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Exercices sur la Thermodynamique 2024-2025

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1 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2024-2025

Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique


— Solutions —

A. Application des principes


1. Comparaison réversibilité - irréversibilité
Mg
Réponses : p1 = p0 + S = 2 bar, V0 = 25 L, V1 = T1
2T0 V0 , T1 = T0 2p1 V0 +5RT0 9
p1 V0 +5RT0 , T1 = 7 T0 = 386 K, V1 = 16 L,
2p0 V1 +5RT1
p2 = p0 , V2 = 2T T1 V1 , T2 = T1 4p0 V1 +5RT1 = 331 K, on ne revient pas à l’état d’équilibre initial, irréversible,
2

T1 V1
∆S01 = 2 R ln T0 + R ln V0 = 1, 53 J · K−1 , ∆S01 = Scr > 0 car Se = 0 (calorifugé) irréversible, γ = 57 ,
5

p2 = p1 ( VV10 )γ = 1, 07 bar, T2 = 322 K, T3 = T0 = 300 K, p3 = p0 = 1 bar, ∆S12 = 0, ∆S13 = ∆S23 = 52 R ln TT02 =


−1, 47 J · K−1 , sur le cycle complet ∆S = ∆S01 + ∆S13 > 0 causes d’irréversibilités.
2. Transformations polytropiques
dp γ(k+1)−1
Réponses : Premier principe [γ(k + 1) − 1] dV
V + k p = 0, n = k , si k → ∞ pV γ = cte adiabatique, si
Mg n−1
k → 0 dV = 0 isochore ; T (z) = T0 − R n z; zatm = 48 km.
3. Travail de séparation
Réponses : Admettons que l’énoncé suppose les gaz sans énergie cinétique macroscopique (ou sans variation de
celle-ci). Le premier principe appliqué à l’ensemble des deux gaz lors de la transformation de séparation s’écrit
∆(UA + UB ) = W + Q en exploitant l’extensivité de l’énergie interne (W représente le travail total reçu, actions
conservatives comprises). Or, les gaz sont parfaits et les températures initiale et finale sont identiques (T0 ) donc,
par première loi de Joule, il vient W + Q = 0. Appliquons ensuite le second principe au même système et
pour la même transformation isotherme (T0 ) : ∆(SA + SB ) = TQ0 + Sc en exploitant l’extensivité de l’entropie
et en posant l’entropie créée Sc ≥ 0. En combinant les deux principes, il vient W ≥ −T0 ∆(SA + SB ) le cas
de travail minimal Wmin correspondant à une transformation réversible. Ainsi, Wmin = −T0 ∆(SA + SB ). Il ne
reste qu’à expliciter la variation d’entropie de chaque gaz parfait. L’entropie est une fonction d’état alors on peut
raisonner sur un chemin réversible. Pour le gaz A, passant de la pression partielle xA P0 à la pression P0 et dont
la température reste T0 , l’identité thermodynamique de l’enthalpie dHA = T0 dSA + V dPA = 0 (deuxième loi de
Joule) permet d’isoler dSA = − TV0 dPA = −nA R dP PA en utilisant l’équation d’état du gaz parfait. On intègre,
A

P0
d’où ∆SA = −nA R ln xA P0 = nA R ln xA xA est la fraction molaire initiale du gaz A dans le mélange. De
même, on trouve pour B ∆SB = nB R ln xB . Finalement, Wmin = −R T0 (nA ln xA + nB ln xB ). Tout d’abord,
explicitons de façon générale nA et nB en supposant connus la masse totale m, les fractions molaires xA et xB
et les masses molaires MA et MB . Puisque m = mA + mB = nA MA + nB MB = (xA MA + xB MB ) ntot on a
xA m xB m
ntot = xA MAm +xB MB donc nA = xA ntot = xA MA +xB MB et nB = xB ntot = xA MA +xB MB . On se sert de ces
expressions, avec les unités du système international, dans la suite. Pour l’air, xO2 = 0, 21 et xN2 = 0, 79. De
plus, MO2 = 32 g · mol−1 et MN2 = 28 g · mol−1 . Alors, m = 1, 0 kg d’air contient nO2 = 7, 3 mol et nN2 = 27 mol
et Wmin = 44 kJ. Pour le mélange d’hexafluorure d’uranium avec les deux isotopes d’uranium et une masse
m = 1, 0 kg, on a xA = 0, 01, MA = 235 + 6 × 19 = 349 g · mol−1 , xB = 0, 99, MB = (238 + 6 × 19) =
352 g · mol−1 , nA = 2, 8.10−2 mol, nB = 2, 8 mol et Wmin = 0, 40 kJ. Considérons une eau de mer typique
à 30 g de sel pour 1, 0 kg d’eau de mer (mais on peut trouver plus salé. . . ). On note A l’eau H2 O et B le sel
(essentiellement le chlorure de sodium pour simplifier). Les masses molaires sont MA = (2×1+16) = 18 g·mol−1
et MB = (35, 5 + 23) = 58, 5 g · mol−1 . Alors, nA = m−m MA
B
= 54 mol et nB = M mB
B
= 0, 51 mol puis xA = 0, 99
−3
et xB = 9, 4.10 . Finalement, Wmin = 7, 2 kJ. La séparation de l’air en dioxygène et diazote est une méthode
de production de O2 et N2 purs. On procède en pratique par séparation cryogénique de l’air (liquéfaction puis
distillation fractionnée). La séparation du mélange d’hexafluorure d’uranium permet de réaliser la séparation
isotopique de l’uranium : seul l’isotope 235 de l’uranium est intéressant en raison de sa radioactivité naturelle.
En pratique, on enrichit l’uranium en isotope 235 en procédant par diffusion gazeuse de UF6 par des étages avec
des trous de diffusion (l’isotope plus léger diffuse plus vite) ; on peut aussi travailler par ultracentrifugation.
La séparation de l’eau de mer permet non seulement de récupérer du sel mais aussi de l’eau douce ! On peut
procéder par distillation (évaporation de l’eau qui laisse le sel cristallisé) ou par osmose inverse (système de
filtrage très fin ne laissant passer que les molécules d’eau).
4. Chauffe-eau au gaz
mc(T −T ) Vgaz Vgaz P E
Réponses : η = Vgazf P E0 = 79%, mc dT
dt + αT = αT0 + ∆t P E, Tf = T0 + α∆t (1 − exp − α∆t
mc ), résolution
−1
numérique α ≃ 70 W · K .
5. Compresseur refroidi
Réponses : Dcp (TS − TE ) = Pcomp + Pth , D∆s = Ṡtransf + Ṡcr = Pth
T0 , ∆s = cp ln TTES − r ln ppES , Pth = −26 kW,
Pcomp = 16 kW.

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2024-2025 Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique – 2

6. Turbine à vapeur
Réponses : la turbine fonctionne en régime permanent, on peut écrire la loi des nœuds en ce qui concerne le débit
massique, on a donc Dm1 = Dme − Dm2 = 6, 4 kg·s−1 . Il faut considérer la turbine comme étant en fait la somme
de deux opérations distinctes de détente de la vapeur dont les puissances vont s’additionner. Dans chaque cas,
on applique le premier principe industriel : Dm1 (∆h + ∆ec ) = P1 puisque l’on va négliger les pertes thermiques
v 2 −v 2
ainsi que les variations d’énergie potentielle de pesanteur. On a donc Dm1 (h1 −he + 1 2 e ) = P1 . Nous possédons
toutes les valeurs numériques pour réaliser le calcul, on trouve P1 = −2, 4 MW. On fait exactement la même
v 2 −v 2
chose pour le second flux de vapeur : P2 = Dm2 (h2 − he + 2 2 e ). On trouve P2 = −27, 6 MW. La puissance
totale est bien négative comme il se doit avec une vapeur qui fournit du travail à l’extérieur constitué par
l’alternateur. On a donc au total Pm = −30, 0 MW. On constate que c’est surtout la partie du flux de valeur
d’eau qui effectue la plus forte détente qui contribue le plus à la production de puissance mécanique utile.

7. Optimisation d’une compression


γ−1 γ−1
γ R
Réponses : T2 = T1 a γ = 753 K, Pcomp = Dcp,air (T2 − T1 ) = Dm cp,air T1 (a γ − 1) avec cp,air = γ−1 Mair , on
trouve Pcomp = 453 kW. L’installation à un compresseur est moins coûteuse en investissement mais plus coûteuse

en fonctionnement que l’installation à deux étages de compression. Sur la première étape, on a Pcomp,a =
γ−1 γ−1 γ−1
Dm cp,air T1 (r ′
− 1) et sur la seconde Pcomp,b
γ = Dm cp,air T1 (( ar ) γ − 1) au total Pcomp

= Dm cp,air T1 (r γ +
γ−1 dP ′ √
( ar ) γ − 2). On calcule dr comp
= 0, on trouve r = a = 5. On trouve Pcomp ′
= 350 kW ce qui est nettement
inférieur au cas précédent. On écrit Dm cp,air (T1 −T2 )+Deau ceau (Tmax −T0 ) = 0 où T2′ = 475 K est la température

à la sortie du premier compresseur. On trouve Deau = 4, 2 kg · s−1 .

8. Détente dans une tuyère


Réponses : v = 643 m · s−1 .

9. Chauffage d’un solide


Réponses : ∆S = C ln TT21 = Stransf + Scr , Stransf = C(1 − T1
Ti ) + C(1 − Ti
T2 ), Scr = C[ln T2
T1 + ( TT1i + Ti
T2 ) − 2],

minimale si Ti = T1 T2 .

10. Détente dans le vide


Réponses : V0 volume des moles d’air qui rentrent dans le récipient p0 V0 = n0 RT0 , une fois entrées : p0 V =
n0 RT1 , ∆U = γ−1n0 R
(T1 −T0 ) = p0 V0 , T1 = γT0 , ∆S = nγ−1
0R
ln TT10 +n0 R ln VV0 = nγ−1
0 Rγ
ln γ, ∆S = Scr = 0, 28 J·K−1
n0 R
positive, irréversible ; isochore Q = ∆U = γ−1 (T0 − T1 ) = −n0 RT0 , ∆S = nγ−1 0R
ln γ1 = Stransf + Scr , Stransf =
1 −1
−n0 R, Scr = n0 R[1 − γ−1 ln γ] = 0, 04 J · K positive, irréversible.

11. Chauffages d’un gaz


Réponses : Soit le gaz du compartiment de droite (sans la résistance). La progression de la transformation est
suffisamment lente pour pouvoir supposer l’équilibre mécanique du gaz à tout instant. De plus, l’évolution de
ce système fermé est adiabatique et le rapport γ est supposé constant (γ = 7/5 = 1, 4 pour un gaz parfait
diatomique). On peut donc appliquer la loi de Laplace ; en notant V2 le volume final du gaz, P V2 γ = P0 V0 γ
avec P = 2 P0 avec V0 = RPT00 . Ainsi, V2 = RPT00 ( PP0 )1/γ . On en déduit la température T2 de ce gaz : T2 =
P V2
R = PP0 T0 ( PP0 )1/γ soit T2 = T0 ( PP0 )1−1/γ . Il ne reste qu’à préciser l’état du gaz du compartiment avec
résistance dont le volume final est V1 = 2 V0 − V2 et la température est T1 = PRV1 , soit V1 = RPT00 2 − ( PP0 )1/γ
 

et T1 = T0 PP0 2 − ( PP0 )1/γ . Les applications numériques donnent V2 = 14, 7 L, T2 = 353 K, V1 = 33, 5 L et
 

T1 = 806 K. Pour ne pas avoir à faire intervenir immédiatement le travail W , on peut appliquer le premier
principe à l’ensemble des deux gaz, système qui ne reçoit de l’énergie que de la résistance chauffante (transfert
thermique Q). En continuant d’indicer par 1 le compartiment avec résistance, et par 2 celui sans, on a donc
∆Usyst = ∆U1 + ∆U2 = Q. On utilise la première loi de Joule d’où Q = Cv (T1 − T0 ) + Cv (T2 − T0 ). Or,
R
P V1 = R T1 , P V2 = R T2 et P0 V0 = R T0 . De plus, Cv = γ−1 et V1 + V2 = 2 V0 . En combinant le tout, on
 
obtient Q = 2γ−1R T0 P
P0 − 1 . Il reste à calculer le travail W reçu par le gaz du compartiment de droite (sans la
résistance). On applique le premier principe h à ce seul gaz iparfait et on utilise la première loi de Joule : ∆U2 = W
R T0
soit W = γ−1 (T2 − T0 ) d’où W = γ−1 ( PP0 )1−1/γ − 1 . Les applications numériques pour P = 2 P0 donnent
R

Q = 12, 0 kJ et W = 1, 32 J. On note x le déplacement du piston vers la droite depuis sa position initiale (au
départ, le ressort a sa longueur au repos puisque le piston est soumis à la même pression P0 de part et d’autre).
Le chauffage du gaz est suffisamment progressif pour supposer qu’il y a équilibre mécanique à tout instant, ce qui
se traduit pour le piston par le bilan de forces nul suivant : P S − P0 S − k x = 0. Or, le volume du gaz est devenu
V = V0 + S x donc on en tire P = P0 + Sk V −V S . La pression varie selon une fonction affine de V , ce qui se traduit
0

JR Seigne Clemenceau Nantes


3 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2024-2025

par un trajet rectiligne dans le diagramme P (V ). La valeur de la raideur k du ressort fixe la pente de la droite
représentative de la transformation (plus la raideur est élevée, plus on se rapproche d’un chauffage à volume
2
constant). À l’état final, P = 2 P0 soit x = xF = Sk (P −P0 ) = Sk P0 . On en déduit le volume final VF = V0 + S kP0 .
La température finale s’obtient par la loi des gaz parfaits. Puisque 2 P0 VF = R TF et P0 V0 = R T0 , on déduit
2 2
TF = 2 T0 + 2 SR P k . Numériquement, on tire xF = 0, 2 m, VF = 34, 1 L et TF = 821 K. Toujours grâce à
0

l’équilibre mécanique à chaque instant, on peut dire que le travail reçu par le gaz au cours du chauffage est
RV Rx 2
W1 = − V0F P dV = − 0 F P0 + Sk x S dx soit W1 = −P0 S xF −k xF2 . Le premier terme correspond au travail


dépensé contre l’air atmosphérique et le second au travail de compression du ressort. En remplaçant xF par son
2 2 2 2
expression, on tire W1 = − 23 S kP0 et l’énergie absorbée par le ressort seul est Wressort = S 2Pk0 . Notez que l’on
aurait pu trouver ce résultat directement à partir de l’énergie potentielle finale 21 k xF 2 du ressort (car elle est nulle
1
au départ). Enfin, le premier principe appliqué au gaz donne Q1 : Q1 = ∆Ugaz − W1 = γ−1 (P V − P0 V0 ) − W1 .
2 2
 
Puis, Q1 = R T0
γ−1 +
S P0
k
2 3
γ−1 + 2 . Numériquement, Wressort = 500 J et Q1 = 12, 5 kJ.

12. Transformation monobare et monotherme


Réponses : Plutôt que de simplement vérifier que la fonction G∗ proposée est bien décroissante pour une
évolution spontanée du système, construisons-la. La transformation du gaz est monotherme et monobare et on
écrit pour celle-ci les premier et second principes : dU = δW + δQ et dS = δQ T0 + δSc . Seul le travail des forces
pressantes (−P0 dV ici en monobare) intervient donc la première équation s’écrit aussi dU = −P0 dV + δQ.
On élimine δQ entre les deux formules précédentes, d’où dS = dU+P T0
0 dV
+ δSc . On isole ensuite le produit
T0 δSc dont on sait qu’il est positif ou nul par énoncé du second principe (le cas d’égalité â zéro étant celui
de la réversibilité) : T0 δSc = T0 dS − dU − P0 dV ≥ 0. Puisque T0 et P0 sont constants, il vient avec G∗ =
U − T0 S + P0 V , T0 δSc = −dG∗ ≥ 0. De la sorte, on a montré que G∗ est bien un potentiel thermodynamique
du système pour l’évolution monobare monotherme considérée : G∗ décroı̂t strictement en évolution spontanée
pour atteindre une valeur minimale â l’équilibre. Pour un gaz parfait, on sait que (première loi de Joule) :
U = Cv (T − Tr ) + Ur . De plus, â partir de la donnée de l’énoncé pour ∆S et de l’équation d’état du gaz parfait,
on accède â S = Cp ln TTr − n R ln PPr + Sr . Les indices r sont associés â l’état de référence (Tr , Pr ). La fonction
G∗ (T, P ) s’écrit donc, â une constante près sans intérêt (non précisée), et en utilisant l’équation d’état du gaz
parfait : G∗ (T, P ) = Cv T − Cp T0 ln TT0 + n R T0 ln PP0 + P0 n R T
P . Puisqu’il s’agit du potentiel thermodynamique
 ∗  ∗
∂G
de la transformation, il est minimal â l’équilibre. On doit donc avoir ∂P = 0 et ∂G ∂T = 0. On effectue
T P
le calcul et on résout le système compte tenu de la relation de Mayer du gaz parfait Cp − Cv = n R. On en
déduit les valeurs de T et P â l’état final (et on peut vérifier qu’elles correspondent bien â un minimum de
G∗ ) : Tf = T0 et Pf = P0 . Le résultat obtenu est logique: â terme, il y a équilibres thermique et mécanique.
L’évolution est irréversible donc W = −P0 ∆V = −P0 n R P0
T0
− nR Pi
T0
soit W = − 21 n R T0 . Sachant que
pour le gaz parfait, ∆U = 0 (la transformation étant telle que Tf = T0 , d’après la question précédente), on a
∆F ∗ = −T0 ∆S = T0 n R ln PP0i = −n R T0 ln 2. Comme ln 2 > 0, 5, on note que |W | < −∆F ∗ . Cette relation
découle en fait directement de ∆G∗ < 0 et l’inégalité traduit l’irréversibilité de l’évolution. Finalement, la
variation en valeur absolue de F ∗ donne accès au travail maximum récupérable au cours de la transformation
et correspondant au cas limite réversible.

13. Étude d’une équation d’état


∂p
Réponses : dU = Cv dT + (ℓ − p)dV , dS = CTv dT + Tℓ dV , ( ∂C ∂ℓ
∂V )T = ( ∂T )V −
v
( ∂T )V , T1 ( ∂C 1 ∂ℓ ℓ
∂V )T = T ( ∂T )V − T 2
v

∂p ∂U ∂U p−ℓ
)T = Va2 , UV dW − UGP = a dV
R
d’où ℓ = T ( ∂T )V , vrai car ( ∂V )T = ℓ − p, ( ∂V V 2 , dU = 0 d’où dT = Cv dV =
2
∂ p
− CvaV 2 dV , dV > 0 dT < 0 le fluide se refroidit, ( ∂C
∂V )T = T ( ∂T 2 )V = 0, Cv identiques.
v

B. Machines thermodynamiques
14. Système de climatisation
Réponses : 37 ◦ C, 1, 22 bar, θB = 68 ◦ C, θC = 39 ◦ C ; Dm = 0, 172 kg · s−1 Pclim = 4, 3 kW ; Pturb = −7, 6 kW,
Pcomp = 8, 3 kW, Pmoteur = 0, 7 kW, e = 6, 1.

15. Moteur d’avion à réaction


Réponses : T2 = T1 ( pp12 )(1−γ)/γ = 459 K, wcomp = cp (T2 − T1 ) = 169 kJ · kg−1 , qcomb = 841 kJ · kg−1 , wturb =
cp (T4 −T3 ) = −wcomp , T4 = 1131 K, p4 = 3, 1 bar, T5 = T4 ( pp41 )(1−γ)/γ = 819 K, v = 2cp (T4 − T5 ) = 790 m·s−1 ,
p

η = TT43 −T
−T2 = 37%.
5

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2024-2025 Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique – 4

16. Cycles thermiques


Q q′ ′
T3 (T1 −T2 )
Réponses : W + q + Q = 0, T1 + Tq2 = 0, −W + q ′ + Q′ = 0, T2 +Q
T3 = 0, η1 = T1 (T3 −T2 ) = 5, 5 ; W + q + Q = 0,
′ ′
Q q ′ ′ q Q ′′ ′
T1 + T3 = 0, −W + q + Q = 0, T2 + T3 = 0, Q = q + Q , η1 = η2 , ce qui est gagné par q est perdu en
Q1 Q2 Q3 Q3 T3 (T1 −T2 )
rendement du moteur ; Q1 + Q2 + Q3 = 0, T1 + T2 + T3 = 0, e = Q1 , e= T1 (T2 −T3 ) = 3, 7.

17. Rendements. . .
Q Q T2
Réponses : on a η0 = − W f
Q avec Wmax + Q + Qf = 0 et T1 + T2 = 0, on obtient η0 = 1 − T1 . La résistance
thermique se définit par analogie avec l’électricité Rth = G1th = T1P−T
c
3
où Pc est la puissance thermique échangée
avec la source chaude, on a Q = Pc τ = Gth (T1 − T3 )τ . On a W = −(1 − TT23 )Q = −(1 − TT23 )(T1 − T3 )Gth τ . On en
T1 T2 T1 T2
√ q
tire P = − W dP
τ = T1 + T2 − (T3 + T3 ). dT3 = T32 − 1 = 0 pour T3 = T1 T2 . On a alors η1 = 1 − TT23 = 1 − TT23

et donc η1 = 1 − 1 − η0 . Pour η0 ≪ 1, on peut écrire η1 ≃ η20 . L’entropie créée est d’autant plus importante
que le cycle est rapide. La forme proposée avec Σ > 0 correspond bien au second principe où l’entropie créée ne
Q
peut qu’être positive ou nulle. W + Q + Qf = 0, T2f + TQ1 + Σ T2 T2 Σ
τ = 0 d’où W = −[Q(1 − T1 ) − τ ], la puissance
T2 1 T2 Σ 2T2 Σ
est P = − W dP
τ = Q(1 − T1 ) τ − τ 2 . La puissance est maximale pour dτ = 0, cela se produit pour τ2 = T2 .
Q(1− T )
1
T2 T2
On alors trouve un rendement η2 = −W
Q
1
= 2 (1 − T1 ). Le rendement idéal est η0 = 1 − T1 = 0, 50, en prenant
en compte la conductance thermique, on a η1 = 0, 30 et enfin le modèle avec création d’entropie on a η2 = 0, 25.
Comme la valeur du rendement est η = 0, 36, on est dans une situation de compromis pour ne pas trop créer
d’entropie tout en ayant assez de puissance disponible.

18. Pompe à chaleur


Réponses : W + Qa + Qb = 0, Qb = mb [ce t0 − cg t1 + Lf ] = 1, 182 × 1011 J, W est minimale ∆S = 0,
T′ T L
ma ce ln T01 + mb ce ln Tf0 − mb Tff + mb cg ln TTf1 = 0, T1′ = 295 K (22 ◦ C), Qa = −ma ce (T1′ − T0 ) = −1, 254 × 1011 J,
Wmini = 7, 2 × 109 J.

19. Centrale nucléaire


Réponses : Il s’agit de faire un bilan énergétique pour un système en écoulement ce qui revient à étudier
une masse entrante dme qui devient, en quelque sorte une masse sortante, dms . On montre alors par bilan
de matière, comme en cours, qu’en régime stationnaire, la masse sortante correspond à la masse sortante, soit
dm = dme = dms . On arrive rapidement à dm (us −ue ) = (Pe ve −Ps vs )dm+δQ puisque les variations d’énergie
cinétique et potentielle sont a priori négligeables. Il reste, en posant h l’enthalpie massique et en rappelant que
δQ est la chaleur reçue par le fleuve depuis la centrale, dm (hs − he ) = δQ. Or, l’eau est incompressible et
hs − he ≃ c ∆T où ∆T est la variation de température de l’eau au cours du passage près de la centrale. De
plus, dm = ρ Dvol dt. Ainsi, ρ Dvol cp ∆T = δQ dt . Il ne reste qu’à calculer la puissance thermique δQ/dt reçue
par le fleuve à cause de la centrale. Pour ce faire, on s’intéresse à la centrale en la modélisant comme une
machine thermique : δQ1 < 0, δW < 0, δQ2 > 0 où le fleuve constitue la source froide de cette machine (sa
température T1 = 300 K est supposée constante car on se doute que la centrale ne doit pas beaucoup la modifier.
C’est souhaitable pour les poissons !). Le rendement de celle-ci est par définition η = −δW P dt
δQ2 = δQ2 . On donne
la valeur du rendement de la centrale dans l’énoncé : η = 100 60
ηCarnot = 10060
(1 − TT12 ). Alors δQ2 = Pη dt et
δQ1 = −δW − δQ2 = P dt − Pη dt. Finalement, l’équation d’évolution de la température de l’eau du fleuve
devient ρ Dvol cp ∆T = − δQ 1 P 1
dt = P (−1 + η ) soit ∆T = ρ cp Dvol (−1 + η ). En prenant, comme d’habitude, des
1

précautions avec les unités, on trouve ∆T = 1, 14 K. Cette variation de température correspond à l’élévation de
la température pour l’eau du fleuve utilisée par la centrale. Lorsqu’elle est re-mélangée à l’eau du fleuve non
utilisée qui représente 20% du débit, on a, en réalité, 80% de cet élévation par effet de dilution ∆T ′ = 0, 91 K. On
vérifie que la variation de température est faible, mais la situation peut être critique pour la survie des poissons et
des plantes aquatiques qui vont souffrir d’un manque de dioxygène O2 . En effet, la solubilité d’un gaz dans l’eau
est d’autant meilleure que la température de l’eau (liquide) est faible. Il y a déjà canicule, donc moins d’oxygène,
la centrale aggrave un peu le phénomène. En plus comme le débit du fleuve est moindre, la concentration en
polluants réguliers dissous est forcément plus élevée. Il est fréquent qu’en période de canicule, on soit obligé
d’arrêter des centrales nucléaires car leur refroidissement n’est pas aussi efficace d’une part mais aussi parce que
l’élévation de température de l’eau de refroidissement rejetée devient critique. L’arrêt de la centrale pose un
sérieux problème car les périodes de canicule représentent toujours un pic important de demande d’électricité
aussi important - voire plus - que les périodes de froid intense l’hiver.

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5 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2024-2025

20. Turbomoteur
Réponses : T2 = T1 ( pp12 )(1−γ)/γ , T5 = T4 ( pp21 )(1−γ)/γ , T2 T5 = T1 T4 , t2 = 155 ◦C, t5 = 500 ◦C, p1 = p5 =
p6 = 1 bar, p2 = p3 = p4 = 4 bar, échangeur adiabatique réversible : T5 − T6 = T3 − T2 et ∆s = 0 d’où
T3 T6 = T5 T2 , t6 = 155 ◦ C, t3 = 500 ◦C, η = (T1 −TT24)+(T −T3
4 −T5 ) γR
= 63%, cp = (γ−1)M , s1c = cp [ln TT43 − T4T−T
c
3
]
et s2c = cp [ln TT61 − T1T−T
a
6
], Ṡc = Dm (s1c + s2c ) = 2, 6 kW · K−1 , sans échangeur η ′ = (T1 −TT24)+(T
−T2
4 −T5 )
= 33%,
1 T T −T 2 T T −T 1 2 −1
sc = cp [ln T2 − Tc ] et sc = cp [ln T5 − Ta ], Ṡc = Dm (sc + sc ) = 12, 9 kW · K , le récupérateur améliore
4 4 2 1 1 5

à tout point de vue.

21. Tuyère
w(x)2 −w 2 1
Réponses : h(x) − h1 + 2
1
= q(x), isentropique w(x)2 − w12 = 2(h1 − h(x)), dh = T ds + vdp = ρ(x) dp
R x dp q R x dp
d’où h(x) − h1 = 0 ρ(x) , w(x) = w12 − 2 0 ρ(x)
p
, w(x) = 2cp (T1 − T (x)) pour GP.

22. Parc éolien en montagne


Réponses : le débit volumique et le débit massique sont reliés par Dm = ρe Dv . On peut donc calculer Dv,1 =
Dm /ρe = 0, 70098 m3 · s−1 et Dv,2 = 0, 70077 m3 · s−1 . Il est assez évident que l’on peut considérer le débit
volumique comme constant. D’ailleurs l’écart relatif des masses volumiques est d’environ 3 × 10−4 ce qui était
déjà suffisamment significatif pour conclure sans effectuer de calculs. On écrit le premier principe industriel
ou en écoulement stationnaire à l’eau. On a Dm (∆ec + ∆epot + ∆h) = Pm + Pth . On a ∆ec ≃ 0 d’après
les hypothèses de l’énoncé ce qui est très raisonnable puisque la conduite présente une section constante et
que l’eau est à l’état liquide donc quasi-incompressible. La variation d’enthalpie est ∆h = cp (Thaut − Tbas ).
∆epot = g∆z = g(zhaut − zbas ). On en déduit que Pth = Dm (cp (Thaut − Tbas ) + g(zhaut − zbas )) − Pm . On trouve
que Pth = −8, 7 MW. L’eau qui monte dans le tuyau perd beaucoup d’énergie thermique, elle se refroidit ce qui
n’est pas étonnant en montagne avec un tel dénivelé.

C. Utilisation du diagramme H-ln(P)


23. Patinoire olympique
Réponses : A se situe à l’extrémité droite du palier de changement d’état à PA = 2, 8 bar et TA = −10 ◦C. Pour
trouver le point B, il faut suivre l’isentropique s = 5, 75 kJ · K−1 · kg−1 puisque l’on suppose la transformation
adiabatique et réversible. Les points A et B sont caractérisés par les enthalpies massiques hA = 1 400 kJ · kg−1
et hB = 1 600 kJ · kg−1 . En appliquant le premier principe de la Thermodynamique à l’ammoniac en régime
d’écoulement stationnaire, on a hB − hA = wcomp + qAB = wcomp = 200 kJ · kg−1 où wcomp est le travail utile de
compression. Le point C se situe sur une horizontale puisque la transformation est isobare, il se situe à l’extreme
gauche du palier de changement d’état à la pression PC = 10, 0 bar. Le température correspondante est de 25 ◦ C
et l’enthalpie massique hC = 200 kJ · kg−1 . Comme ensuite la détente est isenthalpique, on suit une verticale
hD = hA = 200 kJ · kg−1 . Par le théorème des moments, on détermine la proportion de vapeur dans le mélange
diphasé : xD ≃ 10%. L’efficacité de la machine frigorifique est le rapport de l’énergie utile, c’est-à-dire échangée
avec la source froide (ici la glace de la patinoire) et l’énergie coûteuse à savoir le travail de compression à fournir.
On a donc e = wqcomp
DA
= hhA −hD
B −hA
. On trouve e = 7. La machine de Carnot fonctionne entre une source froide
à la température Tf = −5 ◦ C et une source chaude à la température Tc = 20 ◦ C. On peut écrire le premier et
q Tf
le second principe w + qf + qc = 0 et Tqcc + Tff = 0. On trouve alors que ec = Tc −T f
= 10, 7. Cette efficacité est
nécessairement supérieure à celle que l’on a calculée, cela est la conséquence des irréversibilités qui se manifestent
sur toutes les étapes, en particulier celles où il y a des échanges thermiques. L’étape qui permet de maintenir
la glace en bon état est D → A, le transfert thermique frigorifique est qDA = hA − hD = 1 400 kJ · kg−1 . La
puissance frigorifique est donc Pf r = Dm qDA , on en déduit que Dm = 0, 11 kg · s−1 .

24. Terminal GNL de Dunkerque


Réponses : On voit que la courbe de changement d’état à −160 ◦C se situe légèrement au-dessus de la pression
de 1 bar. La température est donc un peu en-dessous de cette dernière à savoir : −162 ◦C. On est sur la courbe
de saturation, très proche de la première courbe iso-volume que fournit le diagramme, on peut donc conclure
que v ≃ 0, 005 m3 · kg−1 . Un liquide occupe un volume beaucoup moins grand, environ 1 000 fois, qu’un gaz.
C’est nettement mieux pour le stockage. De plus pour en faire une distribution, cela n’impose pas d’avoir un
réseau enterré de conduites de gaz. On écrit la loi des nœuds en entrée puisque le régime permanent est assuré :
Dm
Dm + Dm1bis = Dm1 . Avec la relation Dm1bis = xDm1 , on arrive à Dm1 = 1−x = 2, 56 kg · s−1 . Par conséquent,
−1
Dm1bis = 1, 56 kg · s . Sur le graphique, on place les points avec les informations que l’on possède et on lit
l’enthalpie massique avec une certaine imprécision. . . Cela donne h7 = 430 kJ · kg−1 , h7bis = 370 kJ · kg−1 .
Pour h9 , il faut comprendre que l’on a de la vapeur saturante à la pression de 1 bar, on lit sur le palier de
changement d’état à droite et on trouve h9 = 500 kJ · kg−1 . Dans le récupérateur R, on écrit que l’enthalpie est

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Sciences Physiques MP* 2024-2025 Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique – 6

conservée, c’est-à-dire que l’enthalpie qui entre est égale à celle qui sort. Cela donne Dm1bis h1bis + Dm1 h7bis =
Dm1 h7 + Dm1bis h9 . Cela permet de trouver h1bis = h9 + x1 (h7 − h7bis ) = 600 kJ · kg−1 . De la même façon, on
écrit la conservation de l’enthalpie dans le mélangeur Dm h0 + Dm1bis h1bis = Dm1 h1 , on trouve par lecture sur le
graphique h0 = 870 kJ · kg−1 (1 bar et 7 ◦ C) et donc h1 = (1 − x)h0 + xh1bis = 705 kJ · kg−1 . En plaçant le point
1 et en suivant une isentropique jusqu’à la pression de 5 bar, on arrive au point 2 et on lit h2 = 900 kJ · kg−1 .
Comme la compression est adiabatique, on a Pcomp = Dm1 (h2 − h1 ) = 500 kW. Chaque seconde, on produit
Dm1 − Dm1bis = Dm = 1 kg · s−1 de méthane liquéfié. Il faut donc ∆t = 1 000 s pour obtenir une tonne et
donc E = P ∆t = 500 kWh ce qui représente 75 euros. Cette somme est nettement inférieure à celle avancée,
il y a des coûts qui n’apparaissent pas avec le modèle simplifié présenté. Quoi qu’il en soit, la production de
GNL représente un coût énergétique d’environ 1/60 de son pouvoir énergétique, cela reste faible. La solution
est viable sur le plan économique.

25. Pompe à chaleur pour un bâtiment


Q
Réponses : W + Qc + Qf = 0 et Tff + Q Tc
Tc = 0 d’où COPrev = Tc −Tf = 5, 4. Le point 1 est situé légèrement à
c

droite de la courbe de saturation en domaine vapeur à la pression de 6 bar. Le point 2 est obtenu en suivant
l’isentropique conduisant à 90 ◦ C et une pression d’un peu plus de 30 bar dans le domaine vapeur. On se
dirige au point 3 par une isobare jusqu’au point correspondant au liquide saturé. Ensuite, in effectue une
descente verticale (isenthalpique) jusqu’ à un point 4 situé en mélange liquide-vapeur à la pression de 6 bar.
On a COP = |Q W
c|
= hh22 −h 3 460−300
−h1 = 460−425 = 4, 6. Le COP réel est plus faible, il y a non prise en compte
d’irréversibilités dans le cycle décrit en particulier sur la compression isentropique 1-2. La puissance absorbée
est la puissance mécanique. La puissance fournie à la source chaude est donc Pc = COP × Pm = 120 kW.
Comme il faut fournir Pch = 900 kW, il faut n = 8 pompes à chaleur car 7 ne suffisent pas. La puissance fournie
est Ptot = nDm cp (70 − 19), on trouve Dm = 0, 53 kg · s−1 .

D. Statique des fluides


26. Récipients communicants
Réponses : on note p0 la pression atmosphérique, on note h1 la différence de niveau de l’eau entre la partie
supérieure et le récipient le plus bas. Dans ce récipient la pression est donc p1 = p0 + ρgh1 . Cette pression p1
se communique par l’air au niveau du récipient situé à mi-hauteur. Si l’on note h2 la différence de niveau entre
l’eau au niveau intermédiaire et l’eau en haut du tube bouché au départ, on a au niveau supérieur du tube
bouché une pression ps = p1 − ρgh2 . Par conséquent, on a ps = p0 + ρg(h1 − h2 ). Par la structure du dispositif,
on voit que l’on a forcément h1 > h2 . On a donc : ps > p0 . Quand on coupe, de l’eau jaillit de ce tube car elle
est à une pression supérieure à la pression atmosphérique. C’est donc la réponse a).

27. Entre deux eaux !


Réponses : soit µ la masse volumique du bloc, son poids est µV g si V est son volume. La poussée d’Archimède
est égale au poids du volume de fluide déplacé, ici il faut décomposer en 45 V et 15 V . On a donc ΠA = 45 µeau V g +
1 µhuile +4µeau
5 µhuile V g. En écrivant µV g = ΠA , on arrive à µ = 5 = 980 kg · m−3 . La bonne réponse est donc la
réponse b).

28. Pression au fond d’un récipient


Réponses : À l’équilibre, la pression traduit le poids de la colonne de matière située au-dessus de la surface du
fond du récipient. Le poids de la colonne d’atmosphère est déjà traduit par la pression atmosphérique. Il faut
ajouter le poids du piston et celui du volume d’eau. On divise par la surface S pour traduire cela en pression,
la pression au fond du récipient est donc Pf ond = Patm + (meauS+m)g = 1, 07 × 105 Pa. C’est la réponse d) qui
convient.

29. La fosse des Mariannes


−−→
Réponses : la loi de la statique des fluides indique que grad P = ρ~g = ρ0 g~ez en orientant l’axe Oz vers le
bas. On a P = P0 + ρ0 gz. On trouve P = 1 116 bar. On a dρ ρ = χT dP d’où ρ = ρ0 exp χT (P − P0 ). On a
maintenant dP exp(−χT (P − P0 )) = ρ0 gdz qui par intégration conduit à P = P0 − χ1T ln(1 − χT ρ0 gz). On
trouve P = 1 148 bar. L’écart relatif est de 2, 8%, c’est faible mais le coefficient de compressibilité de l’eau est
très faible. On aurait pu effectuer des développements limités dans les calculs. Considérer l’eau liquide comme
incompressible est plutôt satisfaisant.

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7 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2024-2025

30. Ballon sonde


−−→
Réponses : la loi de la statique des fluides conduit à grad P = ρ~g , P (z) = P0 exp − Mgz
RT0 . On a TMB = T0 (1 − ah)
Mg P
avec h = 4 807 m d’où a = T0 −T MB
T0 h = 2, 84 × 10 −5 −1
m . Avec ρ = MP
RT (z) , on a dP
dz = − RT0 1−az que l’on écrit
dP Mg −adz Mg
P = RT 0 a 1−az
. On pose α = RT 0a
= 4, 11 et on obtient P (z) = P0 (1 − az)α . Au sommet du Mont-Blanc, on
trouve PMB = 0, 54 bar. La masse d’hélium est mHe = P0RT V MHe
0
= 0, 5 g, avec l’enveloppe cela fait une masse totale
mtot = 2, 5 g. Il monte jusqu’à ce que la poussée d’Archimède soit égale au poids mtot g, la poussée est ρ(z)V g
d’où ρ(z) = mVtot = 0, 83 kg · m−3 . ρ = P (z)M P0 Mair
RT (z) = RT0 (1 − az)
air α−1
d’où zb = a1 (1 − 0,83
1,19 )
1/3,11
= 3 870 m.

31. Étude d’un barrage


Réponses : p = p0 + µg(h − z), f~eau = −Lh(p0 + µgh ex + tan α~ez ], f~air = Lhp0 [~ex − tan α~ez ], M~g =
2 )[~
2 µgh µgh µgh 1 µgh
−ρLh tan αg~ez , T = Lh 2 , N = Lh tan α[2p0 + 2 + ρgh], fmin = 4p0 +µgh+2ρgh tan α , ǫ = 4p0 +µgh+2ρgh ,
π π π
f > ǫ tan( 2 − α), si f = tan ϕ > tan( 2 − α) alors α + ϕ > 2 et non glissement, fmin = 0, 111, Nair =
Lh tan α[ µgh µgh
2 + ρgh] d’où fmin = µgh+2ρgh = 0, 333, Neau = Lh tan α[ρgh −
3µgh
2 ] or ρ = 2µ d’où Neau =
Lh tan α µgh
2 , fmin =
1
tan α = 1, f > 1 pas impossible mais il y a beaucoup de chances que le barrage soit
emporté par l’eau.

32. Jouons avec un verre d’eau


Réponses : On se place juste à l’épaisseur critique et on effectue un bilan des forces agissant sur le disque à
l’équilibre en prenant un axe (Oz) vertical ascendant : son poids me~g = −ρ g ec π r′2 ~ez , les forces de pression
de l’air F~air = Patm π r2 ~ez et les forces de pression de l’eau F~eau ≃ −ρeau g h π r2 ~ez (on a fermé le verre
sans chercher à comprimer l’eau avec le disque) ; ces forces sont négligeables car correspondent à une pression
r2
de l’ordre de 0, 01 bar. À la limite critique, les forces se compensent juste et on tire ec = Pρatm g r ′2 = 0, 5 m.
L’expérience est aisément réalisable avec une feuille cartonnée (tant qu’elle reste étanche. . . ). On note que
l’épaisseur critique est très élevée, ce qui met en exergue l’importance des forces de pression.

33. Demi-sphère partiellement remplie


Réponses : p(θ) = p0 +ρg(h−a cos θ), on pose h = a cos θ0 , p = p0 +ρga(cos θ0 −cos θ), dfz = p(θ) cos θa2 sin θdθdϕ,
f~ = ~ez [πa2 cos2 θ0 (p0 + ρga cos
3
θ0
)], f~eau→sphère = ~ez πh2 (p0 + ρgh ~ ez πh2 p0 , il y a soulèvement
3 ), fair ext→sphère = −~
 1/3
pour h ≥ h0 telle que h0 = 12 ρρ1 a2 e .

34. Eau dans un entonnoir retourné


dp
Réponses : dz = − z44Cp C
kB T et p = p∞ exp kB T z 3 , p → ∞ si z → 0 on atteint forcément la pression de vapeur
C
saturante, p (T ) = p∞ exp kB T e3 , e ≃ 1, 3 × 10−9 m, a = n−1/3 ≃ 3 × 10−10 m, a et e même ordre de grandeur,
sat

le film n’existe pas vraiment, si film T = Cte tant qu’il y a vaporisation du film et sans film T va augmenter
tout de suite.

35. Instabilité thermodynamique d’une étoile


Réponses : κ sans dimension ; ∆T = − GMm ∆R M 3 ∂U
κkB R2 , ∆R < 0 ∆T > 0 ; U = −Ec , Ec = m 2 kB T , CV = ( ∂T )V =
− 3Mk
2m
B
< 0, T augmente, l’énergie diminue ; dU1 + dU2 = 0, dS1 + dS2 ≥ 0 ; dU1 = T1 dS1 = CV 1 dT1 ;
CV 1 dT1 ( T11 − T12 ) ≥ 0, si T1 > T2 alors dT1 > 0 et dT2 < 0, instable.

36. Débordement d’un liquide


−−→ 2 r2
Réponses : grad p = µ(~g − ~aent ), ∂p ∂p 2
∂z = −µg, ∂r = µω r, p(r) = −µgz + µω

2 + a ; surface libre p(r) = p ,
2 ◦ 2 2 2
z = ω2g r2 + a−p en r = 0, z = zmin + ω2g r2 , Veau = πR2 h = 2πrz(r)dr, z = h + ω2g [r2 − R2 ] ;
R
µg , minimum

ωcentre < R2 gh, ωdéb < R2 g(H − h).
p

37. La sève dans un arbre


−−→ dp
Réponses : µ = 103 kg · m−3 , loi de la statique grad p = µ~g, dz = −µg, ∆p = p(h) − p(0) = −µgh = −3 bar,
−2
dP r est une force en kg · m · s , la viscosité dynamique η est en kg·
2 −2 m· s
m2 · s−1 = kg · m
−1
· s−1 , la pression
diminue dans le sens de l’écoulement, c’est logique puisqu’il y a des frottements il faut une pression plus élevée
en amont qu’en aval pour que le fluide puisse vaincre les frottements et puisse s’écouler, le profil des vitesses
est parabolique, à cause des frottements la vitesse de la couche de fluide au contact de la paroi est nulle,
s
~ = R 2π v(r)rdrdθ, Dvol = − πR4 dp , la vitesse moyenne se définit par Dvol = πR2 vmoy , on a
R R
Dvol = ~v · dS 0 0 8η dz

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dp
donc Dvol = 8, 7 × 10−12 m3 · s−1 et dz = −2, 2 × 10−3 bar, ce gradient (en valeur absolue) est très petit devant
le gradient hydrostatique.

38. La Mer de Glace


s s
Réponses : on a Q = ~v · dS ~ = v(r)rdrdθ = − π R4 dp en n’oubliant pas que dp < 0 puisqu’il faut plus de
8η dx dx
pression en entrée qu’en sortie pour combattre les frottements qui se traduisent par la force de viscosité. Un
dp
débit volumique est en m3 · s−1 . Une pression est une force par une surface donc dx est équivalent à une force
πR4 dp
−2 −3 −2 −2
volumique qui s’exprime selon kg · m · s · m = kg · m s . Comme η = − 8Q dx est en kg · m−1 · s−1 .
−−→
L’unité usuelle est le Pa · s. D’après la loi de la statique de fluide, on a grad p = ρg ~g. Si on suppose que l’on est
au voisinage d’une situation statique étant donné la lenteur de l’écoulement, on peut en projetant sur la ligne
de plus grande pente du glacier obtenir un effet de g sin α comme pour n’importe quel plan incliné. Le signe
moins traduit la baisse de pression lorsque l’on progresse dans le sens de l’écoulement. Grâce aux données, on
peut estimer une rayon R = 400 m et le débit volumique comme le produit d’une section S = 400 × 600 m2 et
une vitesse d’écoulement de l’ordre de 100 m/an. On trouve Q ≃ 0, 75 m3 · s−1 . Avec ces données, on trouve
η ≃ 2, 5 × 1013 Pa · s ce qui est dans le bon ordre de grandeur. Le diagramme d’état de l’eau est réalisé à la
figure 1. C est le point critique au-delà duquel il y a continuité de l’état fluide, on ne distingue plus le liquide
de la vapeur. T est le point triple où le trois phases coexistent.

p
liquide C
b
E b

solide
b

T gaz

T
Figure 1 – Diagramme d’état de l’eau

l dp ρ −ρ
On a une masse d’eau Qdt qui circule d’où dHl = ρl Qcl dT dt = ρl Qcl dT g
dx dxdt. On écrit que Qcl ρg dx dxdt =
1 dR
 ρ
1 Qcl g −ρl dp
2 ρg RdR2πdxℓf . On en déduit dt érosion = ℓf R ρ2 dx . L’érosion provoque nécessairement un agrandisse-
g
dR dp
ment du canal, il faut que dt > 0. C’est bien le cas parce que ρg < ρl pour l’eau et dx < 0.

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