Étude floristique à Cibinda, Bukavu
Étude floristique à Cibinda, Bukavu
C.U.B
Par
Option : Biologie
Matchu-Mandje
DEDICACE
A notre charmante sœur jumelle Julienne BASEKE avec qui, de par notre
existence, nous avons été faites pour partager une vie inséparable et chaleureuse ;
A nos petits frères et sœurs, pour tant d’amour et de respect qu’ils n’on cessé
de témoigner à notre égard, que ce travail soit pour vous un exemple à suivre ;
AVANT-PROPOS
Enfin, que tous ceux qui ont contribué à notre formation morale et scientifique et
dont les noms ne figurent pas ici, trouvent à travers ce travail l'expression de notre
profonde gratitude.
RESUME
Pour arriver à cette fin, cette formation végétale a été étudiée en y effectuant
un inventaire floristique et aussi des relevés phytosociologiques. Les informations
ainsi obtenues ont été complétées par une étude de la structure qui a concerné les
paramètres comme la hauteur, le diamètre et la surface terrière.
Cette formation de Cibinda est dominée par les plantes herbacées (54,01%.
Les espèces rudérales (28,4%) et celles de Jachère arbustive (21,2%) sont les plus
importantes.
Cette végétation semble encore très jeune et n'a probablement pas encore
atteint son stade climax car les actions humaines y restent permanentes.
V
ABSTRACT
This study concerns the floristic study of a natural vegetation under human
encroachment: case of Cibinda xerophile woody formation in the north part of Bukavu.
The aim of this study is to put out its caracteristics.
In order to achieve the objective two methods were used : the transect method
and the Braun-Blanquet method of phytosociology These methods were completed
with the study of the structure such as the dbh and the height.
We have found 224 species belonging to 74 families among which the most
important familles are Asteraceae with 9,82% of species, Poaceae (5,80% ),
Fabaceae (4,01%), Euphorbiaceae (4,01%) and Acanthaceae Also, in this formation
herbaceous plants constitue 54,01% of species, ruderal species are 28,4% and
woody regrowth are 21,2% Afro tropical plants are more numerous than other
geographic distribution plants Biologically, Phanerophyts and Therophyts were the
most abundant.
Cibinda vegetation seems to be young forest or it has not yet reach the climax
stage because of high human activities influences.
6
VI
SIGLES ET ABBREVIATIONS
CHAPITRE I : INTRODUCTION
C'est dans cette perspective que la diversité biologique en général et des forêts
tropicales en particulier constitue une des préoccupations majeures ces dernières
années.
Eu égard à cette situation, une attention particulière est donc accordée aux
forêts tropicales en général et celles congolaises en particulier ainsi qu'aux espèces
végétales et animales qu'elles abritent.
C'est ainsi que l'on peut lire, par exemple, sur le site Internet du CARPE, une
ONG financé par l' USAID que « Depuis ses débuts en 1995, le Programme régional
d'Afrique centrale pour l'environnement (CARPE) permet à des ONG africaines, des
organismes de recherche et d'éducation, des consultants du secteur privé et des
agences gouvernementales de participer à l'évaluation des dangers qui menacent
l'intégrité des forêts du Bassin du Congo et d'identifier les occasions qui se présentent
de gérer durablement les vastes forêts de la région, au profit des africains ».
L'idée de créer les parcs nationaux et les réserves nationales s'est développée
au début du 19e siècle en réponse à l'industrialisation croissante qui était à l'origine
des dommages à grande échelle et de la dégradation de l'environnement naturel en
Europe et en Amérique du nord
D'ordinaire les parcs nationaux sont détenus et gérés par les gouvernements
nationaux ou les Etats. Pour ce qui est des réserves naturelles. certaines telles que
les réserves naturelles nationales sont gérées par les Organismes gouvernementaux
(comme l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (I.C.C.N.), mais
nombreuses autres sont celles détenues par des fondations nationales, des
associations pour la protection des animaux ou d'autres Organismes bénévoles. Bon
nombre de parcs nationaux et des réserves nationales sont confrontées aux
exigences contradictoires de la conservation et des loisirs, du simple fait de leur
nombre. Les visiteurs risquent involontairement d'endommager les paysages ou de
mettre en péril la flore et la faune que les parcs étaient sensés protéger. Face à cette
menace, certaines zones des parcs nationaux ont été fermées au public en même
temps qu'était limité le nombre de visiteurs autorisés à pénétrer dans certaines zones
fragilisées (ALIMASI, 2000).
1.3. ROLES DES POPULATIONS LOCALES
Compte tenu de ce qui précède, on peut croire que ce sont uniquement les
forêts tropicales qui sont menacées. Curieusement d'autres écosystèmes subissent
aussi cette contrainte suite à des constructions anarchiques. Les terrains sont, en
effet, exploités sans considération de leur vocation, pour la recherche des bois de
chauffage, de construction et la récolte des plantes médicinales. Cette utilisation non
rationnelle des ressources végétales contribue à la destruction de certaines espèces
végétales rares ou menacées d'extinction.
A notre grande surprise, lors des travaux pratiques vers Miti, nous avons
trouvé dans une concession privée, un lopin de terre où il y a de la végétation
naturelle, c'est-à-dire une formation arbustive à caractère xérophile (Photos 1 et 2].
En dehors des travaux réalisés par les pionniers belges sur la flore du Congo à
l'époque coloniale, l'inventaire floristique était surtout mené par une minorité de
chercheurs autour de grandes villes comme Kinshasa, Kisangani, Lubumbashi,
Bukavu à cause de la présence des institutions universitaires et des Centres de
recherche. C'est ainsi que, jusqu'à l'heure actuelle, il existe plusieurs contrées de la
République Démocratique du Congo qui ne sont pas encore explorées malgré les
multiples travaux qui sont orientés dans le domaine floristique.
Selon NYAKABWA (1988), même en Europe où l'on pourrait croire que la flore
est bien connue, on décrit encore de nombreuses espèces nouvelles. Dans les
groupes qui n'en fournissent pas, la flore n'est pas bien connue avec toute la
précision désirable. Ceci nous pousse de redire aujourd'hui ce que Crépin a écrit en
1963 : « On pourrait croire que tout a dû être dit sur ces quelques végétaux du centre
de l'Europe qui ont occupé des centaines de phytographes. Il n'en est point ainsi, et
pour peu qu'on compulse les livres et qu'on étudie scrupuleusement les êtres qui y
sont décrits, on remarque que le sujet est loin d'être épuisé et que de nombreuses
observations sont encore à faire pour compléter les dires de nos devanciers ou pour
rectifier leurs erreurs ».
En ce qui nous concerne, nous avons voulu effectuer une étude floristique d'un
îlot de végétation naturelle dans un milieu anthropisé en déterminant sa biodiversité
végétale et en identifiant ses essences dominantes ainsi que sa liste floristique totale.
15
Ainsi, lors du dernier tour sur le terrain en juillet dernier, nous avons constaté
que la plupart des plantes herbacées avaient disparu avec la sécheresse.
Malgré cela, nous avons pu rassembler petit à petit, avec détermination, les
données que nous traitons dans ce travail.
16
Miti près duquel se trouve notre terrain d'étude est borné au Nord par le
groupement de Bugorhe, au Sud par le groupement de Mudaka, à l'Est par celui de
Bushumba et à l'Ouest par le Parc National de KahuziBiega.
2. Etude physique
2.1. Orographie
2.2. Climatologie
a. Précipitations
Les mois les plus pluvieux se situent entre mai et septembre avec un maximum
en mars. Par contre les mois de sécheresse sont observés entre juin et août avec un
indice de 0,7. La courbe de la figure 1 explicite à ce sujet.
b. Températures
Les températures moyennes mensuelles sont élevées durant toute l'année avec un
minimum observé en juin-juillet. Elles augmentent de l'Ouest en l'Est. M. CRABBE et
T'OTIWE cité par Masumbuko ([Link]) donnent les chiffres de 14,7°C pour
Bugulumisa, 16,1°c à Tshibinda et remonte jusqu'à 19.1°c à la station de Molehe. A
Molène, la température moyenne mensuelle, presque régulière en saison de pluies
diminue de quelques dizaines de degrés en saison sèche avec juin-juillet qui livrent
les minima observés.
c. Sols
a. Végétation
La végétation naturelle de Cibinda qui fait l'objet de cette étude pourrait être les
reliques d'une forêt secondaire hébergeant les espèces comme Neoboutonia
macrocalyx, Albizia gummifera, Jasminum abyssinicum, Jasminum dichotomum,
Myrica salicifolia, Polyscias fulva, Bridelia micrantha, Maesa lanceolata, Maytenus
arguta etc.
21
b. Faune
c. Agriculture
Le système de production est fondé sur le produit principal qui est la banane.
Le bananier leur fournit des produits divers et essentiels tels que des matériaux pour
la construction de l'habitation, de même que la nourriture et la boisson (jus fermenté
appelé « kasiksi »)
Notre région d'étude est située dans le « Bushi »,où les shi constituent l'ethnie
22
prédominante Les « shi » sont d'origine bantou, une ethnie immigrée de l'Afrique de
l'Ouest depuis le premier millénaire av. J ,C, apportant des cultures vivrières : le
sorgho, les haricots, l'arachide (Arachis hypogaea) et l'igname (Dioscorea esculenta)
(CFSDA, [Link]). Les « shi » d'aujourd'hui sont des agriculteurs et des éleveurs
sédentaires. Leur habitat prédominant est constitué par des unités d habitation
dispersées sur les collines, en plus des agglomérations basées autour des centres
commerciaux. Pour cette raison, on ne peut pas parler des villages dans le sens d'une
communauté qui se développe autour d'un centre. Les champs sont placés autour du
village. Les unités d'habitat sont organisées en localités. Ces dernières sont
subdivisées en sous-localités qui forment les unités les plus petites dans Mordre
administratif en R.D.C.
Notre terrain d'études se situe non loin de Mulungu dans le groupement Miti, à
la station qui est dénommée Cibinda C'est un terrain qui est situé en plein milieu
habité et fait partie d'une concession privée. Ce qui justifie la forte pression subie par
la végétation naturelle y installée
Parmi ces pressions, nous avons observé les animaux amenés en pâture, les
cultures, le terrain de jeu, la recherche des plantes médicinales ainsi que du bois de
chauffe. Tous ces facteurs ont, d'une façon ou d'une autre, modifié la composition
floristique de cet îlot (photo 2)
floristique en lui-même, mais si elles les réduisent parfois, elles se traduisent surtout
par les apports des plantes rudérales, culturales et nitrophiles
24
La présence de pareil terrain dans une région où il n'existe plus rien de naturel,
à part le Parc National de Kahuzi Biega, nous a poussé à choisir de l'étudier plus
profondément, avec la conviction de pouvoir lui donner un statut scientifique et arriver
à proposer une conservation intégrale pour raison didactique.
Nos recherches ayant été faites sur le terrain, le matériel biologique était
constitué des 'plantes dont nous avons récolté des échantillons, en vue de constituer
les spécimens d'herbier, spécialement pour les espèces qui étaient inconnues. Ces
derniers sont gardés à l'herbarium de la Faculté de Sciences du Centre Universitaire
de Bukavu.
Pour mener cette étude à bon port et pour atteindre nos objectifs, divers matériels ont
été utilisés :
25
• des papiers journaux et une presse en bois étaient utilisés pour le pressage et
le séchage des herbiers,
• un cahier ministre et un crayon pour l'enregistrement des données ainsi que les
noms vernaculaires des plantes.
• un fil de 50 m pour la détermination de la longueur des transects.
Pour atteindre les objectifs fixés, nous avons utilisé la méthode de 0.1 hectares
de GENTRY (1982). Cette méthode consiste, grâce aux ransects, à inventorier les
essences herbacées ou ligneuses sur une surface de 0.1 hectares (1000 m2). Cette
26
Tracé du transect
Le transect n'avait pas une direction précise, mais pour démarrer et suite à la
disposition du terrain, nous avions pris la direction nord magnétique telle qu'indiquée
par la boussole.
Les transects étaient chaque fois déviés quand nous rencontrons un obstacle
tel qu une rivière ou un champ de cultures ou encore une route. Et ceci nous a parfois
obligé de changer la direction du transect.
o choisir des emplacements aussi typiques que possibles pour les inventaires
floristiques ;
Sur le terrain, pour chaque relevé nous avons enregistré les données suivantes
a. Sur le relevé
b. Sur la végétation
La hauteur et le type de la végétation ainsi que la liste des espèces. Chaque espèce
était affectée de son coefficient d’abondance –dominance.
a. Données de la flore
Les lianes ont été dénombrées par pieds et par leur dbh.
- Strate arborescente supérieure (A) :35-40m ; Circonférence (cm) > 200 ; dbh
> 63,6 Cm.
Pour la composition floristique, une liste des espèces inventoriées dans les 4
transects a été dressée. Le nombre de familles, de genres et d'espèces était évalué
dans chaque transect. Cette liste a été analysée.
Pour toutes les espèces, le nom vernaculaire, les types morphologiques, les
types biologiques, les types de biotopes et les types de distributions
phytogéographiques ont été prises en compté dans l'analyse globale.
La surface terrière nous a renseignée sur la surface occupée par les sections
des fûts à 1,30 m du sol. Elle s'exprime en m2 par hectare. La surface terrière totale
correspond à la somme de toutes les surfaces terrières des espèces sur la surface
inventoriée. Elle se calcule par la formule suivante :
D = diamètre
30
Pour une famille ou espèce, elle correspond à la somme des surfaces des
différents individus de l'espèce ou de la famille.
La surface terrière des taxons nous renseigne également sur leur dominance
Cette dernière tient compte de la taille des individus et permet de mettre en évidence
les taxons qui occupent le plus de place dans la végétation.
La formule est :
Cet indice nous permet de mettre en évidence l'importance relative des grandes
familles caractérisant la végétation étudiée. II s'exprime par les formules ci-après :
Indice de diversité relative = Nombre d’espèces au sein d’une famille x 100
CHAPITRE IV : RESULTATS
Pour les abréviations utilisée sous ces rubriques dans le tableau 1, voir à l'annexe 1
2. AMARATHACEAE
Mushomolangoko Hv Tsc Rud, Pal
Achyranthes aspera L.
Mubalala Han Tsc Rud Pal
Celosia trigyna L.
Han Tpr Rud Pan
Cyathula prostrata (L.) Blume
lguara Hv Tsc Rud Afr trop
var prostrata
3. AMARYLLIDACEAE
- Ha Gbu Fos Afr trop
Haemanthus cinnabarinus
4. ANACARDIACEAE
Arb Nph JaA Afr trop
Rhus vulgaris Meikie
Annona reticulata L.
6. APIACEAE Kwihwirukugum
a Hv Tsc Rud Pal
Agrocharis incognita Hey & Jury
Lunga Hv Chpr Rud Pan
Centella asiatica (L.) Urban
Chifundanga A Msph JaA, Fos Pan
Polyscias fulva (Hiern) Harms
lulimiluguma L Phgr Fos SZ
Schefflera goetzenii Harms
Hv Chpr Rud Afr trop
Hydrocotyle mannii Hook.f.
35
7. ARECECEAE.
Mamesa A Msph Cuit ssp, JaA Pan
Elaeis guineensis Jacq.
8. ASPLENIACEAE
- Hv GRh s-aqua Afr trop
Asplenium aethiopicum (N.L.)
- Hv GRh s-aqua Afr trop
Becherer
- Hv GRh s-aqua Afr trop
Asplenium bugobense Hiern
- Hv GRh s-aqua Afr trop
Asplenium elliotii C. H. Wright
Asplenium erectum Bory. e x Wilid
36
9. ASTERACEAE (Compositae)
Ishomola Han Tsc Seg, Rud Pan
Ageratum conyzoides L
- Suff Tsc Fos Afr trop
Anisopappus africanus (Hook.f.) Oliver
- Han Tsc Rud Afr trop
& Hiern
- Han Tsc Rud Afr trop
Aspilia africana (Pers.) Adams
Kashisha Han Tsc Seg, Rud Pan
Aspilia mossambicensis
chirhabiphabi Han Tsc Rud, s-aqua, Pal
Bidens pilosa L.
JaH
Blumea crispata (Vahi) Merxm. var. Suff Nph Afr trop
- Fos
crispata Han Tsc Afr trop
Nyambumba Seg, Rud
Han Tsc Afr trop
Nshununu Seg, Rud
Bothriocline longipes Diver et Hiern Pal
citundambuza Han Tsc
Conyza surnatrensis (Retz.) E.K. Rud
Han i sc Pal
- Rud
walker
Crassocephalum vitellinum (Benth.) S.
Moore
Dichrocephala integrifolia (L.f.) Kuntze
Dichricohala tegriflolia (Roth) Schlecht
Galinsoga dilata (Raf.) S [Link] - Han Tsc Rud Pal
37
10. BALSAMINACEAE
Irhonda Han Tsc Seg, Rud Afr trop
Impatiens burtoni Hook.f.
13. BIGNONIACEAE
15. BORAGINACEAE
- Arb Nph Fos, JaA Afr trop
Cordia africana Lam.
Irese Han Tsc Rud Pal
Cynoglosum /anceolatum Forsk.
16. CARYOPHYLLACEAE
Bwahulo. Hv Chpr Rud Pan
Drymaria cordata (L.) Willd.
17. CELASTRACEAE
Mugenge Arb Cher JaA Pan
Maytenus arguta (Loes.) N. Robson
18. COMBRETACEAE
- L Phgr Fos Afr trop
Combretum paniculatum Vent.
19. CLUSIACEAE
Kadwamulso Arb Nph JaA Afr malg.
Harungana madagascariensis Lam ex
20. COMMELINACEAE
Mudege Hv Chpr Rud Pal
Commet/na benghalensis L.
Mudege Hv Chpr Rud Afr trop
Commelina africana L.
- Hv Chpr Rud,s-aqua Pan
Commelina diffusa Burm.f.
40
21. CONVOLVULACEAE
- S-arb Nph JaA Afr trop
Astripomoea granti (Rendle) Verdc.
- Hv Chpr Rud Pan
Dichondra repens J.G. et R. Forst.
- Hv Chgr JaH Pal
Hewittia sublobata (L.f.) Kuntze
Muhuhula Hv Chpr Rud Pan
Ipomoea cairica L.
22. CORNACEAE
Mulemeri A Msph JaA, Pal
Alangium chineuse (L f.) Redher.
23. CRASSULACEAE
cikugwa Hv Cher Rud. JaH Afr trop
Katanchoe integra (Med.) O Kuntze
25:CUPRESSACEAE
- A Msph Cuit Pan
Cupressus lusitanica Mill
26. CYPERACEAE
- Hv GRh s-aqua Afr
Cyperus latifolius Poir.
- Hv GRh Rud trop
Kyllinga erecta Schumach var. erecta
- Hv GRh Rud Pan
Mariscus flabelliformis Kunth
Afr Am
27. DAVALLIACEAE
- Hv GRh JaA Pan
Nephrolepis biserrata (Sw.) Schoott.
28. DIOSCOREACEAE
Hv GGr JaA Pan
Dioscorea bulbifera L. -
Han GGr JaA Afr trop
29. ERICACEAE
- Arb Nph JaA Afr trop
Vaccinium stanleyi Schweinf.
42
30. EUPHORBIACEAE
- Han Tsc Rud Pal
Acalypha brachystachya Hornem
- Han Tsc Seg Afr trop
Acalypha crenata Hochst. ex A. Rich.
- Arb Mcph Fos Afr trop
Alchornea hirtela Benth.f.
Nujimbu Arb JaA Pan
Bridelia micrantha (Hcchts) Baillon
- Han Nph JaH Afr trop
Euphorbia schimperiana Scheele
- A Tsc JaA
Neouboutonia macroca/y
Msph
Alson
32. FABACEAE
SOUS-FAMILLE CAESALPINIOIDAE -
S-arb Nph JaH Pal
Cassia alata L. -
S-arb Cher JaH Pan
Cassia mimosoides L.
Arb Nph Cuit Pan
Cassia floribunda Cav. -
33. GENTIANACEAE
Hv GRh Fos, s-aqua Z
-
Swertia calycina N E. Br.
36. LAURACEAE
37. LEEACEAE
Bafungamb Arb Nph Fos. Afr maig
Leea guineensis G. Don
38. ASPARAGACEAE
- Hv Phgr Rud, JaH Guin
Asparagus sp
39. LOGANIACEAE
- A Mcph JaA
Anthocleista grandit-fora Gilg
41. MALVACEAE
- Suff Nph JaA Pan
Hibiscus diversifolius Jacq.
- Suff Nph s-aqua Afr trop
Kosteletskya adoenis (Hochst. Ex A. Rich.)
Masters Murhogole S-arb Nph JaH Afr trop
Pavonia urens Cav. Mudundu. S-arb Cher Rud Pan
Sida acuta Burm Tshahuna S-arb Cher JaA Pan
46
42. MELASTOMATACEAE
- Hv Nph s-aqua Afr trop
Dissotis bazzae Cogn.
- Hv Nph Rud, s-aqua C-Guin
Dissotis decumbens (P. Beauv.) Triana
- S-arb Nph JaA Afr trop
Dissotis senegambiensis (Guill. et Perr.)
Triana
43. MENISPERNACEAE
Kahuhula L Phgr JaA, Fos Afr trop
Cissampelos mucronata R. Rich
- Hv Cher JaA Afr trop
Stephania abyssinica (Dili. & A. Rich.) Walp.
- L Phgr s-aqua Afr trop
Tinospora caffra (Miers) Troupin
44. MORACEAE
- A Mgph Fos Guin
Chlorophora excelsa (Welw) Benth et Hook.
- A Msph Fos Afr trop
Ficus exasperate Vahl
A Msph JaA Afr trop
Ficus glumosa Delilé
A Msph Fos Afr trop
Ficus mallotocarpa Warb.
A Msph JaA Afr trop
Ficus vallis-choudae Delilé
47
45. MYRICACEAE
- Arb Nph JaA Afr trop
Myrica salicifolia Hochst. Ex A. Rich.
46. MYRSINACEAE
Mparni AIu Mcpn JaA Afr trop
Maesa lancecrata fors Kal.
47. MYRTACEAE
- A Msph Cuit Pan
Eucaltptus globulus sbsp maidenii Labill.
48. OLEACEAE Mubeza. L Nph JaA, Cosm
Fos, s-aqua,
Jasminum abyssinicum Hochst ex DC.
- L Phgr Afr trop
Jasminum dichotomum Vahl Fos, s-aqua
62. ROSACEAE -
A Msp Fos Afr trop
Prunus africana (Hook.f.) Kalkman
L h s-aqua Afr trop
Rubus pinnatus L.
Phgr
63. RUBIACEAE
- S-arb Nph JaA,Fos Afr trop
Canthium gueinzii Sonder
- Arb Nph Fos Afr trop
Chasalia subochreata (De Wild.) Robyns
- Arb Nph Cuit Afr trop
Cinchona ledgeriana Moens & Trime
- Han Tsc s-aqua Afr trop
Olden/and/a goreensis (DC.) Summerh.
Butolya Hv Cher Rud,JaA Afr trop
Pentas zanzibarica (Klotzsch) Vatke
Lukerabat Hv Tra JaA, Rud Afr trop
Rubia cordifolia L.
uzi Han Tsc Seg, Rud Afr trop
Spermacoce princeae Verdc
Cumanya
64. RUTACEAE
- S-arb Nph Fos Pal
Toddalia asiatica ( L) Lam
50
65. SAPINDACEAE
Mubogobogo Han Tsc Rud Pan
Cardiospermum halicacabruei L.
Chikubwe L Phgr Fos Afr Am
Paullin/a pinnata L.
66. SCHIZAEACEAE
- Hv GRh Fos, s-aqua Pal
Lygodium microphyllum (Cavan.) R Br.
67 SCROPHULARIACEAE
- Han Tsc Seg Afr trop
Alectra sessiliflora (Vahl) Kuntze
Bulungo Ha Tsc Rud Pal
Lindernia nummulariifolia (D Don)
- Hv Tsc Rud Z
Wettstein
Lindernia subracemosa De Wild.
68. SINOPTERIDACEAE
- Hv GRh s-aqua Afr trop
Dryopteris kirku (Hook.)Alston
- Hv GRh s-aqua Afr trop
Pellaea adianto;des ([Link] Willd )J
Smith
51
70. THEACEAE
- S-arb Nph JaA Afr trop
Camelia sinensis (L.) O. Kuntze
71. ULMACEAE
Kashagubuye Arb Mcph Cuit Pal
Trema orientalis (L.) Bl
72. URTICACEAE
- Hv Tsc JaA Afr trop
Laportea alatipes Hook.f.
52
73. VERBENACEAE
- Arb Nph Fos Afr trop
Clerodendrum bulchozii Guerke
Mukuzanyena S-arb Nph JaA, Rud Afr trop
Clerodendrum discolor (L.) Vatke
- Arb Nph Rud Afr trop
C/erodendrum johnstonii Oliver
- Arb Nph JaA Afr trop
Clerodendrum myricoides (Hochst.)
[Link]. ex - S-arb Nph Rud Pan
Vatke Kahengerehengere Arb Nph Cuit Pan
Clerodendrum rotundifolia Oliv Kahengarehengere Arb Nph Cuit Afr trop
Lantana camaral L.
Lantana trifolia L.
74. VITACEAE
Nshimombwe Han Phgr JaH,s-aqua Afr trop
Ciphostemma adenocaule Desc
- Hv Phgr Fos C-Guin
Cissus adenocaulis Steud. ex. A. Rich.
Var - Phgr
L s-aqua Afr trop
eglandulosa Dewit. - Phgr
L Fos Afr trop
Cissus oliveri (Engl.) Gilg - flhg
Han Rud Afr trop
Cissus pétiolata Hook.f. Phgr
L JaA Pal
Cissus rpetiolata Hook.f
Rhoicissus tridentata (L.f.) Wald. et
Drumond
53
tina
Asparagaceae 1 1
Orchidaceae 2
Dioscoreales Dioscoreaceae 1 2
Ranunculaceae 2 2
Proteales Proteaceae 1 1
Saxifragales Crassulaceae 1 1
Vitales Vitaceae 3 6
Leeaceae 1 1
Rosopsida Caryophyllida Caryophyllales Amaranthaceae 3 4
Basellaceae 1 1
Caryophyllaceae 1 1
Phytollacaceae 1 1
Polygonales Polygonaceae 2 3
Rosidae
Rosidael Fabales Fabaceae 9 14
S-famille 1 3
Caesalpinoideae
S-famille : 7 g
S-famille : 1 2
Rosales Moraceae 2 5
Rhamnaceae 2 2
Rosaceae 2 2
Ulmaceae 1 1
Urticaceae 1 1
Fagales Myricaceae 1 1
Begoniaceae 1 1
56
Tiliaceae)
Sapindales Anacardiaceae 1 1
Rutaceae 1 1
Sapindaceae 2 2
Rosidae 4 Myrta les Combretaceae 1 1
Melastomataceae 1 3
Î 3 3
Î Onagraceae 1 1
Asteridae 1
Asteridae 1 Cornales Cornaceae 1 1
(+ Alangiaceae)
Ericales Balsaminaceae 1 1
Ericaceae 1 1
1 1
Primulaceae 1 1
Theaceae 1 1
57
1 Lamiales Acanthaceae 8 8
Bignoniaceae 2 2
Lamiaceae 6 7
Boraginaceae 2 2
Oleaceae 1 2
Plantaginaceae 1 1
Scrophitariaceae 2 3
Verbenaceae 2 6
Solanales Convolvulaceae 4 4
Solanaceae 3 5
Asteridae 3 Apiales Apiaceae 5 5
(+ Araliaceae)
Asterales Asteraceae 22 31
58
Arbres 24 10.7
Arbustes 21 9)38
Sous-arbustes 31, 13.8
Suffrutex 4 1,79
Lianes 23 10,2
Plantes herbacées 121 54.01
Herbes vivaces 69 30.80
Herbes annuelles 52 23.21
Les plantes cultivées renferment 22 espèces (8.8 %). Les plantes ségétales
contiennent 10 espèces (4%) et semi-aquatiques regroupent 26 espèces (10.4%).
Pantropicale 48 21.87
Soudano-zambézienne 2 0.89
Paléotropicale 28 12.9
Afrotropicale 110 50
Guinéo-congolaise 4 1.78
Cosmopolite 10 4.46
Guinéenne 12 5.35
Afro-Américaine 1 0.44
Afro-malgache 9 4.0
64
Le résultat de l'étude des espèces ligneuses le long des transects est présenté au
tableau 8.
66
Les espèces les plus menacées par les activités humaines sont : Syzygium
guineense (50 %), Grevillea robusta (50 %), Maesa lanceolata (47 %) et Xymalos
monospora (33 %). Bridelia micrantha, espèce dominante de cette végétation est
exploitée à 21% suivi de Markhamia lutea (20%), Erythrina abyssinica (18%) et
Vernonia amygdalina (10%).
Nos inventaires floristiques ont été effectués sur une distance de 2000 m2, soit
une superficie de 0,2 ha. Les espèces ligneuses inventoriées occupent une surface
terrière de 3,93 m2/ha/0,2 ha, ce qui donne 19,65 m2 par ha.
avec une densité relative élevée mais avec une faible dominance relative.
De par les tableaux 9 et 10, nous remarquons que cette végétation est
dominée par Bridelia micrantha (38,46 % d'individus) appartenant à la famille des
Euphorbiaceae tandis que c'est Eucalyptus globulus qui occupe une grande surface
terrière suite à son dbh élevé.
Phytolacca dodecandra
Légende
4 –14 - Solanaceae
- Myrsinaceae Asteraceae
- Bignoniaceae Rutaceae
- Ph yto ( acaceae)
- Euphorbiaceae
- Apiaceae
- Monimiaceae
15– 25 - Proteaceae
- Rosaceae
- Moraceae
48 –58 - Myrtaceae
59–69 - Fabaceae
Numéro du relevé 1 2
Recouvrement (%) 80 85
Hauteur (m) 1 1
Pente (%) 0 0
Surface (m2) 25 25
Cyperaceae 4.5 4.5
Ptens sp. Pteridaceae - 3.1
Dissotis decumbens Melastomataceae 2.1 2.1
Digitaria vestida Poaceae 1.2 -
Phyllanthus Euphorbiaceae 1.1
num/nulanifol/us
Polygonaceae + .1 -
Polygonum pulchrum
Ludwigia abyssin/cc Onagraceae + .1
Kosteletskya adoensis Malvaceae + .1 -
Drymana cordata Caryophyllaceae +.1
Melanthera scandens Asteraceae +.1 -
Sida rhombifolia Malvaceae + .1 -
Pycnostachys coerulea Lamiaceae + .1 -
Spermacoce pnncae Rubiaceae +.1
Passifloraceae +
Paulinia pinnata Sapindaceae +.1 -
Isodona ramosissima Lamiaceae +.1 -
Impatiens burtonii Balsaminaceae -
Canthium venosum Rublaceae + .1
Oldenlandia goreensis Rubiaceae + .1 -
Tnumfetta cordifolia Tiliaceae +.1 + .1
Rubus steudnerii Rosaceae +.1 + .1
Harungana Cluslaceae +.1 -
madagascariensis
Oleaceae +1 -
Jasminum dichotomum
Jasminum abyssinicum Oleaceae +.1 -
Bridelia micrantha Euphorbiaceae + .1
Pentas zanzibarica Rubiaceae +.1 -
Leersia hexandra Poaceae - + .1
Panicum brevifolium Poaceae - +
Cyphostemmadenocaule Vitaceae - +.1
Maesa lanceolata Myrsinaceae - +.1
Polygonum salicifolium Polygonaceae -
Tinosphora caffra Menispermaceae -
75
Numéro du relevé 3
Recouvrement (%) 70
Hauteur (m)
Strate arbustive 8
Strate herbacée 1
Pente (%) 0
2
Surface (m ) 100
Bridelia micrantha Euphorbiaceae 3
Erythrina abyssinica Fabaceae 2
Leea guineensis Leeaceae 1
Paulinia pinnata Saprndaceae 1
Jasminum abyssinicum Oleaceae 1
Securinega virola Euphorbiaceae +
Gouania lorigispicata Rhamnaceae +
Vaccinum stanleyi Ericaceae +
Toddalia asiatica Rutaceae +
Maesa lanceolata Myrsinaceae +
Chassalia subochreata Rubiaceae +
Jasminum dichotomum Oleaceae +
Phragmites mauritianus Poaceae +
Melanthera scandens Asteraceae +
Albizia gummifera Fabaceae +
Desmodium repandum Fabaceae +
Canthium vernosum Rubiaceae +
Desmodium triflorum Fabaceae +
Maytenus arguta Celastraceae +
Camelia sinensis Theaceae . +
Clematis hirsuta Ranunculaceae +
Ficus gluinosa Moraceae +
Kalanchoe integra Crassulaceae +
Rhoicissus tridentata Vitaceae +
Dioscorea schimperi Dioscoreaceae +
Stephania abyssinica Menispermaceae +
Liparis guineensis Orchidaceae +
Phyllanthus nummulariifolius Euphorbiaceae +
Hibiscus diversifolius Malvaceae +
76
Le tableau 12 rélève que l’unique relevé effectué montre qu’il s’agit d’un groupement
végétal à Bridelia micrantha et Erythrina abussinica.
Malheureusement nous étions contrainte à ne pas poursuivre le relevé étant donné
que les espèces aveitn normatlement disparu à la suite de la sécheresse.
Une étude phytosciolique à la bonne période de végétation pourraint reveler un
cortège spécifique différent.
77
CHAPITRE V. DISCUSSIONS.
Dans le présent travail nous avons recensé 224 espèces réparties en trois
embranchements. Les Coniferophyta sont moins représentés avec 0,47%.
Viennent ensuite les Pterophyta avec 1,88%. Les Magnoliophyta sont les plus
importantes dans cette flore avec 97,47%. Ce dernier groupe est dominé par les
Dicotylédones avec 86,32%.
Une observation semblable a été faite sur la flore de Lwiro par ALIMASI
([Link].). Ce qui est normal car Cibinda et Lwiro sont très proches. Ailleurs la
situation est variable.
Ainsi, NYAKABWA (op. cit.) a observé qu'à Kisangan~ce sont les Poaceae et
les Fabaceae qui dominent et que les Asteraceae viennent en quatrième position.
LUBINI (op. cit.), de son côté, a constaté que dans la réserve forestière de
Luki, ce sont les Rubiaceae qui sont les plus abondantes avec 92 espèces. Les
78
KOUKA (op. cit.), signale la' dominance des Rubiaceae avec 117 espèces
(10,3%) et des Poaceae avec 33 espèces (7,3%) dans le Parc National d'Odzala, au
Congo-Brazza.
3. Types morphologiques
Nos recherches ont revelé la dominance des espèces herbacées (54,01%) sur
les espèces ligneuses. Ce résultat est semblable à celui de NYAKABWA (op. cit)
dans la ville de Kisangani et contraire à celui de MANGAMBU (2002) qui, dans ses
recherches à Yoko a signalé la prédominance des plantes ligneuses sur les espèces
herbacées. A ce niveau, lhypothèse que nous avions émise ne se vérifie pas car la
végétation de Cibinda a moins d'espèces ligneuses. Ceci se justifie par le fait que
cette végétation est très soumise à la pression humaine. La population y exploite les
bois de chauffe en contribuant ainsi à la déforestation et à la disparition des espèces
ligneuses.
4. Types biologiques
Notre végétation est dominée par les Phanérophytes (49%) et les Thérophytes
(31,68%). Ces résultats sont semblables à ceux de HOUINATO et SINSIN (op. cit).
SINSIN (2002), dans les forêts claires du Nord du Bénin, a constaté la
dominance desTherophytes sur les Phanérophytes.
NYAKABWA (op. cit.) a également observé les mêmes résultats que SINSIN.
79
5. Types de biotopes
La végétation de Cibinda est dominée par les espèces rudérales avec 28,4%.
ALIMASI (op. cit) et NYAKABWA (op. cit) ont aussi observé cette dominance. Dans
les trois contrées, il s'agit de la végétation dans des milieux sous influences
anthropiques. A ce niveau, notre deuxième hypothèse se vérifie car la végétation de
Cibinda en plein milieu anthropisé comprend un quart des espèces rudérales.
Au contraire, KOUKA (op. cit.), quant à lui, signale l'importance des espèces
forestières dans son étude. Ces dernières possèdent environ 806 espèces, soit
70,6% de l'ensemble. Ce qui est normal étant donné loue le Parc National d'Odzala
est situé en pleine forêt équatoriale.
6. Distribution phytogéographique
HOUINATO et SINSIN (op. cit.) constatent que la flore qu'ils ont !analysée est
dominée par les espèces soudaniennes (16,1%). Les espèces de l'élément guinéen
et de liaison guinéo-congolaise renferment 11,3%.
80
Eu égard à ce qui précède, on peut donc constater que dans les différentes
études, la composition de la végétation n'est jamais la même d'un milieu à un autre.
Dans la florule étudiée, nous avons remarqué que les individus de grande taille
sont très peu nombreux par rapport à ceux de petite taille et que les classes de
diamètre avec un dbh ≥ 22 cm étaient presque manquantes. Ce constat a été aussi
fait à Baia et à Leyessa par MAMOUNATA (2002).
Dans la végétation que nous avons étudiée, le dbh varie entre 4 et 45 cm. Cette
différence remarquable se justifie par le fait que les deux galeries (Bala et Leyessa)
ont déjà atteint un âge avancé, pendant que notre végétation semble être en pleine
évolution. En plus notre milieu d'étude est soumis à une forte pression humaine, ce
qui retarderait son évolution.
8. Structure de la végétation
MAMOUNATA (op. cit), dans son étude sur les forêts galeries au Burkina Faso,
constate que la plupart des arbres ont une hauteur de 2 à 23 m à Bala et de 3,8 à 33
m à Leyessa, la valeur maximale atteignant respectivement 38 m et 35 m de hauteur.
Notre végétation, à son tour, a une hauteur variant entre 5 et 35 m pour,
81
CONCLUSION GENERALE
Dans cette végétation ligneuse, nous avons inventorié 18 espèces à dbh ≥ 2,5
cm dont 60% d'arbres, 28% d'arbustes et 11% de lianes. Parmi les arbres, Bridelia
micrantha est l'espèce monodominante et sa densité relative de 38,46% est la plus
élevée. Cette espèce se trouve également parmi les espèces les moins menacées
83
par les activités humaines étant très peu exploitée. Eucalyptus globulus a une
dominance élevée dans cet îlot (4,1%)
De ce qui précède, vue que la formation végétale de Cibinda est, d'une part,
localisée entre les différentes rivières (Kashekesheke, Langa et Luamabale) et
d'autre part, elle renferme un nombre important d'espèces ligneuses (45,98%), nous
pouvons confirmer qu'il s'agit d'une galerie forestière plus ou moins xérophile étant
donné que certaines espèces comme Bridelia micrantha, Maytenus arguta, Toddalia
asiatica, Jasminum abyssinicum, J. dichotomum sont connues comme faisant partie
des formations végétales xérophiles.
84
SUGGESTIONS
La végétation de Cibinda est une formation naturelle qui n'avait pas encore fait
l'objet d'une étude scientifique approfondie comme celle que nous venons d'achever.
La biodiversité végétale très riche (224 espèces de plantes) décelée au cours de
notre étude démontre l'importance d'une telle formation.
En vue de préserver cette formation végétale pour le bien de notre nation, nous
faisons des suggestions suivantes :
2. Que des études des animaux y soit également initiées en vue connaître les
espèces importantes qui méritent aussi une attention pour la conservation :
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
11. JUDD, W.S, CAMPHELL, C.S., KELLOGY, E.A, et STEVENS, P.F., 2002.
Botanique systématique, une perspective phylogénétique. Traduction et
86
1ere
révision scientifique de la édition américaine par Jules Bouharmont et
Charles-Marie Evrad. De Boeck Université, Bruxelles, 467 p.
12. KOUKA A., 2002. Biotopes et diversité des groupes phytogéographiques dans
la flore du Parc National d'Odzala (Congo-Brazzaville), In Robbrecht E. et
2001. Systematics and Geography of Plants, National Botanic Garden
(Belgium), pp. 827-835
21. NDAM N. et HEALEY J., 2002. Woody plants recovery in abandoned farms of
different ages In the Mount Cameroon region. In Robbrecht E. Systematics and
87
26. SINSIN B., 2002. Formes de vie et diversité spécifique des associations de
forets claires du Nord du Bénin. In : E. Robbrecht et al. , 2001. Systematics
and Geography of plants. National Botanic Garden (Belgium), pp. 873-887
27. STERGIOS et al., 1996. The 0,1 hectare Methodology, a method for rapid
assessment of woody plant (forest) diversity in Plot less veqetation sarnpling
methods the 0,1 hectare method.
28. TROUPIN G., 1985. Flore du Rwanda, Spermatophytes, Vol. IV., lnst. Nat.
Rech. Scient.', Butare, Rwanda, Public. N° 41, ACCT, 651 p.
29. TROUPIN G., 1983. Flore du Rwanda, Spermatopytes, Vol. II, Inst.,Nat. Rech.
Scient., Butare, Rwanda, Public. N° 22, ACCT, 603 p.
30. TROUPIN G., 1985. Flore du Rwanda, Spermatophytes, Vol. III, lnst. Nat.
Rech. Scient., Butare, Rwanda, Public. N° 30, ACCT, 729 p.
31. TROUPIN G., 1982. Flore des plantes ligneuses du Rwanda : Spermatophytes,
lnst. Nat. Rech. Scient., Butare, Rwanda, Public. N° 21, Tervuren, Belgique,
356 p.
DEDICACE ……………………………………………………………………………………II
ABSTRATS …………………………………………………………………………………...V
ANNEXES
92
− Plantes herbacées
• Herbe annuelle (Han) : plante qui accomplit son cycle vital pendant une saison de
végétation.
• Herbe vivace (Hv) : Plante qui vit durant plusieurs saisons de végétation.
Chaméphytes (Ch) : plantes dont les bourgeons ou les extrémités des pousses
pérennes sont situés prés du sol sur des rameaux rampants ou dressés.
Thérophytes (T) : plantes annuelles qui passent la mauvaise saison sous forme
de graines.
1. Thérophytes scapeux (Tsc) : herbes à tiges dressées.
2. Thérophytes prostrés (Tpr) : herbes à tiges entièrement humifuges.
3. Thérophytes cespiteux (Tces) : herbes formant des touffes très compactes.
4. Thérophytes rosettés (Tros) : herbe à rosettes appliquées contre le sol.
5. Thérophytes grimpants (Tgr) : plantes annuelles qui s’appuient sur d'autres
plantes ou des supports.
94
Pour les différents biotopes, les abréviations suivantes ont été utilisées :