Exercices sur la Thermodynamique 2024-2025
Exercices sur la Thermodynamique 2024-2025
T1 V1
∆S01 = 2 R ln T0 + R ln V0 = 1, 53 J · K−1 , ∆S01 = Scr > 0 car Se = 0 (calorifugé) irréversible, γ = 57 ,
5
P0
d’où ∆SA = −nA R ln xA P0 = nA R ln xA xA est la fraction molaire initiale du gaz A dans le mélange. De
même, on trouve pour B ∆SB = nB R ln xB . Finalement, Wmin = −R T0 (nA ln xA + nB ln xB ). Tout d’abord,
explicitons de façon générale nA et nB en supposant connus la masse totale m, les fractions molaires xA et xB
et les masses molaires MA et MB . Puisque m = mA + mB = nA MA + nB MB = (xA MA + xB MB ) ntot on a
xA m xB m
ntot = xA MAm +xB MB donc nA = xA ntot = xA MA +xB MB et nB = xB ntot = xA MA +xB MB . On se sert de ces
expressions, avec les unités du système international, dans la suite. Pour l’air, xO2 = 0, 21 et xN2 = 0, 79. De
plus, MO2 = 32 g · mol−1 et MN2 = 28 g · mol−1 . Alors, m = 1, 0 kg d’air contient nO2 = 7, 3 mol et nN2 = 27 mol
et Wmin = 44 kJ. Pour le mélange d’hexafluorure d’uranium avec les deux isotopes d’uranium et une masse
m = 1, 0 kg, on a xA = 0, 01, MA = 235 + 6 × 19 = 349 g · mol−1 , xB = 0, 99, MB = (238 + 6 × 19) =
352 g · mol−1 , nA = 2, 8.10−2 mol, nB = 2, 8 mol et Wmin = 0, 40 kJ. Considérons une eau de mer typique
à 30 g de sel pour 1, 0 kg d’eau de mer (mais on peut trouver plus salé. . . ). On note A l’eau H2 O et B le sel
(essentiellement le chlorure de sodium pour simplifier). Les masses molaires sont MA = (2×1+16) = 18 g·mol−1
et MB = (35, 5 + 23) = 58, 5 g · mol−1 . Alors, nA = m−m MA
B
= 54 mol et nB = M mB
B
= 0, 51 mol puis xA = 0, 99
−3
et xB = 9, 4.10 . Finalement, Wmin = 7, 2 kJ. La séparation de l’air en dioxygène et diazote est une méthode
de production de O2 et N2 purs. On procède en pratique par séparation cryogénique de l’air (liquéfaction puis
distillation fractionnée). La séparation du mélange d’hexafluorure d’uranium permet de réaliser la séparation
isotopique de l’uranium : seul l’isotope 235 de l’uranium est intéressant en raison de sa radioactivité naturelle.
En pratique, on enrichit l’uranium en isotope 235 en procédant par diffusion gazeuse de UF6 par des étages avec
des trous de diffusion (l’isotope plus léger diffuse plus vite) ; on peut aussi travailler par ultracentrifugation.
La séparation de l’eau de mer permet non seulement de récupérer du sel mais aussi de l’eau douce ! On peut
procéder par distillation (évaporation de l’eau qui laisse le sel cristallisé) ou par osmose inverse (système de
filtrage très fin ne laissant passer que les molécules d’eau).
4. Chauffe-eau au gaz
mc(T −T ) Vgaz Vgaz P E
Réponses : η = Vgazf P E0 = 79%, mc dT
dt + αT = αT0 + ∆t P E, Tf = T0 + α∆t (1 − exp − α∆t
mc ), résolution
−1
numérique α ≃ 70 W · K .
5. Compresseur refroidi
Réponses : Dcp (TS − TE ) = Pcomp + Pth , D∆s = Ṡtransf + Ṡcr = Pth
T0 , ∆s = cp ln TTES − r ln ppES , Pth = −26 kW,
Pcomp = 16 kW.
6. Turbine à vapeur
Réponses : la turbine fonctionne en régime permanent, on peut écrire la loi des nœuds en ce qui concerne le débit
massique, on a donc Dm1 = Dme − Dm2 = 6, 4 kg·s−1 . Il faut considérer la turbine comme étant en fait la somme
de deux opérations distinctes de détente de la vapeur dont les puissances vont s’additionner. Dans chaque cas,
on applique le premier principe industriel : Dm1 (∆h + ∆ec ) = P1 puisque l’on va négliger les pertes thermiques
v 2 −v 2
ainsi que les variations d’énergie potentielle de pesanteur. On a donc Dm1 (h1 −he + 1 2 e ) = P1 . Nous possédons
toutes les valeurs numériques pour réaliser le calcul, on trouve P1 = −2, 4 MW. On fait exactement la même
v 2 −v 2
chose pour le second flux de vapeur : P2 = Dm2 (h2 − he + 2 2 e ). On trouve P2 = −27, 6 MW. La puissance
totale est bien négative comme il se doit avec une vapeur qui fournit du travail à l’extérieur constitué par
l’alternateur. On a donc au total Pm = −30, 0 MW. On constate que c’est surtout la partie du flux de valeur
d’eau qui effectue la plus forte détente qui contribue le plus à la production de puissance mécanique utile.
et T1 = T0 PP0 2 − ( PP0 )1/γ . Les applications numériques donnent V2 = 14, 7 L, T2 = 353 K, V1 = 33, 5 L et
T1 = 806 K. Pour ne pas avoir à faire intervenir immédiatement le travail W , on peut appliquer le premier
principe à l’ensemble des deux gaz, système qui ne reçoit de l’énergie que de la résistance chauffante (transfert
thermique Q). En continuant d’indicer par 1 le compartiment avec résistance, et par 2 celui sans, on a donc
∆Usyst = ∆U1 + ∆U2 = Q. On utilise la première loi de Joule d’où Q = Cv (T1 − T0 ) + Cv (T2 − T0 ). Or,
R
P V1 = R T1 , P V2 = R T2 et P0 V0 = R T0 . De plus, Cv = γ−1 et V1 + V2 = 2 V0 . En combinant le tout, on
obtient Q = 2γ−1R T0 P
P0 − 1 . Il reste à calculer le travail W reçu par le gaz du compartiment de droite (sans la
résistance). On applique le premier principe h à ce seul gaz iparfait et on utilise la première loi de Joule : ∆U2 = W
R T0
soit W = γ−1 (T2 − T0 ) d’où W = γ−1 ( PP0 )1−1/γ − 1 . Les applications numériques pour P = 2 P0 donnent
R
Q = 12, 0 kJ et W = 1, 32 J. On note x le déplacement du piston vers la droite depuis sa position initiale (au
départ, le ressort a sa longueur au repos puisque le piston est soumis à la même pression P0 de part et d’autre).
Le chauffage du gaz est suffisamment progressif pour supposer qu’il y a équilibre mécanique à tout instant, ce qui
se traduit pour le piston par le bilan de forces nul suivant : P S − P0 S − k x = 0. Or, le volume du gaz est devenu
V = V0 + S x donc on en tire P = P0 + Sk V −V S . La pression varie selon une fonction affine de V , ce qui se traduit
0
par un trajet rectiligne dans le diagramme P (V ). La valeur de la raideur k du ressort fixe la pente de la droite
représentative de la transformation (plus la raideur est élevée, plus on se rapproche d’un chauffage à volume
2
constant). À l’état final, P = 2 P0 soit x = xF = Sk (P −P0 ) = Sk P0 . On en déduit le volume final VF = V0 + S kP0 .
La température finale s’obtient par la loi des gaz parfaits. Puisque 2 P0 VF = R TF et P0 V0 = R T0 , on déduit
2 2
TF = 2 T0 + 2 SR P k . Numériquement, on tire xF = 0, 2 m, VF = 34, 1 L et TF = 821 K. Toujours grâce à
0
l’équilibre mécanique à chaque instant, on peut dire que le travail reçu par le gaz au cours du chauffage est
RV Rx 2
W1 = − V0F P dV = − 0 F P0 + Sk x S dx soit W1 = −P0 S xF −k xF2 . Le premier terme correspond au travail
dépensé contre l’air atmosphérique et le second au travail de compression du ressort. En remplaçant xF par son
2 2 2 2
expression, on tire W1 = − 23 S kP0 et l’énergie absorbée par le ressort seul est Wressort = S 2Pk0 . Notez que l’on
aurait pu trouver ce résultat directement à partir de l’énergie potentielle finale 21 k xF 2 du ressort (car elle est nulle
1
au départ). Enfin, le premier principe appliqué au gaz donne Q1 : Q1 = ∆Ugaz − W1 = γ−1 (P V − P0 V0 ) − W1 .
2 2
Puis, Q1 = R T0
γ−1 +
S P0
k
2 3
γ−1 + 2 . Numériquement, Wressort = 500 J et Q1 = 12, 5 kJ.
∂p ∂U ∂U p−ℓ
)T = Va2 , UV dW − UGP = a dV
R
d’où ℓ = T ( ∂T )V , vrai car ( ∂V )T = ℓ − p, ( ∂V V 2 , dU = 0 d’où dT = Cv dV =
2
∂ p
− CvaV 2 dV , dV > 0 dT < 0 le fluide se refroidit, ( ∂C
∂V )T = T ( ∂T 2 )V = 0, Cv identiques.
v
B. Machines thermodynamiques
14. Système de climatisation
Réponses : 37 ◦ C, 1, 22 bar, θB = 68 ◦ C, θC = 39 ◦ C ; Dm = 0, 172 kg · s−1 Pclim = 4, 3 kW ; Pturb = −7, 6 kW,
Pcomp = 8, 3 kW, Pmoteur = 0, 7 kW, e = 6, 1.
η = TT43 −T
−T2 = 37%.
5
17. Rendements. . .
Q Q T2
Réponses : on a η0 = − W f
Q avec Wmax + Q + Qf = 0 et T1 + T2 = 0, on obtient η0 = 1 − T1 . La résistance
thermique se définit par analogie avec l’électricité Rth = G1th = T1P−T
c
3
où Pc est la puissance thermique échangée
avec la source chaude, on a Q = Pc τ = Gth (T1 − T3 )τ . On a W = −(1 − TT23 )Q = −(1 − TT23 )(T1 − T3 )Gth τ . On en
T1 T2 T1 T2
√ q
tire P = − W dP
τ = T1 + T2 − (T3 + T3 ). dT3 = T32 − 1 = 0 pour T3 = T1 T2 . On a alors η1 = 1 − TT23 = 1 − TT23
√
et donc η1 = 1 − 1 − η0 . Pour η0 ≪ 1, on peut écrire η1 ≃ η20 . L’entropie créée est d’autant plus importante
que le cycle est rapide. La forme proposée avec Σ > 0 correspond bien au second principe où l’entropie créée ne
Q
peut qu’être positive ou nulle. W + Q + Qf = 0, T2f + TQ1 + Σ T2 T2 Σ
τ = 0 d’où W = −[Q(1 − T1 ) − τ ], la puissance
T2 1 T2 Σ 2T2 Σ
est P = − W dP
τ = Q(1 − T1 ) τ − τ 2 . La puissance est maximale pour dτ = 0, cela se produit pour τ2 = T2 .
Q(1− T )
1
T2 T2
On alors trouve un rendement η2 = −W
Q
1
= 2 (1 − T1 ). Le rendement idéal est η0 = 1 − T1 = 0, 50, en prenant
en compte la conductance thermique, on a η1 = 0, 30 et enfin le modèle avec création d’entropie on a η2 = 0, 25.
Comme la valeur du rendement est η = 0, 36, on est dans une situation de compromis pour ne pas trop créer
d’entropie tout en ayant assez de puissance disponible.
précautions avec les unités, on trouve ∆T = 1, 14 K. Cette variation de température correspond à l’élévation de
la température pour l’eau du fleuve utilisée par la centrale. Lorsqu’elle est re-mélangée à l’eau du fleuve non
utilisée qui représente 20% du débit, on a, en réalité, 80% de cet élévation par effet de dilution ∆T ′ = 0, 91 K. On
vérifie que la variation de température est faible, mais la situation peut être critique pour la survie des poissons et
des plantes aquatiques qui vont souffrir d’un manque de dioxygène O2 . En effet, la solubilité d’un gaz dans l’eau
est d’autant meilleure que la température de l’eau (liquide) est faible. Il y a déjà canicule, donc moins d’oxygène,
la centrale aggrave un peu le phénomène. En plus comme le débit du fleuve est moindre, la concentration en
polluants réguliers dissous est forcément plus élevée. Il est fréquent qu’en période de canicule, on soit obligé
d’arrêter des centrales nucléaires car leur refroidissement n’est pas aussi efficace d’une part mais aussi parce que
l’élévation de température de l’eau de refroidissement rejetée devient critique. L’arrêt de la centrale pose un
sérieux problème car les périodes de canicule représentent toujours un pic important de demande d’électricité
aussi important - voire plus - que les périodes de froid intense l’hiver.
20. Turbomoteur
Réponses : T2 = T1 ( pp12 )(1−γ)/γ , T5 = T4 ( pp21 )(1−γ)/γ , T2 T5 = T1 T4 , t2 = 155 ◦C, t5 = 500 ◦C, p1 = p5 =
p6 = 1 bar, p2 = p3 = p4 = 4 bar, échangeur adiabatique réversible : T5 − T6 = T3 − T2 et ∆s = 0 d’où
T3 T6 = T5 T2 , t6 = 155 ◦ C, t3 = 500 ◦C, η = (T1 −TT24)+(T −T3
4 −T5 ) γR
= 63%, cp = (γ−1)M , s1c = cp [ln TT43 − T4T−T
c
3
]
et s2c = cp [ln TT61 − T1T−T
a
6
], Ṡc = Dm (s1c + s2c ) = 2, 6 kW · K−1 , sans échangeur η ′ = (T1 −TT24)+(T
−T2
4 −T5 )
= 33%,
1 T T −T 2 T T −T 1 2 −1
sc = cp [ln T2 − Tc ] et sc = cp [ln T5 − Ta ], Ṡc = Dm (sc + sc ) = 12, 9 kW · K , le récupérateur améliore
4 4 2 1 1 5
21. Tuyère
w(x)2 −w 2 1
Réponses : h(x) − h1 + 2
1
= q(x), isentropique w(x)2 − w12 = 2(h1 − h(x)), dh = T ds + vdp = ρ(x) dp
R x dp q R x dp
d’où h(x) − h1 = 0 ρ(x) , w(x) = w12 − 2 0 ρ(x)
p
, w(x) = 2cp (T1 − T (x)) pour GP.
conservée, c’est-à-dire que l’enthalpie qui entre est égale à celle qui sort. Cela donne Dm1bis h1bis + Dm1 h7bis =
Dm1 h7 + Dm1bis h9 . Cela permet de trouver h1bis = h9 + x1 (h7 − h7bis ) = 600 kJ · kg−1 . De la même façon, on
écrit la conservation de l’enthalpie dans le mélangeur Dm h0 + Dm1bis h1bis = Dm1 h1 , on trouve par lecture sur le
graphique h0 = 870 kJ · kg−1 (1 bar et 7 ◦ C) et donc h1 = (1 − x)h0 + xh1bis = 705 kJ · kg−1 . En plaçant le point
1 et en suivant une isentropique jusqu’à la pression de 5 bar, on arrive au point 2 et on lit h2 = 900 kJ · kg−1 .
Comme la compression est adiabatique, on a Pcomp = Dm1 (h2 − h1 ) = 500 kW. Chaque seconde, on produit
Dm1 − Dm1bis = Dm = 1 kg · s−1 de méthane liquéfié. Il faut donc ∆t = 1 000 s pour obtenir une tonne et
donc E = P ∆t = 500 kWh ce qui représente 75 euros. Cette somme est nettement inférieure à celle avancée,
il y a des coûts qui n’apparaissent pas avec le modèle simplifié présenté. Quoi qu’il en soit, la production de
GNL représente un coût énergétique d’environ 1/60 de son pouvoir énergétique, cela reste faible. La solution
est viable sur le plan économique.
droite de la courbe de saturation en domaine vapeur à la pression de 6 bar. Le point 2 est obtenu en suivant
l’isentropique conduisant à 90 ◦ C et une pression d’un peu plus de 30 bar dans le domaine vapeur. On se
dirige au point 3 par une isobare jusqu’au point correspondant au liquide saturé. Ensuite, in effectue une
descente verticale (isenthalpique) jusqu’ à un point 4 situé en mélange liquide-vapeur à la pression de 6 bar.
On a COP = |Q W
c|
= hh22 −h 3 460−300
−h1 = 460−425 = 4, 6. Le COP réel est plus faible, il y a non prise en compte
d’irréversibilités dans le cycle décrit en particulier sur la compression isentropique 1-2. La puissance absorbée
est la puissance mécanique. La puissance fournie à la source chaude est donc Pc = COP × Pm = 120 kW.
Comme il faut fournir Pch = 900 kW, il faut n = 8 pompes à chaleur car 7 ne suffisent pas. La puissance fournie
est Ptot = nDm cp (70 − 19), on trouve Dm = 0, 53 kg · s−1 .
le film n’existe pas vraiment, si film T = Cte tant qu’il y a vaporisation du film et sans film T va augmenter
tout de suite.
dp
donc Dvol = 8, 7 × 10−12 m3 · s−1 et dz = −2, 2 × 10−3 bar, ce gradient (en valeur absolue) est très petit devant
le gradient hydrostatique.
p
liquide C
b
E b
solide
b
T gaz
T
Figure 1 – Diagramme d’état de l’eau
l dp ρ −ρ
On a une masse d’eau Qdt qui circule d’où dHl = ρl Qcl dT dt = ρl Qcl dT g
dx dxdt. On écrit que Qcl ρg dx dxdt =
1 dR
ρ
1 Qcl g −ρl dp
2 ρg RdR2πdxℓf . On en déduit dt érosion = ℓf R ρ2 dx . L’érosion provoque nécessairement un agrandisse-
g
dR dp
ment du canal, il faut que dt > 0. C’est bien le cas parce que ρg < ρl pour l’eau et dx < 0.