0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues79 pages

Retrouver l'espoir dans la vie quotidienne

Transféré par

Ape Fiagno
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues79 pages

Retrouver l'espoir dans la vie quotidienne

Transféré par

Ape Fiagno
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ESPOIR RETROUVE

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION

CHAPITRE 1 : UN AVENIR CHAOTIQUE

CHAPITRE 2 : CONDAMNE AU BONHEUR

CHAPITRE 3 : L’ESPOIR RETROUVE EN JESUS CHRIST

CHAPITRE 4 : L’ESPOIR EN ACTION

CHAPITRE 5 : COMMENT PROTEGER SON OPTIMISME

CHAPITRE 6 : L’ESPOIR DANS LE MARIAGE

CHAPITRE 7 : L’ESPOIR A L’ECOLE

CHAPITRE 8 : L’ESPOIR DANS LA DEPRESSION

INTRODUCTION
Parmi les grandes qualités que possèdent les hommes, une de ces
grandes qualités est l’espoir. Plusieurs pour l’ayant perdu durant une période de
leur vie se retrouvent dans les situations les plus délicates de la vie allant
jusqu'à commettre le suicide ou devenir l’ombre d’eux-mêmes. L’espoir est pour
l’homme ce que le carburant est pour une voiture. Selon le dictionnaire
Larousse, l’espoir c’est le fait d’espérer, d’attendre avec confiance la réalisation
de quelque chose. L’espérance. Dans cette vie ou néanmoins à une époque de
notre vie les situations ne se présentent toujours pas à leurs beaux jours ou
comme nous les attendions. Donc que ce soit dans notre vie professionnelle,
conjugale, personnelle, familiale, les choses arrivées à un moment deviennent
difficiles ; à l’horizon la seule chose que nous voyons ou percevons c’est le
chaos, c’est la désolation. Et je crois que c’est exactement à cette période de
notre vie que nous devons espérer davantage, c’est à ce moment que nous
devons attendre avec confiance qu’ un miracle peut se produire, qu’en une
fraction de secondes, notre destinée peut prendre une autre tournure vers le
succès ou la transformation positive que nous avons tant désirée dans notre
vie.

Ne dit-on souvent pas que quand la bataille devient rude cela veut dire que la
fin du combat ou mieux encore la victoire est proche ? Malheureusement c’est
à ce moment précis que plusieurs perdent espoir. Le cours de l’histoire devrait
être différent si plusieurs n’avaient pas perdu l’espoir à un moment crucial de
leur vie. Il suffisait à certaines personnes de faire encore un petit pas vers
l’avant et l’impossible devrait se réaliser dans leur vie. Pour mieux illustrer ce
que je dis, prenons l’exemple d’une femme en travail qui arrivée à un certain
moment, refuse de pousser afin que le bébé sorte, simplement parce qu’elle se
dit que les douleurs de l’enfantement son trop insupportables. Certes ce
moment est très dur à supporter mais nous sommes tous d’accord que la seule
chose qui arriverait à cet bébé dans le ventre de sa mère serait la mort. C’est
ainsi que plusieurs destinées ont été brisées, que plusieurs grandes histoires
ont été sans suite, que plusieurs héros n’ont jamais connu le jour tout
simplement parce qu’ils ont été tués dans l’œuf. Quand tout est basculé dans le
noir, quand tout s’effondre devant vous, il y a toujours une issue de sortie :
l’espoir.
CHAPITRE UN : UN AVENIR CHAOTIQUE
J’ai eu une enfance normale comme tous les enfants de ma génération. Après
mon diplôme du baccalauréat en 2015, je devrais commencer donc par faire
face aux réalités de ma vie : quelle formation universitaire suivre ? Comment
faire pour donner un sens à ma vie ? Que deviendrai-je ? Je décide de
m’inscrire en médecine où je ne fus malheureusement pas sélectionné et par
conséquent j’opte pour les mathématiques malgré que mes notes en
mathématiques au baccalauréat ne fussent pas vraiment acceptables. J’ai ainsi
démarré mes études universitaires avec incertitude ne sachant pas exactement
ce que l’avenir me réservait. La seule chose que je savais c’est que je n’allais pas
faire long feu à la fac de maths. Etant d’obédience catholique en ce moment,
j’avais toujours eu un sens profond des choses spirituelles ce qui m’a poussé à
suivre une vocation de prêtre. Mon tuteur durant mes années au lycée était un
prêtre et j’ai même fait mes études secondaires, deuxième cycle dans une école
catholique où j’ai obtenu une bourse d’étude pour trois ans. Je voulais donc
devenir prêtre car j’ai toujours voulu gravir les échelons et devenir un jour
évêque. Je me disais quand même que c’est une chose noble de consacrer sa
vie au seigneur malgré que je ne le connaisse pas très bien durant cette
époque.

Entre temps je continuais à suivre mes cours de mathématiques dans le but de


finir l’année puis rentrer au séminaire propédeutique pour suivre ma formation
de prêtre. Au deuxième semestre de l’année 2016, je décidai de suivre des
cours de philosophie sur le campus afin de me préparer à l’esprit critique, vu
que la philosophie est une matière dominante au séminaire durant les trois
premières années. J’aimais beaucoup plus les cours de philo à cette époque et
quand bien même je n’avais pas fait le premier semestre, je suis parmi les
étudiants les plus brillants vu les notes de plus que les professeurs
m’accordaient et qui devraient être ajoutées a mes notes de devoirs. Un
étudiant, un jour m’a posé la question de savoir si je suis en année de licence
et s’il me restait juste des unités d’enseignement à valider vu l’aisance avec
laquelle je répondais aux questions et comment je débattais des sujets
philosophiques.

Nous avons ainsi fini l’année et je devrais rentrer dans la ville où j’ai fait le lycée
pour faire le concours d’entrée au séminaire. Tout s’est bien passé et d’après les
dires d’un ami j’étais le premier de ma promotion. Eh bien ! Bingo ! Mon entrée
au séminaire était actée. Il me fallait juste me préparer pour commencer mes
études au séminaire. Mais une voix intérieure me disait : « Jean-Pierre, tu ne
rentres pas au séminaire. » Et c’est ainsi que j’annonce à ma mère que je ne
rentrerai pas au séminaire. Un choc pour elle mais elle s’opposa pas à ma
décision. Plusieurs ont essayé de me dissuader par rapport à ma décision mais
leur effort ne fut que vain. L’annonce fut donnée dans mon village et cela a crée
un tollé parce qu’on devrait être deux venant de notre paroisse à être envoyés
au séminaire cette année là.

Durant l’année 2016 je lisais beaucoup ma bible et d’autres livres chrétiens vu


que nous étions logés dans l’enceinte d’une église méthodiste et que j’étais en
de bons termes avec le responsable de la bibliothèque. C’est ainsi que j’ai
commencé par découvrir certains doctrines et dogmes de l’église catholique qui
étaient en contradiction avec les saintes écritures. Grâce à mes lectures j’ai
découvert qu’en matière de spiritualité la bible est l’autorité suprême et c’est
ainsi que j’ai brulé un livre qui servait pour les messes catholiques que m’a
offert un grand père. Je rejetais la prière à Marie, le baptême des petits enfants,
les enseignements sur le purgatoire, la messe des morts, le sens de
l’eucharistie, les confessions chez les prêtres, le célibat du clergé l’infaillibilité
du pape qui est considéré comme vicaire de christ et pleins d’autres choses. Au
début je me disais que je vais rentrer au séminaire puis abandonner après la
troisième année de ma formation afin de dissuader certains camarades
séminaristes aussi par rapport à la voie qu’ils suivaient. Ou bien je deviendrai
prêtre et là je vais essayer de commencer par enseigner à mes fidèles les
vérités que j’ai découvertes dans le but de changer beaucoup de choses. Mais
je me suis vite rendu compte que cela ne serait pas une tâche facile puisque
l’église était très organisée et en plus comment ferai-je les prières à Marie et
aux saints alors que je ne croyais pas dans mon cœur ? Comment pourrai-je
célébrer des messes auxquelles je ne crois pas ? Tellement de questions sans
réponse dans ma tête.

Je venais donc de refuser mon entrée au séminaire et j’ai aussi perdu goût aux
mathématiques vu les conditions dans lesquelles les cours sont dispensés à la
Fac. Au fond de moi je détestais me lever très tôt pour aller chercher une place
dans les amphis de l’université de Lomé avant que les autres étudiants ne
viennent. L’effectif pléthorique non plu ne me permettait pas de me concentrer
pour bien suivre les cours dispensés. J’arrête aussi mes cours de
mathématiques. Qu’est ce que je deviens ? Moi qui étais l’espoir de ma famille.
Je suis totalement déboussolé. Je ne sais pas exactement quelle décision
prendre. Et je peux voir dessiner devant moi un avenir incertain ou chaotique.
Moi l’élève très brillant de mon village, me voici sans repères. Je croyais que je
peux réussir facilement ma vie en jonglant ici et là mais j’ai été très rapidement
confronté aux réalités de la vie. C’est là j’ai compris que la vie ne fait pas de
cadeaux aux gens et qu’il faut se battre tout en gardant espoir chaque jour que
l’avenir sera meilleur.

Je décide donc de rentrer dans la vie active et chercher un boulot. Mon


premier boulot que j’ai trouvé était la vente d’un thé d’une société chinoise
dont je tairai le nom mais qui est dans le marketing de réseau et donnait des
fausses illusions de richesses aux jeunes non employés. Elle a pour cible
principale des jeunes étudiants. Combien de jeunes ne sont-ils pas tombés dans
leur piège et d’autres continuent toujours de tomber là dedans à l’heure
actuelle où j’écris. Il me convoque à l’heure soit disant entretien d’embauche.
Le gars s’habille bien le matin et se rend à leur siège très tôt le matin. Mais je
fus un peu stupéfait car il y avait beaucoup de jeunes de mon âge dans leur
bureau attendant qu’ils soient appelés par le directeur des ressources
humaines pour un entretien. Soudain, c’est un homme d’environ trente ans qui
sort du bureau, nous accueille et commence par nous faire une présentation de
la société en question. Après quoi s’ensuit la présentation du produit qu’on
devrait distribuer. Dans tout ce tohu-bohu qu’on venait nous rencontrer la seule
chose que j’ai retenu c’est un salaire de quatre vingt cinq milles par mois si
j’arrivais à vendre quatre thermos de leur thé. Je sors de là très motivé et plein
de zèle même pour enrôler d’autres personnes dans la société.
Le lendemain matin je me réveille à cinq heures pour me rendre au siège. On
donne mes deux thermos et des gobelets jetables bien comptés et hop : jean
pierre te voila dans ton nouveau emploi. Je me dirigeais vers le grand marché
de Lomé, assiganmé et j’ai commencé par convaincre les gens sur les bienfaits
de mon produit. Une scène m’a marqué, c’est une revendeuse de poissons qui
m’a lancé ces mots : voici encore un de leur recru. A ma grande surprise, le
grand marché était déjà une chasse gardée de deux jeunes qui ont déjà imposé
leurs lois dans ce territoire. Jusqu’à 9h je n’ai vendu que un seul gobelet de mon
thé, c’est-à-dire 50 francs. Alors qu’à la présentation, ils nous ont dit que c’est
possible de vendre deux thermos avant 9h et quatre thermos avant 14h. Je
venais de me rendre compte que c’était un bluff. Toute sorte d’idées me
traversait l’esprit en ce moment. Soit j’arrête soit je continue. Je me donne le
courage quand même de continuer. Après tout je me disais que c’était le
premier jour et que les autres jours assurément seraient meilleurs.

Vers onze heures je prends une petite pause à la plage près du marché. Un vent
glacial soufflait et caressait ma peau ce qui me faisait oublier pour un temps
soit peu mes soucis. Mais le bruit vacarme d’une voiture me fit ramener sur la
terre et me plongeait une fois encore dans mes pensées. Au fur et à mesure
que je pensais, je regardais les passagers qui défilaient devant moi et je fus
accroché par deux enfants chétifs, innocents qui souffraient de la malnutrition,
entrain de jouer sur le sable de la plage à coté de leur maman. Au fin fond de
moi, je me disais bien sûr que ma situation était meilleure que la leur puisque
malgré que mon enfance ne fût pas royale j’ai été bien élevé avec les moyens
de bords. Je décidai de me soulager car ma vessie était pleine.
Malheureusement pour moi je me suis dirigé vers le mauvais lieu. A peine
avais-je fini de me soulager que j’aperçois un monsieur élancé et bien musclé
derrière moi. C’est là que je me suis aventuré sur un terrain qu’il ne fallait pas.
Le monsieur me conduit vers des pancartes où sont écrites les violations et leur
s amendes correspondantes. J’ai pus lire la mienne : 5000 francs CFA. C’est là
que j’ai commencé à trembler et à transpirer de partout. Je commençai à
implorer sa faveur et sans prêter attention à ma supplication il me conduit vers
leur boss.

Ils sont assis sous un arbre qui conditionnait l’air on dirait une chambre
climatisée, réglée sous une température de 16 degré. Leur chef me dit de
m’asseoir tout en regardant dans une autre direction, ce qui accentua ma peur
et me donna envie de faire la diarrhée. Leurs accessoires ne sont que des
troncs de cocotiers qu’ils ont coupés et dressés l’un à la suite de l’autre de
l’autre formant un carré. Je m’assis.

« Bonjour monsieur » disais-je d’une voix tremblante.

« Qu’as-tu lu sur la pancarte ? » me lance t-il sèchement.

« S’il vous plait chef, je n’ai pas vu la pancarte et en plus c’est ma première fois
de venir ici. » répondis-je.

Et comme je me mettais à genoux pour m’excuser, le monsieur prit un gourdin


comme celui qu’utilisent les bergers mauritaniens pour chasser les voleurs ou
les bêtes féroces et me dit :

« On ne s’excuse pas ici. Soit tu payes les cinq milles soit on t’amène chez les
policiers. »

C’est en ce moment que je me rends compte l’affaire-ci devient sérieuse et que


je devrais trouver une issue de sortie. Je n’avais que cent cinquante francs dans
ma poche en ce moment et c’est ce que je lui montrai mais le monsieur ne me
calculait même pas. L’apparence de ce dernier était vraiment terrifiante : il a
des yeux rouges comparables à quelqu’un qui n’a pas dormi durant une
semaine et une voix rauque. Depuis mon enfance jusqu’alors je n’ai jamais fait
face à une situation exécrable comme celle-ci jusqu’à dire qu’on va m’emmener
chez les policiers. Au fond de mois je commençai par faire monter des prières à
Dieu pour qu’il vienne me délivrer de mon problème. Soudain il me demande :

« Donne-moi tes pièces d’identité. »

« Euh je n’ai pas ma carte d’identité. Ce n’est que ma carte d’étudiant que j’ai. »

J’essayais de lui expliquer que je venais de commencer ce travail aujourd’hui et


qu’on avait pris ma carte d’identité afin de s’assurer que je reviendrai avec leur
thermos de thé ou l’argent des ventes. Comment eux aussi peuvent-ils
confisquer la carte d’identité d’un employé ? Ils peuvent simplement demander
qu’on leur fournisse une photocopie de la carte quand même. Alors le
monsieur, ému de compassion pour moi me demanda de partir et de ne jamais
venir uriner ici. J’acquiesçai, me leva, lui dit merci et je me hâtai de quitter
rapidement ce lieu qui pour moi était semblable à l’enfer.

J’ai essayé de faire quelques tours dans le marché et autour de quinze heures je
me rendis au siège de l’entreprise pour déposer les thermos et leur donner les
trois cent cinquante que j’ai pu vendre. Le représentant qui était là
m’encouragea et je pris congés de lui. J’ai continué ce travail durant un mois. Et
j’ai appris malgré toutes les difficultés à pouvoir vendre un produit, j’ai appris à
convaincre mes interlocuteurs et parfois je me déguisai en guinéen ou malien
selon le fait que certains clients disent que ce sont les guinéens et les maliens
qui le leur vendaient cela avant.

Après ceci, j’enchainai d’autres boulots au marché en tant que vendeurs de


carreaux dans une société et en tant que vendeurs de pagnes dans une
boutique de Vlisco et après chez des indiens. Ces derniers travaillent eux-
mêmes très durs et ne laissaient donc pas de répit à leurs employés. C’était
vraiment difficile de joindre les deux bouts avec un salaire de trente milles
francs et je me demandai si j’allais continuer comme ça jusqu’à quand.

CHAPITRE DEUX : CONDAMNE A REUSSIR


Vers la fin de l’année 2017 je fus employé dans une maison d’un homme riche
en tant que technicien de surface communément appelé agent d’entretien.
Mon travail principal était de nettoyer toute la maison de la cuisine au salon en
passant par les douches et les chambres des visiteurs. C’est une maison avec un
étage, situé dans un quartier plutôt calme de Lomé. L’ambiance de la maison
était agréable : un papa responsable qui assurait parfaitement ses
responsabilités et faisait tout pour pourvoir aux besoins de sa famille.
Apparemment rien ne manquait dans cette maison. C’est un homme
charismatique qui fut un modèle pour moi durant mon passage dans ce foyer.
Jamais je ne l’ai vu employer des mots grossiers ou vulgaires et rarement il se
mettait en colère. Pendant mon séjour là, si j’ai bonne mémoire ce n’est qu’une
seule fois que je l’ai entendu disputer ouvertement mais de manière sage avec
sa femme. Une autre de ses particularités c’est que peu importe le nombre de
pays qu’il a parcouru en Afrique occidental et les postes qu’il a occupé dans les
organisations internationales, il ne se fatigue pas d’apprendre et de lire de
nouveaux livres à chaque fois. Les vrais leaders sont des lecteurs, n’est ce pas ?

Peu importe que je fusse très tôt orphelin de père, la vie a placé devant moi des
modèles et des figures paternalistes en qui j’ai appris à m’identifier. Et ce
monsieur fut un modèle pour moi quand bien même je n’ai jamais eu
l’opportunité de le lui déclarer cela ouvertement. Il a impacté ma vie
positivement. Durant environ deux années que j’ai passé dans cette famille je
suis devenu un fin lecteur des livres sur le développement personnel puisque
c’est les types de livres que lisait le maitre de la maison. Son bureau à domicile
était situé sur le haut du premier étage. C’est un espace bien large où la fenêtre
laisse entrevoir le beau paysage de certaines maisons du quartier. Donc à
chaque fois que je passais là-bas, en haut pour faire le ménage, je passais
quelques temps à lire les livres qu’il a posés sur son bureau. C’était quand
même dangereux ce que je faisais. J’aimais ces livres mais je ne peux pas me les
procurer vu le salaire maigre que je percevais. Alors je me suis engagé à lire ne
serait-ce que quelques pages à chaque fois que je montais là. Finalement j’ai
décidé de prendre des photos de certaines pages de ces livres et quand
j’arrivais à la maison je l’ai lisais.

Peu de temps après j’ai commencé à télécharger des livres numériques en


version pdf que lisais à chaque fois sur mon téléphone. Et avec le temps j’ai en
ma possession beaucoup de livres que je lisais. C’est ainsi que j’ai appris
beaucoup de choses dans mes lectures. Un des livres que j’ai dévoré a cette
époque c’était réfléchissez et devenez riche de Napoléon Hill. Grâce à ce livre j’ai
appris que la richesse est d’abord mentale avant d’être physique. C’est ainsi que
j’ai commencé par me voir autrement. J’ai appris à développer une résilience à
toute épreuve, je me suis bâtis un caractère et un mental de leader. Grace au
livre Comment se faire des amis de Dale Carnegie, j’ai appris à améliorer mes
interactions avec les autres. Je perfectionné ma communication car aucun
homme ne peut être influent ni excellent dans ce monde s’il n’est pas à mesure
de communiquer ses pensées à d’autres personnes.

C’est vrai que je n’ai pas acquis l’argent tout de suite, mais les rapports que je
développe avec moi-même n’étaient plus les mêmes. Je suis passé d’une
position de victime de la société en quelqu’un qui croit en soi et en ses
capacités. Je n’ai jamais douté de moi-même ni de mes potentialités et je ne me
regarde jamais inférieur à quelqu’un peu importe son niveau d’influence ou par
rapport à son niveau social. Au fil des années qui passent je suis devenu une
meilleure et vraie version de moi-même. Je me disais que l’avenir n’était plus
un tableau peint en noir et qu’un jour viendra où je serai grand et influent dans
tous les domaines dans lesquels je m’aventurerai. Et cela a été mon leitmotiv.
Dans le chaos de ma vie, j’ai appris à espérer à des lendemains meilleurs. Je suis
devenu une personne pleine d’enthousiasme. Je ne me lamente pas ni
m’apitoie sur mon sort. Je savais que la préparation couplée à l’opportunité un
jour allait faire de moi une personne grande. Voila pourquoi je ne laisse passer
aucune opportunité qui se présente devant moi. Un jour une sœur a exclamé :
« JP est toujours disponible.» Oui je suis disponible à toute opportunité
sachant que c’est par ce moyen que viendra ma révélation.
Revenant un peu dans cette maison où je travaillais, la maman est une dame de
fer. Même ces enfants ne sont pas à chaque fois dorlotées. Elle sait être dure
envers elles et être douce. Oui à vrai dire, elle n’est pas facile à vivre. Une chose
que j’ai constatée c’est que durant les un an et huit mois que j’ai passé dans
cette maison, cinq chauffeurs sont passés là et n’ont pas pu résister. Chacun
d’eux se plaignait du caractère dur de la dame. Mais comment as-tu pu passer
tout ce moment avec elle ? Me demanderiez-vous. Cela n’était pas facile pour
moi non plus. Mais j’avais une phrase que je me disais depuis la classe de
seconde quand j’ai quitté mon village natal pour aller continuer mes études en
ville : « Je m’adapte facilement à toutes les situations qui se présentent devant
moi. » A cette époque je parcourais parfois quatre kilomètres à pieds le matin
avant d’arriver à l’école si l’argent me manquait. Et à la sortie, il faut rester chez
un ami pour manger chez eux puis reprendre ma marche pour retourner à la
maison. Sur le chemin de retour à la maison, j’essayais de comparer ma
situation à celle de mes camarades de ma classe et je tirais la conclusion que je
suis plus fort que eux tous. Car malgré tout, j’étais parmi les élèves les plus
brillants de ma classe.

Donc avec cette phrase que je me répétais à chaque fois j’étais à mesure de
réellement m’adapter à chaque situation qui se présente devant moi. Pour la
plupart des temps je suis toujours dans une situation d’anticipation et non de
réaction. J’ai développé une patience qui me permet de bien analyser les
situations avant d’entreprendre une quelconque action. C’est ainsi que peu
importe les reproches que me faisait cette dame ou les mots mal placés à mon
endroit j’ai pu résister. Figurez-vous que tu peux balayer et passer la serpillère
au salon et quand elle revient, elle te dira : « hé ! Jeune homme, viens
repasser la serpillère ». Malgré la fatigue je prenais mon courage à deux mains
pour ressuyer le plancher. Certaines fois elle a raison parce que je l’ai fait avec
hâte mais à d’autres occasions, on dirait qu’elle le fait exprès dans le but de voir
ma réaction. Mais je me disais qu’elle ne trouvera pas de prétexte sur moi pour
m’accuser d’une manière ou d’une autre.

Quand elle voit que j’ai fait ce qu’elle a demandé sans broncher, c’est alors
qu’elle me dira : « c’est pour ton bien que je te demande souvent de bien faire
ce que tu fais car un jour tu seras chez toi et tu le feras pour toi-même. Moi-
même j’ai eu à travailler chez les gens de cette manière quand je fus plus
jeune. » Elle n’a pas totalement tort, bien sûr. Mais est-ce que c’est sur moi
qu’elle devrait venir libérer ses émotions non refoulées ? Rires… Je prends
plutôt la vie du bon coté et ne me plains guère parce que je sais qu’un jour
viendra où je ne ferai plus ce travail. Cela fait partie du processus lié à ma
destinée voilà pourquoi je ne rame pas à contre courant de ce qui m’arrive
aujourd’hui.

Face à toutes ces situations la seule chose qui me traversait l’esprit c’est que je
dois réussir ma vie ou rien d’autre afin de ne plus subir les désidératas d’une
personne. Mais comment est ce que se présentera cette opportunité afin que
ma vie soit changée ? Aucune idée. Je savais pertinemment que je suis
condamné, soit à réussir ou soit je passerai tout le restant de ma vie à me
courber devant des gens. Mais entre ces deux options, le choix est très clair : je
ne peux que réussir. Il y a tellement de gens qui croient en moi et qui prient
pour que je réussisse chaque jour. Et si je ne devrais pas réussir pour moi-
même, il faut le faire ne serait-ce que pour honorer tous ces gens qui croient en
moi.

En 2019, par l’aide d’un de mes grands frères, j’ai quitté le pays pour me rendre
en Mauritanie. Ceci m’a appris que le Seigneur peut passer par une personne
dont on a jamais songée pour accomplir le plan parfait qu’il a pour nos vies. La
main de Dieu est celle qui écrit l’histoire de nos vies, c’est aussi comparable à la
main du meilleur joueur du jeu de l’échec qui déplace soigneusement et
savamment les pions sur l’échiquier. J’arrive en Mauritanie, en septembre 2019.
Je ne savais pas exactement ce que me réservait ce pays mais je gardais espoir
que ma vie doit drastiquement changer.

Les débuts ne furent faciles. J’ai galéré avant de trouver une école où j’ai
commencé par enseigner avec un salaire qui ne diffère presque pas de celui du
pays. Et là je me disais que rien de bon ne sortira de cette terre pour moi. Il
arrive des moments où je me plonge dans le désespoir et je perdais toute
confiance au seigneur.

CHAPITRE TROIS : ESPOIR RETROUVE EN JESUS CHRIST


Sachant que la Mauritanie est un pays à majorité musulmane, je ne fus pas au
courant de l’existence des églises ou je peux adorer avec des frères et sœurs
dans le Christ. Ce fut une période où j’étais au plus bas de ma foi chrétienne. Il
fut un temps ou je ne priais même plus. Et quand mon grand frère se mettait à
prier cela me mettait en colère. J’ai commencé même à lire des œuvres athées
et je développais peu à peu des pensées athéistes. J’ai remis en cause tout ce
que je connaissais à propos de mon Dieu. Si ce ne fut pas la grâce de Jésus sur
ma vie je serai peut être un athée aujourd’hui.

Ma situation ne s’arrangeait toujours pas et ma vie spirituelle allait de mal en


pis. Je sentais un vide en moi que rien ne comblait en ce moment. Et dans ces
moments je suis tombé dans la pornographie et la masturbation. Mais cela non
plus n’arrivait à me satisfaire. Dans mes lectures j’ai découvert que la
méditation bouddhiste pouvait me redonner la paix du cœur et je me suis mis
à la pratiquer. Toutes ces pratiques ne m’ont jamais permis de combler ce trou
qui était en moi. Un jour même je fus tenté de télécharger un livre sur la
pratique de la magie et quand j’ai commencé par le lire, j’ai découvert qu’il
demande trop de pratiques et il faut avoir différents outils pour pouvoir la
pratiquer. Après deux jours j’ai abandonné cette lecture aussi. J’ai lu des œuvres
qui stipulent que toutes les religions sont bonnes et chacune d’entre elles
menait à Dieu. Cela mettait en doute donc l’affirmation de Jésus selon laquelle
lui seul est le chemin la vérité et la vie. J’ai donc commencé à développer une
tolérance vis-à-vis des autres religions et je me disais que la bible était trop
rigoureuse et conservatrice. Des années après j’ai pu constater que le seul but
de l’ennemi c’était de m’éloigner de Dieu et de son plan parfait pour moi. Le
diable savait que je serais une menace pour son royaume si je m’accrochais à
Jésus voilà pourquoi il a mis toutes ces choses devant moi.
Mais de la même manière qu’un poisson ne pouvait vivre en dehors de l’eau
c’est ainsi que je ne pouvais pas vivre en dehors du christ. J’avais décidé de ne
carrément plus lire ma bible. Elle a fait des années sans que je ne la touche. Et
si je dois arranger ma chambre, je la prenais juste pour la dépoussiérer et après
je la remettais à sa place. Je ne sais combien est grande la porte que j’avais
ouvert au diable et aux démons de venir habiter dans mon cœur. Durant ces
périodes je peux quand même tenir un débat théologique et le remporter
puisque de 2017 à 2019 j’avais consacré totalement ma vie à la lecture et à
l’étude de la bible. Je maitrisais parfaitement la doctrine des apôtres et des
prophètes. J’avais la connaissance et cela m’a enflé d’orgueil tel que l’apôtre
Paul l’a déclaré dans le premier livre aux corinthiens au chapitre huit le premier
verset. Je m’appliquais également à lire des auteurs chrétiens tels que
Watchman Nee, Witness Lee, Déreck Prince et d’autres encore. Cela m’a
permis quand même d’avoir un bagage théologique plus lourd que la moyenne
de ceux que je rencontrais. Mais la vie chrétienne n’est pas une affaire de
connaissances, c’est une affaire de rencontre personnelle avec le seigneur
suivie d’une transformation du cœur et de notre vie. Il y a également un
épisode de ma vie qui m’a permis d’avoir une grande connaissance des
écritures.

En 2018, je fais la rencontre d’un frère en christ qui a chamboulé totalement


ma manière de voir les choses. Avant de faire sa rencontre par l’entremise de
mon grand frère, je croyais que j’étais vraiment doué dans les affaires de Dieu
et que je maitrisais ma bible. Mais ce jour peu importe le peu de connaissances
que j’avais, ce monsieur m’a donné une correction théologique qui a sonné
dans mes oreilles comme une gifle de tonnerre. Je n’avais jamais rencontré
quelqu’un qui maitrisais sa bible comme lui. Il donnait des explications et des
réponses à des questions que je me posais et dont je ne trouvais pas de
réponses satisfaisantes. Sachant que je fus convertis du catholicisme et je suis
devenu un chrétien des assemblées de Dieu, je ne voulais quand même plus
voir dans ma nouvelle confession religieuse des choses à cause des quelles j’ai
quitté l’église catholique. J’étais plein de zèle pour les choses du seigneur et je
voulais savoir encore et encore plus.

Ce qui a accentué ma fascination par rapport à la nouvelle doctrine du frère en


question est que j’avais lu un livre de Frank Viola intitulé le christianisme
paganisé qui montrait combien nos églises protestantes, évangéliques, et
pentecôtistes, malgré le fait que nous disons que nous nous sommes séparées
de l’église catholique, continuons à copier certaines pratiques qui sont le fruit
de l’héritage que le catholicisme romain nous a légué. Alors je vais voir le frère
dans son lieu de travail. Moi je m’attendais à voir un homme Dieu bien installé
dans un bureau puisque mon frère m’avait dit qu’il s’agit d’un grand homme de
Dieu. Je suis donc surpris que ce soit un homme plutôt simple vêtu de la simple
des manières. Je me demande si c’est donc lui, le puissant homme de Dieu.

Nous nous saluâmes puis enlevant nos bibles, nous nous engageâmes dans un
long débat théologique. Nous avons abordé plusieurs points sur la doctrine tels
que le salut, la grâce, la justification, la sanctification, la prédestination,
l’essence de l’église, les dîmes et les offrandes, les faux pasteurs dans la
bergerie du christ, le péché ... J’ai vraiment été fasciné par la clarté avec
laquelle le monsieur expliquait les écritures : il maitrise vraiment sa bible. Je ne
fus quand même pas trop submergé par ses vagues de connaissances et
quelques temps après que les ai rejoints, il témoignera en disant qu’en ce jour
je n’étais pas mal. Peu importe la connaissance que j’avais en ce moment j’ai
senti que son niveau de connaissance était nettement supérieure à la mienne.
Et c’est ainsi que j’ai décidé de les rejoindre pour mieux connaitre cette
nouvelle doctrine que je n’avais jamais rencontrée auparavant.

J’ai été parmi eux environ une année et j’ai remarqué que ce qui manquait aux
autres églises c’est qu’il insistait sur la pratique du bien et donc de la loi tout en
mettant de côté la grâce par laquelle nous avons été sauvés. On ne nous parle
pas assez de l’œuvre que christ a faite pour nous à la croix et son importance, à
savoir que le sacrifice de Jésus est suffisant à lui tout seul à nous sauver, à nous
justifier et à nous rendre saints. D’où l’emploi à répétition du mot saints pour
désigner les croyants de l’évangile par l’apôtre des païens, Paul. Cet évangile se
résume en trois choses : la mort du Christ, son ensevelissement et sa glorieuse
résurrection (1 Co 15 :1-3). Et c’était exactement ce qu’eux, ils faisaient : mettre
toujours un accent sur le sacrifice de Jésus et la grâce qui en découle, en parler
chaque fois que l’on se rencontre car c’est de la même manière qu’on lit la loi
de Moise à chaque fois que les israélites se rencontrent.

Finalement j’ai découvert que leur doctrine est une doctrine de démons et de
séduction venant directement de l’enfer et des agents de satan. Paul dira à son
fils Timothée dans la foi dans 1 Timothée 4 : 1-2 Mais l’esprit dit expressément
que dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher
à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux
docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience. Ils
diront par exemple que entre nous les croyants et Dieu, il n’y a plus affaire de
péché et que s’il faut parler de péché c’est entre nous les hommes parce que
Christ a enlevé nos péchés et que par conséquent nous n’avons même pas
besoin de demander pardon à Dieu pour nos péchés. Pourtant ils ont du mal à
chaque fois à interpréter ce passage biblique de 1 Jean 1 : 8-10 si nous
disons que nous n’avons pas de péchés, nous nous séduisons nous-mêmes, et la
vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste
pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

Ils vont argumenter en disant que Jean est encore trop encré dans la doctrine
juive et que c’est à Paul que la révélation parfaite et complète de la grâce a été
donnée. Mais en analysant Paul, il a parlé en plusieurs lieux dans ses lettres de
l’existence du péché. (Romains 14 :14 ; 1 corinthiens 6 :18-19; 2 corinthiens
11 : 8 ) Paul lui-même fera cette prière en faveur des saints de Thessalonique :
Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et votre être, l’esprit,
l’âme et le corps soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre
seigneur Jésus-Christ ! (1 Thessaloniciens 5 :23) ou encore il déclarera en disant
que christ sera glorifié dans son corps (Philippiens 1 :20) pour ainsi dire que
c’est une hérésie de déclarer que Dieu ne considère pas nos péchés dans le
corps. Et pourtant c’est ce qu’ils déclarent et se font une foule de croyants
immatures qui ne sont pas prêts à discipliner leur corps. Comme le déclare la
bible, nous n’avons pas encore atteint la perfection voilà pourquoi nous avons
recours au sang de Jésus-Christ quand nous péchons.

Il arrive que nous ayons de forts moments de discussion entre nous où je ne


leur laissais pas le temps. Ils vont finalement argumenter en disant «Jean-Pierre
arrête d’interpréter la bible comme si tu étais à l’école. » Comment pouvons-
nous comprendre les choses de l’esprit si nous sommes incapables d’interpréter
même littéralement les saintes écritures ? C’est ce qui m’a donc emmené à me
séparer de cette secte pernicieuse. Je ne regrette pas d’être passé là bas car
après tout cela m’a permis d’avoir une équilibre aujourd’hui concernant la grâce
et la loi qui au fond ne s’opposent en rien mais se complètent. Le chrétien
sauvé par la foi marche en nouveauté de vie par l’esprit saint qui lui est accordé
par Jésus-Christ.

Donc après ces moments ténébreux de ma vie et de ma foi chrétienne, le


seigneur dans toute sa miséricorde m’a accordé la grâce d’être totalement guéri
de mon incrédulité et de ma vie de pécheur chronique. Tout ne fut pas
transformé en un claquement de doigt, mais le seigneur est entrain de me
forger chaque jour me permettant de connaitre quel est son plan éternel pour
ma vie. Je ne me plains plus aujourd’hui même si je ne comprends pas
clairement ce qui se passe en moi et autour de moi. Ce qui est merveilleux c’est
que vivre pour Dieu, c’est vivre une vie dans laquelle la musique est jouée avec
harmonie. La paix que j’ai tant cherché dans ces choses que le monde m’offrait,
je l’ai retrouvée en Jésus Christ, lui l’auteur et le consommateur de notre foi et
le rémunérateur de ceux qui le cherche diligemment avec foi.

CHAPITRE QUATRE : L’ESPOIR EN ACTION : ISAAC ET LA


FEMME DE LA PERTE DE SANG
Si nous décrivons l’espoir comme étant une attente ou une espérance ou
encore une anticipation des choses qui viendront, nous ne pouvons donc pas
parler de ce concept sans avoir recours à l’optimisme. L’optimisme est une
inclination vers le meilleur que la vie offre. C’est un état d’esprit de celui qui
espère au bonheur ou à un lendemain meilleur indépendamment des situations
qui l’environnent actuellement. Notre monde se remplit chaque jour et de plus
en plus de personnes moins optimistes, qui ne croient plus en un avenir
meilleur. Ceci explique le taux élevé de suicides et de dépressions que notre
monde est entrain de connaitre ces vingt dernières années. Les gens sont
déconnectés de leur source première qui est Dieu et ils sont dépourvus même
de leur esprit. J’aime un mot anglais qui est traduit en français par décourager :
dispirit. Étymologiquement, le mot veut dire être dépourvu de son esprit.
Toutes les personnes qui tombent en dépression ou qui se suicides sont
découragés, ils sont fatigués de la vie, ils sont déconnectés de leur esprit, la
seule entité dont Dieu a doté l’homme pour qu’il puisse se connecter à lui.

L’optimisme amène l’homme par conséquent à voir au-delà des problèmes de


ce monde et à voir le bien ou le bonheur là où tout semble incertain et noir. Un
sondage a montré que les personnes qui croient en Jésus Christ sont les plus
optimistes de ce monde et tombent rarement dans la dépression. Ce sont des
gens qui recouvrent facilement leur santé après une opération chirurgicale ou
encore qui tiennent fermement même si on leur annonce qu’ils sont atteints de
maladies graves ou incurables. Ceci montre simplement que la foi au surnaturel
est une puissance qui permet à des hommes ordinaires d’avoir une ascendance
extraordinaire sur les phénomènes de cette vie. Mais comment pouvons-nous
mettre notre foi ou notre espérance en action pour tenir ferme dans un monde
où nous sommes bombardés chaque jour d’informations négatives, destinées à
nous déstabiliser et à nous donne un coup K.O. sur le ring de la vie ? Dans ce
chapitre nous apprendrons de la vie d’un personnage biblique : Isaac au pays de
Guérar. Nous verrons comment est-ce que cet homme a mis son espoir en
action pour transformer ses problèmes en une source de bonheur. Trois
phases importantes sont mises en exergue dans la vie de cet homme, à savoir :

• Prendre conscience du plan de Pieu pour soi

• Poser des actes convenables

• Préserver ses acquis

A L’ECOLE D’ISAAC
Nous lisons cet épisode de la vie d’Isaac dans Genèse 26. Dès l’entame de ce
chapitre, c'est-à-dire au verset un, la bible déclare qu’il eut une famine dans le
pays outre la première famine qui eut lieu au temps d’Abraham. Le seigneur
se manifeste dans la vie de ses enfants et il glorifie son nom dans les moments
où ceux-ci traversent les périodes troubles de leur vie. On ne peut donc pas
parler du mot espoir s’il n’y a pas eu au préalable le mot problème comme on
ne peut pas parler du mot vainqueur sans combat. Ceci veut dire que nos
problèmes ne viennent pas pour mettre fin à notre vie ni nous éloigner du plan
parfait de Dieu mais plutôt révéler la puissance et la grandeur de Dieu dans
notre vie.

La famine est une indisponibilité ou pénurie d’aliments de première nécessité.


C’est un moment où l’individu qui en souffre a une grande envie de manger
mais ne peut pas trouver de quoi satisfaire sa faim. C’est une coupure
d’approvisionnements. La famine a souvent pour cause la sécheresse, une
inondation, bref une catastrophe naturelle ou une guerre. Ceci montre que
pour que l’on ne parle de famine, il y a toujours un phénomène interne ou
externe qui vient modifier l’équilibre général qui régnait dans un lieu donné. Au
travers de ces lignes nous pensons à ceux qui sont dans des camps de refugiés
de guerre et qui se nourrissent difficilement, aux pays touchés par les calamités
naturelles et qui souffrent réellement de famine, que le seigneur leur vienne en
aide au nom de Jésus Christ notre sauveur, Amen.

Alors Isaac vivait tranquillement sa vie dans ses tentes avec sa femme, ses deux
garçons, Jacob et Esaü et leurs servants, quand tout à coup un phénomène
inattendu vient mettre fin à leur beau train de vie (Genèse 26 :1). Conséquence,
ils sont obligés de quitter le lieu où ils étaient afin de pouvoir continuer de
vivre. A toi qui me lit actuellement, c’est de cette même manière qu’une
situation imprévue est arrivé dans ta vie et a tout mis sens dessus-dessous, un
vrai chaos qui vient de s’installer dans ta vie et dont tu ne connais pas d’issue ;
permet moi de te dire que le seigneur veut que tu avances encore avec lui. Il a
un plan parfait pour toi qui ne peut jamais se réaliser tant que tu seras toujours
à ce même endroit de ta vie, de ton travail, de ton ministère, de tes études, de
ton mariage. Il veut te communiquer quelque chose de neuf. Mais la place où
tu es actuellement ne lui permet pas de te donner ce qui t’es destiné. Peux-tu
voir en ce problème, l’invitation de Dieu pour que tu bouges ? Le sol sur lequel
tu es, la position que tu occupes actuellement n’est pas proportionnel ni
convenable à ce que le seigneur veut faire de toi et pour toi. Voila pourquoi tu
dois bouger. Et ceci nous emmène à aborder le premier point pour mettre notre
espoir en action : reconnaitre le plan de Dieu pour nous.

• PRENDRE CONSCIENCE DU PLAN DE DIEU POUR NOUS

Face à un problème, la première réaction de l’homme naturel c’est de chercher


tout de suite la porte de sortie. Imaginez-vous dans une maison qui prend feu. Il
n’y a rien de plus normal pour le cerveau humain que de chercher une issue
pour s’échapper du danger et sauver sa peau. Le problème devient grave quand
toutes les portes sont fermées et que vous n’êtes pas à mesure de vous sauver
vous-mêmes. C’est exactement là que vous vous rendrez compte que là où les
forces humaines sont limitées, c’est là que commence par se manifester la
toute puissance de Dieu. Voilà pourquoi pour un enfant de Dieu, la première
des choses à faire face à une situation difficile c’est de chercher la volonté de
Dieu dans ce problème.
Isaac, face à la famine décide de se rendre premièrement en Egypte comme
l’avait fait son père Abraham dans Genèse 12 : 10. Mais l’Eternel lui apparut et
lui dit qu’il ne devrait pas monter en Egypte et qu’il fallait séjourner à Guérar.
En tant que fils de Dieu nous avons tendance à vouloir servir Dieu comme nos
pères ou à résoudre un problème exactement comme le faisaient nos pères. Il
n’y a pas de mal apparemment à vouloir marcher sur les traces de nos pères si
ceux-ci ont eu à marcher avec Dieu de par le passé. Mais nous devons
apprendre à discerner la volonté et le plan de Dieu dans nos vies, à cette étape
de notre existence. Nous voyons ici, un père et son fils, face au même problème
mais Dieu leur donne des directives différentes. Voila toute l’importance de
chercher la face de Dieu dans nos problèmes car lui il connait tous les contours
du problème et il connait la meilleure option pour nous sortir de là. Combien
de fois sommes-nous passer à coté du but de Dieu quand nous avons essayé de
résoudre nos problèmes sans consulter le Père omniscient et omnipotent ?
Connaitre le plan de Dieu nous épargnerait de beaucoup d’ennuis sur le chemin
à prendre pour la résolution de nos problèmes.

Dans cette recherche de la volonté de Dieu, le Seigneur nous communiquera les


promesses qu’il a faites pour nous avant la fondation du monde. Puisque avant
que nous ne devenons une masse informe dans le ventre de nos mères, il nous
connaissait et avait établit un plan parfait pour notre vie. Ce sera hasardeux et
périlleux de se lancer dans une aventure sans connaitre ce que pense l’auteur
de nos vies et celui qui tient notre destinée entre ses mains. Jéhovah lui
apparut donc et lui révèle les promesses liées à sa destinée. Au verset 3 de
Genèse 26, Dieu lui dit : « Séjourne dans ce pays-ci ; je serai avec toi, et je te
bénirai, car je te donnerai toutes ces contrées à toi et à ta postérité, et je
tiendrai le serment que j’ai fait à Abraham, ton père je multiplierai ta postérité
comme les étoiles du ciel ; je donnerai à ta postérité toutes ces contrées ; et
toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité. »

Le seigneur a un plan merveilleux pour chacun de ses enfants et c’est


uniquement dans la prière (Jérémie 33 : 3) et la méditation de sa parole
(Josué 1 :8) que nous pourrons connaitre son plan pour nous (Jérémie 29 :11).
La bible regorge une multitude de promesses que l’Eternel Dieu a fait à ceux qui
le servent et le cherchent jour et nuit. Connaitre ces promesses nous permettra
de nous en approprier et de marcher convenablement selon leurs contenus car
la bible n’est pas seulement un livre ordinaire, c’est le testament de Dieu ; c’est
la parole d’un père révélée à ses enfants. Et je peux vous le confirmer que la
bible est un livre digne de confiance et les promesses qui y sont faites sont
toujours d’actualités. C’est le plus beau cadeau ou le plus grand héritage que le
ciel nous a légués sur cette terre. Voici quelques promesses que Dieu a faites à
ceux qui le craignent et qui l’aiment sincèrement :

Dieu est toujours avec nous : il s’appelle Emmanuel qui veut dire Dieu avec
nous (Matthieu 1 :23 ; Esaie 7 :14). La plus grande des bénédictions que Dieu
puisse faire à son peuple, c’est d’être toujours et éternellement avec lui. Quelle
grande joie sera-t-il d’avoir un papa responsable à nos cotés chaque jour et qui
ne nous abandonne jamais ! ( Esaie 41 :10 ; 43 : 5 ; Matthieu 28 :20). A la
promesse d’être avec nous, le seigneur nous demande de ne rien craindre. Et
cette injonction « Ne crains rien » dans la bible est identifiée, sous une manière
ou une autre en trois cent soixante fois, pour ainsi dire que chaque jour qui
passe, le seigneur nous invite à ne pas avoir peur des situations environnantes
qui essayent de nous effrayer et nous déstabiliser. Peux-tu croire en cette
promesse de Dieu pour toi ? C’est aussi à toi que s’adresse cette promesse.
Saisis là et marches-y.

Dieu nous bénit et nous rend féconds : notre Dieu est la source de toute grâce
et de toute bénédiction excellentes. Il est le Dieu de la fécondité et de la
multiplication, c'est-à-dire le Dieu de l’expansion. Il n’est pas limité ni par le
temps ni par l’espace ni par les circonstances. C’est le Dieu illimité aux
ressources illimitées. Rien ne lui manque. Il appelle à l’existence ce qui n’a
jamais existé. C’est lui qui transforme de zéro en héros. Tu peux lui faire
confiance ; ton cas n’est pas aussi difficile pour lui. C’est un problème courant
qu’il a l’habitude de régler. Il n’a même pas besoin de se lever de son trône. Il
commande et ses anges exécutent son ordre. (Proverbe 10 :22 ; Genèse 1 :22 ;
13 :14-17 ; 26 :3-4 ; 49 :25-26)

Dieu combat pour et nous protège : il est le Dieu spécialisé des situations
difficiles, des missions impossibles. Il s’appelle l’Eternel des armées (Jéhovah
Sabaoth, Esaïe 6 :3 ; 54 :5). Aucune armée de cette terre ni dans les lieux
célestes n’est comparable à lui. Par sa parole il déploie une myriade d’armée
pour combattre pour nous ; pour celui qui se sent combattu de tout bord et qui
croit que sa fin, donc sa défaite est proche, Jésus est le chef de guerre qui se
lève et disperse ses ennemis juste par le souffle de ses narines. Il est celui qui a
combattu pour Israël quand celui-ci fut attaqué par pharaon et son armée. On
peut donc lui faire confiance qu’il combattra pour nous et nous protégera de
tous les plans de l’ennemi contre nous. (Exode 14 : 13-14 ; 15 :3-8 ; Josué
5 :13-15, Esaie 49 :24-26, Néhémie 4 :20)

Dieu pourvoit à nos besoins : un des noms de notre Dieu c’est Jéhovah-Jireh
(Genèse 22 : 15) qui veut dire littéralement le Dieu qui voit. Parce que Dieu voit
tes problèmes chaque jour, il est celui qui pourvoira. Comment peut-on
subvenir aux besoins de quelqu’un si l’on ne voit pas les problèmes dans lequel
se trouve cette personne ? Jésus voit tes problèmes, il voit tes soucis. Mêmes si
les hommes qui sont à coté de toi ne peuvent pas voir ce dont tu as le plus
besoin actuellement, tu peux compter sur celui qui voit et qui pourvoit selon sa
richesse illimitée. Sais-tu peux compter sur Dieu aujourd’hui pour pourvoir à tes
besoins ? Fais lui confiance et il ne te décevra pas. Je l’ai testé et je peux
l’attester. (Proverbe 16 :4 ; psaumes 34 :5-7 ; 37 : 3-4, 25 ; Matthieu 6 :25-34)

Dieu compatit à nos douleurs et les comprend mieux que quiconque : notre
Dieu n’est pas un robot ni une idole ? C’est une personne qui a un cœur et il
peut sentir et comprendre; il a des mains et il peut toucher ; il a des pieds et il
peut bouger ; il a des yeux et il voit ; il a des oreilles et il attend. Il n’est pas
indifférent à nos doleurs. Non seulement il les comprend mais il les vie avec
nous puisqu’il demeure en nous par son saint esprit qu’il nous a accordé.
Quand ceux qui sont autour de nous nous jugent et nous condamnent, lui qui
vit en nous compatit et comprend. Depuis des temps anciens, il s’est défini
comme le Dieu de toute compassion et jusqu’aujourd’hui il n’a pas changé.
Sache qu’il te comprend comme une mère comprend son fils ou sa fille et peu
importe combien tout le monde te rejette, il t’attend les bras grandement
ouvert. (Lamentations 2 :22-23 ; Esaie 43 :1-2 ; 49 :14-15 ; Psaumes 86 : 15 ;
Matthieu 9 : 36)
Dieu pardonne nos péchés et les oublie à quelqu’un qui croule sous le poids
d’un quelconque péché ou de la culpabilité qui en découle, j’ai une bonne
nouvelle pour toi : Jésus est mort à la croix pour ce péché particulier que toi, tu
commets ; il est mort une fois pour toute et il a ainsi cloué à la croix, ton péché
ou tes péchés de même que la condamnation qui en résulte. Il a payé le prix
pour tout. Tu n’as plus à souffrir ni à te culpabiliser pour ça. Ne permets pas à
l’ennemi de te contrôler et de te garder dans cette prison de la culpabilité.
Confesse sincèrement ton péché et invite le saint esprit à venir en aide à ta
faiblesse ; tu peux l’inviter là où tu es actuellement et dans la position dans
laquelle tu te trouves ; le saint esprit est disponible tout à l’heure afin de
suppléer à ta faiblesse. Invoque-le. (Exode 20 : 4-5 ; 2 corinthiens 5 :17 ;
Jérémie 33 :8 ; Hébreux 10 : 17)

Approprier vous de ces promesses et marcher par rapport à cela car aussi
longtemps que l’héritier est enfant, il ne diffère en rien d’un esclave
(Galates4 :1). C’est pourquoi vous devez grandir et connaitre ce que votre père
céleste a réservé pour vous. Après avoir connu les promesses de Dieu pour
vous, place maintenant à la deuxième clé pour mettre vraiment votre espoir en
action.

• POSER DES ACTES CONVENABLES


L’un des blocages qui empêche plusieurs chrétiens dans le monde entier et
surtout dans nos églises africaines à saisir les promesses de Dieu dans leurs
vies, aujourd’hui est l’inaction ou la zone de confort. Si les plans de Dieu dans
nos vies ne se réalisent pas, cela ne veut pas dire qu’il n’a pas fait de promesses
ou que ces promesses faites sont mensonge ou utopie. Si donc Dieu n’est pas le
fautif dans cette affaire, cela veut dire que les réels coupables c’est nous-
mêmes. Ou parfois nous croyons que ce sont les sorciers de nos villages ou ce
voisins qui ne nous aime pas qui est sont à la base nos problèmes mais quand
nous regardons bien, nous sommes notre propre blocage ; nous sommes ce
monstre qui nous empêche de rentrer pleinement dans le plan de Dieu pour
notre vie. Nous n’ignorons en aucun cas les assauts de l’ennemi à notre égard
mais le Seigneur nous a donné une pleine autorité et une victoire absolue et
indiscutable sur lui et ses démons. Ceci montre pourquoi ce ne sont pas ceux
qui prient plus que les autres qui sont les plus spirituels ni qui rentrent dans
leur destinée mais ceux qui, en plus de la prière posent les actes qu’il faut au
moment qu’il faut ; c’est aussi ceux qui savent faire la différence entre le
moment de prier et le moment travailler ou d’étudier.

fig. 1

fig.1 illustre que le chrétien est son propre ennemi.

Je suis des personnes qui croient aux prophéties et aux miracles dans l’église
encore aujourd’hui comme au moment de l’église primitive. Mais plusieurs sont
fatigués des prophéties et les détestent même parce après avoir reçu les
prophéties, ils vont s’asseoir et continuent leur vie de la même manière
qu’avant la prophétie. Tenez-vous bien, tant que rien ne changera dans votre
manière de faire, rien ne changera non plus dans ce que vous aurez comme
résultats. C’est purement et simplement une folie de faire les mêmes choses à
chaque fois tout en espérant avoir des résultats différents. Sachez que les
mêmes causes produisent les mêmes effets et si vous voulez changer vos
conséquences, commencez par changer vos causes. Aucun élève ne peut
espérer obtenir une bonne moyenne à son examen si celui-ci ne va pas
régulièrement aux cours et n’étudie pas ses leçons. Personne ne peut donc
vouloir être propriétaire d’une grande entreprise s’il passe tous les jours de sa
vie à dormir dans sa chambre. Alors pour sortir de sa zone de confort, je nous
propose deux sous points à mettre en pratique.
• Changer sa vision

• Sortir de sa zone de confort

• CHANGER SA VISION

IMPORTANCE DE LA VISION

Quand nous parlons de vision, la première chose qui nous vient à l’esprit c’est la
fonction des yeux. Eh bien ! Avant de parler de vision, voyons ce que la bible
nous dit à propos des yeux. Dans Matthieu 6 : 21-23 nous pouvons lire : Car là
où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. L’œil est la lampe du corps. Si ton œil
est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton œil est en mauvais état,
tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est
ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres! Jésus parle des yeux mais
avant cela, il parle du cœur et déclare que le cœur d’un homme et le trésor que
qu’il désire sont intensément et intrinsèquement liés. Mais sans faire une
transition, il aborde le concept des yeux. Cela veut dire donc, pour Jésus que le
cœur de l’homme et ses yeux ont des rôles similaires. Il déclare que l’œil est la
lumière qui éclaire le corps. Nous sommes tous d’accord que sans les yeux nous
sommes dans les ténèbres totales. Il suffit de fermer les yeux et vous voyez que
tout en vous est noir. Mais il parle également d’une lumière intérieure que nous
possédons et cette lumière n’est sans aucun doute que nos cœurs.

Dans Ephésiens 1 :17-18 l’apôtre Paul fait cette déclaration : afin que le Dieu de
notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et
de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur,
pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est
la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints. Selon ces versets
un des rôles du cœur de l’homme c’est de connaitre ou de savoir. Mais nous
savons tous plus évidemment que la partie de notre être qui nous permet de
connaitre c’est notre cerveau et par conséquent notre raison. En effet nous
pouvons déclarer que les yeux de nos cœurs, c’est notre raison ou encore nos
pensées. C’est pourquoi Jésus a affirmé que quand la lumière qui est en nous
devient ténèbres, ces ténèbres seront très grandes. Pour ainsi dire qu’un
aveugle qui a de bonnes pensées est plus éclairé qu’un homme qui possèdes
ses deux yeux mais dont le cœur est plein de mauvaises pensées. Il est donc
clair que nos yeux physiques nous permettent de nous voir nous-mêmes et
aussi de voir les choses qui nous environnent. Mais pour voir dans notre
homme intérieur ou dans notre âme, ce sont nos pensées qui sont en charge de
cela.

Il y a une relation entre les yeux et la raison. Les deux s’influencent l’un l’autre.
Ce que l’on voit peut affecter nos pensées et nous emmener à avoir certains
types de pensée. De la même manière, ce que nous pensons peut également
affecter notre façon de voir ce qui nous entoure. Ceci m’amène à déclarer ceci
nous devenons ce que nous voyons chaque fois. Les politiciens, les sociétés de
ventes de vêtements et de nourriture le savent très bien voilà pourquoi ils
misent de grandes sommes sur la publicité de leurs produits. Pour manipuler
facilement la masse, les grands de ce monde utilisent l’industrie du
divertissement (le cinéma, les films, la musique et tout ce qui est lié aux choses
précitées). Subtilement ils véhiculent de messages aux populations qui en fin de
comptes agissent comme des marionnettes qu’on tire par des ficelles. Voila
pourquoi il est très important de veiller sur ce que nous regardons et ce que
nous laissons nos enfants regarder. Un enfant qui est né dans un ghetto à toutes
les chances de devenir exactement comme que ceux qu’il voit chaque jour sauf
par une intervention divine. Un enfant qui voit son père battre sa mère chaque
jour finira par battre aussi sa femme. Parce que c’est ce qu’il a intégré et
assimilé dans sa tête. Si vous voulez transformer une personne changer lui ce
qu’il voit ou amener le à changer sa manière de voir les choses.

Nous avons vu toute l’importance de la vision dans la vie d’une personne. Ceci
va nous amener donc à voir comment nous pouvons changer notre vision afin
de mettre notre espoir en marche et pouvoir accomplir le plan de Dieu dans
notre vie.
CHANGER SA VISION

A chaque fois que le seigneur veut marcher avec un homme ou le faire rentrer
dans sa destinée, il l’amène d’abord à changer sa manière de se voir et sa
manière de voir les choses. Car comme nous l’avons déjà vu, les yeux et le
cœur sont intrinsèquement liés. Mais il y a une troisième entité de notre être
qui entre en jeu dans notre processus de vision : notre conscience. La
conscience de l’homme lui permet de savoir qu’il existe et c’est elle qui lui
permet de juger les faits sans avoir recours à la raison. La conscience est par
conséquent une partie de notre esprit. Mais cette conscience peut être aussi
affectée par nos pensées et ce que nous voyons à l’extérieur. Ce que je vois
affecte mes pensées et mes pensées à leur tour affectent ma conscience.

Dans Genèse 12, le seigneur appelle Abraham et lui fais des promesses qu’il le
bénirait et rendrait sa postérité grande. Mais il y avait un problème dans la vie
d’Abraham. Ce dernier était stérile, lui et sa femme Sara. Alors au chapitre 15
du même livre le seigneur lui réitère ces promesses mais Abraham ne fut
toujours pas convaincu alors Dieu va l’amener dans un processus de
transformation. Dieu demande à Abraham, dans une vision, de sortir de sa
tente au milieu de la nuit, pendant que tout le monde était encore endormi.
Abraham sort de sa tente surement dans l’espérance de voir un miracle de Dieu
mais Dieu lui dis ceci : « regarde vers le ciel et compte les étoiles si tu peux les
compter » et après lui dit que telle sera ta postérité. Alors, surement Abraham
commence par regarder le ciel et à voir chaque étoile qu’il est à mesure de voir.
Il n’était pas juste entrain de regarder ces étoiles, il fixait et contemplait, il
observait leur éclat et leur splendeur lui permettant ainsi de distinguer une
étoile de l’autre. Il arrive au début à compter quelques étoiles ; mais avec son
petit cerveau, combien d’étoiles peut-il compter ? Arrivé à un moment, fatigué
de compter, il va dire au seigneur : «seigneur, j’ai compris le message je te fais
confiance ». Et la bible déclare dans Genèse 15 :6 que Abraham eut confiance
en l’Eternel qui le lui imputa à justice.

Par ce processus de la vision, le seigneur l’expose à des réalités plus grandes


que sa conception initiale ce qui l’amène à avoir, enfin une conception finale
totalement transformée. Pendant ce moment qu’il comptait les étoiles le
seigneur le guérissait de sa stérilité et son corps vieillissant se rajeunissait parce
qu’il ne considérait même pas que son corps était usé (Romains 4 :19). Il a donc
commencé par se regarder comme un jeune homme malgré ses cent ans.

Un peu plus tôt au chapitre 13, quand Abraham avait eu de problèmes avec son
neveu Lot, le seigneur l’avait conduit dans un processus de changement de
vision. Pour qu’il y ait la paix entre les deux, Abraham suggéra à Lot de choisir
entre l’Est et l’Ouest. Ce dernier a levé les yeux pour voir. Mais sa vision n’a pas
été transformée. Il fut juste impressionné par ce qu’il voit actuellement c'est-à-
dire la partie verdoyante de l’orient. Il ne pouvait pas voir que derrière cette
verdure se cachait une réalité qui allait le détruire plus tard : Sodome et
Gomorrhe. Quand notre vision n’est pas transformée et centrée sur Dieu nous
pouvons être facilement séduits par les réalités qui nous entoure et manquer le
plan et la provision de l’Eternel pour nous. De l’autre coté dès que lot fut séparé
d’Abraham, Dieu lui demanda également de lever ses yeux et voir. Au-delà de
l’apparence physique chaotique qu’il voyait se cachait l’immensité de la
richesse que Dieu lui préparait. Après avoir saisi la vision de Dieu celui se leva et
leva également ses tentes puis est parti s’installer dans les chênes de Mamré.
Quand notre vision est transformée, cela nous pousse à poser des actions.

La transformation de la vision d’Abraham est beaucoup plus liée aux choses qui
l’entoure et qu’il voyait à l’extérieur mais le seigneur peut nous amener aussi à
changer notre vision de nous-mêmes. Dans le livre des Juges au chapitre 6 un
ange apparut à Gédéon qui était le plus petit de sa famille et en plus de cela sa
famille était la plus pauvre de la tribu de Manassé. Voici un homme qui a une
vision totalement négative de sa personnalité. En fait, il n’a pas tort vu les
conditions dans lesquelles il se trouvait en ce moment : il était réellement le
plus petit de sa famille et est issue de la famille la plus pauvre en Manassé.
Mais ce qu’il oublie c’est que cette réalité apparente n’était la vérité de Dieu
concernant sa vie et sa destinée. Dieu avait en vu quelque chose plus grand.
Dieu ne voyait pas en lui le petit et pauvre Gédéon mais il voyait en lui un
vaillant héros (Juges 6 :12). L’ange vient et lui communique directement la
vision de Dieu et de là le Gédéon que tout le monde connaissait comme petit et
pauvre n’est plus la même personne dès qu’il a saisi la vision de Dieu pour lui.
Et finalement, c’est lui qui délivrera Israël de la main des gens de Madian qui
dominaient sur eux pendant sept ans. Quand le seigneur veut utiliser une
personne puissamment dans un domaine, il l’amène à changer sa vision de soi
et sa vision des choses qui l’environnent.

C’est très important d’avoir une bonne image de soi et surtout de nous regarder
dans les lunettes de Dieu. Nous devons renouveler notre intelligence et
commencer à nous voir comme Dieu lui nous voit. Ne soyons pas comme les dix
espions que Moise a envoyés pour explorer la terre de Canaan. Ceux-ci sont
venus dire à Moise qu’ils étaient comme des sauterelles devant les fils d’Anak.
Mais soyons comme Josué et Caleb qui ont une vision totalement différente.
Tous les douze sont partis explorer la même terre mais ils n’ont pas tous la
même vision (Nombres 13). Aussi longtemps que nous continuerons à nous
regarder comme des sauterelles aux yeux de nos problèmes ou de nos
adversaires et ennemis, nous ne pouvons jamais les surmonter ou les vaincre.
Changer sa vision de soi et des choses qui nous entourent et commencer par
voir comme Dieu voit est très important mais il faut avoir le courage d’avancer :

• SORTIR DE SA ZONE DE CONFORT

Isaac s’installe à Guérar selon ce que lui a dit l’Eternel. Après avoir saisi les
promesses de Dieu, il a également changé sa vision qui s’est beaucoup plus
alignée à la vision de Dieu. Il a crut que c’est possible de réussir dans ce pays
étranger quand bien même la sécheresse sévit. Et au verset 12 du chapitre 26
du livre de la Genèse, nous pouvons lire : Isaac sema dans ce pays. Comment
peut-on semer dans la sécheresse ? Comment peut-on semer le peu de graines
qui restait ? Et si cela ne germait pas vu qu’il n’y a pas de pluies, qu’allait-il
devenir ? Et si la récolte n’était pas bonne, comment allait-il survivre avec sa
famille ? Et que dirons les autres à propos de cette décision de semer en pleine
sécheresse ? Ce sont sûrement des questions qui sont montées dans le cœur
d’Isaac. Mais celui-ci n’a pas prêté attention à toutes ces question ni les laisser
le submerger. Il sema contre tout doute et contre tous les critiquent : cela c’est
sortir de sa zone de confort.

La zone de confort est une zone de notre vie dans laquelle nous nous sentons
totalement confortables ; c’est tous les aspects de notre vie que nous
maitrisons et dont nous avons le plein contrôle. Dans cette zone, rien ne nous
inquiète ; nous sommes familiers à tout ce qui nous arrive ; rien ne nous
surprend. Nous connaissons tous les contours de chaque événement de notre
vie ; nous pouvons tourner et manipuler la vie dans tous les sens, selon notre
volonté, rien ne nous surprendra. Penser à un jeune homme qui conduit le vélo
et qui maitrise exactement son vélo. Il sait tourner le vélo dans tous les sens.
Peut importe comment il le conduit, il n’a peur de rien ; il est capables de faire
des gestes acrobatiques de tout genre avec ce vélo sans même réfléchir. Etre
dans sa zone de confort, c’est exactement être comme ce jeune homme. Pas de
stress, pas de challenges. Regardez un poisson dans l’eau. Celui-ci n’est inquiété
de rien. Il n’a pas besoin de réfléchir avant de nager car il connait tous ce qui est
lié à son environnement.

Pour nous les humains c’est exactement la même chose qui se passe. Nous
maitrisons tellement les zones de nos vies on dirait que cette notre poche que
nous connaissons. Personne ne peut dire qu’il ne connait ni ne maitrise sa
poche. Car il sait bien quand il a de l’argent ou quand sa poche est vide. C’est
ainsi qu’il y a des domaines de notre vie qui ne présentent aucune nouveautés
pour nous. Par exemple la route que nous prenons pour aller au boulot : nous
connaissons exactement de quelle moment à l’autre nous pouvons être au
boulot, nous connaissons les lieux où il y a des embouteillages ; nous savons le
paysage qui se présente devant nous partout où nous sommes. Même en
fermant nos yeux, nous pouvons donner exactement une description des
choses qui nous entourent. C’est la même chose qui se passe avec notre lieu de
travail. Rien n’est nouveau pour nous ; nous connaissons à quel moment le
travail commence et à quel moment ça s’achève, nous maitrisons nos
différentes tâches au bout du doigt. Bref, nous connaissons la culture de notre
entreprise et rien ne nous surprend. A la maison, nous avons les mêmes
interactions avec nos enfants et nos notre partenaire, rien ne change que ce
soit en bien ou en mal. Un homme qui par exemple se soûle chaque jour et
vient battre sa femme ou une personne qui trompe son partenaire se dit que
c’est bien cette vie. Pas besoin de changer quoique ce soit.

Tout ce qui nous donne une sécurité apparente, c’est notre zone de confort.
Cette zone est caractérisée par la routine. Un pasteur qui a son église de
cinquante membres et qui s’en réjouit. Il connait ses fidèles chacun par son
nom ; rien ne l’inquiète par rapport à leur gestion. Un autre homme de Dieu qui
se plait dans son ministère. Tout va bien, pas besoin d’explorer de nouveaux
horizons ; il est assez satisfait. Il y a cet autre frère qui vit dans ce péché et il se
plait là dedans ; pour lui c’est devenu une norme. Il n’y a absolument rien à
changer. Il y a cet entrepreneur dont l’entreprise roule bien et qui n’a plus
besoin de faire quelque chose de nouveau. Vous savez quoi ? Aussi longtemps
que nous serons dans cette zone de confort, nous aurons une apparence de
sécurité qui va nous satisfaire aujourd’hui mais permettez moi de vous le dire
que dans les années à venir, cette sécurité apparente deviendra une source
d’ennuis pour vous. Pour nous africains qui avons un peu vécu au village nous
connaissons les murs qui ont été fait en argile, quand ce mur est exposé à la
pluie qui le mouille chaque jour, ce mur finira un jour par s’écrouler. La sécurité
que nous donne notre zone de confort est totalement semblable à ce mur
exposé à la pluie. Plus vite nous chercherons à sortir de cette zone plus
épanouie sera notre vie. C’est ainsi que nous avons été conçus depuis la
création du monde ; le seigneur a mis en nous ce désir de l’éternité qui n’est
rien d’autre que le goût de se surpasser chaque jour. Si le seigneur a fait d’Adam
et Eve des dominateurs de la terre c’est pour les emmener à ne pas être
satisfait de ce qu’ils ont ou de ce qu’ils sont aujourd’hui. Ils doivent trouver
chaque jour des moyens de grandir un peu plus afin de pouvoir réellement
continuer de dominer sur la terre et l’assujettir.

Paradoxalement notre cerveau a été conçu d’une manière à se plaire dans la


routine ou à aimer la facilité. Alors que la facilité rime avec la médiocrité. Il y a
cette partie de notre cerveau appelé système limbique qui est chargé de nous
protéger contre les dangers. A chaque que nous commençons par nous
retrouver dans une zone de notre vie où nous n’avons pas l’habitude d’être,
notre cerveau va commencer par envoyer des signaux rouges à tout notre
corps, pour lui signaler que : hé ! Il y a danger ici. Ou bien quand nous
empruntons un chemin que nous n’avons jamais utilisé de par le passé, le
cerveau va envoyer des alertes à tout le corps et le corps va commencer par
réagir à ces signaux que le cerveau vient d’envoyer. Ce qui fait que plusieurs
personnes n’essaient pas de nouvelles choses ou de se lancer dans de
nouveaux horizons c’est qu’ils écoutent trop ces signaux envoyés par le
cerveau. Ils sont dans un système d’analyse perpétuelle de la situation.
L’analyse paralyse. Quand vous serez entrain de trop penser au fait de semer la
petite quantité de graines que vous avez dans une période de l’année où il y a la
sécheresse, vous n’allez jamais semer comme l’a fait Isaac. Alors pour sortir de
cette zone de confort, que doit-on faire ?

Fig.2

Fig.2 : Processus de sortie de la zone de confort

• AFFRONTER SES PEURS

La première des choses à faire pour sortir de sa zone de confort c’est d’affronter
ses peurs. Et pour affronter ses peurs, l’on commence par poser de petites
actions un peu différentes de celles que nous avions l’habitude de faire de par
le passé. Par exemple l’on peu commencer par emprunter un nouveau chemin
en allant au boulot ou décider de ne plus passer par le chemin qui nous amène
vers le bar ou nous avons l’habitude de nous souler ou encore décider de
complimenter son partenaire à chaque fois que nous sommes de retour à la
maison. Un directeur d’entreprise lui peut décider d’arriver un peu plutôt au
boulot et de consacrer un moment dans la semaine pour prêter une oreille
attentive à ses employés. Un papa qui n’a pas l’habitude d’être présent dans la
vie de ses enfants, sauf en cas de forces majeures, peut juste décider de passer
un peu de temps avec eux ou décider d’aller les chercher à l’école ou de sortir
avec eux le week-end. Quelqu’un qui est en surpoids peut décider de mieux
contrôler ce qu’il mange et commencer de petits exercices de marche. Celui qui
veut lancer une entreprise peut également décider de mettre un peu d’argent à
coté pour pouvoir réaliser son objectif. Ces petites actions peuvent paraitre
insignifiantes aux premiers abords mais elles regorgent une importance capitale
dans la suite de notre vie.

Vous allez constater que tout est une question de décision. Chaque jour que
Dieu fait nous sommes sollicités de tout bord entre le mal et le bien, le positif
et le négatif, la lumière et les ténèbres, l’excellence et la médiocrité, la vie facile
menant aux regrets et cette vie difficile qui enfin de compte donne une pleine
satisfaction. Vous ne pouvez ne pas choisir. Il n’y a pas de neutralité dans cette
vie. Soit vous décidez d’avancer, soit vous décidez de reculer. Et sachez que
même choisir de ne pas choisir aussi c’est choisir. Alors faites de bons choix, des
choix qui apporteront un plus à votre vie. Surtout commencez petits pour ne
pas être facilement et rapidement fatigués. Parce que vous vous engager dans
une zone d’insécurité, une zone qui ne vous parait plus familière. Vous aurez
l’impression d’avoir perdu le contrôle de tout. C’est la zone de peur et
d’inconfort et c’est pourquoi plusieurs ne se hasardent pas là bas. Parce que ça
fait peur ; tout changement est flippant. Mais tant que vous déciderez de faire
le premier pas, le ciel aussi vous soutiendra ; les anges vous viendront en aide.

En ce moment où vous décidez de prendre votre vie en mains, vous devez aussi
vous préparer aux critiques et aux paroles de découragement venant de votre
entourage immédiat. Ne les écoutez pas. Continuer seulement votre marche et
avancez vers l’atteinte de votre but. Parfois vous n’aurez pas seulement à lutter
contre les paroles venant de l’extérieur, vous êtes appelés aussi à lutter contre
vos propres doutes et inquiétudes. Il faut que le désir de changer et de grandir
en vous crie plus fort que cette voix qui vous dit que vous n’y arriverez pas. Je
me souviens de la première fois ou je devrais faire un jeûne de quarante jours.
Cela n’a pas été facile. J’ai dû vraiment lutter contre moi-même et mes peurs.
Jusque je n’avais jamais fait un jeûne de plus de sept jours. Donc c’était pour
moi un réel challenge. C’était un combat intérieur que je menais contre moi-
même. J’avais peur que je commence à avoir des problèmes gastriques puisque
j’avais déjà souffert d’ulcères de par le passé et c’était miraculeusement que j’ai
été guéri. J’avais peur par rapport à mon travail. Je me posais la question de
savoir si je serai à mesure de bien travailler au boulot comme d’habitude.
Quand je l’ai annoncé à mon frère avec qui je vivais dans la maison, il m’a
regardé bizarre. Surement qu’il s’est demandé si ce garçon va vraiment bien.
Mais je me suis lancé contre vents et marrés et je peux aujourd’hui les voir
fruits de ces quarante jours de voyage avec le seigneur.

Nous sommes capables d’apporter de grands changements dans nos vies


quand nous décidons de commencer pas à pas. Ne méprisez pas les faibles
commencements. Un voyage de mille mètres commence toujours par un petit
pas. N’ayez pas peur de perdre le contrôle ; n’ayez pas peur de vous tromper ;
n’ayez pas peur de faire de mauvais choix ; n’ayez pas peur de tomber et de se
relever ; ayez peur de n’avoir jamais essayé. Là même où vous croyez avoir
perdu le contrôle, c’est là même que vous devenez plus forts.

APPRENEZ DE VOS ERREURS ET ACQUEREZ DE NOUVELLES COMPETENCES

La meilleure façon d’apprendre c’est d’agir. Et en agissant, vous ferez surement


des erreurs. Ceux qui ne font jamais d’erreurs c’est ceux qui n’essaient jamais
Dès que vous vous êtes sortis de votre zone de confort et que vous rentrés dans
la zone de peur, plusieurs challenges arriveront dans votre vie. Des émotions
négatives vont remonter de votre être intérieur. Les peurs enfouies vont faire
surface et vous aurez totalement l’impression d’être coupé de vos ailes. C’est
exactement là qu’il faut qu’il faut commencer par voir la vie différemment et
commencer par gérer autrement ses erreurs. Au lieu de regarder les échecs
comme tels, vous pouvez décidez de les regarder comme des leçons que la vie
vous donne. Vous devez avoir cette mentalité selon laquelle je n’échoue jamais,
j’apprends de nouvelles leçons.

Pensez-vous à Moise qui descend de la montagne de Sinaï avec les tables du


commandement et sous l’effet de la colère, jette ces pierres par terre. Ces
pierres précieuses que Dieu lui-même avait gravées, les voila brisées. Selon moi
ce n’était pas seulement les pierres qui venaient de briser, c’est aussi Moise qui
venait d’être brisé. Tous ces quarante jours qu’il a passés avec Dieu sont
devenus nuls et il fallait qu’il remonte pour refaire la même chose afin de
recevoir à nouveau. Combien il s’est senti découragé quand il apprit qu’il lui
fallait monter encore pour une seconde fois. Surement que dans sa
conversation avec Dieu, il lui a posé la question si c’est toujours nécessaire qu’il
monte encore. Est-ce que Dieu lui seul ne pouvait simplement pas réécrire ces
tables et les lui donner ? Avait-il réellement besoin de la présence de Moise. La
réponse à cette question est non. Mais pourquoi il voulait que Moise monte
toujours ? C’est parce que Dieu associe toujours des hommes à son œuvre sur
cette terre. Le seigneur a besoin que nous soyons des ouvriers avec lui. Ainsi il
nous fait passer par le feu du fondeur afin que nous soyons brisés et
transformés car Dieu n’utilise pas des personnes non brisées. Quelque chose de
merveilleux s’est passée dans tout cela : en montant pour la deuxième fois,
Dieu l’a totalement transformé. Il descend maintenant de cette montagne et
son visage rayonnait de gloire à telle enseigne que les israélites ne pouvaient
fixer leurs yeux sur son visage. Ce n’est plus le même Moise qui est descendu
de la montagne au deuxième tour. Il a appris de ces erreurs.

Dans cette zone d’apprentissage, concrètement vous devez commencer par


acquérir de nouvelles connaissances et compétences qui vous permettront de
regagner en confiance. Vous pouvez décider de suivre de nouvelles formations
ou lire de nouveaux livres dans le domaine dans lequel vous exercez. Vous
pouvez commencez par visiter et apprendre des gens qui sont passées par les
mêmes difficultés que vous et y sont arrivés tête haute. Vous pouvez donc
bénéficier de leurs conseils et de leurs expertises. Plus vous avez de
connaissances plus vous pouvez agrandir votre zone de confort. Mais ce qui est
bien cette fois-ci c’est que vous n’allez plus vous satisfaire de cette zone mais de
nouveaux gouts renaitront de vous et vous aurez envie de découvrir plus de
nouveaux horizons. Vous connaissez maintenant le chemin qui vous permet de
sortir des cercles vicieux auxquels vous serez confrontés. Vous commencez par
prendre goût au défi et vous relevez facilement et ingénieusement ces défis.
Vous êtes arrivés à créer un système de pensées et de fonctionnement qui vous
permet de résoudre avec sagesse vos problèmes. Vous développez une passion
dans ce que vous faites et vous commencer par vous ouvrir à de nouvelles
opportunités et aventures. C’est là que nos ailes repoussent et nous n’avons
plus le sentiment de marcher mais de voler dans les airs. Les impossibilités
deviennent possibles.

A cette étape de notre vie, nous sommes appelés à agrandir notre zone de
connaissances chaque jour. Plus grande devient notre zone d’apprentissage plus
grande deviennent nos capacités à gérer nos problèmes et défis. C’est là que
nous pouvons retournés facilement en arrière et faire avec excellence les
choses qui nous paraissaient difficiles de par le passé. Bienvenue dans votre
zone de croissance ! Maintenant vous pouvez commencer par trouver le sens
réel à votre vie et à votre vocation. Vous êtes à mesure de libérer pleinement
cette énergie qui bouillonne en vous. Vous atteignez la meilleure, la vraie et la
plus grande version de vous-mêmes et là vous pouvez vous réjouir et dire que la
vie vaut la peine d’être vécue. Ces sacrifices consentis et ces dons de soi en
valaient la peine. Vous vous ouvrez facilement à de nouvelles opportunités plus
grandes et vous commencez par vous fixer de nouveaux objectifs ambitieux et
grands. Vous savez maintenant que ce qui vous fait réellement vibrer c’est vos
rêves et votre désir de vous surpasser chaque jour. Vous vous fixez des objectifs
grands qui vous dépassent car comme l’a dit Bertrand Russel : «Vaut mieux viser
la perfection et la manquer que viser l’imperfection et l’atteindre. » et Oscar
Wilde lui va déclarer : « il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec,
on atterrit dans les étoiles. » Devenez grands et vivez vos rêves car personne
d’autre ne les vivra mieux que vous. Que votre désir de vaincre soit plus fort
que votre peur d’échouer. Préparez-vous et lancez-vous !

Isaac est passé par toutes ces étapes et finalement la bible déclare dans Genèse
26 :13 cet homme devint riche, et il alla s’enrichissant de plus en plus, jusqu’à ce
qu’il devint fort riche. Le seigneur a besoin aujourd’hui de jeunes gens qu’il va
investir d’autorités dans tous les domaines de la vie même sur des sols
étrangers. Le seigneur a besoin aujourd’hui plus que jamais des Joseph, des
Daniel, des Eli et des Elisée qui vont apporter des changements drastiques et
systématiques dans des gouvernements, dans de grandes entreprises. Des gens
qu’il veut rendre riches et fort riches qui emploieront des travailleurs de toute
race et de toute nationalité. Le seigneur veut bénir des entrepreneurs et faire
exploser leur renommée sur l’échelle mondiale. Le seigneur est toujours à la
recherche des personnes qui l’aiment et qui vivent pour lui afin d’impacter ce
monde. Mais il ne peut faire ces choses que quand vous déciderez de sortir de
votre zone de confort et mettre votre espoir en action.
CHAPITRE QUATRE : COMMENT PROTEGER SON
OPTIMISME

Au fur et à mesure que nous avançons dans la vie et que nous réalisons nos
rêves, il y aura toujours de vents contraires qui viendront sur nos chemins afin
de nous déstabiliser et nous voler notre paix et notre optimisme. Il est donc
essentiel de trouver les voies et moyens qui vous permettent de continuer
d’avancer malgré ces obstacles. Que faire donc pour continuer d’avancer et
protéger son optimisme ?

• RECONNAITRE LES CHOSES QUI VOUS VOLENT VOTRE OPTIMISME

Votre optimisme est lié à votre identité. Et si nous parlons d’identité, nous
voulons parler des valeurs et des principes de vie qui sont importantes pour
nous. Nous bâtissons notre optimisme sur ce qui important pour nous. Nous
bâtissons notre optimisme sur des valeurs morales et chrétiennes. Une
personne qui ne connait pas son identité est facilement manipulable et
influençables. Mais du moment où cette personne prend conscience de sa vraie
identité et des valeurs de vie qui la caractérisent, rien ne peut l’arrêter et rien
ne peut gêner facilement sa paix intérieure et son optimisme. De la même
manière qu’un roi ne peut aller n’importe ou ni s’asseoir avec n’importe qui ni
dire ou faire n’importe quoi par peur de perdre sa légitimité et sa vraie valeur
devant le peuple qu’il gouverne, c’est ainsi qu’un homme qui se connait, qui a
de grandes valeurs de vie ne peut pas se permettre de vivre sa vie comme tous
les autres hommes. Il a des choses auxquelles il croit et ne peut donc pas
s’asseoir dans le conseil de n’importe qui.

Pour continuer de garder son optimisme l’on doit savoir qu’il y a certaines
personnes qui n’ont pas la même vision de la vie que nous et il faut prendre ces
distances avec ces personnes. Peu importe combien d’années vous êtes potes,
si vous décidez d’avancer et de prendre votre destin en mains mais que
malheureusement ceux avec qui vous aviez l’habitude d’être ensemble sont une
menace à votre optimisme et à votre progrès, la meilleure façon de couper
court c’est de se séparer. Ne me comprenez pas mal. Je ne suis pas entrain de
dire que vous devez tout de suite vous séparer de vos anciens amis ou potes. Ce
que je veux dire c’est qu’il y a des amis et des personnes qui refusent
foncièrement et originalement de changer ou de voir les choses sous de
nouveaux angles de vue. A ces personnes, peu importe combien tu peux leur
expliquer les choses, elles décident de ne rien comprendre. Elles sont figées
dans leur manière de penser et de voir les choses. Ils sont répulsifs et hostiles à
toutes nouveautés et à tous changements. Imaginez-vous un ami avec qui vous
avez cheminé des dizaines d’années. Mais durant ces dizaines d’années, aucun
changement positifs ni progrès ne peut être comptabilisés dans votre vie et
maintenant que vous décidez de prendre votre vie en mains cet ami lui reste
toujours à ces anciennes manières de vivre ou de voir les choses. Ce sera
impossible que vous continuiez de cheminer ensemble. La bible déclare dans
Amos 3 :3 Deux hommes marchent-ils ensemble, sans être convenus ? C’est une
illusion de marcher avec des personnes qui refusent de voir dans la même
direction que vous.

Dans votre cercle d’amis, vous aviez des choses auxquelles vous croyiez, vous
aviez des blagues que vous aviez l’habitude de faire de par le passé. Par
exemple vous croyiez qu’il impossible pour quelqu’un venant de votre quartier
de réussir ou d’atteindre un certains niveau d’excellence. C’était ce à quoi vous
croyez et c’est à propos de cela que vous parlez à longueur de journée à chaque
fois que vous vous rencontrez. Avec le temps, vous avez changé votre système
de pensées et de croyances ; vous avez décidé de vous débarrasser de ces
pensées limitantes qui vous ont, durant de longues années tenus en esclavage.
Pendant ce moment vous commencez à atteindre votre pleine potentialité. Si
vous décidez de toujours marchez avec ces genres d’amis qui eux autres n’ont
pas changez ou mis à jour leur version de pensées, soit c’est eux qui vous
replongeront dans votre ancien état de pessimisme, d’insouciance,
d’irresponsabilité par rapport à votre vie et aux événements qui y sont
rattachés, soit vous qui les changerons. Mais faites très attention car si vous
essayez de changer leurs pensées ou leurs croyances et par conséquent leurs
comportements, ils commenceront à vous traiter de donneur de leçons. Vous
finirez par entendre des phrases du genre : tu es devenu orgueilleux ; tu n’étais
pas comme ça avant ; tu crois tout savoir à cause du petit succès que tu
commences à avoir. Certains des plus courageux vous le diront de manière crue
et d’autres vont l’édulcorer utilisant l’humour. Les plus faibles mais dangereux
commenceront pas parler derrière votre dos et à vous calomnier. En face à des
situations de ce genre, essayez une ou deux fois et s’il n y a pas de
changements, prenez simplement vos distances. Mieux vaut rester dans son
coin et continuez d’avancer que de trainer avec des personnes qui vous
emmèneront dix ans encore en arrière. Les mauvaises compagnies corrompent
les bonnes mœurs, nous dit la bible.

Il y a des environnements toxiques dont vous devez évitez. Par exemples les
chaines de télévision que vous suivez ou les types d’émission que vous avez
l’habitude de regarder. Puisque nous sommes facilement influençables par ce
que nous écoutons et ce que voyons, il serait de bonne haleine de choisir ce
que vous voulez écouter et voir. Comment est ce qu’un entrepreneur qui veut
réussir va-t-il prendre de ces précieux temps à suivre les émissions ou on parle
de show des stars ? Comment un chrétien qui veut marcher dans la
sanctification va-t-il continuer de suivre des émissions sur boom tv ? Comment
est ce qu’une femme vertueuse qui veut bâtir son foyer peut-elle passer son
temps à suivre des influeunceuses à réputations douteuses et dont les réalités
sont moins enviables que vous, vous donner des conseils sur le mariage ?
L’internet aujourd’hui est remplis de personnes aigries ayant vécu des histoires
qu’elles n’ont pas digérer ou dont n’ont pas eu la possibilité de se guérir. Ce sont
ces personnes qui se transforment en coach de vie ou de couple afin de
déverser leur venin ou leur haine en vous. Ne laissez pas ces gens vivre la vie
qu’ils n’ont pas pu vivre au travers de vous. Malheureusement ces ce qui est en
vogue aujourd’hui et surtout dans la gente féminine. Combien de couples et de
foyers sont brisés ou ont volé en éclats aujourd’hui, à cause de ces coachs de
vie ou conjugaux ? Préservez vos vies, préservez votre optimisme, préservez vos
valeurs de vie. Préservez votre paix intérieures.

Il a été démontré par des enquêtes scientifiques que les couples optimistes
sont ceux qui durent plus dans le temps et sont les plus heureux du monde.
Ceci s’explique par le fait que dans un couple optimiste les partenaires sont à
mesure de voir le bon côté de l’autre au lieu de se focaliser sur ses défauts. Il
est vrai qu’il peut avoir des cas extrêmes, dans le sens où le mari est devenu
totalement irresponsables ou commence par affliger des violences verbales et
physiques à sa femme. Ces violences peuvent parfois mener à la mort de la
victime. Dans ce genre de cas je ne conseille pas un optimisme aveugle mais
plutôt un optimisme pragmatique, où l’on utilise un temps soit peu, sa raison
pour voir quoi faire quand sa vie est réellement menacée. Dans le cas où il ne
s’agit que de défaut de base liés peut être à l’éducation du monsieur ou à
certaines expériences de sa vie, des femmes continuent toujours de voir le bon
côté de leur homme. Et c’est là que l’optimisme joue vraiment son rôle. Ceci
nous amène à comprendre que la vie n’est jamais totalement facilité et joie.
C’est une succession de peines et de joies, de hauts et de bas.

Mais ce n’est pas cela que ces coachs sur les réseaux sociaux vont vous faire
comprendre. Quand toi une femme qui est optimiste quant à ce qui concerne
votre avenir, peut être que la vie n’est pas rose pour vous aujourd’hui mais vous
continuez toujours à croire à des lendemains meilleurs. Vous supportez votre
partenaire, vous l’encouragez à donner le meilleur de lui-même. Et au même
moment c’est vous qui écoutez ces influenceuses haineuses sur Tik tok ou sur
Facebook. Comment pouvez continuer d’être optimiste par rapport à votre
couple ? La plupart de ces coachs vous conseilleront de quitter votre partenaire
dès qu’une petite difficulté survient dans votre vite. C’est ce qui nous n’avons
plus de couples solides de nos jours. Les gens refusent de souffrir ou de faire
des sacrifices pour la réussite de leur couple de nos jours. Les jeunes filles sont
devenues tellement pressées que dès qu’un petit problème survient, leur
premier réflexe c’est de quitter leur couple. Plus de patience, plus de sacrifice,
plus de don de soi. Et le phénomène des mères célibataires continuent en
grandissant d’une manière exponentielle aujourd’hui et ses conséquences ne
sont pas sans préjudices. La vraie vie, ce n’est pas ce que nous voyons sur les
réseaux sociaux. Les gens décident de vous montrer ce que eux ils veulent
montrer. Faisons donc très attention par rapport à ces phénomènes des réseaux
sociaux qui est en propension frénétique aujourd’hui. Il y a des envoyés du
diable sur ses réseaux qui n’ont que seul but de détruire les foyers. Je le répète
il y a des envoyés du diable sur ces réseaux ; faites donc très attention à qui
vous écoutez et à quoi vous écoutez.

Il est aussi très important de juger les événements et les gens à leur juste
valeur. Ne surestimez pas les événements, ne les sous-estimez pas non plus.
Ceci vous amènera à être plus pragmatique. Quand l’on n’est pas trop dans les
suppositions dans cette vie, notre optimisme et notre confiance nous en
s’accroissent chaque jour. Si voulez être bien dans votre peau et avoir de
bonnes relations avec les autres, arrêtez de faire des suppositions. Face à un
événement qui se déroule dans votre vie, au lieu de se mettre à faire des
suppositions sur les faits et sur les personnes, décidez plutôt d’aller vers ces
personnes et demandez-leur directement ce qui se passe. Ceci vous évite des
disputes inutiles. Cela vous évite de vous faire mal à vous-même et à autrui.
Vous venez d’apprendre que quelqu’un a mal parlé de vous et tout à coup vous
mettez en colère et commencez par supposer : ah si celui a mal parlé de moi,
c’est parce que ma tête ne lui plait ; c’est parce qu’il est une mauvaise
personne. Et vous dites toute sorte de mauvaises choses à votre tour sur cette
personne. Mais cela ne vous donnera pas une paix intérieure car à chaque fois
que vous rencontrerez cette personne, votre haine contre lui s’enflammera de
plus en plus et vous commencerez par afficher une froideur par rapport à cette
personne. Et si vous aviez tort sur toute la ligne ? et si vous aviez plutôt décidez
d’aller vers cette personne et lui demander de quoi il s’agit exactement ?
Combien de problèmes devraient être résolus facilement si nous arrêtions de
faire des suppositions et d’aller directement vers la personne concernée pour
lui poser des questions ?

Une année je fus victime d’une histoire mal racontée par une personne au sujet
de moi. Et un membre de la famille de cette personne qui était en de très bons
termes avec moi par le passé est rentré dans une haine inexpliquée contre moi.
Quand cette personne me voit, elle ne me salue plus ou parfois quand moi-
même je la salue, elle décide de ne pas répondre. Elle est capable de prendre
un autre chemin à chaque fois qu’elle me voyait venir. Je peux sentir sur le
visage de cette personne une haine rouge contre moi. Parfois je suis là et je me
pose la question de savoir qu’est ce que cette personne a pu raconter sur moi à
telle enseigne que je suis détesté à ce point ? Ceci s’est accentué durant des
mois et je décide finalement d’approcher cette personne pour lui demander ce
qui était réellement à la cause de cette haine qu’elle avait contre moi. C’est
ainsi que le problème est résolu et nos relations ont repris leur cours normal ?

Combien de problèmes pouvons-nous régler dans cette vie juste en arrêtant de


prêter des intentions aux gens, de se faire des hypothèses qui la plupart des
temps sont erronées et commencer par poser des questions ? Poser des
questions semble être petit mais c’est une action salvatrice qui nous évite toute
sorte d’ennuis. Nous devons le savoir chaque jour que celui qui a des ennuis
avec lui-même ou avec les autres, en souffre. Et la personne qui souffre
intérieurement ou même physiquement commence facilement par perdre son
optimisme. C’est pourquoi dans les camps de guerres on procède par des
maltraitances émotionnelles ou physiques pour emmener les otages à livrer des
secrets ou à changer leurs opinions sur une question donnée. Peu de personnes
dans cette vie arrivent à résister à la douleur sur une longue durée. Pour
combien de temps encore continuerez vous à vous faire souffrir tout en croyant
que vous serez toujours optimiste ? La meilleure façon de continuer de se
maintenir optimiste c’est d’avoir une paix intérieure avec soi-même et peu
importe combien les gens peuvent vous attaquer, aussi longtemps que vous ne
leur prêter pas d’intentions, vous continuerez à être optimistes.

Parfois si cette action minime qui est poser des questions devient très difficile à
accomplir, c’est parce que nous avons peur de découvrir la vérité ou d’être
détesté par les autres. Ceci tire son origine du fait que nous pensons que les
autres pensent de nous ce que nous pensons d’eux. Imaginons deux partenaires
qui se disent que l’autre me connait assez, je n’ai pas besoin de lui dire toutes
les choses que je désire avant qu’il ne le fasse. C’est de cette même manière
que la deuxième personne aussi suppose des choses à propos de la première.
La meilleure façon d’agir dans ce cas c’est de poser des questions et de se dire
les vérités telles qu’elles sont. Arrêtez de supposer et poser des questions ;
arrêtez de supposer et dites les choses telles qu’elles sont. Combien de
relations sont brisées entre amis, connaissances et partenaires tout simplement
parce que les gens sont juste là à supposer ? Et combien de problèmes croyiez-
vous que l’on peu régler en agissant d’une manière contraire à celle dont nous
avions toujours l’habitude de faire ?

Revenant un tout petit peu sur le pragmatisme dont je faisais mention un peu
plus haut, il est important voire indispensable d’être pragmatique dans cette vie
si nous voulons vivre une vie pleine d’optimisme. Certaines personnes se
donnent des illusions fausses sur des réalités. Par exemple une personne peut
se dire qu’elle est capable de faire une chose et découvre finalement qu’elle ne
peut pas la faire. Peu importe combien l’on peut se motiver ou s’encourager à
faire une chose si nous ne sommes capables, nous n’en serons pas capables.
Imaginons un homme qui se dit qu’il veut parler l’anglais devant une grande
foule alors qu’il ne connait aucun mot en anglais ? Sa déception sera très
grande même s’il a pris la plus grande dose de motivation que l’on peut se
donner. Pour éviter cela, il sera avantageux de s’asseoir, de se poser des
questions sur ses qualités et défauts, sur ses capacités et ses incapacités, sur
ses forces et ses faiblesses. Ceci lui permettra de savoir les compétences
requises qu’il doit acquérir afin d’accomplir ce qu’il veut. C’est un peu comme
une personne qui est encore assise dans sa zone de confort et pense pouvoir
réaliser ce que quelqu’un qui est dans sa zone de croissance ou d’expansion est
à mesure d’accomplir. Ça ne peut pas marcher comme ça.

Tout le monde ne peut pas être aussi comme riche que Dangote ou Elon Musk.
Tout le monde ne peut pas être comme Cristiano Ronaldo ou Messi. Tout le
monde ne peut pas être comme l’apôtre Paul. Si quelqu’un veut être comme
ces gens que je viens de citer, il doit aussi être prêt à affronter les mêmes défis
que ces gens. Il doit être prêt à faire les mêmes sacrifices et acquérir les
mêmes compétences que ces personnes. Ça ne suffit pas seulement d’avoir une
pensée positive ou de bonnes intentions ; il faut faire suivre ses bonnes
intentions de bonnes actions ou plutôt d’actions adéquates ou correctes.
Arrêtez de rêver grand si vous n’êtes pas à mesure de faire les choses qu’il faut
pour accomplir ces grands rêves. Vous risquez de toujours être déçus et de
croire que la pensée de l’optimisme est un faux concept. Non le problème ce
n’est pas l’optimisme, le problème c’est vous-mêmes. Ne dit-on pas que qui
veut aller loin prépare sa monture ? et comment penser vous parcourir des
milliers de kilomètres si vous ne prenez pas avec vous les choses nécessaires
pour ce voyage ? Soyons pragmatiques dans ce que nous faisons et nous les
réaliserons certainement.

Le seigneur Jésus donne de telles leçons dans l’évangile de Luc 14 :28-32

« Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la
dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les
fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent
à la railler, en disant : cet homme commencé à bâtir, et il n’a pu l’achever ? Ou
quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi ne s’assied d’abord pour examiner
s’il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient
l’attaquer avec vingt mille ? S’il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore
loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. »

Combien de personnes se sont lancées dans des aventures sans préparation ou


informations réelles sur le sujet et qui, en fin de compte, se sont retrouvées
déçues par les situations ? Par exemple si vous la première personne à vous
aventurer sur un terrain que personne n’a exploré auparavant, c'est-à-dire que
vous êtes un pionnier, il peut sembler difficile de rassembler toutes les
informations possibles. Même dans ce cas pouvez toujours avoir d’informations
directes ou indirectes sur le sujet qui vous seront d’une grande utilité. Et à
combien plus forte raison s’il s’agit de domaines que des gens ont déjà
explorés. Ne vous tuez pas. Ne faites pas diminuer votre optimisme que vous
aviez en vous ou votre confiance en vous. Posez des questions, renseignez-vous,
rassemblez le plus d’informations possibles. Ce n’est pas tout, préparez-vous. Il
est peut être vrai que ce n’est toujours pas les mêmes réalités sur le terrain par
rapport à votre préparation. Mais vous aurez appris certaines méthodes ou
acquis certains reflexes qui vous permettront de vous en sortir dans le pire des
cas. Imaginez donc ce qui pourrait se passer si vous ne vous étiez pas préparés
ou si vous n’aviez pas rassemblé de bonnes informations. La préparation dans la
vie est la clé du succès. Ne la méprisez pas. C’est l’étape importante qui vient
juste après que vous avez pris la décision de faire quelque chose qui sort de
votre routine. C’est lors de la préparation que l’on apprend les règles du jeu et
l’on développe le sens de la discipline et de la persévérance.
• CONTINUEZ D’AGIR CHAQUE JOUR

Il est important d’avancer dans cette vie chaque jour dans le but de garder
l’équilibre. Celui qui n’avance pas et qui fait du sur place risque de tomber
bientôt. La vie est donc comparable au vélo que l’on conduit. Plus l’on fait
l’effort d’avancer plus l’on est équilibré. L’effort continuel d’avancer est aussi
comparable à un ruisseau qui coule à chaque fois. Ces eaux seront propres et
limpides. Mais une eau stagnante est puante et nauséabonde. Toutes les fois où
nous avançons dans la vie, nous sommes comparables à ce torrent qui ruisselle
mais si nous décidons de ne plus avancer, nous sommes comparables à ces
eaux stagnantes ; et l’on pue. Avancer chaque jour ne demande pas de vouloir
finir une tâche en même temps mais de faire de petits efforts chaque jour pour
s’approcher de but.

C’est un peu comme les États-Unis qui décident d’envoyer un homme sur la
Lune. Durant environ une décennie entière, ils ont décidé de se focaliser sur ce
but précis, ont fait des recherches par rapport à cela. Ils ont amélioré leurs
inventions de la capsule spatiale qui devrait amener leur astronaute sur la lune
et le 21 juillet 1969, Neil Armstrong atterrit sur la lune. Ce dernier va faire une
puissante déclaration : « C’est un petit pas pour l’homme, mais un pas de géant
pour l’humanité ». L’homme sous-estime souvent certains petits pas qu’il fait
chaque jour alors que c’est en eux que résident le secret de tout grands succès.
Un arbre dans la forêt grandit chaque jour. Peu importe que les hommes ne le
voient pas grandir mais il grandit. Et puis un beau jour les gens constate que cet
arbre n’est plus le même ; il a grandit et maintenant il commence par porter des
fleurs et des fruits. Un homme qui fait de petits pas vers l’avant chaque jour
peut être assuré d’atteindre le sommet un jour à condition de ne pas
abandonner.

Il y a une qualité qui est commune à tous ceux qui réussissent dans cette vie ou
à tous ceux qui sont débordant d’optimisme, c’est qu’ils sont tous persévérants.
La persévérance est l’une des plus grandes qualités présentes dans toutes les
grandes histoires de ce monde. Commençant par Noé qui prit environ 80 ans
pour bâtir l’arche qui devrait sauver lui et sa famille lors du déluge. Passant par
Moise qui va affronter tout un empire, le plus puissant empire de cette époque
afin de sauver le peuple d’Israël et Salomon qui va bâtir le premier temple selon
le plan que Moise a reçu sur Sinaï, ce sont des œuvres qui demandent la
persévérance. Nous ne pouvons pas ignorer l’œuvre du seigneur Jésus lui-
même sur cette terre. Il a du passer par des tourments mais il n’a pas désisté. Il
a continué et a être obéissant jusqu’à la mort jusqu’à la mort à la croix. Dès le
jardin de Gethsémani il pouvait décider de tout arrêter. Ou bien quand on
venait de l’arrêter et que commencent ses souffrances, il pouvait simplement
faire appel à une légion d’anges pour mettre fin à cette souffrance. Mais parce
qu’il avait un but précis et qu’il avait un ardent désir qui brulait dans son cœur,
celui de sauver l’humanité perdue, il n’a pas abandonné sa course. Son désir de
sauver le monde était plus grand que tous les autres souffrances et même la
peur de la mort. Il s’avait que l’avenir de l’humanité reposait sur son épaule
voilà pourquoi il ne pouvait pas reculer. Et s’il reculait alors à quoi aurait servit
que lui, Dieu vienne prendre une forme humaine pour venir sur cette terre ?

Plusieurs personnes abandonnent facilement dès les premières oppositions


qu’ils rencontrent ou dès leurs premiers échecs. Cela ne devrait pas être ainsi.
C’est une maladie que nous devons tous apprendre à vaincre et à guérir si nous
voulons accomplir de grandes choses dans cette ville. Croyez-vous que les
grands exploits de ce monde ont été accomplis en un claquement de doigt ?
Croyez vous que la lampe à incandescence fut inventée sans échecs par Thomas
Edison ou que les pyramides égyptiens ont été construits sans échecs. Pensez
vous que Henry Ford a inventé le premier moteur sans aucune déception, lui
qui a été l’inventeur du monde le moins instruit ? Ou bien vous pensez que
l’apôtre Paul a traversé toute l’Asie mineure et une partie de l’Europe pour
prêcher l’évangile sans aucune incidence majeure ou adversités ? Allez lire la vie
de ce dernier dans 2 corinthiens 1 : 8-9 « Nous ne voulons pas, en effet, vous
laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie,
que nous avons été excessivement accablées, au-delà de nos forces, de telle
sorte que nous désespérions même de conserver la vie. Et nous regardions
comme certain notre arrêt de mort, afin de na pas placer notre confiance en
nous-mêmes mais de la placer en Dieu qui ressuscite les morts. » Ou lisez dans 2
corinthiens 11 : 23-33 que vous conseille d’aller lire.

La réussite n’a jamais été le fruit du hasard. Cela vient d’une préparation
effective couplée à une opportunité et couronne par une persévérance sans
faille. La chance, si vous ne l’avez pas, c’est à vous d’aller la créer ou la chercher.
N’attendez pas que les choses soient roses pour que vous avanciez ; n’attendez
pas que vous ayez réunis tout avant de vous lancez. Commencez, faites des
erreurs, corrigez vous. Echouez mais n’abandonnez pas. Déterminez de
nouvelles priorités, tombez, relevez vous et continuez car c’est ainsi qu’est la vie
d’un guerrier. La vie ne vous fera pas de cadeaux. Elle n’arrêtera pas de vous
donner des coups à chaque. Mais sachez que cela fait partie du processus.
N’acceptez pas votre défaite face à la cruauté de la vie. Oui la vie est cruelle et
parfois injuste mais ne lui laissez pas la chance de faire de vous sa prochaine
victime. La vie est perpétuellement à la quête de personne à qui elle va donnes
des coups K.O. Mais vous vous pouvez montrer la vie une autre facette de
vous : votre résistance inaltérable et votre persévérance sans faille. Et quand
vous agirez ainsi, la vie finira par vous donner ce que vous méritez. Trop de
personnes sont lâches face à l’adversité. Oui je le répète c’est une lacheté que
de vouloir abandonner la course à la moindre opposition. La vie connait trop de
lâches. Refusez d’être ce prochain lâche que la vie va inscrire sur sa liste.

Je me souviens encore de mon oncle qui un jour était venu me rendre visite
quand j’étais encore au lycée. Quand tu vois l’homme tu sais que c’est un
guerrier. Qu’est ce qu’il n’a jamais essayé de faire ? Il a même vendu la bouillie
au marché. Mais la vie ne lui fait pas de cadeaux. C’est un homme intègre dont
je respecte beaucoup sa mémoire. Il a été un modèle de réussite pour moi.
C’est grâce que j’ai fait mon premier discours en face d’une grande foule alors
que je venais juste d’avoir mon diplôme de CEPD. C’était un homme polyvalent
qui touchait à tout. Il avait refusé de servir le régime en place ce qui a fait qu’il
a vu beaucoup de portes lui être fermées. Sans oublier les attaques spirituelles
dont il a été victimes à cette époque il a traversé beaucoup de choses. Ce jour
pendant qu’on marchait encore ensemble, il me disait : « Apé, je
n’abandonnerai jamais. Je ne baisserai jamais les bras ». Et c’est ainsi qu’il a
vécu sa vie. Il a aidé plusieurs personnes et ne se laissait pas corrompre. Même
dans ses derniers jours il a lutté contre les maladies. Même dans ses moments
de maladie, quand quelqu’un a de problèmes, il faisait tout pour lui rendre
visite pour le réconforter. Il n’a pas été très riche mais on peut toujours voir
l’optimisme qui l’animait et son sens aigu de la persévérance et quand il fut
mort, il mourut avec le sentiment du devoir accompli et d’un vaillant guerrier
de la vie.
Trop souvent les gens ont trop d’options dans la vie. Quand l’on n’a qu’un seul
but et que l’on sait que sa vie en dépend, il n’y a pas d’autres options que de
réussir. C’est très difficile pour une personne qui a plusieurs options de réussir
sa vie ou un projet. L’on se dit que c’est normal ou que c’est par prudence. Cela
peut paraitre vrai mais c’est une attitude qui encourage la lâcheté et le manque
de persévérance. Mettre des plans B ou C dès que vous mettez en place un plan
A à exécuter c’est communiquer indirectement à son cerveau que : euh on va
essayer ce projet et si ça ne marche pas, nous allons essayer le B au cas où lui
aussi ne marche pas, nous allons essayer aussi le C. Et c’est ainsi que des gens
passent d’une action à une autre sans avoir vraiment mis de l’énergie et du zèle
nécessaires. Enfin de compte, ils se retrouvent au point de départ et plus
découragés et démotivés qu’avant.

Si quelqu’un vous poussait dans l’eau et essayait de vous faire noyer. Vous vous
retrouvés submergés dans l’eau et vous commencez par avaler l’eau puis vient
l’étouffement. Que feriez-vous dans ce cas. Je suis sûr et certain que vous vous
battrez de toute votre force avec une persévérance inimaginable afin de sortir
de cette eau. Pourquoi vous vous battrez vous donc ? Parce que votre vie en
dépend ; vous n’avez pas d’autres options que de vous battre. La deuxième
option c’est la mort inévitable. C’est en se battant de la sorte que vous allez
puiser des forces non explorées de votre être, des forces enfouies au-dedans de
vous qui vous permettront de vous en tirer de cette situation difficile. Si nous
arrivons à mettre cette même énergie dans les projets que nous avons et dans
nos aventures de chaque jour, cela veut dire que nous créons pour nous-mêmes
toutes les chances pour notre réussite. Et dans ce cas, on n’attend pas que
quelqu’un vienne nous motiver ou que nous soyons nous-mêmes motivés pour
que nous nous mettions en action. Nous créons plutôt une discipline chaque
jour. Nous n’allons toujours pas aimer sortir et bosser, mais quand nous
sommes réellement disciplinés, nous nous levons pour agir. Le cerveau humain
ressent la douleur au début d’une action inconfortable et envoi des signaux aux
autres parties du corps afin d’abandonner l’œuvre entreprise. Mais si l’on arrive
à résister durant vingt minutes environ, la douleur disparait et le cerveau
commence par se sentir confortable et peut ainsi mieux s’atteler à une tâche
donnée.
Quand un individu commence par briller dans cette vie, il y a certaines
personnes qui sont gênées par la lumière que cet individu ou encore, elles sont
aveuglées par cette lumière. Ce n’est pas tout le monde qui supportera votre
lumière ou votre ascension. Vous devez en être conscience si vous voulez aller
loin dans ce que vous faites. Ignorer cela ne fera que vous décourager et vous
faire perdre votre optimisme d’avancer. Ce qui est plus difficile à concevoir, c’est
quand cela vient des personnes qui nous sont proches et à qui nous faisons
confiance. Mais vous devez apprendre à continuer malgré cela. C’est là même
que la persévérance devient une pierre angulaire dans notre marche. Vous
voyez l’acier qui est utilisé dans plusieurs domaines tels que la construction, les
infrastructures, les outils, les navires etc. Ce métal précieux est fabriqué à base
du fer et du carbone. Mais sans carbone l’acier n’a pas de valeur. Car c’est le
carbone qui donne la dureté à l’acier. C’est le même rôle que joue la
persévérance dans la vie et le succès d’un homme. Sans persévérance, tout ce
que fait un homme est semblable à une grande tour bâtie sur du sable. Ça va
s’écrouler d’un moment à un autre à coup sûr.

En prenant appui sur la vie d’Isaac toujours, la bible déclare qu’Abimélec, un


jour est venu le voir puis lui dit : « Va-t’en de chez nous car tu es beaucoup plus
puissant que nous ». Même bien avant cela des puits qu’Isaac avait hérités de
son père furent fermés par les habitants de la localité qu’il habitait et
maintenant il faut qu’il quitte cette terre où il se sentait si bien avec sa famille. Il
doit aller se chercher ailleurs où commencer une nouvelle vie. C’était un peu
comme si le monde s’effondrait sur sa tête. Mais il n’a pas de choix, il doit
quitter et reprendre son destin en main. Soit s’il refuse, il finira par devenir
l’esclave de ce roi. Isaac décide vraiment de partir. Il s’installe dans sur une
nouvelle terre à côté de Guérar et se mit à creuser de nouveaux puits. Les
philistins viennent disputer ces mêmes puits avec lui. Il quitta là et creusa
d’autre puits encore mais le même scénario se déroule jusqu’à quatre fois de
suite. Et enfin à la quatrième fois, on ne lui chercha pas querelle et il nomma ce
puits Rehoboth, car, dit-il, l’Eternel nous a maintenant mis au large et nous
prospérerons.

Combien de personnes allaient abandonner ce projet de puits et passer à autre


chose ? Mais il savait que c’était important pour lui, sa famille et ses troupeaux ;
ils avaient besoin de cette eau. Dieu aussi a permis que les philistins le fatiguent
avant qu’il ne réagisse afin de voir son degré de persévérance. Parfois c’est ainsi
qui Dieu nous met à l’épreuve et nous croyons qu’il ne nous regarde pas ou qu’il
n’est pas sensible à nos douleurs. Bien évidemment qu’il voit les choses que
nous traversons mais nous n’allons mériter certaines choses qu’au prix de la
persévérance et de la discipline. Dieu n’aime pas le paresseux. Le caractère de
l’homme est forgé dans l’épreuve. De la même manière qu’aucun athlète ne
reçoit de couronne sans avoir combattu, c’est ainsi que nous ne recevrons
jamais certaines à moins que nous battons. Certaines personnes préfèrent la vie
facile.

Depuis la chute de l’homme dans le jardin d’Eden, la vie est devenue difficile. Il
faut que l’homme mange à la sueur de son front. Bien avant la chute même de
l’homme, Dieu avait créé l’homme pour cultiver le jardin et il avait aussi pour
mission de dominer sur la terre. Dominer est synonyme de responsabilité. Quel
est ce roi qui dirige correctement un pays et va passer ses journées à ne rien
faire ? Il est appelé à faire des conquêtes afin d’imposer sa suprématie et même
en période de paix, il prépare la guerre. Il n’y a pas de moments pour baisser le
bras car l’on ne sait pas quand l’ennemi va frapper et par où il va le faire. C’est
pourquoi la posture idéale à adopter c’est de toujours être prêt pour le combat.
Nous ne devons pas avoir une vie facile. Je préfère une vie difficile qui révèlera
ma pleine potentialité que de vivre une facile dont je regretterai au dernier jour
de ma vie. Ce que plusieurs personnes regrettent de plus, au soir de leur vie,
c’est de n’avoir pas essayé ce qui bouillonnait dans leur cœur ou d’avoir
facilement abandonné.

Dans le livre de Romains 5 :4-5 Paul déclare : «et quand quelqu’un est patient,
il reste fidèle malgré les difficultés. Celui qui est fidèle garde l’espérance et cette
espérance ne trompe point ». il faut que cela soit clair dans nos vies : nous ne
manquerons pas les situations difficiles ou plutôt, les situations difficiles ne
nous manquerons pas. L’on peut beau les esquiver, elles nous rattraperont
toujours. Le mieux c’est d’apprendre à vivre et à avancer avec. Et celui qui
comprend que les échecs et les difficultés ne sont que des moyens pour nous
rapprocher de notre but et de notre succès, les traitera avec optimisme et
espérance. Chaque échec porte en lui le germe de la réussite, chaque difficulté
nous prépare à une satisfaction.
Un des problèmes qui mine notre société actuelle c’est la satisfaction
immédiate et instantanée. Les gens sont très pressés de voir le fruit de leurs
efforts et de leurs sacrifices et oublient qu’il faut un temps avant que les fruits
d’un arbre ne se fassent voir. Des gens veulent moissonner directement ce
qu’ils viennent de semer aujourd’hui. Comment est-il possible ? La vie elle-
même ne nous enseigne-t-elle pas ? Il y a une saison pour toute chose dans la
vie : une saison pour semer et une saison pour moissonner ce qui a été semé.
Comment vouloir donc moissonner durant la période de semence ? Voyons
ensemble les étapes qui lient une semence à une moisson. Mis à part le fait de
préparer le sol à l’accueil de la semence, dès que la semence entre en terre, elle
va mourir premièrement. Malheureusement, certaines personnes espèrent
avoir des fruits en ce moment. Après que la graine soit morte, vient l’étape de
la germination qui est suivi de la croissance du jeune plant. Le jeune plant
grandit et après s’ensuit la floraison. C’est après cela que vient la fructification.
Et même après la fructification, il faut attendre la maturation de ces fruits avant
de commencer la moisson.

Durant toutes ces périodes, il faut être persévérant, entretenir les jeunes
plants, enlever les mauvaises herbes, tuer les insectes nuisibles, arroser au cas
où la pluie ne vient pas régulièrement. Il y a un tas de choses à faire avant de
récolter les fruits. Il est impossible de semer et d’aller se coucher sur ces
oreillers et puis espérer avoir de bonnes récoltes. C’est là que le temps va
mettre en épreuve la persévérance de tout homme.

Il y a l’histoire de cette femme veuve dans la bible et du juge inique qui me


fascine quand il est question de persévérance. La femme savait qu’elle n’avait
personne pour la délivrer de la main de son adversaire. Surement qu’il s’agit
d’un membre de la famille de son mari qui essaie de s’accaparer les richesses
de son défunt mari ou quelqu’un qui use d’un quelconque pouvoir sur elle. Elle
a été fatiguée par cette situation et décide d’aller voir un juge.
Malheureusement, ce juge ne craint personne et même pas Dieu. Ce juge est
l’image convenable des problèmes et des obstacles que nous pouvons faire face
dans nos vies. Alors cette femme aussi est déterminée dans sa résolution de
l’importuner jusqu’à ce qu’il lui fasse justice. J’imagine cette femme s’asseoir
devant la porte de ce juge, jour et nuit afin d’implorer sa miséricorde. Fatigué et
ne sachant plus quoi faire, il décide de lui faire justice afin d’avoir la paix du
cœur. Parfois il faut secouer la vie pour qu’elle vous donne ce que vous méritez.
Ce n’est pas que la vie est en manque de quoique ce soit, mais elle n’octroie pas
aussi facilement certaines richesses aux hommes. La chance, il faut aller la
provoquer.

Ce qui est aussi important, pour garder son optimisme et avancer dans la vie,
c’est de s’entourer de bonnes personnes. Il n’y a rien de plus intéressant que de
se sentir aimé, apprécié et encouragé par ceux qui sont autour de nous, dans ce
que nous sommes entrain de faire. Il y a des gens qui croient en nous et qui
nous poussent chaque jour à donner le meilleur de nous-mêmes. Ça peut être
notre partenaire ou nos enfants ou encore nos parents. Cela aussi peut être des
amis et des collègues de travail ou des collaborateurs qui ont les mêmes visions
que nous et qui nous inspirent chaque jour à nous dépasser. Ce sont des gens
qui, grâce à une seule phrase sont à mesure de faire renaitre en nous l’espoir
que nous avons perdu. Il est vrai que l’on doit apprendre à affronter la vie tout
seul. C’est aussi bien de savoir dans les pires moments de nos vies qu’il y a des
gens qui sont là pour nous et que nous ne sommes pas seuls dans cette
bataille. Une accolade chaleureuse et sincère seulement peut réconforter
mieux que milles paroles de motivation prononcées.

Si l’amour que nous portons pour les membres de nos familles est si fort, cela
peut même devenir une raison principale qui nous pousse à nous lever chaque
jour et à nous mettre en action.

Mais attention de la même manière que notre famille et notre entourage


immédiat peuvent être une force pour nous, ils peuvent aussi être une faiblesse
pour nous. Dans le sens où vous avez un projet mais que c’est eux qui vous
découragent et ne croient pas en vous. Au moindre échec, c’est eux qui
viendront vous chanter à longueur de journée combien ils vous avaient avertis
avant le départ de votre action. Ils vont vous montrer que c’est eux qui ont
raison et que vous vous avez tort. Apprenez à vous protéger contre de telles
personnes et contre leurs paroles. Elles peuvent avoir un impact très négatif sur
vous. Voilà pourquoi vous ne devez pas intégrer leur discours dans votre esprit.
Ce sera une forme de pollution de vos pensées. Ne les acceptez pas.

Certaines personnes ne croiront jamais en vous jusqu’au jour où ils


commenceront par voir les fruits de ce que vous êtes entrain de faire.
Les critiques sont un poison pour quiconque ne sait les gérer. Au fur et à
mesure qu’un homme marche sur le chemin de sa destinée et commence par
réaliser ses rêves, il doit aussi se préparer aux critiques. Certaines personnes
vous critiqueront uniquement dans le but de vous critiquez et d’autres vous
critiqueront dans le but de freiner votre élan. Il y a des gens qui aiment
naturellement les problèmes. Peu importe combien vous faites du bien ils vous
critiqueront enfin de vous dénigrer et jeter du discrédit sur vos actions. La
meilleure réponse à ces personnes c’est de continuer de se dépasser, de battre
les records et de devenir plus excellents chaque jour. Que vous fassiez du bien
ou du mal, il y aura toujours des gens pour parler mal de vous. Même si vous
enlever vos yeux pour donner à quelqu’un afin que lui il voit , il y aura
quelqu’un pour dire : lui il est un malade ; il ne pense pas à lui-même et à son
avenir. Personne ne peut échapper à cela. Les hommes sont faits pour critiquer
ceux qui ne sont comme eux. Je crois que c’est quelque chose qui est en tout
homme. Il n’y a pas d’exception. Il y a des personnes qui ont appris à discipliner
ce penchant naturel de critiquer les autres et d’autres se laissent contrôler par
lui.

Comprendre ce type de fonctionnement de la nature humaine vous évitera de


vous prendre la tête. La vie est déjà difficile en elle-même pour s’ajouter encore
des problèmes. S’occuper des problèmes c’est semblables à ajouter des poids
lourd dans un sac à dos alors que vous devriez voyager léger et à une longue
distance. La vie n’est pas une course à vitesse, la vie est un marathon. Et pour
l’achever, il faut de l’endurance et de la persévérance tout en ayant les yeux
fixés sur son objectif. Voila pourquoi vous ne devez pas vous encombrer des
critiques que les gens vous lancent. Ils sont dans leur rôle ; jouer aussi votre
rôle : avancez. Le chien aboie mais cela ne doit pas empêcher la caravane de
passer. La nature du chien c’est d’aboyer à la vue de quelque chose qui ne lui
est pas semblable. Pourtant l’objectif de la caravane. Si à chaque que le chien
aboie, la caravane décide de s’arrêter pour le chasser, elle non plus n’atteindra
jamais ses objectifs. De toutes les façons vous ne pouvez pas changer la nature
du chien à aboyer, alors ne cherchez pas changer la nature de ces personnes qui
vous critiques. Vous aurez beau tout essayé, le chien ne change pas sa manière
de s’asseoir, qu’il soit au Togo ou en Amérique. Alors la meilleure option pour
vous c’est de boucher vos oreilles et de continuer votre chemin. Au finish, le
temps mettra chacun à sa place.
Il y a des critiques constructifs aussi qui existent et nous ne devons pas les
dénigrer. Si les mauvais critiques sont à balayer du revers de la main, les
critiques constructifs sont à prendre au sérieux. Ce sont ces derniers qui vous
permettent de vous améliorer et de progresser. Les ignorer sera comme
avancer tout droit dans le mur. Ces critiques vous amènent à prendre
conscience, une fois encore de vos limites et de vos imperfections. Et
quiconque est conscient de ses faiblesses travaille chaque jour pour les corriger.
Il y a de ces critiques dont vous ne pouvez pas vous en passer. C’est un peu
comme si c’est Dieu même qui vous parlait directement ou c’est une prophétie
ou encore une parole de connaissance sur vous. Vous pouvez essayer de la
refouler mais quand vous irez vous coucher, ils vous reviendront à l’esprit. Pour
retrouver donc la paix, travaillez sur vous-mêmes et corrigez ce qu’il y a à
corriger. « L’Eternel a tout fait pour un but. Même le méchant pour le jour du
malheur ». Proverbes 16 :4. C’est pourquoi certains critiques ne peuvent pas
être jetés à l’eau. Vous devez les prendre au sérieux si vous savez que cela vous
rapprochera de vos buts.

Pour continuer d’avancer dans un monde qui essaie d’étouffer les gens chaque
jour, il est aussi important d’avoir un mental imperturbable. L’on doit créer en
soi une forteresse qui nous permette de nous protéger contre toutes les ondes
négatives et les poisons que les gens déversent sur nous. Une personne viendra
par exemple vers vous pour vous dire une phrase, tôt le matin, seulement dans
le but de vous ruiner votre journée. Vous devez être à mesure à chaque fois de
prendre du recul sur les événements ou parfois anticiper les choses dans votre
esprit pour mieux les gérer. Votre confiance en vous doit être plus forte que
tout ce que l’extérieur fait pour vous déstabiliser. Vous pouvez être mal compris
à certains moments mais cela ne doit pas vous amener à reculer.
CHAPITRE CINQ : L’ESPOIR DANS LA DEPRESSION

LA DEPRESSION : MANIFESTATIONS ET DIAGNOSTIC

Vouloir écrire un chapitre sur la dépression sans être un psychologue


thérapeute n'est pas une tâche facile. Cela m'a demandé des heures de
recherches dans les livres, les podcasts, les témoignages et diverses sources
pour pouvoir le faire. Ce chapitre n'est pas une solution exhaustive à la
dépression mais vous y trouverez des notions essentielles et utiles qui vous
aideront à guérir et à prévenir la dépression. Mais pour ceux dont leur cas de
dépression parait plus grave, je vous donnerai des outils qui vous permettront
de comprendre mieux votre état et par la suite je vous conseillerai d'aller voir
un spécialiste de la santé mentale pour une prise en charge efficace. Mais pour
ceux qui souffrent de légères dépressions, ce chapitre peut vous aider à
retrouver votre joie d'antan et votre équilibre physico-émotionnelle.

La dépression est un état de troubles mentales qui est caractérisé par une
tristesse accrue et de l'anxiété. C'est un problème qui touche toutes les
couches de la population. Cela ne fait pas exception de l'âge, du sexe, du statut
social ou de l'appartenance politique ou religieuse. Mais il a été démontré que
ceux qui ne croient pas en l'existence de Dieu sont souvent plus enclin à la
dépression que ceux qui croient en Dieu. Il est vrai que cette situation touche
tout autant les chrétiens que les païens mais ces derniers sont plus touchés que
les premiers. Dans le monde actuellement, les pays les plus riches ont de forts
taux de dépression ; les pays comme la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays bas,
le Portugal, les Etats-Unis, l'Israël. Certains pays comme la Colombie, l'Afrique
du Sud l'Ukraine et le Sao Paulo figurent aussi parmi les pays aux forts taux de
dépression. Une des choses que nous voyons dans ces pays développés c'est
leur caractère athéiste. Ce sont des personnes qui ont perdu tous liens avec leur
créateur, c'est comme un arbre coupé de ses racines ; ils ne peuvent pas tenir
longtemps. Les athées ont de très grande chance d'avoir la dépression ou de
développer des pensées suicidaires et ils les commettent même beaucoup.

Et nous pouvons dire aussi que cela s'explique par le fait que la société devient
très concurrentielle de nos jours et le fait que les gens se posent tellement de
questions sans réponses. Le fait de croire en Dieu et en ces promesses pour
nous est une force de plus pour ceux qui tombent dans la dépression
contrairement à ceux qui ne croient pas en lui. Notons qu'il peut avoir des
périodes de l'année où la dépression est plus forte et touche plus de personnes.
Surtout durant les périodes d'hiver ou il y a plus de froid, et en Europe par
exemple où il y a moins de soleil. Certains peuvent donc souffrir de ces
dépressions saisonnières mais d'autres peuvent en souffrir pendant deux
années. Ces individus en dépression peuvent être objet à des rechutes, ce qui
peut prolonger la dépression sur de longues années. Celui qui est en dépression
va expérimenter périodiquement et très fréquemment un sentiment de vide ; il
a une perte totale ou partielle de tout intérêt et de tout plaisir par rapport à ce
qui était significatif pour lui et qui le réjouissait auparavant.

Une personne en dépression perd tout goût à son travail, aux nourritures qu'il
aimait, aux sports qui la passionnait, bref toutes les activités qui lui procuraient
de la joie dans le passé semblent ne plus avoir aucun sens dans sa vie. Certains
qui sont mariés perdent même le goût du sexe. Le vide que ressent cet individu
est tellement grand que rien au monde ne semble être à mesure de combler. Et
quand l'intérieur d'un homme est vide, il est inévitablement clair que tout ce
qui l'entoure ne lui inspirera que le vide. Il commence à voir le vide dans les
personnes qu'il rencontre et dans tout ce qui l'entoure. Puisque ces personnes
ont perdu le goût de la vie, elles commencent donc à se renfermer sur elles-
mêmes et à éviter au maximum de contacts avec l'extérieur ou les autres
personnes. Cela peut être les amis, les collègues, les camarades de classe ou les
membres de familles. L'isolation devient pour eux la norme de vie. Or l'espèce
humaine est une espèce communautaire et non pas solitaire ; donc la personne
qui s'isole se met plutôt dans un état qui empire sa souffrance émotionnelle et
psychologique.

L'une des manifestations d'un état dépressif c'est la perte de poids de certaines
personnes peu importe qu'ils ne fassent pas de régime particulier. Certaines
personnes sont dans une culpabilité permanente par rapport à une situation
dont ils ne sont pas la cause réelle. C'est le cas d'un jeune homme du nom
Bryce Crawford qui durant ses périodes de déprime se culpabilisait de la mort
de son grand père comme s'il était à l'origine de sa mort. Pour lui le fait qu'il n'a
pas accompagné son grand père à l'hôpital ou le fait qu'il ne l'a pas emmené à
donner sa vie en Christ étaient à l'origine de sa mort. Et pendant de longs
moments il est resté dans cet état de culpabilité perpétuelle jusqu'au jour où il
a appris que sa grand-mère lui avait annoncé le Christ et qu'il l'avait accepté
avant son départ. Mais cela n'a pas suffi pour enlever sa culpabilité vu la
sévérité de sa dépression. Et il y a tellement de gens en dépression qui se
sentent coupables de tous les malheurs qui arrivent à autrui, même s’ils n’en
sont pour rien.

D'autres personnes ont ce sentiment constant qu'elles ne sont pas dignes de


vivre et elles se sentent sans espoir et sans aide. Pour eux rien de bien ne
sortira de leur lendemain et qu'ils sont condamnés à souffrir perpétuellement.
Le fait de se sentir sans espoir et sans aide rend ces individus plus déprimés.
C'est un peu comme leur situation est pire que celle de tout le monde. Tout leur
tableau est peint en noir. Il n'y a pas ou presque pas de traits blancs sur leur
tableau de la vie. Ce n'est que la désolation et le chaos qui caractérisent leur
pensées et leurs émotions. C'est ce qui poussent ces personnes à ne pas
demander d'aide car elles se disent que cela ne vaut pas la peine, alors que
c'est forte illusion qu'elles se font. A cause de ce sentiment, certaines
personnes refusent même de se faire aider par les spécialistes de la santé
mentale. Il y a un problème aussi qui minent notre société actuelle ce qui fait
les personnes déprimées ont du mal à s'ouvrir à d'autres personnes et nous le
voyons beaucoup dans le milieu chrétien. Et ce problème c'est le fait que si
quelqu'un a une maladie physique ou physiologique, nous conseillons
facilement ces personnes à aller voir un médecin. Mais quand il s'agit de
problème mental ou psychologique on trouve que la personne qui en souffre
n'est pas assez forte ou ne fait pas assez d'efforts pour sortir de sa situation.
Nous disons donc à ces personnes que ça va aller et qu'il faut qu'elles soient
fortes. Mais si la dépression a atteint un niveau un peu poussé, c'est
exactement là que ces individus ne peuvent plus fournir un petit effort pour
s'aider eux-mêmes. Comment individu qui a perdu tout espoir peut se
convaincre que les choses peuvent aller mieux ? C'est là qu'ils ont le plus besoin
de leur entourage.

La dépression est caractérisée aussi par un manque de sommeil chez certains


et chez d'autres c'est un sommeil excessif hors normes. Elle se manifeste aussi
par une fatigue et un manque de concentration sur les choses que l'on fait ce
qui crée un manque de performances chez les personnes qui en souffrent. Il
existe des cas ou certaines personnes deviennent totalement indécises quant à
ce qui concerne leur avenir, elles ne peuvent plus faire des choix judicieux et
appropriés. Il y a d'autres qui deviennent totalement improductifs au boulot
parce qu'ils ne peuvent plus se concentrer sur aucun projet. C'est en ce
moment que les gens font le burn-out qui n'est rien d'autre qu’un surmenage
par rapport aux activités que l'on fait. Ces personnes n'ont plus envie d'aller au
boulot et préfèrent se coucher dans leur chambre ou elles ont un tas de travaux
à faire mais n'ont aucune motivation pour les faire.

L’une des manifestations de cet état ce sont aussi les pensées suicidaires que
certains développent en fonction de la gravité de la situation. Les personnes en
dépression se posent continuellement cette question : "à quoi bon de vivre ?".
Ces gens perdent toutes joie de vivre. Pour eux continuer de vivre ne sert à rien
et mourir sera la meilleure option. Ces cas de pensées suicidaires sont le niveau
le plus grave de la dépression et une prise en charge sera plus efficiente. C'est le
cas d'une jeune femme qui un jour, étant fatiguée de son état de dépression
décide de sauter d'une voiture qui roulait. Et Dieu merci que la voiture ne
roulait pas très vite et sa vie a été épargnée malgré qu'elle ait été gravement
blessée. Tellement que nous entendons de cas de suicides presque tous les
jours. Mais le suicide n'est pas la solution à nos problèmes. Parfois ceux qui se
suicident se disent de vouloir faire mal à leur entourage en mourant. Mais
sachez que quand vous mourrez le monde va continuer d’exister ; les gens vous
pleureront un ou deux jours et après la vie reprendra son cours normal. Et ces
rêves qui sommeillent en vous ? Et ces personnes qui comptent sur vous ? Et
ces capacités que l'Eternel a mis en vous, qui les réalisera ? Mettre fin à votre
vie c'est donner raison à Satan. Sachez que la vie vaut la peine de vivre et que le
monde a encore besoin de vous.
Nous avons même des exemples dans la Bible où des gens sont tombés en
dépression. Nous pouvons le voir dans la vie des prophètes Jérémie, Elie, David
et Job.

Le prophète Jérémie est ce prophète qui ne fait qu’annoncer le malheur et la


destruction parce qu’Israël s’est éloigné de Dieu et il était chargé d’annoncer la
sentence de Dieu. Depuis qu’il est devenu prophète, sa vie n’était remplie que
souffrance, douleur, moquerie et amertume. Il est celui qui a même écrit un
livre dénommé les lamentations de Jérémie. Pour ainsi dire que le croyant vit
aussi des moments difficiles. Dans Jérémie 19 : 17-18 il fait ces déclarations :
« Que ne m’a-t-on fait mourir dans le sein de ma mère ! Que ne m’a-t-elle
servi de tombeau ! Que n’est-elle restée éternellement enceinte ! Pourquoi
suis-je sorti du sein maternel pour voir la souffrance et la douleur et pour
consumer mes jours dans la honte ? » Sa dépression est si grande qu’il maudit
le jour de sa naissance et préfère ne jamais naitre. On peut voir les mêmes
scénarios dans la vie de Job (Job chapitre 3) et de Jonas (Jonas 4 :3). Le fait
d’être désespéré jusqu’à demander la mort ou à chercher la mort est aussi
visible dans la vie de ces anciens hommes de Dieu que les hommes de notre
époque aussi.

Dans Lamentations 3 :15-20, voici les paroles du prophète Jérémie : « Il m’a


rassasié d’amertume, il m’a enivré d’absinthe. Il a brisé mes dents avec des
cailloux, il m’a couvert de cendre. Tu m’as enlevé la paix ; je ne connais plus le
bonheur. Et j’ai dit : ma force est perdue, je n’ai plus d’espérance en l’Eternel !
Quand je pense à ma détresse et à ma misère, à l’absinthe et au poison ;
quand mon âme s’en souvient, elle est abattue au-dedans de moi. » Ceci est
l’état d’un homme totalement déprimé : Il n’a aucune joie de vivre, sa paix
intérieure est totalement dévastée, il consomme l’amertume comme de l’eau
chaque jour. Il a l’impression que Dieu lui-même est contre lui. Comme pour
tout israélite, le temple faisait sa fierté et voir ce temple pillé et détruit, le
peuple emmené en exil et le pays totalement ruiné, cela ne peut que causer
une dépression. Quand tout ce qui nous donne de l’espoir s’écroule devant nos
yeux, le seul secours ne réside qu’en Jésus christ.

Le prophète Elie dans le livre de 1 Rois 19 et 20, venait de faire de grands


prodiges en faisant descendre du ciel, le feu qui a consumé un sacrifice. Les
prophètes de Baal qui étaient là-bas ont essayé à maintes reprises de faire la
même chose mais étaient dans l’incapacité de le faire. En ce jour, Elie a tué
quatre cent cinquante prophètes de Baal. Il a également prié et les cieux furent
ouverts et la pluie fut tombée après trois ans et demi de sécheresse. Juste
après ces grandes œuvres qu’il a réalisées pour l’Eternel, Jézabel, femme du roi
Achab prit la décision de le tuer à son tour dans un délai de vingt quatre
heures. Et Elie, ce grand homme de Dieu, saisit de peur, d’anxiété de stress prit
la fuite et alla se refugier dans le désert. C’est vrai qu’Elie n’est pas passé par un
long moment de dépression mais prêtons un tout petit peu attention aux
sentiments qui l’ont animé durant cette courte période.

Premièrement Elie fut saisi de peurs et d’inquiétudes. Ceci le pousse à fuir et à


quitter le lieu où il habitait et donc à abandonner le travail qu’il faisait avec
vigueur auparavant. Il a perdu tout intérêt au ministère qu’il exerçait. Les gens
qui tombent en dépression entretiennent longuement des peurs de tout genre.
Malheureusement ce sont la plupart des temps des peurs infondées qui tirent
leurs racines des pensées tordues qui leur montent à l’esprit. Nous allons le voir
dans la suite de ce chapitre que les pensées illusoires sont à l’origine de
plusieurs peurs et inquiétudes qui mènent à la dépression. La peur est une
émotion naturelle que tout homme éprouve lorsqu’il fait face à des situations
imprévues et hors de contrôle. Le problème c’est quand cette peur est
prolongée et orientée vers des choses que nous ne pouvons vraiment pas
contrôler. C’est l’exemple de quelqu’un qui entretient des peurs par rapport au
jugement des autres ou des pensées autant bonnes que mauvaises qu’une
personne peut avoir vis-à-vis de lui. Il y a des situations à venir également que
nous ne pouvons pas contrôler comme le fait qu’il pleuve demain. Alors cela
devient absurde de croire que parce qu’il va pleuvoir demain donc ma journée
sera entièrement gâchée.

Deuxièmement, il se sépare de son serviteur et par conséquent de ceux qui lui


sont chers. Il décide alors de s’isoler et d’aller très loin des autres vers le
désert. Il est vrai que certaines fois dans la vie de tout être humain, le fait de
s’isoler est vraiment important dans le but de mieux voir clair ce que l’on est
entrain de faire et faire des autocritiques afin de mieux se relancer. L’isolement
est aussi important pour mieux se concentrer sur une activité que nous aurions
sûrement du mal à faire si nous étions entourés. Et dans ces genres de
situations l’isolement est important ou même indispensable. Le problème
advient quand isoler devient une solution échappatoire par rapport au
problème de notre vie. S’isoler sans s’attaquer exactement à la cause d’un
problème est totalement une perte de temps et un moyen de se replonger plus
dans l’ennui. De base, l’être humain est une espèce qui vit en communauté et
qui entretient des relations avec ses semblables. Les hommes sont
interdépendants l’un de l’autre pour mieux vivre dans cette vie. Alors s’isoler de
ses frères et sœurs est un mal que l’on se fait à soi-même.

Partager ses problèmes avec les autres est très important. Le fait seulement de
les partager diminue un poids de nos épaules même si ceux à qui nous avons
partagé ce problème n’ont pas de solutions adéquates à nous proposer. Avoir
des oreilles attentives qui nous écoutent simplement sans jugement apporte un
réconfort et un soulagement. La solution à nos problèmes n’est pas de nous
isoler des autres mais de chercher comment les impliquer – ne serait-ce que
notre cercle restreint et sûr d’amis et de membres de famille que nous avons -
afin d’avoir leur soutien.

L’isolement est une fragilité. Les gens sont tentés et facilement manipulés
quand ils sont isolés. Voyez vous l’exemple d’un lion qui chasse une antilope ?
Le lion fera tout possible pour éloigner sa proie du groupe pour pouvoir
facilement l’attraper. Il y a toutes sortes de mauvaises pensées qui fourmillent
dans notre tête lorsque nous nous isolons surtout pendant que l’on traverse des
moments difficiles. Il est facile d’avoir des pensées suicidaires quand on s’isole
ou tout genre de mauvaises pensées. C’est cette stratégie que le diable même
utilise pour mieux tenter les enfants de Dieu de nos jours et je peux même dire
qu’il a toujours agi ainsi. Le problème est qu’aujourd’hui le taux d’isolement des
individus est devenu plus élevé avec l’avènement de l’internet et des outils
technologiques. Même dans une famille, il n’y a vraiment pas cette connexion
entre époux et épouse ou entre enfants et parents. Des familles peuvent
s’asseoir ensemble dans le même salon et chacun est occupé sur son
téléphone. Parfois la télévision est ouverte mais chacun est concentré sur son
Tik-Tok sur Facebook. Les gens sont plus proches de ceux du dehors de nos
jours que ceux avec qui ils sont sous le même toit. C’est déplorable que les
interactions sociales entre les hommes et surtout dans les familles sont
devenues si fragiles sans importance. Revoyez bien vos familles, restructurez-les
avant que cela ne devienne trop tard.
Et dans ces types de familles, une personne peut facilement tomber en
dépression sans que les autres membres de la famille ne le découvrent.
Certaines personnes vivent des attaques de l’ennemi et personne ne le sait
parce que les relations entre ces personnes sont devenues vraiment froides.
Dans nos églises aujourd’hui n’en parlons même plus, les gens sont devenus
solitaires et méfiants par rapport aux autres. La communion fraternelle qui est
le socle et la racine de la vie de l’église est bafouée. Plus personne ne s’inquiète
de la vie de l’autre, chacun préfère rester dans son coin afin de ne pas frustrer
l’autre ou ne pas avoir de problèmes avec l’autre. Quand l’ennemi veut détruire
une église, il s’attaque premièrement à sa communion fraternelle. Parce qu’il
sait qu’en faisant ainsi, la force qui se dégage quand les enfants de Dieu se
rassemblent n’existera plus. Il pourra facilement commencer par chasser les
personnes qui se détache de cette communion fraternelle et quand ce nombre
s’augmente il est plus facile pour lui d’atteindre toute l’église. Eglise de Jésus
réveillons-nous et sachons que la plus grande caractéristique qui définit l’église
c’est la communion fraternelle, c’est l’amour fraternel. C’est à cela que le
monde saura que nous sommes de Dieu.

Les problèmes ne s’arrêteront jamais dans la vie de l’église mais nous devons
apprendre à vivre l’un à côté de l’autre malgré nos imperfections. Nous devons
trouver une formule personnelle et communautaire qui nous permette de
résoudre les petits problèmes qui existe entre nous et qui crée tous ces clivages
et division dans nos églises. Nous devons reconnaitre que nous sommes un
groupe de pécheurs qui sont rassemblés en un lieu. Chacun à ses tares et ses
péchés avec lesquels il lutte ; le seigneur n’a pas encore fini de tailler ces
personnes que nous sommes alors de grâce soyons patients les uns avec les
autres. Nous sommes semblables à des patients qui sont dans un hôpital.
Chacun à sa maladie. Il est certes vrai que les maladies de certaines personnes
sont plus graves que pour d’autres mais cela ne nous donne pas le quitus de
juger les autres et leur jeter des pierres. Le seigneur travaille encore sur ces
personnes, alors soyez patients envers eux. Que ces choses ne nous fassent pas
nous isoler de l’église. Faisons tout notre possible pour conserver cette
communion fraternelle.

Si j’ai pris tout ce temps pour en parler c’est parce que c’est un phénomène qui
mine nos assemblées aujourd’hui et plus vite nous travaillerons pour ressouder
les liens entre nous, plus vite les gens sortiront de leurs épreuves. Néanmoins
de la plupart de certaines épreuves dont ils se trouveront et n’auront personnes
à qui en parler. Soyons des oreilles attentives à l’endroit de nos frères et sœurs
en famille et à l’église. Plusieurs souffrent dans le secret mais ne peuvent pas le
dire. Il n’y a pas non plus une écriture sur le front des personnes qui souffrent
pour que nous puissions les détecter et leur apporter notre aide. La seule façon
d’y arriver c’est de renforcer nos liens. Et à toutes ces personnes qui souffrent,
s’il vous plait, je vous en supplie par les compassions du christ, trouver
quelqu’un et parler leur de ce que vous traversez. Votre bien-être vaut mieux
que la honte que vous croyez avoir ou de l’image que les gens auront de vous.
Quand ça ne va pas, demandez de l’aide. Cela ne fait pas de vous une personne
faible. Et aux autres, prenons les nouvelles les uns des autres. Parfois la
personne te dira qu’il va bien mais quand vous allez insister davantage, il se dira
qu’il y a quelqu’un qui s’intéresse à lui et pourra se livrer facilement. Et enfin
n’imposez pas votre aide à cette personne selon la manière dont vous le voulez.
Posez-lui des questions sur comment il voudra que vous lui apportiez de votre
aide. Certaines personnes voudront juste de votre compagnie sans trop parler,
d’autres voudront un câlin chaleureux et désintéressé ou sortir pour se balader
ou aller suivre un film ensemble ou encore aller manger au restaurant. Posez
des questions et vous saurez mieux comment les aider.

Troisièmement, il commence par se comparer à ses pères et à se voir moindre


qu’eux. Ceci l’amène au degré le plus élevé de la dépression qui est le fait de
demander que Dieu lui ôte la vie. La comparaison de sa vie par rapport à celle
des autres n’apportera qu’ennuis et frustrations. La comparaison paralyse les
gens émotionnellement. Votre vie a de sens et vous-mêmes vous avez de la
valeur devant Dieu. Vous avez votre propre parcours et la mission qui est
rattachée à ce parcours. Cette mission n’est pas semblable à celle à d’autrui
donc cela est insensé de croire que l’autre vaut mieux que vous. Vous n’avez pas
les mêmes histoires et vos destinées ne sont pas communes.

Elie entre dans ce cercle vicieux de comparaison par rapport à ses pères et
oublie les merveilles qu’il vient d’accomplir dans un passé très récent. Était-il
vraiment moins que les autres ou ses pères. Qui d’entre ses pères a déjà fait
descendre le feu des cieux ou prier pour que les cieux soient fermés pendant
trois années et demie ? Qui d’entre eux a été animé d’un zèle pour Dieu jusqu’à
éliminer les ennemis de Dieu à son époque comme il l’a fait ? Evidemment
personne. Et d’où vient donc ce découragement jusqu’à vouloir finir avec sa
vie ? Nous le verrons ultérieurement que certains états dans lesquels nous
sommes ne sont que le résultat des mauvaises pensées et des mauvaises
interprétations des situations que nous faisons. Je vous propose ici un test qui
vous permettront de diagnostiquer vous-mêmes votre état de dépression. Vous
pouvez aussi le proposer à une personne qui selon vous en aura besoin. Il s’agit
de la check-list pour la dépression de Burns

NOM : ……………………………………… DATE : …………………………………………….

INSTRUCTIONS : cochez la case pour indiquer dans quelle mesure vous avez ressenti

2=modérément
chaque symptôme au cours de la semaine écoulée, y compris aujourd’hui. Veuillez
répondre aux 25 questions

PENSEES ET SENTIMENTS

1 Se sentir triste ou déversé

2 Se sentir malheureux déprimé

3 Crises de larmes ou larmoiements

4 Se sentir découragé

5 Se sentir désespéré

6 Faible estime de soi

7 Se sentir sans valeur ou inadéquat

8 Culpabilité ou honte
9 Se critiquer soi-même ou blâmer les autres

10 Difficulté à prendre des décisions

ACTIVITES ET RELATIONS PERSONNELLES

11 Perte d’intérêt envers la famille ou les collègues

12 Solitude

13 Passer moins de temps avec la famille ou les amis

14 Perte de motivation

15 Perte d’intérêt pour le travail ou d’autres activités

16 Eviter le travail ou autres activités

17 Perte de plaisir ou de satisfaction dans la vie

SYMPTOMES PHYSIQUES

18 Se sentir fatigué

19 Difficulté à dormir ou trop de sommeil

20 Diminution de l’appétit

21 Perte d’intérêt pour le sexe

22 Vous vous inquiétez pour votre santé

ENVIES SUICIDAIRES

23 Avez-vous des pensées suicidaires ?

24 Souhaitez-vous mettre fin à vos jours ?

25 Avez-vous un plan pour vous faire du mal ?

VEUILLEZ ADDITIONNER VOTRE SCORE SUR LES ELEMENTS 1 – 25 ICI

Score total Niveau de dépression

0-5 Pas de dépression

6 – 10 Normal mais triste

11 – 25 Légère dépression

26 - 50 Dépression modérée
51 - 75 Dépression sévère

76 - 100 Dépression extrême

Si vous avez obtenu un score de :

0 – 5 : vous ne souffrez pas de dépression

6 – 10 : vous êtes normal mais triste. Il est important que vous soyez plus
conscient de vos émotions et travaillez un tout petit peu sur vos habitudes et
systèmes de pensées alors tout ira bien. Des exercices vous seront proposés
ultérieurement pour améliorer votre état.

11 – 25 : vous souffrez d’une légère dépression et vous n’avez pas besoin de


vous alarmer pour cela. Quelques efforts quotidiens personnels sans
accompagnement d’un spécialiste suffisent pour tout arranger. Vous devez
mettre en place des systèmes d’aide de soi qui vous permettront de vous en
débarrasser. Le fait de parler aux amis de confiance et aux proches peut aider
largement.

26 – 50 : vous souffrez d’une dépression modérée. Mais ne vous trompez pas


sur le terme modéré pour ne pas prendre votre problème au sérieux car vous
souffrez vraiment. Mettez en pratique les astuces que nous vous proposons ici
mais si votre état continue comme ça jusqu’à deux semaines, cherchez l’aide
d’un professionnel de santé mentale.

Si vous avez obtenu un score supérieur à 50, cela veut dire que vous souffrez
d’une dépression sévère ou dans certains cas extrêmes. Vous ne pouvez pas
vous aider vous-mêmes dans ce cas, le mieux c’est d’aller voir un spécialiste
pour une psychothérapie ou un traitement médicamenteux. Après cela les
astuces que nous vous proposerons ultérieurement vous seront utiles pour
améliorer rapidement votre santé.
Nous devons savoir que ce phénomène de la dépression touche des hommes
de Dieu, des chrétiens de tout genre, hommes comme femmes, jeunes comme
adultes. Ce sont des moments ou tout parait si noir que le ciel pour de longues
durées ne laissent plus entrevoir les étoiles ; les puits sont à secs et ne
retiennent plus d’eaux ; les nuages se forment mais aucune pluie ne tombe.
C’est une période où l’être humain devient sans force et sans espoir. Tout
s’écroule littéralement autour de lui, ses rêves, ses ambitions. L’homme se
retrouve si bas au fond du gouffre qu’aucune issue de sortie n’est envisageable.
Les larmes deviennent une nourriture de son âme. Il tient une corde pour s’en
sortir et la corde se coupe. Il s’appuie sur un caillou et le caillou se brise. Il
essaie de nager et on dirait que plus il fait l’effort de s’en sortir plus il se noie
dans cette boue qui arrive au niveau du cou. Il met sa confiance en l’homme et
voit qu’il s’est trompé d’adresse. C’est ainsi qu’est la vie de celui qui souffre de
dépression ou dont l’esprit est abattu au-dedans de lui.

Les sermons à l’église deviennent sans vie pour lui. On dirait que ce ne sont plus
les mêmes prédicateurs alors que oh ! si ! Ce sont ces mêmes messagers de
Dieu qui donnent le message avec le même zèle et enthousiasme mais quelque
chose ne va plus normalement chez lui. Il ne retrouve aucune joie à rester dans
la présence de Dieu ; il ne pourra pas passer cinq minutes dans la prière car il
ne tire aucune satisfaction dans cette communion avec Dieu. Son âme semble
totalement déconnectée de son esprit et de son corps et aucune coordination
ne semble possible. Vous verrez ces personnes souriantes aux assemblées et
réunions de l’église. Elles se conduisent si bien au dehors que vous ne percevrez
aucune trace du malaise qu’elles ressentent mais au-dedans de ces personnes
ce ne sont que des grincements de dents.

C’est l’histoire d’une jeune fille dont je fus témoin. Un jour, pendant que nous
étions encore en une réunion de l’église, cette fille dans ses débuts de la
vingtaine devrait partager la parole de Dieu. C’était une habitude où chacun
partageait souvent la parole de Dieu à tour de rôle. Et c’est encore son tour en
ce jour-là. Elle prit la parole et chacun s’attendait à un message d’exhortation
comme d’habitude. Mais quelle ne fut grande notre surprise et stupéfaction
qu’elle décide de donner un témoignage sur une période sombre de sa vie où
elle a lutté seule avec la dépression. A vrai dire c’est même la première fois
pour moi d’entendre ce témoignage venant d’une personne de mon
environnement immédiat. Tout le monde était dans l’étonnement, nul ne
pouvait croire car nous étions toujours avec elle à l’église, nous menions nos
activités ensemble. Elle mettait toujours son énergie comme auparavant. A quel
moment a-t-elle pu souffrir de cette dépression jusqu'à penser à la mort selon
son témoignage et que personne ne s’est rendu compte ? Avons-nous été si
aveugles durant ces moments pour ne rien voir venir ? Elle était dans la même
maison que ses sœurs et peut être partageait la même chambre avec elles,
mais nulle d’entre elles ne fut au courant de cela.

C’était une pilule difficile à avaler pour nous tous. Personne ne croyait à cette
histoire aux premiers abords car tout le monde la voyait bien portant. Il n’y a
jamais une pancarte sur le front de quelqu’un qui souffre de dépression pour
nous montrer cela. Tout le groupe était choqué par rapport à ce témoignage.
Mais notre surprise a été plus grande quand une responsable de la structure n’a
toujours pas été convaincue de l’histoire que la jeune fille venait de raconter.
Au fond de moi je la comprenais parce que c’est vraiment difficile de croire à ce
témoignage mais son problème était aussi un manque de compassion vis-à-vis
de la personne qui a pris tout son courage en main pour donner son
témoignage. La jeune fille venait chez elle à la maison et passait beaucoup de
temps avec eux mais elle n’a jamais eu le courage de leur faire part de ce qu’elle
traversait et c’était vraiment difficile de croire.

La question que je me pose est de savoir : est ce que nous avions vraiment bâti
des cadres solides qui permettent aux gens qui souffrent de venir nous partager
leurs vécus. Ne sommes nous-mêmes pas parfois ceux qui jugent les autres et
les condamnent ? Partageons-nous vraiment cet amour de que Jésus Christ a
répandu dans nos cœurs par le saint esprit qu’il nous accordé. Ou c’est plutôt
l’église qui chasse les faibles et les pécheurs tout en les enfonçant plus dans
leur trou ? Je suis pour la discipline quand un membre commet des scandales.
Mais pourquoi continuer de juger ces personnes pendant leur moment de
discipline et même après ce moment ? Où est passé la compassion du Christ ?
Où est la miséricorde et l’amour dont nous prêchons tant ? L’église ne doit pas
être un tombeau où nous enterrons des gens vivants. Elle est censée être le lieu
d’accueil et de repos de ceux qui ont le cœur affligé. C’est pourquoi plusieurs
désertent les églises aujourd’hui et préfèrent se réfugier dans le monde car au
moins là, ils seront moins jugés et peuvent être réconfortés. Le seigneur jugera
assez sévèrement ces personnes qui au lieu de panser les plaies des affligés, les
agrandissent ou y remuent encore le couteau. Dans Ezéchiel 34 :4 il est écrit : «
vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, guéri celle qui était malade,
pansé celle qui étaient blessée ; vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait,
cherché celle qui était perdue ; mais vous les avez dominés avec violence et
avec dureté ».

Mais à vous qui me lisez actuellement et qui avez pris la décision de quitter le
corps du christ ou peut être vous avez déjà quitté à cause des actions injustes et
sans amour de certains membres de votre église : revenez à christ ! La solution
réelle à votre problème ne se trouve pas dans le monde. Elle ne se trouve ni
dans l’alcool ni dans la drogue ni dans le sexe ni sur les réseaux sociaux. Votre
solution se trouve en Jésus Christ en lui seul. Lui seul a donné sa vie pour vous
sur la croix et lui seul peut vous sortir de l’état dans lequel vous êtes
actuellement. Venez à lui tels que vous êtes, vous n’avez pas besoin de changer
ou d’être parfaits. Venez, il a ses bras ouverts et il vous attend. Il n’attend que
vous afin de vous combler d’amour et du repos dont vous avez besoin ici et
maintenant. Dans Matthieu 11 : 28-29, il dit ceci : « venez à moi, vous tous qui
êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur
vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous
trouverez du repos pour vos âmes ».

Jésus Christ seul donne le vrai repos. Il peut passer par des hommes de l’église
pour vous donner ce repos et il est assez puissant pour vous le donner
directement et tout de suite. Sa grâce est disponible maintenant même où tu es
entrain de lire ces passages. Je vais juste t’inviter à te mettre dans la position où
qui te convient et fais cette prière avec moi et aies une entière confiance que le
seigneur Jésus va te guérir et te donner du repos tout à l’heure. Voici la prière :

Seigneur Jésus sauveur de l’humanité, tu as pris mes péchés, mes maladies,


mes échecs et même ma dépression à la croix. Tu as payé le prix qu’il faut
pour que moi, je sois libre. Je crois en toi et je viens déposer tout ce qui pèse
sur mon âme actuellement sous ta croix. Remplis-moi maintenant de ta paix
et de ton repos par la puissance du saint esprit. Que je retrouve la joie de
vivre en toi. C’est dans le glorieux de Jésus Christ que j’ai ainsi prié. Amen
Le seigneur t’a exaucé et je peux te le garantir à cent pour cent que tu es
soulagé et guéri si tu l’as fait avec foi. C’est aussi simple que ça mais c’est tout
aussi puissant que ça en même temps. Tu es libéré maintenant de tout ce qui
pesait sur ton âme. Gloire au seigneur Jésus. Dans la suite de ce livre tu
apprendras des choses qui te permettront d’améliorer ta vie et ta productivité
dans ton domaine d’activité. Tu apprendras également quelques techniques qui
te permettront de renforcer ta confiance en toi et bâtir une solide relation avec
Dieu.

LA DEPRESSION : CAUSES

Il est important de connaitre les causes d’un problème afin de mieux le traiter.
Ceci permet à ce que même après être guéri de ce mal, l’on sache quoi faire et
comment marcher pour ne plus tomber dans cet état. Connaitre également les
causes de la dépression donnera à celui qui en souffre des outils pour améliorer
son estime de soi, sa confiance en soi et son amour pour soi-même ; choses qui
sont introuvables chez une personne déprimée. Il ne sert à rien de s’attaquer
aux symptômes d’une maladie sans connaitre ses causes réelles.

LES CAUSES SPIRITUELLES

LE BRISEMENT : la dépression peut avoir pour cause le processus de brisement


qu’un homme est entrain de subir de la part de Dieu afin d’être utilisé par lui.
Le seigneur n’utilise pas des vases qu’il n’a pas préalablement brisés et
remodelés à sa guise. De la même manière que l’or ne devient pur qu’en
passant par le feu du fondeur, c’est de cette même manière que le seigneur
éprouve ces enfants en les faisant passer par plusieurs états. Nous devons noter
que ce processus de transformation est douloureux pour la pensée humaine
voir inconcevable. Puisque celui qui est brisé par le seigneur n’a vraiment pas
commis un péché pour dire qu’il est entrain de subir un châtiment ou une
discipline venant de la part de Dieu. C’est aussi une cause sur laquelle nous
reviendrons dans la suite de celle-ci. Mais dans ce cas précis il s’agit d’un
brisement.

Prenons l’exemple du potier qui veut fabriquer un vase ou un pot. Quand nous
venons au seigneur nous sommes semblables à des vases de vil usage. Mais le
but du seigneur Jésus Christ c’est de faire de nous des vases d’honneur. ( 2
Timothée 2 :20-21). Dans ce cas je veux m’attarder sur l’exemple du potier qui
utilise l’argile pour faire ses vases. Le processus de transformations par lequel le
Seigneur nous fait traverser passe par le brisement de ce vase d’usage vil que
nous constituons. Le seigneur brise notre caractère, notre égo, nos rêves et
ambitions, notre perception de la vie et du monde. Bref il fait écrouler tout ce
qui existe autour de notre personnalité et toutes les fondations de notre vie
afin de nous communiquer une nouvelle vision de lui.

C’est l’exemple de Jonas que le seigneur appelle pour aller prêcher à Ninive.
Quand celui-ci refuse l’appel de Dieu vu sa perception juive de la population de
Ninive qui est païenne, le seigneur va le faire passer par une multitude
d’épreuves afin de briser en lui tout son orgueil. Et celui-ci a vraiment été
accablé par son désespoir jusqu’à demander la mort. Dans Jonas 4 : 1-3 nous
lisons ceci : « cela déplut fort à Jonas, et il fut irrité. Il implora l’Eternel, et il
dit : Ah ! Eternel, n’est ce pas ce que je disais quand j’étais encore dans mon
pays ? C’est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu
es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté,
et qui te repens du mal. Maintenant Eternel, prends-moi donc la vie. » Nous
voyons ici l’arrogance de Jonas. Il connaissait Dieu. Il connaissait ses qualités :
sa miséricorde, sa patience, sa bonté, son amour. Mais il n’a jamais eu le cœur d
Dieu. Voila pourquoi le Seigneur fait tout cela pour le briser et lui communiquer
son cœur. C’est ce qui l’a poussé à cette situation de dépression jusqu’à
demander la mort. Tant que nous n’aurions pas assimiler les leçons que le
seigneur veut nous donner, il continuera de nous briser et de nous façonner
jusqu’à ce que nous prenions la forme que lui seul veut.

Voyons un peu le processus de fabrication d’un nouveau pot. Après avoir


cherché l’argile qui doit servir à la fabrication de ce pot, le potier va commencer
à le travailler :
Le pétrissement : le potier va ajouter de l’eau à l’argile et commencer par le
mélanger afin d’avoir une pâte homogène et sans cailloux ou des restes d’arbre
ou quelque chose de semblable. Il continuera de le malaxer à la main afin
d’avoir une pâte malléable et d’éliminer des bulles d’air à l’intérieur pour éviter
que le pot se casse plus tard. C’est une étape difficile lors du brisement de
l’homme. Le seigneur fait en sorte d’enlever tout ce qui pourra nous emmener
à retourner à notre perception ancienne de la vie. Il travaille même sur les
motivations intérieures que nous avons afin de nous rendre malléable et
flexible à sa volonté. Après cette étape vient :

La fabrication proprement dite : il fera découper la pate en petits morceaux et


commencer par lui donner la forme qui lui plait au pot. Au fur et à mesure que
cela avance, il coupera les parties indésirées et va ajuster d’autres parties
également. Ici le seigneur commence par nous donner vraiment la former qu’il
désire et ceux qui sont autour de nous peuvent voir des changements qui
s’opèrent dans notre vie. Après cela nous avons l’étape de :

Le séchage et la cuisson : maintenant le potier fera sécher le vase puis le faire


passer par le feu afin de le rendre solide. Le feu lui donne sa solidité et sa
résistance. Le seigneur fera passer son serviteur par des épreuves. Il l’exposera
à des tourments afin de raffermir sa foi. Et après cela le vase est prêt à être
utiliser. Il est important de demander le discernement en ces périodes de
brisement pour que l’on ne se laisse pas aller au désespoir total. L’on doit savoir
que c’est une étape indispensable ou le seigneur nous fait passer par la mort
afin d’avoir confiance à lui seul pour notre survie. 2 Corinthiens 1 :8-9 : « Nous
ne voulions pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation
qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés
au-delà de nos forces de telle sorte que nous désespérions même de
conserver la vie. Et nous regardions comme certaine notre arrêt de mort, afin
de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu
qui ressuscite les morts ».

LA DISCIPLINE : la bible déclare que qui aime bien châtie bien. Comme tout bon
parent qui punit, quand un enfant fait du mal ou se comporte mauvaisement,
c'est-à-dire à l’encontre des lois établies, Dieu aussi fait appel à la discipline
quand nous commettons un péché. Il est vrai que Dieu ne punit toujours pas
pour chaque péché individuel que nous faisons. Il ferme les yeux sur certains et
punit d’autres. Selon sa souveraineté, il punit quand il veut. Certaines causes de
la dépression sont la désobéissance à Dieu et le châtiment qui s’en suit. Dans sa
haine pour le péché, Dieu a une très grande compassion pour le pécheur. Et un
de ses multiples moyens pour ramener le pécheur sur le droit chemin c’est la
discipline. Pendant ce moment, le discipliné traversera des situations difficiles
allant de maladies à la mort dans certains cas et passant par des blocages ou la
difficulté à recevoir certaines grâces comme auparavant. Le châtiment est un
moment vraiment difficile à supporter car nous avons l’impression que la main
de Dieu est contre nous. Quand un homme dispute avec son frère ou Satan, il y
a de l’espoir qu’il soit délivré par Dieu. Mais quand l’homme est en dispute avec
Dieu lui-même, qui le délivrera ?

David est l’exemple parfait de la discipline de Dieu. Dans le livre de 2 Samuel au


chapitre 11, nous voyons l’histoire de David qui commit l’adultère avec bath-
schéba, la femme d’Urie, un de ses soldats. David, qui se promenait sur le toit
de sa maison apercevra la femme d’Urie et se laisse aller à ses émotions. Après
avoir commis l’adultère avec la femme, celle-ci devint enceinte de lui, dans la
maison de son mari. Après avoir tout essayé pour lui attribuer la grossesse en
vain, David décide de livrer son soldat à une armée étrangère ; ce qui fut fait. A
la mort d’Urie, David prit sa femme. Mais comme Dieu a le mal en horreur, il
envoie le prophète Nathan pour lui annoncer sa sentence. David devra endurer
la punition de Dieu : ses femmes seront déshonorées en public, chose que son
fils Absalom lui a faite après sa rébellion ; l’enfant qui est né de leur union devra
mourir. Le seigneur lui-même frappa l’enfant d’une terrible maladie et ce
dernier mourut.

Pendant cette période, David pria et jeuna, il passa ses nuits par terre et a
traversé un moment difficile de sa vie. Il voyait son fils innocent mourir à cause
des péchés que lui, il a commis. Malheureusement le seigneur n’épargna pas
son fils et celui-ci mourut effectivement. C’était même en ce moment que le
puissant psaume de repentance a été composé par David : le psaume 51. Le
seigneur n’a pas d’enfant chouchou. Si nous n’obéissons pas aux
commandements de Dieu, lui-même passe par le châtiment pour nous ramener
sur la voie juste. Et oh ! combien peuvent être grande l’affliction qui découle de
cette discipline. Plusieurs peuvent donc expérimenter la colère de Dieu qui les
emmènera en dépression. La main de Dieu est contre l’homme qui va passer
par des moments de tourments où son âme aura même du dégout pour la vie.

Parfois le seigneur agit ainsi pour que le chrétien châtié serve d’exemple aux
autres afin qu’ils sachent que c’est une chose terrible pour l’homme de tomber
sous la colère de Dieu.

ATTAQUE DE L’ENNEMI :
AGE CLASSE ECOLE QUARTIER NUMERO
DE
TELEPHONE
NOMS ET
PRENOMS
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12

Common questions

Alimenté par l’IA

L'individu éprouve une lutte car il ressent une obligation de réussir pour satisfaire ceux qui croient en lui, mais est également confronté à des critiques et à un manque de soutien dans des moments difficiles . Cette dualité crée une pression pour surmonter l'échec potentiel et réussir malgré les obstacles sociaux .

L'entourage personnel peut renforcer la capacité d'un individu à gérer des critiques en fournissant un soutien émotionnel et une validation des efforts, ce qui améliore la confiance en soi . Cependant, si l'entourage est critique ou ne croit pas au potentiel de l'individu, cela peut affaiblir la capacité de cet individu à accepter des critiques constructives et peut le rendre plus vulnérable aux critiques destructrices .

La foi personnelle joue un rôle crucial en fournissant un ancrage spirituel et émotionnel qui aide à naviguer à travers les obstacles. Elle sert à redonner de l'espoir même quand les situations sont désespérées, tout en offrant un cadre de référence pour la prise de décisions morales et éthiques . En cas d'incertitude ou de perte personnelle, cette foi aide à renouer avec les valeurs fondamentales et offre une perspective d'avenir qui transcend les circonstances actuelles .

Une personne en quête de changement personnel est souvent confrontée à des défis liés à son environnement social, tels que la critique et le manque de soutien. Pour surmonter ces défis, l'individu doit développer une résilience mentale, s'entourer de personnes positives et congruentes à ses objectifs et faire le tri dans les critiques pour ne retenir que celles pouvant servir à sa progression .

L'environnement social et familial peut grandement influencer la réussite personnelle en fonction du soutien ou du découragement reçu. Des personnes aimantes et encourageantes peuvent pousser à donner le meilleur de soi-même , tandis qu'un entourage critique ou sceptique peut constituer un frein, en décourageant ou critiquant les échecs . Ainsi, l'entourage agit à la fois comme un catalyseur ou un obstacle pour l'accomplissement de ses objectifs .

Jean-Pierre a renoncé à ses études de mathématiques principalement en raison des conditions difficiles à l'université de Lomé, comme l'effectif pléthorique qui l'empêchait de se concentrer et le besoin de se battre pour une place en amphi .

Jean-Pierre a été influencé par sa découverte des contradictions entre certains dogmes de l'église catholique et les saintes écritures, ce qui a mené à sa décision de ne pas entrer au séminaire. Il a rejeté plusieurs pratiques catholiques comme la prière à Marie et le purgatoire, qu'il considérait en désaccord avec la Bible . Il a également été affecté par l'organisation rigide de l'église, ce qui le décourageait de prêcher des idées auxquelles il ne croyait pas .

Maîtriser les critiques permet de filtrer les avis constructifs qui favorisent la croissance personnelle et d'ignorer les critiques destructrices visant à décourager ou à freiner l'élan personnel . Une telle maîtrise aide à renforcer la confiance en soi et à se concentrer sur les objectifs sans être détourné par des influences négatives .

Perdre une direction claire peut mener à un sentiment d'incertitude et de chaos personnel. Pour Jean-Pierre, l'abandon de ses études et son refus du séminaire l'ont plongé dans un état de confusion identitaire et d'incertitude quant à son futur, amplifié par des attentes familiales élevées . Il ressent ainsi une pression accrue pour établir une nouvelle direction tout en réconciliation avec sa compréhension spirituelle .

La quête de spiritualité influence fortement les décisions de vie en recherchant des vérités et des pratiques qui soient en harmonie avec une compréhension personnelle des écritures sacrées, même si cela implique de renoncer à des chemins conventionnels comme le séminaire . Jean-Pierre, par exemple, a rejeté des dogmes qui ne correspondaient pas à sa lecture personnelle de la Bible, affectant directement son choix de carrière et l'influençant à quitter le séminaire .

Vous aimerez peut-être aussi