (plus ou moins) déterminés en respectant les conditions économiques et légales prévues, le
degré de qualité de service attendu, les conditions de sécurité et de sûreté réputées satisfaisantes.

La logistique internationale se définit par la gestion des activités d'importation et d'exportation. Elle
organise les échanges par transports transfrontaliers en pratiquant l'ensemble des méthodes de logistique
connues.
Quelle est la différence entre logistique nationale et logistique internationale ?
La logistique nationale consiste à distribuer des marchandises à l'intérieur de votre pays, tandis que
la logistique internationale consiste à transporter des marchandises au-delà des frontières de votre pays.

Qu’est-ce que la logistique internationale ?

La logistique internationale se définit par la gestion des activités d'importation et d'exportation. Elle
organise les échanges par transports transfrontaliers en pratiquant l’ensemble des méthodes de logistique
connues. Ce qui donne aux acteurs de la logistique des solutions optimisées d’échanges de marchandises et
de personnes entre pays.
L’objectif ultime de la logistique internationale est de se consacrer à la gestion des flux de marchandises par
l’acheminement de celles-ci. Elle opère depuis le lieu de départ (sortie usine, logisticien, entrepôts des
fournisseurs, etc.), à destination du pays d’exportation où elle sera déchargée chez l’importateur.
Les spécificités de la logistique internationale

 Les échanges internationaux font appel à un grand nombre de partenaires. Ce qui implique une
organisation parfaite des échanges d’informations, la planification des opérations logistique, un suivi
rigoureux de la traçabilité grâce aux documents obligatoires ou optionnels ;
 La conduite des opérations de logistique internationale se pratique en multimodalité. D’où l’impérieux
besoin de connaître la nature et la taille des marchandises et des colis, le type d’emballage. D’où une
priorité mise sur la gestion par unités de transport intermodal (UTI) ;
 L’exportation et l’importation répondent à des règles juridiques drastiques contenues dans une gamme
importante de textes réglementaires. Il faut connaître la législation ou convention en vigueur à chaque
étape du process de logistique internationale ;
 Une bonne maîtrise des phases logistiques optimise les temps de traitement des flux : il existe alors
moins de ruptures des charges, grâce à une bonne anticipation des formalités administratives lors des
phases d’intermodalité ;
 La gestion rigoureuse des coûts logistiques optimise les coûts des différents prestataires ;
 La maîtrise des risques sécuritaires de la marchandise passe par une minimisation des manipulations,
des contrats d’assurance bien adaptés, et, surtout pour les denrées périssables, un respect strict des
conditions de transport.

Les points d’attention de la logistique internationale

 Les contraintes concernent surtout les marchandises dont la nature varie considérablement : produits
issus de l’industrie agroalimentaire, produits dangereux pouvant provoquer des avaries sur les navires.
 Une obligation de fournir une documentation liée à la nature des produits importés s’impose au
transporteur : licences, certificats d’origine, certificats de circulation, contingents.
 Les obligations administratives dépendent du type d’expédition.
 L'obligation de déclaration en douane respecte la nomenclature douanière des produits.
 Une excellente connaissance des tarifs douaniers est essentielle pour traiter des opérations de logistique
internationale.
 L'appréhension parfaite des horaires de travail des pays étrangers, ainsi que de leur réglementation en
cas de conflit commercial est primordiale.
 Les contraintes géographiques et climatiques, l’environnement culturel sont des éléments importants de
ce type de logistique.
 Les contraintes techniques provoquées par le manque de moyens de manutention lors du chargement
ou du déchargement doivent être prises en compte.
 Le planning des transports internationaux en fonction des évènements en cours (conflits, catastrophes
naturelles, changement politique, etc.) est à anticiper.

Exemples et mise en pratique


La logistique internationale s’organise de porte-à-porte (door to door) de la manière suivante :
 Emballages adaptés à la marchandise à protéger en cours d’acheminement ;
 Choix du mode d’expédition ;
 Accord commercial avec des prestataires logistiques fiables, tels que les transitaires et les différents
transporteurs qui prennent la qualité de mandataire ou de commissionnaire. Ils gèrent alors une part des
opérations d’emballage, de transport, de manutention, de stockage, de déclaration en douane ;
 Planification de l’ensemble du transport, validation puis enclenchement des opérations dédiées aux
prestataires logistiques. Un ordre de travail leur est délivré ;
 Suivi des transports : dates d’embarquement et de départ, dates d’arrivée, et éventuellement dates des
escales. Traçabilité des marchandises par la réception de rapports de situation ;
 Validation des coûts logistiques par un contrôle des factures émises par les prestataires, puis paiement
des factures une fois la chaîne logistique finalisée.

La logistique internationale en chiffres

Transport international

Transport maritime
 Volume global de marchandises dans le monde par voie maritime : 80 %
Douane
 Déclarations douane
Transport aérien
 Pourcentage du « general cargo » transporté dans les soutes des avions passagers
 Le volume total de marchandises dans le monde

2 Bases réglementaires

 Convention TIR de Genève du 14 novembre 1975, entrée en vigueur en 1978. (Site


 Lors d’un contrôle au chargement ou au déchargement : la lettre de voiture électronique
 Respect de l’arrêté du 11 février 1991 par les commissionnaires de transport exerçant des activités
de groupage, bureau de ville ou d’affrètement routier
 Le Code des douanes
 Le Code des transports

Quelques définitions
Quels sont les éléments qui composent la logistique internationale ?
La logistique internationale regroupe toutes les étapes de la livraison qui incluent l'emballage des
marchandises, leur transport, leur chargement, leur stockage, leur dédouanement, leur acheminement
jusqu'au client final.

Quels sont les spécificités du logisticien international ?


Les spécificités de la logistique internationale

La conduite des opérations de logistique internationale se pratique en multimodalité. D'où l'impérieux


besoin de connaître la nature et la taille des marchandises et des colis, le type d'emballage.

Quel est la chaîne de la logistique ?


La chaîne logistique est également appelée Supply Chain en anglais. Elle désigne l'ensemble des process
impliqués dans la production et la livraison d'un produit ou d'un service, depuis la matière première jusqu'à
la livraison finale au client.

Si la chaîne logistique coordonne et gère l'ensemble des processus d'approvisionnement, de la production de


la marchandise à sa livraison. De la même manière, les objectifs de ces deux notions ne sont pas les mêmes
pour les entreprises.

Alors la chaine logistique international gère des activités d'importation et d'exportation. Elle organise les
échanges par transports transfrontaliers en pratiquant l'ensemble des méthodes de logistique connues.

3. Éléments clés d'une chaîne d'approvisionnement internationale efficace

Dans le domaine de la logistique internationale, l’optimisation de votre chaîne d’approvisionnement est


cruciale pour le succès des opérations commerciales internationales. Une chaîne d'approvisionnement bien
conçue et gérée efficacement peut améliorer l'efficacité opérationnelle, réduire les coûts et améliorer la
satisfaction des clients. Pour atteindre ces objectifs, il est essentiel de comprendre les éléments clés qui
contribuent à une chaîne d’approvisionnement internationale efficace.

1. Gestion des fournisseurs : l'établissement de relations solides avec des fournisseurs fiables est essentiel
pour une chaîne d'approvisionnement internationale fluide. Une gestion efficace des fournisseurs implique
de sélectionner les fournisseurs en fonction de facteurs de qualité, de fiabilité et de coût. Cela comprend
également l’établissement de canaux de communication clairs, le suivi des performances des fournisseurs et
la mise en œuvre de stratégies pour atténuer les risques.

2. Gestion des stocks : La gestion des stocks au-delà des frontières internationales nécessite
une planification et une coordination minutieuses. Il s’agit d’optimiser les niveaux de stocks pour répondre
à la demande des clients tout en minimisant les coûts de détention et les risques de rupture de stock.
L’utilisation de techniques de prévision avancées, la mise en œuvre de politiques de stocks de sécurité et
l’exploitation de solutions technologiques peuvent contribuer à rationaliser la gestion des stocks dans le
contexte international.

3. Transport et logistique : Des transports et une logistique efficaces jouent un rôle essentiel dans les
chaînes d'approvisionnement internationales. Cela implique de sélectionner les modes de
transport appropriés, tels que l'air, la mer ou la terre, en fonction de facteurs tels que le coût, la vitesse et la
fiabilité. La coordination des activités logistiques, y compris le dédouanement, la documentation et le suivi,
garantit une livraison dans les délais et réduit les temps de transit.

4. Gestion des risques : les chaînes d'approvisionnement internationales sont exposées à divers risques,
notamment les catastrophes géopolitiques, économiques et naturelles. La mise en œuvre de stratégies
robustes de gestion des risques est essentielle pour atténuer ces risques. Cela comprend la réalisation
d'évaluations des risques, l'élaboration de plans d'urgence et l'établissement d'options d'approvisionnement
alternatives pour assurer la continuité des activités.

5. Technologies de l’information : tirer parti des solutions technologiques peut améliorer


considérablement l’efficacité et la visibilité des chaînes d’approvisionnement internationales. La mise en
œuvre de systèmes avancés de gestion de la chaîne d'approvisionnement, d'outils de suivi en temps réel et
de capacités d'analyse de données permet une meilleure prise de décision, améliore la communication et
facilite la collaboration entre les parties prenantes.

6. considérations relatives à la conformité et à la réglementation : Il est essentiel de naviguer dans le


paysage complexe des réglementations commerciales internationales et des exigences de conformité pour
une chaîne d'approvisionnement réussie. Le respect des réglementations douanières, des
accords commerciaux et des normes spécifiques au secteur garantit le bon déroulement des opérations
transfrontalières et minimise le risque de pénalités ou de retards.

7. Amélioration continue : Pour optimiser une chaîne d'approvisionnement internationale, une culture
d'amélioration continue doit être favorisée. L'évaluation régulière des indicateurs de performance,
l'identification des domaines à améliorer et la mise en œuvre d'améliorations des processus sont essentielles
pour rester compétitif sur le marché mondial.

En se concentrant sur ces éléments clés, les entreprises peuvent construire et maintenir une chaîne
d'approvisionnement internationale efficace qui favorise l'excellence opérationnelle, améliore la satisfaction
des clients et soutient une croissance durable.

4. Opérations commerciales internationales : comment optimiser et rationaliser vos opérations

commerciales internationales

1. Comprendre les marchés mondiaux


1. Stratégies d'entrée sur le marché :

- Exportation : le moyen le plus simple d'accéder à un marché étranger est d'exporter. Les entreprises
expédient leurs produits au-delà des frontières, en tirant parti des capacités de production existantes. Par
exemple, un constructeur automobile allemand exporte des voitures de luxe vers la Chine.

- licences et franchises : les licences permettent aux entreprises d'accorder à des tiers le droit d'utiliser leur
propriété intellectuelle (par exemple, brevets, marques déposées) en échange de redevances. La franchise
étend ce concept aux modèles commerciaux (par exemple, les chaînes de restauration rapide).

- coentreprises et alliances stratégiques : la collaboration avec des partenaires locaux atténue les risques et
fournit des informations sur le marché. Prenons l'exemple de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, qui
combine des ressources pour une expansion mondiale.

2. Intelligence culturelle (CQ) :

- Conscience culturelle : comprendre les nuances culturelles est crucial. Par exemple, les couleurs
symbolisent différentes choses selon les cultures (par exemple, le rouge signifie la chance en Chine mais le
danger dans les pays occidentaux).

- Adaptabilité : les entreprises mondiales qui réussissent adaptent leurs produits, leur marketing et leur
communication aux préférences locales. McDonald's adapte son menu aux goûts régionaux (par exemple,
McSpicy Paneer en Inde).

- Communication interculturelle : Une communication efficace transcende les barrières linguistiques.


Savoir quand être direct ou indirect, formel ou informel, est essentiel. La culture d’entreprise japonaise, par
exemple, valorise la hiérarchie et la politesse.

3. Études et analyses de marché :

- analyse au niveau macro : évaluez les indicateurs économiques (croissance du PIB, taux d'inflation), la
stabilité politique, les cadres juridiques et les infrastructures. Par exemple, investir sur les marchés
africains nécessite d’évaluer les risques politiques.

- Insights au niveau micro : Comprendre le comportement, les données démographiques et


psychographiques des consommateurs. L'approche basée sur les données d'Amazon adapte les
recommandations en fonction des préférences individuelles.

- Analyse des concurrents : Analysez les stratégies, les forces et les faiblesses des concurrents. coca-
cola contre Pepsi est une rivalité classique qui se joue à l’échelle mondiale.

4. Gestion des risques de change :

- Volatilité du taux de change : Les fluctuations ont un impact sur les bénéfices. Les stratégies de
couverture (par exemple, contrats à terme, options) atténuent le risque de change. Apple, avec sa chaîne
d'approvisionnement mondiale, gère activement ce risque.
- Exposition liée aux transactions : lorsqu'elles mènent des activités en devises étrangères, les entreprises
sont confrontées à un risque lié aux transactions. Imaginez un détaillant européen achetant des produits à un
fournisseur chinois.

- exposition à la conversion : les sociétés multinationales consolident les états financiers de leurs filiales.
Les fluctuations des devises affectent les bénéfices déclarés.

5. Chaînes d'approvisionnement mondiales :

- Chaînes d'approvisionnement Lean ou Résilientes : Il est essentiel d'équilibrer l'efficacité (lean) et la


flexibilité (résiliente). La pandémie a mis en évidence les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement
juste à temps.

- Diversité des fournisseurs : La diversification géographique des fournisseurs réduit les risques. Les
Gigafactories de Tesla s'étendent sur tous les continents pour assurer un flux constant de composants.

- Approvisionnement éthique : les consommateurs exigent de la transparence. Des entreprises comme


Patagonia mettent l’accent sur des pratiques de travail équitables et un approvisionnement durable.

N'oubliez pas que les marchés mondiaux sont des écosystèmes dynamiques. Ce qui fonctionne aujourd’hui
ne fonctionnera peut-être pas demain. L'apprentissage continu, l'adaptabilité et une mentalité globale sont
votre boussole dans ce monde interconnecté.

Rejoignez-nous!

2. Stratégies d'entrée sur le marché


1. Exporter :

- Définition : Exporter consiste à vendre des produits ou des services de votre pays d'origine vers des
marchés étrangers. C'est un moyen simple de pénétrer de nouveaux territoires sans investissement
important.

- Informations :

- Avantages : faible risque, mise de fonds minimale et accès à une clientèle plus large.

- Défis : fluctuations monétaires, barrières commerciales et différences culturelles.

- Exemple : Un domaine viticole français exportant ses vins fins vers la Chine.

2. Licences et franchises :

- Définition : l'octroi de licence permet à une entreprise étrangère d'utiliser votre propriété intellectuelle (PI)
en échange de redevances. La franchise consiste à accorder à une entité locale le droit d’opérer sous votre
marque.

- Informations :

- Avantages : pénétration rapide du marché, exploitation de l'expertise locale et risques partagés.

- Défis : maintien du contrôle de qualité, complexités juridiques et conflits potentiels.


- Exemple : McDonald's franchise ses restaurants dans le monde entier.

3. Coentreprises et alliances stratégiques :

- Définition : les coentreprises (JV) impliquent la formation d'une nouvelle entité avec un partenaire local,
tandis que les alliances stratégiques sont des accords de coopération entre entreprises.

- Informations :

- Avantages : ressources partagées, atténuation des risques et accès aux réseaux locaux.

- Défis : conflits culturels, objectifs divergents et problèmes de gouvernance.

- Exemple : la JV de Sony et Ericsson pour les téléphones mobiles.

4. Investissement direct :

- Définition : l'investissement direct comprend les filiales en propriété exclusive (investissements


entièrement nouveaux) ou l'acquisition d'entreprises existantes (fusions et acquisitions).

- Informations :

- Avantages : contrôle total, transfert de connaissances et engagement à long terme.

- Défis : coûts élevés, obstacles réglementaires et défis d'intégration.

- Exemple : les usines de fabrication de Toyota aux États-Unis.

5. Étude de marché et adaptation :

- Définition : avant d'entrer sur un nouveau marché, effectuez des recherches approfondies pour
comprendre les préférences locales, le comportement des consommateurs et les cadres réglementaires.

- Informations :

- Avantages : personnalisation des produits/services, des prix et des stratégies marketing.

- Défis : équilibrer la standardisation et la localisation.

- Exemple : Coca-Cola adapte ses saveurs aux goûts régionaux.

6. Commerce électronique et canaux numériques :

- Définition : tirer parti des plateformes en ligne pour toucher un public mondial.

- Informations :

- Avantages : faibles barrières à l'entrée, évolutivité et informations basées sur les données.

- Défis : Logistique, cybersécurité et nuances culturelles.

- Exemple : l'expansion d'Amazon dans plusieurs pays via sa plateforme de commerce électronique.

N’oubliez pas qu’il n’existe pas de solution universelle. La stratégie optimale d’entrée sur le marché dépend
de facteurs tels que le secteur d’activité, le marché cible, le paysage concurrentiel et les capacités
organisationnelles. Évaluez soigneusement chaque option, considérez les risques et adaptez votre approche
en fonction du contexte unique.

3. Communication interculturelle
Dans un paysage commercial mondial de plus en plus interconnecté, la communication interculturelle joue
un rôle central dans le succès des opérations commerciales internationales. Cela va au-delà de la simple
maîtrise de la langue ; cela implique de comprendre les nuances culturelles, les normes et les modèles de
comportement. Une communication interculturelle efficace permet aux organisations d’établir des relations
solides, de négocier avec succès et de naviguer dans des environnements commerciaux complexes.

Examinons ce sujet aux multiples facettes, en explorant des informations sous différents angles :

1. conscience et sensibilité culturelles :

- Insight : les cultures diffèrent considérablement en termes de styles de communication, de gestes et de


normes sociales. Ce qui est considéré comme poli dans une culture peut être perçu comme impoli dans une
autre.

- Exemple : Au Japon, s'incliner est une forme courante de salutation, tandis qu'aux États-Unis, une poignée
de main ferme est d'usage. Être conscient de ces différences évite toute infraction involontaire.

- Conseil : investissez du temps dans l'apprentissage des pratiques culturelles de vos partenaires
commerciaux. Assistez à des ateliers culturels ou lisez de la littérature sur la communication interculturelle.

2. communication verbale :

- Insight : les barrières linguistiques peuvent entraver une communication efficace. Même lorsque les gens
parlent la même langue, les nuances et les expressions idiomatiques varient.

- Exemple : En anglais, « sauver la face » signifie éviter l'embarras. En mandarin, c'est "保全面子" (bǎo quán
miànzi). Comprendre de tels idiomes évite les erreurs d’interprétation.

- Conseil : utilisez un langage simple, évitez le jargon et clarifiez les déclarations ambiguës. L’écoute active
est cruciale.

3. Communication non verbale :

- Insight : les indices non verbaux (expressions faciales, contact visuel, posture) en révèlent beaucoup sur
les sentiments et les intentions d'une personne.

- Exemple : Dans certaines cultures du moyen-orient, un contact visuel prolongé est un signe de respect.
Dans d’autres, cela peut être considéré comme conflictuel.

- Conseil : Observez et adaptez-vous aux normes non verbales locales. Soyez conscient des limites de
votre espace personnel.

4. Cultures à contexte élevé et cultures à contexte faible :


- Insight : les cultures à contexte élevé (par exemple, le Japon, la Chine) s'appuient sur le contexte et
l'histoire commune pour la communication. Les cultures à faible contexte (par exemple l'Allemagne et les
États-Unis) mettent l'accent sur la communication verbale explicite.

- Exemple : Au Japon, le silence est souvent porteur de sens. Aux États-Unis, les instructions explicites sont
préférables.

- Conseil : Comprenez le contexte et ajustez votre style de communication en conséquence.

5. Perception du temps et ponctualité :

- Insight : Différentes cultures ont des attitudes différentes à l'égard du temps. Certains privilégient la
ponctualité, tandis que d’autres adoptent une approche plus flexible.

- Exemple : les Allemands valorisent la ponctualité, alors que "l'heure des îles" prévaut dans certaines
cultures caribéennes.

- Conseil : Respectez les normes locales. Arrivez à l’heure aux réunions et rendez-vous.

6. Styles de négociation :

- Insight : les approches de négociation diffèrent. Certaines cultures mettent l’accent sur les résultats
gagnant-gagnant, tandis que d’autres se concentrent sur l’affirmation de soi.

- Exemple : En Chine, il est crucial d'établir des relations avant de négocier. Aux États-Unis, la franchise est
courante.

- Conseil : Adaptez votre style de négociation en fonction des préférences culturelles de votre interlocuteur.

7. technologie et communication virtuelle :

- Insight : la communication virtuelle transcende les frontières, mais les différences culturelles persistent.

- Exemple : le ton des e-mails varie : certaines cultures préfèrent le formel, tandis que d'autres apprécient le
côté informel.

- Conseil : Soyez attentif aux nuances culturelles, même dans les interactions virtuelles. Utilisez les appels
vidéo pour établir une relation.

N’oubliez pas que la communication interculturelle ne consiste pas à effacer les différences mais à les
accepter. Il favorise la compréhension mutuelle, la confiance et une collaboration fructueuse. Lorsque
vous naviguez dans le paysage commercial mondial, gardez l’esprit ouvert et apprenez continuellement de
diverses perspectives.

4. Gestion de la chaîne d'approvisionnement


La supply Chain management (SCM) est un aspect essentiel des opérations commerciales internationales.
Il englobe la planification, la coordination et l'exécution des activités impliquées dans le déplacement des
biens et services des fournisseurs aux consommateurs finaux. Dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui,
une gestion efficace de la chaîne d’approvisionnement est essentielle pour que les entreprises restent
compétitives et répondent aux demandes des clients.

Examinons ce sujet aux multiples facettes sous différents angles :

1. Point de vue stratégique : aligner le SCM sur les objectifs commerciaux

- Approvisionnement stratégique : les organisations doivent sélectionner stratégiquement leurs


fournisseurs en fonction de facteurs tels que le coût, la qualité, la fiabilité et la durabilité. Par exemple,
le succès de la chaîne d'approvisionnement d'Apple est en partie attribué à son étroite collaboration avec des
fournisseurs comme Foxconn.

- Gestion des risques : les chaînes d'approvisionnement sont vulnérables aux perturbations (catastrophes
naturelles, tensions géopolitiques, etc.). Les entreprises ont besoin de plans d’urgence et de stratégies
d’atténuation des risques. Après le tremblement de terre de 2011 au Japon, Toyota a diversifié sa base de
fournisseurs pour réduire sa dépendance à l'égard d'une seule région.

- global ou local : il est crucial d'équilibrer l'approvisionnement mondial et la réactivité locale. Alors que
l'approvisionnement mondial réduit les coûts, la réactivité locale garantit une livraison et une
personnalisation dans les délais. IKEA, par exemple, a des fournisseurs mondiaux mais adapte la conception
de ses produits aux goûts locaux.

2. Point de vue opérationnel : exécution de processus SCM

- Prévision de la demande : des prévisions précises de la demande facilitent la gestion des stocks. Les
algorithmes sophistiqués d'Amazon prédisent les préférences des clients, optimisant ainsi les niveaux de
stock.

- Gestion des stocks : Le bon équilibre entre les coûts de détention et les ruptures de stock est essentiel. Le
modèle de « fast fashion » de Zara s'appuie sur une rotation fréquente des stocks pour répondre à l'évolution
des tendances.

- <strongtransport logistique : des réseaux de transport efficaces minimisent les délais de livraison. Le
système de suivi en temps réel de FedEx garantit des livraisons ponctuelles dans le monde
entier.</strong

- Entreposage : les entrepôts jouent un rôle central dans le SCM. Les centres de distribution de Walmart
utilisent l'automatisation pour rationaliser l'exécution des commandes.

- Exécution des commandes : le traitement, la préparation et l'emballage transparents des commandes sont
essentiels. La vente de la Journée des célibataires d'Alibaba implique le traitement de millions de
commandes en quelques heures.

3. Point de vue technologique : tirer parti des solutions numériques

- Blockchain : améliore la transparence et la traçabilité. IBM Food Trust utilise la blockchain pour suivre
les chaînes d'approvisionnement alimentaire, réduisant ainsi la fraude et garantissant la sécurité alimentaire.
- IoT (Internet des objets) : les capteurs collectent des données en temps réel sur les expéditions, la
température et l'humidité. Maersk Line utilise l'IoT pour surveiller l'état des conteneurs pendant le transport
maritime.

- IA et apprentissage automatique : optimisez les itinéraires, prédisez la demande et automatisez les


tâches répétitives. Les chatbots basés sur l'IA de DHL traitent les demandes des clients.

- ERP (Enterprise Resource Planning) : intègre les processus SCM dans tous les départements.
Le système erp de SAP rationalise l'approvisionnement, la production et la distribution.

4. Point de vue environnemental : durabilité et pratiques éthiques

- Chaînes d'approvisionnement vertes : minimiser l'impact environnemental grâce à des pratiques


respectueuses de l'environnement. Le plan de vie durable d'Unilever se concentre sur un approvisionnement
responsable et la réduction des déchets.

- Commerce équitable : garantir des salaires équitables et des conditions de travail sûres aux fournisseurs.
L'engagement de Patagonia en faveur d'un approvisionnement éthique trouve un écho
auprès des consommateurs conscients.

- Économie circulaire : concevoir des produits destinés à être réutilisés, recyclés ou remanufacturés. H&M
collecte les vêtements usagés pour les recycler, bouclant ainsi la boucle.

5. Point de vue collaboratif : partenariats et alliances

- Collaboration avec les fournisseurs : l'établissement de relations solides avec les fournisseurs favorise
l'innovation et l'agilité. La philosophie « kaizen » de Toyota implique une amélioration continue avec les
fournisseurs.

- third-party Logistics (3PL) : Externalisation des fonctions logistiques auprès de prestataires spécialisés.
FedEx, UPS et DHL proposent des services 3PL.

- Consortiums industriels : efforts de collaboration pour relever des défis communs. La Global Apparel,
Footwear, and Textile Initiative (GAFTI) promeut les pratiques durables dans l’industrie de la mode.

En résumé, une gestion efficace de la chaîne d'approvisionnement nécessite une approche holistique qui
intègre la stratégie, les opérations, la technologie, la durabilité et la collaboration. En optimisant les chaînes
d'approvisionnement, les entreprises peuvent améliorer leur efficacité, réduire leurs coûts et offrir de la
valeur aux clients au-delà des frontières.

Quand les temps vont mal, c'est quand les vrais entrepreneurs émergent.
Robert Kiyosaki

5. Conformité légale et réglementaire


1. Comprendre le paysage :

- Harmonisation mondiale versus spécificités locales : même si la mondialisation a conduit à une certaine
harmonisation des cadres juridiques, des nuances locales persistent. Les entreprises doivent trouver un
équilibre entre l’adhésion aux normes mondiales (par exemple les accords de l’OMC) et le respect des
lois locales (par exemple les réglementations du travail, les normes environnementales).

- Accords commerciaux et tarifs : les accords commerciaux internationaux (par exemple, l'ALENA, le
CPTPP) facilitent le commerce transfrontalier. Les entreprises doivent analyser les barèmes tarifaires, les
règles d’origine et le traitement préférentiel pour optimiser leurs chaînes d’approvisionnement.

- Sanctions et embargos : le respect des sanctions imposées par des pays individuels ou des organismes
internationaux (par exemple l'ONU) est crucial. Les violations peuvent entraîner de lourdes sanctions
et nuire à la réputation. Par exemple, les entreprises qui traitent avec l’Iran doivent composer avec les
sanctions américaines.

- Confidentialité des données et cybersécurité : le règlement général sur la protection des données
(RGPD) dans l'UE et les lois similaires dans le monde exigent des mesures robustes de protection des
données. Les entreprises doivent protéger les données de leurs clients et se conformer aux exigences de
notification des violations.

2. Gouvernance d'entreprise et lutte contre la corruption :

- Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) : les entreprises américaines opérant à l'étranger doivent se
conformer au FCPA, qui interdit la corruption d'agents publics étrangers. La mise en œuvre de contrôles
internes solides et la conduite d’une diligence raisonnable auprès des partenaires commerciaux sont
essentielles.

- Transparence et reporting : les sociétés cotées en bourse doivent divulguer des informations financières
avec précision. La loi Sarbanes-Oxley (SOX) aux États-Unis et des réglementations similaires ailleurs
garantissent la transparence et la responsabilité.

- protection des lanceurs d'alerte : il est crucial d'encourager les employés à signaler des actes
répréhensibles sans crainte de représailles. Des politiques efficaces en matière de dénonciation favorisent un
comportement éthique.

3. Conformité fiscale et prix de transfert :

- établissements stables (PE) : comprendre les règles relatives aux PE aide les entreprises à déterminer
leurs obligations fiscales dans les juridictions étrangères. Le PE déclenche une obligation fiscale même
sans présence physique.

- Prix de transfert : les sociétés multinationales doivent fixer des prix de pleine concurrence pour les
transactions intra-groupe. La documentation et le respect des lignes directrices de l'ocde sont essentiels.

- Conventions fiscales : la double imposition peut être atténuée grâce à des conventions fiscales bilatérales.
Les entreprises devraient tirer parti de ces accords pour optimiser leur situation fiscale.

4. Lois du travail et de l'emploi :


- pratiques d'embauche locales : le respect des lois du travail locales garantit un traitement équitable des
employés. Par exemple, les lois allemandes sur la codétermination garantissent la représentation des
travailleurs dans les conseils d'administration des entreprises.

- Gestion des expatriés : l'envoi d'employés à l'étranger implique des formalités d'immigration, des permis
de travail et des implications fiscales. Les entreprises doivent composer avec ces complexités.

- sécurité et santé au travail : le respect des normes de sécurité au travail protège les employés et évite
les responsabilités légales.

5. protection de la propriété intellectuelle (PI) :

- Brevets, marques et droits d'auteur : les entreprises doivent garantir leurs droits de
propriété intellectuelle à l'échelle mondiale. Par exemple, l’enregistrement des marques dans chaque pays
d’activité évite toute contrefaçon.

- stratégies d'application : les litiges, les licences et la surveillance sont essentiels à la protection de la
propriété intellectuelle. Les batailles de brevets entre Apple et Samsung illustrent l'importance du respect de
la propriété intellectuelle.

6. Exemple de cas : société xyz

- Scénario : XYZ Corporation, une entreprise technologique, s'étend en Inde.

- Défis : naviguer dans le système fiscal complexe de l'Inde, comprendre le droit du travail et protéger la
propriété intellectuelle.

- Solutions : XYZ embauche des experts juridiques locaux, respecte les règles en matière de prix de
transfert, assure la sécurité des employés et dépose ses brevets en Inde.

En résumé, la conformité légale et réglementaire est un casse-tête dynamique qui nécessite une surveillance
continue, de l'adaptabilité et une planification stratégique. Les entreprises qui relèvent ces défis de manière
proactive se positionnent pour une croissance durable sur le marché mondial. N'oubliez pas que la
conformité ne consiste pas seulement à éviter les pénalités ; il s'agit d'instaurer la confiance et de maintenir
des normes éthiques.

De nombreux entrepreneurs ne réalisent pas que bon nombre des problèmes auxquels leurs
entreprises sont confrontées aujourd'hui ont commencé hier, bien avant qu'il y ait une entreprise.
Robert Kiyosaki

6. Gestion des risques dans les opérations internationales


1. Comprendre le paysage :

- incertitudes mondiales : les opérations internationales sont soumises à une myriade d'incertitudes :
instabilité politique, fluctuations économiques, différences culturelles, variations juridiques et perturbations
technologiques. Ces incertitudes créent à la fois des risques et des opportunités.
- Appétit au risque : les organisations doivent définir leur appétit pour le risque. Certains prospèrent grâce
à des risques calculés, tandis que d’autres préfèrent des approches conservatrices. équilibrer risque et
récompense est un art.

- vue holistique : la gestion des risques s'étend au-delà des risques financiers. Il englobe les risques
stratégiques, opérationnels, de réputation et de conformité.

2. Types de risques dans les opérations internationales :

- Risque de change : les fluctuations des taux de change peuvent avoir un impact sur les bénéfices.
Imaginez une entreprise européenne exportant des marchandises vers les États-Unis. Si l’euro se renforce
par rapport au dollar, ses revenus en euros pourraient diminuer.

- Risque politique : des changements dans les politiques gouvernementales, des tensions géopolitiques ou
des troubles civils peuvent perturber les opérations. Par exemple, une société minière qui investit dans une
région politiquement instable est confrontée à des risques d’expropriation.

- risque de la chaîne d'approvisionnement : les chaînes d'approvisionnement mondiales sont des réseaux
complexes. Les catastrophes naturelles, les faillites de fournisseurs ou les perturbations des transports
peuvent interrompre la production.

- risque culturel : les malentendus dus aux différences culturelles peuvent conduire à l'échec des
négociations ou à des relations tendues. Souvenez-vous du slogan de Pepsi « Prenez vie avec la
génération Pepsi », mal traduit en Chine par « Pepsi ramène vos ancêtres d'entre les morts ».

- Risque juridique et réglementaire : la conformité avec divers systèmes juridiques est un défi. Le non-
respect peut entraîner des amendes ou une atteinte à la réputation.

3. Stratégies d'atténuation des risques :

- Diversification : Répartir les opérations entre les pays pour réduire la dépendance à l'égard d'un
marché unique. Apple, par exemple, fabrique en Chine mais vend dans le monde entier.

- Couverture : utilisez des instruments financiers pour atténuer le risque de change. Les contrats à terme ou
les options peuvent stabiliser les taux de change.

- Planification de scénarios : anticipez divers scénarios (meilleurs, pires et intermédiaires) pour


vous préparer aux imprévus.

- joint ventures : le partenariat avec des entreprises locales partage les risques et exploite leurs
connaissances.

- Assurance : souscrivez des polices d'assurance internationales couvrant les risques politiques, les
dommages matériels et la responsabilité.

4. Études de cas :
- Scandale des émissions de Volkswagen : le constructeur automobile allemand a été confronté à des
risques juridiques, financiers et de réputation lorsqu'il a été révélé qu'il avait manipulé les données sur les
émissions. Leurs actions ont chuté et la confiance s’est érodée.

- Crise des préparations pour nourrissons chez Nestlé : dans les années 1970, Nestlé a été confrontée à
des réactions négatives suite à une commercialisation agressive des préparations pour nourrissons dans les
pays en développement. Les risques éthiques et de réputation les ont hantés pendant des années.

- McDonald's en Inde : McDonald's a adapté son menu aux goûts locaux, s'est familiarisé avec des
réglementations complexes et a formé des partenariats. Leur approche consciente des risques a porté ses
fruits.

N'oubliez pas que la gestion des risques ne consiste pas à éliminer les risques, mais à prendre des décisions
éclairées. À mesure que vous vous développez à l’échelle mondiale, acceptez les risques de
manière intelligente, tirez les leçons des échecs et célébrez les réussites.

7. Stratégies de localisation et d'adaptation


Les stratégies de localisation et d'adaptation jouent un rôle crucial dans l'optimisation et la rationalisation
des opérations commerciales internationales. Ces stratégies visent à adapter les produits, les services et les
efforts de marketing pour répondre aux besoins et préférences spécifiques des marchés cibles. D'un point
de vue mondial, les entreprises doivent prendre en compte divers facteurs tels que les différences culturelles,
les barrières linguistiques, les exigences légales et les tendances du marché.

1. Étude de marché : Avant de vous développer sur un nouveau marché, il est essentiel de mener une étude
de marché approfondie. Cela implique d’analyser le comportement, les préférences et le pouvoir d’achat des
consommateurs. En comprenant les besoins et les attentes du marché cible, les entreprises peuvent
développer des stratégies de localisation efficaces.

2. Localisation linguistique : l'adaptation du contenu et de la communication à la langue locale est


essentielle au succès des opérations internationales. Cela comprend la traduction des descriptions de
produits, des supports marketing et de la documentation de support client. La localisation va au-delà de la
traduction et prend en compte les nuances culturelles, les expressions idiomatiques et les expressions
familières.

3. Adaptation culturelle : les différences culturelles ont un impact significatif sur le comportement et la
perception des consommateurs. Les entreprises doivent adapter leurs produits, leurs emballages et leurs
campagnes marketing pour les aligner sur les coutumes, traditions et valeurs locales. Par exemple, les
couleurs, les symboles et les images peuvent avoir des significations différentes selon les cultures.

4. Personnalisation des produits : adapter les produits aux préférences locales peut améliorer la pénétration
du marché. Cela peut impliquer de modifier les caractéristiques, les tailles, les saveurs ou l'emballage pour
les aligner sur les goûts et préférences locaux. Par exemple, les entreprises alimentaires introduisent souvent
des saveurs spécifiques à la région pour satisfaire les palais locaux.
5. Stratégies de tarification : la localisation des prix implique de prendre en compte des facteurs tels que le
pouvoir d'achat, la concurrence et les conditions du marché local. Les entreprises devront peut-être ajuster
leurs stratégies de prix pour rester compétitives et attrayantes pour le marché cible. Cela peut inclure l’offre
de remises, de promotions ou d’options de regroupement.

6. Canaux de distribution : Il est crucial d'adapter les canaux de distribution à la dynamique du marché local.
Cela peut impliquer des partenariats avec des distributeurs locaux, des détaillants ou des plateformes de
commerce électronique. comprendre les canaux préférés du marché cible garantit une disponibilité et
une livraison efficaces des produits.

7. Support client : fournir un support client localisé est essentiel pour instaurer la confiance et la fidélité.
Cela inclut l’offre d’un service client multilingue, de numéros de téléphone locaux et d’une
communication culturellement sensible. Répondre rapidement aux requêtes et aux préoccupations
des clients dans la langue de leur choix améliore l'expérience client globale.

8. Conformité juridique et réglementaire : le respect des lois, réglementations et normes locales est essentiel
pour les opérations commerciales internationales. Les entreprises doivent garantir que leurs produits, leurs
pratiques marketing et leurs opérations sont conformes aux exigences locales. Cela peut impliquer
l’obtention des certifications, licences ou permis nécessaires.

En résumé, les stratégies de localisation et d’adaptation sont essentielles pour optimiser les opérations
commerciales internationales. En comprenant et en répondant aux besoins et préférences uniques des
marchés cibles, les entreprises peuvent pénétrer efficacement de nouveaux marchés, établir de solides
relations avec leurs clients et stimuler la croissance de leur entreprise.

8. Technologie et automatisation dans les opérations mondiales


1. Optimisation de la chaîne d'approvisionnement :

- Insight : La chaîne d'approvisionnement est l'épine dorsale de toute entreprise mondiale. tirer parti de la
technologie peut améliorer considérablement la visibilité de la chaîne d’approvisionnement, réduire les
délais de livraison et améliorer l’efficacité globale.

- Exemple : des entreprises comme Amazon utilisent des algorithmes sophistiqués pour prédire la
demande, optimiser les niveaux de stocks et garantir une livraison dans les délais. Leurs entrepôts
automatisés gèrent efficacement les stocks, réduisant ainsi les coûts et améliorant la satisfaction des clients.

2. analyse des données et prise de décision :

- Insight : la prise de décision basée sur les données est cruciale pour réussir dans le commerce
international. La technologie permet aux organisations de collecter, d’analyser et d’interpréter de grandes
quantités de données.

- Exemple : Netflix utilise des algorithmes d'apprentissage automatique pour personnaliser les
recommandations de contenu pour son audience mondiale. En analysant le comportement des utilisateurs,
ils optimisent leur bibliothèque de contenu et améliorent la fidélisation des clients.
3. Communication et collaboration mondiale :

- Insight : une communication efficace au-delà des frontières est essentielle. La technologie facilite la
collaboration en temps réel, éliminant les barrières géographiques.

- Exemple : Slack, Microsoft Teams et d'autres outils de collaboration permettent une communication
transparente entre les équipes distantes. Les plates-formes de vidéoconférence telles que Zoom comblent le
fossé entre les bureaux internationaux et favorisent le travail d'équipe.

4. Service client automatisé :

- Insight : Fournir un excellent service client est essentiel pour les entreprises internationales.
L'automatisation peut traiter les demandes de routine, libérant ainsi les agents humains pour des tâches plus
complexes.

- Exemple : les chatbots sur les sites Web peuvent répondre aux questions fréquemment posées, guider
les utilisateurs et même traiter des transactions simples. Des entreprises comme Zappos utilisent
des chatbots pour améliorer l'expérience client.

5. Gestion financière et conformité :

- Insight : la gestion des finances au-delà des frontières implique des réglementations complexes. La
technologie rationalise les processus financiers, garantit la conformité et minimise les risques.

- Exemple : SAP et Oracle proposent des systèmes de planification des ressources d'entreprise (ERP)
robustes qui intègrent les données financières, automatisent la facturation et facilitent la conformité fiscale
pour les multinationales. Sociétés.

6. Optimisation de la logistique et des transports :

- Insight : Une logistique efficace est cruciale pour les opérations mondiales. La technologie permet
d'optimiser les itinéraires, de suivre les expéditions et de gérer les coûts de transport.

- Exemple : Uber Freight connecte les expéditeurs aux transporteurs, à l'aide d'algorithmes pour faire
correspondre les chargements avec les camions disponibles. Cela réduit les kilomètres à vide et améliore
l’efficacité logistique globale.

7. cybersécurité et atténuation des risques :

- Insight : à mesure que les entreprises se développent à l'échelle mondiale, les menaces de cybersécurité
augmentent. La technologie protège les données sensibles et prévient les violations.

- Exemple : les pare-feu, le cryptage et les systèmes de détection d'intrusion protègent contre les
cyberattaques. Les entreprises investissent dans des mesures de sécurité robustes pour maintenir la
confiance avec leurs clients et partenaires.

En résumé, la technologie et l’automatisation permettent aux entreprises internationales de fonctionner de


manière transparente, de s’adapter à l’évolution des marchés et de rester compétitives. En adoptant ces
outils, les organisations peuvent débloquer de nouvelles opportunités et générer une croissance durable à
l’échelle mondiale.

Chapitre II : Gabon : Contexte réglementaire

I- ACCORDS COMMERCIAUX
Le Gabon fait partie de la Commission Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) qui
compte six pays : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Équatoriale, la République de Centrafrique et
le Tchad. Sa mission consiste à promouvoir un développement harmonieux des Etats membres dans le cadre
de l’institution d’un véritable marché commun.

Le Gabon est également membre de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC)
qui compte 10 États membres : l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la
Guinée Equatoriale, la République démocratique du Congo, Sao Tome & Principe et le Tchad. Le rôle de la
CEEAC est de promouvoir et de renforcer une coopération harmonieuse et un développement équilibré et
auto-entretenu dans tous les domaines de l’activité économique et sociale afin de contribuer au progrès et au
développement du continent africain.

Il est aussi membre de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

Enfin, le Gabon compte parmi les pays ACP / Afrique Caraïbes et Pacifique liés à l’Union Européenne par
un Accord de partenariat.
II- FORMALITÉS ET DOCUMENTS D’ACCOMPAGNEMENT
A- Certificat de conformité pour les exportations au Gabon

1) Programme Gabonais d’Evaluation de la Conformité (PROGEC) pour les exportations vers le


Gabon.

Pour veiller à ce que leurs marchandises soient dédouanées, les exportateurs et les importateurs qui
travaillent avec le Gabon doivent respecter les exigences du Programme d’évaluation de la conformité du
bureau gouvernemental du Gabon, l’Agence Gabonaise de Normalisation (AGANOR).
A défaut, ils pourraient encourir des retards considérables au niveau du dédouanement des marchandises,
des pénalités ou même la réexpédition des marchandises.
Le programme gabonais a été mis en place pour garantir aux consommateurs gabonais la qualité et la
sécurité des biens importés.

2) En quoi consiste le programme et quelles sont ses conditions d’application?


L’entrée sur le territoire gabonais des produits soumis à l’évaluation de la conformité aux normes, requiert
la présentation d’un certificat de conformité aux normes pour toute opération de dédouanement. La
présentation du certificat de conformité est requise sans exception à compter du 20 mai 2016.
Les produits soumis à l’évaluation de conformité aux normes instituée par le décret n°00341/PR/MIM du
28 février 2013 sont classifiés en 3 catégories :

 Matériaux de construction (conformément aux chapitres 28 / 29 / 31 / 32 35 / 38 / 39 / 40 / 44 / 45 /


46 / 68 / 69 / 70 / 72 à 83 de la classification douanière)
 Appareils électriques et électroniques (conformément aux chapitres 84 / 85 / 94 de la classification
douanière)
 Produits cosmétiques, appareils médico-chirurgicaux et jouets (conformément aux chapitres 33 /
34 / 90 / 95 de la classification douanière)
Les exigences du Gabon :

 Chaque expédition de biens importés entrant dans l’une des 3 catégories susmentionnées doit
respecter le Programme de conformité et nécessite un Certificat de conformité à des fins de
dédouanement.
 Le certificat confirme que les produits respectent les réglementations techniques pertinentes du
Gabon ainsi que les normes nationales, régionales ou internationales.
Des prélèvements inopinés pour vérifier la conformité des marchandises importées pourront être organisés
par les autorités gabonaises
Demander des informations complémentaires pour voir comment Intertek peut aider votre organisation à
obtenir un Certificat de conformité pour ses exportations vers le Gabon.
B- Facture commerciale : avec mentions habituelles, rédigée en français. Elle peut contenir une
déclaration d’authenticité des prix et de l’origine : « Nous certifions que les marchandises
dénommées dans cette facture sont de fabrication et d’origine de/du … et que les prix indiqués
ci-dessus s’accordent avec les prix courants sur le marché d’exportation. »

C- Certificat d’origine

Certificat phytosanitaire : pour les fruits, les légumes, les semences et autres végétaux. Délivré par les
services de la DRAAF.

Certificat sanitaire : pour les viandes et sous-produits d’origine animale (lait, œufs, préparation à base de
viande, etc.). Délivré par les services de la DDPP/DSV.

Contrôle des marchandises : préalable à l’embarquement, il porte sur la conformité des produits pour les
expéditions d’un montant supérieur à 3 000 euros. Les principaux produits visés sont :

 les produits cosmétiques


 les produits chimiques
 les produits électriques et électroniques
 les produits médicaux
 les jouets
 les matériaux de construction sont dispensés de ce contrôle pour les envois sans valeur commerciale.
Les sociétés mandatées sont :

 Cotecna – Tél : 02 51 78 96 11
 SGS Monitoring – Tél. 01 41 24 88 88
 Bureau Veritas – Tél. 01 47 14 62 00
 Intertek – Tél. 02 32 63 31 65

III- EXPORTATION TEMPORAIRE


L’importation temporaire peut s’effectuer au Gabon sous carnet ATA à certaines conditions.

IV- TRANSPORT
Assurance transport : obligation d’assurer localement, c’est-à-dire au Gabon, le transport international des
marchandises pour tout envoi d’un montant FOB égal ou supérieur à 300 000 francs CFA (environ 455
euros) : à Attention à l’Incoterm !

V- EMBALLAGE ET ÉTIQUETAGE
Les emballages doivent indiquer le pays d’importation (« Importé de xxxx »). Ils doivent en outre être
prévus pour des conditions de stockage en milieu humide et chaud.

Emballage bois : traitement norme NIMP 15


Etiquetage : en français, suit les règles de base internationales.

Mention « Fabriqué en xxx » obligatoire.

Les produits alimentaires périssables, les cosmétiques et les produits pharmaceutiques doivent comporter
diverses mentions comme : le pays d’origine, la date de fabrication, la date d’expiration, la liste des
ingrédients, etc.

VI- MOYENS DE PAIEMENT


Virement Swift garanti, crédit documentaire irrévocable et éventuellement confirmé.

Devises de facturation recommandée : l’euro

Acomptes possibles et recommandés.

a) Cotation

Cotation `a l'incertain : nombre d'unités de monnaie locale pour une unité de monnaie étrangère. C'est celle
qui est habituellement utilisée par les agences de changes. Donc une cotation à l'incertain: elle exprime le
prix d'une unité de monnaie étrangère en termes de monnaie locale: 1 ME = x MAC. Exemple : Au gabon,
le 03 Février 2014: EUR/[Link]=655. À Libreville, l'euro vaut 655 [Link].

Cotation au certain : nombre d'unités de monnaie étrang`ere pour une unité de monnaie locale. C'est celle
utilisée par la BCE et les économistes.

RISQUE DE CHANGE

MARCHE DES CHANGES

EXERCICE 1:

Pour la journée du 15-09-1998, on observe sur la place de Tunis, les cours suivants:

Devise Uni Cours Cours


té acheteur vendeur
USD 1 1.1020 1.1030
GBP 1 1.8195 1.8230
EUR 1 1.2745 1.2760

Travail à faire :

1. Calculer les cours croisés ( acheteur-vendeur ) suivants: EUR/USD ; GBP/EUR; GBP/USD


2. Donner les cours au certain du dinar par rapport aux devises précédentes.

REPONSES DE L' EXERCICE 1:


Question 1

Rappel de cours1 :

Le cours croisé ( ou « cross rate ») entre deux devises A et B est un cours qui n’est pas observé. Il
est déterminé en partant des cours affichés, sur le marché des changes, des devises A et B, par
rapport à une monnaie tierce C.

Corrigé :

Détermination du cours croisé EUR/USD :


On a: EUR /USD  EUR / TND

USD / TND
Détermination du cours acheteur de la banque EUR A
/ USD :

C'est le cours auquel la banque se propose d'acheter un EUR contre la vente de USD . La banque
intervient donc sur le marché des changes pour le compte de son client.
Elle procède à deux opérations sur le marché des changes :

 Une opération en EUR/TND : la banque vend les EUR reçus de son client contre un achat de
TND et ce, au cours acheteur de EUR du marché : EUR A / TND  1.2745

 Une opération en USD /TND : la banque achète les USD nécessaires au client contre la vente
V
de TND au cours vendeur du USD du marché : USD / TND  1.1030

En combinant ces deux opérations, on obtient :

EUR A /
EUR /USD  1.1555
A  TND USDV / 
1.2745
1.1030
TND

Détermination du cours vendeur de la banque :EUR/USD :

C'est le cours auquel la banque se propose de vendre un EUR contre l'achat de USD .
Elle procède à deux opérations sur le marché des changes :
 Une opération en USD /TND : la vente des USD /TND : la vente des USD reçus du client
A
contre un achat de TND au cours acheteur du marché : USD / TND  1.1020
 Une opération en EUR/TND : Un achat des EUR nécessaires au client contre la vente des TND
au cours vendeur du USD du marché : XEU /  1 .2760
V
TND

En combinant ces deux opérations, on obtient la relation :

EURV /
EURV /USD  1.1579
 TND USDA 
1.2760
1.1020
/ TND

Ainsi, on peut écrire : EUR/USD = 1.1555-79

Détermination du cours croisé GBP/EUR :

En reprenant le même raisonnement, il vient que :

GBP A / TND
GBP / EUR   1.4259
EURV / 1.8195
A  1.2760
TND
GBPV / TND
GBP / EUR EURA / TND 
V  1.4304
1.8230
 1.2745

Dès lors, la cotation GBP/EUR peut s'écrire : GBP/EUR = 1,4259 - 1,4304.

Détermination du cours croisé GBP/USD :


De la même façon, on obtient :
A
A GBP / TND 1.8195
GBP / USD    1.6496
V
USD / TND 1.1030

GBP
V
/ USD
V / TND 1.8230
GBP   1.6543

A
USD / TND1.1020

Dès lors, la cotation GBP/USD peut s'écrire : GBP/USD = 1,6496 -1,6543

Question 2 :

Rappel de cours

Les cotations à l'incertain et au certain sont parfaitement symétriques.

A 1
Ainsi, on a : TND / USD  USD
V
/TND
A
/TND
V / USD  1
TND USD

Corrigé :

 D'où, cotation à l'incertain : USD / TND  1.1020 


1.1030 Cotation à l’incertain : TND /USD  1
 1
1.1030 1.1020

TND / USD  0.9066  0.9074

De même, cotation à l’incertain : GBP / TND 


1.8195  1.8230 cotation au certain :
TND/GBP 
TND / GBP  0.5485  0.5496

 Et, cotation à l’incertain : EUR / TND  1.2745  1.2760


cotation au certain :
TND / EUR 
1.2760)- (/1.2745)
X

TND / EUR  0.7837  0.7846

EXERCICE 2:

Sur le marché, vous disposez des tableaux de cotation suivants:

EUR/USD GBP/USD CHF/USD CAD/USD


Spot 1.1850 1.1880 1.6910 1.6935 0.7525 0.7540 0.6485 0.6495
1 Mois 30 40 20 00 15 30 150 145
3 Mois 40 55 30 00 20 45 155 150

45 65 20 25 10 00 1 1
6 5
5 5

Travail à faire :

1. Quelle est la règle à appliquer pour savoir si une monnaie est en déport ou en report ?
2. Calculer les différents cours à terme possibles

REPONSES DE L'EXERCICE 2:

Question 1:

Rappel de cours

Si l’on considère les cours au comptant et à terme de X/Y, alors la règle à appliquer est la suivante :

 Si les points de swap du côté gauche (acheteur)  Points de swap du côté droit (vendeur), X est en
report par rapport à Y
CT = CC + Report

 Si les points de swap du côté gauche (acheteur)  Points de swap du côté droit (vendeur) X est en
déport par rapport à Y
CT = CC - Déport

Question 2:

EUR/USD GBP/USD CHF/USD CAD/USD


Spot 1.1850- 1.6910- 0.7525- 0.6485-
1.1880 1.6935 0.7540 0.6495
X

CT 1 mois 1.1880- 1.6890- 0.7540- 0.6335-


1.1920 1.6935 0.7570 0.6350
CT 3 mois 1.1890- 1.6880- 0.7545- 0.6330-
1.1935 1.6935 0.7585 0.6345
CT 6 mois 1.1895- 1.6930- 0.7515- 0.6320-
1.1945 1.6960 0.7540 0.6340

1mois
Détail de calcul du CTEUR /USD :
CC EUR/USD 1.1850 1.188
0
Points de swap à 1 30 40
mois
CT EUR/USD= CC + 1.1880 1.192
EUR/USD 0
Report

3mois
Détail de calcul du CTGBP /USD :
CCGBP/USD 1.6910 1.693
5
Points de swap à 3 mois 30 00
CTGBP/USD= 1.6880 1.693
CCGBP/USD - 5
Déport

V- Les procédures d'importation

Tout importateur doit obtenir une "fiche circuit" (carte de commerçant) délivrée par le guichet unique du Centre
de développement des entreprises (CDE).
Lors de l'importation au Gabon, une déclaration d'importation (DPI) délivrée par la Direction chargée du
commerce extérieur est requise. En outre, les paiements relatifs aux importations dont la valeur FAB est égale
ou supérieure à 5 000 000 XOF doivent être domiciliés auprès d'une banque agréée.
Toute importation doit faire l'objet d'une "déclaration détaillée" accompagnée de :

 de la facture originale ;
 du connaissement ;
 la liste de colisage (comprenant une description complète du contenu de l'envoi) ;
 le certificat d'assurance ;
 du bulletin d'identification de la cargaison (BIC) délivré par le Conseil gabonais des chargeurs (dont les
frais varient selon l'origine des importations) ;
 le certificat d'origine (le formulaire EUR 1 pour les produits originaires de l'Union européenne).
D'autres certificats peuvent être exigés : pour les produits agroalimentaires, un certificat attestant qu'ils sont
exempts de contamination radioactive ; un certificat phytosanitaire pour les produits d'origine végétale ; un
certificat sanitaire pour les produits d'origine animale.
Les droits et taxes sont payés soit au moyen d'un crédit de compensation, soit par paiement direct (en espèces ou
X

par chèque bancaire certifié).


Le délai moyen de dédouanement est estimé à 24 heures après le dépôt de la déclaration en douane accompagnée
de tous les documents requis.

En ce qui concerne la question sanitaire et phytosanitaire (SPS), le Gabon suit les normes établies par
l'Organisation mondiale de la santé, la Commission FAO/OMS du Codex Alimentarius, la Convention
internationale pour la protection des végétaux (CIPV) et plusieurs autres conventions africaines et mondiales. Le
Gabon n'aborde pas la question des mesures sanitaires et phytosanitaires comme un obstacle au commerce, car il
applique les mêmes règles sanitaires à tous les produits alimentaires, qu'ils soient produits dans le pays, importés
de l'étranger ou destinés à l'exportation.
Pour des raisons de protection sanitaire, un certificat sanitaire ou phytosanitaire, selon le cas, doit être obtenu
pour l'importation d'une liste de produits alimentaires et pharmaceutiques
Toutes les denrées alimentaires périssables, les produits cosmétiques et pharmaceutiques vendus doivent
également porter une étiquette en français indiquant leur origine, leur date limite de consommation et la
spécification des substances utilisées.

1. L’AGASA contrôle les produits alimentaires à l’importation et l’exportation.

1.1 A l’importation

 Avant toute importation, l’opérateur économique doit être enregistré, agréé pour avoir un compte importateur à
l’AGASA. Pour les particuliers (personnes qui importent les produits alimentaires destinés pour sa propre
consommation), ces derniers sont seulement enregistrés.
 Les opérateurs économiques agréés doivent se faire délivrer une Autorisation d’importation des produits
alimentaires dont la validité est d’un an.
 Le particulier qui est enregistré doit déclarer son importation des produits alimentaires.
 Dès la réception des produits alimentaires un Certificat Sanitaire Vétérinaire à l’Importation est délivré à
tout importateur qui a respecté la procédure d’importation.

2. Approcher le consommateur

Le profil du consommateur
Le Gabon a une population d'environ 2,13 millions d'habitants, avec un PIB par habitant estimé à 8 600
USD par le FMI (2021). Le niveau de vie est généralement plus élevé que les niveaux régionaux, et le
pays est classé dans la catégorie des revenus moyens supérieurs par la Banque mondiale. Les
consommateurs gabonais sont relativement jeunes : selon les données de la CIA, la proportion d'enfants
de moins de 14 ans est de 36,45%, 21,9% de la population a entre 15 et 24 ans, 32,48% entre 25 et 54
ans, tandis que seulement 9,1% a 55 ans ou plus ; et elle se répartit également entre hommes et femmes
X

(est. 2020).
La densité de la population est relativement faible, mais la plupart des gens sont concentrés dans les
zones urbaines (en particulier dans la capitale Libreville) : environ 89,7% de la population est urbaine
(Banque mondiale, 2019 dernières données disponibles), également grâce au fait que la plupart du
territoire du pays est couvert de forêts tropicales. Bien que le PIB par habitant soit presque quatre fois
supérieur à celui de la plupart des pays africains, le pouvoir d'achat est concentré, et environ un tiers de
la population vit sous le seuil de pauvreté (CIA World Factbook, dernières données disponibles).

Le comportement de consommation

En général, le prix est le principal facteur d'achat des consommateurs gabonais. Cependant, le pays a l'un
des revenus par habitant les plus élevés et il existe une classe moyenne - composée principalement de
fonctionnaires - qui se développe et dont les goûts sont plus sophistiqués : tout en restant attentifs au prix,
ils préfèrent avoir un choix plus large. La proximité et la disponibilité sont également des aspects
importants des habitudes d'achat des consommateurs gabonais (le Gabon est le pays d'Afrique
subsaharienne ayant le plus fort taux de population vivant en zone urbaine). La plupart des dépenses des
ménages sont destinées à l'alimentation et aux besoins de base, et la majorité des produits commercialisés
dans le pays sont importés. Selon le rapport de la Coface sur l'Afrique subsaharienne, le Gabon est le pays
qui présente le plus fort potentiel en termes de marché de consommation des ménages dans la région.
Le marché des produits haut de gamme s'est développé ces dernières années (par exemple, le Gabon est le
troisième importateur de champagne en Afrique, et selon les données de l'OMS, le pays est également le
principal consommateur de bière sur tout le continent).

3. Distribuer un produit

Part de marché
Les chaînes de supermarchés au Gabon comprennent :
 Supermarchés Casino
 Géant Casino-Mbolo
 Prix Import
 San Gel
 Score
 SuperGros
 Supermarchés Viga

4. Organiser son transport de marchandises

Les ports
Port Gentil (GAPOG)
Libreville (GALBV)
X

Owendo (GAOWE)

Les aéroports
Aéroport international Léon-Mba (LBV)
Aéroport international de Port-Gentil (POG)

L'administration des transports maritimes


OPRAG

Chapitre III : le processus d’exportation pour le gabon

1. 1. QUATRE ÉTAPES POUR EXPORTER VOTRE PRODUIT.

CONFORMITÉ DES ENVOIS2ROUTES À EXPORTER3HONORAIRES4CONTACT


1.1 EST-CE QUE J’AI BESOIN D’UN CERTIFICAT DE CONFORMITE POUR COMMERCER
AVEC LE GABON?
Les exportateurs/importateurs qui négocient avec le Gabon ont besoin de respecter les exigences du Programme
d’évaluation de la conformité de l’Agence Gabonaise de Normalisation (AGANOR), appelé PROGEC, pour que
leurs marchandises puissent être dédouanées.

A défaut, il peut y avoir des retards importants au niveau du dédouanement des marchandises et même le retour
des expéditions.

Le PROGEC a été mis en place pour garantir aux consommateurs gabonais la qualité et la sécurité des biens
importés et pour faciliter le commerce. Les « produits réglementés » au sein du programme nécessitent un
Certificat de Conformité (CdC) qui vérifie, dans les pays exportateurs respectifs, que les produits sont conformes
X

aux réglementations techniques applicables et aux normes obligatoires ou aux normes nationales/internationales
équivalentes approuvées.

La liste complète des produits réglementés se trouve dans la section Ressources de ce site Internet.

Les produits soumis, mais pas limités, incluent:


 Sante et Medical ou Instruments et Appareils Chirurgicaux, Soins Personnels, Comsetique et Jouets
 Machimerie, Electrique, Electronique et Pieces
 Genie Civil, Produits Chimiques et Materiaux de Construction
Si les produits que vous exportez au Gabon figurent sur la Liste de produits réglementés, vous aurez besoin d’un
Certificat de Conformité pour les dédouaner.

ROUTES À EXPORTER3HONORAIRES4CONTACT
2- COMMENT PUIS-JE OBTENIR UN CERTIFICAT DE CONFORMITE?

 Pour obtenir un Certificat de Conformité (CdC), vous devez remplir et envoyer une Demande de
formulaire de certification fournir tous les rapports de tests requis pour prouver que les biens ont été
fabriqués selon les normes et fournir un double de la facture proforma.
 Les rapports de tests peuvent normalement être fournis par le fabricant des marchandises.
 Si les rapports de tests ne sont pas disponibles, Intertek peut vous aider en testant les produits et en
délivrant les rapport de tests qui convient, ou vous pouvez vous les procurer en contactant votre bureau
Intertek national.
 Comme Intertek est le seul fournisseur autorisé par AGANOR, seul Intertek peut délivrer le Certificat de
Conformité exigé par PROGEC.
1-

 QUESTIONS FREQUEMMENT POSEES

Qu’est-ce-que le PROGEC?

PROGEC : PROgramme Gabonais d’Evaluation de la Conformité est une procédure d'évaluation et de


vérification de la conformité appliquée à certains produits ou marchandises importés au Gabon (voir la liste au
point 3). Cette procédure a lieu dans les pays exportateurs, avant même que les marchandises ne soient expédiées
vers le Gabon, afin de vérifier leur conformité aux normes en vigueur.

L’objectif de ce programme est d’améliorer la santé et la sécurité des consommateurs, ainsi que la protection de
l'environnement.

 Qui est l'autorité responsable de cette règlementation au Gabon?

L’Agence GAbonaise de NORmalisation (AGANOR), établissement public à caractère administratif de la


République du Gabon, est responsable de l'adoption et de l'application des normes pour les produits importés et
fabriqués localement mis sur le marché gabonais. Intertek a été accrédité pour mettre en œuvre le PROGEC au
nom d’AGANOR, dans tous les pays d'approvisionnement du Gabon.
X

 Quels sont les produits soumis à l’évaluation de conformité ?

Les produits soumis à l’évaluation de conformité aux normes sont subdivisés en trois segments de marché:
 Les matériaux de construction (conformément aux chapitres 28 / 29 / 31 / 32 35 / 38 / 39 / 40 / 44 / 45 / 46
/ 68 / 69 / 70 / 72 à 83 de la classification douanière)
 Les appareils électriques et électroniques (conformément aux chapitres 84 / 85 / 94 de la classification
douanière)
 Les produits cosmétiques, appareils medico-chirurgicaux et jouets (conformément aux chapitres 33 / 34 /
90 / 95 de la classification douanière)

 Certification Et Inspection

 Qui est responsable de l’obtention du Certificat de Conformité sous le programme PROGEC?

Les exportateurs sont responsables de l’obtention du Certificat de Conformité (CdC) avant l’expédition de leurs
marchandises au Gabon. Les exportateurs déclenchent le processus de certification en soumettant le formulaire de
demande de Certification (RFC) à Intertek dans le Bureau responsable de leur région. Le formulaire RFC peut
être obtenu du bureau local d’Intertek sur demande ou via le site internet.

 L’importateur peut-il initier lui-même la procédure de vérification de conformité du PROGEC?

C’est à l’exportateur de soumettre une Demande de Certificat à Intertek. L’importateur peut bien sur obtenir
toutes les réponses dont son fournisseur aurait besoin auprès de nos experts, au bureau Intertek de Libreville.
(adresse et contact à la fin de ce document)

 Quels documents seront demandés par la douane gabonaise?

Le certificat de conformité devra obligatoirement être fourni le dédouanement des marchandises concernées par
le PROGEC. Le CdC ne dispense pas l’importateur de présenter les autres documents habituellement demandés
par la douanes.

 Comment l'importateur recevra-t-il les Certificats?

Le CdC devra être transmis à l’importateur. Trois possibilités existent:


 Intertek expédie directement le CdC à l’importateur
 Intertek expédie le CdC à l’exportateur, qui le renvoie à son importateur.
 Le CdC est imprimé au bureau Intertek de Libreville, où l’importateur peut venir le retirer.
L’exportateur doit préciser l’option choisie au bureau Intertek en charge de l’émission du CdC. A défaut, le CdC
lui sera envoyé à lui.

Qui d’autre que l’exportateur et/ou l’importateur recevra le Certificat ?


X

Une copie électronique du certificat est systématiquement et automatiquement transmise à AGANOR et à la


douane Gabonaise.

Combien de fois peut-on utiliser le CdC ?

Un CdC est émis pour chaque expédition de marchandise. Le CdC n’est donc utilisable qu’une seule fois, pour le
dédouanement des marchandises pour lesquelles il a été émis.

Comment les marchandises arrivant au Gabon sans Certificat de Conformité sont-elles gérées par la douane &
AGANOR ?

A compter du 1er août 2015, les produits soumis au PROGEC arrivant au Gabon sans CdC ne pourront plus être
dédouanées.

Que se passe-t-il si le produit s'avère non conforme lors de vérification de conformité?

Intertek notifiera à l'exportateur les raisons pour lesquelles ses produits ont été trouvés non conformes, et lui
demandera d'engager des mesures correctives, avant qu’un nouveau test ne soit effectué. Si l'exportateur n'est pas
en mesure de prendre ces mesures correctives ou si malgré les mesures correctives prises par l'exportateur, les
tests démontrent à nouveau la non-conformité des produits, Intertek n'aura pas d’autre choix que d’émettre un
rapport de Non-conformité (RCN), qui indiquera que les marchandises ne sont pas conformes aux normes en
vigueur au Gabon. Et qu’elles ne sont par conséquent pas autorisées à être exporter vers le Gabon.

Quelle est la durée de validité des rapports d'inspection PROGEC?

La durée de validité du rapport d'inspection (inspection physique) est de 90 jours. Si le CdC n’a pas été émis
durant cette période, une nouvelle inspection devra être réalisée.

Quelle est la durée de validité du CdC ?

La période de validité du CdC est de 90 jours à compter de la date d'émission. Si les marchandises n’ont pas été
dédouanées à l’issue de cette période, la procédure d’évaluation de conformité devra être recommencée.

Est-ce qu’Intertek peut émettre des certificats de conformité (CdC) après une vérification de conformité
satisfaisante, si des écarts de quantité sont constatés sur la documentation finale ?

Si à la suite de l’évaluation de conformité, des produits sont retirés de l’expédition, il suffira à l’exportateur
d’indiquer quels produits ne sont pas expédiés et de transmettre une facture finale amendée. Le CdC sera alors
émis en prenant en compte ces modifications.

Si en revanche des produits soumis sont ajoutés à l’expéditions (quantités additionelles ou nouvelles références),
ces produits devront faire l’objet d’une vérification de conformité pour pouvoir prétendre figurer sur le CdC.

Intertek peut-il inspecter dans toutes les régions et les pays du monde et garantir un même délai de 3 jours pour
organiser et effectuer des inspections ?

Oui, sous réserve que l'exportateur ai fourni tous les documents nécessaires.

Comment seront traités les envois urgents par air ?


X

Afin de ne pas retarder les expéditions aériennes, les CdC pour les envois urgents par air seront émis dès que
l'inspection aura été effectuée. Les CdC pour de tels envois pourront être émis sur la base de la facture pro-forma
si la facture finale n’est pas disponible au moment de l’émission du CdC.

Le PROGEC prévoit il la surveillance du chargement des marchandises et le plombage des containers ?

Non, la surveillance du chargement des marchandises et le plombage des containers ne sont pas prévus par le
PROGEC.

 Aspects Techniques Et Marquage

Un produit dont les marquages ne sont pas en langue française pourra-t-il être expédié?

Les produits qui n’auront pas les marquages minimum requis en langue française, et particulièrement les
marquages relatifs à la sécurité du consommateur et aux instructions d’utilisation, seront rejetés.

Y a-t-il une durée de vie minimum requise à l’arrivée au Gabon pour les produits à durée de vie limitée ?

Il n'y a pas de durée de vie minium requise. L'inspection avant expédition permet cependant de s’assurer que la
durée de vie restante est raisonnable à la date prévue d’arrivée des marchandises au Gabon.

Les manuels français sont-ils obligatoires pour les envois ?

Oui, les manuels en français sont obligatoires pour tous les produits qui nécessitent des instructions d’utilisation
particulières pour l'utilisateur final.

Les Produits électriques/électroniques peuvent-être certifiés sans prise ?

Les appareils électriques sans prises ne doivent ne pas être certifiés sauf dans le cas d'appareils fixes qui sont
normalement raccordés directement à l'alimentation principale.

Est-ce que les marchandises provenant d’une usine de fabrication certifiée ISO 9001 ou d’autres
constructeur/fabricant ayant un Système de Management de la Qualité certifié seront soumises à la certification
PROGEC ?

Oui, toutes les marchandises doivent être certifiés selon le PROGEC indépendamment du statut de système de
gestion de qualité de l'exportateur / fournisseur. Toutefois les biens fabriqués et provenant directement d’un
fabricant/distributeur certifié ISO 9001 ou autre SMQ pourront être soumis à une procédure de certification plus
souple en raison de leur statut. Ces fabricants ou les distributeurs sont encouragés à demander la certification par
les méthodes B ou C, et donc de profiter des avantages de leur système de gestion de la qualité.

Que se passe-t-il au cours du processus de certification PROGEC dans le cas où il n'y a pas de norme nationale
gabonaise ?

Le programme PROGEC a été conçu pour être aussi souple que possible. Dans le cas où il n'y a pas de norme
gabonaise, Intertek se réfèrera à la norme internationale pertinente, ou à la norme du pays exportateur.

 Frais De Certification
X

Quel est le tarif appliqué pour les services de certification ?

Les Frais de Vérification de la Conformité, (incluant l’émission du certificat) applicables dépendent de la


méthode utilisée :
 Méthode A
0.53 % de la valeur FOB, avec un minimum de 300 Euros et à un maximum de 7000 Euros
 Méthode B
0.45 % de la valeur FOB, avec un minimum de 300 Euros et à un maximum de 7000 Euros
 Méthode C
0.27 % de la valeur FOB, avec un minimum de 220 Euros et à un maximum de 7000 Euros
Frais de Test
 Ils ont déterminés au cas par cas, selon le type de produit et la nature des tests à effectuer.
Frais d’enregistrement
 Les frais d’Enregistrement s’élèvent à 375 Euros, incluant l’Enregistrement de 15 produits/ ligne de
produits
 au-delà de 15 lignes chaque ligne sera facturée 20 Euros
 Les modifications/révisions apportées à l’Enregistrement seront facturées 40 Euros minimum, incluant
jusqu’à 2 produits/ ligne de produits, puis ensuite 20 Euros par ligne supplémentaire
Frais de Licence
 Les frais de Licence sont calculés au cas par cas. Merci de contacter votre Centre d’Enregistrement
Intertek ou le Bureau de Certification le plus proche pour plus d’information.
NOTE: Les produits avec des caractéristiques communes seront regroupés sous des lignes produits, afin de
minimiser les frais d’enregistrement.

Qui paye pour la Certification?

Les exportateurs et/ou les fabricants doivent veiller à ce que leurs produits soient conformes aux normes
Gabonaises. L’évaluation de cette conformité est donc entièrement à leur charge.

3. FORMULAIRES DE DEMANDE DE CERTIFICAT DE CONFORMITE ET GUIDES


 Guide Pour les Exportateurs et les Importateurs
Liste des Produits Règlementés
 Liste des Produits Exemptés
 Coordonnées des Centres de Services Client
 Coordonnées des RLC et CTE
 Formulaire de Demande de Certificat de Conformité
 Formulaire de Demande de Certificat de Produit Enregistrement Licence

Bordereau d'Identification Electronique de Traçabilité des Cargaisons (BIETC):


Le BIETC remplace le BIC et est obligatoire pour le bon déroulement des opérations de dédouanement.
Pour obtenir un BIETC, veuillez vous enregistrer sur le site : [Link]
X

Nous vous rappelons que le numéro de BIETC doit apparaître sur le B/L et le manifeste.
Pour plus d'information, veuillez consulter le site du Conseil Gabonais des Chargeurs ou contacter votre agent
local CMA CGM.

4. ENCADREMENT DU TRAFIC DE FRET MULTIMODAL


Le Conseil Gabonais des Chargeurs assiste le gouvernement dans la mise en œuvre de sa politique en
matière de transport de fret national et international au moyen d’un document de suivi dénommé
Bordereau d’Identification Électronique de Traçabilité de Cargaisons. Cet outil permet d’assurer la
traçabilité de toutes les importations et exportations de cargaisons en provenance et à destination du
Gabon par voie terrestre, aérienne, maritime et ferroviaire.

BORDEREAU D’IDENTIFICATION ÉLECTRONIQUE DE TRAÇABILITÉ DES CARGAISONS


(BIETC)
Outil d’encadrement du Trafic de fret multimodal
Conformément aux dispositions de l’Ordonnance n°009/ PR/2014 du 20 août 2014 portant encadrement du trafic
de fret généré par le commerce intérieur et extérieur de la République Gabonaise, le BIETC est un document de
gestion électronique et d’échanges de données numériques du trafic de fret international et national en temps réel,
fonctionnant via internet à l’aide de codes d’accès délivrés par le Conseil Gabonais des Chargeurs (C.G.C.).

COMMENT OBTENIR LE BIETC ?


Le BIETC est délivré pour tous les modes de transport.
X

BIETC MARITIME
DOCUMENTS À FOURNIR
X

 Le Contrat de transport;
 La facture fret;
 La facture fournisseur;
 Le EX1 douanes du pays d’expédition;
 La carte grise pour les véhicules;
PROCÉDURE D’OBTENTION DU BIETC MARITIME
Accès en ligne

 L’obtention du BIETC est soumise préalablement à la création d’un compte déclarant, à l’adresse du site
du BIETC: [Link]
 Un nom d’utilisateur et un mot de passe sont attribués automatiquement par le CGC via la boite mail
fournie lors de la souscription.
Achat du bordereau

1. Le déclarant effectue l’achat en ligne, en choisissant un mandataire du CGC, en fonction du pays


d’expédition de sa cargaison.
2. La validation de la demande d’achat du BIETC est subordonnée au paiement des frais administratifs
conformément à l’arrêté N°00188/MT du 16 février 2014 fixant les modalités de délivrance du document
de suivi de cargaisons.
Les frais d’obtention du BIETC sont fixés par connaissement individuel selon la zone du pays de départ de la
cargaison.

VALIDATION DU BIETC
Le Visa accord préalable

Le BIETC dument rempli, certifié exacte et sincère par le chargeur ou son représentant ou toute personne
habilitée doit être soumis au mandataire pour l’obtention de l’accord préalable qui fait foi d’autorisation
d’embarquement.

Le Visa définitif

1. Après l’obtention du visa préalable, le chargeur soumet à nouveau le BIETC au mandataire pour obtenir
un visa définitif.
2. Après le départ du navire, le déclarant dispose des délais suivants pour la validation définitive du BIETC :
– Zone Afrique : 5 jours
– Zone Europe : 10 jours
– Zone Amérique : 15 jours
– Zone Asie : 15 jours
DÉROGATION SPÉCIALE

La dérogation spéciale est un BIETC délivré à destination par les services du CGC pour la régularisation d’une
importation non couverte au préalable. Elle est délivrée aux taux applicables fixés par zone de provenance. La
liste des documents à fournir pour l’obtention d’une dérogation spéciale est identique à celle exigée pour
l’obtention d’un BIETC.
X

ÉTAPE 1
- Accueil du chargeur ou son représentant.
- Identification et Réception de la liasse documentaire.
- Contrôle documentaire.
ÉTAPE 2
- Attribution du coût et d'un numéro de série BIETC;
- Edition du devis;
- Vérification et paiement de la facture.
ÉTAPE 3
- Renseignement du BIETC.
- Validation et apposition du Visa.
- Délivrance du BIETC renseigné après règlement des frais.

INFRACTIONS

Les principales infractions sont:

 Chargement sans autorisation.


 Fausse déclaration.
 Non-respect des délais.
 Falsification du BIETC

BIETC TERRESTRE
DOCUMENTS À FOURNIR

 Lettre de voiture (contrat de transport).


 La facture fournisseur.
 La facture fret.
 La liste de colisage.
 La carte grise pour les véhicules terrestres à moteur.
 La déclaration sommaire des douanes (pays d’exportation).
PROCÉDURE D’OBTENTION DU BIETC TERRESTRE
Accès en ligne

 L’obtention du BIETC est soumise préalablement à la création d’un compte déclarant, à l’adresse du site
du BIETC: [Link]
 Un nom d’utilisateur et un mot de passe sont attribués automatiquement par le CGC via la boite mail
fournie lors de la souscription.
 Réception du chargeur ou son représentant dans nos locaux.
X

 Présentation des différents documents de transport.


 Vérification de la documentation par l’agent CGC.
 Règlement des frais à la caisse.
 Cession du B.I.E.T.C.
 Renseignement du B.I.E.T.C.
 Validation (Cachet et Visa).

BIETC AERIEN
DOCUMENTS À FOURNIR

Le document de suivi des cargaisons, à la différence du trafic maritime n’est pas disponible sur le site web du
CGC mais se délivre provisoirement à l’arrivée du fret sur présentation des documents suivants :

 Contrat de transport ou lettre de transport aérien.


 Facture fournisseur.
 Facture fret.
 Liste de colisage.

5. PROCÉDURE D’OBTENTION DU BIETC AÉRIEN

Accès en ligne

 L’obtention du BIETC est soumise préalablement à la création d’un compte déclarant, à l’adresse du site
du BIETC: [Link]
 Un nom d’utilisateur et un mot de passe sont attribués automatiquement par le CGC via la boite mail
fournie lors de la souscription.

ÉTAPE 1
- Accueil du chargeur ou son représentant.
- Identification et Réception de la liasse documentaire.
- Contrôle documentaire.
ÉTAPE 2
- Attribution du coût et d'un numéro de série BIETC;
- Edition du devis;
- Vérification et paiement de la facture.
ÉTAPE 3
- Renseignement du BIETC.
- Validation et apposition du Visa.
- Délivrance du BIETC renseigné après règlement des frais.
X

Il permet:

– L’identification de la nature de la cargaison transportée, le lieu d’approvisionnement, le mode de


conditionnement et le moyen de transport utilisé ;
– L’identification des intervenants de la chaîne de transport du fret, les coûts pratiqués et la sécurisation des
importations ;
– Le suivi et maîtrise des flux, des coûts et des délais de passage portuaire du fret ;
– L’élaboration des tableaux statistiques relatifs à la nature de la cargaison, le mode de conditionnement et les
flux des activités par zone de provenance nécessaire aux usagers du fret et aux institutions nationales.

GABON

Le Bordereaux d’Identification Électronique de Traçabilité des Cargaisons (BIETC), est un document délivré et
visé par le Conseil Gabonais des Chargeurs. Il a pour rôle d’enregistrer des informations portées sur le
connaissement (la déclaration des marchandises transportées) et de permettre la traçabilité de la cargaison.

Le BIETC est obligatoire pour toutes les cargaisons au départ et à destination du Gabon. Toute cargaison sans
BIETC entraîne automatiquement une pénalité correspondante à 50% du montant du fret. Par exemple, pour un
conteneur de 40 pieds en partance de Dubaï pour Libreville dont le montant du fret est de 2.400.000 francs CFA,
la pénalité serait de 1.200.000 francs CFA. L’importante manne financière via ce document est placée sous la
responsabilité de sa seule directrice générale.
Loin de toutes passions, au regard de ce qui se passe au CGC, à savoir, salaires impayés depuis plusieurs mois,
cotisations sociales des employés prélevées sur bulletins de paye et non-reversées à la CNSS, absence de
fournitures de bureau, conditions de travail précaires, fournisseurs non payés, etc.… on peut se demander: où va
l’argent généré par les ventes des Bordereaux d’Identification Électronique de Traçabilité des Cargaisons
(BIETC)?
Le BIETC est donc une mine d’or !

Les BIETC ressemblent à des pépites d’or qui réunies, forment un grand gisement. Oui, un véritable gisement.
Nous avons cherché à savoir combien vaut chaque bordereau :

- Pour la Zone Europe : 100 euros,

- Zone Amérique et Zone Asie : 150 USD/dollars américains

- Zone Afrique : 20.000 francs CFA ou soit respectivement;


X

- 65.595 francs CFA pour l’Europe,

- environ 82.500 francs CFA pour l’Amérique et l’Asie,

- et 20.000 francs CFA pour l’Afrique.


Donc, chaque jour que "Dieu " fait, pour chaque déclaration de marchandises qui rentre et sort du Gabon,
l’importateur et l’exportateur doivent s’acquitter de la taxe BIETC. C’est le tiroir-caisse du CGC qui gonfle.
Malheureusement pas pour tout le monde.

Location

Les Auberges de jeunesse constituent le type d'hébergement le moins cher à Dubaï, avec un tarif moyen par nuit
de 43 €. Avec un prix moyen de 531 €, les complexes hôteliers constituent le type d'hébergement le plus cher à
Dubaï. En général, les complexes hôteliers à Dubaï sont 63% plus chers que les hôtels.

6. Transport maritime

1.1 Les règles de Hambourg

La convention des Nations Unies sur le transport de marchandises par mer ("Règles de Hambourg") a été adoptée
par une conférence diplomatique le 31 mars 1978. Elle établit un régime juridique uniforme applicable
aux droits et obligations des chargeurs, transporteurs et destinataires, dans le cadre d'un contrat de transport
de marchandises par mer.

Elaborée sur la demande des pays en développement, elle n’est entrée en vigueur que le 1er novembre 1992. Les
Règles de Hambourg contribuent à la protection des consommateurs du service transport au titre :

o des mentions portées sur le connaissement pour décrire les marchandises transportées ;
o du transport en pontée ;
o du transport des animaux vivants ;
o de la limitation de responsabilité du transporteur.

Les règles de Hambourg sont très avantageuses pour le consommateur du service transport :
o Champ d’application étendu au transport en ponté et des animaux vivants ;
o Si le transport en pontée est irrégulier, la responsabilité du transporteur est aggravée : « il est responsable
du dommage subi par la marchandise du fait de la pontée, sans pouvoir s’exonérer même en démontrant
qu’il a pris les mesures qui pouvaient être raisonnablement exigées ».
X

o Plafond d’indemnisation élevé en cas de pertes ou d’avaries.

Au moment où il devient Etat contractant à la présente Convention, tout Etat partie à la Convention de Bruxelles
signée le 25 août 1924 notifie au Gouvernement belge, en sa qualité de dépositaire de la Convention de 1924,
qu'il dénonce ladite Convention, en déclarant que la dénonciation prendra effet à la date à laquelle Les règles de
Hambourg entreront en vigueur à son égard.

1.2 La convention de Bruxelles

Sur le transport de marchandises par mer, on recense 5 conventions internationales. La première, c’est la
Convention de Bruxelles du 25 août 1924. Connue également sous le nom de Règles de La Haye, c’est la
convention sur l’unification de certaines règles en matière de connaissement. Elle est aussi la toute première
convention en matière de transport maritime de marchandises. Mais son champ d’application est trop restreint si
bien que beaucoup de situations juridiques lui échappent. Ainsi, elle exige l’émission d’un connaissement ou d’un
document similaire dans un État contractant et ne couvre que la phase maritime, soit l’embarquement au
débarquement.
Cette convention est entrée en vigueur le 2 juin 1931 et s’applique dans de nombreux États mais ne s’applique
plus dans les États qui ont ratifié les Règles de Hambourg. Il faut préciser que les États anciennement colonisés
par la France ne peuvent appliquer ce texte chez eux sur le fondement du principe de la continuité législative dès
lors que la France, en ratifiant cette convention, avait émis une réserve expresse excluant son application à ses
colonies. Cette convention est aujourd’hui dépassée. D’ailleurs, elle est bien plus protectrice des intérêts du
transporteur maritime que du chargeur. De ce point de vue, à une époque où les Africains n’ont plus d’armement,
ce texte ne présente manifestement aucun intérêt. D’où, les États encore liés par cette convention devraient
ratifier plutôt celle de Hambou

Quel est le prix de location d'un container ?

Container 20m³ tout venant (max 4 tonnes) : 670€ HTVA (810,70€ TTC). Container 25m³ tout venant (max 4
tonnes) : 820€ HTVA (992,20€ TTC).
X
X

1 – Numéro d’identification

Les 4 premières lettres permettent l’identification du propriétaire du container appelé également le code B.I.C
(Bureau of International Containers) ou code ISO (Organisation Internationale de Normalisation). En prenant
notre exemple de marquage universel ci-dessus :
– les trois premières lettres (RAL) représentent le nom du propriétaire ou de l’opérateur. Ces trois lettres seront
donc variables d’un container à l’autre. La quatrième lettre quant à elle renseigne la catégorie d’équipement
correspondant à ce container. Dans notre exemple nous avons le U pour représenter les containers de fret. Vous
pourrez également retrouver :
le J pour les équipements amovibles liés aux containers de fret
le Z pour les remorques et châssis
le R pour les containers frigorifiques

En tant que société, pour apposer son code d’identification BIC sur son container, il est obligatoire d’entreprendre
des démarches administratives auprès du B.I.C

À la suite de ce code, vous avez un numéro de série de 6 chiffres qui correspond au numéro propre du container
et d’un septième chiffre qui sert de caractère de contrôle. Ce code garantit que l’identification du conteneur est
unique.

Vous planifiez en ce moment votre déménagement aux Émirats Arabes Unis ? Plusieurs possibilités s’offrent à
vous pour l’expédition de vos effets personnels. L’option la plus économique consiste à choisir un
X

déménagement par bateau : un conteneur maritime de 20 pieds, soit 33m3, vous coûtera entre 1 856€ et 2 051€.
Cependant, il est nécessaire de faire preuve de patience si vous optez pour cette méthode, puisque le transit entre
Le Havre et Abu Dhabi durera entre 15 à 26 jours.
Si vous souhaitez utiliser votre véhicule sur place, l’expédition d’une voiture par bateau vous sera facturée
entre 1 777€ et 1 964€.
Enfin, si vous préférez opter pour un déménagement par avion, la facture se révélera bien plus salée, puisqu’un
conteneur aux dimensions similaires vous coûtera alors entre 2 284€ et 2 525€. L’avantage de la voie aérienne
reste néanmoins sa rapidité : vous pourrez récupérer vos effets personnels bien plus rapidement.

LINERS TERMS ET CALCUL DU FRET MARITIME

 Auteur/autrice de la publication :SOUMAILA KONE


 Publication publiée :17 octobre 2019
 Post category:Commerce international
 Commentaires de la publication :0 commentaire
Les liners terms interviennent dans le calcul du fret maritime. En effet, les conférences maritimes prennent en
compte ces liners terms dans leur publication du fret maritime.

Très souvent, nos exercices et études de cas évoquent un seul type de liners terms. Il s’agit du fret bord / bord ou
fret maritime. Nous y reviendrons dans la suite de l’article.

Que signifie donc le terme ‘’liners terms’’ ?

La définition est simple et importante.


X

Je vous la livre avec ferveur.

Le terme ‘’liners terms’’ signifie conditions de lignes régulières. Ces liners terms définissent les opérations de
manutention incluses dans le fret annoncé par la compagnie maritime.

En dehors de cette définition, les liners terms font partie du contrat de transport conclu entre le vendeur ou
acheteur et la compagnie maritime.

Par ailleurs, nous dénombrons 9 liners terms.

Examinons maintenant ces 9 liners terms avec 3 schémas.

Je vous montre le premier schéma. Il contient 3 liners terms.

Vous voyez ces 3 liners terms ci-dessous.

1 – SCHEMA 1 : LINERS TERMS COMMENÇANT PAR ‘’QUAI’’

3 liners terms
commençant par »quai »
Je les cite pour vous : fret quai / bord, fret quai / sous-palan et fret quai / quai.

Après cette citation, je les décompose pour vous.

Prenons d’abord le premier liner term : fret quai / bord.

1.1 Le liner term quai / bord


Pour ce type de fret, vous avez des opérations de manutention au départ. En effet, nous avons le magasinage,
manutention terre et le chargement.

La dernière opération (chargement) contient de petites manutentions.

Attendez ! Je vous les cite maintenant.


X

Vous avez : la prise en charge sous-palan, élingage (fourniture d’élingue), accrochage, hissage, virage et descente
en cale. Il faut aussi ajouter l’arrimage, décrochage, désélingage et le saisissage éventuel.

Je vous invite à visualiser la vidéo correspondant à cette description.


Pour ce premier liner term, nous avons pris en compte toutes les opérations de manutention au départ.

Cependant, au port d’arrivée, le fret ne renferme aucune opération de manutention.

Prenons maintenant en compte le deuxième liner term : fret quai / sous-palan.

1.2 Le liner term quai / sous-palan


Dans ce cas, le fret commence depuis le magasin départ jusqu’au port d’arrivée, sous le palan. Dans ces
conditions, vous avez des opérations de manutention incluses dans le fret au départ et à l’arrivée.

Au départ, nous avons les mêmes opérations citées dans le premier cas. Mais à l’arrivée, ce type de fret intègre le
déchargement du navire.

Comme précédemment, décomposons ce déchargement. En effet, elle englobe de petites opérations de


manutention. Ce déchargement comporte le désarrimage, élingage, accrochage, hissage, virage, descente le long
du bord, mise à quai, décrochage, désélingage et livraison le long du bord. Je vous invite encore à regarder la
même vidéo concernant ce passage.
Vous constatez avec moi que ce deuxième liner term contient beaucoup plus d’opérations de manutention que le
premier étudié.

Contrairement aux deux autres, le troisième liner term, fret quai / quai, intègre toutes les opérations de
manutention intervenant dans le périmètre du navire.

Analysons donc ce liner term.

1.3 Le liner term quai / quai


Ce type de fret commence depuis le magasin de départ jusqu’au magasin d’arrivée.

Ainsi au départ, vous avez les opérations de manutention évoquées dans les deux liners terms précédents.

A l’arrivée, vous avez le déchargement du navire, la manutention terre et magasinage import.

Je vous ai déjà relaté la composition du déchargement concernant le deuxième liner term ci-dessus.

Patientez ! Ce n’est pas tout. Le schéma 2 est aussi utile que le schéma 1.

Analysons maintenant ce schéma si important.

2 – SCHEMA 2 : LINERS TERMS COMMENÇANT PAR ‘’SOUS-PALAN’’


X

3 liners terms
commençant par »sous-palan »
Regardez très bien ce schéma.

Que constatez-vous ?

A première vue, vous avez aussi 3 liners terms. Je vous les cite : fret sous-palan / bord, fret sous-palan / sous-
palan et fret sous-palan / quai.

Ces frets commencent sous le palan au port de départ. Cette situation, exclut certaines opérations de manutention.
En effet, ces liners terms ne prennent pas en compte le magasinage et la manutention terre export. Mais, ils
englobent le chargement du navire.

Après ce constat, analysons ces liners terms de manière détaillée.

Commençons par le liner term sous-palan / bord.

2.1 Le liner term sous-palan / bord


Il est le plus simple des 3 liners terms énumérés. En effet, il ne contient qu’une seule opération de manutention :
le chargement ou acconage.

Passons maintenant au deuxième liner term : fret sous-palan / sous-palan.

2.2 Le liner term sous-palan / sous-palan


Contrairement au premier analysé, ce dernier est plus chargé. Cela revient à dire qu’il renferme plus d’opérations
de manutention.

Par exemple, il prend en compte non seulement le chargement, mais également le déchargement.

Ce n’est pas fini. Il reste le liner term sous-palan / quai.

2.3 Le liner term sous-palan / quai


X

Ce liner term contient beaucoup plus d’opération de manutention au départ et à l’arrivée. En effet au départ, vous
avez le chargement inclus dans le fret. Et à l’arrivée, le fret comprend toutes les opérations de manutention :
déchargement, manutention terre et magasinage import.

Attendez ! Je commente pour vous le schéma 3.

3 – SCHEMA 3 : LINERS TERMS COMMENÇANT PAR ‘’BORD’’

3 liners terms
commençant par »bord »
Ce schéma nous montre encore 3 autres liners terms.

Quels sont ces liners terms ?

Il s’agit de : liner term bord / bord, liner term bord / sous-palan et liner term bord / quai.

Ces 3 éléments commencent par le terme ‘’bord’’.

Quelle est la conséquence de cette situation ?

Dans ce cas, au port de départ, vous n’avez pas d’opérations de manutention incluses dans le fret annoncé. Mais,
à l’arrivée pour certains liners terms, vous avez des opérations de manutention incorporées dans le fret.

Suivez-moi, je vous les détaille.

Débutons cette analyse par le liner term bord / bord.

3.1 Le liner term bord / bord


Cette configuration de fret ne comporte aucune une opération de manutention au départ et à l’arrivée. Ce type de
fret constitue donc le fret juste. Il est le plus connu. Car, nos exercices et études de cas mettent en valeur cette
structure de fret.

Prenons maintenant le deuxième type : liner term bord / sous-palan.


X

3.2 Le liner term bord / sous-palan


Je vous ai indiqué plus haut que le fret commençant par le terme ‘’bord’’ ne comporte aucune opération de
manutention au départ.

Dans ce cas précis, vous n’avez que le déchargement inclus dans ce fret.

N’abandonnez pas ! Je vous montre le dernier liner term : fret bord / quai.

3.3 Le liner term bord / quai


Ce dernier liner term contient plus d’opérations de manutention que les deux précédents. En effet, il prend en
compte non seulement déchargement du navire, mais aussi la manutention terre et le magasinage import.

Je viens de vous relater la grande théorie des liners terms.

Ce n’est tout. Il reste le calcul du fret maritime selon ces liners terms.

Suivez-moi alors.

4 – CALCUL DES LINERS TERMS


Nous venons de présenter et analyser les 9 liners terms.

Je vous présente le schéma récapitulatif de ces 9 liners terms

9 liners terms
récapitulatifs
Passons maintenant aux différents calculs.

Avant d’effectuer ces calculs, présentons les opérations de manutention utiles.

4.1 Les manutentions utiles aux liners terms


X

4.1.1 Au port de départ.

Vous avez :

– Magasinage au Départ (MD),

– Manutention Terre au Départ (MTD),

– Chargement ou Acconage au Départ (AD)

Vous avez également des opérations de manutention au port d’arrivée.

4.1.2 Au port d’arrivée

Ces opérations sont :

– Magasinage à l’Arrivée (MA),

– Manutention Terre à l’Arrivée (MTA),

– Déchargement ou Acconage à l’Arrivée (AA).

Après avoir listé les opérations de manutention utiles aux liners terms, passons maintenant au calcul.

Pour effectuer les différents calculs de ces liners terms, je mets à votre disposition des formules.

Afin de bien mener ces calculs, prenons un exemple pratique.

Je vous donne le libellé de cet exemple.

Pour une opération d’exportation, vous avez les informations suivantes:

– Magasinage au Départ (MD) = 350 EUR,

– Manutention Terre au Départ (MTD) = 150 EUR,

– Acconage au Départ (AD) = 120 EUR,

– Fret Net (FN) = 4 850 EUR,

– Acconage à l’Arrivée (AA) = 175 EUR,

– Manutention Terre à l’Arrivée (MTA) = 130 EUR,

– Magasinage à l’Arrivée (MA) = 300 EUR.


X

Calculez les différents frets selon les liners terms.

Débutons par les 3 premiers liners terms commençant par ‘’Bord’’.

4.2 Le calcul des liners terms commençant par ‘’bord’’


Démarrons avec le fret bord / bord

4.2.1 Le fret bord / bord

Ce fret est égal au fret net maritime. L’article relatif au calcul du fret net maritime en conventionnel a
développé cet aspect. Je vous invite à visualiser la vidéo correspondante et deux articles relatifs au fret
en conteneur complet et de groupage.
Je vous rappelle la formule de calcul.

Fret bord / bord = Fret Net = Fret de base + BAF + CAF + CSP – Ristourne

Fret bord / bord = fret de base (1 + taux BAF)(1 + taux CAF)(1 + taux CSP)(1 – taux Ristourne).

Je viens de vous présenter la formule de calcul du fret bord / bord. Dans ce cas, l’exemple nous donne le montant
du fret net = 4 850 EUR.

Je vous montre aussi le calcul du fret bord / sous-palan.

4.2.2 Le fret bord / sous-palan

Pour une question de simplicité, remplaçons certains termes par des sigles.

Par exemple, nous avons : Bord = B, Sous-Palan = SP, Quai = Q et Fret Net = FN

Ainsi, la formule de ce liner term se présente de la manière suivante :

Fret B / SP = FN + AA

L’application numérique indique :

Fret B / SP = 4 850 + 175 = 5 025 EUR

Je vous donne aussi le fret bord / quai

4.2.3 Le fret bord / quai

La formule de calcul est :

Fret B / Q = FN + AA + MTA + MA

Le calcul de ce fret nous donne le montant suivant :


X

Fret B / Q = 4 850 + 175 + 130 + 300 = 5 455 EUR

Nous venons de voir les formules et calculs des liners terms commençant par ‘’Bord’’.

Etudions maintenant les liners terms débutant par ‘’Sous-Palan’’.

4.3 Le calcul des liners terms commençant par ‘’Sous-Palan’’


Le premier liner term de cette série est : fret sous-palan / bord.

4.3.1 Le fret sous-palan / bord

Je vous présente sa formule.

Fret SP / B = AD + FN

Son application numérique donne :

Fret SP / B = 120 + 4 850 = 4 970 EUR

Après le fret sous-palan / bord, je vous montre le deuxième de cette série : fret sous-palan / sous-palan.

4.3.2 Le fret sous-palan / sous-palan

La formule de ce dernier est :

Fret SP / SP = AD + FN + AA

Appliquons alors cette formule.

Fret SP / SP = 120 + 4 850 + 175 = 5 145 EUR

Je vous montre maintenant le dernier de ce groupe : fret sous-palan / quai.

4.3.3 Le fret sous-palan / quai

La structure de ce fret mentionne plus d’opérations de manutention que les 2 liners terms précédents.

Je vous la montre.

Fret SP / Q = AD + FN + AA + MTA + MA

Son calcul met en avant le montant suivant :

Fret SP / Q = 120 + 4 850 + 175 + 130 + 300 = 5 575 EUR

Patientez ! Je vous présente le dernier groupe. Il s’agit des liners terms commençant par ‘’Quai’’.
X

4.4 Le calcul des liners terms commençant par ‘’Quai’’


Le premier de ce groupe est : fret quai / bord.

4.4.1 Le fret quai / bord

La formule de ce liner term est la suivante :

Fret Q / B = MD + MTD + AD + FN

Fret Q/B = 350 + 150 + 120 + 4 850 = 5 470 EUR

Vous venez de voir la formule et calcul du premier liner term. Présentons aussi celle du deuxième terme : fret quai
/ sous-palan.

4.4.2 Le fret quai / sous-palan

La structure de ce fret révèle :

Fret Q / SP = MD + MTD + AD + FN + AA

Je vous montre son application numérique.

Fret Q / SP = 350 + 150 + 120 + 4 850 + 175 = 5 645 EUR

Enfin, il vous reste la formule du dernier de cette série : fret quai / quai.

4.4.3 Le fret quai / quai

Ce fret incorpore toutes les opérations de manutention dans le périmètre du navire. Ainsi, nous avons :

Fret Q / Q = MD + MTD + AD + FN + AA + MTA + MA

Terminons cette étude avec l’application de cette dernière formule.

Fret Q / Q = 350 + 150 + 120 + 4 850 + 175 + 130 + 300 = 6 075 EUR

Je viens de vous expliquer le calcul du fret selon les liners terms.

Ces liners terms sont spécifiquement liés au contrat de transport.

Vous ne devez pas les confondre avec les Incoterms. Ces derniers sont plutôt associés au contrat de vente.
Par ailleurs, les liners terms étudiés ne modifient en rien le point de transfert des risques défini par les Incoterms
utilisés.
Pour finir, je vous remercie pour votre patience et attention particulière.
X

Je suis certain que vous voulez vous exprimer concernant cet article. C’est pourquoi je mets à votre disposition un
formulaire de contact.

Après votre intervention, je vous exhorte à vous inscrire à ma newsletter pour recevoir des articles qualitatifs qui
répondront à vos préoccupations.

Les correctif dans le transport maritime

 Tarification du transport parconteneur

- Conteneur complet

Prixnégocié au cas par cas pour chaque expédition de conteneur.

- Groupage maritime

La base de facturation en groupage maritime est l'Unité Payante (UP).L'UP prend en


compte le volume ou le poids à l'avantage de la compagnie.
Le rapport entre le poids et le volume est de 1000Kg/1m3.(En savoir plus sur la règle
du poids volume). Le prix sera fixé toujours à l’avantage du transporteur.

Exemple:
Vous voulez transporter 2palettes (l:100xL:120 xH:100) de 800,00Kgchacune Le
prix de l’UP est de 10600F
Prix calculé en fonction du poids 1,6 tonne x10600F=17100F
Prix calculé en fonction du volume : (1x12x1) x 2 palettes x 10600F=25600F

Le tarif appliqué sera donc de 25600 F

…….Ensavoirplussurlarègledupoids volume)

Lesprincipesdelatarificationdutransportmaritimeinternational

LesCompagniesdetransportadoptent desrèglesdetarificationaussivariéesquesont les


modesdetransportutilisés,lesconditionsd'expédition, lescaractéristiquesphysiquesdes
marchandises ou encore les emballages utilisés.
Ilenressortnéanmoins2 modesdetarificationleplussouvent utilisés: le modeconventionel et le
mode forfait. A la suite de la présentationde ces modes, sont expliqués les correctifs du fret
maritime et la règle du "payant pour"
X

 Lemode conventionnel

Le mode detarificationconventionnelest utilisé pourlesenvoisde groupage, la messagerie,


dèslorsquelesmarchandisessont présentéesemballéesindividuellement ouenlots(caisses, sacs,
cartons, palettes etc.) Les compagnies de transport proposent alors des tarifs au poids brut
(marchandise emballée) appelé également le poids réel (exemple : 250.000 FCFA
/Tonne).Cestarifspeuvent êtreproposéspartranchesdepoidset dé[Link], le coût de
l’unité payante diminue lorsque le poids augmente.

Les marchandises dites lourdes seront taxées au poids brut alors que les marchandises dites
légères seront taxées au volume ramené au poids. Des normes ont été établies selon le mode
detransport utiliséafindedéterminer lanotiondelourdoulé[Link] entrelepoidset le
volume est l'indicateur de taxation.

Ainsipouruneopérationdetransport multimodale incluant unepartiedutrajet parroute,le


transporteurroutier admet unrapport poids volume de 1 pour3(1Tpour3M3) ettaxera au
poids brut pour un rapport inférieur ou égal à 1 pour 3.

Exempleno1:pouruncolisdepoids brut :3To,et devolume 6M3 Poids


équivalent : 6/3= 2 To
Soitunetaxationaupoidsréelc'estàdireà3 To

Exempleno2:pouruncolisdepoids brut:3To,et devolume: 30M3 Poids


équivalent : 30/3=10 To
Soit unetaxationaupoidséquivalentc'estàdire:10To
Suivant le mêmeprincipe, latarificationdutransportaérienretiendraunrapportde1/6soit 1 kg
pour 6m3.

Latarificationconventionnelledutransport maritimeseferaquant àellesur labased'unités


payantes
(UP)lenombred'unitéspayantesreprésentant soitlepoidssoit le volume(expriméenTo et M3) à
"l'avantage du navire" selon un rapport de 1to=1M3

Exemple : Poids brut : 6To et volume 9 M3 :taxationà9 UP


Ouencore:Poidsbrut:9Toetvolume6m3 :taxationà9 To

 Lemodeforfait(boxrate)

Le principe de taxation au forfait est utilisé pour les transports empotés en conteneurs FCL
(Full container load) ou pour l'affrètement de véhicules routiers ou wagons Camrail. Ils'agit
pour les compagnies de taxer le transport "à la boîte" c'est à dire au conteneur ou au camion
ou au wagon. Pratique et simple à calculer, ilpermet de comparer rapidement avec la
[Link] néanmoinstenircomptedela naturedesmarchandises,desavaleuretde son
trajet.

Lorsqu’ils’agitd’unaffrètement, lefretdebasesené[Link] frets


X

ne couvrent jamais le chargement et le déchargement réalisés aux frais et risques de


l’affréteur. De plus, il faudra quelques fois ajouter les frais liés à une immobilisation du
bateau supérieure à ce quiest autorisé (le propriétaire du bateau limite en effet les temps
d’immobilisationdubateauà24hune foislechargement ouledéchargement effectué,ceci afin
d’éviter que son bateau ne reste trop longtemps à quai par la faute de l’affréteur). On appelle
ce dédommagement des « surestaries ».

 Larègle du "payantpour"

Elles'appliqueauxtarifsprésentéspar tranchesde poidset enprixdégressifs. A l'avantagedu


chargeur ellepermet debénéficier de l'avantage lié àladégressivité. Lechargeur /Transitaire
atoutàfait ledroit detaxersurunpoidsfictifpourarriverdansunetranchesupérieuravecun prix au
kg. inférieur s'il en résulte un coût total à son avantage

Parexemple: de300à500kg:1500FCFA/kg De 501


à 1000 kg : 1.200 FCFA / kg
Onconstatequepour 450kg(450 x1500 FCFA) ilvaut mieuxêtretaxéà501kgs(501x1200 FCFA)
soit 601.200 FCFA au lieu de 675.000 FCFA.

Conseil:Calculezvous-même leseuild'accessionaupayant pourenretenant la formulepour être


certain que l’opération est à votre avantage.

1-Enroulage

I- Lesajustementsoucorrectifs
 Etape3 :calculdu fretnetmaritime
Pourcalculer le fret net,onprend nonseulement encomptele fret debase mais
également les correctifs.
Demanièregénérale,cescorrectifssont :BAF,CAF,CSPet Ristourne. Avant
d’effectuer le calcul du fret net, définissons ces correctifs.

1- Ajustementsconjoncturels
 Définition des correctifs

Indépendamment du prix affiché dans le tarif du transporteur, celui-ci peut vous faire
supporter des hausses conjoncturelles dictées par des événements commerciaux, politiques ou
économiquesindépendantsdesavolonté.Ilvousappliqueraalorsdes"correctifs"exprimésen
%surlefretdebase.
Ilexisteunelisteexhaustivedecescorrectifsdontvoiciles2lesplusutilisés

1.1- BAF(Bunker adjustment factor) : Corrige le fret de base par rapport à l'évolution du
cours du baril de pétrole (principale
Sourced’énergiedetransport).
X

1.2- CAF(currencyadjustmentfactor) : Corrige l'évolution de la devise de facturation du


transport (souvent exprimé en monnaies fortes).

Conseil : BAF et CAF sont deux types d'ajustement qui viennent s'ajouter au fret de
basesoit àlahausse, soit àlabaisse. BAF(Bunker Adjustment Factor)est uncorrectif
quidépend de l'évolution du prix du carburant. CAF (CurrencyAdjustment Factor) est
uncorrectifquidépend de l'évolutionde la devise dans laquelle est libellé le tarif. Ces
correctifs ne doivent pas forcément être revus à la hausse. Un bon transitaire est celui
qui saura vous faire profiter des éléments en votre faveur. A surveiller !

 LeBAF(BunkerAdjustment Factor)
Ilsignifiesurtaxecombustible. Ilest destinéàcompenser lesvariationsdeprixdu
combustible.

 LeCAF(CurrencyAdjustmentFactor)
Iléquivautàlasurtaxemonétaire. Ilpermetdecompenserlesvariationsdetauxde change.

1.3- CSP( congestyiondesurcharge portuaire)


Ils’agitdetaxed’encombrementportuaire.

Exercices corrigés

Règlesdetarification

Elles dépendent dutaux de fret. Fret = transport. Taux de fret = prix du transport déterminé en
fonction de la marchandise, de certaines de ses caractéristiques : nature, poids, volume. Il est
souvent exprimé[Link]épayante(UP).L’unitépayantepeut être le
poids (en tonnes) ou le volume (en 𝑚3). A la tonne ou au m3 à l’avantage du transporteur.

Exemples: Expéditionde4t et 6𝑚[Link] de20 USD/[Link] xtauxdefret : 6x 20 =


120 USD Poidsx taux de fret: 4 x 20 = 80 USD 120 USD > 80 USD => il y a 6 UP,etle
transport coûte donc 120 USD.

Mêmeexpédition,maisavecuntauxdefretde20USD partonneetde15 USD par


𝑚3Volume xtauxdefret volume=6 x15 =90 USDPoids xtauxdefret poids=4 x20 =80 USD 90
USD > 80 USD => le transport coûte 90 USD.
X

Onajoutedescorrectifsdefret. Ilexistedesajustementspossibles, quipeuvent être permanents ou


conjoncturels.

 Lescorrectifsde fretpermanents:

osurchargeportuaire(parfois lesautoritésportuaires imposentunesortede péage),

osurchargepourcolis lourd(concernelescolisdeplusde5tonnes, jamaisendessous)

osurchargepourcolislong

 Lescorrectifsdefretconjoncturels varientenfonctiond’uncertainnombredefacteurs:

o BAF(bunker adjustmentfactor):onajustelefretenfonctionduprixducarburant

o CAF(currencyadjustment factor):onajustele fret enfonctionducoursdesdevises, dutaux de


change. - 10 - BAF et CAF se calculent en cascade : toujours BAF d’abord puis CAF.

Exemples:

Fret debase:6UPà20USD/UP:6x20=120USDCorrectifBAF:5%=>Fretcorrigé BAF120 + 5%


= 126USD CorrectifCAF: 2 % => Fret corrigé CAF(120 + 5%) + 2% =
128,52USD.

Expéditionaveclescaractéristiquessuivantes:

Poidsbrut:6t Volume:4,75m3 CorrectifBAF:6%


Poidsnet:5,5t Tauxdefret:20USD CorrectifCAF:4%

=>Calculerleprixdufretcorrigé

Fret debase:6x20=120USD(lepoidsprixencompteestlepoids brut +poidsbrut >volume)

Fret corrigé BAF : 120 x 1,06 = 127,2 USD

Fret corrigéCAF:127,2x1,04=132,29USD

=>Coûtdufret:132,29USD

Cesrèglesconcernentletransportconventionnel.

Latarificationpourl’acheminementdescontainers
X

Parfois letarifest le mêmequ’enconventionnel, oualorsonaunetarificationà laboîte(par


container). Ce sont des forfaits indépendants des marchandises containérisées.

Exemple:

Containerde20pieds(20’)quipart deMarseilleetarriveàPointeNoire.L’empotage est réalisé par


l’expéditeur (le fait de mettre la marchandise à l’intérieur du containeur).

Poidsbrutdesmarchandises:1,3t. Volume:30𝑚3

Fret donnéà130€/UPavecunminimumdeperceptionà2300€. BAF :

6% CAF : - 2%

Locationdu container: 490 € ChargementàMarseille:100€

=>calculerleprixdufret

Fret debase:30x130=3900€(Poids brut >volume;et résultatsupérieurauminimumde perception)

Fretcorrigé BAF: 3900x1,06=4134€

FretcorrigéCAF: 4134 x0,98=4 051,32€

Onajoutelocationdu containeret chargementàMarseille: 4051,32 +490+100 =4 641,32 €

2- Lesajustementspermanents

3- Lesristournes
Danscecas, lestransporteursoctroient desristournesàcertainschargeursenfonctionde la
régularité ou de l’importance des envois.
Aprèscesdéfinitions,jevousmontremaintenantlaformuledecalculdufretnet.

 Laformuledecalculdufret net
Dupoint devuethéorique, le fret net estégalà lasommedu fret debase,BAF,CAF,CSPet la
ristourne. Cela donne la formule mathématique suivante :
Fretnet=Fret debase+BAF+CAF+ CSP–Ristourne
Jevousdonneégalementlaformuledevérificationdurésultatobtenu:
Fret net =Fretdebase(1+tauxdeBAF)(1+tauxdeCAF)(1+tauxdeCSP)(1-tauxdela Ristourne).
Aprèslaformulationthéorique, prenonsuncasconcretpourillustrerlathéorieci-dessus.
X

 Caspratique
Nousavonsdéjàcalculé le fret debasedansl’exempleprécédent.Nousavonsobtenu55250 USD.
Prenons les taux suivants des correctifs :
BAF= -3%;CAF=2%;CSP = 3%etRistourne= 10%
Oncalculed’abord BAF.

- CalculdeBAF

[Link]ésultatsuivant:
BAF(-3%x55250)=–1657,[Link]ésultatpermet dedéterminer lesolde1(fret de base
corrigé 1). Ce dernier est la somme du fret de base et BAF.
Lefretdebasecorrigé 1 =55 250– 1657,5=53592,5USD.

- Déterminonsmaintenantlavaleurducorrectif CAF.

- CalculdeCAF
CAFestfonctiondusolde1obtenuplushaut:
CAF(2%x53592,5)=1071,[Link] decalculer [Link] est la
somme du solde 1 et CAF.
Fretdebasecorrigé2=Solde1+CAF
Fret de base corrigé 2 = 53 592,5 + 1 071,85 = 54 664,35 USD
Pourobtenir lefret corrigé3,nousavonsbesoindelavaleurCSP.

- CalculdeCSP
CSPestfonctiondusolde2(fretdebasecorrigé2)calculéprécédemment:
CSP(3%x54664,35)=1639,[Link]é3est lasommedusolde2et CSP.
Fretdebasecorrigé3=Solde2+CSP
Fret debasecorrigé3=54664,35+1639,9305=56304,2805USD Enfin, pour
avoir le fret net définitif on tient compte de la ristourne.

- Calculdela ristourne
Laristourneestfonctionestfonctiondusolde3(fretdebasecorrigé3).
Laristourne(10%56304,2805)=5630,[Link] net définitifest ladifférence entre le
solde 3 et la ristourne.
Fretnet=Solde3–Ristourne
Fretnet=56 304,2805–5 630,42805 =50 673,85245 USD.
Appliquonsmaintenantla formuledevérificationdurésultatobtenu.

 Vérificationdufretnet

Laformulede vérificationdufretnetest:
Fret net =Fretdebase(1+tauxdeBAF)(1+tauxdeCAF)(1+tauxdeCSP)(1-tauxdela Ristourne).
X

Nousavonslerésultatsuivant:
Fretnet=55250(1-3%)(1+2%)(1+3%)(1-10%)
Fretnet=55250x0,97x1,02x1,03x0,9=50673,85245USD.
Aprèslavérification,nousaffirmonsque le fret netcalculéest [Link],nousavonsobtenu le
même résultat.
Noussavonscalculéle fretnetmaritimeenconventionnel.

ChapitreIV:Tarificationaérienne

Une fois que le poids taxable des marchandises est établi, il faut procéder à la taxation
(établissement duprix) dutransportaérien. Ilexistedifférentesgrillestarifairesenfonctionde
lanaturedescolis.

1- Tarificationenconventionnel
1.1-Règle du volume poids
X

Chaque mode de transport possède sa propre tarification, pour le transport routier de


marchandise oncalculera la prestationpar rapport au volume de plancher utilisé. Entransport
maritime, aérienet ferroviaire leprincipede l'unitépayantefait sonapparition. Cetteméthode
decalculfera l'objetd'unsujetdisponibleprochainement.

Entransportaérien,lestarifsfonctionnentpartranchedepoids:
Dansletransportaérienondistinguedifférentstypesdepoidspermettant dedéfinir le poids
taxable, c’est-à-dire le poids que l’on devra payer.

- Lepoidsdetaxationestlepoidsleplusélevéeentrelepoidsfictifetlepoidsréel.
- Lepoidsréelc’estle poidsbrut,c’est-à-dire lepoidsdelamarchandise avecsonemballage.
- Lepoidsfictifestunpoidsquisebasesurlevolumedelamarchandisetransportée.

La convention de IATA admet unrapport poids/volume de 1kg pour 6dmcube


Exemple

1caissepalettemesurant90*62*37cm

Poids Brut 28Kg

Poidsfictif=9*6,2*3,7=206,46dmcube

Ondivise notrevolumepar6conformément àlarelationci-dessus:

206,46/6=34,41 kg

Onarronditaudemikilosupérieursoit34,5Kg Poids

fictif= 34,5 Kg

Poidsréel=28Kg

34,5>28donclepoidsdetaxationseralepoidsfictifquiestde34,5 Kg.

Celaétantfait,ilconvientdechoisirletarifdelacompagnieaérienne.
X

Leprixestceluidu paysd’arrivée:

Parexemple,pourunenvoiversMontreal,lagrilletarifaireseprésenterasouscetteforme:
M 85

N8,30

1003,18

3002,17

Mcorrespondau prixminimumàpayersoit85€

NestleprixparKilotantquecettevaleurdépasse85€

Entre100et 299kgleprixàpayer serade 3,18€/kg

Apartir de300kg,leprixàpayer serade2,17€/kg

Notrepoidsdetaxationcalculéprécédemmentétantde34,5,lecoûtdutransportserade34,5
*8,30€=286,35€
1.2- Règledu payantpour

Enappliquant latrancheNormal,ona286,35€ 286,35 <


318€
Larègledupayantpourn’estdoncpasintéressante.

Sinousavions80Kg, latrancheN indiquerait 80*8,3=664€


664>318€
Danscecasilsera intéressant d’appliquer latranchesupérieurcaronéconomiserade l’argent !

Cela fait, ilrestera à déterminer le type d’ULD choisit et d’yajouter toutes les autres
taxesannexesavant d’obtenir leprixtotaldutransportet decompléter laLTA(Lettrede
transport aérien)

Lechoixd’unULDse fait enfonctiondupoidspivot, c’est-à-direunpoidsquilorsqu’il sera


dépassé aura un coût pour chaque kilo excédentaire.
X

Parmilesfraisannexes,onretiendralesfraisfixes d’établissementdelaLTA (AWA)


X

Lesfraisd’enregistrementparlacompagniea

érienne(CHC) Image d’un ULD utilisé pour

le transport aérien :

Calcul du fret routier : règle payant pour

 Auteur/autrice de la publication :SOUMAILA KONE


 Publication publiée :15 avril 2022
 Post category:Commerce international
 Commentaires de la publication :0 commentaire
X

Transport
routier de marchandises
Le calcul du fret net routier concerne souvent le préacheminement ou post-acheminement.

Dans le cadre de cette tarification routière, les transporteurs interviennent. En effet, ces
derniers proposent en général des prix en fonction de :

– zone de départ et d’arrivée,

– distance à parcourir,

– masse de la marchandise et son volume.

Comme en maritime, nous notons trois étapes.


Je vous présente les 3 étapes du calcul du fret routier :

– La détermination de la masse de taxation;

– Le calcul du fret brut avec le tarif dégressif,

– Le calcul du fret net tenant compte de la règle du ‘’payant pour’’ comme en aérien.
Je vous explique le calcul de ce fret routier.

Sans attendre, je commence par le calcul de la masse de taxation.

1 – CALCUL DE LA MASSE DE TAXATION DU FRET ROUTIER


X

P
lusieurs transporteurs routiers
Pour déterminer la masse de taxation, on prend en compte trois éléments : la masse réelle,
fictive issue du volume et masse au mètre plancher linéaire.

1.1 La masse réelle


Concernant cette masse, l’opération d’envoi nous la fournit.

Evoquons maintenant la masse fictive.

1.2 La masse fictive


Dans ce cas, il s’agit de déterminer une masse fictive. On convertit dans ce cas le volume en
kilogramme.

Pour exercer cette conversion, on s’appuie sur le principe de base suivant :

1 tonne = 3 m3.
Nous avons aussi, 1 m3 = 330 kg.
Ainsi, la masse minimum à considérer ne peut être inférieure au produit du nombre de m3 par
330 kg.
Poursuivons notre analyse avec la masse au mètre plancher linéaire.

1.3 La masse au mètre plancher linéaire


Dans ce cas, lorsque l’envoi occupe le véhicule sur une longueur déterminée, la masse taxable
ne peut être inférieure au produit de cette longueur par 1 790 (rapport masse / mètre linéaire).

N.B. : le mètre plancher linéaire = 1 790 kg.

Je vous donne la source de cette information :

– ‘’Valeur du Guide Transporter 2020 de Classe Export’’,


X

– ‘’Management des opérations de commerce international’’, 6e édition, page 40.


Pour mieux appréhender ces théories ci-dessus, je vous offre un cas pratique.

1.4 Cas pratique de calcul du fret routier


Je vous donne l’énoncé de ce cas pratique.

Un exportateur envoie 20 palettes euros non gerbables avec une hauteur de 1,84 m.

Chaque palette pèse 165 kg. Ces palettes voyagent dans un véhicule articulé.

Déterminons les 3 masses en tenant compte de la théorie.

1.4.1 Calcul de la masse réelle

Pour y arriver, appliquons la formule suivante : masse réelle = nombre de palettes x masse
unitaire.

L’application de la formule donne : masse réelle = 20 x 165 = 3 300 kg = 3,3 tonnes.

Après le calcul de la masse réelle, déterminons la masse fictive.

1.4.2 Calcul de la masse fictive

Déterminons d’abord le volume réel. Ensuite, convertissons le volume obtenu.

On sait que l’euro palette a une longueur de 1,2 m et une largeur de 0,8 m.

Le volume unitaire = longueur x largeur x hauteur = 1,2 m x 0,8 m x 1,84 m = 1,7664 m3


Le volume totale = 20 x 1,7664 = 35,328 m3
Or, 1 m3 = 330 kg. On a donc 35,328 x 330 = 11 658,24 kg = 11,65824 tonnes
Nous venons d’évaluer la masse fictive. Penchons-nous sur le cas de la masse au mètre
plancher linéaire.

1.4.3 La masse au mètre plancher linéaire

Evaluons d’abord la longueur occupée par la marchandise.

Ainsi, je vous montre la formule correspondante : nombre de palettes x coefficient pour les
palettes euros (0,4).

Appliquons alors la formule. La longueur occupée = 20 x 0,4 = 8 m.

On sait aussi que 1 m plancher linéaire = 1790 kg.

La masse totale correspondante donne : 8 x 1790 = 14 320 kg = 14,32 tonnes.


X

Je récapitule pour vous ces 3 calculs ci-dessus : la masse réelle = 3,3 t, masse fictive =
11,65824 t et masse au mètre plancher linéaire = 14,32 t.

Nous avons donc obtenu 3 masses. Pour opérer un choix, appuyons-nous sur la théorie du fret
routier. Cette théorie met le fret à l’avantage du transporteur.

Dans ces conditions, la masse retenue représente la masse la plus élevée.

Dans notre cas, il s’agit de la masse au mètre plancher linéaire = 14,32 t.

Je viens de choisir pour vous la masse utile pour la tarification du fret routier.

J’espère que vous avez bien compris la démarche de cette étape.

Passons tout de suite à la deuxième étape. Elle très importante dans ce processus du calcul du
fret routier.

2 – LE CALCUL DU FRET ROUTIER AVEC LE TARIF DÉGRESSIF


Ce calcul nécessite la prise en compte du tarif général des compagnies routières. C’est un tarif
par tranche de masse rapidement dégressif. Je vous présente un exemple de tarif général.

Tarif dégressif du calcul du fret routier


Après la présentation du tarif général, passons au calcul du fret brut routier.

Un peu plus haut, nous avons déterminé la masse retenue pour la tarification de l’envoi.
Utilisons donc cette masse.

Ainsi, nous avons enregistré 14,32 tonnes. Cette masse appartient à la tranche [10 t – 14,99 t
[. Le prix unitaire de cette tranche est 43,78 EUR. Alors, le fret correspondant est = 14,32 x
43,78 = 626,9296 EUR

A présent, nous savons calculer le fret routier. Ce n’est pas fini. Il reste l’application de
la ‘’règle du payant pour’’. Pourquoi cette règle est-elle importante ?
L’étape 3 vous donne la réponse.

3 – APPLICATION DE LA REGLE ‘’ PAYANT POUR’’ DU FRET ROUTIER


X

Deu
x camions de transport routier de marchandises
La ‘’règle du payant pour’’ met le fret à l’avantage du chargeur. Cette règle consiste à calculer
le fret sur la masse minimale de la tranche immédiatement supérieure. On applique alors le
prix la tonne correspondante.

Appliquons maintenant cette règle en prenant les 14,32 t.

Cette règle est-elle applicable pour l’expédition ?

Oui, elle est applicable. Nous avons ici une tranche immédiatement supérieure. Elle est [15 t;
19,99 t [.

Dans ces conditions, prenons la masse minimale de cette tranche (15 t).

Le fret correspondant est = 15 x 40,96 = 614,4 EUR. Ici, nous avons obtenu deux frets :

– le fret routier normal calculé (626,9296 EUR),

– le fret routier obtenu en appliquant la ‘’règle du payant pour’’ (614,4 EUR).

Lorsqu’on considère ces deux frets, les 614,4 EUR sont avantageux pour le chargeur. Car, les
614,4 EUR sont inférieurs aux 626,9296 EUR.

Le fret retenu est donc 614,4 EUR.

2- Tarifspréférentiels
X

Procédure de dédouanement maritime

Article 113.
1. Les marchandises arrivant par mer doivent être inscrites sur le manifeste ou état
général du changement du navire.
2. Ce document doit être signe par le commandant. Il doit mentionner l’espèce, le
nombre de colis, leurs marques et numéros, la nature, le poids des marchandises.
3. Il est interdit de présenter comme unie, dans le manifeste, plusieurs colis fermes réunis
des quelques manières que ce soit.
4. les marchandises prohibées doivent être portées au manifeste sous leur véritable
dénomination, par nature et espèce.
Article 114.

Le commandant d’un navire arrive dans la zone maritime du rayon des douanes, doit, à la
première réquisition :
1. soumettre l’original du manifeste au visa ne variateur des agents des douanes qui se
rendent à bord ;
2. leur remettre une copie du manifeste.
Article 115.

Sauf en cas de force majeure durement justifiée, les navires ne peuvent accoster que dans les
ports pourvus d’un bureau de douane.

Article 116.

A son entrée dans le, le commandant est tenu de présenter le journal de bord au visa des
agents des douanes.

Article 117.

La compagnie maritime, le consignataire ou le commandant du navire doit déposer au bureau


de douane :
À titre de déclaration sommaire :
 le manifeste de la cargaison avec, le cas échéant, sa traduction authentique,
 les manifestes spéciaux des provisions de bord et des marchandises de pacotille
appartenant aux membres de l’équipage,
 les certificats d’appareillage ou clearance,
X

 les chartes parties ou connaissements, acte de nationalité et tous autres documents qui
pourront être exiges par l’administration des douanes en vue de l’application des
mesures douanières,
 le manifeste de la cargaison visé à alinéa 1-a) doit être transféré par voie électronique,
toutefois, dans les situations particulières, les autorités concernées peuvent accepter
que le manifeste de la cargaison soit déposé sur support papier.
o lorsque le manifeste de la cargaison est transféré par voie électronique, il doit
être transféré au plus tard quarante-huit heures avant l’arrivée du navire dans le
port.
o lorsque le manifeste de la cargaison est déposé sur support papier, il doit être
déposé dans les vingt-quatre heures de l’arrivée du navire dans le port. Le délai
de vingt-quatre heures ne court pas les dimanches et jours fériés.
La déclaration sommaire doit être déposée même lorsque les navires sont sur lest.

Article 118.
1. Le chargement ou le déchargement des navires ne peut avoir lieu que dans l’enceinte
des ports ou les bureaux des douanes sont établis
2. Aucune marchandise ne peut être déchargée ou transbordée qu’avec l’autorisation
écrite des agents des douanes et que leur présence. Les déchargements et
transbordements doivent avoir lieu pendant les heures et sous les conditions fixées par
le directeur national des douanes
3. sur la demande des intéressés et à leur frais, des autorisations exceptionnelles de
déchargement et de transbordement en dehors des lieux, heures et jours déterminés
comme il est dit ci-dessus, peuvent être accordées.
Les commandants des navires des navires des marines militaires sont tenus de remplir à
l’entre toutes les formalités auxquelles sont assujettis les commandants des navires
marchands.

DISPOSITIONS COMMUNES AUX IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS PAR


MER

S’il existe à bord des navires des provisions qui ont été affranchies des droits et taxes comme
devant être consommées en mer, elles doivent, jusqu’au départ du navire, être représentées à
toute réquisition du service des douanes.

Lorsqu’un navire arrête ses opérations de débarquement ou d’embarquement, les agents des
douanes peuvent fermer les écoutilles et y apposer les plombs ou cachets qui ne doivent être
enlevés que par eux-mêmes.

Les pirogues et autres embarcations de moins de dix tonneaux de jauge brute sont tenues de
présenter leur chargement au bureau de douane le plus voisin du lieu de provenance ou de leur
X

destination, soit pour y acquitter les droits et en recevoir le récépissé, soit pour se munir de
titres ou expéditions réglementaires.

1. Les pirogues et autres embarcations de moins de dix tonneaux de jauge brute ne


peuvent sortir des ports sans un permis de douane, quel que soit le point de la côte vers
lequel elles doivent se diriger.
2. Les dispositions ci-dessus ne s’appliquent pas aux bateaux et aux pirogues se livrant à
la pêche, dont les opérations ne sont soumises à aucune formalité de douane.

1. Il est interdit aux navires et aux embarcations de toutes sortes de pénétrer dans les
eaux intérieures autrement que par les estuaires, passes ou rivières conduisant au
premier bureau de douane. Ils ne doivent pratiquer à la sortie que les mêmes passes ou
cours d’eau et doivent représenter, s’ils en sont requis, l’acquit de paiement des droits
ou toutes autres expéditions.
2. Dans le cas où plusieurs voies navigables également directes conduisent à un même
bureau, la voie autorisée est fixée par décision du Directeur National des Douanes.
3. Les dispositions qui précèdent ne sont pas applicables à la navigation dans les fleuves
et rivières limitrophes des Etats qui, par convention, ont reconnu la liberté de la
navigation et la neutralité des eaux.

Procédure de dédouanement terrestre

1. Toutes les marchandises importées par les frontières terrestres doivent être aussitôt
conduites au plus proche bureau de douane par la route la plus directe désignée par le
Gouvernement de l’État dont dépend ce bureau et acheminées directement, après
contrôle de la douane, du bureau vers leur destination.
2. Elles ne peuvent être introduites dans les maisons ou autres bâtiments avant d’avoir
été conduites au bureau ; elles ne peuvent dépasser celui-ci sans permis.
3. Les dispositions de l’article 118 alinéa 3 ci-dessus concernant les déchargements et les
transbordements sont applicables aux transports effectués par la voie terrestre.

1. Les routes directes desservant les bureaux d’importance secondaire peuvent être
fermées au trafic international par décision du directeur national des douanes, pendant
tout ou partie de la fermeture de ces bureaux.
2. Les marchandises ne peuvent circuler sans autorisation du service des douanes sur les
routes visées au paragraphe précédent, pendant les heures de leur fermeture.

1. Tout conducteur de marchandises doit, dès son arrivée au bureau de douane, remettre
au service des douanes, à titre de déclaration sommaire, une feuille de route indiquant
les objets qu’il transporte et comportant les mêmes indications que celles exigées pour
les manifestes couvrant le transport par mer et par air.
2. Les marchandises prohibées doivent être portées sur cette feuille de route sous leur
véritable dénomination, par nature et espèce.
X

3. Les marchandises qui arrivent après la fermeture du bureau de douane sont déposées
sans frais dans les dépendances dudit bureau jusqu’au moment de son ouverture ; dans
ce cas, la déclaration sommaire doit être remise au service des douanes dès l’ouverture
du bureau.

Procédure de dédouanement aérien

Les aéronefs qui effectuent un parcours international doivent, pour franchir la frontière, suivre
la ligne aérienne qui leur est imposée.

1. Ils ne peuvent se poser que sur les aéroports douaniers.


2. Les aéroports douaniers sont désignés par le Gouvernement de l’État où ils sont
installés ; ce dernier peut également prendre toutes dispositions utiles pour que les
aéronefs n’échappent pas aux formalités douanières.
Les marchandises transportées par aéronef doivent être inscrites sur un manifeste signé par le
commandant de l’appareil ; ce document doit être établi dans les mêmes conditions que celles
prévues, pour les navires, par l’article 113 ci-dessus.
1. Le commandant de tout aéronef civil ou militaire doit présenter le manifeste aux
agents des douanes à la première réquisition.
2. 2) Le commandant de tout aéronef civil ou militaire ou son représentant doit transférer
ce document par voie électronique, à titre de déclaration sommaire, au bureau de
douane de l’aéroport, avec le cas échéant sa traduction authentique, au décollage de
l’appareil à partir du pays de provenance.

1. Sont interdits tous déchargements et jets de marchandises en cours de route.


2. Toutefois, le commandant de l’aéronef a le droit de faire jeter en cours de route le lest,
le courrier postal dans les lieux pour ce officiellement désignés, ainsi que les
marchandises chargées dont le jet est indispensable au salut de l’aéronef.

Les dispositions de l’article 118 ci-dessus concernant les déchargements et les


transbordements sont applicables aux transports effectués par la voie aérienne.

Importation de marchandises
Documents obligatoires pour l'importation de marchandises sur le territoire gabonais

Maritime

 Connaissement (BL)
 BIETC
 Facture commerciale
 Note de détails pour l'utilisateur d'effets personnels
X

 Certificat d'origine
 EX1
Aérien

 Lettre de transport aérien (LTA)


 BIETC
 Facture commerciale
 Note de détails pour l'utilisateur d'effets personnels
 Certificat d'origine
 EX1
 Terrain
Terrestre

 Lettre de voiture
 Facture commerciale
 Note de détails pour l'utilisateur d'effets personnels
 Certificat d'origine

I- Détermination la valeur en douane

Si vous exportez ou importez de la marchandise, vous devez connaitre une notion


fondamentale : la valeur en douane. Celle-ci désigne la valeur économique estimée par les
douanes des marchandises importées ou exportées dans la cadre d’une vente. Elle permet de
calculer les frais de douane et les différentes taxes liées à l’expédition de marchandises. Dans
une opération de commerce international, le calcul de la valeur en douane est donc une étape
clé. Retrouvez des informations sur la valeur en douane ainsi que les méthodes permettant de
déterminer la valeur en douane des marchandises à l’importation et à l’exportation.

5.1 Définition la valeur en douane

La valeur en douane correspond à la valeur économique réelle des marchandises. Son


estimation repose sur des règles précises et harmonisées au niveau européen. Ainsi, les Règles
générales de détermination de la valeur en douane prévoient plusieurs méthodes d’évaluation.

 A quoi sert-elle ?

La valeur en douane permet :


A l’importation des marchandises, de déterminer les droits et les taxes qui seront
perçus par l’Etat : droits de douane, droits additionnels, droits anti-dumping, octroi de mer,
TVA…
A l’exportation, d’obtenir l’assiette de certains droits et récolter des données
nécessaires au suivi statistique du commerce extérieur.

 Comment la calculer ?
X

Le calcul de la valeur en douane varie selon que les marchandises sont importées ou
exportées. Plusieurs méthodes existent pour la déterminer, lesquelles sont relativement
complexes. C’est pourquoi les entreprises ont la possibilité de faire appel aux services de
Douanes pour les accompagner dans l’estimation de la valeur en douane de leurs
marchandises.

5.2 Les droits et taxes de douanes

Note: Le présent tableau, publié à titre indicatif, fait référence aux formalités de
dédouanement au Cameroun, pays de la Zone CEMAC (Afrique centrale). Ne pouvant
garantir une actualisation rapide de ce dernier, nous vous recommandons de prendre attache
avec le Guichet Unique des opérations de Commerce Extérieur.

Le Groupe Logistique conseil remercie M. Jean-Blaise Edzougou dont l'intervention a permis


d'actualiser le montant de la redevance GUCE, passé à 12.500 FCFA depuis le 01/07/2010

Nature Base de calcul Taux Mentions spéciales

Le taux varie en fonction de


Valeur en douane 5% à 30% l’espèce tarifaire de la
Droits de douanes
marchandise. (Nomenclature
douanière)
Ne s’applique que sur une
Valeur en douane catégorie de produits dont la
Droit d’accise 25%
+ droits de douane liste est disponible auprès du
GUCE (Guichet Unique)
Valeur en douane
TVA (taxe sur la valeur La TVA n’est pas appliquée
+ droits de douane 17,5%
ajoutée) dans le cadre d’une exportation
+ droits d’accise

CAC TVA 10%

Ce taux est porté à 5% lorsque


Précompte sur achat Valeur imposable 1% l’importateur ne détient pas de
carte de contribuable

Applicable pour toutes les


opérations d’import ou
Valeur en douane
Redevance informatique 0,45% d’export traitée par le système
Ou valeur CAF
informatique de traitement des
opérations douanières

Taxe communautaire Valeur en douane 1% S’appliquent aux importations


d’intégration Ou valeur CAF en provenance des pays hors
X

CEMAC et mis à la
Valeur en douane
Prélèvement OHADA 0,05% consommation au Cameroun. Il
Ou valeur CAF
existe des exonérations.

Avec un montant minimum de


Redevance SGS Valeur FOB 0,95%
110.000 FCFA

Taxe d’embarquement Calculée suivant la nature du


ou de débarquement bien, le poids et un barème

Taxe d’inspection
Forfait
sanitaire et vétérinaire

50 FCFA /
Taxe phytosanitaire
tonne

Taxe municipale Forfait

Taxe sur la circulation


Forfait
viande

Redevance GUCE
+ accès au réseau Forfait de 12.500 FCFA par
télécommunication du dossier validé
Guce
Redevance PAD
Forfait de 10.000 FCFA par
Commissions pour
opération à l’import ou à
travail extra légal
l’export

 TVA

Seules les opérations accomplies dans le cadre d’une activité économique effectuée à titre
onéreux sont assujettis au payement de la TVA. Les articles 127 et 128 du code général des
impôts et les articles 158 et suivants du code des douanes de la CEMAC apportent des
précisions sur la liste des opérations non imposables.

Le taux de 0% de TVA aux opérations d’exportation de produits taxables et aux livraisons et


prestations effectuées pour le compte d’entreprises situées en ZFI ou PFI. Ces dernières sont
exonérées de tous droits et taxes de douane actuels et futurs sur leurs importations et
exportations. Seuls les voitures de tourisme et le carburant entrant dans ces zones ne
bénéficient pas de cette exemption.
X

La base d’imposition de la TVA diffère selon que le produit provienne de la CEMAC ou non :

 Hors CEMAC : base = Valeur en douane + droits de douane + droits d’accise


 CEMAC : base= valeur EXW – TPG – frais d’approche
 Droit d’accise

Les abattements pour la détermination de la base imposable du droit d’accise ont été
fixés par le décret n°98/264/PM du 12/08/1998 ainsi qu’il suit :
35% pour les boissons alcoolisées
42,5% pour les tabacs

 Précompte sur achat

Les opérations suivantes d’importation en vue de la revente en l’état sur le territoire


national donnent lieu à la perception d’un précompte de 1% :
Les importations effectuées par les seuls commerçants ;
Les achats effectués par les commerçants auprès des tiers à l’exception de ceux effectués par
l’Etat, les communes et les personnes domiciliées à l’étranger
Les achats effectués par les industriels immatriculés et soumis au régime du réel pour les
besoins de leur exploitation ne donnent pas lieu à exécution du précompte.

 CAC

Les centimes additionnels communaux sont obligatoires. Ce montant est ventilé entre la
douane (10%) et le FEICOM (90%)

2.3 La valeur en douane à l’importation

Le plus souvent, la valeur en douane des marchandises à l’importation est déterminée


en fonction de la valeur transactionnelle desdites marchandises, c’est-à-dire de leur prix à
payer ou effectivement payé. L’utilisation de cette méthode suppose que la marchandise a fait
l’objet d’une vente. Son prix peut être majoré de différents éléments tels que les
commissions de vente, les coûts des contenants et des emballages, les frais de transport et
d’assurance jusqu’au lieu d’introduction, etc. Peuvent aussi lui être retranchés certains frais,
comme des commissions à l’achat, les intérêts pour paiement différé, le transport après
l’introduction des marchandises sur le territoire, etc.
Si les marchandises importées ne s’inscrivent pas dans le cadre d’une vente ou que leur valeur
transactionnelle est rejetée, leur valeur en douane est déterminée selon une des méthodes
secondaires suivantes :
Les méthodes comparatives
La méthode déductive
La méthode de la valeur calculée
La méthode du dernier recours

La valeur en douane à l'importation s’évalue généralement par la méthode de la valeur


transactionnelle, c'est à dire le prix effectivement payé ou à payer par l’importateur pour les
X

marchandises importées, auquel sont ajoutés ou retranchés différents éléments, à condition


qu'ils puissent être distingués et qu'ils soient quantifiables.

L’élément de base du calcul de la valeur en douane est la valeur de la marchandise au point de


sortie du pays d’expédition :
Valeur FOB port d’embarquement, lorsque l’importation est faite par voie maritime ;
Valeur FCA - Franco transporteur, lorsque l’importation est faite par voie aérienne ;
Valeur DAF – Franco frontière, lorsque l’importation est faite par voie routière.

a) Les principaux éléments à incorporer :


Les frais de courtage ;
Le coût des contenants et emballages ;
Les commissions supportées par l’acheteur à l’exception des commissions d’achat ;
Le coût du transport principal (du pays de provenance jusqu’au point d’entrée dans le pays
d’importation)
Les frais d'assurance des marchandises au cours dudit transport.

b) Les principaux éléments à retrancher :


La valeur de la marchandise totalement endommagée au cours du transport (ou le montant
dévalué);
Le montant des escomptes et autres réductions de prix accordées à l’importateur (avec
présentation des éléments justificatifs) ;
Les droits de reproduction ;
Les commissions à l'achat ;
Les intérêts financiers pour paiement différé ou dû au remboursement d’un établissement
ayant financé l’achat. Dans ce dernier cas, un accord de financement établi par écrit sera joint
à la déclaration.
Les frais engagés à l'intérieur du territoire douanier communautaire (si transaction entre deux
pays membres de la CEMAC),
Les droits de douane et autres taxes payés dans un autre pays de la CEMAC (lorsque l’entrée
de la marchandise dans le territoire douanier communautaire s’est effectuée dans un autre
pays membre de la CEMAC)

5.4 Valeur en douane de votre marchandise à l'exportation

A l'exportation, la valeur à déclarer est celle de la marchandise au point de sortie du territoire


douanier Camerounais (C’est à dire l'intégralité du prix que paie l'acheteur étranger en
contrepartie de la fourniture des marchandises), majorée, le cas échéant, des frais de transport
jusqu'à la frontière (DAF), mais non compris le montant des droits de sortie et taxes
intérieures.

Sur le plan national, la valeur en douane n’est pas calculée pour percevoir des droits
quelconques (qui affecteraient la compétitivité du produit), mais simplement pour établir des
statistiques du commerce extérieur.

Dans le cas d’une succession de ventes dans le marché camerounais, le prix à considérer est le
prix fait lors de la vente effectuée entre le dernier propriétaire de la marchandise et l'acheteur
X

étranger.

Lorsqu’ils sont inclus dans le prix facturé par l’exportateur, les éléments suivants sont à
prendre en compte :
Les commissions qui rémunèrent un intermédiaire,
Les redevances et droits de licence
Les frais de transport jusqu’au point de sortie du territoire camerounais

Lorsque l’exportation est faite par voie maritime, l’élément de base du calcul de la
valeur en douane est la valeur FOB port embarquement ; par voie aérienne, c’est la valeur
FCA - Franco transporteur ; par voie terrestre ou fluviale enfin, c’est la valeur DAF – Franco
frontière.

En l'absence de vente (notamment en cas d'envois gratuits ou en consignation), la


valeur est généralement déterminée en retenant le prix qui aurait été convenu s'il y avait eu
vente entre l'exportateur et le destinataire de la marchandise.

a) Les principaux éléments à retrancher :


Les frais de manutention et de chargement à l'aéroport ou au port de départ ;
Les honoraires de commissionnaire en douane et la commission de transit ;
Les escomptes et rabais accordés par l’exportateur
Les droits de sortie (CEMAC),
Les prélèvements et les taxes intérieures

Par conséquent, lorsque le prix facturé comprend le montant de droits ou taxes, ce montant
doit être déduit de la valeur à déclarer.

b) Les principaux éléments à incorporer :


Les commissions versées à un représentant, agent ou commissionnaire (si elles sont comprises
dans le prix facturé)
Les frais de transport de pré acheminement ;
Les frais d’assurance des marchandises lors du transport de pré acheminement.

5.5 D’autres méthodes d’évaluations sont appliquées selon les cas pour le calcul de la
valeur en douane :

La méthode de substitution
La méthode comparative
La méthode déductive
La méthode calculée
La méthode du dernier recours.

C’est l’utilisation de la valeur transactionnelle de marchandises similaires ou


identiques ; ou alors de barèmes de prix du pays d’exportation pour des marchandises
fabriquées dans le même pays ; exportées dans un délai de 90 jours. Ces marchandises
identiques ou similaires doivent avoir été évaluées par la première méthode d’évaluation. S’il
y a lieu de choisir entre la valeur transactionnelle de plusieurs marchandises, la valeur à
retenir est la valeur la plus basse. Les quantités et le niveau commercial des marchandises à
X

évaluer et des marchandises prises comme référence doivent être les mêmes. S’il y a une
différence qui peut influencer le prix, des ajustements seront apportés pour tenir compte de
cette différence de niveau commercial et/ou de prix.

5.6 Exclusions de la valeur transactionnelle

L’application de la valeur transactionnelle est soumise à la condition que la


marchandise soit vendue. Toutes les transactions ne faisant pas l’objet d’une vente sont
exclues de son application. C’est le cas de :
Marchandises importées sous le régime de la consignation ;
Marchandises prêtées ou louées ;
Envois des maisons mères à des succursales n’ayant pas de personnalité juridique distincte ;
Envois dépourvu de tout caractère commercial
Vente aux enchères dans le marché intérieur du pays d’exportation.

La valeur à déclarer est celle de la marchandise à la sortie du territoire français, majorée


le cas échéant, des frais de transport jusqu'à la frontière.

5.7 Règles générales

À l'exportation, la valeur à déclarer est celle de la marchandise au point de sortie du


territoire français, majorée, le cas échéant, des frais de transport jusqu'à la frontière, mais non
compris le montant des droits de sortie et taxes intérieures. Le calcul de la valeur en
douane à l'exportation est nécessaire pour obtenir l'assiette de certains droits dus à
l'exportation et pour l'établissement des statistiques du commerce extérieur.
La valeur des marchandises exportées doit correspondre à l'intégralité du prix que paie
l'acheteur étranger en contrepartie de la fourniture des marchandises. La valeur étant
déterminée au point de sortie du territoire national, le prix à prendre en considération dans le
cas d’une succession de ventes est le prix pour la dernière vente intervenue avant
l’exportation. Les principes d’évaluation retenus à l’importation sont, de manière générale,
applicables à l’exportation.
Les réductions de prix accordées par l'exportateur à son client viennent en diminution
de la valeur facturée. Les commissions qui rémunèrent un intermédiaire, les redevances et
droits de licence sont à prendre en compte dans la valeur déclarée si elles sont comprises dans
le prix facturé. En l'absence de vente (notamment en cas d'envois gratuits ou en consignation),
la valeur est déterminée par analogie, par application des méthodes secondaires prévues à
l'importation (article 74 du Code des douanes de l'Union - CDU).

a) Les frais de transport

Les frais de transport sont à inclure dans la valeur :


lorsque la marchandise est exportée par voie maritime, la valeur en douane est la valeur FOB
port d'embarquement convenu ;
lorsque la marchandise est exportée par voie aérienne, la valeur en douane est la valeur FCA -
Franco transporteur. Elle correspond à la valeur du produit majorée des frais de transport et
d'assurance jusqu'au lieu d'embarquement (aéroport de départ) de la marchandise. Elle ne
X

comprend pas les frais de manutention et de chargement à l'aéroport de départ, ni les


honoraires de commissionnaire en douane et la commission de transit ;
lorsque la marchandise est transportée par route, chemin de fer ou par voie fluviale, la valeur
en douane est la valeur franco-frontière française.
Les droits de sortie, les prélèvements et les taxes intérieures sont exclus de la valeur en
douane à l'exportation. Par conséquent, lorsque le prix facturé comprend un montant de droits
ou taxes, ce montant doit être déduit de la valeur à déclarer. En revanche, les montants
compensatoires monétaires agricoles (restitutions et aides à l'exportation) ne doivent pas être
retranchés du prix facturé pour la détermination de la valeur en douane. Ils ne doivent pas non
plus être ajoutés, à moins qu'ils ne soient facturés à l'acheteur étranger en sus du prix
convenu ; dans ce cas, ils constituent un complément du prix à inclure dans la valeur.

Mesures de simplification pour faciliter la déclaration de valeur en douane


Quand elle déclare ses marchandises, l’entreprise est responsable de l’exactitude et du
caractère complet des informations qu’elle délivre aux services des douanes. Pour limiter les
risques d’erreur, il est possible de bénéficier de :
 L’autorisation de valeur provisoire (AVP) : quand des informations ou des
documents manquent au moment du dédouanement, cette mesure permet de différer
la détermination définitive de la valeur en douane à l’importation. Un délai de
régularisation est prévu. Quand toutes les données sont réunies, le montant définitif de
la valeur en douane est déterminé et, le cas échéant, donne droit à un remboursement
d’un trop-perçu ou entraine le paiement d’un complément.
 L’autorisation d’ajustement (AJ) : quand certains éléments de la valeur
transactionnelle ne sont pas quantifiables, les services des douanes peuvent délivrer
une AJ au moment du dédouanement. Cette autorisation permet d’ajuster à la hausse
ou à la baisse la valeur en douane déclarée et de sécuriser la déclaration. Cette mesure
est essentiellement accordée dans la cadre d’un flux d’importations stables.
b) L’avis de la valeur en douane (AVD)

L’AVD est un service d’expertise proposé par les douanes françaises. Cette procédure a
pour objectif d’aider les entreprises à comprendre et à maitriser la réglementation sur la valeur
en douane, mais aussi d’optimiser leurs déclarations. Elle vise notamment à identifier la
méthode de détermination de la valeur en douane la plus adaptée, mais aussi à évaluer les
frais à inclure dans la valeur en douane. Les demandes d’AVD sont à adresser au pôle
d’action économique de la direction régionale des douanes dont l’entreprise dépend. Elles
doivent être accompagnées du contrat de vente et des factures, de la convention de prix de
transfert et de l’incoterm choisi, entre autres documents.
Un pilier des déclarations douanières à connaitre et maitriser
Avec l’espèce tarifaire (RTC) et l’origine des marchandises (RCO), la valeur en douane est un
des trois piliers de la déclaration des marchandises et du calcul des droits à l’importation. A
l’import comme à l’export, la détermination de la valeur en douane répond à des règles
complexes et qui dépendent de différents facteurs. Il est essentiel de les maitriser pour
optimiser les performances de l’entreprise.

Remise documentaire

La remise documentaire,
X

pour sécuriser les transactions

19/12/2022
La remise documentaire, pour sécuriser les transactions

Employée pour la gestion et le paiement des transactions internationales, la remise


documentaire est une solution simple, rapide et peu coûteuse – à condition de prendre
quelques précautions, et de bien suivre toutes les étapes du processus.

À quoi sert la remise documentaire ?


La remise documentaire est une technique de paiement des marchandises à
l’international. Grâce à elle, le fournisseur peut faire encaisser par une banque la créance de
l’acheteur (son client importateur), en échange d’une remise de documents.
C’est donc la banque qui va remettre au client final les documents utiles à la suite de
l’échange de marchandises (titres de propriété, factures, certificat de transport…), et ce
uniquement contre paiement ou acceptation d’une lettre de change. Si cette dernière est
garantie par une banque, elle apporte une sécurité de paiement supplémentaire au vendeur ou
fournisseur.
Une fois ces documents obtenus, l’acheteur peut prendre officiellement possession des
marchandises et procéder à leur dédouanement.

Un processus en plusieurs étapes


Le processus compte plusieurs étapes, à effectuer dans un ordre précis :
 signature du contrat entre le client (importateur) et le fournisseur (exportateur) ;
 expédition des marchandises et envoi des documents à la banque du fournisseur (banque
remettante) ;
 envoi des documents à la banque du client (banque présentatrice). La banque remettante
transmet ces documents à la banque présentatrice et lui demande de les remettre à son client
;
 remise des documents au client. La banque présentatrice remet les documents à son client
(acheteur), soit contre paiement, soit contre acceptation en se conformant aux instructions
reçues de la banque remettante. Le client peut ainsi prendre possession de la marchandise ;
 paiement de la banque remettante et du fournisseur.

Quelle est la différence entre remise documentaire et crédit documentaire ?


Le crédit documentaire, ou Crédoc, est l’opération inverse à la remise documentaire, car
la demande est faite par l’acheteur. Il s’agit d’un document financier émis par une banque
émettrice à la demande d’un importateur en faveur d’un exportateur. C’est un engagement pris
par l’établissement bancaire de l’acheteur de garantir au vendeur le paiement des
marchandises contre la remise d’un titre de transport de marchandises.
X

L’objectif du crédit documentaire est de concilier les attentes antagonistes du vendeur et de


l’acheteur dans un contexte de commerce international : le vendeur veut être payé du montant
convenu à la date prévue dans le contrat. L’acheteur, quant à lui, veut être livré des
marchandises commandées conformément à ce qui a été prévu, tout en s’assurant de ne pas
payer le vendeur avant que ce dernier ait rempli ses obligations contractuelles.

Le crédit documentaire, côté réglementaire


Le crédit documentaire est régi par les Règles et usances uniformes de la Chambre de
commerce international. Il est donc juridiquement indépendant du contrat commercial. En cas
de litige, ce sont les termes du crédit documentaire qui seront examinés par le tribunal.
À noter, le crédit documentaire présente deux types de risques : le risque
documentaire (différence entre les mentions portées sur les documents et la marchandise
réellement expédiée) et le risque d’impayés.
Le crédit documentaire est plus compliqué à mettre en œuvre par l’acheteur car son
formalisme est plus lourd. Il est néanmoins très utilisé et procure, sous certaines conditions,
un excellent niveau de sécurisation des affaires à l’international.

Comment choisir entre le crédit documentaire et l'assurance-crédit ?

Quels documents pour la remise documentaire ?


Les documents à fournir sont les bons de commande et de livraison, les factures et la liste de
colisage. Ils doivent être conformes en tous points à ce qui a été établi lors de l'émission de la
remise documentaire.
La « valeur » de la remise documentaire dépend à la fois de la qualité des banques concernées
et des clauses (le « wording » en anglais) intégrées dans la remise documentaire.

Les différents types de remise documentaire


On distingue :
 les documents contre paiement (D/P) : ils sont transmis à l’acheteur par la banque
uniquement contre paiement immédiat ;
 les documents contre acceptation (D/A) : ils sont remis à l’importateur s’il signe un effet
de commerce (traite) dans lequel il s’engage à régler la somme due dans un délai précis.
Même si la traite peut être escomptée, ce type de remise documentaire est moins sécurisé
financièrement pour le vendeur.

Quels sont les avantages de la remise documentaire ?


Globalement, la remise documentaire est simple, peu onéreuse et rapide, car la marchandise
est ainsi envoyée très rapidement à l’international. Ses principaux avantages sont :
X

 plus simple et moins chère à mettre en place que le crédit documentaire ;


 technique de paiement facile pour le vendeur ;
 pas besoin d’avoir recours à une ligne de crédit ;
 les documents ne sont pas contrôlés par les banques ;
 les marchandises peuvent être vérifiées avant le règlement.

Quels sont les inconvénients de la remise documentaire ?


La remise documentaire n'accorde qu'une sécurité relative à l’exportateur, notamment en cas
de désistement de l'importateur ou si la banque présentatrice omet d'exiger le paiement contre
la remise des documents.
Les inconvénients sont liés au fait que les banques ne sont pas engagées comme pour un
crédit documentaire. Il n’y a donc aucune garantie bancaire de paiement ni de garantie sur la
bonne gestion du procédé par la banque présentatrice.

Des précautions pour réduire les risques


Pour réduire les risques liés à la remise documentaire, quelques précautions seront utiles :
donner des instructions précises à la banque présentatrice, envoyer les documents originaux à
la banque et en aucun cas directement à l’acheteur, fixer le délai de paiement à partir d’un fait
générateur maîtrisé (par exemple l’émission du bon de livraison), expédier par voie maritime,
et enfin libeller le bon de livraison à l’ordre de la banque.

Impayés & Risque client

Comment choisir entre le crédit documentaire et l'assurance-crédit ?

30/03/2017
Blog > Impayés & Risque client > Comment choisir entre le crédit documentaire et
l’assurance-crédit ?

Les transactions commerciales à l’international comportent un risque qu’il convient de


couvrir. Nous vous aidons à arbitrer entre le crédit documentaire et l’assurance-crédit,
deux protections différentes à l’export, qui possèdent chacune leurs atouts tout en
pouvant s’avérer complémentaires.

Le crédit documentaire (ou crédoc), une protection à l’export


Moyen de paiement utilisé pour les échanges commerciaux à l’international – notamment les
transactions dépassant les 50 000 € – le crédit documentaire est apprécié pour sa sécurité.
Le crédoc repose sur une convention qui fait intervenir plusieurs acteurs :
 l’acheteur (le donneur d’ordre) ;
 le fournisseur (le bénéficiaire) ;
X

 l’établissement bancaire de l’acheteur (la banque émettrice) ;


 l’établissement bancaire du fournisseur (la banque
notificatrice).

Le crédit documentaire protège à la fois le vendeur (le fournisseur) et l’acheteur : le


premier bénéficie d’une garantie de paiement, tandis que le second est assuré de recevoir la
marchandise commandée ou la prestation souhaitée. Pour une couverture maximale qui
intègre les risques d’impayés, on emploie le crédit documentaire confirmé. Ce dernier fait
intervenir un troisième établissement bancaire (la banque confirmatrice), qui apporte sa
confirmation en plus de celle de la banque émettrice. Il s’agit généralement d’une grande
banque internationale, ou d’un établissement situé dans le pays de l’acheteur, mais cela peut
aussi être la banque notificatrice. Cette double garantie protège ainsi l’acheteur du risque
pays (catastrophe climatique, crise politique ou économique), ce qui est particulièrement
apprécié pour les destinations les plus exotiques.

Le crédit documentaire
Engagement d’une banque de payer un fournisseur, pour le compte d’un acheteur importateur,
contre remise de documents prouvant la livraison effective de la marchandise ou la réalisation
de la prestation.

1.
Demande de l’acheteur à sa banque

2. Confirmation de la banque émettrice à celle du fournisseur

3. Transmission des documents de transport de l’exportateur à la banque émettrice via la


banque notificatrice (et confirmatrice éventuellement)

4. Déblocage des fonds vers la banque notificatrice après vérification des documents

Assurance crédit

Assurance garantissant les fournisseurs contre les risques d’impayés des acheteurs.
L’assurance-crédit couvre un certain niveau d’encours et indemnise les fournisseurs en cas de
défaillance de l’acheteur.
1.
Demande de garantie du fournisseur auprès de l’assureur-crédit (en quelques clics avec un
extranet)

2. Réponse rapide de l’assureur-crédit (généralement sous 48 heures)

IV- Contrôle Liquidation et acquittement des droits et taxes

5.1 Liquidation des droits et taxes


X

On désigne sous le terme de "liquidation douanière" la détermination du montant des


droits et taxes dus par le déclarant à l'administration douanière lors d'une opération
d'importation : droits de douane, taxes, droits d'accises, TVA...
Elle obéi aux articles suivants :

Art. 119. – Sauf application des dispositions transitoires prévues par l’article 13 ci-dessus, les
droits et taxes à percevoir sont ceux qui sont en vigueur à la date d’enregistrement de la
déclaration en détail.
Art. 120. – En cas d’abaissement du taux des droits des douanes, le déclarant peut demander
l’application du nouveau tarif plus favorable que celui qui était en vigueur à la date
d’enregistrement de la déclaration pour la consommation, si l’autorisation prévue à l’art 125
du présent Code n’a pas encore été donnée.
Art. 121. – Les droits et taxes exigibles pour chaque article d’une même déclaration sont
arrondis à l’Ariary inférieur.

5.2 Paiement au comptant

Art. 122. – 1° Les droits et taxes liquidés par l’Administration des Douanes sont payables au
comptant;
2° Les agents chargés de la perception des droits et taxes sont tenus d’en donner
quittance ou de mettre à disposition des redevables les quittances électroniques;
(Loi n° 2020-013 du 24/12/20 portant LFI pour 2021)
3° Les registres de paiement des droits et taxes peuvent être constitués par des
feuillets établis par des procédés mécanographiques ou électroniques et ensuite reliés.

Art. 123. – 1° Les droits et taxes ne sont pas dus sur les marchandises dont l’Administration
des Douanes accepte l’abandon à son profit ;
2° Les marchandises dont l’abandon est accepté par l’Administration des Douanes
sont vendues aux enchères publiques par cette dernière dans les mêmes conditions que les
marchandises abandonnées par transaction.

5.3 Calcul des droits de douane, des taxes, et de la liquidation

Pour simplifier, tous les montants sont en euros

5.3.1 Calcul des droits de douane :

Ils sont calculés sur la VALEUR en DOUANE à laquelle on applique un % (TEC). La valeur
en douane est la valeur à l’entrée de l’UE. Mais comment se calcule cette valeur en douane ?
Elle n’est pas la même selon le mode de transport. Quel est le MODE de TRANSPORT

1) En transport MARITIME
Dans ce cas, c’est simple, la valeur en douane est la valeur CIF. Souvent vous l’aurez calculée
dans la question précédente.
Ex : vous venez de calculer un CIF Rotterdam de 15 000 €, pour une marchandise importée
d’Asie. On vous indique que le taux de droit de douane pour cette marchandise importée est
de 3%
DD = 15 000 x 3% = 450 €
X

2) En transport AERIEN
Dans ce cas, la valeur en douane se calcule sur un incoterm mais il y aura des retraitements à
faire sur cet incoterm.
Hypothèse 1 : vous avez comme base de travail un incoterm CIP Roissy
La valeur en douane = CIP Roissy;
on doit vous donner le coefficient d’aéroport qui correspond au % du fret principal jusqu’à
l’entrée dans l’UE.
A ne pas confondre avec la valeur statistique qui est la valeur des marchandises à la frontière
nationale (France) hors DD. Je rappelle que la valeur transactionnelle est normalement, celle
de la facture.

Ex : coefficient aéroport de 80%, le CIP Roissy est de 75 000 €, le coefficient aéroport de


80% et le prix du fret principal de 2 500€
Valeur en douane = 75 000 – (20% de 2 500€ soit 74 500€)
Si le Tec est de 4% alors DD = 74 500 x 4% soit 2 980€

Hypothèse 2 : vous avez comme base de travail un incoterm FCA New York
Si le FCA New York est de 15 000 €, le coefficient aéroport de 80% et le prix du fret principal
de 3 000€
Valeur en douane =15 000 + 80% de 3 000€ soit 17 400 €
Si le Tec est de 4% alors DD = 17 400 x 4% soit 696 €

Hypothèse 3 : vous avez comme base de travail un incoterm EXW


Si le EXW Washington est de 7 000 €, le coefficient aéroport de 80% et le prix du fret
principal de 3000€ et pré-acheminement de 200€
Valeur en douane = 7 000 € + 200 € + 80% de 3 000 € soit 9 600 €
Si le Tec est de 4% alors DD = 9 600 € x 4% soit 384 €

II. Calcul de la TVA :

Base de calcul de la TVA : 2 possibilités de calcul…

1ère possibilité : à partir de l’incoterm


Assiette = incoterm CIP + DDD + post-acheminement (on oublie les coef aéroport, on
réfléchira pourquoi...)
Ex1 :Le CIP Roissy est de 75 000 €, Post-acheminement de 150 €. DDD=2980 €
Assiette de TVA = 75 000€ + 2 980€ + 150€= 78 130 €
Ex2 :Le FCA New York est de 15 000 le prix du fret principal de 3 000€, DDD = 696€ et
post-acheminement de 150€
Assiette de TVA = 15 000€ + 3000€ + 696€ + 150€ = 18 846 €
Ex3 :Le EXW Washington est de 7 000 €, le prix du fret principal de 3 000€, pré-
acheminement de 200€, Post-acheminement 150€ et DDD = 384 €
Assiette de TVA = 7 000€ + 200€ + 3 000€ +384€ + 150 € = 10 734 €
2ème possibilité : à partir de la valeur en douane,
Assiette = Valeur en douane majorée de la part du fret en UE déduite précédemment +
Droits de Douane + tous les frais de la frontière UE jusqu’au lieu de destination
Ex1 :Le CIP Roissy est de 75 000 €, le coefficient aéroport de 80% et le prix du fret principal
de 2500€.
Valeur en douane trouvée de 74 500€. Post-acheminement de 150 €. DDD=2980 €
X

Assiette de TVA = 74 500€ + 20% du fret en France + 2980€ + 150€ = 78 130€


Ex2 :Le FCA New York est de 15 000 €, le coefficient aéroport de 80% et le prix du fret
principal de 3 000€. Valeur en douane trouvée de 17 400 €. Post-acheminement de 150 €.
DDD = 696 €
Assiette de TVA = 17 400 € + 20% du fret en France + 150€ + 696€ = 18 846€
Ex3 :Le EXW Washington est de 7 000 €, le coefficient aéroport de 80% et le prix du fret
principal de 3000€ et pré-acheminement de 200€. Valeur en douane trouvée de 9 600 €. Post-
acheminement 150€. DDD = 384 €
Assiette de TVA = 9 600€ + 20% de 3 000€ + 150€ + 384 € = 10 734 €
Calcul de la TVA :
il suffit d’appliquer à l'assiette trouvée le taux ! Assiette de TVA trouvée : 10 734 € et taux de
TVA de 19.6%
Montant de la TVA = 19.6% x 10 734 € = 2 103,80€
Cette somme est arrondie à l'euro le plus proche, en application des règles de la comptabilité
publique.
Soit 2 104 €
Liquidation douanière :

DDD + montant de la TVA


DDD = 384€ et TVA=2 104€
alors liquidation douanière de 384€+2 104€=2 488€

PRINCIPALESMONNAIESETRANGERES

PAYS UNITESETDIVISIONS

Allemagne 1Euro=100cents
Argentine 1Persoargentin=100centravos
Australie 1Dollaraustralien=100cents
Autriche 1Euro=100cents
Belgique- Luxembourg…………………1 Euro = 100 centsBolivie 1Peso=100centavos
Brésil 1Cruzeiro=100centavos
Bulgarie Lev=100stitinki
Burundi 1FrancduBurundi=100centimes
Canada 1Dollarcanadien=100cents
Ceylan 1Roupiecinghalaise=100cents
Chili 1Escudo=100centimes=1.000pesos
Chypre 1Euro=100cents
Colombie 1Pesocolombien=100centavos
Cuba……………………………………………..
X

1Pesocubain=100centavosDanemark 1Euro=100cents
Egypte 1Livreégyptienne=100centavos
Equateur 1Sucre=100cents
Espagne 1Euro=100centimes
Estonie 1Euro=100cents
Etats-Unis 1Dollar=100cents
Finlande 1Euro=100cents
France 1Franc=100centimes
GrandeBretagne 1Livresterling=100cents
Grèce 1Euro=100cents
Hong-Kong 1Dollar=10cents
Hongrie 1Euro=100cents
Inde 1Roupie=100nayepaise
Iran………………………………………………1 Rial = 100 dinarsIrak
1Dinar=5rials=1.000agorot
Islande 1Euro=100cents
Israël 1Livreisraélinne=1.000agorot
Italie 1Euro=100cents
Japon 1Yen=100sen
Lettonie 1Euro=100cents
Libye 1Livrelibyenne=100piastres=1.000millièmes
Lituanie 1Euro=100cents
Malaisie 1DollardeMalaisie=100cents
Malte 1Euro=100cents
Mexique 1Pesomexicain=100centavos
Nigéria 1NaÏra=100kobos
X

Norvège 1Couronnenorvégienne
Nouvelle-Zélande………………………1 Dollar néo-zélandaisPakistan
1Roupie=100centavos
Pays-Bas 1Euro=100cents
Pérou 1Sol=100cents
Pologne 1Euro=100cents
Portugal 1Euro=100cents
République Démocratique duCongo 1Zaïre=100makoutas
République Tchèque………………...1 Euro = 100
centsRoumanie…………………………………1Leu=100BaniRwanda
1FrancduRwanda=100centimes
Sao Tomé et principe………………..1 Dobra = 100
centavosSingapour……………………………......1Livresoudanaise=100piastre=1.000millièmesSoud
an 1Euro=100cents
Suède 1Euro=100cents
Suisse 1Euro=100cents
Slovaquie 1Euro=100cents
Slovénie 1Euro=100cents
Tchécoslovaquie………………………..1couronnetchécoslovaques=100hellerTurquie
1Euro=100cents
Union Soviétique………………………..1 Rouble = 100 kopecksUnion Sud-
Africaine…………………..1 Rand = 100 centsUruguay 1Peso=100centesimos
Venezuela 1Bolivar=100centimes
Yougoslavie 1Dinar=100paras
Zambie1Kwacha=100ngwee
Zimbabwe……………………………….. 1DollarduZimbabwe=100cents
X
X

Vous aimerez peut-être aussi