Quantité d'alcool dans le mazoute
Quantité d'alcool dans le mazoute
Faculté de technologie
Département de génie des procédés
BOUZERDOUNA Abdelmounaim
BENDJAMA Mohamed Ali
BENAZIZA Chaima
Introduction
Les alcools ont été utilisés comme carburant. Les quatre premiers alcools aliphatiques
(méthanol, éthanol, propanol et butanol) présentent un intérêt en tant que carburants car ils
peuvent être synthétisés chimiquement ou biologiquement et présentent des caractéristiques qui
leur permettent d’être utilisés dans des moteurs à combustion interne. La formule chimique
générale pour le carburant à base d’alcool est C nH 2n + 1 OH.
I.1. Nomenclature
On appelle alcool un composé dans lequel un groupe caractéristique hydroxyle -OH est lié
à un atome de carbone saturé.
La chaîne principale est la chaîne la plus longue qui porte le groupe -OH. La numérotation
de la chaîne est choisie de façon que le groupe -OH ait le numéro le plus petit. Le nom de
l’alcool est formé en ajoutant le suffixe Ol au nom de l’hydrocarbure possédant le même
nombre d’atomes de carbone que la chaîne principale.
Les trois alcools suivants ont pour formule C4H10O. Ce sont des isomères de position.
I.2. Classification des alcools
I.2.1. Alcools primaires
Un alcool est dit primaire si le carbone fonctionnel portant la fonction –OH est lié à un seul
carbone [1].
R CH2 OH
[Link] secondaires
Un alcool est dit secondaire si le carbone fonctionnel portant la fonction –OH est lié à deux
carbones [1].
R1 C OH
R2
I.2.3. Alcohols tertiaries
Un alcool est dit tertiaire si le carbone fonctionnel portant la fonction –OH est lié à trois
Carbones [1].
R3
R1 C OH
R2
I.3. Présentation de la molécule d’éthanol
L’éthanol, l’alcool ou encore l’alcool éthylique sont toutes les trois des appellations qui
désignent la même molécule qui est composée de deux atomes de carbone (C), six atomes
d’hydrogène (H) et d’un atome d’oxygène (O). Les formules brutes et semi-développées de la
molécule d’éthanol sont respectivement le C2H6O, le C2H5OH et le CH3-CH2-OH (Figure I.1).
Figure I.1 : Molécule d’alcool éthylique. Source : Tiré de Leiden Observatory (2007)
1
Partie théorique
L’éthanol est obtenu à partir d’un processus de fermentation anaérobie des sucres
naturels(ex. : grains de céréales), généralement retrouvés dans les produits biologiques, suivi
d’une distillation sous l’action des levures pour la fabrication notamment de boissons
alcoolisées tel que le vin ou encore la bière. C’est à partir du XIXème siècle que le mot « alcool
» a commencéà faire référence uniquement à des composés chimiques ayant des caractéristiques
communes, soit des oxydes d’alcanes ayant subit une substitution de l’atome d’hydrogène par
un groupement hydroxyle (OH) au niveau d’un atome de carbone (CNRS, 2007). En ce qui
concerne ses propriétés physiques, l’alcool éthylique est un composé incolore, volatil,
hygroscopique, miscible à l’eau et à l’alcool (INRS, 1997). Reconnu pour ses qualités de
solvant pour les graisses et les matières plastiques (INRS, 1997), son odeur est détectable à
des concentrations variant entre 10 et 350 ppm. En résumé, ses principales propriétés physiques
sont résumées au niveau du tableau suivant (Tableau 1.1) [2].
Tableau I.1 : Propriétés physiques de l’éthanol
2
Partie théorique
Depuis les années 70, l’éventail des applications industrielles de l’éthanol s’est étendu à
l’industrie des carburants au point de vouloir en faire, dans des pays comme le Brésil, la
principale source d’énergie pour les moteurs à essence. À titre d’information, il est important
de souligner que son utilisation en tant que carburant remonte à l’année 1876 lorsque le premier
moteur à combustion utilisant de l’essence à l’éthanol a vu le jour grâce au scientifique
Allemand Nicolaus August Otto (Centre info-énergie, 2007). En 1880, Henry Ford équipe ses
quadricycles avec des moteurs semblables pour faire de l’éthanol, en 1908, le principal
combustible de son modèle « T ». C’est ainsi que la première usine de fermentation d’éthanol,
à des fins de production de carburant, voit le jour dans l’État du Kansas aux États- Unis (Centre
info-énergie, 2007). Dans les années 1930, l’éthanol ou encore le gazohol(mélange d’éthanol
et d’essence), produit à partir de maïs, est offert dans plus de 2 000stations réparties dans
le Mid West américain (Centre info-énergie, 2007). Pour des raisons decoûts de production, les
années 40 marquent le retour des carburants, fabriqués à base de pétrole, comme source
d’énergie pour les véhicules [5].
PROCÉDÉS DE
PRODUIT DE BASE PRODUITS FINAUX
TRANSFORMATION
Fibre synthétique et antigel
Agents tensioactifs,
épuration de gaz
Procédés de déshydratation Peintures, vernis et textiles
Tuyaux, tubes de plastique,
semelles de soulier et
produits électriques
Agents nettoyants
ÉTHANOL
Procédés de Polyesters
déshydrogénation Agents plastifiants, solvants
Acétates (Éthyles, Butyle
etc.)
Acétates cellulosiques (fils
Procédés d’oxydation textiles, filtres de cigarette
etc.)
Acétate de polyvinyle
(treillis et résine)
Tableau I.2 : Principales voies de traitement de l’éthanol
Source : Tiré de la CNUCED (2007a)
I.5. Procédés de fabrication de l’éthanol
La production d’éthanol passe par une fermentation anaérobique des sucres suivie
d’une distillation. Bien que ces deux étapes soient communes aux différentes filières, les
procédés defabrication diffèrent selon le type de biomasse. Par opposition aux molécules les
plus fermentescibles, les sucres aux structures complexes requièrent des traitements préalables
avant de pouvoir se rendre disponibles pour subir une fermentation. L’objectif de cette section
est de faire la lumière sur les grandes étapes de fabrication de l’éthanol à partir des plantes
sucrières (canne à sucre et betterave) et amylacées (blé et maïs) et à partir de la biomasse
lignocellulosique pour finalement dresser un bref aperçu des nouvelles filières émergentes de
biocarburants [6].
3
Partie théorique
DÉCOUPAGE DE LA
BETTERAVE
JUS DE DIFFUSION
SIROP
FERMENTATION
DISTILLATION
ÉTHANOL
Les plantes sucrières et amylacées ne sont pas les seules sources de sucre biologique à partir
desquelles l’éthanol peut être produit (Figure 1.3). La biomasse lignocellulosique (partie verte
des plantes) est une matière première qui fait appel à des procédés de fabrication différents
compte tenu de la structure des molécules qui la composent (CETC, 2006). La biomasse
lignocellulosique forme une matrice rigide difficile à déstructurer (IFP, 2006a). Au niveau
moléculaire, cette matrice comporte des fractions cellulosiques et hémicellulosiques, qui sont
des sources potentielles de sucre, associées à une fraction de lignine qui par contre ne peut
donner d’éthanol par fermentation (IFP, 1999). À l’heure actuelle, des efforts considérables
sont fournis en matière de recherche, en particulier aux États-Unis et en Europe, pour améliorer
les procédés de fabrication de manière à rendre plus compétitif la filière lignocellulosique
(Ballerini et Alazard-Toux, 2006). En France, l’Institut français du pétrole (IFP) est impliqué
dans le « Plan national de la recherche sur les biocarburants » et est leleader du projet «
New Improvement for Ligno-cellulosic Ethanol » (NILE) [8].
4
Partie théorique
À l’heure actuelle, deux types de biocarburants sont commercialisés sur le marché. L’éthanol
d’une part, destiné aux véhicules propulsés à l’essence, et les esters méthyliques d’huilevégétale
(EMHV) d’autre part, issus des plants de colza, de tournesol, de soja ou de palme destinés aux
moteurs propulsés au gasoil communément appelés « moteurs diesel ». Le mélange éthanol-
essence peut se faire avec de l’éthanol pur directement mélangé à l’essenceou encore il peut
réagir avec l’isobutène pour donner l’éthyle-tertio-butyle-éther (ETBE) qui à son tour est
mélangé à l’essence (IFP, 2006a).
Toujours dans la catégorie des biocarburants de première génération, il existe d’autres
filières qui font appel à des intrants différents notamment de la graisse animale pour produire
des esters méthyliques. Les esters éthyliques d’huile végétale utilisent de l’éthanol à la place
du méthanol. Le diesel, issu de l’hydrogénation des huiles végétales, ou encore le butanol
possèdedes caractéristiques identiques à celles de l’éthanol et présente l’avantage d’être moins
volatileet moins agressif à l’égard de certains composants plastiques du moteur (IFP, 2006a).
L’appellation « biocarburants de seconde génération » est réservée aux biocarburants issus
de la biomasse lignocellulosique (IFP, 2006a). Appartiennent à ces familles, l’éthanol produit
à partir de biomasse lignocellulosique (la cellulose, la lignine et l’hémicellulose) qui constitue
laparoi cellulaire rigide des végétaux. La filière BtL ou encore Biomass to liquid peut être
fabriquée à partir de la totalité des plantes. Son procédé de synthèse débute par une phase de
conditionnement de la biomasse qui précède son injection dans un gazéificateur (IFP, 2006a).
La gazéification consiste à produire un gaz de synthèse contenant principalement de
l’hydrogène et du monoxyde de carbone (IFP, 2006a). Finalement, la dernière étape est la
réaction chimique de Fischer et Tropsch qui est un procédé qui permet de produire soit de
l’essence, en présence d’un catalyseur à base de fer, ou du gasoil et kérosène, en présence d’un
catalyseur à base de cobalt (IFP, 2006a) [9].
5
Partie théorique
Le mélange éthanol-essence (Figure 1.4) existe sur le marché depuis les années 1970 aux
États-Unis. La mention de la lettre E pour l’éthanol est souvent accompagnée d’un indice qui
renseigne sur la fraction d’éthanol ajoutée à l’essence. Ainsi, l’E5 appelé également gazohol
est un carburant contenant un volume de 5 % d’éthanol et 95 % d’essence (Olivier, 2003). Les
teneurs d’alcool dans l’essence varient énormément entre les pays. Au Brésil, pays le plus
avancé en matière d’utilisation de l’éthanol, distribue des carburants au teneur très élevée de
l’ordre de 85 % (E85) pouvant aller jusqu’à 100 % d’alcool (E100). Ces niveaux de
concentration font d’ailleurs appel à des véhicules adaptés dits Flex Fuel (FFV). Les systèmes
d’injection, les composants plastiques et les joints utilisés au niveau du moteur, le réglage du
moteur pour le démarrage pour n’en nommer que quelques-uns sont des changements
nécessaires pour adapter le véhicule au carburant (IFP, 2006a). Il est à noter que la majeure
partie des pays utilise encore de faibles teneurs de l’ordre de 4 %, 5 %, 10 % voire même de
15%. Les carburants à très fort taux d’éthanol nécessitent des véhicules adaptés. Toutefois, pour
des concentrations allant jusqu’à un maximum de 10 % d’alcool, aucune adaptation du moteur
n’est requise. Les modifications apportées sont beaucoup plus concentrées au niveau des
unités de stockage des mélanges carburant-essence [10].
6
Partie théorique
7
Partie théorique
Figure I.6 : Vente de véhicules neufs dédiés à l’éthanol au Brésil Source : Tiré de l’IFP (2006b, p. 3)
Les véhicules FFV représentent à l’heure actuelle 70 % du marché de l’ensemble des
véhicules à allumage commandé (IFP, 2006b). Au-delà du développement du marché intérieur,
l’ambition affichée des pouvoirs publics est de percer le marché extérieur en devenant le
premier pays exportateur d’éthanol à l’échelle mondiale. À cet effet, le Japon représente un
marché intéressant pour le Brésil surtout depuis que le gouvernement nippon impose
l’utilisation de mélanges éthanol-essence variant entre 3 % et 10 % (IFP, 2006b). Les marchés
américains et européens sont également convoités par le géant brésilien dont lapercée
reste toutefois limitée compte tenu du protectionnisme qui caractérise ces marchés(IFP,
2006b) [15].
Le marché mondial de l’éthanol est un marché partagé entre le Brésil et les États-Unis qui
détiennent respectivement 52 % et 43 % de la part du marché (Figure I.7).
Figure I.7 : Production mondiale d’éthanol carburant. Source : Tiré de l’IFP (2004b, p. 3)
8
Partie théorique
En effet, avec 11,2 millions de tonnes d’éthanol produites en 2003, les États-Unis sont en
deuxième position après le Brésil aussi bien en termes de production que de consommation
d’éthanol. Les 5 % restants sont partagés entre l’Europe et l’Asie essentiellement (Figure 3.3).
Figure I.8 : Production mondiale d’éthanol en 2005 (36 Mt)Source : Tiré de l’IFP (2006b, p. 2)
Fabriqué à partir de maïs, le marché de l’éthanol aux États-Unis remonte aux années 70 avec
l’adoption de deux textes, soit le Clean Air Act et l’Energy Policy Act promulgués
respectivement en 1970 et 1978. Le Clean Air Act qui confère les pleins pouvoirs à
l’Environnemental Protection Agency (EPA) a été modifié en 1990 pour faire de l’utilisation
de l’éthanol dans le secteur du transport une obligation au niveau des zones géographiques où
la qualité de l’air ne répond pas aux normes établies par le gouvernement fédéral en la matière
(Environnement Canada, 1998). Quant à l’Energy Policy Act, le texte représente la loi
américaine sur la politique énergétique entrée en vigueur en 1978, modifiée en 1998 etamandée
en 2005 pour contrer la dépendance pétrolière vis-à-vis des pays du Moyen-Orient (IFP,
2006b). Au-delà du fait d’œuvrer dans le sens d’une potentielle indépendance énergétique,
l’objectif des pouvoirs publics est de détrôner le géant brésilien avec une production de 22,5
millions de tonnes d’éthanol à l’horizon 2012 (IFP, 2006b) [16].
Le marché européen, quant à lui, se démarque par la dominance de la filière du biodiesel par
rapport à celle de l’éthanol chacun étant représenté à 80 % et 20 % du marché des biocarburants
(OCDE, 2005). L’autre particularité de ce secteur repose sur le fait que l’éthanol n’est pas
mélangé directement à l’essence mais transformé en ETBE, privilégié par les constructeurs
automobiles pour sa faible volatilité, pour être finalement mélangé à l’essence (IFP, 2003b).
Les principaux producteurs européens sont la France, l’Espagne, la Suède avec une production
qui s’élève respectivement à 905 000, 176 000 et 50 000 tonnes d’éthanol. La consommation
des biocarburants s’élève à 0,6 % de la consommation totale d’essence et de gazole (Total,
2003). L’évolution de la consommation se fait très rapidement dans ce secteur. Entre 2004 et
2005, la consommation d’éthanol est passée de 500 000 à 750 000 tonnes pour atteindre vers la
fin de l’année 2005, 950 000 tonnes d’éthanol. La figure suivante (Figure 3.4)met en évidence
la dominance de la production espagnole et des niveaux de consommation en Suède et en
Allemagne (IFP, 2006c) [17].
9
Partie théorique
Figure I.9 : Production et consommation d’éthanol en Europe en 2005 (kT)Source : Tiré de l’IFP
(2006c, p. 5).
L’augmentation de la production européenne s’explique en partie par l’intégration d’alcool
vinique dénaturé issu du surplus de vin évalué à 170 000 tonnes (IFP, 2006c). Il ressort de ce
tour d’horizon que le marché de l’éthanol bien qu’encore jeune, jouit d’un contexte
extrêmement favorable et ce, aussi longtemps que le prix du pétrole sera à la hausse[17].
10
Partie théorique
Conclusion
L’éthanol est couramment utilise comme combustible, stérilisant et solvant. Dans ce TP on
va calculer la quantité d’alcool dans le diesel utilisé au marché algérienne.
11
Partie pratique
Partie pratique
II.1. Objective de ce TP
Le but de TP est apprendre à déterminer la quantité de l’alcool dans un carburant de diesel.
II.2. Expérience
II.2.1. Matérielles et produits utilisée
Figure II.1 : eau distillée Figure II.2 : diesel Figure II.3 : eprouvette gradue
[Link] opératoire
Premièrement, on verse dix (10) ml de diesel dans l’éprouvette.
12
Partie pratique
Figure II.7 : Le mélange eau-diesel après repos, il forme une deux phases
13
Partie pratique
14
Partie pratique
Conclusion
Lorsque le carburant contient plus de 10% d’éthanol, des problèmes peuvent survenir dans
un véhicule, y compris le calage du moteur, n’ont départ et la difficulté d’accélération. Il peut
aussi également diminuer la durée de vie du moteur. D’après le résultat obtenu dans ce TP, les
carburants utilisés dans le marché Algérienne sont conventionnelle et ne contient pas d’éthanol
ou on peut dire contient d’éthanol mais avec des quantités négligeable.
15
Références bibliographique
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Licences fondamentales ou appliquées – LFSNA 231, LES FONCTIONS CHIMIQUES
LES ALCOOLS, Faculté des Sciences de Tunis
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[8] AGENCE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA MAÎTRISE DE L’ÉNERGIE (2006).
Point
[9] sur les biocarburants, un des moyens de lutter contre le changement climatique dans le
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[10] Site internet consulté le 9 août 2007.
[11] AGENCE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA MAÎTRISE DE L’ÉNERGIE (2007).
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