Cours de Mécanique Générale L1 Chimie
Cours de Mécanique Générale L1 Chimie
N’GUESSO
FACULTE DES SCIENCES APPLIQUEES
Introduction générale 1
0.1 Grandeurs Physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
0.2 Unités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
0.3 Équations aux dimensions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
0.4 Nombres sans dimensions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
0.5 Produit scalaire et produit vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
0.5.1 Détermination d’un vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
0.5.2 Produit scalaire et norme d’un vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . 5
0.5.3 Produit vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3 TRAVAIL ET ÉNERGIE 24
3.1 Travail et Puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.2 Énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.2.1 Énergie cinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Université Denis SASSOU N’GUESSO iii Dr. Aubin Lauril LOMANGA OKANA
Faculté des Sciences Appliquées Email: aubinlauril@[Link]
Introduction
La ”Mécanique est la science qui à pour objet la prévision des mouvements connaissant
les forces s’exerçant sur un système, ou la détermination des forces du système tenant
compte de son mouvement ou sa position”.
Le présent cours de Physique Générale, Mécanique, est destiné aux premières années de
Licences de Chimie de la Faculté des Sciences Appliquées de l’Université Denis SASSOU
N’GUESSO.
Ce cours s’articulera autour des chapitres suivants :
-Cinématique du point matériel
-Principe de la dynamique du point matériel et ses applications
-Travail et Énergie
-Dynamique des systèmes de points matériels
-Dynamique des solides en rotation autour d’un axe
-Introduction à la Mécanique des fluides
La notion de composition du mouvement est introduite en cinématique pour étudier les
mouvements complexes, la force est décrite de façon phénomélogique, la relation fonda-
mentale de la dynamique est rappelée, puis généralisée dans le cas d’un référentiel non
galiléen en apportant aux forces galiléennes des corrections, à savoir les forces d’inertie.
La notion du travail élémentaire est introduite pour générer une expression du travail
applicable dans toutes les situations. Le modèle solide indéformable (parfait) est décrit en
général, et en particulier son mouvement de rotation autour d’un axe est étudié ; ensuite,
un tableau d’équivalence entre les mouvements de rotation et linéaire est proposé. Enfin,
une introduction à la mécanique des fluides est donnée en se limitant à l’écoulement des
fluides parfaits incompressibles.
Ce cours vise donc à faire acquérir à l’apprenant les connaissances essentielles en
Mécanique, qui lui permettront de comprendre et d’expliquer la plupart des phénomènes
de la vie courante, par exemple la trajectoire d’un ballon de football ou le vol d’un avion,
la stabilité des structures. À l’issue du cours, l’étudiant doit être capable de définir les
concepts et de faire le lien entre la Mécanique et certaines de ses applications.
Préfixe courants
Préfixe sens Conversion Données utiles
femto(f) 10−15 1eV = 1, 6.10−19 j g (acc. de la pésenteur)=9, 80m/s2
pico(p) 10−12 1cal = 4,19j G(C gravitationnelle)=6, 67.10−11 N.m2 /kg 2
te
0.2 Unités
Le système international est basé sur 7 grandeurs fondamentales.
Chaque unité reçoit des mesures de référence les plus précises possibles, ce qui implique
une évolution avec les précisions disponibles de l’époque. Par exemple :
1 m : longueur parcouru par la lumière dans le vide pendant 1/299 792 458 s (auparavant,
il s’agissait d’une barre de platine iridié à la température de 20o C → Pavillon de Breteuil).
1 kg : masse du prototype international → Pavillon de Breteuil.
1 s : durée de 9 192 631 770 périodes du rayonnement correspondant à la transition de 2
niveaux hyperfins de base du Cs 133. La définition précédente (en gros 1/31 556 925,9747
−→ −→ →
− →
− →
−
Le vecteur OA s’écrit : OA = xA i + yA j + zA k
−−→ −−→ →
− →
− →
−
Le vecteur OB s’écrit : OB = xB i + yB j + zB k
−→ −→ −→ −−→ −→ −−→ →
−
Le vecteur AB se calcule aisément : AB = AO + OB = −OA + OB = (xB − xA ) i +
→
− →
−
(yB − yA ) j + (zB − zA ) k
→
− →
− →
−
i j k
→
− →− →
− Uy Uz →
− Ux Uz →
− Ux Uy
U ∧V = Ux Uy Uz = i − j + k
Vy Vz Vx Vz Vx Vy
Vx Vy Vz
→
− →
− →
−
= i (Uy Vz − Vy Uz ) − j (Ux Vz − Vx Uz ) + k (Ux Vy − Vx Uy )
→
− → − →
− → −
Remarque : U ∧ V = − V ∧ U
→
− − →
− − → →
−
On pourra vérifier ou démontrer que → −a ∧(b ∧→ c ) = b .(→a .−c ) − →
−c (→−
a . b ), relation
dite :«Back cab».
CINÉMATIQUE DU POINT
MATÉRIEL
Figure 1.1 – Système de coordonnées cartésiennes : repère dans un plan (a) et dans
l’espace (b).
−−→
OM = x→
−
ux + y →
−
uy + z →
−
uz (1.1)
d−
u→ →
−
Alors, les vecteurs unitaires (→
−
ux , →
−
uy , →
− d−
u→ d−
y
→
u
uz ) étant fixes dans R, on a : dt
x
= dt
= dt
z
= 0,
d’où
→
− dx →
− dy − dz −
V (M ) = ux + → uy + → uz (1.3)
dt dt dt
Dans la notation pointée de Newton, le vecteur vitesse s’écrit :
→
−
V (M ) = ẋ→
−
ux + ẏ →
−
uy + ż →
−
uz (1.4)
−
→ −−→
Le vecteur accélération s’écrit : →
−
a (M ) = dV
dt
= dOM 2
dt2
= dẋ →
dt x
−
u + dẏ →
dt y
−
u + dż →
dt z
−
u
→
− →
− →
− →
−
a (M ) = ẍ i + ÿ j + z̈ k (1.5)
→
−
-le système de coordonnées cylindriques (ρ, θ, z) de base (→
−
uρ , →
−
uθ , →
−
uz ≡ k )
−−→
OM = ρ→
−
uρ + z →
−
uz , (1.6)
−−→
⇒ dOM = dρ→
−
uρ + ρdθ→
−
uθ + dz →
−
uz , (1.7)
→
− −−→
dρ →
− −
→
dz →
−
Le vecteur vitesse s’écrit : V (M ) = dOM
dt
= u
dt ρ
+ ρ ddt
uρ
+ u ,
dt z
−
→ −→
Or ddt
u ρ
= ddθ
u ρ dθ
= dθ →
−
u
dt dt θ
d’où
→
− dρ − dθ − dz −
V (M ) = → uρ + ρ → uθ + → uz = ρ̇→
−
uρ + ρθ̇→
−
uθ + ż →
−
uz (1.8)
dt dt dt
Le vecteur accélération s’écrit :
−
→
→
−
a (M ) = ddtV = dtd (ρ̇→
−
uρ + ρθ̇→
−
uθ + ż →
−
uz ) = d
(ρ̇→
−
uρ ) + d
(ρθ̇→
−
uθ ) + d
(ż →
−
uz )
dt dt dt
→
−
a (M ) = (ρ̈ − ρθ̇2 )→
−
uρ + (ρθ̈ + 2ρ̇θ̇)→
−
uθ + z̈ →
−
uz (1.9)
−−→
OM = ρ→
−
uρ , (1.10)
−−→
⇒ dOM = dρ→
−
uρ + ρdθ→
−
uθ , (1.11)
→
− dρ − dθ −
V (M ) = → uρ + ρ → uθ = ρ̇→
−
uρ + ρθ̇→
−
uθ (1.12)
dt dt
Le vecteur accélération s’écrit :
→
−
a (M ) = (ρ̈ − ρθ̇2 )→
−
uρ + (ρθ̈ + 2ρ̇θ̇)→
−
uθ (1.13)
−−→ −−→ →
− →
− →
−
OM = r→
−
ur , r = ||OM || →
−
ur = sinθcosϕ i + sinθsinϕ j + cosθ k (1.14)
−−→
avec →
−
ur = OM
−−→
||OM ||
−−→
dOM = d(r→
−
ur ) = dr→
−
ur + rd→
−
ur (1.15)
d→
− −
→
∂u −
→
∂u
Or ur = ∂θ
r
dθ + ∂ϕ
r
dϕ
−−→
⇒ dOM = dr→
−
ur + rdθ→
−
uθ + rsinθdϕ−
u→
ϕ (1.16)
−−→
→
− dOM dr − dθ − dϕ →
V (M ) = = → ur + r → uθ + rsinθ. − uϕ (1.17)
dt dt dt dt
→
−
où en notation pointée de Newton : V (M ) = ṙ→
−
ur + rθ̇→
−
uθ + rϕ̇sinθ−
u→
ϕ
−−→ −−−→
→
− d2 OM dV (M ) d −
a (M ) = 2
= = (ṙ→
ur + rθ̇→
−
uθ + rϕ̇sinθ−
u→
ϕ) (1.18)
dt dt dt
−→ −→
or dUθ
= − dθ →
−
u + dϕ
cosθ→
−
uθ et dUϕ
= − dϕ (sinθ→
−
ur + cosθ→
−
uθ )
dt dt θ dt dt dt
→
−
a (M ) = (r̈ − rθ̇2 − rϕ̇2 sin2 θ)→
−
ur + (rθ̈ + 2ṙθ̇ − rϕ̇2 sinθcosθ)→
−
uθ + (rϕ̈sinθ + 2ṙϕ̇sinθ + 2rθ̇ϕ̇cosθ)−
u→
(1.19)
ϕ
Le trièdre de référentiel est constitué des vecteurs de base, et selon le point origine sur
lequel on place ce trièdre, on a les référentiels :
-géocentrique (centre de la terre) ;
-terrestre (surface de la terre) ;
-héliocentrique ou de copernic (centre de masse du système solaire).
Soit un point M(x,y,z) repéré dans R, le mouvement de ce point est donc donné par les
fonctions x = x(t), y = y(t), z = z(t), qui constituent l’équation paramétrique de la
trajectoire.
−−→ −−→
−
→ OM (t2 ) − OM (t1 )
Vm = (1.20)
t2 − t1
Vitesse instantanée :
dx
−−→ −−→ −−→ ! dt
= ẋ
→
− OM (t2 ) − OM (t1 ) dOM →
−̇
dy
V (M/R ) = lim = = r ⇒ = ẏ (1.21)
−→ t2 − t1 dt dt
dz
R = ż
dt
→
− →
−
−
→ V (t2 ) − V (t1 )
γm (M ) = , et [||−
γ→
m ||] = m.s
−2
(1.22)
t2 − t1
Accélération instantanée :
d2 x
→
− →
− →
−! −−→ !
dt2
= ẍ
d2 OM
→
− V (t2 ) − V (t1 ) dV →
−̈
d2 y
γ (M/R ) = lim = = = r ⇒ = ÿ (1.23)
−→ t2 − t1 dt dt2 dt2
d2 z
R R = z̈
dt2
Rémarque :
-L’ensemble des positions occupées par l’extrémité du vecteur position est la trajectoire
du mouvement, tandis que l’ensemble des positions occupées par l’extrémité du vecteur
vitesse est l0 hodographe du mouvement.
Exercices d’applications
1.
La position d’une particule est donnée par la fonction x = (−t3 + 3t)m, où t est en
seconde (s).
1. Donner, tout en justifiant, la trajectoire de cette particule.
2. Calculer la position, la vitesse et l’accélération de la particule à t = 2s.
2
La position d’une voiture est schématisée dans le graphe ci-après.
→
− →
− ds
V (M/R ) = v →
−
τ , ou v = || V (M/R )|| = (1.25)
dt
Le vecteur accélération s’écrit :
→
− dv − v2 →
γ (M/R ) = → τ + −
n = γt →
−
τ + γn →
−
n =→
−
γt + →
−
γn (1.26)
dt Rc
où :
−→−
τ est le vecteur tangent à la trajectoire au point M et orienté dans le sens du
mouvement ;
−→−
n est le vecteur unitaire normal dirigé vers le centre de courbure de la trajectoire
du point M ;
−
→
−Rc est le rayon de coubure de la trajectoire en M.
→
− →
− − →
Le repère (M ; →
−τ ;→
−
n ; b ), où le vecteur unitaire b = →
τ ∧−
n est appelé le vecteur binormal,
définit le repère de Frénet.
→
− −−→ −−→ −−→ −−→ h−−→ i
0 0
Va (M ) = dOM
dt
= d
dt
OO + O M = d
dt
OO0 + d
dt
O0 M εR0
R −−→ R R R
→
− 0 d 0 →
− −−
0
→
= V (O /R) + dt O M + Ω R0 /R ∧ O M
R0
→
− →
− →
− −−→
= V (M/R0 ) + V (O0 /R) + Ω R0 /R ∧ O0 M
→
− →
− →
−
V (M ) = V (M ) + V (M ) (1.27)
| a{z } | r {z } | e{z }
vitesse absolue vitesse relative vitesse d0 entranement
avec :
→
− →
− −−→
Va (M ) = V (M/R) = dOM dt
→
− →
− −−0−→ R
0 dO M (1.28)
Vr (M ) = V (M/R ) = dt
R0
→
− →
− 0 →
− 0 −− →
0
Ve (M ) = V (O /M ) + Ω (R /R) ∧ O M
→
− d2
−−→ →
− →
− →
− →
− −−→
γa (M ) = dt2
OM = dtd V (M/R) = dtd V (M/R0 ) + V (O0 /R) + Ω R0 /R ∧ O0 M
R R R
d →
−
0
d →
−
0 d →
− −−
0
→
= V (M/R ) + dt V (O /R) + dt Ω R0 /R ∧ O M
−→ dt R R
−−→ →
d −
→
d −
→
d →
− −
0
d
= dt VR (M ) 0 + dt VR (M )εR
0 + dt VR (O ) + dt Ω R /R ∧ O0 M + Ω R0 /R ∧
0 0
R 0 R R
−−→
d 0 0
dt
O M εR
R −−→ → −−→
→
− −→ d →
− −
= γR0 (M ) + Ω R0 /R ∧ VR0 (M ) + −
−→ γ→
R (O 0
) + dt
Ω 0
R /R ∧ O 0
M + Ω 0
R /R ∧ d
dt
O0 M +
R0
→
− −−→
Ω R0 /R ∧ dtd O0 M εR0
R −−→ →
−→ →
− −→ −
→ d →
− − −→ →
−
= γR (M )+ Ω R0 /R ∧ VR (M )+ γR (O )+ dt Ω R0 /R ∧ O0 M + Ω R0 /R ∧ VR0 (M )+ Ω R0 /R ∧
0 0
0
→− −−→
Ω R0 /R ∧ O0 M
→
− −→ →
− −−→ → − →
− −−→
=− γ→0 (M )+2 Ω 0 ∧ V 0 (M )+ −
R R /R R γ→(O0 )+ d Ω 0
R dt
∧ O0 M + Ω 0 ∧ Ω 0 ∧ O0 M
R /R R /R R /R
→
−
γ (M ) = →
−
γ (M ) + →
−
γ (M ) + →
−
γ (M ) (1.29)
| a {z } | r {z } | c {z } | e {z }
acc. absolue [Link] acc. de coriolis acc. d0 entranement
avec :
2 −−→
→
−
γa (M ) = →
−
γ (M/R) = d dtOM 2
2 −−0−→ R
→
− →
− −
→
γ (M ) = γ (M/R0 ) = γ 0 (M ) = d O M
r R dt2
−−→ → −−→R
0 (1.30)
→
−
−
→ 0 − →
−
γe (M ) = →
−
γ (O0 /R) + d Ω (R /R)
∧ O0 M + Ω (R0 /R) ∧ ( Ω (R0 /R) ∧ O0 M )
dt
→
− →
− →
−
γc (M ) = 2 Ω (R0 /R) ∧ V (M/R0 )
Rémarque :
- La vitesse d’entraînement de M est la vitesse absolue du point (imaginaire) qui
coïncide avec M à l’instant t et supposé fixe dans le repère R0 .
- L’accélération d’entraînement de M est l’accélération absolue du point (imaginaire)
qui coïncide avec M à l’instant t et supposé fixe dans le repère R0 .
Cas particulier :
Quand le repère R0 est en translation par rapport à R,
→
− 0 −−→ → −
Ω (R /R) ∧ O0 M = 0
Par conséquent
( →
− −→ −
→
Va (M ) = VR0 (M ) + VR (O0 )
→
− (1.31)
γa (M ) = −
γ→ −
→ 0
R0 (M ) + γR (O )
Applications
Train
C’est l’exemple le plus simple de changement de référentiel. On considère un voyageur
dans un train qui roule rectilignement. Le référentiel R est celui associé à la terre, le
référentiel R0 , celui associé au train. On est dans le cas de référentiel en translation l’un
par rapport à l’autre. On a donc :
→
−
v voyageur = →
−
v train + →
−
(
v voyageur dans train
→
− →
− →
− (1.32)
γ voyageur = γ train + γ voyageur dans train
axe. On s’intéresse au mouvement de la valve. Nous sommes dans le cas d’un référentiel
en rotation autour d’un axe fixe.
Dans le référentiel R0 , la valve est immobile et donc la vitesse relative est nulle. On a alors
→
− −−→
v valva = →−ve = →
−ω ∧ OM avec → −
ω =→ −
ω R0 /R . En ce qui concerne l’accélération, la vitesse
relative étant nulle, l’accélération relative et l’accélération de Coriolis sont nulles. On a
donc, → −γ valva = →
−
γe . Si, pour simplifier, on suppose en plus que la vitesse angulaire est
−−→
constante, γe = γ ∧ (→
→
− −γ ∧ OM ).
PRINCIPE DE LA DYNAMIQUE
DU POINT MATÉRIEL ET SES
APPLICATIONS
La dynamique est la partie de la mécanique consacrée à l’étude des relations entre les
forces agissant sur les corps et le mouvement de ceux-ci. Elle est principalement basée sur
les lois de Newton, qui sont au nombre de trois.
2.1 Définition
•Système matériel
Un système matériel est un ensemble de points matériels. On distingue :
∗ Le système matériel indéformable : Tous les points matériels constituant le système
restent fixes les uns par rapport aux autres. Ceci correspond à la définition d’un solide en
mécanique.
∗ Le système matériel déformable : Tout système ne correspondant pas à un solide.
Exemple : l’ensemble de deux mobiles autoporteurs indépendants forment un système
déformable.
Le système matériel peut subir des actions ou pas de la part de l’extérieur. En parti-
culier, on distingue :
∗ Le système matériel isolé (ou fermé) : Il n’existe aucune action venant de l’extérieur
et s’exerçant sur le système.
∗ Le système matériel pseudo-isolé : Les actions extérieures agissant sur le système
se compensent (tout se passe comme si il était isolé). Ainsi Sur Terre, un système ne
peut pas être rigoureusement isolé puisqu’il subit obligatoirement son poids. Un mobile
autoporteur sur un plan horizontal est pseudo isolé : la soufflerie du mobile compense le
poids et le mobile se déplace dans le plan horizontal comme si il était isolé (les principales
forces de frottement solide-solide sont éliminées).
•Masse
La masse d’un système caractérise la quantité de matière qui le constitue. L’unité de
n
X −−→ → −
= mi GMi = 0 (2.1)
i=1
Ce point G peut être repéré par rapport à une origine O (voir figure 2.1). En utilisant
la relation de Chasles on obtient l’expression suivante :
n n
X −−→ → − X h−→ −−→i → −
= mi GMi = 0 ⇒ = mi GO + OMi = 0 (2.2)
i=1 i=1
n n
X −→ X −−→ → −
mi GO + mi OMi = 0 (2.3)
i=1 i=1
n
! n
X −→ X −−→
− mi GO = mi OMi (2.4)
i=1 i=1
Pn −−→
−→ i=1 mi OMi
OG = Pn (2.5)
i=1 mi
n
−→ X −−→
mOG = mi OMi (2.6)
i=1
n
X
m= mi (2.7)
i=1
Figure 2.2 – Centre d’inertie G pour un système constitué d’une masse m1 et m2 = 2m1 .
−−−→ −−−→
||GM1 || = 2||GM2 || ⇒ GM1 = 2GM2 (2.8)
Cette équation fait apparaître deux inconnues GM1 et GM2 . Pour résoudre il nous
faut une deuxième équation donnée par :
d
2GM2 + GM2 = d = 3GM2 ⇒ GM2 = = 2cm
3
2d
GM1 = 2GM2 ⇒ GM1 = = 4cm
3
Université Denis SASSOU N’GUESSO 19 Dr. Aubin Lauril LOMANGA OKANA
Faculté des Sciences Appliquées Email: aubinlauril@[Link]
PRINCIPE DE LA DYNAMIQUE DU POINT MATÉRIEL ET SES APPLICATIONS
Le centre d’inertie se situe entre les deux masses, du côté de la masse la plus grande,
le rapport des distances étant égal au rapport inverse des masses.
•Vecteur quantité de mouvement
En physique, il est toujours intéressant de rechercher des grandeurs qui se conservent
dans certains cas au cours de l’évolution du système. Cela permet de prévoir comment le
système va évoluer. L’énergie en est un exemple et le vecteur quantité de mouvement en
est un autre.
Le vecteur quantité de mouvement (noté p ) d’un point matériel de masse m se dépla-
çant avec une vitesse v dans un référentiel donné est défini par :
→
−
p = m→
−
v (2.10)
n n
→
− mi →
− →
−
X X
p = vi = p (2.11)
i=1 i=1
Cette relation peut encore s’écrire, en considérant que les masses sont des constantes
dans le temps :
n −−→ n
!
→
−
X dOMi d X −−→
p = mi = mi OMi (2.12)
i=1
dt dt i=1
−→
→
− d −→ dOG −
→
p = mOG = m = mVG (2.13)
dt dt
Le vecteur quantité de mouvement d’un système matériel est égal au vecteur quantité
de mouvement d’un point matériel fictif confondu avec le centre d’inertie du système où
serait concentrée la masse totale du système.
X→
−
F ext = m→
−
γ (M ) (2.14)
→
−
où [| F |] = N et 1N = kg.m.s−2 .
→
− →
−
F B→A = − F A→B (2.15)
→
− →
− − → −
F = q( E + →
v ∧ B) (2.16)
→
− qA qB −
F A→B = k 2 → er (2.17)
r
avec :
1
-k = 4πε 0
= 9.109 SI, et ε0 est la permitivité du vide ;
−→
-→
−
e = −
r
AB
→ le vecteur unitaire porté par (AB).
||AB||
→
− mA mB →
−
F A→B = −G er , ou G = 6, 67.10−11 SI(C te de gravitation universelle)(2.18)
r2
Notons que le poids d’un corps de masse m est un cas particulier de la force gravita-
tionnelle entre la terre de masse M et ce corps :
→
−
P = m→
−
g , ou →
−
g est la constante de la pesanteur (2.19)
→
−
F = −kx→
−
ex , ou k la constante de raideur du ressort (2.20)
→
−
1. Frottement solide : la réaction R du plan sur lequel s’exerce le frottement à une
−
→ −→
composante tangentielle (Rt ) et une composante normale (Rn ) :
→
− −
→ − →
R = Rt + Rn (2.21)
−
→
La force de frottement, Ff , est telle que :
−
→ − →
Ff = Rt (2.22)
−
→ −
→ −
→ −
→
||Ff || ≤ µc ||Rn || (f rottement statique) ou ||Ff || = µc ||Rn || (f rottement cintique)(2.23)
−
→
Ff = −α→
−
v (2.24)
avec (α > 0) et →
−
v respectivement le coefficient de viscosité et la vitesse.
X −−→ − → − →
m→
−
γr (M ) = Fext + Fic + Fie (2.25)
où
−
→
∗Fie = −m→−γe (M ) (force d’inertie d’entraînement) ;
−
→ →
−
∗Fic = −m γc (M ) (force d’inertie Coriolis ou complémentaire) ;
Dans le référentiel non galiléen, la loi fondamentale de la dynamique s’écrit de la même
façon que dans le référentiel galiléen à condition de tenir compte des forces d’inertie
d’entraînement et de Coriolis ou complémentaire.
TRAVAIL ET ÉNERGIE
→
− − →
− →−
dW = F .d→
r = F . V .dt (3.1)
→
−
Le travail W d’une force F le long d’une portion AB (A→ B) d’une courbe est égal à la
somme des travaux élémentaires :
B
→
− →
Z
W = F .d−
r ; [W ] = J(Joule) (3.2)
A
→
−
Si la force F est constante le long de ce trajet, alors :
B
→
− →
− −→
Z
W =F d→
−
r = F .AB (3.3)
A
La puissance peut être définie comme la vitesse avec laquelle est accompli un travail :
dW →
−−
P = = F→v ; [P ] = W (watts) (3.4)
dt
Soit :
→
−
F = Ft →−τ + Fn →−
n or d→−
r = dr→
−
τ
R→ →
−
− →
F .d r = (Ft τ + Fn →
− →
− −
n )(dr→
−
R
⇒ W− → =
F
τ)
R
W− → = F .dr = W− →
F R t →
− →
−
Ft
→
−
W− → =
Fn
Fn dr. n . τ = 0 car n .→
−
τ =0 puisque →
−
n ⊥→
−
τ
3.2 Énergie
L’énergie est la propriété d’un système capable de fournir du travail.
→ = d 1 mV 2 = dEc
⇒ dW− F 2
d’où
1
Ec = mv 2 (3.5)
2
Définition :
L’énergie cinétique d’un point matériel M, de masse m, animé d’une vitesse de module V,
est égale au demi produit de sa masse par le carré de sa vitesse.
Démonstration :
R P→ − − → R −
→ −
→ R −
→ −
→
WA→B |R = AB F .dM = m dVRdt(M ) .dM = AB mVR (M ).dVR (M )
−
→ − →
Car dM = VR (M ).dt
R V (M ≡B
WA→B |R = V (M ≡A d( 12 mVR2 (M ))
et
WA→B |R = 21 mV 2 (M ≡ B) − 12 mV 2 (M ≡ A)
d’où
Démonstration :
δW−→ = δW−
F
→ + δW−→ + δW−→ = dEc
F Fie Fic
→ →
− −0 →
− −→
or δW− → = Fic .d r
Fic
et d r0 = VR0 (M )dt
−→ →
−
⇒ δW− → = −2m(ΩR0 /R ∧ VR0 (M ))d r 0
Fic
−→ −→
= −2m(ΩR0 /R ∧ VR0 (M ))VR0 (M )dt
−→ −→ −→ −→
= −2mΩR0 /R (VR0 (M ) ∧ VR0 (M )) or VR0 (M ) || VR0 (M )
⇒ δW− → = 0
Fic
car W− → est perpendiculaire au déplacement.
Fic
d’où δW−
→ + δW−→ = ∆Ec
F Fie
→
− −−→
F = −gradEp (x, y, z) (3.7)
−−→
avec gradEp l’opérateur différentiel défini en coordonnées cartésiennes par :
−−→ ∂Ep →
− ∂Ep →
− ∂Ep →
− ∂Ep dEp
gradEp = i + j + k , ou = (3.8)
∂x ∂y ∂z ∂x dx y,z=cte
→
− −−→
En multipliant l’égalité, F = −gradEp par d→
−
r , il dévient :
→
− → − −−→ →
−
F .d r = −gradEp .d r = −dEp
→
− → −
dW−→ = F .d r = −dEp ⇒ dW−→ = −dEp
F F
Em = Ec + Ep (3.9)
Exercices d’application
1.
Une particule M se déplace sur un axe x0 x, la résultante des forces axerçant sur elle
étant Fx = (2x−1)[N ] ; que vaut le travail fourni par cette particule entre les points x = 0
et x = 3.
2.
Une particule, d’énergie potentielle Ep = (10/x)J, avec x en m, se meut suivant l’axe
0
x x ; déterminez la force Fx s’exerçant sur cette particule à x = 8m.
3.
Un point matériel M de masse 2kg se déplace sur l’axe x’x, la force résultante s’exerçant
sur lui est schématisée sur la figure ci-après.
1. Calculez les travaux fournis par M lors des trajets x = 0-2 m et x=0-4 m.
2. La vitesse de M à x=0 m est Vx0 = 4m/s, quelles sont ses vitesses à x=2 m et x=4
m?
4.
Une particule de masse 500g, se déplaçant sur l’axe x’x, subit une force illustrée sur
la figure ci-après.
Pn −−→ Pn −−→
−→ i=1 mi OM i i=1 mi OM i
OG = Pn = , (4.1)
i=1 mi M
→
−
mi →
−
Pn
→
− i=1 vi P →
−
V (G) = = , avec P vecteur quantite du mouvement du systme(4.2)
M M
et
→
−
→
− 1 dP
γ (G) = (4.3)
M dt
La dernière relation s’écrit encore :
→
− X→
dP −
= M→
−
γ (G) = F ext (RF D) (4.4)
dt
Le barycentre (centre de masse) d’un système de points matériels se déplae, dans un
référentiel galiléen, comme le ferait une particule de masse égale à la masse totale du
système et sur laquelle agirait la résultante des forces extérieures (Théorème de centre de
masse).
P→ −
Si le système est isolé, c’est-à-dire F ext = 0, le théorème du centre de masse s’écrit
donc :
→
−
dP →
−
= 0 ⇒ P = constante (loi de conservation de la quantite du mouvement)(4.5)
dt
n n
X X 1
Ec = Eci = mi vi2 (4.6)
i=1 i=1
2
−→
∀A, B(S), ||AB(t)|| = constante (4.8)
R −→ R −→
−→ AS
OAdm OAdm
OG = R = AS (4.9)
AS
dm M
Un solide indéformable exécute en général trois mouvements de translation et trois
mouvements de rotation ; ces mouvements pourraient être réduits à un mouvement de
translation de son centre de masse (G) et d’un mouvement de rotation autour de G (avec
θ l’angle de rotation). Dans le cas d’un mouvement de rotation d’angle θ autour d’un axe
fixe, la vitesse angulaire et l’accélération angulaire sont comme suit :
dθ d2 θ
ω= = θ̇ et α = 2 = θ̈ (4.10)
dt dt
1 1
Ec = M vG2
+ Jω 2 , avec J le moment d0 inertie du solide (4.11)
2 2
Théorème de Huyghens
Le moment d’inertie J d’un solide par rapport à un axe quelconque (∆) est égal au
moment d’inertie JG par rapport à l’axe passant par G parallèle à (∆), augmenté du
produit de la masse M par le carré de la distance d entre les deux axes :
J = JG + M d2 (4.12)
n
!
−→ → −
.→
−
X
Mext = Jα = J θ̈, avec Mext = OAi ∧ F i e ∆o la somme des moments des f orces extrieurs
(4.14
i=1
n n
X →
− →
− X →
−
F i = 0 et Mext = M (Ai , F i )/∆o = 0 (4.15)
i=1 i=1
Il est à noter que le moment d’une force est l’équivalent rotationnel de la force :
→
−
M ( F ) = ±F × d
|{z} (4.16)
bras du levier
Exercices d’application
1.
Deux ballons de masses respectives 500g et 2kg sont reliées par une tige sans masse
de 50 cm de long.
1. Quel est le centre de masse de ce système de balles ?
2. Quelle est la vitesse de chaque balle si elles tournent autour du centre de masse à
40 tours par minute ?
2.
Une poutre (supposée comme solide indéformable) horizontale de 3 m est supportée à
ses deux extrémités par deux fenêtres. Un étudiant de 80 kg est assis à 2 m de l’extrémité
gauche. Les réactions des fenêtres sur la poutre sont verticales ; déterminez ces deux forces.
3.
Un maçon de 80 kg est assis à 2 m du bout d’une poutre en acier de 1450 kg pour
prendre son déjeuner (voir figure ci-après). La tension du câble supportant la poutre est de
15000 N. Ce maçon devrait-il s’inquiéter (chute) ? Justifier scientifiquement votre réponse.
INTRODUCTION À LA
MÉCANIQUE DES FLUIDES
→
−
|| F ||
p= (5.1)
S
[p]=Pa (pascal), 1 Pa≡ 1N/m2 ; 1 atm = 1, 013.105 Pa (pression atmosphérique, notée
souvent po ). On mesure la pression avec un manomètre ; la pression donnée par une jauge
est donnée par
pj = p − p0 = p − 1atm (5.2)
La loi de pascal stipude que ”la pression d’un fluide en un point est la même dans
toutes les directions”.
−−→
gradp = ρ→
−
g (5.3)
dp
= −ρg ⇒ pB = pA + ρgh avec h = zA − zB (5.4)
dz
De (5.6), on tire les conclusions suivantes :
-la pression augmente linéairement en fonction de la profondeur ;
-sur un même plan horizontal, toutes les pressions sont égales (Pressions Isobares).
Exercice d’application
Une jauge de pression sous l’eau indique une pression de 60kPa. Quelle est sa profon-
deur ?
Théorème d’Archimède
Tout corps solide immergé dans un fluide subit de la part de celui-ci une poussée
verticale dirigée de bas en haut et égale au poids du fluide déplacé
FA = ρf Vi g (5.5)
1.
2.
Quelle est la poussée d’Archimède exerçant sur un ballon de diamètre 15 cm, immergé
de moitié dans l’eau ?
Q = Sv (5.6)
avec
v : la vitesse d’écoulement du fluide à travers (S) en (m/s) ;
S : section de la veine fluide en (m2 ) ;
Q : débit volumique en m3 /s
L’équation de continuité, par conservation de la masse : dm1 + M = M + dm2 en
simplifiant M, on aura dm1 = dm2 donc ρ1 .V1 = ρ2 .V2 ou encore ρ1 .S1 .dx1 = ρ2 .S2 .dx2 ;
S1 v1 = S2 v2 (5.7)
Exercices d’application
1.
Un tuyau d’un jardin potager a un diamètre interne de 16 mm. Le tuyau remplit un
seau de 10 L en 20 s.
1. Quelle est la vitesse de l’eau en sortant du tuyau ?
2. Quel diamètre de l’orifice augmenterait la vitesse par un facteur 4 ?
l’Equation de Bernoulli
En appliquant le théorème de l’énergie mécanique au fluide entre t et t’ : « la variation
de l’énergie mécanique est égale à la somme des travaux des forces extérieures.»
∆Em = WF orces de pression
0
⇒ Em − Em = WF orces de pression = F1 .dx1 − F2 .dx2
0
⇒ Em − Em = P1 .S1 .dx1 − P2 .S2 .dx2 = P1 .dV1 − P2 .dV2 or Em = Ep + Ec
en simplifiant on obtient :
dm2 .g.z2 + 21 .dm2 .V22 − dm1 .g.z1 + 21 .dm1 .V12 = Pρ11 .dm1 − Pρ22 .dm2
car ρ = m V
⇒ V = mρ ⇒ dV = dm ρ
la conservation de la masse : dm1 = dm2 = dm, et puisque le fluide est incompressible :
ρ1 = ρ2 = ρ, on abouti à :
V22 −V12
2
+ P2 −P
ρ
1
+ g(Z2 − Z1 ) = 0, l’unité de chaque terme de cette relation est le joule
par kilogramme (J/Kg).
V2 V2
⇒ 22 + Pρ2 + g.z2 = 21 + Pρ2 + g.z2
D’après la relation ci-dessus on peut alors écrire l’équation de Bernoulli :
V12 V2
P1 + ρgz1 + ρ = P2 + ρgz2 + ρ 2 (sur ligne de courant) (5.8)
2 2
2.
L’eau d’un système d’irrigation coule dans les tuyaux montrés dans la figure ci-après.
La vitesse de l’eau dans le tuyau inférieur est de 5 m/s et une jauge de pression lit 75
kPa. Quelle est la valeur donnée par la jauge de pression du tuyau supérieur ?