Introduction à l'hydrologie de surface
Introduction à l'hydrologie de surface
½ Module
1
PLAN DU COURS
Le bassin versant 6
Le cycle de l’eau 17
2
INTRODUCTION À L’HYDROLOGIE
DE SURFACE
3
INTRODUCTION
D'une façon très générale, l'hydrologie peut se définir comme l'étude du cycle
de l'eau et l'estimation des différents flux. L'hydrologie au sens large regroupe :
4
SCIENCES UTILISEES
Météorologie
Etude des pluies et du retour à l'atmosphère
climatologie
géographie
5
DOMAINES D’APPLICATION
l'étude des ressources en eaux: eau potable, eau pour l'industrie. les loisirs
(plans d'eau),
6
LES MÉTHODES DE TRAVAIL EN HYDROLOGIE DE SURFACE
de problèmes concrets. Ceux-ci ont évolué au cours des temps: on s'est d'abord
l'étude des étiages. En effet, aux besoins quantitatifs s'ajoutent à présent des
7
Dans une première phase, à chaque problème particulier qui se posait,
Ces solutions sont opérées à l’aide de stations de mesures qui ont été
crées pour répondre à des besoins divers et spécifiques. Ces stations dites stations
pluviométriques ou parfois hydrométriques sont gérées par différents services (tels
que l’ONEP, les Agences des Bassins, les offices de mise en valeurs agricoles, la
météo nationale…). L’ensemble des résultats acquis par des mesures au niveau de
ces stations constituent une banque de données.
8
Problème
particulier
Création de stations de
mesure
Banque de données
SOLUTIONS
9
LES GRANDES DIVISIONS DU COURS
Partant du principe que l’on ne peut pas faire de bonnes études
hydrologiques sans avoir de bonnes données de mesure et que l'on ne peut pas
faire de bonnes mesures sur des phénomènes que l’on connaît mal, le cours
l’Hydrologie.
10
LE BASSIN VERSANT
11
En tout point d'un cours d'eau, nous serons amenés à définir son bassin
versant et à caractériser son comportement hydrologique.
Le bassin versant en une section d'un cours d'eau est défini comme la
surface drainée par ce cours d'eau et ses affluents en amont de la section. Tout
écoulement prenant naissance à l'intérieur de cette surface doit donc traverser la
section considérée, appelée exutoire, pour poursuivre son trajet vers l'aval.
Selon la nature des terrains, nous serons amenés à considérer deux
définitions.
12
Bassin versant topographique:
13
Cette distinction entre bassin topographique et hydrogéologique se justifie
surtout pour les petits bassins. En effet, lorsque la taille du bassin augmente, les
apports et les pertes souterraines ont plus de chance de se compenser. De plus, on
peut admettre que le débit des cours d'eau est proportionnel à la surface du bassin.
14
Cette différence entre bassins réel et topographique est tout
particulièrement importante en région karstique. Cependant, lorsque l'on s'intéresse
au ruissellement, la délimitation du bassin versant doit aussi tenir compte des
barrières artificielles (routes, chemins de fer, etc.). En effet, l'hydrologie du bassin
versant, et notamment la surface drainée, peuvent être modifiées par la présence
d'apports latéraux artificiels (réseaux d'eaux usées ou potables, drainages, routes,
pompages ou dérivations artificielles modifiant le bilan hydrologique).
15
Caractéristiques morphométriques
16
Longueur
On utilise ici les différentes caractéristiques de longueur; la première et
une des plus utilisée est « le périmètre P du bassin versant ».
17
Forme
18
Il existe différents indices morphologiques permettant de caractériser le
milieu, mais aussi de comparer les bassins versants entre eux. Citons à titre
d'exemple l'indice de compacité de Gravelius (1914) KG , défini comme le rapport du
périmètre du bassin au périmètre du cercle ayant la même surface :
P P
KG 0.28
2 .A A
Avec :
KG est l'indice de compacité de Gravélius,
A : surface du bassin versant [km2],
P : périmètre du bassin [km].
19
Caractéristiques des altitudes
Hypsométrie
D = H5 % - H95 %.
20
21
Rectangle équivalent
Kc A 1.12 Kc A 1.12
2 2
1 1
L 1 1 l
1.12 Kc 1.12 Kc
22
715
600
200
0 Sens de l’écoulement
Bassin versant
23
Les indices de pente
Par ailleurs, cet indice simple est étroitement corrélé avec l'indice de pente de Roche
(Ig = 0,8 Ip2), avec un coefficient de corrélation de l'ordre de 0,99.
24
Caractéristiques du réseau hydrographique
25
Hiérarchisation du réseau (Ordre du bassin versant) :
26
La densité de drainage Dd:
Dd
Li 1
A km
L’ endoréisme:
28
Caractéristiques géologiques
30
Calcul de la lame d’eau tombée dans un bassin versant
1- Méthode arithmétique
2- Méthode de Thiessen
31
LE CYCLE DE L’EAU
32
INTRODUCTION
cycle et avec des durées très variables: une goutte de pluie peut retourner à
l'océan en quelques jours alors que sous forme de neige, en montagne, elle
33
34
ETATS ET SITUATIONS DE L’EAU
35
LE BILAN HYDROLOGIQUE
E D
P R
Q
I
36
CALCUL DU DÉFICIT HYDROLOGIQUE
1/(0,8 + 0,14T)
37
LA PRECIPITATION
38
Introduction
39
Formation des précipitations
40
Mécanismes de formation
• étape de refroidissement,
• étape de condensation,
• déclenchement des précipitations.
41
42
Nombre de particules en suspension dans l’air
Lieu Nombre
moyen/cm3
Les gouttes doivent atteindre un diamètre de 0,1 mm et acquérir une vitesse de chute
suffisante pour grossir par "balayage" d'autres gouttelettes. La goutte ainsi amorcée va
augmenter de volume lors de sa chute et accroître sa vitesse.
On constate que les gouttes doivent avoir au moins un diamètre de 0,5 mm pour pouvoir
provoquer une pluie. Pour former une goutte de pluie, il faut donc environ 106 gouttelettes
élémentaires.
43
Types d’éléments précipités
La pluie
44
La pluie chaude
45
La pluie acide
46
La neige
47
La grêle
48
Types de précipitation
• précipitations orographiques.
• précipitations frontales,
• précipitations de convection.
49
Précipitations orographiques
50
51
Précipitations de convection
52
Précipitations frontales (Climatologie)
* La grêle:
Elle se forme dans les cumulo-nimbus vers 5000 m d'altitude avec de fortes
turbulences. Les quantités d'eau surfondues que peuvent contenir ces nuages se solidifient
brusquement au contact de cristaux de glaces. Ce phénomène est relativement mal connu. Son
extension géographique est généralement faible.
* La neige :
Les pluviomètres
Le pluviomètre est un appareil très simple qui comporte une surface réceptrice
limitée par une collerette cylindrique; l'eau traversant cette surface est dirigée par un
entonnoir vers un seau récepteur. Si durant un certain intervalle de temps Δt, on a récupéré
un volume V à travers la surface réceptrice S, la hauteur de pluie HΔt tombée est:
V
H t
S
Dans la pratique, on adjoint à chaque pluviomètre
une éprouvette graduée (fonction de la surface réceptrice S)
qui permet la lecture directe de HΔ t en 1/10ème mm.
L'appareil plus répandu au Maroc est le pluviomètre
"Association" de 400 cm2 de surface et disposé sur un pied à
1,5 m du sol. En général, les pluviomètres sont relevés par un
observateur une ou deux fois par jour à 6 h et 18 h.
54
Les pluviographes
Les pluviographes à augets basculeurs ont la partie captante commune avec les
pluviomètres; ils en diffèrent par la partie réceptrice en aval de l’entonnoir. L’eau est dirigée
par un court tube vers les augets de mesures. Ceux-ci sont disposés symétriquement par
rapport à un axe de rotation horizontal. Dans le schéma ci-dessus, l’auget de gauche est
entrain de se remplir alors que celui de droite s’est déjà vidé.
55
Les nivomètres
Stations pluviométriques
Le site
56
Pluviomètre
H = h x d2/D2
H: hauteur réelle,
h: hauteur mesurée dans le petit récipient,
d: diamètre du petit récipient,
D: diamètre du cylindre externe.
57
EVAPORATION ET EVAPOTRANSPIRATION
58
Le retour de l'eau à l'atmosphère peut se faire de différentes manières, soit
directement par évaporation à partir d'une surface d'eau libre (mer, lac, cours d'eau, etc.),
soit le plus souvent à partir d'un sol ou par l'intermédiaire des végétaux. On parle dans ce
deuxième cas d'évapotranspiration. Pour l'évaporation, la quantité d'eau qui repart dans
l'atmosphère dépend uniquement des paramètres physiques tels que la température de l'air,
de l'eau, de la vitesse du vent, du degré hygrométrique, de l'ensoleillement, etc.
L'évapotranspiration, elle, dépend en plus du couvert végétal et de son stade de
développement.
59
Evaporation
• La température de l’air,
• L’humidité,
• La pression barométrique,
• Le vent,
• Qualité de l’eau,
60
Mesures de l'Evaporation
Différents types d'appareils ont été conçus mais avec leurs défauts et leurs
qualités. Les plus utilisés sont:
61
Bac Colorado
62
Le « Black Bellani »
63
Le "Piche"
64
Transpiration
65
Calcul et estimation de l'Evapotranspiration
L'évapotranspiration potentielle (notée par la suite ETP) est la quantité d'eau qui
serait évaporée ou transpirée à partir d'un bassin versant si l'eau disponible pour
l'évapotranspiration n'était pas un facteur limitant.
Mesures directes
Les mesures directes d' ETP ou d' ETR se font surtout en agronomie où on étudie
chaque type particulier de cultures. Les résultats de ces mesures sont difficiles à utiliser avec
précaution en hydrologie car il y a une très importante différence d'échelle entre la surface de
la parcelle d'essai (quelques mètres-carrés) et celle d'un bassin versant (des dizaines de
kilomètres-carrés).
66
Estimation de l'évapotranspiration Potentielle
K 0.73 0.78 1.02 1.15 1.32 1.33 1.33 1.24 1.05 0.91 0.75 0.70
Formule de Turc:
t
ETP 0.4 ( Ig 50).K
Avec:
t 15
45 46 47 48 49 50 45 46 47 48 49 50
Latitude Latitude 69
Estimation de l'E.T.P. par la méthode de Penman:
D'autres formules pour évaluer l'ETP sont utilisables. Citons par exemple les
formules de Penman, de Bouchet, de Blanet et Criddle, de Papdakis dont on trouvera les
expressions dans des ouvrages de climatologie et d'agronomie. La formule simplifiée de
Penman peut être écrite comme suit:
Formule de Penman:
T
ETP K ( ).(Rg 50)
T 15
h
Rg Iga (0.18 0.62 )
Avec: H
71
Estimation de l'évapotranspiration Réelle
Formule de Turc:
Cette méthode est basée sur la notion de réserve en eau facilement utilisable
(notée par la suite RFU).
On admet que le sol est capable de stocker une certaine quantité d'eau (la RFU) ;
cette eau peut être reprise pour l'évaporation par l'intermédiaire des plantes.
La quantité d'eau stockée dans la RFU est bornée par 0 (la RFU vide) et RFU max
(capacité maximale de la RFU qui est de l'ordre de 0 à 200 mm suivant les sols et sous-sols
considérés, avec une moyenne de l'ordre de 100 mm).
On admet que la satisfaction de l'ETP a priorité sur l'écoulement, c'est-à-dire
qu'avant qu'il n'y ait d'écoulement, il faut avoir satisfait le pouvoir évaporant (ETP = ETR). Par
ailleurs, la complétion de la RFU est également prioritaire sur l'écoulement.
On établit ainsi un bilan à l'échelle mensuelle, à partir de la pluie du mois P, de
l'ETP et de la RFU.
Si P > ETR, alors:
ETR = ETP
il reste un excédent (P - ETP) qui est affecté en premier lieu à la RFU , et, si la RFU est
complète, à l'écoulement Q.
73
Si P < ETP :
on évapore toute la pluie et on prend à la RFU (jusqu'à la vider) l'eau nécessaire pour
satisfaire l'ETR soit:
Mois S O N D J F M A M J Ju A
P 30 28.6 53.4 70.3 41.4 86.5 14.1 64.3 9,1 56,2 39,4 11,8
ETP 67,4
40.0 9.2 17.1 16.2 35.1 50.9 80.9 120.6 104.7 143.2 118,7
P-ETP -37.4
-11.4 44.2 53.2 25.2 51.4 -36.8 -16.6 -111.5 -48.5 -103.8 -106.9
RFU
0.0 0.0 44.2 97.4 100.0 100.0 63.2 46.6 0.0 0.0 0.0 0.0
Ecoule- 0.0
0.0 0.0 0.0 22.6 51.4 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
ment
ETR 30 28.6 9.2 17.1 16.2 35.1 50.9 80.9 55.7 56.2 39.4 11.8
Déficit 37.4 11.4 0.0 0.0 0.0 0.0 36.8 16.6 111.5 48.5 103.8 106.9
74
75
HYDROMÉTRIE
76
Les débits des cours d'eau varient en fonction du temps. Certaines études
nécessitent des mesures instantanées de ces débits; on exécute alors des jaugeages aux
instants choisis. Dans la plupart des cas, c'est l'évolution des débits en fonction du temps
qui nous intéresse; on installe alors des stations hydrométriques (appelées également
stations de jaugeage).
Un jaugeage est donc une mesure quasiment instantanée du débit d'un cours
d'eau. Les techniques utilisées sont nombreuses et généralement complémentaires; elles
s'appuient sur des principes très différents selon les cas.
Réservoirs étalonnés
Cette technique simple consiste à mesurer le temps nécessaire Δt, pour remplir
un récipient de volume V. On obtient le débit Q par la relation suivante: Q = V / Δt.
Cette méthode est surtout utilisée pour jauger des sources ou de très petits cours
d'eau (débits de l'ordre de quelques litres par seconde au maximum).
Le récipient peut être un seau de 10 litres ou un bac plastique de 100 litres par
exemple. La seule condition est de pouvoir faire rentrer l'eau dans le récipient ce qui
nécessite, soit une chute naturelle, soit de pouvoir aménager cette chute par une gouttière
en plastique par exemple.
78
Déversoirs
Le débit d'un cours d'eau peut être mesuré en utilisant des déversoirs sur des
orifices normalisés. Ces techniques, adaptées surtout aux petits débits, utilisent les résultats
de l'hydraulique classique mais dans des conditions bien souvent éloignées de celles
rencontrées en laboratoire. Différents types de déversoirs sont utilisés mais on rencontre
principalement des déversoirs triangulaires dont la relation hauteur-débit théorique est:
Q [Link]
En général on utilise la relation:
Q [Link] .h 2.47
2
Dans la pratique, il est prudent de réaliser quelques jaugeages de contrôle
permettant de déterminer les valeurs a et b dans les conditions réelles d'installation. Dans la
quasi-totalité des cas, on utilise des déversoirs fixés à demeure dans le cours d'eau.
79
Jaugeages par dilution
Le principe- général du jaugeage par dilution est simple. On injecte dans une
section I, un traceur à une concentration C1; en un point de prélèvement P situé en aval, on
prélève un échantillon d'eau de la rivière et l'on détermine sa concentration C2 en traceur. Il
est alors simple d'établir la relation entre le débit Q du cours d'eau et les concentrations C1
et C2, soit par l'égalité des flux, soit par la conservation des masses entre les points P et I
selon les procédés d'injection.
Choix du traceur
les chlorures de sodium (NaCI) : l'inconvénient est que souvent les quantités de sel à
injecter sont importantes; par contre, le dosage par résistivimétrie est relativement simple;
la Rhodamine B (C1O H21 CI 03 N2) : son avantage essentiel est d'être dosable à de très
faibles concentrations. On utilise ainsi peu de produit même pour de gros débits; sa mise en
œuvre sur le terrain est simplifiée. Cependant, ce colorant rouge très violent est difficile à
diluer, à nettoyer des appareils et d'autre part, il se fixe sur les argiles en suspension dans
l'eau;
le bichromate de sodium (Na2 Cr2 07) : c'est de loin le traceur qui a été le plus utilisé. Il
satisfait à la quasi-totalité des qualités requises pour un traceur hydrologique. Cependant, il
s'avère que ce sel est toxique tout au moins à forte concentration (>> 1 mg/litre) et pour des
durées supérieures à la journée;
Les colorants alimentaires: trois traceurs ont été retenus jusqu'à maintenant: la tartrazine
(E102), le jaune orange S (E11O) et le rouge cochenille (E124). Au niveau des avantages,
citons la non-toxicité; par contre, comme la rhodamine, ces substances sont difficilement
solubles.
81
Choix du site
La mesure des débits par dilution ne peut s'effectuer que s'il y a un bon brassage
de l'eau entre le point d'injection et le point de prélèvement. Il faut que la concentration C2
mesurée au point de prélèvement représente bien la concentration moyenne dans toute la
section à cet instant.
Un site favorable est un tronçon de rivière particulièrement agitée avec soit des
blocs rocheux au milieu du cours d'eau, soit une succession de coudes qui assurent un
brassage latéral. Dans la pratique, on a souvent tendance à privilégier le rôle de chutes qui
n'assurent cependant qu'un brassage vertical.
La longueur du tronçon sur lequel on doit faire la mesure sera au moins égale à la
"distance de bon mélange". La meilleure façon de procéder est encore de faire un test avec
un colorant et d'évaluer à l'oeil la distance nécessaire pour que ce colorant se répartisse
uniformément. Selon la nature du courant, l'ordre de grandeur des distances de bon mélange
est:
Largeur du cours d’eau (m) Longueur de bon mélange (m)
0 à 10 50 à 500
10 à 50 500 à 2500
82
Mise en oeuvre pratique
Concentrations C1 à injecter
la quantité du traceur que l'on injectera doit être telle que la concentration finale C2
soit au moins du double de la précision de dosage. Pour les principaux traceurs, les
concentrations minimales dosables C2 sont les suivantes:
83
Injection
Prélèvements et analyses
Dans la plupart des cas, l'analyse est faite par colorimétrie; on procédera donc,
durant le jaugeage, à un prélèvement de solution à CI que l'on diluera avec l'eau de la rivière
à différente concentrations voisines du C2. Au laboratoire, ces échantillons dilués serviront à
l'étalonnage du colorimètre.
84
Domaine d'application
Longtemps, les méthodes de jaugeage par dilution n'ont été utilisées que pour des
petits débits (inférieurs à 10 m3/s) et pour des eaux peu chargées. Le développement de
techniques chimiques d'extraction et de reconcentration font que de nos jours, il est possible
à des expérimentateurs avertis de procéder à des jaugeages beaucoup plus importants et
dans des eaux chargées.
Par ailleurs, ces techniques sont particulièrement adaptées aux cours d'eau très
brassés (type torrent de montagne), conditions qui sont au contraire défavorables aux
mesures au moulinet comme on le verra plus tard.
Soit une section droite S d'un cours d'eau; le débit dans cette section se définit
comme le flux d’eau qui passe à travers la section S.
Le matériel de mesures
85
a. Les capteurs: les hélices:
V=np
Dans la pratique, on s'éloigne de cette courbe idéale du fait des frottements et des
perturbations des vitesses dues au support de l'hélice. L'étalonnage est fait au laboratoire
dans les conditions réelles d'emploi et la relation V [f (n)] est du type:
V = an + b
87
b. Les moulinets (traitement du signal):
Les compteurs ont pour objet de totaliser les impulsions électriques émises par le
moulinet. La cadence maximale d'enregistrement est généralement de 10 impulsions/seconde; les
modèles les plus récents montent à 20 Hz.
88
Parmi les différents modèles, on peut citer:
Les totalisateurs
Les chrono-compteurs
Nous avons vu quels étaient les trois éléments principaux de la chaîne de mesures;
reste maintenant à positionner le capteur à différentes profondeurs suivant une verticale. Deux
supports sont possibles:
Le système le plus ancien est constitué d'une perche graduée cylindrique (d'un
diamètre 9 mm à 30 mm) ou pisciforme (de 20 x 40 mm à 70 x 150 mm) qui est maintenue
verticalement dans l'écoulement. Un coulisseau coaxial permet de déplacer le moulinet suivant la
verticale. Un tel système ne permet que des jaugeages point par point.
90
Les saumons
Un saumon est un lest profilé dont le poids varie de 5 à 150 kg. Il porte à sa partie
amont le moulinet et son hélice. Le saumon est suspendu par un câble électro-porteur à un treuil.
Le câble sert à la fois à soutenir le saumon, mais aussi à transmettre les impulsions électriques en
provenance du moulinet.
Nous venons de voir comment les supports permettent de déplacer le moulinet le long
d'une verticale; nous allons voir maintenant comment déterminer la section transversale et
comment s'y déplacer d'une verticale à une autre. Différentes techniques complémentaires et
adoptées au cours d'eau sont utilisables:
Dans ce cas, l'opérateur rentre dans le cours d'eau avec la perche moulinet et le
compteur. On conçoit aisément que cette technique se limite au cours d'eau peu profond (h < 1 m)
et surtout à faible courant (V < 2 m/s).
93