0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues5 pages

Histoire de la grammaire de Panini

Transféré par

khouloudltr7
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues5 pages

Histoire de la grammaire de Panini

Transféré par

khouloudltr7
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Cours de l’enseignante : MME NASSIMA KHENDOUDI

I. De la grammaire à la linguistique

Naissance de la grammaire
Les origines de la linguistique remontent, en effet, aux spéculations des philosophes de
l’Antiquité, en commençant par une étude des différentes « parties du discours », en vue
d’unifier les catégories de la grammaire et de la logique. L’interprétation des textes écrits fut,
quant à elle, une tâche importante, et joue, de ce fait, un rôle prépondérant dans l’histoire de la
linguistique. De Platon et des Sophistes, jusqu’au XXe siècle, il y a eu tout au long de cette
période un grand nombre de grammairiens capables d’une pensée originale :

 Les Hindous
Les premières réflexions sur la langue sont attribuées à Panini. Ce dernier fut le
premier grammairien et le plus célèbre pour ses travaux qui portaient sur le Sanskrit « langue
sacrée de l’Inde ». Sa tâche consistait à protéger la langue religieuse qui devait rester intacte
et efficace.

 Les phéniciens
Ce sont les inventeurs de l’alphabet, composé seulement de consonnes.

 Les Grecs
Les grecs ont été les premiers à utiliser une écriture réellement alphabétique, en
reprenant le système consonantique phénicien et en y ajoutant leur propre système vocalique.
C’est leur alphabet qui a donné naissance à l’alphabet latin, puis aux alphabets gothiques et
slaves. Ils ont posé les bases d’une véritable grammaire par leurs travaux sur les différentes
parties du discours : « le Nom, le verbe, la conjonction, l’article, l’adverbe, le participe, le
pronom et la préposition ».

Tous les mots grecs ont été classés selon les catégories du cas, du genre, du nombre, du
temps, de la voix, du mode…etc. leur grammaire sera traduite dans toutes les langues.
 Les alexandrins
C’est à Alexandrie qu’a été établie de façon définitive la grammaire traditionnelle, telle
que nous la concevons aujourd’hui.

 Les romains
Ils ont toujours été considérés comme les élèves des grecs, les aristocrates romains ont
adopté avec enthousiasme la culture et les méthodes d’éducation grecque et leurs
enfants apprenaient à parler, à écrire et à lire le grec aussi bien que le latin. Au 6 eme
siècle paraissaient des études sur les sons, la syllabe, la prosodie et sur les mots en tant
que parties du discours. Ils ont travaillé sur les fautes, le bon et le mauvais style, en
identifiant la grammaire comme étant « l’art de bien parler et de bien comprendre
les poètes ».

 Le moyen âge
Cette période est appuyée sur les idées d’Aristote et les pères d’Eglise, en apprivoisant
les principes de la foi catholique. Leur objectif était d’établir un système intellectuel cohérent.

 La grammaire de Port-Royal
Sur ce point le progrès viendra de la grammaire de Port-Royal (1660) rédigée par
Antoine Arnauld (1612-1694) et Claude Lancelot (1615-1695). Cette grammaire est une
tentative d'appliquer la logique à l'étude de la langue tout en tenant compte de l'usage qui
apparaît comme "arbitraire et capricieux" Arnauld et Lancelot veulent raisonner la
grammaire c'est-à-dire fournir des explications logiques aux phénomènes linguistiques. Pour
ces deux grammairiens, l'idéal est de parvenir à des règles qui vaudraient pour toutes les
langues: “pour que les hommes puissent communiquer, il faut qu’ils aient une grammaire
générale la pensée de l’homme est universelle.” Selon ces derniers “la parole doit imiter
l’esprit humain parce que la structure de la langue est universelle, elle reflète la structure de
l’esprit humain”.

 La grammaire traditionnelle

En effet, la grammaire se prête à une importante polysémie puisque, tout au cours de


son développement, elle ne cesse de recevoir des significations multiples voire diverses
suivant les tendances dont elles émergent. C'est pour cette raison, il est difficile de prendre
l'appui sur une seule définition donnée.
La grammaire est reconnue, dans le vieux Littré, comme «l'art d'exprimer ses pensées
par la parole ou par l'écriture d'une manière conformes aux règles établies par le bon usage».

Ainsi, de la définition reformulée, nous avons deux termes, «art» et «bon»,qui nous
fait entendre qu'auparavant la grammaire était loin d'être objectif voire scientifique. Et cela dû
à la démarche basées sur des jugements ; elle discrimine ce qui est bon de ce qui ne l'est pas
en se référant à des règles établies à partir de ce qui est partagée dans la société et reconnues
comme un usage privilégié. Donc, l'objectif de la grammaire est cerné dans le fait d'examiner
l'adaptation de la production langagière aux règles établies.

 La philologie

A la fin du 18ème siècle, est née, en Allemagne, la philologie, l'objet de cette science
(historique) est la connaissance des civilisations passées et ceci grâce aux documents écrits
qu'elles nous ont laissés. Ces derniers nous permettent de comprendre et d'expliquer ces
sociétés anciennes. (Dictionnaire français Larousse).

A partir de 1977, Friedrich August Wolf est l'initiateur de ce mouvement, pour lui la
langue n’est pas l’unique objet de la philologie, qui veut fixer, interpréter et commenter les
textes.

Cette étude philologique des textes va donner naissance à la comparaison des langues.
La découverte, à la fin du 18ème Siècle (1816), du "Sanskrit", ancienne langue sacrée de l'Inde,
fait apparaître, avec une évidence aveuglante, l'apparentement du latin, du grec, du persan et
du sanskrit. Ainsi apparaît la philologie comparée ou la linguistique comparative et historique.
Le créateur de cette discipline est l’allemand Franz Bopp (1791-1867).

Dès la fin du 18ème Siècle et toujours avec le même but de découvrir des familles de
langues ; on se penche sur l'étude de l'évolution des langues, on s'intéresse à leur histoire.

« La science qui s'est constituée autour des faits de langue est passée par trois phases
successives avant de connaître quel est son véritable objet. (.../...) la grammaire (.../..)
vise uniquement à donner des règles pour distinguer les formes correctes des formes
incorrectes.
Ensuite parut la philologie (.../...) qui veut avant tout fixer, interpréter, commenter les
textes ; cette première étude l'amène à s'occuper aussi de l'histoire littéraire, des
mœurs, des institutions, etc. Partout elle use de sa méthode propre, qui est la critique.
Si elle s'occupe de questions linguistiques, c'est surtout pour comparer des textes de
différentes époques, déterminer la langue particulière à chaque auteur, déchiffrer et
expliquer des inscriptions rédigées dans une langue archaïque ou obscure ».

Mais la critique philologique est en défaut sur un point : elle s'attache trop à la langue écrite et
oublie la langue vivante.

 La grammaire comparée

La troisième époque commença lorsque l'on découvrit que l'on pouvait comparer les
langues entre elles. Ce fut l'origine de la philologie comparative ou grammaire comparée ».
(F de Saussure, 8 : 2002).

Vers 1875 se forme à Leipzig un groupe de jeunes linguistes ([Link] et


[Link]) qui prennent le nom de Néo-Grammairiens et dont les thèses poussent à
l'extrême certains aspects de la linguistique historique. Ils posent le caractère absolument
nécessaire des lois phonétiques et affirment l'aspect essentiellement historiciste de la
linguistique. Grace à eux, on ne vit plus dans la langue un organisme qui se développe par lui-
même, mais un produit de l’esprit collectif des groupes linguistiques. (F de Saussure, 10 :
2002)

Vous aimerez peut-être aussi