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Fiche Matrices de Quentin Dunstetter

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ECE 2 - Mathématiques

Quentin Dunstetter - ENC-Bessières 2014\2015 Fiche Matrices

Fiche méthode : Matrices

I Dénitions
1. Noyau.
(a) Connaître parfaitement la dénition et la caractérisation d'un élément du noyau, en faisant
parfaitement la diérence entre noyau de matrice et noyau d'endomorphisme.

(b) Expliciter les éléments d'un noyau en résolvant un système d'équation.

(c) Obtenir une famille génératrice puis une base du noyau sachant écrire la solution d'un système
sous forme d'espace vectoriel engendré, puis en simpliant la famille par pivots en colonnes.

2. Image.
(a) Connaître parfaitement la dénition et la caractérisation d'un élément de l'image, sous la forme
{AX|X ∈ Mn,1 (R)}.), en faisant parfaitement la diérence entre image de matrice et image
d'endomorphisme.

(b) Obtenir une base en la déduisant de la dénition ou en utilisant les colonnes pour obtenir une
famille génératrice, puis une base avec des pivots en colonnes.

(c) Connaître la dénition du rang d'une matrice (dimension de l'image).

3. Calcul de valeurs propres et sous-espaces propres.


(a) Si les valeurs propres à étudier sont connues (données par l'énoncé ou par un polynôme annu-
lateur), étudier la non inversibilité de A − λI pour chacune des valeurs de λ.

(b) Si elles ne sont pas connues, à l'aide de pivots parfaitement ordonnés, trouver les valeurs de λ
pour lesquelles la matrice A − λI n'est pas inversible.

(c) Montrer qu'un vecteur X est vecteur propre de A : on justie qu'il est non nul puis on calculer
AX qui doit donner λX , avec un λ à déterminer qui est la valeur propre associée.

(d) Pour déterminer les sous-espaces propres, résoudre le système AX = λX pour toutes les valeurs
de λ, une par une, du spectre.

4. Matrices semblables.
(a) Connaître la dénition de deux matrices semblables (il existe P inversible telle que M 0 =
P M P −1 ).

(b) Savoir montrer que deux matrices sont semblables : on utilise la formule de changement de
base, ou dans le cas d'une diagonalisation on justie par une phrase très précise la construction
de P et D.

(c) Savoir que ces matrices ont les mêmes propriétés (inversiblité, dimension du noyau, dimension
de l'image, valeurs propres, dimension des sous-espaces propres, diagonalisabilité).

(d) Savoir utiliser une relation de similitude pour simplier les questions posées sur une matrice
(inversibilité, inverse, valeurs propres, puissances, équation matricielle).

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II Inverser une matrice


1. Matrices inversibles.
Il faut savoir prouver qu'une matrice carrée est inversible par les méthodes suivantes :

(a) A vue : avec les éléments diagonaux si elle est triangulaire.

(b) On montre, souvent avec une relation entre les puissances de la matrice, qu'il existe M 0 telle
que M M 0 = I .

(c) En utilisant les matrices semblables : si M = P AP −1 alors M est inversible si et seulement si


A est inversible.

(d) Utilisation des applications linéaires : on regarde si ker M = {0} ou si rg(M ) = dim (Im M ) = n.

(e) Utilisation de la réduction : on regarde si 0 n'est pas valeur propre de M .

(f) On montre avec des pivots que M est équivalente à une matrice triangulaire inversible, c'est-à-
dire dont aucun coecient diagonal n'est nul.

2. Matrices non inversibles.


Il faut savoir prouver qu'une matrice n'est pas inversible par les méthodes suivantes :

(a) A vue : avec la diagonale si elle est triangulaire, sinon en remarquant que deux lignes ou deux
colonnes sont égales ou colinéaires (et notamment le cas d'une ligne ou une colonne nulle).

(b) Avec une relation M M 0 = 0 qui permet de prouver par l'absurde en multipliant par l'inverse
de M ou M 0 que si les deux sont non nulles, alors aucune des deux n'est inversible (s'applique
notamment aux matrices nilpotentes).

(c) En mettant en défaut l'une des méthodes précisées ci-dessus : ker M 6= {0}, dim (Im M ) 6= n, M
semblable à une matrice non inversible, 0 ∈/ Sp(M ), M équivalente à une matrice triangulaire
non inversible.

3. Calcul de l'inverse.
Il faut savoir inverser une matrice par les méthodes suivantes :

(a) Si D est diagonale et inversible, son inverse est la matrice diagonale avec les coecients diago-
naux inverses de ceux de D.

(b) Matrices semblables : si M = P AP −1 , alors il faut savoir que M −1 = P A−1 P −1 .

(c) On montre, souvent avec une relation entre les puissances de la matrice, qu'il existe M 0 telle
que M M 0 = I et on en déduit que M est inversible et M −1 = M 0 .

(d) On transforme M en la matrice identité par des opérations élémentaires uniquement sur les
lignes de M et on applique les mêmes opérations à I pour obtenir M −1 .

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III Calcul des puissances d'une matrice


1. Matrices diagonales.
Il faut connaître l'écriture de la puissance d'une matrice diagonale : on met chaque coecient dia-
gonal à la même puissance.

2. Matrices semblables.
Il faut savoir prouver par récurrence que si M = P AP −1 , alors M n = P An P −1 pour tout n. Cette
formule est particulièrement importante après une réduction d'une matrice à une matrice diagonale
(diagonalisation) ou triangulaire (trigonalisation).

3. Binôme de Newton.

(a) Il faut savoir utiliser le binôme de Newton, et ne pas oublier de vérier que les matrices com-
mutent avant le l'utiliser (l'oubli de cette hypothèse fondamentale est lourdement sanctionnée).

(b) Pour être parfaitement précis, il faut normalement conclure avec le binôme de Newton unique-
ment pour les valeurs de n ou les coecients binomiaux peuvent être écrits, et vérier ensuite
la relation pour les valeurs de n d'avant.

4. Matrices nilpotentes.
Il faut connaître la dénition d'une matrice nilpotente et son intérêt dans l'utilisation du binôme de
Newton, notamment pour écrire une matrice triangulaire sous la forme d'une matrice diagonale et
d'une matrice nilpotente qui commutent.

5. Récurrence.
Il faut savoir utiliser la récurrence pour montrer que An est égale à une formule donnée par l'énoncé,
dépendant éventuellement d'une ou plusieurs suites de nombres réels dont l'hérédité de la récurrence
nous fournit des relations de récurrence.

IV Résolution d'équations matricielles


1. Identication.
Il faut savoir identier les coecients d'une équation matricielle pour se ramener à un système
d'équation, en obtenant le bon nombre d'équations : autant que de coecients dans la matrice in-
connue.

2. Ecriture de la solution.
Il faut savoir écrire la solution correctement, en se rappelant que ce qu'on cherche est une matrice
(M , ou X , ou Y , ou N , etc... selon les cas) et pas les nombres réels qui ne sont que des auxiliaires,
an de donner la solution du système avec la forme de la matrice inconnue recherchée.

3. Utilisation de la similitude.
Il faut connaître la méthode de résolution d'une équation matricielle qui s'écrit avec un matrice A
connue dont on connaît une matrice semblable plus simple :

(a) Obtention de la forme du changement de variable : si A = P DP −1 , la nouvelle variable sera N


telle que M = P N P −1 , etc...

(b) Obtention de l'équation équivalente avec la matrice semblable D et la nouvelle inconnue.

(c) Résolution de l'équation plus simple en sachant prendre la nouvelle inconnue sous une forme
quelconque.

(d) Obtention des solutions de l'équation initiale en renversant le changement de variable posé : on
a calculé N au point précédent et M s'écrit en fonction de N .

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V Matrices d'applications linéaires.


1. Calculer la matrice d'une application linéaire, une matrice de passage.
Une base de E étant connue, il faut savoir, pour un endomorphismef de E :

(a) Calculer la matrice M de f dans cette base, en sachant calculer f (x) pour tout vecteur x
quelque soit la dénition de f (par l'image d'une base, par une matrice, par une expression
explicite), puis en sachant obtenir les coordonnées d'un vecteur dans une base (identication
immédiate ou résolution de système).

(b) Il faut savoir qu'il y a une correspondance totale, et qu'à une matrice correspond, dans des
bases, une unique application linéaire.

(c) Calculer la matrice de λf , de f + g , f ◦ g ou f n si les matrices de f et g dans la base B sont


connues.

(d) Calculer une matrice de passage d'une base à une autre, et la matrice de passage inverse.

2. Utiliser la matrice d'une application linéaire dans des bases.

Il faut savoir que toute question sur l'endormorphisme f doit être traité à l'aide de sa matrice si on
en connaît une.

(a) Utiliser cette matrice et le vecteurs des coordonnées de x dans la même base où est prise M
pour calculer les coordonnées de f (x), puis lire la colonne obtenue dans la bonne base pour
obtenir f (x).

(b) Utiliser le calcul du noyau de M (engendrée par les colonnes de M ) pour obtenir celui de f .

(c) Utiliser le calcul de l'image de M (pivots sur les colonnes) pour obtenir celle de f .

(d) Utiliser le calcul des valeurs propres de M (pivot sur M − λI ) pour obtenir les valeurs propres
de f .

(e) Utiliser le calcul des sous-espaces propres de M pour obtenir les sous-espaces propres de f .

(f) Savoir que f est bijective si et seulement si M est inversible, et que la matrice de f −1 est M −1 .

(g) Savoir résoudre une équation dont l'inconnue est une application linéaire en se ramenant aux
matrices associées dans une base donnée.

(h) Savoir obtenir un polynôme annulateur de f à l'aide d'un polynôme annulateur de M .

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