Solution de Schrödinger pour l'hydrogène
Solution de Schrödinger pour l'hydrogène
d’hydrogène
Samir Kenouche
Complément de cours du module : Chimie Quantique
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équipe : Modélisation multiéchelle des systèmes chimiques, LCA, Université de Biskra.
1. Introduction
L’équation de Schrödinger pour l’atome d’hydrogène est donnée par
l’équation aux valeurs propres suivante :
~2 2
− ∇ +V ψ =Eψ (2)
2m
(1)
2 Document produit le 16 mars 2020
ger pour l’atome d’hydrogène s’obtient en multipliant les solutions des par-
ties radiale Rn,l (r) et angulaire Ylm (θ, φ) :
r
!
" 3 #1/2 l
Complément de cours du module : Chimie Quantique
−
2 (n − l − 1)! 2r a0 n L2l+1 2r
ψn,l,m (r, θ, φ) = e n−l−1
n a0 2n [(n + 1)!]3 a0 n a0 n
| {z }
Rn,l (r)
s
(2 l + 1)! (l − m)!
× (−1)m × Pl,m (cos θ) × ej m φ (4)
4 π (l + m)!
| {z }
Ylm (θ,φ)
Où L2l+1
n−l−1 et Pl,m sont respectivement les polynômes associés de La-
guerre et de Legendre. L’équation ci-dessous est réécrite simplement en oc-
cultant la partie angulaire :
r
!
" 3 #1/2 l
2 (n − l − 1)! 2r −
⇒ ψn,l,m (r, θ, φ) = e a0 n L2l+1
n a0 2n [(n + 1)!]3 a0 n n−l−1
2r
× × Ylm (θ, φ) (5)
a0 n
Les fonctions Ylm (θ, φ) sont appelées harmoniques sphériques, fournissent
des informations sur la position de l’électron autour du noyau, et la fonction
radiale Rn,l (r) décrit l’éloignement de l’électron par rapport au noyau. Les
valeurs propres sont obtenues selon :
2
e2
m 1
⇒ En = − 2 × (6)
2~ 4 π 0 n2
Par ailleurs, les étapes de la résolution de l’équation de Schrödinger de
l’atome d’hydrogène sont détaillées dans la prochaine section (2). Une orbi-
tale atomique est une fonction, au sens mathématique du terme, qui décrit le
Document produit le 16 mars 2020 3
~2 ∂2
1 ∂ 2 ∂ 1 ∂ ∂ 1
− r + 2 sin θ + 2 2 ψ+V (r)ψ = E ψ
2m r2 ∂r ∂r r sin θ ∂θ ∂θ r sin θ ∂φ2
| {z }
∇2
(7)
∂2ψ 2 m
1 ∂ 2 ∂ψ 1 ∂ ∂ψ 1
⇒ 2 r + 2 sin θ + 2 2 + 2
r ∂r ∂r r sin θ ∂θ ∂θ r sin θ ∂φ2 ~
Z e2
× E+ ψ=0 (8)
4π 0 r
4 Document produit le 16 mars 2020
∂2Y
Y ∂R 2 ∂R R ∂ ∂Y R 2m
⇒ 2 r + 2 sin θ + 2 2 2
+ 2
r ∂r ∂r r sin θ ∂θ ∂θ r sin θ ∂φ ~
Z e2
Complément de cours du module : Chimie Quantique
× E+ RY = 0 (10)
4π 0 r
Désormais nous multiplions par r2 et divisons par R Y afin de séparer
la variable radiale et les variables angulaires :
∂2Y 2 m r2
1 d 2 dR 1 ∂ ∂Y 1
⇒ r + sin θ + +
R dr dr Y sin θ ∂θ ∂θ Y sin2 θ ∂φ2 ~2
Z e2
× E+ =0 (11)
4π 0 r
2 m r2 Z e2
1 d 2 dR
⇒ r + E+ +
R dr dr ~2 4π 0 r
| {z }
Partie radiale
∂2Y
1 ∂ ∂Y 1
sin θ + 2 =0 (12)
Y sin θ ∂θ ∂θ Y sin θ ∂φ2
| {z }
Partie angulaire
Les deux parties s’annulent dans le cas où les deux termes (radial et an-
gulaire) sont égaux à la même constante mais de singe opposé. La constante
choisie est connue sous le nom de constante de séparation, notons cette
constante K. Ainsi nous obtenons les deux équations différentielles sui-
vantes :
2 m r2 Z e2
d 2 dR
⇒ r + E+ R−KR=0 (13)
dr dr ~2 4π 0 r
| {z }
Partie radiale
1 ∂2Y
1 ∂ ∂Y
⇒ sin θ + +KY =0 (14)
sin θ ∂θ ∂θ sin2 θ ∂φ2
| {z }
Partie angulaire
Document produit le 16 mars 2020 5
f d2 g
g d df
⇒ sin θ + +Kfg =0 (16)
sin θ dθ dθ sin2 θ dφ2
En isolant les deux variables :
Complément de cours du module : Chimie Quantique
1 d2 g
sin θ d df
⇒ sin θ + K sin2 θ + =0 (17)
f dθ dθ g dφ2
De la même façon que précédemment notons B la constante de séparation,
nous obtenons les deux équations différentielles suivantes :
sin θ d df
⇒ sin θ + K sin2 θ −B = 0 (18)
f dθ dθ
| {z }
Partie polaire
1 d2 g
⇒ +B = 0 (19)
g dφ2
| {z }
Partie azimutale
gm (φ) = c1 ej m φ (23)
L’indice m est ajouté à gm (φ) car il est désormais clair qu’il existe au-
tant de solutions qu’il existe des valeurs autorisées de m. La condition de
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m2
1 d df
+ K −
sin θ f =0 (27)
sin θ dθ dθ sin2 θ
d dx d d
Posons x = cos θ ⇒ = = − sin θ alors l’équation précédente
dθ dθ dx dx
devient :
m2
1 d df
(− sin θ) sin θ(− sin θ) + K − f =0 (28)
sin θ dx dx sin2 θ
En exploitant la relation trigonométrique sin2 θ + cos2 θ = 1 ⇒ sin2 θ =
1 − cos2 θ = 1 − x2 . Il en résulte :
m2
d 2 df
(1 − x ) + K − f =0 (29)
dx dx 1 − x2
En différentiant le premier terme de l’équation, nous obtenons l’expres-
sion finale :
2 m2
2 d f df
(1 − x ) 2 − 2 x + K − f =0 (30)
dx dx 1 − x2
1. C’est le nombre quantique azimutal
Document produit le 16 mars 2020 7
s
(2 l + 1)! (l − m)!
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p dm
Pl,m (cos θ) = (−1)m (1 − cos2 θ)m Pl (cos θ) (32)
d cosm θ
Où,
(−1)l dl
Pl (cos θ) = (1 − cos2 θ)l (33)
2l ! d cosl θ
Les polynômes associés de Legendre Pl,m (cos θ) sont construits à partir
des polynômes de Legendre Pl (cos θ). La solution finale 2 de la partie angu-
laire s’écrit comme le produit des solutions des parties polaire et azimutale
soit :
2 m r2
d 2 dR
r − (V (r) − E) R = l(l + 1) R (35)
dr dr ~2
Où la constante de séparation K = l(l + 1) a été obtenue pour la partie
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m e2
Posons ρ = γ r et ρ0 = nous obtenons :
2π 0 ~2 γ
d2 u(r)
ρ0 l(l + 1)
= 1 − + u (38)
dρ2 ρ ρ2
· + : Maintenant que l’équation est sous une forme appropriée pour la
solution. Cette étape consiste à identifier les points singuliers. Il existe des
points singuliers où la fonction d’onde doit tendre vers zéro. Dans ce cas, la
fonction d’onde doit s’annuler au centre de l’atome, donc pour r = 0. Elle
doit également s’annuler à une distance relativement ”grande” du noyau,
prise comme r −→ ∞. Chaque point singulier doit être considéré individuel-
lement. A ce stade nous étudierons donc le comportement asymptotique de
u(ρ) :
Document produit le 16 mars 2020 9
ρ0 l(l + 1)
– Pour ρ −→ ∞ ⇒ −→ 0 et −→ 0. Comme la distance
ρ ρ2
r de l’atome va à l’infini, ces termes tendent vers zéro et sont donc
sans importance pour cette partie de la solution. Ainsi, l’équation
différentielle à résoudre, sous la condition d’une distance infinie, de-
vient :
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d2 u(r)
⇒ =u (39)
dρ2
La solution générale de l’équation différentielle ainsi obtenue est :
u(ρ) = A1 e−ρ + A2 eρ . Le deuxième terme de la solution eρ est refusé
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d2 u(r) l(l + 1)
⇒ = u (41)
dρ2 ρ2
La solution générale de cette équation différentielle est de la forme :
y(ρ) de cette solution complète. Pour cela calculons les dérivées première et
second de l’équation (43) :
du(ρ) l −ρ dy(ρ)
=ρ e (ρ + 1 − 1) y + ρ (45)
dρ dρ
et,
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d2 y(ρ)
du(ρ) l(l + 1) dy(ρ)
= ρl e−ρ (−2ρ − 2 + l + ) y + 2 (l + 1 − ρ) +ρ
dρ l dρ dρ2
(46)
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d2 y(ρ) dy(ρ)
ρ 2
+ 2 (l + 1 − ρ) + [ρ0 − 2 (l + 1)] y = 0 (47)
dρ dρ
En utilisant les séries entières 4 , nous chercherons des solutions de y(ρ)
de la forme :
∞
X
y(ρ) = cj ρj (48)
j=0
Où les inconnus sont les coefficients cj . Les dérivées de (48) se calculent
selon :
∞ ∞
dy(ρ) X X
= j cj ρj−1 = j + 1 cj+1 ρj (49)
dρ
j=0 j=0
et,
∞
d2 y(ρ) X
= j (j + 1) cj+1 ρj−1 (50)
dρ2
j=0
∞
X ∞
X ∞
X
j−1 j
ρ j (j + 1) cj+1 ρ + 2(l + 1) (j + 1) cj+1 ρ − 2ρ j cj ρj−1 , +
j=0 j=0 j=0
∞
X
[ρ0 − 2(l + 1)] cj ρj = 0 (51)
j=0
Qui se simplifie :
∞ ∞ ∞
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X X X
j (j + 1) cj+1 ρj + 2(l + 1) (j + 1) cj+1 ρj − 2 j cj ρj + [ρ0 − 2(l + 1)]
j=0 j=0 j=0
∞
X
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× cj ρj = 0 (52)
j=0
Nous n’avons pas encore fini avec le polynôme en question, car nous de-
vons déterminer la relation de récurrence pour ses coefficients. Nous devons
déterminer cette relation non seulement pour savoir comment le polynôme
sera généré, mais aussi pour déterminer les limites de la sommation de la
série. Le polynôme (52) vaut zéro si et seulement si cj = 0, soit :
2 (j + l + 1) − ρ0 2 (j + l + 1) − ρ0
cj+1 = cj = cj (54)
j (j + 1) + 2 (l + 1) (j + 1) (j + 1) [j + 2 (l + 1)]
22 2j
⇒ cj+2 ' cj , ······ , cj ' c0 (56)
(j + 1) (j + 2) j!
En substituant (56) dans (48) nous obtenons :
∞
X 2j j
y(ρ) = c0 ρ (57)
j!
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j=0
| {z }
Devlop. Taylor de e2ρ
2 (j + l + 1) − 2 n
cj+1 = cj (60)
(j + 1) [j + 2 (l + 1)]
Appliquons cette relation par exemple pour n = 3 et l = 1 ⇒ jmax = 1
1
⇒ c1 = − c0 :
2
1 1
⇒ ynl (ρ) = y31 (ρ) = c0 − c0 ρ = c0 (1 − ρ) (61)
2 2
On peut continuer ce processus à l’infini, mais on cherche une solu-
tion analytique à cette équation. La forme asymptotiquement suggérée nous
donne un point de départ pour chercher la solution finale. Tenant compte
de cette forme, nous soupçonnons une solution de la forme :
0
w = −ρl+1 e−ρ + (l + 1) ρl e−ρ (63)
00 −ρ l+1 l −ρ l−1 l −ρ
w =e ρ − (l + 1) ρ e + l (l + 1) ρ − (l + 1) ρ e (64)
Pour l = 1, nous obtenons :
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00
w = e−ρ ρ2 − 2 ρ e−ρ + 2 − 2 ρ e−ρ (65)
00 −ρ 2
w =e [ρ − 2 ρ + 2 − 2 ρ] (66)
00
w = e−ρ [ρ2 − 2 ρ + 2 − 2 ρ] (67)
00
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ρ 2
e w = [ρ − 4 ρ + 2] (68)
En dérivant la dernière équation nous obtenons :
00
d[eρ w ] 1
= 2ρ − 4 = ρ − 1 (69)
dρ 2
En comparant (61) à (69) nous déduisons :
00
d[eρ w (ρ)]
y31 (ρ) = (−1)3 (70)
dρ
Cette dernière relation s’écrit également sous la forme :
3 " 2 #
d d
y31 (ρ) = (−1)3 eρ e−ρ ρl+1 (71)
dρ dρ
Le deuxième terme de l’équation (71) n’est autre que le polynômes as-
sociès de Laguerre d’ordre n = 3, notée L23 (2 ρ). En définitif, la généralisation
de ce résultat est immédiate et nous obtenons :
2l+1
y(ρ) = Ln−l−1 (2 ρ) ∀n ≥ l + 1 (72)
Nous rappelons que les polynômes associés de Laguerre sont définis par
les relations suivantes :
p
q
q p d ρ d −ρ q
Lp = (−1) p
e e ρ (73)
dρ dρ
En combinant (43) et (72) nous obtenons la solution finale 5 :
2
e2
m 1
⇒ En = − 2 × (76)
2~ 4 π 0 n2
D’un autre côté :
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−m E 2 m2 e4 m e2 1 1
⇒ γ2 = = ⇒ γ= × ⇒ γ=
~2 8 π 2 20 ~2 (2n)2 4π ~ n a0 n
| {z0 }
a0
u(r) r
u(r) = r R(r) ⇒ R(r) = Où ρ = γ r = (77)
r a0 n
r
!
l+1 −
1 2r a0 n L2l+1 2r
Rn,l (r) = e n−l−1 (78)
r a0 n a0 n
r
!
2 r l − a0 n
1 2r 2l+1 2r
Rn,l (r) = e Ln−l−1 (79)
r n a0 a0 n a0 n
r
!
l −
2 2r a0 n L2l+1 2r
⇒ Rn,l (r) = e n−l−1 (80)
n a0 a0 n a0 n
L’équation (80) est la solution finale non normalisée de l’équation ra-
diale. Pour tenir compte de la normalisation :
r
!
l −
2r a0 n L2l+1 2r
⇒ Rn,l (r) = Nn,l e n−l−1 (81)
a0 n a0 n
Document produit le 16 mars 2020 15
2
Où le facteur est adossé à la constante de normalisation Nn,l
n a0
qui s’obtient en calculant l’intégrale :
Z ∞
2
Nn,l Rn,l (r)∗ Rn,l (r) r2 dr = 1 (82)
0
r2
Où provient de l’élément de volume exprimé en coordonnées sphériques.
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r
!
" 3 #1/2 l −
2 (n − l − 1)! 2r 2r a0 n L2l+1
⇒ Rn,l (r) = e n−l−1
n a0 2n [(n + 1)!]3 a0 n a0 n
(84)
La solution exacte (valeurs et fonctions propres) de l’équation de schro-
dinger pour l’atome d’hydrogène (et les ions hydrogénoı̈des He+ , Li2+ , · · ·
etc) s’obtient en multipliant les solutions des parties angulaires (34) et ra-
diale (84) :
r
!
" 3 #1/2 l −
2 (n − l − 1)! 2r a0 n L2l+1 2r
ψn,l,m (r, θ, φ) = e n−l−1
n a0 2n [(n + 1)!]3 a0 n a0 n
s
(2 l + 1)! (l − m)!
× (−1)m × Pl,m (cos θ) × ej m φ (85)
4 π (l + m)!
| {z }
Ylm (θ,φ)
r
!
" 3 #1/2 l
(n − l − 1)!
2 2r −
⇒ ψn,l,m (r, θ, φ) = 3
e a0 n
n a0
2n [(n + 1)!] a0 n
2l+1 2r
× Ln−l−1 × Ylm (θ, φ) (86)
a0 n
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2 2
m e 1
⇒ En = − 2 × 2 (87)
2~ 4 π 0 n
Les harmoniques sphériques Ylm (θ, φ), fournissent des informations sur
la position de l’électron autour du noyau, et la fonction radiale Rn,l (r) décrit
l’éloignement de l’électron par rapport au noyau.
· · · Ouuf c’est terminé · · · dire que l’hydrogène est l’atome le plus simple !