Extraction du titane par solvant
Extraction du titane par solvant
UNIVERSITE DE LIKASI
FACULTE POLYTECHNIQUE
NOTES DE
PROCEDES METALLURGIQUES SPECIAUX
Par :
Chef de tavaux. Ir Joel MUTEPA MWENGWE
AVANT – PROPOS
Depuis l’invention de l’extraction par solvant, on arrive facilement à produire ces deux
catégories de métaux.
0. INTRODUCTION
Cette méthode sera d’abord appliquée en chimie analytique, ensuite en 1940, elle sera étendue
avec l’uranium puis pour les métaux non ferreux.
2. Problèmes de SX :
1. Il faut premièrement trouver les phases organiques dans lesquelles les cations sont
solubles ;
2. Trouver les phases organiques qui font en sorte qu’au contact d’une autre phase
aqueuse, les cations métalliques passent totalement dans la phase aqueuse.
3. Réalisation industrielle
Dans cette première phase le cation métallique passe de la phase aqueuse (P.A) à la phase
organique (P.O).
C’est le lavage de la P.O mise en contact avec une P.A appropriée (cette phase n’extrait pas le
métal de valeur) pour éliminer les impuretés co-extraites.
Cette étape permet aussi d’éliminer une partie des solides entrainés. Il faut extraire la quasi-
totalité des solides car ils risquent de former des Caillaux dans la P.O, ce qui changera les
propriétés de la P.O.
3.3. Stripage
La P.O est lavée et mise en contact avec une P.A appropriée. Le métal valorisable passe de la
P.O à la P.A. Après stripage, la P.O stripée est retournée à l’extraction et la P.A chargée vers
(suit) le flow sheet de l’usine.
Les réacteurs dans lesquels se passent les opérations sont des mélangeurs et décanteurs.
Lors de cette opération, il faut que l’entrainement et la solubilité des deux phases soient
faibles.
FLOW SHEET
Minerai Solide
Extraction P.O Chargée Lavage P.O Stripage P.O Stripée
Equilibrage
P.A Stripée
P.A
Raffinat EW
Acide P.A de lavage P.A à rejeter
Retour cellule
Saignée
1) La purification des solutions (solution mère) par substitution des solutions : solution
mère par une solution pure de EW ;
2) La séparation et l’extraction des métaux valorisables dans des phases aqueuses de
haute pureté ;
3) La concentration des solutions : Expliquer par le rapport des volumes (Volume P.O
élevé tandis que volume P.A faible).
NB :
Avec les minerais oxydés, on ne procède pas à la concentration car concentrer demande des
capitaux (construction d’une usine de concentration) puis leur concentration donne un
mauvais rendement, d’où on les attaque directement.
Au démarrage d’une usine SX, on n’a pas le spent electrolyte, alors il faut préparer une
solution acide (avec de l’eau et de l’acide) ayant les caractéristiques du spent telle que : 170-
180g/l H2SO4 et 35-45g/l Cu.
4. TECHNOLOGIE
Mélangeurs
Agitateur
mécanique
P.A P.O
Fig. 2 mélangeur
Pas d’agitation pneumatique car elle se fait avec l’air, or l’air au contient de l’oxygène qui va
oxyder la Phase Organique.
Décanteur rectangulaire
P.O
P.A
Colonnes
jouent à la fois le rôle de mélangeur et de décanteur. Elles sont plus chères que la série
mélangeur-décanteur.
P.A P.O
P.A P.O
Fig. 4 colonne
Les réactifs SX sont chers particulièrement. Pour cela la P.O doit remplir certaines
conditions :
𝑃𝑟𝑖𝑥
𝐶𝑜û𝑡 é𝑐𝑜𝑛𝑜𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 =
𝑃𝑜𝑢𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑒𝑥𝑡𝑟𝑎𝑐𝑡𝑎𝑛𝑡
2. Une très faible solubilité dans la P.A pour minimiser les pertes ;
3. Un pouvoir extractant élevé : l quantité du métal valorisable qui doit être extraite par
litre ou par rapport de l’extractant ;
4. La cinétique d’extraction et de stripage élevée.
5. ASPECT THERMODYNAMIQUE
𝑀(𝐴) + 𝐸̅(𝐴) ⇄ 𝑀𝐸
̅̅̅̅̅(𝑜)
̅̅̅̅̅
𝑀𝐸(𝑜) : complexe extractable
𝑛+
𝑀(𝐴) + 𝑛̅̅̅̅̅̅̅̅ 𝑀𝐴𝑛 + 𝑛𝐻+
𝐻𝐴(𝑂) ⇄ ̅̅̅̅̅̅̅ (𝐴)
Exemple : Acide phosphanique, acide carboxylique, acide sulfonique. Chaque extractant est
sensible à un certain nombre de cations mais on peut jouer sur le pH pour augmenter cette
sélectivité par rapport à un cation spécifique.
Extractant chélatant
Ce phénomène résulte de la forme d’attraction physique entre deux espèces des charges
opposées :
𝐴+ + 𝐵− ⇄ (𝐴+ 𝐵 − )
Industriellement, on rencontre la formation ionique lorsqu’on fait appel à des anions, donc on
a:
(𝑚−𝑛)
𝑀𝐴𝑚 + ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
(𝑚 − 𝑛)(𝑅3 𝑁𝐻𝐴) ⇄ ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
(𝑅3 𝑁 + 𝐻)𝑚−𝑛 . 𝑀𝐴−
𝑚 + (𝑚 − 𝑛)𝐴
−
L’extraction est basée sur la force de solvatation que possèdent les extractants organiques
contenant l’oxygène tels que :
- 𝐿𝑒𝑠 𝑒𝑡ℎ𝑒𝑟𝑠 : 𝐶 − 𝑂 − 𝐶
- 𝐿𝑒𝑠 𝑒𝑠𝑡ℎ𝑒𝑟𝑠 : − 𝐶𝑂𝑂𝑅
- 𝐿𝑒𝑠 𝑎𝑙𝑐𝑜𝑜𝑙𝑠 : 𝐶 − 𝑂𝐻
- 𝐿𝑒𝑠 𝑐é𝑡𝑜𝑛𝑒𝑠 : 𝐶 = 𝑂 EX : MIBK ou MIBC
M : Méthyl
I : IsoButyl
K: Ketone
On trouve aussi les extractants par solvatation dont l’oxygène est associé au phosphore :
Alkyl-phosphate Esther (≡ 𝑃 = 𝑂)
Ex : dans le système
NbF5-TBP
TaF5-TBP
TBP : Tri-n-Butyl-Phosphate
NbF5-HF-3TBP et TaF5-HF-2TBP
𝑛+
𝑀(𝐴) + 𝑛̅̅̅̅̅̅̅̅ 𝑀𝐴𝑛 + 𝑛𝐻+
𝐻𝐴(𝑂) ⇄ ̅̅̅̅̅̅̅ (𝐴) (*)
Pour calculer E, il faut un même volume de PO et de PA. E donne une idée sur le pouvoir
extractant. Donc mélanger les deux phases même pendant une heure, puis arrêter et laisser
décanter, ensuite prendre un volume V de PO et de PA ; puis analyser les concentrations.
̅̅̅̅̅̅̅
(𝑀𝐴 + 𝑛
𝑛 )(𝐻 )
𝐾𝐸 = ̅̅̅̅)𝑛
(2)
(𝑀𝑛+ )(𝐻𝐴
̅̅̅̅)𝑛
(𝐻𝐴
𝐾= 𝐾𝐸 + 𝑛 (3)
(𝐻 )
1 1
̅̅̅̅)
𝑝𝐻 = log 𝐸 − log 𝐾𝐸 − log(𝐻𝐴
2 𝑛
Pour comparer la puissance d’extraction des différents extractants, on définit une grandeur
de comparaison qu’on appelle pH1/2, qui est le pH auquel 50% du métal soient extraits.
Si les pH1/2 de deux métaux pour un même extractant sont différents, on peut séparer les deux
métaux par extraction liquide-liquide en utilisant cet extractant. Cette séparation peut se faire
soit à l’extraction soit au stripage.
Avec ces équations, on peut tracer les courbes caractéristiques de l’extraction liquide-liquide.
1. Courbe E=f(pH)
𝑙𝑜𝑔𝐸 = 0
𝑝𝐻
𝑝𝐻1/2 𝑝𝐻𝑚𝑎𝑥
Ce diagramme permet de déterminer à quel pH il faut travailler pour extraire deux métaux.
% 𝑀𝑒 𝑒𝑥𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡
𝑀2
𝑀1
𝑝𝐻
Fig.7 graphique d’extraction des métaux en fonction du pH
La courbe est tracée à (HA) constant et pH régulé (constant). Cette courbe rend compte de
l’état d’équilibre. Donc si on une [M] dans la P.A, pour que l’équilibre ne change pas, il faut
qu’après extraction, la [M] dans la P.O soit d’autant.
[𝑀]𝑂 𝟓
𝟒
𝟑
𝟐
𝟏
[𝑀]𝐴
Fig.8 courbe Isotherme d’extraction
1)
2)
Vx
Vx
P.O
P.A P.O
P.O
P.A
1 P.A
2
3
̅̅̅̅̅)
4. Courbe E=f( 𝑯𝑨
La pente de la droite est égale au nombre des molécules de l’extraction associé à l’atome du
métal à extraire.
𝑙𝑜𝑔𝐸
̅̅̅̅]
log[𝐻𝐴
Fig.10 courbe d’extraction en fonction de la concentraction de l’extractant
Pour l’extraction, la P.A (solution de lixiviation) doit être clarifiée avec ajustement de
pH ;
Pour le stripage, la P.A est une solution non saline en général. Dans le cas de l’EW,
PA et RC , pH ajusté. Cette solution peut contenir un agent de réaction qui précipite le
métal.
Après stripage ou pour une autre réaction
Ex : Co3+
La réduction du Co3+ peut se faire par du H2S pour striper le Co 2+, le Co3+ étant difficile à
striper.
Il faut éviter d’avoir des éléments oxydants dans la P.O (car ils vont la détériorer la PO
étant réductrices), également pour la réduction du Co3+, il faut éviter ces éléments car ils
vont accélérer la précipitation du Co.
Constitution de la PO
6. ASPECT CINETIQUE
- A viscosité faible ;
- A agitation élevée ;
- A température élevée (ambiante), mais éviter des fortes températures au risque de
brûler l’usine.
Dans certains cas particuliers, c’est la vitesse de formation du couple oxydable qui contrôle la
cinétique de réaction :
- Réaction chélatente ;
- Réarrangement stérique ;
- Complexes ioniques très stables dans la P.A mais cette situation peut être exploitée
pour séparer les métaux (cas du Zr et Hf).
Globalement la cinétique de SX est rapide (3 à 5 min) et 0 à 30min pour les réactions lentes.
- La capacité de production ;
- La thermodynamique (pouvoir extractant) ;
- La cinétique ;
- La composition de la P.O (solubilité de l’extractant dans le solvant) ;
- Le rapport volumétrique P.A/P.O ;
- Calcul du nombre d’étage à l’extraction et au stripage ;
- Dimensions des réacteurs (comparer la rentabilité globale).
Combien de nombre d’étage faut-il pour épuiser la P.A du MZ+? Cette détermination se fait à
l’aide du diagramme de McCbe-Thiele qui nous permet d’avoir le nombre d’étage théorique
d’extraction au stripage.
DIAGRAMME DE MCCABE-THIELE
Extraction
Droite de
Extraction
fonctionnement :
[𝑀]𝑂
pente=O/A
1er
étage
2ème
étage
3ème
étage
[𝑀]𝐴 [𝑀]𝐴
dans la solution
mère
Schématiquement
P.O P.O
2ème étage 1er étage
P.A P.A
P.A
LIX
P.A
Raffinat
Stripage
Droite de fonction :
[𝑀]𝐴 pente=O/A
1er étage
2ème étage
3ème étage
[𝑀]𝑂 [𝑀]𝑂
De départ
Il faut travailler au laboratoire avec les P.O, PA et pH industriels pour que la réalité soit la
même avec l’usine.
Ex : la courbe de stripage en « S »
Droite de fonction :
[𝑀]𝐴 pente=O/A
1er étage
[𝑀]𝑂
[𝑀]𝑂
De départ
Cette courbe est inefficace pour le procédé et on la trouve lors de la formation des :
1. Définition et propriétés
Ce sont :
En examinant ce diagramme, on peut dire que les métaux réfractaires sont le Titane (Ti), le
zirconium (Zr), le Hafnium (Hf), le vanadium (V), le niobium (Nb), le tantale (Ta), le chrome
(Cr), le molybdène (Mo), le tungstène (W), le rhénium (Re).
Les platinoïdes ont des points de fusion élevée mais du point de vue propriété mécanique et
résistance à l’oxydation, ils ne répondent pas ; d’où on ne peut pas les classer dans les métaux
réfractaires.
[Link].V2O9-
PbCl2
a. Titane (Ti)
- Résistance mécanique élevée ;
- Métal semi-léger ;
- Faible densité ;
- Haut point de fusion.
b. Zirconium (Zr)
- Présente une faible section efficace aux neutrons thermiques (n’est pas traversé par les
neutrons) ;
Il est utilisé dans la fabrication des réacteurs nucléaires. C’est un métal stratégique (le
contenant ou récipient dans lequel se passera la réaction).
Fission nucléaire
235 137
92𝑈 + 10𝑛 → 56𝐵𝑎
93
+ 36𝐾𝑟 + 3 10𝑛 + 𝐸𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 Avec :
137 144
56𝐵𝑎 → 60𝑁𝑑 + 4 01𝛽
93 89
36𝐾𝑟 → 39𝑦 + 3 −10𝛽
En faisant la somme des masses nucléaires, on constate qu’il y a une perte de masse que
Einstein exprime sous forme d’énergie par :
∆𝐸 = ∆𝑚. 𝐶 2 = 200Mev/at U
1er neutron vient de la fission de 238U qui est instable, il subit par lui-même la fission et donne
235
U et le 1er neutron, et lorsqu’on a une masse critique de 235U la réaction s’amorce. A part on
peut soit utilisé la Plutonium ou thorium.
c. Le Hafnium (Hf)
Il présente :
d. Vanadium (V)
Pas d’usage comme métal pur mais il trouve des applications dans l’aciérie sous forme
d’alliage. Une des grandes utilisations c’est un catalyseur de la réaction :
SO2+1/2O2⇄ SO3
e. Niobium (Nb)
Il possède une résistance à l’eau bouillante, au sodium liquide et même à l’uranium liquide.
Usage :
f. Le tantale (Ta)
Il sert à la fabrication des condensateurs de haute capacité, des redresseurs à basse tension
(signalisation, chemin de fer, route), émetteur d’électrons, échangeurs de chaleur dans une
g. Le chrome (Cr)
Chromage électrolytique des surfaces des métaux pour lesquels il faut une surface polie et
brillante, résistant à la corrosion.
- Mécanique hydraulique ;
- Allié : Aciers spéciaux Cr/Ni.
h. Molybdène (Mo)
Comme il a une température élevée, il sera utilisé comme résistance de chauffe, écran
thermique dans le four (pour éviter la perte thermique par rayonnement), outil de forage à
chaud, moules de coulée des métaux, échangeur thermique des métaux liquides dans
l’industrie nucléaire.
i. Tungstène (W)
Utilisé pour :
Alliage :
3.1 Propriétés
C’est un métal réactif c’est-à-dire qui s’oxyde facilement en présence de l’oxygène présente
un potentiel réversible inférieur à 0 ;
Résiste à la corrosion par passivation (supérieur à la résistance à la corrosion des aciers inox).
Donc le Ti n’a pas de domaine de stabilité avec l’eau mais se passive et résiste à la
passivation. Sa grande résistance à la corrosion fait qu’il est utilisé comme anode dans l’EW.
Dans d’autres cas, il est utilisé comme cathode pour produire un métal de haute pureté mais le
coût sera élevé.
[O], [N], [S], [C], il fixe donc ces impuretés pour aller les concentrer dans les inclusions inter
cristallines.
3.2 Historique
Le Ti a été découvert au 18ème siècle par un clergé anglais William Grégor et le chimiste
allemand KLAPPOTH.
Le Ti est abondant dans l’écorce terrestre (0,6%) et il est le 4 ème métal après Al, Fe, Mg. On
le trouve rarement à des concentrations élevées dans la nature.
1. l’Ilménite (FeTiO3)
Du fait de sa faible concentration dans la nature, pour le traiter il faut passer par la
concentration.
Concentration
2. Le rutile (TiO2)
Minéral très peu abondant dans la nature. Il donne un concentré très riche.
a) Généralités
Le fait que le TiO2 est stable, sa réduction par l’H2 demandera des températures élevées.
TiO2+2H2→Ti+2H2O
Pour justifier cette difficulté de réduite le TiO2 avec l’H2, il faut déterminer la température de
réduction en utilisant la réaction :
𝑟𝑝𝑇
D’où 𝑇 = ∆𝑆° et T peut être calculée en utilisant les tables de KUBASCHEWSKI.
𝑇
La métallothermie
1. Réduction par le Ca
Cette réduction donne une poudre de Ti mélangée à une poudre de CaO (tout à l’état solide),
il faut donc trouver le moyen de les séparer. Comment ? Température de fusion CaO=2400°C.
En plus, le Ca est toujours contaminé en oxygène qui va contaminer le Ti. D’où technologie à
écarter.
Ces composés sont très volatiles c’est-à-dire qu’on a le risque de les perdre dans le gaz ? Ce
qui rend difficile l’électrolyse des sels fondus ou ignée.
1. Elaboration du TiCl4
∆𝐺 𝑇° = −10,9Kcal/mole à 1000°C
La chloruration directe de l’ilménite est à proscrire parce que le Fe subit la chloruration. Donc
il y aura gaspillage de chlore.
𝐹𝑒 2+ + 2𝐶𝑙 − → 𝐹𝑒𝐶𝑙2
𝐹𝑒 3+ + 3𝐶𝑙 − → 𝐹𝑒𝐶𝑙3
En plus le FeCl3 a une T°éb=319°C, donc FeCl3 va donc contaminer le TiCl4 dans le gaz
(qu’on peut séparer par distillation fractionnée).
Pour cela, l’ilménite sera traitée d’abord par fusion réductrice au four électrique pour éliminer
le Fe dans une fonte (acier).
(𝑇𝑖𝐹𝑒)𝑂3 + 𝐶 → 𝑇𝑖𝑂2 + 𝐹𝑒 + 𝐶𝑂
a. Le four est chauffé par effet Joule par les électrodes (800°C) ;
b. On souffle le Cl2 dans la charge, la réaction est exothermique et est suffisante pour
maintenir la T° du four.
TiCl4 sera liquéfié au condenseur. L’excès de Cl2 sera récupéré pour être recyclé.
Les chlorures volatiles quittent le four avec TiCl4 et se condensent avec le TiCl4 liquide soit :
Les chlorures dissous dans le TiCl4 seront éliminés par distillation fractionnée.
Pour le VoCl3, il subit les réactions de réduction avec le cuivre ou le H2S pour former un
composé qui a une T°éb inférieure.
VoCl3+1/2H2S→VoCl2+HCl+1/2S
Le TiCl4 liquide purifié est stocké sous l’He pour éviter l’hydrolyse.
La chloruration peut aussi se faire dans un four Fluo-solid à plus ou moins 950°C, le gaz de
fluidisation air+Cl2.
Charge solde mélange de TiO2 (50°C) + coke (98%) de pétrole (50%) pour éviter d’apporter
les cendres.
Il faut éviter des fortes concentrations de CaO, MgO car ils réagissent en formant le
CaO.TiO2, formation des chlorures non volatiles (T°éb˃1400°C) liquides qui défluidisent le
lit et bloque le passage de l’air.
Minerai ou scorie riche en CaO, MgO, la chloruration va se faire dans les bains des sels des
chlorures fondus en présence de Cl2, C (Coke de pétrole).
2. Réduction du TiCl4
a) Aspect fondamental
175600
−∆𝐺 𝑇° = 0 ; 𝑇 = = 6028,15𝐾
29,13
On voit bien que pour réduire le TiCl4, il faut une très grande T°, ce qui rend cette voie
difficile (donc atteindre la T° qui annule −∆𝐺𝑇° ).
b) Par réduction
Par l’hydrogène
Cette réduction est possible qu’à T°˃2449,72°C et en présence d’un excès d’He. C’est une
métallurgie difficile et dangereuse.
Par le sodium
Cette voie est à abandonner parce qu’il y a risque de perdre le Na par ébullition d’autant plus
que la réaction est très exothermique.
T°éb Ca=1350°C or la T°fusion CaCl2=782°C. En outre ça apporte des impuretés tels que N,
O, etc.
On a :
La réaction sous argon à 1000°C dans un bain des sels fondus de NaCl auquel on ajoute le Na
comme réducteur.
Par le magnesium
Mode opératoire
1. Le réacteur est en fer pur doux. Faible teneur en N, C, O 2, car ces impuretés
détériorent la ductilité et la soudabilité du Ti ;
2. Lingot de Mg décapé à l’acide pour dissoudre les nitrures et les oxydes de Mg
superficiels (souder le couvercle) ;
3. TiCl4 très pur 99,99% TiCl4, SiOCl4 (T°éb = T°éb TiCl4) ;
4. On chauffe le four au brûleur à gaz-oil (T°f=850°C). Il ne faut pas atteindre 1050°C,
température à laquelle se forme l’eutectique Ti-Fe (T° basse). A 850°C, le Mg fond
(T°f=650°C) ;
5. Vidange du réacteur avec une pompe à vide pour éliminer l’air et l’on travaille sous
atmosphère d’He ;
6. On alimente TiCl4(g) dans le réacteur. La réaction se déroule et elle est exothermique.
On contrôle le débit TiCl4 pour contrôler la température du four ;
7. Après la formation d l’éponge de Ti, il faut casser l’éponge pour créer un passage au
TiCl4 (v) et cela pour que la réaction ne s’arrête pas. Ensuite faire une coulée de
MgCl2 liquide.
8. L’opération est longue. Après plus ou moins 12 heures, on arrête l’opération avec un
défaut stœchiométrique plus ou moins 10% TiCl4 pour éviter la formation des sous
chlorures de Ti.
Inconvénients du procédé
Procédé discontinu et lent car il faut arrêter le processus pour récupérer l’éponge par découpe
et cela à l’abri de l’humidité (atmosphère sèche).
On peut produire environ 700 Kg de Ti par opération pendant 12 heures, ce qui explique sa
lenteur, donc on produit des éponges de Ti contenant du Mg solide occlus et même MgCl 2.
Mg : 0,5% ; Cl :0,15% ; Fe :0,1% ; [H] :0,1% ; [O] : 0,05-0,1% ; [N] : 0,05% ; [C]: 0,04%.
9. L’éponge est ensuite broyée pour obtenir la poudre de Ti à 99,8% de Ti. La poudre
sera purifiée et consolidée dans un four électrique à électrode consommable.
c) Réduction par électrolyse ignée dans un bain des sels fondus
L’électron de réduction est amené par le courant électrique à parois qui font office d’anode.
d) Consolidation
1. Introduction
Examinons le diagramme E-pH pour voir s’il y a existence des domaines de stabilité avec
l’eau.
E° = -0.750 - 0.059 pH
Nb + H2O= NbO+2H++2 e-
E° = -0.733 - 0.059 pH
E° = -0.625 - 0.059 pH
E° = -0.289 - 0.059 pH
Oxydes
Ta2O5 et Na2O5 sont insolubles dans l’eau, dans la plupart d’acides et bases usuels.
Heureusement Ta2O5 et Na2O5 sont solubles dans l’acide fluorhydrique (HF) à chaud.
Ces deux oxydes ont des lignes d’équilibre très proches et parallèles. Il sera donc impossible
et difficile de les séparer dans un système scorie-métal c’est-à-dire ils se comportent de la
même manière ; donc pour les séparer, il faut le faire avant la réduction.
- Par Al, Si ;
Ces composés sont faciles à obtenir et à purifier. Ce sont des composants importants en
métallurgie extractive.
Les TaF5 et NbF5 passent en solution sans se décomposer, en effet avec le HF donc les
réactions (1) et (2).
Les sels K2TaF4, K2NbOF5 sont relativement insolubles (donc sont solubles dans certaines
conditions et insolubles dans d’autres et possèdent des solubilités différentes). C’est cette
propriété qui sera exploitée pour séparer les deux métaux.
Ces chlorures ont également des lignes d’équilibre très proches, par conséquent on ne peut les
séparer dans un système métal-scorie. Impossible de réduire au départ des chlorures.
On peut aussi les réduire par Al, Na, Mg. La réduction avec le Ca pose problème car on a du
mal à avoir la Ca pur (toujours accompagné de l’O2). Etant donné qu’on ne peut pas produire
des chlorures purs, on fera la métallurgie extractive en utilisant le K2TaF7 et le K2NbOF5.
2. Les minerais
Minéraux
% Ta2O5 % Nb2O5
40 – 60 2 – 30
1 - 40 40 – 75
On peut aussi trouver Pyrochlore : (Na, Ca)2(Nb, Ta)O6(O, OH, F) peut contenir presque 73%
Nb2O5 ou 82% Ta2O5.
𝑇𝑎2 𝑂5 9
= ≅ 1/1
𝑁𝑏2 𝑂5 8
Après concentration, une bonne partie de colombotantalite reste donc le concentré d’étain.
Après fusion réductrice, les scories d’étain sont une source de Ta et Nb (25% de production
mondiale).
Ta2O5 Nb2O5
High grade Australie 10% 5,5%
Thaïlande
RDC
Médium Grade RSA 5% 7%
Low Grade Malaisie 0,8 – 2% 0,8 – 0,2%
Brésil
Deux étapes :
Na(OH)
La grande quantité de NaOH à ajouter est fonction de la
quantité de Ta et Nb à fondre (calcul de la stœchiométrie)
Réactions :
Ta2O5+2NaOH→2NaTaO3+H2O
Nb2O5+2NaOH→2NaNbO3+H2O
H2O
Lixiviation à UF Filtration
Décantation GATEAU
l’eau dans un F.P
Filtrat
Rejet (Si) pour éviter la
consommation de l’HF
Na2OSiO2 est soluble dans l’eau c’est un bon liant pour les réfractaires.
𝐻𝐶𝑙
(pour attaquer les éléments
métalliques) Réactions :
Réactions : NaNbO3.H2O+HF→2H2TaF7+6H2O
2NaNbO3 +2HCl→Nb2O5.H2O+2NaCl Nb2O5.H2O+14HF→2H2NbF7+6H2O
Lixiviation par
GATEAU 2Na2TaO3+2HCl→Ta2O5.H2O+2NaCl
HCl HF
Procédé basé sur la cristallisation fractionnée de K2TaF7 dans une solution diluée de HF dans
laquelle K2NbOF5 est plus soluble.
Solution
H2TaF7 +H2NbOF5
KF
Précipitation
fractionnée
Filtration Solution
(F.P) K2NbOF5
Electrolyse Ta
Cristaux Séchage Lavage
KaTaF7 ignée
Dendrite de
Ta˃99,99%
Solution
K2NbOF5
Réaction :
NaOH Précipitation Ka2TaF7+4NaOH⇄NaNbO3+KF+3NaF+2H2O
NaNbO3
Filtration
Filtrat
HCl (F.P)
Filtrat
Décomposition
Filtration Séchage + Nb2O5 Solide
par précipitation
(F.P) Calcination
de Nb2O5˃99,7%
Réaction :
2NaNbO3+2HCl⇄Nb2O3.H2O +NaCl
Carbone + carbure de Nb
Inconvénient du procédé
Ce procédé traite des concentrés de préférence pauvres en SiO2 (pour éviter la consommation
de HF).
Concentré
Précipitation de Ka2TaF7+
S/L K2NbOF5
NaNbO3
- Le K2TaF7 contient Ta (45,5%), Si (˂0,5%), Fe (˂0,01%), Ti(˂0,05%), Nb(0,05%)
- Le NaNbO3 contient : Nb2O5 (99,7%), Ta2O5 (0,15%max), SiO2 (˂0,05%), TiO2
(0,05%max), Fe2O3 (0,09%max), SnO2 (0,1%max).
Extraction liquide-liquide
LIX HF SX Nb
Ta
Eau désionisée pour éviter d’apporter les impuretés dans le système de purification.
Les P.A riches en Ta et Nb seront traitées dans des circuits différents pour la précipitation des
fluorures.
NH3+2H2O⇄NH4OH
H2NbO5+6NH4OH⇄(NH4)NbO3+5NH4 F+4H2O
H2TaO5+6NH4OH⇄(NH4)TaO3+5NH4F+4H2O
(NH4)NbO3⇄1/2Nb2O5+NH3+1/2H2O
(NH4)TaO3⇄1/2Ta2O5+NH3+1/2H2O
Techniques modernes :
Désavantage
Pour les scories et produits riches en SiO2, on fait la refusion pour éliminer le SiO2.
A. Lixiviation par les acides minéraux pour éliminer le fer et parfois la lixiviation
alcaline.
KF HF
Concentration SX Raffinat
Filtration
par refusion
Filtrat PA Nb NH3
Séchage Précipitation
Lix L
S/L SX
Raff. Ta
Séchage
Lavage
HF+H2SO4 Nb2O5 +Ta2O5).H2O
S
Calcination Carbone +
Dendrite de Nb2O5 Carbure
Ta˃99,99%
Réduction par C
sous vide
Pellets Nb˃99,3%
b. FSMG
Mélange des oxydes et des carbures de Ta et Nb dans un four électrique sous vide.
On amorce la réaction par chauffage au gaz, on obtient le Ta, KF, NaF, excès de Na. Les
produits sont lavés avec :
FMS Co
Il électrolyse K2TaF7 à 900°C dans un pot de fer qui sert en même temps de cathode avec une
anode en graphite.
L’effet d’anode est évité par ajout de Ta2O5. Cet effet consiste en la formation d’une couche
de carbure à l’anode qui interrompt le passage du courant et pour briser cette de couche de
Ta2O5.
Les dendrites sont lavés aux acides pour éliminer les sels.
UCM Co
Utilise comme électrolyte une solution de K2TaF7 + NaCl. Le pot est en graphite (anode).
Graphite (+)
Etude de MYERS
On évite l’effet d’anode par ajout de Ta2O5 mais qui augmente la T°fusion du bain(ce qui a
comme conséquence la perte des réactifs par évaporation). Pour diminuer la T°f du bain, on
ajoute du KF, KCl parce que ces sels ont un eutectique KF-KCl à 39% KF, T°f=610°C et
permet une solubilité de 5% Ta2O5.
L’électrolyse proposé :
- K2TaF7 : 10%
- Ta2O5 :4,95% max
- KF : 33%
- KCl :52%
- T° trav : 730°C
- J :20A/dm2
- Gaz :CO2 (94%), CO (5%) ; O2 (0,5%).
2Ta2O5+5C→4Ta+5CO2
Et partiellement Ta2O5+5C→2Ta+5CO
Pour le Nb : même principe mais le bain est composé par KCl+NaCl. On obtient ainsi des
dendrites qu’il faudra consolider.
4. Consolidation
1. On procèdera à la métallurgie des poudres
- Polies ;
- Tamisées suivant différentes granulométries ;
FE
Barre
Pendant le chauffage (qui se fait sous vide 10-3 à 10-4 barrs), en plus de la consolidation, on
assiste aussi à une purification : élimination de l’humidité H2, O2, C, N2.
Exemple industriel
Electrode =(cathode)
On peut utiliser :
1. Introduction
L’or est connu depuis la très haute antiquité. C’est un métal facile à travailler parce qu’il est :
La production mondiale cumule est estimée à plus ou moins 120.000 T/95.000T produit par la
RSA depuis la découverte de Rand en 1890.100.000T sont détenues dans les banques
nationales comme réserve officielle ou à titre privé.
Producteurs
- RSA : 700T/an ;
- URSS : 250 T/an ;
- CANADA : 50 T/an ;
- RDC (OKIMO) : 10 -20T/an.
Propriétés
a. Physiques
- Métal plus malléable ;
- Métal plus ductile que tous les métaux (1g d’or peut être étiré en plus d’1Km).
b. Chimiques
- Métal inaltérable ;
- Métal plus électropositif (du fait de la grande disponibilité stabilité de son électron
périphérique d’où sa tendance très marquée à rester à l’état métallique dans la nature) ;
- Il a une très faible réactivité, il ne réagit qu’avec des systèmes fortement oxydants et
complexant. S’il s’réagit, il forme des liaisons covalentes mais ioniques.
Il est attaqué :
Principales caractéristiques
- Réseau cristallin : CFC , a=10A° ;
- Numéro atomique : 79
- Masse atomique : 197,2
- Densité à 20°C : 19,2 ; T°f : 1063°C ; T°éb : 2857°C ;
- Conductivité thermique : 3,08W/..
- Résistivité électrique à 20°C : 2,3.10-6 Ωcm
- E°Au/Au+ : 1,11V
Avec ces caractéristiques, l’or sera d’usage technique dans le circuit électrique.
2. Minerais et gisement
I. Minerai
L’or se trouve en des teneurs très faibles dépassant rarement 10g/T (10ppm) ;
Du point de vue métallurgique, les minerais d’or sont classés en fonction d’autres éléments
présents dans le minerai.
L’or libre
L’or est dans ce minerai sous forme de pépites non visibles dans d’autres minéraux.
- Concentration ;
- Amalgamation ;
- Cyanuration.
L’or associé
Il est souvent associé à des sulfures de Fe, l’or est libre mais disséminé dans les cristaux de
pyrite et de pyvotine. Dans ce cas si, le traitement de minerais devient assez complexe parce
qu’il nécessite :
- La flottation ;
- Le grillage à mort (calcination) ;
- L’attaque par des solutions spécifiques.
Or associé à des minerais de sulfure de Cu, Zn, Pb (En RDC, cas de KIPUSHI)
Dans ce cas, l’or est un sous-produit de la métallurgie du cuivre et du plomb. Dans ce cas, le
flow-sheet est très élaboré :
II. Gisement
- Pré-orogéniques ;
- Pluto-volcaniques ;
- Post-orogéniques ;
Ces gisements constituent des gisements importants pour l’or. Les sités privilégiés qui sont
généralement déformés s’appelle le « PLACERS ».
Le placer le plus important est en RSA et est appelé PLACER DU WITWATERS RAND. Ce
placer assure plus de la moitié de la production mondiale et représente plus de la moitié de la
réserve mondiale d’or. Le gisement d’OKIMO est aussi un placer.
- Une battée ;
Ces vieilles méthodes sont encore utilisées par les artisanaux ou or pailleur.
Table à secousses
Jiggs
[Link] []° de 1000x
1. Flottation ;
2. Grillage à mort.
Il s’agit des minerais qui contiennent la pyrite, stibite, pyrohotite, mispickel, sulfotellumine.
But du grillage :
4. Méthode de production
1. Amalgamation
Fondée sur l’aptitude de l’or métallique à s’allier au mercure pour former l’amalgame,
décomposable par distillation sous forme métallique. L’argent possède aussi cette propriété et
il sera donc extrait en même temps que l’or. Elle est considérée comme un phénomène de
dissolution de l’or dans le mercure et cet amalgame n’est faisable qu’en présence de l’eau.
Pour cela, la tension superficielle inter-faciale eau-mercure qui permet la dissolution de l’or
dans le mercure et la surface de pépite soit être propre.
Cas de OKIMO :
Concentré
Agglomération
Or
Rejet
On procédera donc à :
Le Hg vapeur sera récupéré, condensé puis retourné à l’amalgamation, mais le circuit doit être
étanche pour éviter le saturnisme.
Principe : L’action des cyanures alcalins sur l’or (et l’argent) conduit à la formation
d’aurocyanure soluble dans l’eau.
La réaction d’ELSNER :
2Au+4NaCN+1/2O2+H2O⇄2NaAu(CN)2+2NaOH
Il faut travailler à pH très basique pour éviter la décomposition des cyanures par l’acide
carbonique présent dans l’air (pH˃10 grâce à [NaOH]). Pour éviter la contamination des
solutions, on va travailler avec une concentration très faible de [NaCN] d’environ 1g/l, le
NaCN a une grande affinité pour l’Au et l’Ag.
Il faut éviter de chauffer les solutions pour ne pas solubiliser les impuretés. Après lixiviation,
les solutions d’Au et d’Ag seront clarifiées et désaérées (élimination de l’O 2 des solutions) en
mettant sous vide la solution.
Ensuite cette solution est purifiée par cementation (puisque l’Au et l’Ag sont très
électropositifs) en utilisant le Zn ou Al.
NoAu(CN)2+2NaCN+Zn+H2O⇄Na2Zn(CN)4+Au+1/2H2+NaOH
Dans le Ball-Mill pour libérer et nettoyer les surfaces de pépite d’or. On ajoute à cette étape le
NaOH et NaCN, ce qui correspond au début de lixiviation.
b. Dissolution
Elle se réalise dans le pachucas dans lesquels un apport de NaCN est réalisé. Les pachucas
sont des cuves pneumatiquement agitées. La cinétique de la dissolution est lente, d’où le
temps de dissolution est de 24 à 48 heures. La consommation de NaCN est de 1 à 10 Kg/T de
minerais.
c. Séparation solide-liquide
Elle va s’opérer dans les décanteurs + filtres à bandes. On obtient le filtrat qui subit la
classification + désaération ; et le solide est un rejet.
Les eaux usées + rejets seront traités pour éliminer le NaCN avant le rejet dans la nature.
Dans le climat chaud et tempéré, les tracer de NaCN sont décomposés par les rayons UV du
soleil.
NaCN+3H2O+1/2O2⇄H2CO3+NH3+NaOH
Traitement de cément
1) La fusion directe pour obtenir un lingot d’or si le cément est suffisamment pur ;
2) Le broyage et fusion (Pour scorifier les oxydes formés) ;
3) L’addition du nitrate de sodium (oxydant puissant) : grillage et fusion ;
4) Traitement acide (si les éléments du cément peuvent être solubilisés par l’acide) et
fusion ;
5) Traitement acide, grillage et fusion ;
6) Grillage, traitement acide et fusion (Cu est attaqué par H2SO4 que lorsqu’il est oxydé
à l’étage +2) ;
7) Addition de litharge (PbO), fusion et coupellation.
2PbO⇄PbO2+Pb
Le Pb va entrainer les métaux précieux et le PbO2 va rassembler tout ce qui est scorie.
C’est une lixiviation par percolation sur un tas de minerai sur quelques milliers de tonnes.
L’aire de lixiviation doit être imperméable.
La durée de lixiviation est longue (quelques mois ou quelques années) selon la quantité de
minerai (inconvénient majeur).
1) L’or doit être libre ; non allié dans les sulfures réactifs et réducteurs ;
2) Le tas doit présenter une bonne porosité : trouver une granulométrie qui donne un
meilleur compromis entre la surface réactionnelle et la porosité :
- Partie inférieure à 150microns ˂10%
- Porosité : plus ou mois 50%.
3) Il faut éviter la ségrégation de grain lors de la formation du tas pour avoir une porosité
plus ou moins uniforme sur l’ensemble du tas.
4) S’il y a beaucoup de fines (˃10%), il faut augmenter la dimension par :
Agglomération ;
Boulettage :
- Humidification (plus ou mois 11%)
- Ajout de liant (chaux) ou de ciment (bentonite).
La lixiviation en tas présente un avantage financier par rapport à la lixiviation en réacteur soit
25% du coût d’investissement et 44% du coût opératoire de la lixiviation en réacteur.
Applications :
Adsorption sur le charbon actif (charbon in pulp ou CIP et charbon in Leach ou CIL)
L’or et l’argent sont extraits de la solution par adsorption sur la surface du charbon actif et
cette extraction est sélective.
𝑛𝐴𝑢(𝐶𝑁)− 𝑛+
2(𝑎𝑞) + 𝑀(𝑎𝑞) ⇄ 𝑀[𝐴𝑢(𝐶𝑁)2 ]𝑛 (𝑐ℎ𝑎𝑟𝑏𝑜𝑛)
Cinétiquement, cette réaction est limitée par la diffusion des espèces vers la surface du
charbon et cette adsorption est quasi-instantanée. Pour casser cette diffusion, il faut ajouter le
réacteur :
Avantage
- Pas besoin de séparation S/L, il suffit de récupérer la solution de charbon actif et jeter
la pulpe ;
- La désaération est supprimée ;
- Agent (charbon actif) de dépôt est récupérable.
Pratique industrielle
L’opération se fait :
a) Sur une pulpe cyanurée de Ball-Mill (ajout de NaCN, NaOH ou CaO pour nettoyer) ;
on ajoute en dehors du broyeur le charbon actif dans des bacs à contre-courant.
Charbon actif grain de 100 km.
Le temps de contact entre le charbon et la pulpe est d’environ 1 heure. Le temps de séjour du
charbon est de plusieurs jours (puisqu’il faut le saturer jusqu’à 70 Kg d’or) avant de le
neutraliser.
Le charbon actif produit par carbonisation de la coque de noix de coco parce qu’il traine
longtemps, on va faire des grains de 2 à 3 mm, rigide et résistant à l’abrasion.
Alors il faut éviter d’avoir dans la pulpe les argiles colloïdales et les matières organiques pour
une meilleure sélectivité.
Physiquement il faut éviter d’attendre que le charbon actif atteigne la dimension des grains du
minerai traité puisqu’il reste piéger dans la pulpe donc ne flottera pas.
b) Le charbon actif chargé sera récupéré par criblage raison pour laquelle (le diamètre du
charbon doit être supérieur à celui des particules de la pulpe).
c) Le charbon actif sera traité par percolation à chaud (70°C) :
Cette solution va décharger le charbon de tout l’or absorbé (solution riche en or). La solution
va subir une électrolyse pour récupérer les métaux précieux. La cathode en caisse de fer va
subir une fusion pour avoir des lingots dorés.
Elle sera utilisée pour la lixiviation des minerais réfractaires tels que : le minerai arsénié
(sulfure).
Principe
Elle agit sur le minerai à lixivier en présence du fer et elle se fait suivant :
𝐹𝑒 3+ + è ⇄ 𝐹𝑒 2+ (2)
- A pH environ 1 ;
- Potentiel de la solution (oxydoréduction) Fe3+/Fe2+
La récupération des métaux précieux contenus dans la solution se fera par la cémentation.
𝐸°Zn2+/Zn= - 0,76V
𝐸 Al3+/Al= - 1,66V
Industriellement
On obtient :
- un rejet (oxydes)
- Un concentré (sulfure arsénié + air).
3) Grillage à mort pour éliminer le S et As
- Ce grillage se passera en milieu réducteur pour éliminer As sous forme arsénieux
(anhydride arsénieux) ;
- On reprend le calcaire poreux pour faire un grillage oxydant pour éliminer le S sous
forme de SO2 (vers fabrication de H2SO4).
D. Affinage
On part du doré fondu et traité à 1150°C avec le Cl2 gazeux injecté dans le bain liquide (lance
en céramique). On obtient :
Ce procédé permet d’obtenir de l’or à 99,5% (on arrête à cette teneur pour ne pas attaquer l’or
par le Cl).
Il sera appliqué au doré et particulièrement aux boues anodiques et permet de récupérer les
platinoïdes.
Boues anodiques :
- Au, Ag ;
- Pt, Pd, Rh ;
- Se, Te ;
- As, Sb, Ni, Fe, Pb, Se, S, Sn, Zn ;
- 20 ou 50% Cu.
Opération
Ces anodes sont enfermées dans des sacs de mousseline pour ne pas mélanger les boues
anodiques avec les nodules d’Ag qui tombent de la cathode (Ag : dépôt noduleux).
On obtient des nodules d’Ag˃99,99% à envoyer au four à fusion pour les couler en lingots.
Lorsqu’on veut obtenir de l’or de haute pureté qui sera utilisé dans l’électronique, on va faire :
Dans ce procédé, l’électrolyte est une solution aqueuse de chlorure d’or (HAuCl4). Cette
solution est préparée avec de l’or métallique + HCl +Cl2 à 70°C.
La cellule sera en céramique, l’anode est un métal impur et la cathode une feuille d’or pur
(UA/C : 0,5 à 0,7V ; J : 600A/m2) et après opération on obtient de l’Au˃99,99% à partir
d’une anode 1,5% Ag.
Le procédé Acide
A l’industrie, on essaie de diminuer le HCl et le HNO3 par usage de H2SO4. Chaque fois
qu’on va utiliser le H2SO4, il faut chauffer parfois jusqu’à l’ébullition.
Procédé chimique
1. Attaque du doré par HCl à froid pour dissoudre les métaux communs (Fe, Mn, Zn,
…) ;
2. Attaque du résidu par l’acide sulfurique bouillant qui dissout l’Ag. L’Ag sera
ultérieurement précipité sous forme de AgCl. L’Au reste inattaqué sous forme d’une
éponge dorée ¼ d’or et ¾ d’Ag (pour que l’éponge d’or ne se désagrège pas).
Donc préparer l’échantillon dans les proportions ; ensuite étape (1) puis (2).