Conclusion générale
Dans le cadre de cette thèse, nous nous somme penchés sur deux questions essentielles.
D’une part, l’impact des flux de capitaux sur la politique monétaire (les canaux traditionnels
de la politique monétaire). D’autre part, comment la libéralisation financière et les
changements intervenus sur le système financière (ont-ils affecté les objectifs finaux de la
politique monétaire dans les pays sud méditerranés.
L’analyse développée dans le premier chapitre, nous a permis de montrer l’importance
de la politique monétaire et ses principales instruments et objectifs. En fait, dans les
économies libéralisées les instruments indirects de la politique monétaire sont devenus
primordiales.
Le deuxième chapitre est consacré a tout ce qui concerne les régimes de change et
l’efficacité de la politique monétaire. à la fin de chapitre nous avons conclus que la
macroéconomie monétaire n’a pas encoure fournit les outils qui permettraient de montrer la
supériorité d’un régime de change sur un autre.
Dans le troisième chapitre, nous avons focalisé sur l’étude des relations entre la sphère
réelle et financière dans une économie ouverte. Ainsi, a la fin de ce chapitre nous avons
conclu que la libéralisation financière peut exercer un impact sur le fonctionnement de la
politique monétaire. Par la suite, dans le quatrième chapitre, nous avons effectué une analyse
statistique fondu sur une méthode appelée (Analyse en composantes principales normée) les
résultats statistiques confirment l’existence d’une corrélation entre les variables de la
libéralisation financière et les objectifs finaux de la politique monétaire. Ce type de lien il se
trouve parfois positive ou négative et parfois forte ou faible.
Le cinquième chapitre intitulé « Étude de causalité entre les objectifs intermédiaires de
la politique monétaire et flux de capitaux », Dans ce chapitre, nous avons traité le coté
économétrique de notre thématique de recherche. Nous avons commencé par la causalité à
courte terme qui peut exister entre les variables de la libéralisation financière d’une part, et les
objectifs intermédiaires de la politique monétaire d’autre part. Par la suite, nous avons utilisé
la méthode de TODA-YAMA MOTTO, pour tester la causalité à long terme. Et enfin, le test
de coïntégration pour tester l’existence d’un lien d’équilibre a long terme entre les variables.
Cette recherche nous a permis de spécifier certaines conclusions importantes, qui sont les
suivantes :
La première conclusion importante indique que, dans ce contexte de libéralisation, la
politique monétaire risque de devenir plus complexe à cause de l’incertitude et la grande
variation des taux d’intérêt.
La deuxième conclusion est fondue sur la base des résultats de corrélation entre les
variables monétaires et financières. Ces résultats empiriques ont indiqué les relations
suivantes :
- une relation positive entre les flux de capitaux (IDE) et la croissance économique et
ceci pour l’ensemble des pays de notre échantillon, sauf l’algérie (Ceci indique, que
plus des capitaux assurera une augmentation de PIB). En revanche, il existe une
relation négative entre les mêmes variables pour le cas de l’algérie, et ceci est une
indication sur l’incompatibilité de la libéralisation avec la politique monétaire et
économique.
- Concernant le lien entre les flux de capitaux et l’inflation nous avons remarqué une
relation positive entre les deux variables pour l’ensemble des pays étudiés sauf le cas
de Marco, qui a été caractérisé par un lien négatif (une augmentation des IDE,
implique à une baisse d’inflation et vis versa)
- la relation entre les flux de capitaux et l’équilibre externe est caractérisée par un lien
positif pour l’ensemble de pays de notre échantillon (augmentation des IDE entrain à
un excédent de balance des paiements).
- la corrélation entre les flux de capitaux et le taux de chômage était négative cela
signifier que une augmentation des IDE impliquera une baisse de taux du chômage et
vis versa. le même résultat en ce qui concerne la relation entre le taux d’intérêt réel et
les flux de capitaux.
La troisième conclusion est fondue sur la base des résultats de. Ces résultats
peuvent êtres présentés comme suit :
- En ce qui concerne les variables de la politique monétaire, les pays d’encrage (Maroc,
Liban, et Jordanie) ils sont caractérisés généralement par un taux d’inflation et taux du
chômage relativement faibles, mais un solde déficitaire pour la balance des paiements.
En revanche, ces économies étaient caractérisées par un taux d’intérêt réel
relativement élevé (la même remarque concernant le taux de liquidité. Par contre le
montant des flux des capitaux était relativement faible.
- par apport aux pays de flottement dirigé, la situation économique est caractérisée par
un taux d’inflation relativement faible, et un taux du chômage élevé (moyenne de la
période). En revanche, ces même pays ont enregistrés un excédent au niveau des
balances des paiements. Par contre, les indicateurs financiers sont caractérisés par des
valeurs relativement faibles.
Pour les pays de flottement libre, nous avons remarqué une amélioration au
niveau de certains indicateurs financiers. Par contre, ce type de régime de change n’a
pas métrisé l’inflation et le taux du chômage, et même l’équilibre externe.
En ce qui concerne l’étude de causalité à court terme, nous avons conclus que, il
existe une causalité à court terme entre le taux de change réel vers le taux d’intérêt réel
et ceci pour l’ensemble des pays de notre échantillon (sauf le Maroc). Cependant, la
causalité à long terme était plus fréquente par rapport à la causalité à court terme.
En ce qui concerne la coïntégration et le lien d’équilibre à long terme entre les
variables monétaires et financières, nous concluons les résultats suivants :
- l’absence de l’équilibre à long terme entre taux de liquidité en économie et flux de
capitaux, pour l’ensemble des pays de notre échantillon.
- l’absence d’équilibre à long terme entre le taux d’intérêt réel et flux de capitaux pour
l’ensemble des pays étudiés.
- l’absence de lien d’équilibre entre le taux de change réel et flux de capitaux pour
l’ensemble des pays étudiés, sauf le Liban, où nous avons trouvé un lien d’équilibre à
long terme entre ces deux variables précédentes.
- pour le reste des variables, nous avons remarqué l’absence de lien d’équilibre à long
terme pour l’ensemble des pays de notre échantillon, sauf le cas de Liban, où nous
avons trouvé un lien d’équilibre à long terme entre les trois variables suivantes (TIR ;
M2 ; TCR).
Donc, l’analyse de la Coïntégration que nous avons réalisée, nous avons remarqué
que, les Pays de Sud MED souffrent d’imperfections dans leurs systèmes financiers, et
parfois même l’incompatibilité entre les actions de libéralisation financière et la
politique Macroéconomique. Par conséquent, il est nécessaire de renforcer les
mécanismes et les canaux de transmission de la politique monétaire et améliorer le
perfectionnement des marchés secondaires et monétaires afin de renforcer la relation
entre les instruments de la politique monétaire et le secteur financier.