Avis sur le Dr Luc Nihoul
Avis sur le Dr Luc Nihoul
Implantation IESN
Bachelier en Marketing
Modalités d’évaluation........................................................................................................... 6
1. Bloc 1 (MK121) ......................................................................................................... 6
2. Bloc 2 (MK211) ......................................................................................................... 6
3. Bloc 3 (MK311) ......................................................................................................... 6
PARTIE 1 : Statistiques Descriptives .......................................................................................... 7
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2. Choix du test approprié : Test paramétrique Vs Test non paramétrique ........... 136
3. La statistique de test ............................................................................................ 136
4. Choix du seuil de risque alpha ............................................................................. 137
5. Exécution du test ................................................................................................. 138
6. Interprétation du résultat et réponse à la question ............................................ 139
7. Statistique de test en fonction du paramètre testé ............................................ 140
8. Exemples et Exercices .......................................................................................... 142
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Introduction
PARTIE 0 : INTRODUCTION
Tout au long de votre cursus, vous allez découvrir et utiliser différentes méthodes statistiques.
Ces méthodes permettent d’analyser, de traiter, d’interpréter, de modéliser et de tester des
données. Le but est de rendre ces dernières compréhensibles de tous.
Une méthode n’étant jamais indépendante de l’autre, ce syllabus reprend dès lors l’ensemble
de la matière vue en Statistique tout au long de votre cursus. Ainsi, la globalité des notions se
trouvera dans une seule ressource et nous évitera de faire des rappels incessants.
Dans chacune de ces parties, nous mettrons l’accent sur l’interprétation des résultats obtenus.
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Introduction
MODALITÉS D’ÉVALUATION
1. Bloc 1 (MK121)
• Les modalités de validation de l’UE sont accessibles via la fiche UE.
2. Bloc 2 (MK211)
• Les modalités de validation de l’UE sont accessibles via la fiche UE.
3. Bloc 3 (MK311)
• Voir modalités d’évaluation de l’UE Entrepreneuriat.
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MK121 – Statistiques Descriptives
PARTIE 1 : STATISTIQUES
DESCRIPTIVES
La Statistique Descriptive contient l’ensemble des outils permettant de décrire, de visualiser
et de modéliser les données d’un sondage ou d’une étude de marché. Nous nous attarderons
à comprendre la méthode de calcul de certains paramètres. Mais surtout nous essaierons
toujours d’en donner une interprétation et une représentation la plus compréhensible
possible.
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION
De manière générale, nous pouvons définir la statistique comme le domaine des
Mathématiques dédié à l’étude des données.
Lorsque nous nous intéressons à un sujet ou à une question (le temps passé sur internet par
jour, le budget mensuel alloué aux loisirs, la marque de voiture, …) la première étape consiste
généralement à recueillir des données pertinentes. Une fois celles-ci récoltées se pose la
question « Comment les faire parler ? » C’est précisément à cette interrogation que la
statistique apporte des réponses.
Dans ce cours, une grande importance sera accordée aux interprétations des résultats. Une
partie des calculs sera faite avec les logiciels Microsoft Excel et XLSTAT
([Link] de façon plus approfondie dans les parties ultérieures.
1. Population et échantillon
Lorsque nous nous intéresserons à une question (comme par exemple « Parmi les namurois
intéressés par notre projet d’implantation, y-a-t-il autant d’hommes que de femmes ? »), nous
ne pourrons pas récolter toutes les données nécessaires pour y répondre. Pratiquement, il est
impossible de comptabiliser tous les namurois intéressés pour savoir s’il y a plus d’hommes
ou de femmes.
Dans ce cas-là, nous nous contenterons de récolter une partie des données, partie que nous
espérons aussi significative que possible.
Ce procédé est appelé « échantillonnage ». Il consiste à se procurer seulement une partie des
données (l’échantillon). Le but final reste d’obtenir des informations à propos du groupe plus
large (ici, tous les namurois intéressés). Ce groupe plus large est appelé la population.
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MK121 – Statistiques Descriptives
Dans un premier temps, nous analyserons une par une les données de l’échantillon :
Recueillir l'information
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MK121 – Statistiques Descriptives
2. Un peu de vocabulaire
Le point précédent a déjà introduit quelques mots possédant une signification précise en
statistique.
• Individu : c’est le nom générique donné aux objets qui constituent la population ; il
peut s’agir de personnes, de choses, d’associations ou d’objets immatériels (dans
l’exemple, il s’agit de namurois intéressés par le projet).
• Effectif ou effectif total : c’est le nombre d’individus dans l’échantillon (donc, le
nombre de données récoltées). On le note souvent 𝑛.
• Caractère, caractère étudié, variable ou variable statistique : c’est l’aspect qu’on
étudie (ici, le sexe).
• Espace des observables : c’est l’ensemble des réponses/résultats possibles pour le
caractère étudié (dans l’exemple, il s’agit de l’ensemble Ω = {M, F})
3. Méthodes d’échantillonnage
• Sondage aléatoire simple : les individus ont tous la même chance d’appartenir à la
population mère. Comme si tous les individus de la population étaient repris dans une
urne et on procède à un tirage au sort. Il faudrait dans ce cas posséder la liste
exhaustive de tous les individus qui compose la population, la base de sondage. On
peut encore distinguer le tirage avec et sans remise. Ce dernier est à privilégier mais
les tirages ne seront pas indépendants les uns des autres ce qui complexifie les calculs.
Dans la pratique on utilise peu cette méthode car la base de sondage n’est pas toujours
connue.
• Sondage aléatoire stratifié : la population est découpée en plusieurs groupes, appelés
strates, puis un tirage aléatoire simple est réalisé dans chacune des strates. Il faudra
donc identifier au préalable une variable qui influence la population (la taille d’une
société, le type de client, la situation géographique…)
• Sondage par méthodes empiriques : on sélectionne les individus par un choix raisonné
et pas de manière aléatoire. On peut utiliser la méthode des quotas dans laquelle on
construit un échantillon qui est un modèle réduit de la population selon deux ou trois
critères. (Sexe, âge, …)
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MK121 – Statistiques Descriptives
Exercice
1) Dans chacune des situations suivantes, identifiez la population, l’échantillon, le caractère étudié,
l’effectif et l’espace des observables. L’échantillon est-il représentatif de la population ?
a) Une enquête a été réalisée dans toute la Wallonie pour déterminer le nombre d’armes à feu
que chaque ménage possédait. L’équipe en charge de l’enquête a envoyé 5 000 questionnaires
par courrier, sur lesquels 3 500 ont été complétés et renvoyés.
b) Pour connaître le temps que les directeurs de PME wallonnes consacrent chaque semaine aux
tâches administratives, on en a choisi 200 au hasard et on les a interrogés à ce sujet.
c) Les responsables d’un bureau de marketing font un sondage dans les rues de Namur afin de
savoir ce que les Namurois pensent de la propreté de leur ville. Ils demandent aux
100 personnes interrogées de choisir l’un des qualificatifs suivants : très sale, sale, moyenne,
propre, très propre.
d) Les enseignants de l’IESN décident d’organiser un test sur ordinateur pour mieux cerner leurs
futurs étudiants. Le test est constitué de 25 questions de culture générale de type vrai/faux
valant chacune 1 point. Ils font appel à 50 volontaires pour effectuer ce test.
e) Un enseignant étonné de voir ses étudiants s’endormir en cours décide d’en retenir 20 après
la classe. Il leur demande à quelle heure ils ont été dormir la veille et note leurs réponses.
4. Types de données
La statistique peut traiter des données de divers types. Nous distinguons tout d’abord les
données qualitatives des données quantitatives. Nous parlons de données quantitatives
lorsqu’il s’agit de nombres qui mesurent une certaine grandeur (longueur, volume, cardinalité,
durée…). Dans le cas contraire (lorsqu’il ne s’agit pas de valeurs numériques ou lorsque ces
nombres ne sont pas des mesures), nous parlons de données qualitatives.
Parmi les données qualitatives, nous distinguons encore deux catégories : les données
qualitatives ordinales et les données qualitatives nominales. Nous parlons de données
ordinales quand nous pouvons les classer. Nous parlons de données nominales dans le cas
contraire.
Parmi les données quantitatives, nous distinguons encore deux catégories : les données
quantitatives discrètes et les données quantitatives continues. Nous parlons de données
discrètes quand le nombre de valeurs possibles pour la variable est limité. Nous parlons de
données continues quand le nombre de valeurs possibles pour la variable est proche (voire
égal) de la taille de la population.
Par exemple, le nombre de boules de glace du dernier cornet dégusté est une donnée discrète,
car la valeur ne peut être que 1, 2, 3, 4, 5. À l’inverse, la durée de votre dernière conversation
téléphonique (en minutes) est une variable continue.
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MK121 – Statistiques Descriptives
Le type de la variable nous permet de choisir la bonne méthode statistique à appliquer. Nous
essayons en général de collecter des données quantitatives continues pour lesquelles il existe
de nombreuses méthodes.
Exercice
2) De quel type de variable s’agit-il ?
a) Les calories de votre dernier repas
b) Le code postal de votre localité
c) Le candidat pour lequel un électeur a voté aux dernières présidentielles françaises
d) La date de création d’un fond de placement
e) L’âge d’un fond de placement en années
f) Le taux d’un crédit immobilier
g) L’année de naissance des étudiants inscrits à l’IESN
h) L’âge des étudiants inscrits à l’IESN
i) La marque d’un véhicule
j) Le grade obtenu par un étudiant en fin de cycle
k) Le nombre de grands-parents encore en vie pour une personne de 40 ans
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MK121 – Statistiques Descriptives
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Variables
statistiques
𝑋
Qualitatives Quantitatives
Non mesurables Mesurables
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MK121 – Statistiques Descriptives
Dans un tableau de distribution, nous citons les différentes valeurs (nous les appelons les
modalités), et leur effectif. Nous ferons également apparaître l’effectif total, taille de
l’échantillon ou de la population.
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MK121 – Statistiques Descriptives
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MK121 – Statistiques Descriptives
Exercices
1) A la sortie d’une petite salle de cinéma on a demandé à chaque spectateur de donner une note de
0 (mauvais) à 5 (excellent) au film qu’il venait de voir. Voici les résultats obtenus :
5 2 3 0 4 5 2 4 4 4 4
1 1 2 3 3 4 4 4 5 5 2
5 5 5 3 3 3 3 5 3
2) Un biologiste s’intéresse à la longévité d’une race de papillons exotiques. Il a examiné tous ceux
de sa serre et a noté combien d’heures ils ont vécu. Le tableau de distribution est donné ci-dessous.
3) On a recensé la couleur de cheveux des 20 étudiants d’une classe, voici les résultats obtenus :
Brun, Blond, Brun, Brun, Blond, Blond, Blond, Roux, Blanc, Blanc, Noir, Roux, Blond, Brun, Brun,
Blanc, Blond, Blond, Roux, Blond.
4) On a recensé l’âge des étudiants d’une classe et on a obtenu les résultats suivants. Construisez le
tableau de distribution et calculez l’effectif total.
18 18 19 19 20 19 19 18 19 21
18 18 19 19 18 19 20 21 21 21
19 18 21 20 18 19 19 19 18 18
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MK121 – Statistiques Descriptives
Dans le cas de données quantitatives continues, il est nécessaire de regrouper les valeurs en
classes au risque d’avoir un tableau de distribution avec une ligne par individu.
Ces groupes de valeurs, appelés classes, regroupent ensemble toutes les données qui se
trouvent entre deux valeurs limites.
L’amplitude d’une classe est la différence entre la borne supérieure et la borne inférieure de
la classe, c’est la « longueur » de la classe.
Pour obtenir une valeur unique qui représente au mieux la classe, nous pouvons utiliser le
barycentre. Celui-ci étant la moyenne des différentes valeurs au sein de la classe.
Note. Le choix des classes n’est pas toujours évident : il s’agit de réaliser un compromis pour
éviter d’une part des classes trop larges (perte de précision trop importante) et d’autre part
des classes trop étroites (gain insuffisant en lisibilité). Les limites des classes sont souvent
choisies en divisant l’étendue de la population (c’est-à-dire la différence entre la valeur la plus
petite et la valeur la plus grande) par le nombre de classes désiré.
Données brutes :
variable
quantitative
continue
Barycentre :
Classes : variable
variable
qualitative
quantitative
ordinale
discrète
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MK121 – Statistiques Descriptives
Exercices
5) On a mesuré la taille (en mètres) des 25 meilleurs joueurs de foot du monde et on a obtenu les
résultats suivants. Construisez un tableau de distribution en utilisant 4 classes de même amplitude
recouvrant les tailles de 1,55 m à 1,95 m.
1,71 1,58 1,65 1,7 1,75 1,85 1,9 1,67 1,72 1,77 1,85
1,82 1,9 1,69 1,87 1,92 1,76 1,7 1,8 1,86 1,59 1,6
1,67 1,77 1,82
53 56 61 73 62 80 60 66 70 71 72
63 62 87 61 65 72 75 67 64 97 90
73 74 71 58 75 76 70 81 71 63 78
75 60 72 82 94 64 64 72 74 61 78
61 84 62 95 79 77 77 73 81 91 83
96 70 77 63 67 81 83 84 83 78 76
78 64 80 92 80 84 77 73 76 75 79
80 61 97
a) Répartissez ces notes en classe d’amplitude 5, la première étant [50,55[ puis dressez le tableau
de distribution.
b) Faites de même en utilisant des classes d’amplitude 10 (la première commençant à 50).
c) Dans les deux cas, calculez le nombre d’étudiants ayant une note < 65, < 75 et >= 80.
d) En vous servant des tableaux, pouvez-vous calculer le nombre d’étudiants ayant une cote <
87,5 et > 73 ? Si non, comment trouvez ces nombres ?
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MK121 – Statistiques Descriptives
Ajoutons quand cela a du sens ces trois colonnes aux exemples précédents :
EXEMPLE 1 : UN CLUB DE SPORT A DEMANDÉ À SES 237 ADHÉRENTS LEUR ÉTAT CIVIL.
Etat civil Nombre d’adhérents Proportion
Célibataire 119 50,21%
Divorcé 12 5,06%
Marié 79 33,33%
Veuf 1 0,42%
Cohabitant 26 10,97%
Total 237 100%
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MK121 – Statistiques Descriptives
Il est important de savoir bien interpréter chacune des valeurs qui apparaissent dans le
tableau. Faisons-le avec les cellules grisées des tableaux précédents.
Notation Signification
𝑋𝑖 𝑖 e modalité de la variable 𝑋
𝑁𝑖 Effectif de la 𝑖 e modalité de la variable 𝑋
𝜋𝑖 La proportion de la 𝑖 e modalité
Remarque. D’un point de vue mathématique, les expressions « 0,3 », « 3/10 » et « 30% » sont
entièrement identiques. Toutes peuvent convenir pour exprimer des proportions relatives,
même si on préfère généralement la forme de pourcentage.
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MK121 – Statistiques Descriptives
Exercices
7) S’il y a 𝑝 modalités dans le tableau, que vaut toujours le dernier effectif cumulé ? Pourquoi ?
8) S’il y a 𝑝 modalités dans le tableau, que vaut toujours la dernière proportion cumulée ? Pourquoi ?
9) Un professeur a relevé lors d’une interrogation les points que les étudiants d’un groupe ont
obtenus. Il a construit le tableau de recensement complet ci-dessous. Répondez aux questions
suivantes (il peut y avoir plusieurs manières de trouver les réponses).
a) Combien d’étudiants ont eu une note de 8/10 ?
b) Quelle proportion représentent les étudiants qui ont eu une note de 9/10 ?
c) Combien d’étudiants ont échoué (c’est-à-dire ont obtenu une note de 4/10 ou moins) ?
d) Quelle proportion représentent les étudiants qui n’ont pas obtenu une dispense (c’est-à-dire
qui ont obtenu une note de 5/10 ou moins) ?
e) Combien d’étudiants ont eu une cote supérieure ou égale à 6/10 ?
f) Quelle proportion représentent les étudiants qui ont réussi (c’est-à-dire ont obtenu une note
de 5/10 ou plus) ?
g) Combien d’étudiants ont eu une note située entre 3/10 et 7/10 (bornes comprises) ?
h) Quelle proportion représentent les étudiants qui ont eu une note située entre 4/10 et 8/10
(bornes non comprises) ?
10) Le service après-vente d’une entreprise fait établir des statistiques quant à la fréquence des appels
reçus. À plusieurs reprises, des experts comptent le nombre d’appels reçus au cours d’une période
de 1 minute. Voici les résultats qu’ils ont obtenus.
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MK121 – Statistiques Descriptives
3. Représentations graphiques
Bien souvent, « une image vaut mieux qu’un long discours. » C’est pour cela qu’il existe toute
une série de représentations graphiques standards pour les données statistiques. Dans le
cadre de ce cours, nous nous contenterons d’en aborder quelques-unes.
Nous pouvons aussi utiliser des diagrammes figuratifs mais il faut que l’aire de la figure reste
proportionnelle à l’effectif.
Marié(e)
33%
Divorcé(e) Célibataire
5% 50%
Célibataire
50% Divorcé(e)
5%
Marié(e)
33%
Cohabitant(e) Veuf(ve)
11% 1%
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MK121 – Statistiques Descriptives
POUR L’EXEMPLE 2 :
40
35
30
Effectif
25
20
15
10
0
1996 1997 1998 1999 2000
Année
L’axe vertical du graphique peut être échelonné par les effectifs ou par les proportions
relatives. Dans les deux cas, le diagramme produit est le même, à l’échelle près.
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MK121 – Statistiques Descriptives
14
12
10
Nbre d'employés
0
0 1 2 3 4 5 6
Nombre d'enfants
18
Proportion d'employés (%)
16
14
12
10
0
0 1 2 3 4 5 6
Nombre d'enfants
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MK121 – Statistiques Descriptives
La fonction de répartition peut également être utilisée, dans le cas discret nous parlons plus
communément de diagramme en escalier. Celle-ci représente nos valeurs sur l’axe des
abscisses et les fréquences cumulées sur l’axe des ordonnées.
EXEMPLE
Nous avons récolté le nombre d’heures de sport pratiquées par semaine dans une population
de 500 individus.
0,9
0,8
0,7
Fréquence cumulée
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
1 3 5 7 9 11 13 15 17
Heure
Nous pouvons, par exemple, voir que 40% de notre population pratiquent au plus 7 heures de
sport par semaine, que le maximum est de 16 heures, etc.
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MK121 – Statistiques Descriptives
0,5 0,05
0,45 0,045
0,4 0,04
0,35 0,035
Fréquence
0,3 0,03
Densité
0,25 0,025
0,2 0,02
0,15 0,015
0,1 0,01
0,05 0,005
0 0
0 20 40 60 80 0 20 40 60 80
Dépense Dépense
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MK121 – Statistiques Descriptives
0,08
100
0,07
80 Densité 0,06
Effectif
0,05
60
0,04
40 0,03
0,02
20
0,01
0 0
10 20 30 40 50 60 70 80 10 20 30 40 50 60 70 80
Dépense Dépense
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MK121 – Statistiques Descriptives
La fonction de répartition peut également être représentée dans le cas continu. Nous ne
parlerons plus de diagramme en escalier car celui-ci est quasiment lisse (certain programme
propose même une option de lissage).
EXEMPLE
Nous avons observé le budget hebdomadaire (€) en nourriture d’une population de 500
individus.
Budget hebdomadaire
1
0,9
0,8
0,7
Fréquence cumulée
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
141 161 181 201 221 241 261
Budget (€)
Nous pouvons, par exemple, observer que 50 % de notre population dépensent au plus 200€
par semaine en nourriture, que le budget maximum est de 250€, etc.
➢ Titre approprié
➢ Population
➢ Variable
➢ Valeurs/modalités
La création de ceux-ci se fera via un logiciel, dans cette première partie nous nous
contenterons de les analyser.
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MK121 – Statistiques Descriptives
0,12
0,1
0,08
Fréquence
0,06
0,04
0,02
0
5 25 45 65 85 105 125 145 165 185 205 225 245
Budget hebdomadaire (€)
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MK121 – Statistiques Descriptives
12) Les temps de match au tennis ont été mis sous forme d’histogramme pour chacune des disciplines.
Un seul de ces graphiques est faux. Lequel :
a) Double homme
b) Simple homme
c) Double femme
d) Simple femme
Fréquence
0,3
0,1
0,2
0,05
0,1
0 0
60 110 160 0 50 100 150
Temps de match | Double homme Temps de match | Simple homme
0,015 0,1
0,01
0,05
0,005
0 0
0 50 100 150 70 90 110 130 150
Temps de match | Double femme Temps de match | Simple femme
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MK121 – Statistiques Descriptives
13) Lors d’une enquête, nous nous sommes intéressés à la durée idéale pour un jeu. Les résultats nous
apparaissent ici sous forme d’un histogramme. Sur base de ce graphique quelle proposition est
fausse ?
0,16
0,14
0,12
Fréquence
0,1
0,08
0,06
0,04
0,02
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Durée en minutes
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MK121 – Statistiques Descriptives
14) Nous avons interrogé une population de 200 individus afin de connaître le nombre de mails reçus
par heure pour chacun d’entre eux. Voici la fonction de répartition.
Reconstruisez son tableau de recensement reprenant les valeurs observées, les effectifs, les effectifs
cumulés, les proportions et les proportions cumulées.
15) Pour une certaine population, nous avons relevé le budget des individus désirant acquérir un
nouveau smartphone. Au vue l’histogramme et de la fonction de répartition, complétez les phrases
suivantes:
0,25 0,7
Fréquence
0,6
0,2
0,5
0,15
0,4
0,1 0,3
0,2
0,05
0,1
0 0
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 0 100 200 300 400 500 600 700 800 900
Budget (€) Budget (€)
Page 32
MK121 – Statistiques Descriptives
4. Paramètres de position
Le mode : paramètre de position
Le mode est la modalité ou la valeur qui possède le plus grand effectif.
Le mode est le seul paramètre qui peut être déterminé quel que soit le type de variable.
Dans les cas d’ex-aequo, on peut se retrouver avec plusieurs modes. On parle alors de
distribution et d’échantillon multimodal(e), bimodal(e) s’il y en a deux, trimodal(e) s’il y en a
trois…).
Pour que la notion de mode statistique soit véritablement significative, il faut que sa répétition
soit nettement supérieure à celle des autres modalités.
Attention si nous avons une variable quantitative continue regroupée en classe, nous
parlerons de classe modale à condition que les classes soient de même amplitude. Sinon, il
faut prendre la classe avec la densité la plus élevée.
Son calcul dépend de la forme sous laquelle les données sont présentées.
Données brutes. À partir des données brutes 𝑋1 , 𝑋2 , …, 𝑋𝑁 (dont certaines sont peut-être
répétées), nous calculons la moyenne en additionnant toutes les valeurs et en divisant par
l’effectif total 𝑁.
𝑁
1 𝑋1 + 𝑋2 + ⋯ + 𝑋𝑁
𝜇𝑋 = ∑ 𝑋𝑖 =
𝑁 𝑁
𝑖=1
EXEMPLE DE BASE
On a relevé la température maximale (°C) de ces dix derniers jours : 10, 15, 12, 14, 18, 24,
16, 10, 9, 6.
10+15+12+14+18+24+16+10+9+6 134
La température moyenne est de = = 13,4°𝐶 par jour.
10 10
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MK121 – Statistiques Descriptives
Données rassemblées par effectifs. Si nous avons dressé un tableau des modalités et des
effectifs qui leur sont associés, la formule est légèrement différente. En effet, nous devons
tenir compte du nombre de fois que chacune des modalités apparaît. Nous multiplions chaque
valeur par son effectif puis nous effectuons une addition et nous divisons par l’effectif total.
𝑝
1 𝑋1 𝑁1 + 𝑋2 𝑁2 + ⋯ + 𝑋𝑝 𝑁𝑝
𝜇𝑋 = ∑ 𝑋𝑖 × 𝑁𝑖 =
𝑁 𝑁
𝑖=1
Ce qui revient donc à faire une moyenne des modalités pondérées par les effectifs.
DANS L’EXEMPLE 3
Nombre d’enfants Nombre d’employés Calcul
0 13 0
1 11 11
2 13 26
3 10 30
4 9 36
5 14 70
6 10 60
Total 80 233
233
Le nombre moyen d’enfant est de = 2,9125 enfants par employés.
80
Le type de la variable nous permet de choisir la bonne méthode statistique à appliquer. Nous
essayons en général de collecter des données quantitatives continues pour lesquelles il existe
de nombreuses méthodes.
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MK121 – Statistiques Descriptives
Exercices
16) Dans une entreprise, on constate que l’âge moyen des employées (femmes) est de 25 ans alors
que l’âge moyen des employés (hommes) est de 27 ans. Peut-on en déduire que l’âge moyen des
employés (tous sexes confondus) est de 26 ans ?
18) Calculez la note moyenne des résultats à une interrogation d’une classe donnés ci-dessous.
Note 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Nb étudiants 1 3 9 4 3 1 4 1 2 1 3
19) En fin d’année, un professeur corrige un examen de Statistiques (côté sur 50 points) et se rend
compte qu’une de ses classes obtient une moyenne de 22,5.
a) Quelle moyenne aurait-il obtenu s’il avait d’abord pris la peine de ramener chacune des cotes
sur 20 points ?
b) Comme l’examen s’est déroulé dans de mauvaises conditions (bruits causés par des travaux
de construction), le professeur décide d’ajouter 3 points à la cote (sur 50) de chacun des
étudiants. Quelle moyenne obtiendra-t-il ?
20) Une étude révèle qu’en moyenne, les ménages d’une certaine ville belge remplissent
annuellement 42 sacs poubelles. Si la ville en question décidait d’imposer une taxe annuelle de
0,5 € par sac augmentée d’une partie fixe de 3 € par ménage, combien celle-ci rapporterait-elle en
moyenne par ménage ?
21) On s’est intéressé aux sommes totales versées par 10 entreprises belges à leurs actionnaires sous
la forme de dividendes au cours de l’année passée et on a obtenu les résultats suivants.
On supposera que chacune de ces entreprises a calculé la part de ses profits à consacrer aux
dividendes comme suit : une base forfaitaire de 1 000 € augmentée d’1/5 (donc 20%) des profits.
Page 35
MK121 – Statistiques Descriptives
L’avantage de la médiane est qu’elle n’est pas sensible aux valeurs extrêmes
comme la moyenne car elle ne tient compte que des valeurs centrales. C’est
pour cela que la médiane est plus utilisée que la moyenne en présence de
valeurs hors norme.
À partir des données brutes 𝑋1, 𝑋2, …, 𝑋𝑛 (dont certaines sont peut-être répétées), on peut
trouver la médiane 𝑚 en accomplissant les étapes suivantes :
(1) Ordonner les valeurs 𝑋1, 𝑋2, …, 𝑋𝑛 de la plus petite à la plus grande ;
(2) Si 𝑛 est un nombre impair, la médiane est la valeur qui se trouve au milieu de la liste ;
(3) Si 𝑛 est un nombre pair, la médiane est la moyenne entre les deux valeurs centrales.
C’est un choix arbitraire, on pourrait prendre toute valeur comprise entre les deux
valeurs centrales.
La médiane pourra donc prendre une valeur qui ne sera pas forcément observée.
Considérons les exemples suivants. Nous avons mesuré la taille en cm des enfants d’un groupe
scolaire et nous avons obtenu les résultats suivants (déjà ordonnés par ordre croissant) :
108, 112, 120, 121, 122, 123, 123, 125, 126, 128.
Si nous voulons diviser le groupe en deux en mettant les plus petits d’un côté et les plus grands
de l’autre, où fixer la limite ? Ici, on a un nombre pair de valeurs. La médiane sera donc à mi-
chemin entre les deux valeurs au centre : 122 et 123. Elle vaudra donc 122,5 cm. La moitié des
enfants mesure moins de 122,5 cm.
108, 112, 120, 121, 122, 122, 123, 125, 126, 128.
Si nous voulons diviser le groupe en deux en mettant les plus petits d’un côté et les plus grands
de l’autre, où fixer la limite ? Ici, on a un nombre pair de valeurs. La médiane sera donc à mi-
chemin entre les deux valeurs au centre : 122 et 122. Elle vaudra donc 122 cm. La moitié des
enfants mesure moins de 122 cm.
Si nous voulons diviser le groupe en deux en mettant les plus petits d’un côté et les plus grands
de l’autre, où fixer la limite ? Ici, on a un nombre impair de valeurs. La médiane sera donc la
valeur centrale : 123. La moitié des enfants mesure moins de 123 cm.
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MK121 – Statistiques Descriptives
De manière générale, si les résultats 𝑋1, 𝑋2, …, 𝑋𝑁 sont ordonnés par ordre croissant, la
médiane 𝑚 vaut
𝑁+1
• 𝑋𝑁+1 , le -ème résultat si 𝑁 est impair ; et
2
2
𝑋𝑁 +𝑋𝑁
+1 𝑁
• 2 2
, la moyenne entre le 2 -ème résultat et le suivant si 𝑁 est pair.
2
DANS L’EXEMPLE 3
Nombre d’enfants Nombre d’employés Nbre cumulé d’employés
0 13 13
1 11 24
2 13 37
3 10 47
4 9 56
5 14 70
6 10 80
Total 80
La médiane se trouve à mi-chemin entre la 40ième et la 41ième observation. Toutes deux étant
égales à 3. 50% des employés seront accompagnés de maximum 3 enfants.
Page 37
MK121 – Statistiques Descriptives
Exercices
22) Calculez la médiane des données ci-dessous.
a) 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11
b) 2, 3, 4, 5, 6, 7, 7, 8, 8, 8
c) 2, 4, 4, 6, 7, 7, 8, 9, 9, 10
23) Calculez la médiane dans les deux situations suivantes (résultats à une interrogation).
a)
Note 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Nb étudiants 1 3 9 4 3 1 4 1 2 1 3
b)
Note 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Nb étudiants 1 3 8 4 3 1 4 1 3 6 3
a)
𝑿𝒊 𝑵𝒊
0 2
1 4
2 4
3 7
4 3
b)
𝑿𝒊 𝑵𝒊
18 6
19 10
20 4
21 2
22 2
Page 38
MK121 – Statistiques Descriptives
Budget
cadeau (€)
67,44
74,79
81,02
81,68
81,87
𝑄1 ∈ [81,87 ; 89,66]
89,66
90,42
90,56
92,56
96,52
96,77
96,85
97,53
101,47
107,99
108,59
110,58
125,70
128,80
144,08
Les quantiles sont une généralisation de la médiane. Pour rappel, la médiane 𝑚 est une valeur
censée diviser la population en deux parties, avec 50% des résultats avant la médiane et 50%
des résultats après.
Mais rien ne nous oblige à nous arrêter à une découpe de la population en deux parties égales!
Nous pourrions choisir de la découper en 4 parties contenant chacune 25% des données. Les
valeurs qui permettent cette découpe sont les quartiles 𝑄1, 𝑄2 et 𝑄3 , qui correspondent
respectivement aux proportions cumulées 25%, 50% et 75%. Le second quartile, 𝑄2 , n’est rien
d’autre que la médiane 𝑚.
Quantile (ou percentile) d’ordre 𝜶. Les quartiles sont des cas particuliers de la notion de
quantile. De manière générale, nous parlons de quantile d’ordre 𝜶 (0 ≤ 𝛼 ≤ 1) pour désigner
la valeur 𝑄𝑢𝛼 telle que
• Il y ait une proportion 𝛼 des données situées avant 𝑄𝑢𝛼 et
• Il y ait une proportion (1 − 𝛼) des données situées après 𝑄𝑢𝛼 .
Par exemple, le premier quartile peut-être n’importe quelle valeur comprise entre 81,87 et
89,66.
Page 39
MK121 – Statistiques Descriptives
Notation Signification
𝑄1 , 𝑄2 , 𝑄3 Les quartiles (𝑄2 = 𝑚) situés à 25%, 50% et 75%
𝑄𝑢𝛼 Le quantile d’ordre 𝛼 situé à (𝛼 × 100) %
Pratiquement le calcul de ceux-ci est sujet à discussion. En effet, il existe diverses méthodes
permettant leur calcul. Mais celles-ci ne sont pas nécessairement équivalentes. Deux
méthodes différentes pourraient donner des valeurs de quantile différentes. Toutefois, toutes
ces méthodes ont du sens.
a) 2 4 5 5 6 6 6 6 7
8 8 8 9 9 10 10 11
b)
𝑿𝒊 𝑵𝒊
2 4
3 5
4 8
5 0
6 4
7 3
26) Un magasin de chaussures étudie les ventes effectuées au cours d’une semaine, et plus
particulièrement les pointures de chaque paire vendue. Voici les résultats de cette observation.
Calculez le mode, la moyenne et la médiane. Lequel des trois paramètres est le plus significatif
pour le responsable du magasin qui doit choisir quelle pointure commander pour renouveler son
stock ?
Pointure 37 38 39 40 41 42 43 44 45
Nb ventes 6 5 6 5 8 5 4 2 2
27) Un physicien réalise une expérience pratique sur la dilatation des métaux en mesurant (aussi
précisément que possible) un bâtonnet de fer chauffé à 60°. Pour éviter les erreurs de lecture et
les variations dues aux conditions de l’expérience, il répète celle-ci 6 fois. Voici les mesures qu’il
obtient : 10,321 cm, 10,324 cm, 10,323 cm, 10,324 cm, 10,325 cm, 10,327 cm. Calculez le mode,
la moyenne et la médiane. Lequel des trois paramètres est le plus significatif dans ce cas-ci ?
28) Le tableau suivant reprend le taux d’intérêts (en %) des dépôts d’épargne proposés par
20 banques. Construisez le tableau de distribution puis trouvez le mode, la moyenne et la médiane.
Interprétez ensuite (par une courte phrase) chacun de ces résultats.
4 6 7 4 10 8 7 5 7 5
5 9 6 5 4 7 5 8 5 6
29) On a observé les taux de chômage (en pourcentage de la population active) dans 24 secteurs
d’activité. Voici les résultats obtenus. Dressez le tableau de distribution, puis calculez et interprétez
le mode, la moyenne, la médiane et le 3ème quartile.
8 8 9 8 9 8 9 8 14 8 8 9
6 11 6 9 9 8 8 9 14 9 11 10
Page 40
MK121 – Statistiques Descriptives
30) En étudiant le Q.I. de 480 enfants de 5 ans, on a obtenu les résultats suivants. Calculez et
interprétez le mode, la moyenne, la médiane et le quantile d’ordre 0,8.
31) On a demandé aux employés d’une petite entreprise d’indiquer leur salaire mensuel brut. Trois
personnes ont répondu 2 000 €, cinq personnes ont répondu 2 500 € et deux personnes 3 000 €.
Que valent le mode, la moyenne et la médiane ?
Si on ajoute le salaire du patron de l’entreprise (10 000 €), que deviennent ces paramètres ? Quels
sont les paramètres qui sont très sensibles aux valeurs extrêmes et ceux qui le sont moins ?
32) Un professeur termine la correction d’un examen coté sur 100. La moyenne de la classe est de 65
points.
a) Comme les questions étaient particulièrement difficiles, il décide d’ajouter 5 points à tout le
monde. Que devient la moyenne ?
b) Comme le cours vaut 2 crédits, il doit encoder les points sur un maximum de 20. Que devient
la moyenne ?
Page 41
MK121 – Statistiques Descriptives
5. Paramètres de dispersion
Les paramètres de position présentés dans le module précédent permettent de résumer un
ensemble de données en une valeur : celle qui revient le plus souvent (le mode), celle qui
sépare les résultats en deux groupes de même taille (la médiane) ou celle qui approxime au
mieux l’ensemble des résultats (la moyenne).
La moyenne, aussi significative soit-elle, ne permet pas de savoir comment les données sont
distribuées autour d’elles : sont-elles toutes agglutinées tout près de la valeur centrale ou, au
contraire, sont-elles éparpillées à bonne distance de celle-ci ?
Considérons la situation suivante, voici les résultats sur 20 pour deux étudiants ayant présenté
les mêmes 11 examens.
Albert 9 9 9 9 10 10 10 11 11 11 11
Bernard 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Dans le premier cas, toutes les valeurs sont fort proches de 10 (entre 9 et 11) alors que, dans
le second cas, les valeurs s’étalent sur tout l’intervalle de 0 à 20. Or, les deux étudiants ont
chacun la même moyenne de 10/20. C’est pour déceler ce genre de différence qu’on introduit
les paramètres de dispersion.
Page 42
MK121 – Statistiques Descriptives
Travailler sur l’intervalle interquartile, nous permet d’écarter les valeurs extrêmes qui peuvent
perturber les conclusions. Une valeur est dite extrême si elle se trouve en dehors de
l’intervalle [𝑄1 − 1,5 × (𝑄3 − 𝑄1 ), 𝑄3 + 1,5 × (𝑄3 − 𝑄1 )].
EXEMPLE
Elle prend la forme d’une boîte rectangulaire s’étendant du premier quartile au troisième
quartile et divisée en deux par un repère situé au niveau de la médiane, le tout accompagné
d’un « T » à gauche indiquant le minimum et d’un « T » à droite indiquant le maximum.
médiane 𝑚 Maximum
Non extrême
Minimum
Non extrême
valeurs
Page 43
MK121 – Statistiques Descriptives
70
60
Dépense (€)
50
40
30
20
10
Box plots
80
Dépense | Célibataire Dépense | Marié(e)
70
60
Dépense (€)
50
40
30
20
Page 44
MK121 – Statistiques Descriptives
Exercices
33) Voici un graphique représentant le prix dépensé pour faire un plein de carburant pour quatre
tranches d’âge :
34) Sur un site de vente en ligne, on a procédé à une enquête afin de mieux cibler la clientèle. Nous
avons obtenu les distributions suivantes (montant de la facture en fonction du sexe) :
Box plots
280
260
Montant Facture |
240 M
220
200
180
160
140
120
Page 45
MK121 – Statistiques Descriptives
35) Nous avons relevé le budget soirée en fonction du quartier d’habitation de la population d’un
village. Voici ce relevé sous forme de box-plot.
60
50
40
30
20
10
a) Les budgets des habitants du vieux quartier ne présentent pas de valeurs extrêmes.
b) 50% des habitants du quartier du bois ont un budget inférieur à leur budget moyen.
c) 75% des habitants du quartier des villas ont un budget supérieur à 35€.
d) Ce sont les habitants du quartier du moulin qui présentent la variabilité la plus grande.
e) En moyenne, les habitants du quartier des villas comptent dépenser plus que les autres.
Page 46
MK121 – Statistiques Descriptives
36) Nous avons relevé le temps d’un match de tennis en fonction de la discipline et représenté ces
données sous forme de box plot.
170
Temps de match | Double Temps de match | Simple
homme homme
150
130
110
90
70
37) On a relevé le budget loisir annuel d’une population de 80 personnes. Voici ce relevé :
Page 47
MK121 – Statistiques Descriptives
40
35
30
25
Score
20
15
10
Malheureusement, d’un point de vue mathématique, les valeurs absolues ne permettent pas
les développements nécessaires aux parties plus avancées des statistiques. Alors, plutôt que
de considérer la moyenne des écarts entre les données et 𝜇𝑋 , nous nous intéressons plutôt à
la moyenne des carrés de ces écarts.
L’écart entre une donnée 𝑋𝑖 et la moyenne 𝜇𝑋 vaut |𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 |. Si nous calculons le carré de cet
écart, nous pouvons oublier la valeur absolue : cela donne (𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 )2. La moyenne des carrés
des écarts, que nous appelons la variance, vaut donc
𝑁
1
𝜎𝑋2 = ∑(𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 )2
𝑁
𝑖=1
Page 48
MK121 – Statistiques Descriptives
Plus les données sont dispersées autour de la moyenne, plus elles sont hétérogènes et plus la
variance est grande.
La variance est une notion fondamentale en statistique qui est fréquemment utilisée. Elle ne
s’exprime pas dans les mêmes unités que les données mais dans les unités au carré !
Pour revenir à une valeur plus proche de la « moyenne des écarts » et interpréter la dispersion
des données, nous calculons la racine carrée de la variance, qu’on appelle l’écart-type.
𝑁
1
𝜎𝑋 = √𝜎𝑋2 = √ ∑(𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 )2
𝑁
𝑖=1
Comment interpréter cet écart-type ? Sa valeur dans l’absolu ne donne aucune indication. Un
écart-type doit être comparé à d’autres valeurs.
Nous pourrons comparer des écarts-types issus de différentes populations. Pourvu que nous
travaillions sur le même type de données et dans la même unité.
𝑁
1
𝜎𝑋 l'écart-type 𝜎𝑋 = √𝜎𝑋2 = √ ∑(𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 )2
𝑁
𝑖=1
𝜎𝑋
𝐶𝑉𝑋 Le coefficient de variation 𝐶𝑉𝑋 =
𝜇𝑋
Page 49
MK121 – Statistiques Descriptives
Si nous reprenons les deux exemples des points aux examens, nous pouvons calculer leur
variance pas à pas comme suit.
𝑿𝒊 9 9 9 9 10 10 10 11 11 11 11
A 𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 -1 -1 -1 -1 0 0 0 1 1 1 1 Somme
(𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 )2 1 1 1 1 0 0 0 1 1 1 1 8
𝒀𝒊 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
B 𝒀𝒊 − 𝜇𝑌 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 10 Somme
2 100 64 36 16 4 0 4 16 36 64 100 440
(𝑌𝑖 − 𝜇𝑌 )
Pour Albert, nous trouvons une variance de 8/11 = 0,73 et un écart-type de 0,85 avec une
moyenne de 10.
Pour Bernard, nous obtenons une variance de 440/11 = 40 et un écart-type de 6,32 avec une
moyenne de 10.
L’écart-type, beaucoup plus grand dans le second cas, montre bien que les cotes de Bernard
sont plus dispersées que celles d’Albert.
Ce qui est confirmé par les coefficients de variation, pour Albert 8,5% contre 63,2% pour
Bernard.
Prenons un autre exemple de deux produits distincts dont on relève le prix dans divers
magasins dans ce cas il s’agira d’un jouet et d’un smartphone.
Si nous comparons les moyennes, nous situerons les valeurs d’une population par rapport à
celles de l’autre. Cela permet de voir si l’un des produits est significativement plus cher que
l’autre ou si leurs prix sont « en moyenne » similaires. Ici le prix du jouet a une moyenne de
10 euros et celui du smartphone 150 euros. Ce qui nous amène à conclure que le jouet est
moins cher que le smartphone.
Si nous comparons les variances (ou les écarts-types), nous verrons à quel distance les
résultats s’éloignent de la moyenne. Si les variances sont quasiment identiques, cela signifie
que les fourchettes de prix pour les deux produits sont de même taille. Ici, les variances sont
identiques (1,5 €2) et donc les écarts-types aussi (1,22 €). La « fourchette des prix » a la même
taille dans les deux cas. Cependant, comme le smartphone coûte beaucoup plus cher que le
jouet, cette fourchette indique en fait une variabilité beaucoup plus grande pour le prix du
jouet que pour le prix du smartphone.
Page 50
MK121 – Statistiques Descriptives
DANS L’EXEMPLE 3
Nombre Nombre
Calcul Calcul
d’enfants d’employés
0 13 0 (0 − 2,9125)2 × 13 = 110,27
1 11 11 (1 − 2,9125)2 × 11 = 40,23
2 13 26 10,82
3 10 30 0,08
4 9 36 10,64
5 14 70 61,01
6 10 60 95,33
Total 80 233 328,39
233
La moyenne est de = 2,9125 enfants par employé.
80
328,39
La variance est de = 4,10 enfants².
80
328,39
L’écart-type est de √ = 2,03 enfants.
80
2,03
Le coefficient de variation est de 2,9125 = 69,56%.
Exercices
39) On a relevé les températures en degrés Celsius suivantes ces 10 derniers jours : 12°, 25°, 14°, 13°,
24°, 23°, 28°, 16°, 17°, 20°.
a) Calculez la moyenne, la variance, l’écart-type et le coefficient de variation.
b) Calculez en degrés Fahrenheit la moyenne, la variance, l’écart-type et le coefficient de
9
variation sachant que la formule pour passer en Fahrenheit est 𝑡𝐹 = ( ) 𝑡𝐶 + 32.
5
c) Pour chaque paramètre, trouvez le lien entre le paramètres calculé en degrés Celsius et celui
calculé en degrés Fahrenheit
40) Une étude portant sur les chiffres d’affaires en Belgique et aux USA de diverses entreprises
implantées dans les deux pays a révélé les résultats suivants. Y a-t-il plus de variabilité en Belgique
ou aux États-Unis ?
Belgique États-Unis
CA moyen 1 566 569,98 € $ 1 212 046,41
Écart-type 475 832,76 € $ 368 149,14
Page 51
MK121 – Statistiques Descriptives
41) Le graphique suivant reprend le nombre de spams par heure reçus par les employés d’une grande
entreprise. Calculez la moyenne, le mode, la médiane, la variance et l’écart-type de cette variable.
Spam
150
137
100 98
100
Effectif
58 60
50
15 26
5 1
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9
Spams
42) Une enquête auprès des chômeurs se rendant au Forem de Saint-Servais leur demandait
d’indiquer approximativement depuis combien de jours ils étaient au chômage. Quatre réponses
étaient proposées : 120 (choisie par 10 chômeurs), 150 (choisie par 40 chômeurs), 180 (choisie par
20 chômeurs) et 240 (choisie par 5 chômeurs).
a) Dressez le tableau de distribution complet.
b) Calculez l’écart-type de cette population.
c) Déterminez son coefficient de variation.
d) Chacun de ces chômeurs a reçu une allocation de 10€ par jour. Si on étudie le total des
allocations perçues par chacun de ces chômeurs, quel écart-type obtiendra-t-on ? Et quel
coefficient de variation ?
e) On suppose maintenant que chacun des chômeurs a dû payer une taxe forfaitaire de 80€ sur
le total des allocations perçues. Si on étudie la somme nette perçue par les chômeurs (en
décomptant donc cette taxe), quel écart-type obtiendra-t-on ? Et quel coefficient de
variation ?
Page 52
MK121 – Statistiques Descriptives
6. En résumé
Ordonner :
tableau de
distribution
Représenter la
distribution
Synthétiser par
des paramètres
Interpréter
Page 53
MK121 – Statistiques Descriptives
EXEMPLES
Comme nous le montrent les exemples précédents, nous pouvons croiser des variables de
même type et également de type différent. C’est précisément la nature des deux variables
croisées qui va nous amener à des méthodes de calcul et des représentations différentes.
Page 54
MK121 – Statistiques Descriptives
𝑌 𝑌1 ⋯ 𝑌𝑗 ⋯ 𝑌𝑞 Total
𝑋
⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯
EXEMPLE
Nous observons :
Page 55
MK121 – Statistiques Descriptives
EXEMPLE
Cadre Directeur Formateur Ouvrier Secrétaire Total
Célibataire 5,35 3,86 4,60 6,22 4,23 24,25
Divorcé 5,72 5,10 5,35 6,10 6,97 29,23
Marié 4,10 5,47 4,48 4,48 4,98 23,51
Veuf 5,47 5,72 4,23 4,23 3,36 23,01
Total 20,65 20,15 18,66 21,02 19,53 100
EXEMPLE
60
50
40
30
20
10
Célibataire
Divorcé
Marié
Veuf
Lignes Colonnes
Page 56
MK121 – Statistiques Descriptives
PROFILS-LIGNES
𝑋 𝑌 𝑌1 ⋯ 𝑌𝑗 ⋯ 𝑌𝑞 Total
𝑁11 𝑁1𝑗 𝑁1𝑞
𝑋1 ⋯ ⋯ 100%
𝑁1∗ 𝑁1∗ 𝑁1∗
⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯
𝑁𝑖1 𝑁𝑖𝑗 𝑁𝑖𝑞
𝑋𝑖 ⋯ ⋯ 100%
𝑁𝑖∗ 𝑁𝑖∗ 𝑁𝑖∗
⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯
𝑁𝑝1 𝑁𝑝𝑗 𝑁𝑝𝑞
𝑋𝑝 ⋯ ⋯ 100%
𝑁𝑝∗ 𝑁𝑝∗ 𝑁𝑝∗
𝑁∗1 𝑁∗𝑗 𝑁∗𝑞
Total ⋯ ⋯ 100%
𝑁 𝑁 𝑁
PROFILS-COLONNES
𝑋 𝑌 𝑌1 ⋯ 𝑌𝑗 ⋯ 𝑌𝑞 Total
𝑁11 𝑁1𝑗 𝑁1𝑞 𝑁1∗
𝑋1 ⋯ ⋯
𝑁∗1 𝑁∗𝑗 𝑁∗𝑞 𝑁
⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯
𝑁𝑖1 𝑁𝑖𝑗 𝑁𝑖𝑞 𝑁𝑖∗
𝑋𝑖 ⋯ ⋯
𝑁∗1 𝑁∗𝑗 𝑁∗𝑞 𝑁
⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯
𝑁𝑝𝑗 𝑁𝑝𝑞 𝑁𝑝∗
𝑋𝑝 𝑁𝑝1 /𝑁∗1 ⋯ ⋯
𝑁∗𝑗 𝑁∗𝑞 𝑁
Total 100% ⋯ 100% ⋯ 100% 100%
EXEMPLE
Voici les profils-lignes de notre exemple ainsi qu’une représentation graphique de ceux-ci.
Page 57
MK121 – Statistiques Descriptives
Total
Veuf Cadre
Directeur
Marié
Formateur
Divorcé Ouvrier
Secrétaire
Célibataire
Voici les profils-colonnes de notre exemple ainsi qu’une représentation graphique de ceux-
ci.
Total
Secrétaire
Célibataire
Ouvrier
Divorcé
Formateur Marié
Directeur Veuf
Cadre
Nous constatons donc par exemple que 15,90% des célibataires occupent une place de
directeur et que 28,40% des directeurs sont veufs.
Page 58
MK121 – Statistiques Descriptives
Exercices
1) Un gérant de centre de fitness a relevé la partie du corps que ses abonnés travaillent en priorité
en fonction du sexe.
Nous allons évaluer l'écart entre la situation observée (la table de contingence dont on
dispose) et l'état de non liaison entre les deux variables. Nous définissons donc des effectifs
attendus calculés de la manière suivante : 𝐴𝑖𝑗 = 𝑁𝑖∗ 𝑁∗𝑗 /𝑁
2
(𝐴 −𝑁 )
On définit ensuite l’indice khi-carré 2
𝜒 = ∑𝑝𝑖=1 ∑𝑞𝑗=1 𝑖𝑗 𝑖𝑗
𝐴𝑖𝑗
Il s’agit de la somme des carrés de tous les écarts rapportés aux effectifs attendus.
Cet indice est toujours une valeur positive et il est d’autant plus grand que la liaison entre les
deux variables est forte. Malheureusement, il dépend des dimensions de la table étudiée, ainsi
que de la taille de l'échantillon observé (ce n'est pas un coefficient intrinsèque). Nous
tenterons d’en améliorer son interprétation dans le chapitre de statistiques inférentielles.
Toutefois, afin de palier à ce problème nous pouvons calculer l’indice de Cramer de la façon
suivante :
𝜒2
√
𝑁 × min (𝑝 − 1; 𝑞 − 1)
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MK121 – Statistiques Descriptives
EXEMPLE
195×162 235×169
804 804
195 162
Car :Pr(𝑐é𝑙𝑖𝑏𝑎𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒) = 804 𝑒𝑡 Pr(𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟) = 804 ⇒ Pr(𝑐é𝑙𝑖𝑏𝑎𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟) =
162 195 162 195
× 804 et donc parmi 804 personnes, on peut s’attendre à observer 804 × 804 × 804
804
personnes célibataires et directeurs.
Page 60
MK121 – Statistiques Descriptives
Nous pouvons remarquer que selon les modalités de la variable 𝑌, c’est la modalité directeur
qui possède le plus fort indice, à l’opposé la modalité formateur possède un indice très faible.
15,918 15,918
√ =√ = 0,08123 = 8,12%
804 × min (4 − 1; 5 − 1) 804 × 3
Nous pouvons donc conclure que l’état civil influence à raison de 8,12% la place dans
l’entreprise. Cette influence est faible.
Exercices
2) Calculez l’indice 𝜒 2 et l’indice de Cramer pour les données de l’exercice précédent. Et tirez-en les
conclusions adéquates.
3) Les élèves d’une grande implantation primaire ont dû répondre à une enquête de satisfaction
concernant les repas proposés au réfectoire (variable 𝑋) et les différents modules de jeux présents
dans la cour (variable 𝑌). Calculez l’indice 𝜒 2 et l’indice de Cramer pour cette enquête de
satisfaction. Et tirez-en les conclusions adéquates.
Page 61
MK121 – Statistiques Descriptives
Moyenne et Variance
Nous calculerons la moyenne et la variance marginale (calculée sur l’ensemble des individus
de la population), ainsi que des moyennes et variances conditionnelles (calculées sur les sous-
populations définies par les modalités de la variable qualitative).
La moyenne marginale sera notée 𝜇𝑌 tandis que les moyennes conditionnelles se noteront
2
𝜇𝑌|𝑋=𝑋𝑖 . De même pour les variances 𝜎𝑌2 et 𝜎𝑌|𝑋=𝑋 𝑖
.
EXEMPLE
Voici pour notre entreprise la durée moyenne des réunions auxquelles doivent assister les
employés.
Nous constatons étrangement que la moyenne est la plus élevée pour les ouvriers.
2
Ici : 𝜇𝑌|𝑋=𝐶𝑎𝑑𝑟𝑒 = 20,42 𝑚𝑖𝑛𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝜎𝑌|𝑋=𝑜𝑢𝑣𝑟𝑖𝑒𝑟 = 149,56 𝑚𝑖𝑛𝑢𝑡𝑒𝑠²
EXEMPLE
1
(166 × 20,42 + 162 × 20,25 + 150 × 20,15 + 169 × 20,94 + 157 × 19,72) =
804
20,31 𝑚𝑖𝑛𝑢𝑡𝑒𝑠
Page 62
MK121 – Statistiques Descriptives
Le premier terme, la variance intergroupe, exprime la variation entre les groupes, chacun
étant caractérisé par sa moyenne. Il s’agit de la variance pondérée des moyennes
conditionnelles
EXEMPLE
1
• 𝑉𝑎𝑟 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟 = (166 × (20,42 − 20,31)2 + 162 × (20,245 − 20,31)2 +
804
150 × (20,15 − 20,31)2 + 169 × (20,94 − 20,31)2 + 157 × (19,72 − 20,31)2 ) =
0,16
1
• 𝑉𝑎𝑟 𝑖𝑛𝑡𝑟𝑎 = 804 (166 × 138,16 + 162 × 115,34 + 150 × 121,66 +
169 × 149,56 + 157 × 124,55) = 130,22
Nous constatons que la variance intergroupe est très faible, ce qui signifie qu’il y a peu (ou
pas) de variation d’une modalité à l’autre.
Interprétation
La variance intergroupe mesure la variabilité des groupes (modalités) entre eux. Imaginons
que chaque groupe (modalité) est représenté par un cercle, la variance intergroupe mesurera
la distance moyenne entre les cercles.
Page 63
MK121 – Statistiques Descriptives
Page 64
MK121 – Statistiques Descriptives
Corrélation
Une variable 𝑌 est statistiquement non corrélée à la variable 𝑋, si les moyennes
conditionnelles calculées sur toutes les sous-populations définies par les modalités de 𝑋 sont
toutes égales et sont égales à la moyenne marginale.
Au contraire plus les moyennes conditionnelles varient d’une modalité à l’autre et plus nous
pourrons considérer un lien fort entre les deux variables. La mesure de cette variation entre
les moyennes conditionnelles est la variance intergroupe. Comme il n’est pas évident
d’interpréter ce résultat, nous définissons le rapport de corrélation comme étant :
𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑔𝑟𝑜𝑢𝑝𝑒
𝜂𝑌|𝑋 = √ (𝑒𝑥𝑝𝑟𝑖𝑚é 𝑒𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑛𝑡𝑎𝑔𝑒𝑠)
𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑚𝑎𝑟𝑔𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒
EXEMPLE
0,16
𝜂𝑌|𝑋 = √ = 0,035 = 3,5%
130,38
La variation de la durée des réunions est très faible d’un statut à l’autre. Cette variation n’est
expliquée qu’à 3,5% par le statut.
Exercices
4) Le gérant de la salle de fitness a également relevé pour les filles et les garçons le temps (en heures
par semaine) qu’ils viennent à la salle.
Féminin Masculin
N 117 118
Moyenne 5,21 12,3
Variance 1,25 6,2
5) En fonction de leur appréciation des repas du réfectoire, le directeur de l’école a calculé les
moyennes et variances conditionnelles pour la somme (en €) dépensée par jour dans ce fameux
réfectoire.
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MK121 – Statistiques Descriptives
Féminin Masculin
10 12
13 7
14 9
8 14
6 16
4 1
7 3
14 8
12
3
5
a) Calculez les moyennes et variances marginale et conditionnelles.
b) Calculez le rapport de corrélation et tirez-en les conclusions adéquates.
Graphes
La meilleure représentation graphique possible est de représenter les boîtes à moustaches de
la variable quantitative dans chacune des modalités de la variable qualitative. Cette
représentation devant s’effectuer sur un système d’axe commun à toutes les boîtes.
Box plots
40
35
Durée des réunions (minutes)
30
25
20
15
10
0
Population Cadre Directeur Formateur Ouvrier Secrétaire
Page 66
MK121 – Statistiques Descriptives
Page 67
MK121 – Statistiques Descriptives
La covariance
Formellement, pour étudier le sens de la variation de deux caractères 𝑋 et 𝑌, on se réfère aux
moyennes 𝜇𝑋 et 𝜇𝑌 et on observe comment les différentes données recueillies (à savoir les 𝑋𝑖
et les 𝑌𝑖 ) s’y rapportent. Plus précisément, pour chaque individu 𝑖, on examine le signe des
expressions 𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 et 𝑌𝑖 − 𝜇𝑌 .
Si 𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 est positif (c’est-à-dire si 𝑋𝑖 > 𝜇𝑋 ), cela signifie que l’individu a une valeur en 𝑋 plus
grande que la moyenne. Dans ce cas-là, si 𝑌𝑖 − 𝜇𝑌 est également positif (c’est-à-dire si 𝑌𝑖 >
𝜇𝑌 ), l’individu a également une valeur en 𝑌 plus grande que la moyenne : pour cet individu,
les données indiquent que 𝑋 et 𝑌 varient dans le même sens. Par contre, si 𝑌 − 𝜇𝑌 est négatif
(c’est-à-dire si 𝑌𝑖 < 𝜇𝑌 ), les données indiquent que 𝑋 et 𝑌 varient dans des sens différents. On
pourrait mener une réflexion similaire dans le cas où 𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 est négatif.
EXEMPLE
90
80
(𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 ) < 0
70
(𝑌𝑖 − 𝜇𝑌 ) > 0 (𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 ) > 0
60 (𝑌𝑖 − 𝜇𝑌 ) > 0
50
40
(𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 ) < 0
30
(𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 ) > 0
(𝑌𝑖 − 𝜇𝑌 ) < 0
20 Point moyen (𝜇𝑋 , 𝜇𝑌 ) (𝑌𝑖 − 𝜇𝑌 ) < 0
10
0 5 10 15 20 25
(𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 ) × (𝑌𝑖 − 𝜇𝑌 ).
Page 68
MK121 – Statistiques Descriptives
De manière générale, si ce produit est positif pour un grand nombre d’individus, les caractères
𝑋 et 𝑌 évoluent dans le même sens. Et si ce produit est négatif, les caractères évoluent dans
des directions différentes.
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MK121 – Statistiques Descriptives
EXEMPLE
Un club de jogging relève pour ses 20 membres leur poids et leur dépense calorique sur une
longue sortie en endurance.
(𝑿𝒊 − 𝝁𝑿 ) ×
Poids 𝑿 Kcal 𝒀 𝑿𝒊 − 𝝁 𝑿 𝒀𝒊 − 𝝁𝒀 (𝑿𝒊 − 𝝁𝑿 )𝟐 (𝒀𝒊 − 𝝁𝒀 )𝟐
(𝒀𝒊 − 𝝁𝒀 )
70 1819,8 5,45 273,749 1491,9321 29,7025 74938,515
75 1758,08 10,45 212,029 2215,7031 109,2025 44956,297
75 1660,76 10,45 114,709 1198,7091 109,2025 13158,155
92 1836,48 27,45 290,429 7972,2761 753,5025 84349,004
73 1729,03 8,45 182,979 1546,1726 71,4025 33481,314
94 2129,72 29,45 583,669 17189,052 867,3025 340669,5
75 1884,94 10,45 338,889 3541,3901 109,2025 114845,75
70 1690,12 5,45 144,069 785,17605 29,7025 20755,877
88 1932,28 23,45 386,229 9057,0701 549,9025 149172,84
48 1095,32 -16,55 -450,731 7459,5981 273,9025 203158,43
47 1255,15 -17,55 -290,901 5105,3126 308,0025 84623,392
60 1371,25 -4,55 -174,801 795,34455 20,7025 30555,39
47 1243,04 -17,55 -303,011 5317,8431 308,0025 91815,666
60 1289,36 -4,55 -256,691 1167,9441 20,7025 65890,269
45 1314,94 -19,55 -231,111 4518,2201 382,2025 53412,294
53 1310,58 -11,55 -235,471 2719,6901 133,4025 55446,592
51 1390,7 -13,55 -155,351 2105,0061 183,6025 24133,933
55 1401,5 -9,55 -144,551 1380,4621 91,2025 20894,992
58 1392,22 -6,55 -153,831 1007,5931 42,9025 23663,977
55 1415,75 -9,55 -130,301 1244,3746 91,2025 16978,351
1291 30921,02 77818,869 4484,95 1546900,5
Poids Kcal
1291 30921,02
Moyenne =64,55 kg = 1546,051 Kcal
20 20
4484,95 1546900,5
Ecart-type √ = 14,97 kg √ = 278,10 Kcal
20 20
77818,869
= 3890,94 kg×Kcal
Covariance 20
Les deux variables évoluent donc dans le même sens.
Page 70
MK121 – Statistiques Descriptives
Le modèle linéaire
Si nous reprenons l’exemple précédent, nous remarquons que les points du nuage de points
sont quasiment alignés. Mathématiquement, cela revient à dire que l’équation qui lie les
valeurs de 𝑌 et de 𝑋 s’écrit 𝑌 = 𝛼𝑋 + 𝛽 pour certains réels 𝛼 et 𝛽.
2500
2000
1500
Kcal
1000
500
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Poids
Nous allons donc dans un premier temps calculer un coefficient de corrélation linéaire
permettant de mesurer le lien linéaire entre les deux variables. Dans un deuxième temps nous
donnerons l’équation d’une droite (appelée droite des moindres carrés) établissant cette
relation.
Mais le coefficient de corrélation linéaire permet également d’en apprendre plus au sujet du
lien éventuel entre les variables 𝑋 et 𝑌, et plus particulièrement de voir si ce lien est de nature
linéaire.
Page 71
MK121 – Statistiques Descriptives
Voici quelques nuages de points et les valeurs des coefficients de corrélation linéaire
correspondants (source : [Link]).
𝜌𝑋𝑌 = 0.3
𝜌𝑋𝑌 = 0.7
𝜌𝑋𝑌 = 0
On peut prouver que la valeur du coefficient de corrélation linéaire est toujours comprise
entre -1 et 1. Sur les nuages de points ci-dessus, on peut observer que, plus 𝜌𝑋𝑌 est proche de
1 ou de -1, plus les points se condensent en une droite. À l’inverse, plus 𝜌𝑋𝑌 est proche de 0
et plus les points sont « dispersés ».
De manière générale, on peut distinguer 5 situations possibles (dont les limites sont plus ou
moins floues) :
• Si −1 ≤ 𝜌𝑋𝑌 < −0,7, les variables 𝑌 et 𝑋 ont un lien (très) proche du linéaire et varient en
sens opposés.
• Si −0,7 ≤ 𝜌𝑋𝑌 < −0,3, les variables 𝑌 et 𝑋 varient en sens opposés mais leur lien n’est
pas clairement linéaire.
• Si −0,3 ≤ 𝜌𝑋𝑌 ≤ 0,3, on ne peut pas dire grand-chose quant à l’existence d’une relation
linéaire.
• Si 0,3 < 𝜌𝑋𝑌 ≤ 0,7, les variables 𝑌 et 𝑋 varient dans le même sens mais leur lien n’est pas
clairement linéaire.
• Si 0,7 < 𝜌𝑋𝑌 ≤ 1, les variables 𝑌 et 𝑋 varient dans le même sens et possèdent un lien (très)
proche du linéaire.
Page 72
MK121 – Statistiques Descriptives
EXEMPLE
3890,94
Dans notre exemple précédent, nous avons 𝜌𝑋𝑌 = 14,97×278,10 = 0,9342. Nous pouvons
parler d’un lien linéaire fort entre le poids et le nombre de calories dépensées.
REMARQUES
Tout d’abord, le coefficient de corrélation linéaire n’a pas de lien direct avec la pente de la
droite liant 𝑋 et 𝑌 : il indique seulement si les divers points (𝑋𝑖 , 𝑌𝑖 ) du nuage de points sont
« bien alignés », mais pas vraiment dans quelle direction. Le seul indicateur est le signe de
𝜌𝑋𝑌 , une valeur proche de 1 indiquant une pente positive (droite qui « monte ») et une valeur
proche de -1 indiquant une pente négative (droite qui « descend »). Mais, dans tous les cas, si
le nuage de points forme une droite quasi-parfaite, le coefficient de corrélation sera proche
de -1 ou de 1, quelle que soit la pente de la droite.
Finalement, il faut rester prudent dans le cas où le coefficient de corrélation linéaire est proche
de 0. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de lien entre 𝑋 et 𝑌 mais seulement qu’il n’y a a pas
de lien linéaire apparent. Les liens autres que linéaires ne sont pas repérés par le coefficient
de corrélation linéaire, comme le montrent les exemples suivants, où 𝜌𝑋𝑌 = 0.
Comme il est très rare que les points du nuage de points forment une droite parfaite (c’est-à-
dire qu’ils soient parfaitement alignés), le problème revient à trouver la droite qui « colle au
mieux » à ces points. La notion de « coller au mieux » est vague et pourrait être définie de
plusieurs manières. La plupart du temps, on utilise la définition dite « des moindres carrés ».
Page 73
MK121 – Statistiques Descriptives
Graphiquement, cela revient à mesurer, pour chaque point, la longueur des segments (le
résidu) présentés en rouge sur la représentation ci-dessous.
La définition de beta nous montre que cette droite passera par le point moyen (𝜇𝑋 , 𝜇𝑌 ).
EXEMPLE
3890,94
Pour nos joggeurs, 𝛼= = 17,3511 𝑒𝑡 𝛽 = 1546,041 − 17,3511 × 64,55 =
14,972
426,037. La droite de régression linéaire expliquant les calories dépensées en fonction du
poids est donc 𝑌 = 17,3511𝑋 + 426,037.
Exercices
7) Pendant dix années, un marchand de parapluies a noté le nombre de jours de pluie pendant l’été
ainsi que le nombre de parapluies vendus pendant cette même période. Il a rassemblé les résultats
obtenus dans le tableau suivant.
Année 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Jours de pluie 42 26 16 12 25 35 6 36 21 13
Ventes 325 252 150 118 213 337 55 278 178 132
Page 74
MK121 – Statistiques Descriptives
8) Afin de comparer l’efficacité de deux aliments pour bovins appelés X et Y, on a nourri 8 vaches
avec du X pendant un mois puis avec du Y pendant 1 mois et on a mesuré leur production
quotidienne moyenne de lait (en kg). Voici les résultats obtenus.
Vache 1 2 3 4 5 6 7 8
Avec X 27,6 23,4 25,2 28,2 28,8 25,8 27,0 27,0
Avec Y 28,8 25,6 26,4 28 31,2 27,2 28,8 28
9) Une étude sur la quantité de déchets ménagers produits par les habitants d’une commune
wallonne a donné les résultats suivants, exprimés en fonction du nombre de membres composant
les ménages.
Nb membres 1 2 3 4 5 6 7
Déchets (kg/an) 123 152 178 209 255 300 349
10) En analysant la comptabilité nationale d’un petit pays européen, on observe les dépenses de
consommation et le revenu national à prix courants exprimés en milliards d’Euros. L’étude porte
sur 10 années.
Page 75
MK121 – Statistiques Descriptives
• Le modèle exponentielle 𝑌 = 𝛽 𝛼 𝑋
• Le modèle allotropique 𝑌 = 𝛽 𝑋 𝛼
• En général, 𝑌 = 𝑓(𝑋)
• 𝑌 = 𝛼1 𝑋 + 𝛼2 𝑍 + 𝛼3 𝑈 + ⋯ … . . +𝛽
• 𝑌 = 𝛽 𝑋 𝛼1 𝑍 𝛼2 𝑈 𝛼3 … ….
• En général, 𝑌 = 𝑓(𝑋, 𝑍, 𝑈, … )
Le coefficient de détermination
Le coefficient de détermination (𝝆𝟐 ) va nous permettre de mesurer l’efficacité d’un modèle.
Ce coefficient va calculer le pourcentage de la variance de 𝑌 expliquée par 𝑋, selon notre
modèle. Il est important de noter que ce coefficient peut se calculer pour tous les modèles
possibles, pas uniquement le linéaire.
Pour ce faire, nous devons d’abord définir deux éléments : les valeurs prédites et les résidus.
Les valeurs 𝑌̂𝑖 = 𝑓(𝑋𝑖 ) sont appelées les valeurs prédites. Les valeurs 𝐸𝑖 = 𝑌𝑖 − 𝑌
̂𝑖 sont
appelées les résidus.
1 𝑁 2
∑𝑖=1 𝐸𝑖
𝜌2 = 1 − 𝑁
𝜎𝑌2
Il se calcule donc comme 100% moins le rapport entre la moyenne des résidus au carré et la
variance de 𝑌.
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MK121 – Statistiques Descriptives
EXEMPLE
𝟐
Poids 𝑿 Kcal 𝒀 𝒀̂𝒊 𝑬𝟐𝒊 = (𝒀𝒊 − 𝒀̂𝒊 )
70 1819,8 1640,61456 32107,4221
75 1758,08 1727,37012 943,096814
75 1660,76 1727,37012 4436,9079
92 1836,48 2022,33902 34543,5752
73 1729,03 1692,66789 1322,20268
94 2129,72 2057,04124 5282,20166
75 1884,94 1727,37012 24828,2675
70 1690,12 1640,61456 2450,78864
88 1932,28 1952,93457 426,611361
48 1095,32 1258,8901 26755,1774
47 1255,15 1241,53899 185,259664
60 1371,25 1467,10344 9187,88219
47 1243,04 1241,53899 2,25303885
60 1289,36 1467,10344 31592,7309
45 1314,94 1206,83676 11686,3097
53 1310,58 1345,64566 1229,6004
51 1390,7 1310,94343 6361,10971
55 1401,5 1380,34788 447,412095
58 1392,22 1432,40122 1614,53024
55 1415,75 1380,34788 1253,30996
1291 30921,02 196656,649
1
×196656,649
2 20
Dès lors, 𝜌 = 1 − = 0,8728. Selon ce modèle, 87,28% de la variabilité des
278,102
kilocalories dépensées est expliquée par le poids du coureur. On constate que dans ce cas la
valeur trouvée est bien le carré de 0,9342 coefficient de corrélation linéaire calculé
précédemment.
Page 77
MK121 – Statistiques Descriptives
EXEMPLE
Capital de Capital
Durée Prédiction Résidus Résidus²
base acquis
Exercices
11) Marcel s’inquiète du rendement de sa chaudière. Il a dès lors effectué 5 mesures de température
(°C) de son eau en fonction du temps (minutes) pendant lequel il a laissé couler son robinet. Voici
les données :
Temps 1 2 3 4 5
Température 2,5 5 10 18 40
12) Lors d’un placement, les banques exigent des frais de gestion. On a relevé pour 5 banques, le taux
en application et le capital acquis au bout de 5 années de placement pour un capital de base de
1000€. Voici les données :
Taux Capital
1 1120
2 1100
3 1140
4 1200
5 1260
Page 78
MK121 – Statistiques Descriptives
𝑇𝑎𝑢𝑥 5
𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑙 = 1000 × (1 + ) . Ce modèle peut-il être jugé comme pertinent ?
100
13) Nos 20 joggeurs ont également relevé leur fréquence cardiaque moyenne lors de leur effort. Voici
les données :
Poids FC Moy
70 185
75 190
75 188
92 230
73 185
94 225
75 195
70 180
88 220
48 150
47 140
60 165
47 145
60 165
45 140
53 150
51 149
55 150
58 155
55 150
a) Calculez le coefficient de corrélation linéaire et l’équation de la droite de régression linéaire
exprimant la fréquence cardiaque en fonction du poids.
b) Calculez le coefficient de détermination.
c) Un programme informatique propose le modèle suivant : 𝑌 = 87,67 × 1,01 𝑋 . Ce modèle
est-il plus performant que celui que vous avez trouvé au point a)
14) Une entreprise informatique a relevé chez dix de ses clients le nombre de pannes réseau (sur un
mois) et le nombre d’appareils installés. Voici les résultats de leur étude.
Nb pannes 2 4 6 7 10 11 14 15 20 21
Nb d’appareils 24 31 40 39 55 53 61 65 78 64
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MK121 – Statistiques Descriptives
Estimer consiste donc, à partir des observations effectuées sur un échantillon, à attribuer des
valeurs numériques aux différents paramètres de la population dont est extrait l’échantillon.
1. Les estimateurs
Ne pouvant pas calculer la vraie valeur du paramètre sur la population, nous devons donc
construire un outil permettant d’estimer au mieux ce paramètre à partir de l’échantillon. C’est
ce que nous appellerons un estimateur.
L’estimateur prend une valeur empirique sur l’échantillon, valeur qui n’est qu’une estimation
de la vraie valeur sur la population. De plus cette valeur dépendra du choix de l’échantillon.
Avec un autre échantillon, l’estimateur prendrait une autre valeur. L’estimateur suivra une
certaine loi de probabilité (que nous aborderons dans la suite de ce cours). La distribution des
différentes valeurs prises par cet estimateur en fonction du choix de l’échantillon est ce que
l’on appelle la distribution d’échantillonnage.
Un estimateur est dit sans biais, si la moyenne de toutes les valeurs calculées sur tous les
échantillons de même taille est égale à la vraie valeur.
Un estimateur est convergent, s’il donne une valeur qui se rapproche de la vraie valeur à
mesure que la taille de l’échantillon croît.
Page 80
MK121 – Statistiques Descriptives
2. L’estimation ponctuelle
La valeur numérique prise par l’estimateur sur l’échantillon est ce que nous appellerons
l’estimation ponctuelle. Au vu des propriétés, nous devons choisir le meilleur estimateur
possible. Voici un tableau reprenant pour chaque paramètre l’estimateur correspondant. Par
principe, les données de l’échantillon seront notées en minuscule et les estimateurs seront
notés en lettre romaine et plus en lettre grecque. Dans le cas où le paramètre n’avait pas de
notation précise, il en est de même pour l’estimateur. Certains estimateurs se calculent de
manière identique aux paramètres sur la population, mais ce ne sera pas le cas de tous.
Taille 𝑁 𝑛
Proportion 𝜋𝑋 𝑓𝑋
𝑛
1
Moyenne 𝜇𝑋 𝑥̅ = ∑ 𝑥𝑖
𝑛
𝑖=1
𝑛
1
Variance 𝜎𝑋2 𝑠𝑋2 = ∑(𝑥𝑖 − 𝑥̅ )2
𝑛−1
𝑖=1
𝑠𝑋
Coefficient de variation 𝐶𝑉 𝐶𝑉 =
𝑥̅
𝑝 𝑞 2
2
(𝑛𝑖𝑗 − 𝑎𝑖𝑗 )
Indice 𝜒 𝜒2 𝑐2 = ∑ ∑
𝑎𝑖𝑗
𝑖=1 𝑗=1
𝑐2
Indice de Cramer Indice de Cramer √
𝑛 × min (𝑝 − 1; 𝑞 − 1)
2 2
Variance conditionnelle 𝜎𝑌|𝑋=𝑋 𝑖
𝑠𝑌|𝑋=𝑥 𝑖
𝑝
1
Variance intergroupe Var inter ∑ 𝑛𝑖 × (𝑦̅𝑋=𝑥𝑖 − 𝑦̅)2
𝑛−1
𝑖=1
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MK121 – Statistiques Descriptives
𝑝
1 2
Variance intragroupe Var intra ∑(𝑛𝑖 − 1) × 𝑠𝑌|𝑋=𝑥
𝑛−1 𝑖
𝑖=1
𝑣𝑎𝑟 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟
Rapport de corrélation 𝜂𝑌|𝑋 ê𝑌|𝑋 = √
𝑣𝑎𝑟 𝑚𝑎𝑟𝑔𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒
𝑛
1
Covariance 𝐶𝑜𝑣𝑋𝑌 𝐶𝑜𝑣(𝑋, 𝑌) = ∑(𝑥𝑖 − 𝑥̅ ) × (𝑦𝑖 − 𝑦̅)
𝑛−1
𝑖=1
Coefficient de 𝐶𝑜𝑣(𝑋, 𝑌)
𝜌𝑋𝑌 𝑟=
corrélation linéaire 𝑠𝑋 × 𝑠𝑌
1
Coefficient de ∑𝑛𝑖=1 𝑒𝑖2
𝜌 2 2
𝑅 =1− 𝑛 − 1
détermination 𝑠𝑌2
Ordonnée à l’origine de
la droite de régression 𝛽 𝑏 = 𝑦̅ − 𝑎 × 𝑥̅
linéaire
La grande majorité des estimateurs se calcule de la même manière que les paramètres, il y a
juste un changement de notation. Attention le respect de cette notation est très important, il
nous permet de savoir où l’on se trouve (population ou échantillon). Les changements de
méthode apparaissent sur tous les estimateurs liés à la variance. En effet, la division ne
s’effectue pas par la taille de l’échantillon, mais par la taille de celui-ci diminuée d’un.
En pratique, nous travaillerons toujours sur un échantillon. Il faudra donc utiliser ces
estimateurs.
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MK121 – Statistiques Descriptives
Exercices
1) Un échantillon de 10 étudiants de 1°CP et 1°MK a été prélevé. Sur cet échantillon, nous avons
observé la cote en statistiques et en langue.
Statistiques Langue
5 10
4 6
16 15
12 13
4 2
8 10
6 6
14 9
11 12
10 10
2) Nous avons également observé sur un échantillon de 7 étudiants en 1°CP et 6 étudiants en 1°MK
la cote en statistique.
1°CP 5 4 16 12 4 8 6
1°MK 14 11 10 16 4 1
L’intervalle de confiance
Un intervalle de confiance est une fourchette de valeur (borne inférieure et borne supérieure)
qui possède une certaine probabilité, appelée niveau de confiance, de contenir la vraie valeur.
Nous travaillerons cette année avec un niveau de confiance de 95%.
𝑃(𝑎 ≤ 𝜃 ≤ 𝑏) = 95%
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MK121 – Statistiques Descriptives
Il y a 95% de chance que le paramètre dans notre population cible soit compris entre 𝑎 et 𝑏.
EXEMPLE 1
Un échantillon de 5000 belges nous permet de trouver une estimation ponctuelle du salaire
moyen à 1800€. L’intervalle de confiance construit à 95% de confiance donnera une
fourchette comprise entre 1600€ et 2000€. Nous pouvons donc croire avec 95% de certitude
que le salaire moyen la population belge se trouve dans cette fourchette.
EXEMPLE 2
Ce même échantillon nous apprend que 13% des personnes vivent en dessous du seuil de
pauvreté. Un intervalle de confiance construit à 95% de cconfiance donnera une fourchette
comprise entre 12,06% et 13,94%. Nous pouvons donc croire avec 95% de certitude que dans
la population belge la proportion de personnes sous le seuil de pauvreté se trouve dans cette
fourchette.
La marge d’erreur
Pour les paramètres de moyenne et de proportion, la construction de l’intervalle est toujours
symétrique par rapport à l’estimation.
EXEMPLES
Les marges d’erreurs pour nos deux exemples sont respectivement de 200€ et de 0,94%.
Page 84
MK121 – Statistiques Descriptives
Dans le cadre d’une proportion, une marge d’erreur supérieure à 3% est jugée non acceptable.
L’estimation ponctuelle n’est donc pas suffisamment proche de la vraie valeur.
Dans le cadre d’une moyenne, il n’y a pas de règle précise établie. Toutefois, il faut toujours
relativiser celle-ci. Une marge d’erreur de valeur 100 pour une estimation ponctuelle de 500
est grande, alors que cette même marge d’erreur pour une estimation ponctuelle de 50000
est petite.
Exercices
3) Pour les intervalles de confiance suivants (95%) donnez la marge d’erreur et l’estimation
ponctuelle observée sur l’échantillon.
a) [15,2% ; 16,8%]
b) [52,42€ ; 84,16€]
c) [24,21% ; 27,64%]
d) [152,64 mètres ; 174,12 mètres]
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MK121 – Statistiques Descriptives
• La taille de l’échantillon
• L’estimation ponctuelle
√𝑓 × (1 − 𝑓)
1,96 ×
√𝑛
REMARQUE
EXEMPLE
Une étude a relevé pour un échantillon de 1000 belges le degré d’intérêt pour un projet de
fontaine à eau dans une école, en voici le tri à plat.
√0,55 × (1 − 0,55)
1,96 ×
√1000
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MK121 – Statistiques Descriptives
Nous constatons que la marge d’erreur diminue au plus la taille de l’échantillon augmente.
Et qu’elle est symétrique par rapport à une estimation de 50%. C’est en effet, pour cette
estimation de 50% qu’elle sera maximale.
Exercices
4) Calculer l’intervalle de confiance (95%) pour les données suivantes d’un échantillon :
5) Combien de personnes faudrait-il interroger pour que la marge d’erreur (95%) maximale soit de
2,5% ?
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MK121 – Statistiques Descriptives
• La taille de l’échantillon
• L’estimation ponctuelle de la moyenne et de l’écart-type
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MK121 – Statistiques Descriptives
REMARQUES
Exercices
6) Calculer l’intervalle de confiance (95%) pour les données suivantes d’un échantillon :
Page 89
MK121 – Statistiques Descriptives
Toutes ces questions n’ont malheureusement pas de réponse unique. Celle-ci peut même être
très subjective. Nous allons cependant essayer d’y répondre au mieux en nous basant sur tout
ce que nous avons appris dans cette première partie du cours.
Ce chapitre est donc uniquement composé d’exercices de réflexion sous forme de réponses à
choix multiple.
Exercices
1) Quels paramètres utiliser pour résumer au mieux les observations récoltées à la question : « Quelle
marque de cigarettes fumez-vous ? »
a) Moyenne et variance
b) Médiane et écart-type
c) Mode et écart interquartile
d) Mode et fréquence
e) Médiane et coefficient de variation
f) Toutes les propositions sont correctes
g) Aucune proposition n’est correcte
2) Quels paramètres utiliser pour résumer au mieux les observations récoltées à la question :
« Comment vous sentez-vous ce matin ? » Extrêmement mal, très mal, mal, moyennement bien,
bien, très bien, extrêmement bien.
a) Moyenne et variance
b) Mode et fréquence cumulée
c) Médiane et écart-type
d) Mode et écart interquartile
e) Médiane et coefficient de variation
f) Toutes les propositions sont correctes
g) Aucune proposition n’est correcte
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MK121 – Statistiques Descriptives
3) Quels graphiques utiliser pour résumer au mieux les observations récoltées à la question : « Quel
score espérez-vous obtenir à une épreuve de mémoire sachant que les scores vont de 0 à 200? »
a) Histogramme ou boxplot
b) Diagramme en barre ou boxplot
c) Diagramme en tartes ou boxplot
d) Fonction de répartition ou diagramme en barre
e) Histogramme ou Diagramme en tarte
f) Toutes les propositions sont correctes
g) Aucune proposition n’est correcte
4) Quels paramètres utiliser pour résumer au mieux les observations récoltées à la question : « Quel
est votre budget pour une nouvelle voiture? » Sachant que notre population compte 3 personnes
désireuses d’acheter une Rolls Royce.
a) Moyenne et variance
b) Mode et fréquence cumulée
c) Médiane et écart interquartile
d) Mode et écart-type
e) Médiane et coefficient de variation
f) Toutes les propositions sont correctes
g) Aucune proposition n’est correcte
5) Un thérapeute de couples interroge ceux-ci afin de connaître le temps qu’ils consacrent à une
activité commune. Les propositions de réponses étant :
Quels paramètres le thérapeute doit utiliser pour communiquer au mieux les observations récoltées ?
a) Moyenne et médiane
b) Moyenne et écart-type
c) Mode et écart interquartile
d) Variance et coefficient de variation
e) Premier et troisième quartile
f) Toutes les propositions sont correctes
g) Aucune proposition n’est correcte
6) Un professeur de français aimerait tester le vocabulaire des élèves en décrochage scolaire de son
établissement. Il effectue un test dont le score sera une valeur entre 0 et 100. Il s’attend
évidemment à obtenir des notes basses et uniformes. Quels paramètres le professeur doit utiliser
pour communiquer au mieux les observations récoltées ?
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MK121 – Statistiques Descriptives
7) Afin de pouvoir informer au mieux les demandeurs d’emploi, le Forem souhaite identifier les
secteurs portant actuellement le plus grand nombre d’offres d’emploi. Après récolte des données,
les différentes offres sont triées en 10 grands secteurs d’activités. Quels paramètres ou graphiques
le Forem doit utiliser pour communiquer au mieux les observations récoltées ?
a) Moyenne et écart-type
b) Histogramme et moyenne
c) Mode et médiane
d) Boxplot et variance
e) Toutes les propositions sont correctes
f) Aucune proposition n’est correcte
8) Une personne chargée d’études de marché analyse les préférences des personnes en termes de
parfums. Elle développe donc une enquête dans laquelle les personnes interrogées évalueront sur
une échelle de 1 à 10 le parfum concerné. Elle estime qu’un score supérieur ou égal à 8 témoigne
d’une appréciation acceptable du produit. Quels paramètres ou graphiques doit-elle utiliser pour
communiquer au mieux les observations récoltées ?
9) Une secrétaire doit encoder les fiches descriptives de chacun des employés d’une entreprise. Vu
le grand nombre d’encodage, elle craint des erreurs d’encodage dues à la fatigue. Quels
paramètres ou graphiques peut-elle utiliser afin de se rendre compte de la présence éventuelle de
valeurs extrêmes au niveau de l’âge dues à une erreur d’encodage.
a) Histogramme et médiane
b) Ecart interquartile et mode
c) Moyenne et diagramme en tarte
d) Boxplot et étendue
e) Toutes les propositions sont correctes
f) Aucune proposition n’est correcte
10) Un psychiatre a demandé à l’un de ses patients de noter chaque jour son état émotionnel sur
échelle allant de -5 à 5. Lors de l’analyse des résultats, il se demande si le patient a utilisé les valeurs
possibles de son échelle. Quels paramètres ou graphiques peut lui donner cette information ?
a) Mode et étendue
b) Diagramme en barres et tableau de fréquence
c) Moyenne et écart-type
d) Boxplot et médiane
e) Toutes les propositions sont correctes
f) Aucune proposition n’est correcte
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MK121 – Statistiques Descriptives
11) Un directeur d’établissement secondaire aimerait connaître parmi ses rhétoriciens, la proportion
de ceux-ci qui ne continueront pas d’étude, celle de ceux qui se dirigeront vers une Haute Ecole et
la proportion de ceux qui se dirigeront vers l’Université. Quels paramètres ou graphiques doit-il
utiliser afin de visualiser au mieux les résultats ?
12) Une étude aimerait savoir si « l’amour des Mathématiques » est influencé par le sexe de la
personne. On réalise trois études sur trois populations différentes, voici les tableaux de
contingence récoltés :
a) Population 1
Aime les N’aime pas les
Mathématiques Mathématiques
500 500
Fille
500 500
Garçon
b) Population 2
Aime les N’aime pas les
Mathématiques Mathématiques
700 300
Fille
300 700
Garçon
c) Population 3
Aime les N’aime pas les
Mathématiques Mathématiques
1000 0
Fille
0 1000
Garçon
Sans les calculer, classez les indices de Cramer dans l’ordre croissant et donnez sa valeur si cela est
faisable.
13) La même étude a relevé le résultat en fonction du sexe obtenu lors d’un test mathématique (sur
100). Voici les moyennes conditionnelles de nos trois populations.
a) Population 1
Fille Garçon
Moyenne 65 65
b) Population 2
Fille Garçon
Moyenne 85 45
Page 93
MK121 – Statistiques Descriptives
c) Population 3
Fille Garçon
Moyenne 75 55
Sans les calculer, classez les indices de corrélation dans l’ordre croissant et donnez sa valeur si
cela est faisable.
14) Une grande firme de pralines propose quatre types de packaging différents pour ses ballotins de
250g. Malheureusement, cela lui coûte cher, elle décide donc de mener une enquête auprès de
ses clients afin de connaître l’importance que ceux-ci accordent au packaging. Elle aimerait donc
savoir si le client change de packaging en fonction du but de l’achat (pour offrir à des proches, pour
offrir à des amis, par gourmandise, etc.). Quels paramètres ou graphiques doit-elle utiliser afin de
communiquer au mieux les résultats ?
15) Un psychologue travaille actuellement à vérifier si la consommation régulière d’alcool chez les
jeunes influence leur résultat scolaire. Il interroge un échantillon de 500 étudiants en leur posant
les deux questions suivantes :
16) Les étudiants ayant du mal à fournir une réponse exacte à la deuxième question. Le psychologue
change celle-ci en : « Quel était votre grade lors de votre dernier bulletin ? »
17) Par contre, il se rend compte qu’une centaine des étudiants interrogés est capable de lui donner
avec précision non seulement leur moyenne globale du dernier bulletin, mais également leur
consommation hebdomadaire d’alcool en litres.
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MK121 – Statistiques Descriptives
18) Quels paramètres doit-il utiliser afin de communiquer au mieux les résultats ?
19) Lors de la rentrée universitaire, il a été décidé de répartir les étudiants dans les classes en
fonctions de leur niveau en Mathématiques. Niveau basé sur un test (sur 100) réalisé lors de
l’inscription de ceux-ci. Les professeurs de Langue crient au scandale. Car eux aussi ont réalisé un
test (sur 100) lors de l’inscription des étudiants, et aimeraient également en tenir compte dans
l’élaboration des classes. Quels paramètres faut-il utiliser afin de d’apaiser les craintes des
professeurs de Langue ou au contraire leur donner raison ?
20) Le coefficient de corrélation a donc été calculé, celui-ci est de -0,85. Que devons-nous faire ?
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MK121 – Statistiques Descriptives
21) Des chercheurs aimeraient savoir si les personnes possédant un QI élevé ont une bonne culture
générale. Ils soumettent quatre échantillons représentatifs de quatre populations différentes à un
test de QI (su 100) et à un test de culture générale (sur 100). Les nuages de points observés sont
les suivants :
Nuage de points échantillon 1 (Test culture Nuage de points échantillon 2 (Test culture
générale vs Test de QI) générale vs Test de QI)
32,1 70
32 60
Test culture générale
31,8 40
31,7 30
31,6 20
31,5 10
31,4 0
20 40 60 80 100 20 40 60 80 100
Test de QI Test de QI
Nuage de points échantillon 3 (Test culture Nuage de points échantillon 4 (Test culture
générale vs Test de QI) générale vs Test de QI)
45 50
40
Test culture générale
Test culture générale
35 45
30
40
25
20
35
15
10 30
5
0 25
20 40 60 80 100 20 40 60 80 100
Test de QI Test de QI
Pour chacun des échantillons, choisissez quel type modèle serait le plus adéquat.
a) Modèle linéaire
b) Modèle exponentielle
c) Modèle logarithmique
d) Pas de modèle existant
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MK211 – Prise en main de Xlstat
PARTIE 2 :
PRISE EN MAIN DE XLSTAT
CHAPITRE 1 : LES DONNÉES BRUTES
Après la récolte des informations, le statisticien dispose de données brutes : une valeur pour
chaque individu de l’échantillon. Le logiciel de sondage nous fournit les données au format
Excel. Dans ce dernier, chaque colonne représente une variable et chaque ligne un individu.
EXEMPLE
Nombre Poids Taille
Nom Sexe Etat civil Age(ans) d'enfants (kg) (cm) Pointure Intérêt
Bob Masculin Veuf 34 4 79 124 45 Oui
Julia Féminin Célibataire 68 0 35 206 44 Non
Valérie Féminin Divorcé 82 1 134 40 Non
Monique Féminin Célibataire 50 4 66 173 47 Non
Georges Masculin Marié 65 3 82 169 32 Oui
Arthur Masculin Divorcé 4 64 188 35 Non
Albert Masculin Divorcé 74 3 56 211 40 Oui
Jérémy Masculin Marié 73 6 43 170 41 Non
Gertrude Féminin Célibataire 45 3 29 206 46 Non
Irène Féminin Marié 49 0 69 201 46 Non
Firmin Masculin Veuf 45 1 49 149 45 Non
Luc Masculin Veuf 43 5 71 127 43 Non
Lucie Féminin Veuf 34 0 109 144 45 Oui
Charlotte Féminin Célibataire 32 0 80 209 40 Non
Caroline Féminin Célibataire 22 3 68 128 48 Oui
Elines Féminin Veuf 57 3 54 164 44 Oui
Charles Masculin Veuf 70 4 99 120 48 Oui
Henry Masculin Divorcé 25 6 20 175 45 Oui
Afin de traiter ces données, nous utiliserons les logiciels Excel et Xlstat.
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MK211 – Prise en main de Xlstat
Le site XLSTAT ([Link] propose des tutoriels pour les différents calculs,
ainsi que des fichiers de données. Il existe également une chaîne YouTube :
[Link] Le but ici est
d’apprendre à manipuler les options de base de XLSTAT : préparation, description,
visualisation et modélisation des données. Pour chaque manipulation, des tutoriels vidéo sont
postés sur le portail. Des vidéos supplémentaires reprenant les différentes notions théoriques
sont également disponibles et peuvent être visionnées le cas échéant.
Des données manquantes peuvent exister dans les données en raison d'une « omission de
réponse » pour l'observation donnée. Dans cette situation, aucune information n'est fournie
pour un individu ou pour plusieurs éléments. Certaines variables sont plus susceptibles d'avoir
une « omission de réponse » que d'autres. Par exemple, les données concernant le revenu
sont souvent manquantes.
Page 98
MK211 – Prise en main de Xlstat
Page 99
MK211 – Prise en main de Xlstat
Dans ce cours, nous nous contenterons des 3 premières options pour les deux types de
variables.
EXERCICES
Le traitement des données manquantes peut s’effectuer de trois façons différentes. Pour les
cas suivants, cochez la (les) méthode(s) envisageables. Des données manquantes
apparaissent dans :
Page 100
MK211 – Prise en main de Xlstat
5) Une variable nombre d’heures de sport par semaine suite à une question filtre
« Etes-vous sportif ? »
7) Une variable reprenant une couleur pour laquelle on constate (sur les données non
manquantes) que le rouge et le bleu sont majoritaires et à une quasi-égalité en
termes d’effectif.
Page 101
MK211 – Prise en main de Xlstat
Dédoublonner
Il est parfois nécessaire de dédoublonner un tableau de données : certaines observations
peuvent être présentes plusieurs fois (on parle alors de doublons) suite à la fusion de plusieurs
sources de données, ou suite à des erreurs de saisie.
Grouper
Le groupement est utile lorsque vous voulez agréger des données. Imaginez par exemple le
cas d'un tableau contenant des enregistrements de ventes (une colonne pour l'identifiant
client, et une colonne avec le montant de la vente) que vous voudriez agréger pour avoir une
ligne par client, avec l'identifiant du client et le montant total des ventes pour ce client. XLSTAT
vous permet d'obtenir ce tableau en quelques secondes. La somme n'est que l'une des six
possibilités proposées.
Joindre
La jointure est une opération courante en gestion de base de données. Elle permet de
fusionner « horizontalement » deux tables sur la base d'une information commune
dénommée la clef. Par exemple, imaginez que vous avez mesuré quelques indicateurs
chimiques sur 150 sites. Ensuite, vous voulez ajouter l'information géographique sur ces
mêmes sites où les données ont été recueillies. Votre table d'informations géographiques
contient l'information sur 1000 sites, y compris les 150 sites étudiés. Afin d'éviter le travail
fastidieux de fusionner manuellement les deux tables, une jointure permet d'obtenir en
quelques secondes la table fusionnée qui comprend à la fois les données recueillies et
l'information géographique. On distingue deux types de jointure :
• Jointure interne : la table fusionnée comprend uniquement les clefs communes aux
deux tables de départ.
• Jointure externe : la table fusionnée comprend une ligne par clef, qu'elle soit présente
dans une seule des tables de départ ou dans les deux.
Filtrer (Garder/Supprimer)
Cet outil vous permet de sélectionner un tableau et de créer un nouveau tableau qui
comprend (Garder) ou exclut (Supprimer) les lignes pour lesquelles la valeur, dans une colonne
donnée, correspond à une valeur contenue dans une liste sélectionnée par l'utilisateur.
Page 102
MK211 – Prise en main de Xlstat
Empiler/Désempiler
Cet outil permet de transformer un tableau organisé sous forme d'une colonne par groupe en
deux colonnes l'une associée à la valeur de la variable et la seconde au groupe associé.
L'opération inverse (désempiler) est aussi possible.
3. Codage
Le codage permet de recoder toutes les modalités d’une variable en une seule fois. Il nous
évite donc d’utiliser l’option remplacer d’Excel.
4. Convertir3
Le convertir présent dans Excel permet non seulement de convertir le format de plusieurs
cellules mais surtout de casser des cellules en plusieurs cellules.
Si nous posons une question en laissant la possibilité de choisir plusieurs réponses. Les
réponses cochées par l’individu se trouveront dans une seule et même cellule, séparées par
une virgule ou un point-virgule.
EXEMPLE
Nous interrogeons cinq personnes afin de connaître la (ou les) couleur(s) qu’elles préfèrent
pour une voiture. Les réponses enregistrées sont les suivantes :
Observation Couleurs
Obs 1 Vert ; Rouge
Bleu ; Blanc;
Obs 2
Rouge
Obs 3 Noir ; Gris
Obs 4 Noir
Obs 5 Rouge ; Noir
Observation Couleurs
Obs 1 Vert Rouge
Obs 2 Bleu Blanc Rouge
Obs 3 Noir Gris
Obs 4 Noir
Obs 5 Rouge Noir
3 Option Excel
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MK211 – Prise en main de Xlstat
Couleurs
Vert
Bleu
Noir
Noir
Rouge
Rouge
Blanc
Gris
Noir
Rouge
5. Exercices Xlstat
CLIENTS 1 PARTIR DU FICHIER CLIENTS
1) Obtenez un tableau de données dans lequel toutes les données manquantes auront été
supprimées.
b) Moins de 3 enfants.
6) En utilisant la fonction moyenne d’Excel,
Page 104
MK211 – Prise en main de Xlstat
3) En utilisant la fonction « [Link] », calculez le nombre de sociétés wallonnes ayant besoin de main
d’œuvre.
Page 105
MK211 – Prise en main de Xlstat
4) Refaites vos tableaux recensés précédents en tenant compte de ce qui vient d’être observé.
Utilisez la méthode de la moyenne.
5) Répartissez l’âge en classes définies comme étant : [20,30[ ; [30,50[ ; [50,60[et [60,90]. Et donnez
l’âge moyen des clients entre 50 et 60 ans.
Page 106
MK211 – Prise en main de Xlstat
3) Calculez et représentez sur la box plot la dépense minimale en produit de luxe de 22% de notre
population.
2) Calculez le pourcentage d’influence du secteur d’activité sur le fait de demander une livraison.
3) Donnez le pourcentage d’influence du sexe, ainsi que de la profession pour ces 2 dépenses.
Page 107
MK211 – Prise en main de Xlstat
3) Donner un modèle linéaire pour les filles et un modèle linéaire pour les garçons. Ces deux
modèles sont-ils pertinents ?
4) Par minute supplémentaire passée en magasin, un homme passe ………… en …… sur internet.
5) Trouvez un modèle adéquat exprimant le nombre d’articles achetés en fonction du temps passé
a) D’étudiant(e)s en Comptabilité.
2) Estimez le pourcentage d’étudiants dans chacune des sections et représentez le tout par un
graphique adéquat.
3) Calculez et interprétez un intervalle de confiance pour les données précédentes pour une
confiance à 95%.
4) Créez un tableau recensé pour le nombre d’heures de travail en semaine et pour le nombre
d’heures de travail le week-end.
5) En moyenne, dans quelle section les étudiants travaillent-ils le plus en semaine (le week-end) ?
6) Estimez le temps
8) Estimez et critiquez pour notre échantillon, le pourcentage d’influence du sexe sur le choix de la
section.
9) Estimez et critiquez pour notre échantillon, le pourcentage d’influence du bloc sur le fait d’être en
kot ou pas.
Page 108
MK211 – Prise en main de Xlstat
2) Il y a 90% de chance que la population représentée par notre échantillon contienne entre …. et
…… % de voitures essences.
3) En moyenne, il y a 95% de chance que la population représentée par notre échantillon parcoure
entre ……. et ……… km par an.
6) Vérifiez que les voitures diesels de notre échantillon parcourent en moyenne le plus grand nombre
de kilomètres par an.
9) Représentez les budgets voiture neuve et voiture d’occasion sous forme d’un histogramme
comportant 10 classes et sous forme d’une fonction de répartition.
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MK211 – Prise en main de Xlstat
CHAPITRE 6 : REDRESSEMENT
D’ENQUÊTE
1. Définition et principe
Dans la théorie des sondages, le redressement constitue un point très important. Il arrive
souvent que l'on possède un certain nombre de variables qualitatives, dites auxiliaires, dont
on connaît la répartition sur l'ensemble de la population étudiée. On veut alors se servir de
ces variables afin de redresser un sondage et ainsi d'obtenir des répartitions comparables pour
la population et l'échantillon. La recherche de ces poids de sondage utilise des méthodes
statistiques avancées.
XLSTAT vous propose quatre méthodes de calcul des poids de redressement dont la méthode
raking ratio (Deming et Stefan, 1940).
Soit un échantillon de taille n sur une population dont on connaît la taille N. On effectue un
sondage sur cet échantillon en incluant dans ce sondage un certain nombre de variables
auxiliaires dont on connaît la répartition sur la population globale. Les méthodes de
redressements vont permettre par des algorithmes itératifs de trouver les poids adaptés afin
que l'échantillon « ressemble » le plus possible à la population.
Chaque individu de notre échantillon se verra donc attribué un poids pour remettre
l’échantillon à l’échelle de la population.
C’est l’échantillon qui est remis à l’échelle de la population et non l’inverse. De ce fait
la somme des poids sera toujours égale à la taille de la population.
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MK211 – Prise en main de Xlstat
• Poids finaux : Tableau contenant les poids redressés obtenus par la méthode
sélectionnée. On peut aussi visualiser les rapports de poids et les variables auxiliaires
initiales.
• Statistiques descriptives (après redressement) : Tableau affichant pour toutes les
modalités des variables auxiliaires les statistiques descriptives obtenues après le
redressement : l'effectif et le pourcentage dans l'échantillon, les sommes marginales
dans la population (effectif et pourcentage).
• Liste des combinaisons : Ensemble des combinaisons des modalités des variables
auxiliaires présentes dans l'échantillon. Pour chaque combinaison, l'effectif et le
rapport de poids sont donnés.
• Détails des itérations : Tableau présentant les détails des itérations de l'algorithme
d'estimation des poids. Les lambdas sont les multiplicateurs de Lagrange et le critère
d'arrêt est défini dans la partie description de cette aide.
Encodage sur XLSTAT 4
Page 111
MK211 – Prise en main de Xlstat
EXEMPLE
Soit un échantillon de taille dix redresser pour les variables sexe et âge d’une population de
taille 1000.
Poids
Budget (€) finaux Calcul
120 120,3 14436
80 141,26 11300,8
56 141,26 7910,56
84 110,5 9282 110,5 × 84
110 120,3 13233
153 110,5 16906,5
128 110,5 14144
130 62,3 8099 62,3 × 99
99 62,3 6167,7
64 20,78 1329,92
1000 102809,48
102809,48
La moyenne peut donc être estimée à 𝑥̅ = = 102,81 €.
1000
Page 112
MK211 – Prise en main de Xlstat
Variance
L’estimation de la variance va aussi être pondérée. Mais il faudra également tenir compte du
fait que nous utilisons une moyenne estimée. Nous effectuerons le calcul suivant :
2
∑𝑛𝑖=1 𝑤𝑖 × (𝑥𝑖 − 𝑥̅ )2
𝑠 =
𝑊
𝑊− 𝑛
La différence avec la méthode que nous connaissons bien est la valeur du diviseur.
EXEMPLE
Poids
Budget (€) finaux Calcul
120 120,3 35550,33
80 141,26 73493,68
56 141,26 309518,66
84 110,5 39094,52 110,5 × (84 − 102,81)2
110 120,3 6219,94
153 110,5 278359,26
128 110,5 70119,13
130 62,3 46059,91
62,3 × (99 − 102,81)2
99 62,3 904,11
64 20,78 31298,33
1000 890617,86
890617,86
La variance peut donc être estimée à 𝑠 2 = 1000 = 98,96 €2 .
1000−
10
Page 113
MK211 – Prise en main de Xlstat
Budget Budget
Statistique Budget (€)
Fille (€) Garçon (€)
Nb. d'observations 100 37 63
W-W/n 495 243,24 246,03
Somme des poids 500 250 250
Moyenne 1010,13 1015,13 1005,13
Variance (n-1) 8103,10 8682,81 7667,70
Somme
Moyenne 1010,13 253783,72 251283,73 505067,45
• 250 × 1015,13
505067,45
• 500
• 246,03 × 7667,70
3998533,13
• 495
12499,86
• 495
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MK211 – Prise en main de Xlstat
3. Exercices
STUDHELP 1 PARTIR DU FICHIER STUDHELP
Le fichier Studhelp reprend les données d’une enquête réalisée en 2017 au sein de l’IESN pour
un échantillon de 240 étudiants en vue de l’implantation d’un service d’aide (cours
particuliers, tutos vidéos en ligne, syllabus, etc.) aux étudiants.
Effectuez un redressement de l’échantillon sur les variables section et bloc à partir des
données de la populations présentées en feuille 2 de fichier.
Une fois celui-ci effectué, réalisez les exercices suivants en tenant compte de ce redressement.
10) Donnez un tableau recensé et un graphique en secteur illustrant le niveau d’intérêt pour
l’échange de notes.
11) Faites de même avec le type de cours particuliers (par un prof, un étudiant ou les deux).
12) Représentez ce dernier tableau sous forme d’un tableau de contingence (croiser cours prof
et cours étudiant)
13) Estimez le minimum, le maximum, l’amplitude, la médiane, les quartiles, la moyenne, la
variance, l’écart-type et le coefficient de variation pour les budgets livre notes de cours et
livre exercices. Représentez également les Box Plot sur un même graphique.
14) Estimez le budget maximum que 95% de notre échantillon accorde pour un cours
particulier donné par un enseignant. Ainsi que le budget minimum que 90% de notre
échantillon accorde pour un cours particulier donné par un enseignant.
15) Estimez le pourcentage d’influence du sexe sur le choix de la section.
16) Estimez le pourcentage d’influence du bloc sur le budget cours particulier donné par un
étudiant.
Page 115
MK211 – Probabilités
PARTIE 3 : PROBABILITÉS
Les probabilités et les statistiques sont deux domaines qui sont étroitement liés mais, en
même temps, diamétralement opposés.
La théorie des probabilités vise à calculer « la chance » (ou la malchance) qu’un événement a
de se produire. Elle s’intéresse par exemple à des questions telles que « Si je lance une pièce
de monnaie, quelle chance a-t-elle de retomber avec le côté face en l’air ? », dont la réponse
standard est 1/2 : « une chance sur deux ».
Dans le cadre de la théorie des probabilités, on suppose qu’on connaît les règles qui régissent
le hasard et on les utilise pour produire une réponse. Ainsi, si on suppose que la pièce est
déséquilibrée et qu’elle a deux fois plus de chances de retomber du côté pile que du côté face,
la réponse est toute autre.
À l’opposé, les statistiques, elles, s’intéressent avant tout aux résultats. En statistiques, on
observe ce qui se passe lorsqu’on répète une expérience plusieurs fois de suite. Par exemple,
pour analyser une pièce, on la lance 100 fois de suite et on compte combien de fois elle tombe
sur pile et combien de fois elle tombe sur face.
Les statistiques ne supposent pas qu’on connaisse les règles propres à la pièce : on ne sait pas
si elle est bien équilibrée ou pas. Au lieu de cela, on observe les résultats puis, éventuellement,
on en tire des conclusions au sujet de la pièce. Par exemple, si les résultats des 100 lancers
sont 49 fois pile et 51 fois face, on va sans doute conclure que la pièce est bien équilibrée.
Ainsi, schématiquement, dans le cadre des probabilités, on suppose qu’on connaît les règles
sous-jacentes et on émet des prédictions quant à ce qui peut se produire. On travaille dès lors
sur toute la population. À l’inverse, en statistiques, on examine ce qui se produit puis,
éventuellement, on tente d’en déduire (induire serait un mot plus juste) les règles. On travaille
donc sur un échantillon.
Nous allons mettre les deux notions en rapport par le biais de l’intervalle de confiance (Bloc
1) et ensuite en développant la notion de Statistique Inférentielle. Que nous aborderons dans
la quatrième partie de ce cours.
Page 116
MK211 – Probabilités
𝑃(𝑎 ≤ 𝜃 ≤ 𝑏) = 1 − 𝛼
Il y a (1 − 𝛼) % de chance que le paramètre dans notre population cible soit compris entre 𝑎
et 𝑏.
Les conventions font en sorte qu’une incertitude de 10% est le maximum permis. La plupart
des instituts de statistiques travaillent avec une incertitude de 5%. Mais cela peut dépendre
du domaine dans lequel la démarche s’effectue. En effet, en médicine, il est préférable de
travailler avec une incertitude de 1% voire de 0,1% ; par contre, en management, une
incertitude 5% voire 10% sera tolérée.
Exercice
1) Sur un échantillon de 400 namurois, nous avons relevé que 25% de cet échantillon ne participe pas
aux fêtes de Wallonie. Reliez l’intervalle de confiance construit avec le bon niveau de confiance.
Page 117
MK211 – Probabilités
CHAPITRE 2 :
LES VARIABLES ALÉATOIRES
Nous venons de voir que le calcul des bornes de l’intervalle de confiance est étroitement lié
au niveau de confiance fixé. Ce niveau de confiance étant une probabilité, nous allons essayer
ici de bien comprendre la notion de variable aléatoire qui interviendra dans le calcul de ces
bornes.
Dans une expérience aléatoire, il arrive que l’on ne soit pas intéressé par la totalité des
résultats, mais uniquement par la valeur numérique d’une quantité attachée à cette
expérience. Ainsi, pour analyser la qualité d’un processus de fabrication, on se contente le
plus souvent de compter le nombre de pièces défectueuses parmi les pièces fabriquées.
Nous allons donc nous intéresser à la probabilité, pourcentage de « chance », qu’un certain
type de résultat apparaisse.
Une variable aléatoire prend une valeur en fonction du résultat de l’expérience aléatoire à
laquelle elle est liée.
EXEMPLES
On lance deux dés. On note X « somme des points obtenus ». X est une variable aléatoire qui
peut prendre des valeurs allant de 2 à 12.
On regarde la durée de vie en secondes des ampoules fabriquées par une grande marque.
La variable aléatoire X « durée de vie des ampoules » peut prendre des valeurs comprises dans
l’intervalle [0, +∞[ .
REMARQUE
Une variable aléatoire n’est rien d’autre que la généralisation à la population d’une variable
statistique quantitative.
Page 118
MK211 – Probabilités
EXEMPLE
Un étudiant présente deux examens, la probabilité qu’il réussisse le premier est de 0,3 et la
probabilité qu’il réussisse le second est de 0,3 s’il rate le premier et de 0,6 s’il réussit le
premier. Ecrivons la V.A. X « nombre d’examen(s) réussi(s) ». X peut valoir 0, 1 ou 2.
𝒙𝒊 𝒑𝒊
0 0,49
1 0,33
2 0,18
REMARQUE
∑𝑛𝑖=1 𝑝𝑖 = 1, le tableau obtenu est l’analogue du tableau de distribution en statistique
descriptive.
L’espérance
L’espérance (ou moyenne) représentera la valeur moyenne obtenue lors d’une infinité de
répétitions de l’expérience aléatoire. Elle se calcule par la formule :
𝑛
𝐸(𝑋) = ∑ 𝑥𝑖 𝑝𝑖
𝑖=1
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MK211 – Probabilités
EXEMPLE
En moyenne, la loterie nationale dépense 0,7625€ par joueur de Subito. Le billet coûte 1,25€,
ce qui fait un bénéfice de 0,4875€ par joueur.
La variance
Elle permettra de mesurer la dispersion des valeurs autour de l’espérance (ou moyenne). Elle
se calcule par la formule :
2
𝑉𝑎𝑟 (𝑋) = 𝐸 [(𝑋 − 𝐸(𝑋)) ] = 𝐸(𝑋 2 ) − 𝐸 2 (𝑋)
EXEMPLE
1
La variance pour le billet de Subito est de : (1 ∗ 250002 + 10 ∗ 25002 + 400 ∗
1000000
2502 + 1000 ∗ 252 + 3000 ∗ 12.502 + 30000 ∗ 52 + 160000 ∗ 2.502 ) − 0.76252 =
714.76 €2 Il est bien entendu plus logique de calculer l’écart-type en effectuant la racine
carrée de la variance afin d’avoir une valeur interprétable. Ce qui nous donne un écart-type
(noté 𝜎 ) 26.73 €.
Exercices
1) Dans un pays au régime totalitaire, on avait organisé la politique de natalité suivante :
toute femme devra mettre au monde jusqu’à la naissance d’un garçon. Afin de prévenir
une surpopulation, le nombre d’enfants est limité à 4 (même si 4 filles) et toute naissance
postérieure à celle d’un garçon est interdite.
c) Ecrivez la V.A. « nombre d’enfants ».
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MK211 – Probabilités
h) Quel doit être au minimum le prix d’un billet si on veut que l’opération soit rentable ?
∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 1
−∞
La probabilité que la V.A. prenne une valeur comprise entre a et b se calculera donc par
𝑏
l’intégrale de la fonction de densité sur l’intervalle [𝑎; 𝑏] ∶ 𝑃(𝑎 ≤ 𝑋 ≤ 𝑏) = ∫𝑎 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
REMARQUE
Une intégrale valant 1 veut dire que l’aire située en-dessous de la courbe vaut 1. Ce qui était
le cas avec le polygone des fréquences dans le cours de statistiques descriptives.
PROPRIÉTÉ(S)
𝑃(𝑋 = 𝑎) = 0
Page 121
MK211 – Probabilités
EXEMPLE
Un programme génère un nombre aléatoire entre 0 et 10. Dès lors, chaque nombre entre 0
et 10 ayant la même probabilité d’être généré, la fonction de répartition est donc une
1
fonction constante telle que 𝑓(𝑥) = 10 𝑎𝑣𝑒𝑐 0 ≤ 𝑥 ≤ 10
0,12
0,10
0,08
0,06
0,04
0,02
0,00
0 2 4 6 8 10 12
1
La probabilité que le programme génère une valeur supérieure à 6 est 𝑃(𝑋 ≥ 6) = 4 × 10 =
0,4.
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MK211 – Probabilités
𝐸(𝑋) = ∫ 𝑥 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
−∞
2
𝑉𝑎𝑟(𝑋) = 𝐸 [(𝑋 − 𝐸(𝑋)) ] = 𝐸(𝑋 2 ) − 𝐸 2 (𝑋)
EXEMPLE
10 1
L’espérance pour notre programme informatique est 𝐸(𝑋) = ∫0 𝑥 × 10 𝑑𝑥 = 5.
10 1
La variance est Var(𝑋) = ∫0 𝑥 2 × 10 𝑑𝑥 − 52 = 8,33 et donc l’écart-type est 𝜎 = 2,8867.
Exercice
1) La somme qu’une personne est prête à donner pour une marche parrainée de 10
kilomètres est une variable aléatoire continue prenant des valeurs dans l’intervalle
]0€, 10€] dont la fonction de répartition est la suivante :
1/6
1/12
a) Inférieure à 3€.
b) Comprise entre 3€ et 7€.
c) Supérieure à 8€.
d) Entre 1,5€ et 9€.
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MK211 – Probabilités
1 −(𝑥−𝜇)2
𝑓(𝑥) = 𝑒 2𝜎2
𝜎√2𝜋
Avec µ la moyenne et σ l’écart-type de la V.A.
La courbe de densité de la loi normale est centrée sur sa moyenne et sa concavité est
influencée par la valeur de son écart-type. De façon générale, pour une variable 𝑋 =
𝑁(𝜇; 𝜎), on peut admettre les probabilités suivantes :
𝑃(𝜇 − 𝜎 ≤ 𝑋 ≤ 𝜇 + 𝜎) = 68%
Page 124
MK211 – Probabilités
Exemples
LE PANNEAU DE GALTON
Page 125
MK211 – Probabilités
L’I.M.C. de la population mondiale est donc distribué suivant une loi normale. La majorité des
personnes se trouvent proches de la moyenne. Par contre, les cas d’obésité et d’anorexie
restent des cas rares. Mais ces cas deviennent de moins en moins rares avec le temps.
Par exemple, pour l’année 2000, nous pouvons remarquer que peu de personne se trouvaient
au-delà de 32 (à peu près 10 %). En revanche nous observons une prévision nettement plus
élevée en 2040 (à peu près 40%).
L’HEURE DE REPAS
La loi normale reste une modélisation du phénomène. Dans ce cas, on constate que les heures
de l’apéritif, du dîner, du goûter, du déjeuner et du petit-déjeuner peuvent être modélisées
par une loi normale. Ce qui n’est pas le cas pour l’heure de l’en-cas.
Page 126
MK211 – Probabilités
EXEMPLE
La normalisation
La normalisation d’une variable consiste à lui soustraire sa moyenne et à diviser le tout par
l’écart-type. On obtient ainsi une variable de moyenne 0 et d’écart-type 1.
𝑋−𝜇
𝑆𝑜𝑖𝑡 𝑋 ≡ 𝑁(𝜇, 𝜎), 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 ≡𝑍
𝜎
Où 𝑍 ≡ 𝑁(0; 1)
Le résultat obtenu est donc une normale de moyenne 0 et d’écart-type 1, celle-ci sera très
souvent utilisée dans la suite du cours.
EXEMPLE 1
𝑥 − 34 𝑥 − 34
𝑃(𝑋 ≤ 𝑥) = 0,8 ⇔ 𝑃 (𝑍 ≤ ) = 0,8 ⇔ = 0,8416 ⇔ 𝑥 = 35,6832
2 2
EXEMPLE 2
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MK211 – Probabilités
La taille d’une population est distribuée suivant une loi normale de moyenne inconnue et
d’écart-type de 15 cm. La proportion de personnes au sein de ma population mesurant moins
de 2 mètres est de 90%. Que vaut cette moyenne ?
200 − 𝜇
𝑃 (𝑍 ≤ ) = 0,9
15
200 − 𝜇
= 1,28 ⇔ 𝜇 = 180,78𝑐𝑚
15
Exercices
1) Le temps de réaction à un stimulus est une V.A. normale de moyenne 15 secondes et
d’écart-type 3 secondes. Trouvez la probabilité que le temps de réaction d’une personne
choisie au hasard soit supérieur à 20 secondes.
2) Supposons que le temps mis par la police locale pour se rendre sur les lieux d’un vol soit
distribué normalement avec une moyenne égale à 5 minutes et un écart-type de 2
minutes.
a) Quelle est la probabilité, que pour le prochain vol, la police arrive dans les 4 minutes ?
b) Quelle est la probabilité de voir la police arriver plus de 10 minutes après avoir été
prévenue d’un vol ?
c) La police vient d’être prévenue d’un vol, quelle est la probabilité qu’elle arrive sur les
lieux de ce vol dans un laps de temps compris entre 4 et 8 minutes ?
d) En dessous de quel laps de temps peut-on situer 75% des interventions ?
3) Supposons que le montant consacré par les ménages à leurs vacances d’été soit distribué
normalement avec un écart-type de 1 000.00€. Supposons également que 20% des
ménages consacrent plus de 3 500.00€ à ces vacances d’été.
a) Que dépense en moyenne un ménage pour ses vacances d’été ?
b) Quel est le pourcentage des ménages qui consacrent moins de 2 500.00€ à leurs
vacances d’été ?
c) Quelle est la probabilité qu’un ménage choisi au hasard ait un budget vacances d’été
qui s’écarte de plus de 15% du budget moyen ?
4) Un examen écrit est corrigé par deux professeurs Sato et Tournesol. Sato a corrigé deux
fois plus de copies que Tournesol et la distribution de ces cotes est une normale de
moyenne 10 et de variance 4 ; tandis que celle de Tournesol est une normale de moyenne
11 et de variance 9. Quelle est la probabilité qu’un étudiant choisi au hasard ait obtenu
une cote inférieure à 7 ?
5) Le Q.I. d’une certaine catégorie de travailleurs est une V.A. N(100,10). Dans cette
catégorie, on considère comme ”exceptionnel” d’avoir un Q.I. supérieur à 115. Trouvez la
probabilit
Page 128
MK211 – Probabilités
Page 129
MK211 – Probabilités
Loi Student 𝒕𝒌
Est le quotient d’une loi normale centrée réduite par la racine carrée d’une loi chi carré à k
𝑍
degrés de liberté divisée par k. 𝑡𝑘 =
2
√𝜒𝑘
𝑘
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MK211 – Probabilités
CHAPITRE 3 :
CALCUL DE L’INTERVALLE DE CONFIANCE
1. Intervalle de confiance pour une proportion
√𝑓 × (1 − 𝑓) √𝑓 × (1 − 𝑓)
𝜋 ∈ [𝑓 − 𝑧 1−𝛼/2 ; 𝑓 + 𝑧 1−𝛼/2 ]
√𝑛 √𝑛
Marge d’erreur
𝛼
𝑃 (𝑍 ≤ 𝑧1−𝛼 ) = 1 − où 𝑍 est la normale réduite (𝜇 = 0 et 𝜎 = 1).
2 2
EXEMPLE
𝜋 ∈ [21,35% ; 26,65%]
Page 131
MK211 – Probabilités
EXEMPLE
200 200
𝜇 ∈ [1500 − 1,65 ; 1500 + 1,65 ]
√400 √400
𝜇 ∈ [1500 − 16,5 ; 1500 + 16,5]
𝜇 ∈ [1483,50 € ; 1516,50 €]
Page 132
MK211 – Probabilités
2 2 𝛼 2 2 𝛼
𝑃 (𝜒𝑛−1 ≤ 𝜒𝑛−1, 1−
𝛼) = 1 − et 𝑃 (𝜒𝑛−1 ≤ 𝜒𝑛−1, 𝛼) =
2 2 2 2
2
où 𝜒𝑛−1 est une khi² à 𝑛 − 1 degrés de libertés.
EXEMPLE
2
(400 − 1) × 2002 (400 − 1) × 2002
𝜎 ∈[ ; ]
467,64 336,24
𝜎 2 ∈ [34128,82 €2 ; 47466,10 €2 ]
Page 133
M211 – Statistiques Inférentielles
PARTIE 4 :
STATISTIQUE INFÉRENTIELLE,
LES TESTS STATISTIQUES
Les tests statistiques autrement appelés tests d’hypothèses permettent d’accepter/rejeter
une hypothèse bien précise sur la population en assumant des risques d’erreur.
CHAPITRE 1 :
LES TESTS D’HYPOTHÈSES
1. La formulation des hypothèses
Page 134
MK211 – Statistiques inférentielles
Une hypothèse statistique est toute affirmation (vraie ou fausse) relative à la population de
laquelle est extrait l'échantillon d'observations. Une hypothèse statistique se traduit par un
énoncé relatif soit à la forme de la loi de probabilité d'une variable aléatoire, soit à la valeur
d'un ou de plusieurs paramètres de cette loi. Si, sur base de la supposition qu'une hypothèse
donnée est vraie, nous trouvons que les résultats sur un échantillon aléatoire diffèrent de
manière notable de ceux que nous pouvions espérer dans le cadre de cette hypothèse, nous
dirons que ces différences sont significatives et nous serons enclins à rejeter l'hypothèse.
Cette décision d'accepter ou de rejeter une hypothèse se prendra sur la base de l'information
contenue dans l'échantillon. Le plus souvent, cette information sera condensée dans une
statistique dont la loi de probabilité sera entièrement spécifiée à partir des hypothèses.
Cette hypothèse de test sera notée 𝐻0 (En général, absence de différence ou de relation). A
celle-ci s’opposera une hypothèse alternative notée 𝐻𝑎 (En général, existence de différence
ou de relation)
EXEMPLES
1. La proportion de chômeurs pour le mois de septembre était de 4,25 %. A l’heure actuelle,
le chiffre est 4,32% pour un échantillon de 200 belges.
• Question : Le taux de chômage a-t-il augmenté ?
• Hypothèse nulle : 𝐻0 : 𝜋 = 4,25
• Hypothèse alternative : 𝐻𝑎 : 𝜋 > 4,25
2. Une chaîne de fabrication produit théoriquement en moyenne 500 pièces à la minute. Une
observation faite durant 20 minutes, nous apprend que celle-ci produit 480 pièces en
moyenne à la minute.
• Question : La chaîne de fabrication fonctionne-t-elle toujours correctement ?
• Hypothèse nulle : 𝐻0 : 𝜇 = 500
• Hypothèse alternative : 𝐻𝑎 : 𝜇 ≠ 500
3. Un produit est vendu théoriquement 10€. Une lecture rapide des publicités nous montre
que sur 10 magasins ce produit se vend en moyenne à 9,40€.
• Question : Le prix a-t-il augmenté ?
• Hypothèse nulle : 𝐻0 : 𝜇 = 10
• Hypothèse alternative : 𝐻𝑎 : 𝜇 < 10
4. Un dé est lancé 1200 fois et les résultats de ces 1200 lancers sont enregistrés.
• Question : Le dé est-il pipé ?
• Hypothèse nulle : 𝐻0 : 𝑝𝑟𝑜𝑏𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒 1/6
• Hypothèse alternative : 𝐻𝑎 : 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑏𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑛′ 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 1/6
5. Les résultats de l’examen de statistiques sont observés pour les classes A de 1°Compta et
1°Marketing. Le taux d’échec en 1°CP A est de 40% et de 50% en 1°MK A.
• Question : Le taux d’échec est-il plus faible en Comptabilité ?
• Hypothèse nulle : 𝐻0 : 𝜋𝐶𝑃 = 𝜋𝑀𝐾
• Hypothèse alternative : 𝐻𝑎 : 𝜋𝐶𝑃 < 𝜋𝑀𝐾
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MK211 – Statistiques inférentielles
Des tests de forme tels que le test sur le dé est un test unilatéral droit.
Il faut avant tout différencier deux types de tests : les tests paramétriques et les tests non
paramétriques. Les tests paramétriques sont valables uniquement sous certaines conditions
(forme particulière de distribution des données, …) à vérifier avant de pouvoir les exécuter,
les tests non paramétriques n’ont quant à eux pas besoin de répondre à certaines conditions
pour pouvoir être exécutés.
• Un test non paramétrique est donc valable dans un plus grand nombre de cas. Il est
plus robuste.
• Un test paramétrique doit répondre à certaines conditions, toutefois ses résultats
seront plus fiables. Il est plus puissant.
Nous préférerons donc un test paramétrique à un test non paramétrique. Toutefois, si les
conditions de test ne sont pas remplies, nous pourrons alors remplacer celui-ci par le test non
paramétrique équivalent.
3. La statistique de test
Chaque test (paramétrique ou non paramétrique) utilise une statistique de test liée à une
variable aléatoire continue particulière. Le type de variable aléatoire dépendra du type de test
mais également des résultats observés.
EXEMPLE
Test z pour une proportion (exemple n°1). La statistique de test est ici une normale réduite (Z)
𝑓−𝜋0
calculée de la façon suivante : 𝜋 (1−𝜋0 )
√ 0
𝑛
Page 136
MK211 – Statistiques inférentielles
Accepter
𝐻0
Refuser
𝐻0
• Accepter l’hypothèse alors qu’elle est fausse : c’est l’erreur de type 2, pouvant être
exprimée par une probabilité. Elle est la probabilité complémentaire de ce que l’on
appelle la puissance du test. Notre version de XLSTAT, ne nous permet pas de la
calculer.
• Refuser l’hypothèse alors qu’elle est vraie : c’est l’erreur de type 1, pouvant être
exprimée par une probabilité appelée la p-valeur. C’est le calcul de cette p-valeur qui
sera effectué dans notre test et qui nous permettra de conclure et interpréter celui-ci.
Nous allons donc choisir un seuil de risque maximum pour cette erreur de type 1. Ce seuil sera
noté 𝛼 et appelé niveau de signification.
REMARQUE
Le seuil sera au maximum de 10% et est généralement fixé à 5%. Mais des cas, comme des
expérimentations médicales, travailleront avec un risque de 1%, voire 0,5%.
Page 137
MK211 – Statistiques inférentielles
5. Exécution du test
Le test consiste à calculer :
EXEMPLE
𝐻0 : 𝜋 = 4,25
𝐻𝑎 : 𝜋 > 4,25
0,0432−0,0425
Valeur observée = = 0,04907
0,0425 (1−0,0425)
√
200
Page 138
MK211 – Statistiques inférentielles
La p-valeur est de 48,06%, elle est donc supérieure au 5%. On ne peut pas rejeter l’hypothèse
𝐻0 . On ne peut donc pas conclure à un taux de chômage inchangé.
• La valeur critique est donc le seuil critique à dépasser pour que cette différence soit
significative.
• La valeur observée est donc le calcul de cette significativité.
Page 139
M211 – Statistiques Inférentielles
Test de valeur
𝑓 − 𝜋0
Test de valeur pour une 𝑍≅
𝜋 = 𝜋0 𝑛 ≥ 20
proportion √𝜋0 (1 − 𝜋0 )
𝑛
𝜇 = 𝜇0 𝑥̅ − 𝜇0 𝑛 ≥ 20
Test de valeur pour une moyenne 𝑡𝑛−1 ≅ 𝑠
𝑛−1 Nous supposons la normalité de
√𝑛 l’échantillon.
Test de comparaison
𝑓𝐴 − 𝑓𝐵 − 𝜋0 𝑛𝐴 𝑒𝑡 𝑛𝐵 ≥ 20
Test de comparaison pour 2
𝑍≅
proportions à échantillons 𝜋𝐴 − 𝜋𝐵 = 𝜋0 𝑓𝐴 (1 − 𝑓𝐴 ) 𝑓𝐵 (1 − 𝑓𝐵 ) Indépendance entre les 2 sous-
indépendants √ +
𝑛𝐴 𝑛𝐵 échantillons
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MK211 – Statistiques inférentielles
𝑥𝐴 − ̅̅̅
̅̅̅ 𝑥𝐵 − 𝜇0 𝑛 ≥ 20
𝑡𝑛−1 = 𝑠∗ Nous supposons la normalité de
Test de comparaison pour 2 √𝑛 la différence des 2 sous-
moyennes à échantillons 𝜇𝐴 − 𝜇𝐵 = 𝜇0
Où 𝑠∗ est l’estimation de l’écart- échantillon.
appariés
type de la différence des 2
Il s’agit d’un test de valeur sur la
variables
différence des 2 variables.
Test de forme
𝑛 ≥ 20
Page 141
M211 – Statistiques Inférentielles
8. Exemples et Exercices
Exemples
𝐻0 : 𝜇 = 500
𝐻𝑎 : 𝜇 ≠ 500
𝑛 = 20 𝑒𝑡 𝑥̅ = 480
Supposons que la distribution suit une loi normale et que l’écart-type de notre échantillon est
estimé à 40,5.
480 − 500
𝑥𝑜𝑏𝑠 = = −2,2085
40,5
√20
𝑃(−𝜃 ≤ 𝑡19 ≤ 𝜃) = 0,95 ⇔ 𝑃(𝑡19 ≤ 𝜃) = 0,975 ⇔ 𝜃 = 2,093
Conclusion : Nous rejetons l’hypothèse nulle. Au vue de cet échantillon, nous pouvons affirmer
que la machine ne fonctionne plus convenablement.
𝐻0 : 𝜋𝐶𝑃 = 𝜋𝑀𝐾
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MK211 – Statistiques inférentielles
𝐻0 : 𝜇𝑃𝑟𝑒𝑚𝑖𝑢𝑚 − 𝜇𝐵𝑎𝑠𝑖𝑐 = 15
Conclusion : Nous devons rejeter l’hypothèse nulle. Nous pouvons donc pas établir un écart
de l’ordre de 15€/mois entre le prix des 2 abonnements.
Le khi² total est de 54,58 et un V Cramer estimé à 17,24%. Ce qui montre une influence mais
relativement légère. En est-il de même pour notre population ?
Les conditions de test sont bien remplies : tous les totaux sont supérieurs à 5, et au moins
80% (21 sur 25, 82%) des effectifs sont supérieur à 5.
𝑥𝑜𝑏𝑠 = 54,58
2
𝑃(𝜒16 ≥ 𝜃) = 0.05 ⇔ 26,30
2
𝑃𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 = 𝑃(𝜒16 ≥ 54,58) < 0,0001
Conclusion : Nous devons rejeter l’hypothèse. Cet échantillon nous permet de conclure à une
dépendance entre les deux variables au sein de notre population.
Page 143
MK211 – Statistiques inférentielles
Exercices
1) Un professeur estime que 70% de ses étudiants réussiront l’examen de fin d’année, alors
que ses collègues sont plus pessimistes. Il interroge 25 élèves au hasard : 16 ont un résultat
supérieur à la moitié. Au seuil 𝛼 = 4%, à qui cette expérience donne-t-elle raison ?
2)
a) Sur 25 personnes choisies au hasard, 8 ont les yeux bleus. Ces observations
confirment-elles l’hypothèse selon laquelle une personne sur quatre a les yeux
bleus (𝛼 = 5%)?
b) Sur 300 personnes interrogées choisies au hasard, 96 ont les yeux bleus. Que pouvons-
nous en conclure (𝛼 = 5%)?
c) Comparer les deux conclusions.
3) Dans une enquête sur les fumeurs, un expérimentateur trouve que parmi 100 hommes, il
y a 22 fumeurs et parmi 100 femmes, il y en a 18. Peut-il affirmer, au seuil 𝛼 = 3%, qu’il y
a moins de femmes qui fument que les hommes ?
4) Tenons compte des données suivantes reprenant le prix de 2 produits dans 25 points de
vente.
Page 144
MK211 – Statistiques inférentielles
En supposant que les distributions suivent une loi normale, et un seuil 𝛼 = 5%, pouvons-nous
croire à une différence moyenne de 30€ entre les deux produits ?
5) Nous considérons habituellement que le poids des bébés à la naissance est en moyenne
de 3,4 kg. Nous suspectons cependant que dans le cas où la maman est diabétique, cette
moyenne soit plus élevée. Sur 25 enfants nés de mère diabétique, nous observons un poids
moyen de 3,64 kg pour un écart-type de 0,5kg. Au seuil 𝛼 = 5%, pouvons-nous conclure
que notre idée est juste ?
6) Deux groupes A et B se composent respectivement de 100 et 300 personnes atteintes
d’une certaine maladie. Un sérum est donné au groupe A mais pas au groupe B. Pour le
reste, ils suivent le même traitement. Au bout de celui-ci, nous constatons que
respectivement 75 et 195 personnes guérissent de la maladie. Au seuil 𝛼 = 1%, pouvons-
nous conclure que le sérum est efficace ?
7) Sur un échantillon de 250 étudiants, nous observons que 120 seraient enclins à acheter
notre produit. Tandis que sur un échantillon de 250 personnes ayant un travail, ce nombre
monte à 200. Pouvons-nous conclure à écart entre ces deux proportions de l’ordre de 30%
(𝛼 = 10%) ?
8) Nous aimerions savoir si le nombre de crédits réussis en Bac 1 pourrait être influencer par
le fait de kotter ou pas. Voici le croisement réalisé sur un échantillon d’étudiants de Bac 2
choisis aléatoirement.
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M311 – Statistiques Inférentielles
Page 146
M311 – Statistiques Inférentielles
Tests de valeurs7
o 𝐻0 : 𝜋𝑉𝑒𝑢𝑓 = 6,08%
𝐻𝑎 : 𝜋𝑣𝑒𝑢𝑓 ≠ 6,08%
o 𝐻0 : 𝜋𝑉𝑒𝑢𝑓 = 26,25%
𝐻𝑎 : 𝜋𝑉𝑒𝑢𝑓 ≠ 26,25%
o 𝐻0 : 𝜇â𝑔𝑒 = 40,35
𝐻𝑎 : 𝜇â𝑔𝑒 > 40,35
o 𝐻0 : 𝜇â𝑔𝑒 = 50,325
𝐻𝑎 : 𝜇â𝑔𝑒 < 50,325
Tests de comparaison
o 𝐻0 : 𝜋 𝑚𝑎𝑟𝑖é𝑒|𝑓 = 𝜋𝑚𝑎𝑟𝑖é|ℎ
𝐻𝑎 : 𝜋𝑚𝑎𝑟𝑖é𝑒|𝑓 < 𝜋𝑚𝑎𝑟𝑖é|ℎ
o 𝐻0 : 𝜋 𝑚𝑎𝑟𝑖é𝑒|𝑓 = 𝜋𝑚𝑎𝑟𝑖é|ℎ
𝐻𝑎 : 𝜋𝑚𝑎𝑟𝑖é𝑒|𝑓 > 𝜋𝑚𝑎𝑟𝑖é|ℎ
o 𝐻0 : 𝜋𝑚𝑎𝑟𝑖é𝑒|𝑓 = 𝜋𝑚𝑎𝑟𝑖é|ℎ
𝐻𝑎 : 𝜋𝑚𝑎𝑟𝑖é𝑒|𝑓 ≠ 𝜋𝑚𝑎𝑟𝑖é|ℎ
7 Les données concernant la population de référence (2019) se trouve à la fin de cet énoncé.
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MK311 – Statistique Inférentielle
o 𝐻0 : 𝜋 𝑑𝑖𝑣𝑜𝑟𝑐é|ℎ − 𝜋 𝑑𝑖𝑣𝑜𝑟𝑐é𝑒|𝑓 = 4%
𝐻𝑎 : 𝜋 𝑑𝑖𝑣𝑜𝑟𝑐é|ℎ − 𝜋 𝑑𝑖𝑣𝑜𝑟𝑐é𝑒|𝑓 > 4%
o 𝐻0 : 𝜋 𝑑𝑖𝑣𝑜𝑟𝑐é|ℎ − 𝜋𝑑𝑖𝑣𝑜𝑟𝑐é𝑒|𝑓 = 4%
𝐻𝑎 : 𝜋𝑑𝑖𝑣𝑜𝑟𝑐é|ℎ − 𝜋𝑑𝑖𝑣𝑜𝑟𝑐é𝑒|𝑓 < 4%
o 𝐻0 : 𝜋𝑑𝑖𝑣𝑜𝑟𝑐é = 𝜋𝑚𝑎𝑟𝑖é
𝐻𝑎 : 𝜋𝑑𝑖𝑣𝑜𝑟𝑐é ≠ 𝜋𝑚𝑎𝑟𝑖é
Tests de forme
Page 148
MK311 – Statistique Inférentielle
BILATÉRAL VS UNILATÉRAL
4) Vrai ou Faux ?
Si un test bilatéral rejette l’hypothèse nulle, alors le test unilatéral correspondant la rejette
également.
o Vrai
o Faux
Si un test unilatéral rejette l’hypothèse nulle, alors le test bilatéral correspondant la rejette
également.
o Vrai
o Faux
Si un test bilatéral accepte l’hypothèse nulle, alors le test unilatéral correspondant l’accepte
également.
o Vrai
o Faux
Si un test unilatéral accepte l’hypothèse nulle, alors le test bilatéral correspondant l’accepte
également.
o Vrai
o Faux
Page 149
MK311 – Statistique Inférentielle
On observe 2 groupes de patients (des malades et des sains) afin de connaître leur réaction à
un certain médicament.
o Indépendants
o Appariés
On observe le budget moyen loisirs des femmes et celui des hommes, afin de savoir qui
dépense le plus.
o Indépendants
o Appariés
On observe le budget moyen loisirs et le budget moyen alimentation, afin d’identifier le plus
petit budget.
o Indépendants
o Appariés
On observe la réaction à 2 médicaments sur un échantillon de 50 patients.
o Indépendants
o Appariés
On observe l’âge des enfants et l’âge des adultes se rendant dans un magasin, afin de
comparer leur moyenne.
o Indépendants
o Appariés
On observe l’âge d’une mère et de son enfant, afin de comparer leur moyenne.
o Indépendants
o Appariés
On observe le nombre de personnes intéressées par un produit et par un second.
o Indépendants
o Appariés
On observe le nombre d’étudiants intéressés par notre produit et le nombre d’enseignants
intéressés par notre produit.
o Indépendants
o Appariés
Page 150
MK311 – Statistique Inférentielle
La formulation des questions apparaîtra clairement pour chacun des tests. Elles sont toutes
basées sur l’intérêt et le budget de la population pour les différents services proposés. Toutes
les variables observées lors de ce sondage ont été définies en fonction de ces différentes
questions. Nous avons bien suivi la démarche expliquée sur la page précédente.
Les données du sondage, ainsi que tous les tests se trouvent dans un fichier Excel
(«Studhelp »). Pour chaque test, nous formulerons la question, les hypothèses, la conclusion
et autres remarques si nécessaires. La démarche XLSTAT sera expliquée et exécutée au cours.
Elle se trouve également sur les vidéos. Tous les tests seront effectués avec un seuil de
signification 𝛼 = 5%.
Page 151
MK311 – Statistique Inférentielle
• Etes-vous intéressé par l’achat de livres reprenant des exercices, ainsi que leurs
solutions ?
o Oui
o Non
• Si oui, quel budget êtes-vous prêt à mettre pour ce type de livres?
• Etes-vous intéressé par la possibilité d’avoir des cours particuliers ?
o Oui, si donnés par un enseignant.
o Oui, si donnés par un étudiant.
o Oui, quel que soit le professeur.
o Non
• Si oui, quel budget êtes-vous prêt à mettre pour une heure de cours donnée par un
enseignant ?
• Si oui, quel budget êtes-vous prêt à mettre pour une heure de cours donnée par un
étudiant ?
• Nous proposerons trois types différents de tutoriels vidéo : des tutoriels vidéo sur les cours
théoriques, des tutoriels vidéo sur la réalisation d’exercices et des tutoriels vidéo sur la
méthode de travail. Pour chaque type différent de tutoriel, à partir de quelle limite de
temps (en minutes) jugez-vous celui-ci trop long et donc inefficace ?
• Cours théorique : …..
• Exercices : …..
• Méthode de travail : …..
• Le prix de l’abonnement de 15€ par mois pour la chaîne internet, vous semble :
o Trop bon marché.
o Correct.
o Trop cher.
Page 152
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 1
𝐻0 : 𝜋 = 0,5 ⇔ 𝜋 − 0,5 = 0
𝑓−𝜋
• 𝑍≡ proportion test
𝜋(1−𝜋)
√
𝑛
𝑓−𝜋
• 𝑍≡ effectif
𝑓(1−𝑓)
√
𝑛
8 Paramétrique
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MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 2
1
𝐻0 : 𝜋 =
3
1
𝐻𝑎 : 𝜋 >
3
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MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE
Nous interrogeons cinq personnes afin de connaître la (ou les) couleur(s) qu’elles préfèrent
pour une voiture. Les réponses enregistrées sont les suivantes :
Observation Couleurs
Obs 1 Vert ; Rouge
Bleu ; Blanc;
Obs 2
Rouge
Obs 3 Noir ; Gris
Obs 4 Noir
Obs 5 Rouge ; Noir
Nous n’avons pas cinq réponses, mais bien dix. La taille de notre échantillon est donc de dix,
3
la proportion de Noir est donc de 10 = 30%.
Une méthode simple pour revenir à un tableau comportant une seule colonne avec une
modalité par ligne est :
Premièrement : Sous l’onglet Données d’Excel, utiliser « convertir » et suivre les instructions.
Cela permettra d’avoir une modalité par cellule.
Observation Couleurs
Obs 1 Vert Rouge
Obs 2 Bleu Blanc Rouge
Obs 3 Noir Gris
Obs 4 Noir
Obs 5 Rouge Noir
Page 155
MK311 – Statistique Inférentielle
Couleurs
Vert
Bleu
Noir
Noir
Rouge
Rouge
Blanc
Gris
Noir
Rouge
Couleurs
Vert
Bleu
Noir
Noir
Rouge
Rouge
Blanc
Gris
Noir
Rouge
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MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 1
Sur les 78 (𝑛1 ) filles interrogées 𝑓1 =51,28% sont intéressées, sur 162
(𝑛2 ) garçons interrogés 𝑓2 =40,74% sont intéressés.
Nous conservons dès lors celle-ci. Les étudiantes ne sont pas plus
intéressées par l’échange de notes que les étudiants.
𝑓1 −𝑓2
• 𝑍≡ 𝑓 (1−𝑓1 ) 𝑓2 (1−𝑓2 )
√ 1 +
𝑛1 𝑛2
𝑓1 −𝑓2
• 𝑍≡ 1 1
√𝑓𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 (1−𝑓𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 )(𝑛 +𝑛 )
1 2
9 Paramétrique
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MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 2
La p-valeur calculée est ici de 100%. En effet, l’écart observé ici est
très proche de l’écart théorique.
Page 158
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 1
10 Paramétrique
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MK311 – Statistique Inférentielle
Les résultats du test du Khi² (on teste ici l’indépendance entre le bloc
et l’intérêt. S’il y a indépendance alors le bloc n’influence pas
l’intérêt, on peut donc croire à une répartition homogène. S’il n’y a
pas indépendance, alors le bloc influence l’intérêt, il y aura donc des
répartitions différentes) sont affichés en premier si l'option
correspondante a été activée. Pour le test du Khi² et la méthode
Monte Carlo, la p-value est comparée au niveau de signification afin
de valider ou non l'hypothèse nulle.
Page 160
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 2
Nous pouvons dès lors rejeter celle-ci et affirmer que les proportions
ne sont pas identiques en fonction de l’âge. La procédure de
Marascuilo nous permet de cerner au mieux cet intérêt en fonction
de l’âge.
Page 161
MK311 – Statistique Inférentielle
Procédure de Marascuilo.
Page 162
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 1
𝐻0 : 𝜋𝑝𝑟ê𝑡𝑒𝑟 = 𝜋𝑏é𝑛é𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑟
𝐻𝑎 : 𝜋𝑝𝑟ê𝑡𝑒𝑟 ≠ 𝜋𝑏é𝑛é𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑟
11 Non paramétrique
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MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 2
𝐻0 : 𝜋𝑛𝑜𝑡𝑒𝑠 = 𝜋𝑒𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒𝑠
Nous conservons dès lors celle-ci. Les deux proportions sont donc
égales. L’idéal sera donc de prévoir pour chaque cours, au minimum,
un livre de notes de cours et un livre d’exercices. Même si les besoins
en fonction du cours peuvent être différents.
Traitement 2 Total
Traitement 1 Effectif du
traitement 1
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MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 1
Nous rejetons dès lors celle-ci. Les proportions ne sont pas égales. Il
faut donc prévoir des informations détaillées de chacune et non une
information générale du projet.
Procédure de Sheskin.
12 Non paramétrique
Page 165
MK311 – Statistique Inférentielle
Cela peut très vite devenir lourd dans notre sondage. Nous pourrions dès lors ne poser qu’une
seule question en donnant la possibilité de répondre à plusieurs modalités.
Les données s’agenceront dès lors comme la première colonne du tableau ci-dessous :
Il nous faudra dès lors réorganiser nos données en trois variables binaires (colonnes 2 à 4). Ce
travail est fastidieux mais peut se faire assez rapidement, à condition d’être méthodique. Une
recherche effectuée sur chaque modalité permet d’afficher les lignes où celle-ci se trouve. Il
suffit par la suite d’encoder manuellement des oui sur les lignes correspondantes de notre
modalité.
Page 166
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 2
Les proportions des modalités d’avis sur le prix des tutoriels est-elle
la même ?
Page 167
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 1
Fréquence
Effectif par par modalité Proportion
Modalités modalité (%) théorique
Bloc 1 64,000 26,667 0,300
Bloc 2 96,000 40,000 0,400
Bloc 3 80,000 33,333 0,300
13 Paramétrique
Page 168
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 2
Fréquence
par modalité Proportion
Modalités (%) théorique
Automatique 5,833 7,400
Comptabilité 25,000 22,360
Droit 5,833 14,220
Informatique de gestion 20,833 13,420
Marketing 24,167 26,960
Régendat en sciences économiques 0,833 0,690
Régendat économie familiale et sociale 1,667 2,170
Technologie de l'informatique 15,833 12,780
Nous devons dès lors rejeter celle-ci. Notre échantillon n’est pas
représentatif en termes de section.
Page 169
MK311 – Statistique Inférentielle
Page 170
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 1
14 Test de corrélation/association
Page 171
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 2
Des effectifs théoriques plus petits que 5 ont été détectés. Pour
utiliser le test du Khi² s'appuyant sur l'approximation par la loi du
Khi², les effectifs théoriques ne doivent pas être inférieurs à 5.
C’est donc le résultat des autres tests qui doit être pris en compte.
Page 172
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 1
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 2 4 6 8 10 12
Limite temps théorie | Masculin - Limite temps théorie |
Féminin
Nous devons dès lors rejeter celle-ci. Les 2 distributions ne sont pas
semblables.
15 Non paramétrique
Page 173
MK311 – Statistique Inférentielle
Page 174
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 2
Page 175
MK311 – Statistique Inférentielle
Tests de normalité 16
La normalité est une condition importante à la réalisation de test sur les moyennes, il est donc
nécessaire de s’assurer de cette hypothèse. En effet, la normalité permettra d’exécuter un
test paramétrique (réputé plus puissant). Il est donc important de tout mettre en œuvre, afin
qu’une variable suive une distribution normale. Ce genre de test n’apporte pas vraiment
d’interprétation. Mais ils seront un préalable à tout test portant sur les moyennes.
La condition pour appliquer ces tests étant : la taille de l’échantillon doit être supérieure à
20.
Afin de vérifier visuellement si un échantillon suit une loi normale, il est possible d'utiliser les
graphiques P-P et les graphiques Q-Q :
Nous effectuerons ici des tests de normalité nécessaires à certains exemples du point suivant.
Page 176
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 1
Shapiro- Anderson-
Variable\Test Lilliefors Jarque-Bera
Wilk Darling
Limite temps
0,120 0,076 0,011 0,574
théorie
La majorité l’emportera.
Page 177
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 2
Page 178
MK311 – Statistique Inférentielle
Les graphiques P-P plots (ci-dessous) pour les deux variables confirment ce résultat.
0,8
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1
Fonction de répartition empirique
0,9
Fonction de répartition théorique
0,8
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1
Fonction de répartition empirique
Page 179
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 3
Page 180
MK311 – Statistique Inférentielle
Nous donnerons toujours raison à la majorité. Toutefois, des cas litigieux peuvent apparaître.
EXEMPLE 1
Deux tests acceptent la normalité. Toutefois, le premier test présente une p-valeur proche de
notre seuil. Dès lors, nous refuserons la normalité.
EXEMPLE2
Deux tests acceptent la normalité avec une p-valeur élevée. Et le premier test présente une
p-valeur proche de notre seuil. Dès lors, nous accepterons la normalité.
Page 181
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE
Ceci explique donc le caractère de puissance d’un test paramétrique. Celui-ci sera donc plus
précis car il se basera sur les données réelles.
Page 182
MK311 – Statistique Inférentielle
Test de valeur
pour une
moyenne
observée
La population ne
La population suit
suit pas une
une distribution
distribution
normale
normale
La variable
La variable
transformée ne
transformée suit
suit pas une loi
une loi normale
normale.
Page 183
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 1
𝐻0 : 𝜇 = 4
𝐻𝑎 : 𝜇 > 4
Page 184
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 2
𝐻0 : 𝜇 = log (25)
Page 185
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 3
𝐻0 : 𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑛𝑒 = 6
𝐻𝑎 : 𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑛𝑒 < 6
Page 186
MK311 – Statistique Inférentielle
Comparaison de 2
moyennes
observées
Test de Mann-
Test t ou z Test de Cochran-Cox Withney
(paramétrique) (paramétrique) (non paramétrique)
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MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 1
2
2 2
𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐1
𝐻0 : 𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐1 = 𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐2 ⇔ 2 =1
𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐2
2
2 2
𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐1
𝐻𝑎 : 𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐1 ≠ 𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐2 ⇔ 2 ≠1
𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐2
Obs. sans
données
Variable manquantes Moyenne Ecart-type
Bloc 1 28 20,327 5,896
Bloc 2 52 28,926 4,752
Page 188
MK311 – Statistique Inférentielle
Page 189
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 2
2
2 2
𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐1
𝐻0 : 𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐1 = 𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐3 ⇔ 2 =1
𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐3
2
2 2
𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐1
𝐻𝑎 : 𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐1 ≠ 𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐3 ⇔ 2 ≠1
𝜎𝑏𝑙𝑜𝑐3
Obs. sans
données
Variable manquantes Moyenne Ecart-type
Bloc 1 28 20,327 5,896
Bloc 3 40 44,119 13,176
Page 190
MK311 – Statistique Inférentielle
Page 191
MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 3
𝐻0 : 𝜇̃𝑏𝑙𝑜𝑐2 − 𝜇̃𝑏𝑙𝑜𝑐3 = 10
𝐻𝑎 : 𝜇̃𝑏𝑙𝑜𝑐2 − 𝜇̃𝑏𝑙𝑜𝑐3 ≠ 10
Le test s’effectuant sur les positions et non sur les valeurs exactes, il
est plus prudent d’effectuer un test bilatéral.
Nous indiquons 𝜇̃ dans les hypothèses, afin de montrer que le test
s’effectue sur les positions et non les valeurs.
Page 192
MK311 – Statistique Inférentielle
Comparaison de 2
moyennes
observées
La différence ne
La différence suit
suit pas une
une distribution
distribution
normale
normale
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MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 1
Anderson-
Variable\Test Shapiro-Wilk Darling Lilliefors Jarque-Bera
Différence 0,942 0,923 0,930 0,773
𝐻0 : 𝜇𝑒𝑛𝑠 − 𝜇é𝑡𝑢 = 20
𝐻𝑎 : 𝜇𝑒𝑛𝑠 − 𝜇é𝑡𝑢 ≠ 20
Nous devons dès lors conserver celle-ci. Les étudiants paieraient 20€
en plus pour un cours particulier donné par un enseignant.
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MK311 – Statistique Inférentielle
EXEMPLE 2
Variable\Tes Anderson-
t Shapiro-Wilk Darling Lilliefors Jarque-Bera
Différence < 0,0001 < 0,0001 < 0,0001 < 0,0001
𝐻0 : 𝜇̃𝑒𝑥𝑜𝑠 − 𝜇̃𝑚é𝑡ℎ𝑜𝑑𝑒 = 6
𝐻𝑎 : 𝜇̃𝑒𝑥𝑜𝑠 − 𝜇̃𝑚é𝑡ℎ𝑜𝑑𝑒 ≠ 6
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MK311 – Statistique Inférentielle
• Le test du signe
• Le test de Wilcoxon signé
Le test s’effectuant sur les positions et non sur les valeurs exactes, il
est plus prudent d’effectuer un test bilatéral.
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M311 – Statistiques Inférentielles
Conditions de validité
Equivalents
(tests paramétriques)
Question Données Hypothèse nulle Exemple Tests paramétriques non-
Codes en bas du
paramétriques
tableau
Une proportion Comparaison d’une
Comparaison d'une
observée et son effectif proportion de couleur
proportion observée Test Z pour une
associé 𝜋 = 𝜋0 d’yeux à une proportion 5
avec une proportion proportion
Une proportion théorique dans un
théorique
théorique échantillon
Comparaison de 2
Comparaison des
proportions observées Test Z pour 2
Effectif des 2 catégories 𝜋1 = 𝜋2 proportions de 2 couleurs 1;4
(échantillons proportions
d'yeux dans un échantillon
indépendants)
Comparaison de
plusieurs proportions Comparaison des
Effectif de chaque Comparaison de k
observées 𝜋1 = 𝜋2 = ⋯ = 𝜋𝑘 proportions de 3 couleurs 1;4
catégorie proportions
(échantillons d'yeux dans un échantillon
indépendants)
Comparaison de 2 Comparaison de la
proportions observées proportion de oui à un 1° Test de
Effectif des 2 catégories 𝜋1 = 𝜋2 5
(échantillons projet et de oui à un McNemar
dépendants) 2°projet
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MK311 – Statistique Inférentielle
Comparaison de k
Comparaison de la
proportions observées Effectif de chaque
𝜋1 = 𝜋2 = ⋯ = 𝜋𝑘 proportion de oui à 3 5 Q de Cochran
(échantillons catégorie
projets
dépendants)
Comparaison de Proportions
Proportion théorique et
proportions observées observées = Test d'ajustement
effectif associés à Vérifier si un dé est pipé 5
à des proportions proportions multinomial
chaque catégorie
théoriques théoriques
Test exact de
Test d'association Variable 1 et La présence d'un attribut
Khi² sur un tableau Fisher ou
entre deux variables Tableau de contingence variable 2 sont est-elle liée à la présence 1;6
de contingence méthode de
qualitatives indépendantes d'un autre attribut ?
Monte Carlo
Tests de normalité
d'une série de mesures L'échantillon suit La distribution observée
Mesures sur un
(peuvent être utilisés une distribution s'écarte-t-elle d'une Tests de normalité 5
échantillon
pour tester les normale distribution normale ?
conditions 2 et 7)
Les deux
Comparer deux Mesures d'une variable Les distributions de salaire
échantillons suivent Kolmogorov-
distributions quantitative sur deux sont-elles différentes 1;4
la même Smirnov
observées échantillons entre ces deux régions ?
distribution
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MK311 – Statistique Inférentielle
*Les positions sont les moyennes (tests paramétriques) ou les rangs moyens (équivalents non-paramétriques)
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MK311 – Statistique Inférentielle
Les conditions de validité suggérées sont uniquement des pistes qui peuvent changer en fonction du type de données et des domaines
d'application spécifiques. Il est vivement recommandé de se référer aux recommandations propres à vos domaines.
4) Au moins 20 individus par échantillon, ou normalité des populations de chaque échantillon assumée.
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MK311 – Statistique Inférentielle
5. Exercices
Ces exercices vous permettent de vous familiariser avec les tests et les manipulations
correspondantes. Ils permettent aussi de vous donner des idées en vue de votre dossier. Il
n’est pas obligatoire de tous les effectuer. Les solutions de ceux-ci sont disponibles sur
Moodle.
2) Peut-on croire à une augmentation ou à une diminution du nombre de sportifs pratiquant du sport
au moins cinq fois par semaine ? Si oui, estimez cette diminution ou augmentation.
4) La proportion de femmes sportives pratiquant du sport une à deux fois semaine est-elle plus
grande ou plus petite que la proportion d’hommes sportifs pratiquant du sport une à deux fois
semaine ? Si oui, à combien peut-on estimer cet écart ?
5) Réalisez le même type de comparaison pour les autres fréquences de pratique sportive.
6) La proportion de sportifs pratiquant du sport le week-end est-elle plus petite ou plus grande que
la proportion de sportifs pratiquant du sport en semaine ?
7) La proportion de sportifs pratiquant du sport la journée est-elle plus petite ou plus grande que la
proportion de sportifs pratiquant du sport en soirée ?
8) La proportion de personnes sportives est-elle identique dans chaque province ? Si non, mettez en
évidence les différences existantes.
10) La proportion de personnes sportives pratiquant leur sport exclusivement en soirée est-elle
identique dans chaque état civil ? Si non, mettez en évidence les différences existantes.
11) Les différentes raisons pour lesquelles les personnes font du sport, sont-elles réparties
équitablement ? Si non, mettez en évidence les différences existantes.
12) Les différentes raisons pour lesquelles les personnes utilisent un cardio, sont-elles réparties
équitablement ? Si non, mettez en évidence les différences existantes.
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MK311 – Statistique Inférentielle
13) Est-il cohérent de faire ces mêmes tests avec les raisons pour lesquelles on ne pratique pas de
sport et pour lesquelles on n’utilise pas de cardio ? Oui ou non, pourquoi ?
1) Peut-on croire à une augmentation ou à une diminution de l’effectif dans les sections Comptabilité
et Marketing?
4) La proportion d’étudiantes qui sont en kot est-elle plus grande ou plus petite que la proportion
d’étudiants qui sont en kot ?
5) La proportion d’étudiants ayant réussi 60 crédits et plus est-elle la même dans chaque section ?
7) La proportion de cotes valant 5 attribuée à l’état général du local classe est-elle plus ou moins
grande que la proportion de cotes valant 5 attribuées au local étudiants ?
8) Les proportions de cotes valant 1 sont-elles identiques au niveau de la propreté des différents
locaux ? ne tenez pas compte de la zone fumeur.
3) La préférence pour une boîte de vitesses automatique est-elle identique pour les 2 sexes ?
4) La proportion de voitures à plus de 5 places est-elle plus importante chez les personnes mariées
que chez les célibataires ? Si oui, quelle est cette différence ?
6) Peut-on croire que le nombre de véhicules équipés d’un GPS est identique au nombre de véhicules
équipés d’une aide au stationnement ?
7) Peut-on croire à une différence entre le nombre de personnes qui utilisent toujours leur voiture
pour se rendre au travail et celles qui l’utilisent toujours pour se rendre en vacances ?
8) Les points d’intérêts en vue d’un achat futur ont-ils tous des proportions identiques pour la
réponse « Très important » ? Si ce n’est pas le cas, lesquels ont des proportions significativement
proches ?
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MK311 – Statistique Inférentielle
1) La répartition de la fréquence par semaine à laquelle les sportifs font du sport correspond-t-elle à
la répartition de la population belge ?
3) Peut-on croire à une indépendance entre le sexe et la fréquence par semaine à laquelle les
personnes pratiquent leur sport ?
4) Peut-on croire à une indépendance entre le niveau d’études et le moment de la journée où les
personnes pratiquent leur sport ?
6) Peut-on croire à une indépendance entre l’âge et la raison pour laquelle les personnes ne
pratiquent pas de sport ?
7) Le budget cotisation est-il distribué identiquement entre les hommes et les femmes ?
10) Existe-t-il des situations professionnelles où le budget principal est distribué de manière
analogue ?
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MK311 – Statistique Inférentielle
4) Le nombre d’heures de travail en semaine est-il réparti de la même façon entre les filles et les
garçons ?
1) Peut-on croire à une indépendance entre la profession et l’achat du véhicule (neuf, occasion,
etc.) ?
4) Le kilométrage annuel est-il distribué identiquement entre les voitures neuves et les voitures
d’occasion ?
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MK311 – Statistique Inférentielle
2) Lorsqu’une variable ne suit pas la distribution d’une loi normale, il est possible (si les observations
sont strictement positives) d’opérer un changement de variable Box-Cox qui fera en sorte que
celle-ci suive la distribution d’une loi normale. Pour une valeur d’un paramètre 𝜆, soit défini par
l’utilisateur, soit optimisé par XLSTAT, la transformation est :
𝑥𝜆 − 1
𝐵𝑜𝑥𝐶𝑜𝑥(𝑥, 𝜆) = { 𝜆 𝑠𝑖 𝜆 ≠ 0
log(𝑥) 𝑠𝑖 𝜆 = 0
3) La fréquence cardiaque minimale est-elle identique chez les hommes et chez les femmes ?
5) Le budget principal des femmes est-il en moyenne plus élevé ou moins élevé que celui des
hommes ? Si oui, à combien peut-on estimer cet écart ?
6) Le budget secondaire des célibataires est-il en moyenne plus élevé ou moins élevé que celui des
personnes mariées ? Si oui, à combien peut-on estimer cet écart ?
8) La fréquence de réserve est définie comme la différence entre la fréquence cardiaque maximale
et la minimale ? Peut-on affirmer qu’en moyenne celle-ci est de 100 BPM ? Répondez à cette
question en utilisant deux tests différents.
9) Peut-on croire qu’en moyenne le budget secondaire est similaire au budget cotisation ? Si non,
évaluez cette différence.
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MK311 – Statistique Inférentielle
2) Peut-on espérer que les étudiants travaillent en moyenne plus de 2 heures en semaine ?
3) Le nombre d’heures de travail le week-end des filles est-il plus ou moins élevé que celui des
garçons ? S’il y a une différence, donnez un ordre de grandeur pour celle-ci.
4) Les étudiants en Informatique de Gestion sont-ils plus ou moins tatillons sur l’accessibilité à
Internet que les étudiants en Comptabilité ?
5) Peut-on estimer une différence moyenne de pointure entre les étudiants mesurant entre 150 cm
et 160 cm et les étudiants mesurant entre 190 cm et 200 cm ? Si oui, laquelle ?
7) La cote moyenne du secrétariat général est-elle identique à celle du secrétariat des étudiants ?
Attention aux échantillons.
8) La cote moyenne pour la propreté des classes est-elle similaire à la cote moyenne pour la propreté
des couloirs ?
3) On dit toujours que les personnes possédant un véhicule diesel parcourent plus de kilomètres que
les personnes possédant un véhicule essence. Est-ce bien le cas ?
5) A combien peut-on estimer la différence entre le budget pour un véhicule neuf et le budget pour
un véhicule d’occasion ?
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MK311 – Statistique Inférentielle
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MK311 – Statistique Inférentielle
% de la
% de la
Bloc Total population
section
totale
AU 1 69 3,65% 49,29%
2 41 2,17% 29,29%
3 30 1,59% 21,43%
140 7,40% 100,00%
TI 1 118 6,24% 48,76%
2 59 3,12% 24,38%
3 65 3,44% 26,86%
242 12,79% 100,00%
NSEFS 1 18 0,95% 43,90%
2 17 0,90% 41,46%
3 6 0,32% 14,63%
41 2,17% 100,00%
NSECO 1 3 0,16% 23,08%
2 6 0,32% 46,15%
3 4 0,21% 30,77%
13 0,69% 100,00%
IG 1 131 6,92% 51,57%
2 69 3,65% 27,17%
3 54 2,85% 21,26%
254 13,42% 100,00%
MK 1 252 13,32% 49,41%
2 134 7,08% 26,27%
3 124 6,55% 24,31%
510 26,96% 100,00%
DR 1 100 5,29% 37,17%
2 95 5,02% 35,32%
3 74 3,91% 27,51%
269 14,22% 100,00%
CP 1 203 10,73% 47,99%
CF 2 91 4,81% 21,51%
CG 2 28 1,48% 6,62%
CF 3 79 4,18% 18,68%
CG 3 22 1,16% 5,20%
423 22,36% 100,00%
TOTAL 1892
Technique 382 20,19%
Pédagogique 54 2,85%
Economique 1456 76,96%
21La section Sécurité et Système n’existait pas encore et la section et le régendat en Sciences
Economiques existait encore.
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MK311 – Statistique Inférentielle
Province de Liège
9,27% Province d’Anvers
16,07%
Province de Hainaut
11,26% Province de Limbourg
8,18%
Province de Flandre
occidentale Province de Flandre
10,64% Province de Brabant orientale
flamand 12,67%
12,35%
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MK311 – Statistique Inférentielle
Age Effectif %
0 332321 5,82%
1 447136 7,83%
2 433771 7,59%
En moyenne, la distance parcourue par an est de 15 151km.
3 421234 7,37%
4 396543 6,94%
5 434132 7,60%
6 395151 6,92%
7 334407 5,85%
8 343001 6,00%
9 312267 5,47%
10 290080 5,08%
11 237276 4,15%
12 214948 3,76%
13 172184 3,01%
14 151199 2,65%
15 123897 2,17%
16 115207 2,02%
17 et + 557307 9,76%
5712061 100,00%
Page 210
Annexe
ANNEXE
Taille 𝑁 𝑛
Page 211
Annexe
Mesure moyenne de la dispersion des valeurs autour de la moyenne (en unité au carré)
𝑁
Moyenne des distances au 𝑛
Estimation de la moyenne
1 carré entre les valeurs 1 des distances au carré
Variance 𝜎𝑋2 = ∑(𝑋𝑖 − 𝜇𝑋 )2 𝑠𝑋2 = ∑(𝑥𝑖 − 𝑥̅ )2
𝑁 d’une population et sa 𝑛−1 entre les valeurs d’un
𝑖=1 𝑖=1
moyenne échantillon et sa moyenne
Mesure moyenne de la dispersion des valeurs autour de la moyenne (dans l’unité initiale)
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Annexe
Pourcentage d’influence d’une variable qualitative sur une autre variable qualitative.
Paramètres d’une variable quantitative relatifs aux modalités d’une variable qualitative
Page 213
Annexe
Mesure d’un lien croissant ou décroissant entre deux variables quantitatives (positif ou négatif)
Page 214
Annexe
Pourcentage de variabilité d’une variable quantitative expliquée par une autre variable
quantitative dans le modèle choisi
Complémentaire du Complémentaire du
Coefficient de ∑𝑛𝑖=1 𝐸𝑖2 rapport de la moyenne des ∑𝑛𝑖=1 𝑒𝑖2 rapport de la moyenne des
𝜌2 = 1 − 𝑅2 = 1 −
détermination 𝑁 𝜎𝑌2 résidus au carré à la (𝑛 − 1)𝑠𝑌2 résidus au carré à la
variance variance estimée
Rapport de la covariance
Pente de la droite 𝐶𝑜𝑣𝑋𝑌 Rapport de la covariance 𝐶𝑜𝑣(𝑋, 𝑌) estimée et de la variance
de régression 𝛼= et de la variance de la 𝑎=
𝜎𝑋2 𝑠𝑋2 estimée de la variable
linéaire variable explicative
explicative
Ordonnée à
l’origine de la La droite passera par le La droite passera par le
𝛽 = 𝜇𝑌 − 𝛼 𝜇 𝑋 𝑏 = 𝑦̅ − 𝑎 𝑥̅
droite de point moyen point moyen
régression linéaire
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Annexe
BIBLIOGRAPHIE
Corinne Hahn Méthodes statistiques appliquées au management, 2ème édition. Pearson.
Page 216