Talus de protection hydraulique
Talus de protection hydraulique
OCTOBRE 20
COURS OH KANFOUDI H. 1
Plan
Chap1 : Généralité sur les ressources en eau et les ouvrages Hydrauliques
COURS OH KANFOUDI H. 2
Chap2 : Ouvrages de retenue
1 DEFINITION DES TERMES UTILISES
Un barrage est ouvrage établi dans le lit d’un cours d’eau dans
le but de créer une dénivellation entre les plans d’eau situés en
amont et en aval. Considérons la section en travers d’un barrage
représentée sur la Figure suivante. Le Lac ou bassin artificiel à
l’amont d’un barrage, dans lequel une certaine quantité d’eau
est accumulée est appelée retenue. La Morphologie de l’aire
couverte par la retenue est la cuvette. Le réservoir d’eau est une
retenue dont l’exploitation s’effectue à niveau variable en vue
de stocker et déstocker de l’eau. Le diapositif suivant regroupe
la signification de ces différents termes utilisés dans ce chapitre
et le reste du cours. Fig.1 : Caractéristiques de la capacité d’une retenue
(d’après PNUD/OPE,1987)
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Chap2 : Ouvrages de retenue
1 DEFINITION DES TERMES UTILISES
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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
La production d’électricité est assurée par la conversion en Pour un débit Q donné, la puissance électrique produite par
énergie électrique de l’énergie potentielle et cinétique de l’eau transformation de l’énergie potentielle est alors :
emmagasiné dans une retenue d’un barrage.
P= ω Q h
Puisque l’énergie cinétique dans la retenue est très faible ou avec, ω : poids volumique de l’eau;
nulle dans la plus part des stations hydroélectriques, le terme
d’énergie cinétique est considéré négligeable. L’énergie La puissance produite par un aménagement est fonction de la
potentielle, EP, d’un certain volume d’eau est le produit de son charge ou hauteur de chute h
poids, W, par sa hauteur de chute h.
E.P. = W h
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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Hb = zC – zS
avec : zC : Hauteur d’eau dans la chambre de mise en charge
(c’est à dire à l’entrée des conduites forcées ou de la prise d’eau
; zS : niveau d’eau à la sortie du tube d’aspiration (draft tube)
c’est à dire à l’origine du canal de fuite.
Hn = HE – HS
avec : HE : énergie totale de l’eau à l’entrée de la turbine ; HS :
énergie totale de l’eau à la sortie de l’aspirateur.
Ces hauteurs (ou charges) sont liées par les relations suivantes :
Hb = Ht - ∆He
Hn = Hb - ∆Hc = Ht – (∆He + ∆Hc)
avec: ∆He : pertes de charge due au remous du barrage (zA – zB),
dans l’ouvrage de prise d’eau, dans le canal d’amenée (zP – zC)
et dans le canal de restitution (zS – zF) ; ∆Hc : perte de charge
entre C et E (dans le tronçon où l’écoulement s’effectue en
charge). Fig.2 : Aménagement hydrotechnique avec canal
d’amenée à surface libre (Ginocchio, 1959).
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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
La puissance nette maximale est celle qui correspond au débit
maximal dérivé Qm :
Pnm = ω η Qm H nm avec, η : rendement de la turbine; La
puissance disponible à l’arbre de la turbine (ou puissance utile)
est une fraction de la puissance maximale :
P n = ω η Q Hn
Suivant le système d’unité choisi, s’écrit comme indiquer :
Le rapport de la puissance moyenne produite, Wp, à la capacité de la centrale, Wpm, définit le coefficient de
capacité (Capacity Factor), h = Wp/Wpm. Ce coefficient permet d’évaluer le pourcentage du temps d’utilisation de
la capacité totale d’une centrale sur une base journalière, hebdomadaire ou annuelle.
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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
a) Centrale hydroélectrique sans stockage, au fil de l’eau (Run-of-River plants without Storage)
b) Centrales hydroélectriques à charge minimale (base load hydro plants)
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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
a) Centrale hydroélectrique sans stockage, au fil de l’eau (Run-of-River plants without Storage)
Dans ce cas, la station n’a pas de retenue de stockage. La génération d’énergie électrique est totalement dépendante du
débit du cours d’eau. Une telle station est généralement construite pour un autre objectif, tel que la navigation, la
production d’énergie n’étant que secondaire. La rentabilité économique de ce type de station dépend du débit minimum
du cours d’eau. Si ce débit est très faible, il est nécessaire de prévoir d’autre station à vapeur pour la production
d’électricité durant les périodes de faibles débits.
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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
b) Centrales hydroélectriques à charge minimale (base load hydro plants)
Ce type de centrale ne nécessitent pas également de stockage d’eau. Pour ne pas avoir recours à d’autres sources de
production d’énergie pour satisfaire la demande en électricité, la centrale est installé sur un cours d’eau qui assure un
débit d’étiage minimum suffisant. La capacité garantie de la station est fixée au dessous du débit minimum probable du
cours d’eau. Cette station doit laisser passer non seulement les grands débits saisonniers, mais aussi les eaux qu’elle ne
peut utiliser durant les heures de faible demande.
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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
c) Centrales hydroélectriques avec stockage (Run-of-river plants with storage)
L’eau non utilisée pour la production d’électricité, durant les heures de faible demande est stockée puis utilisée durant les
heures de pointes. Ce qui augmente de façon appréciable la capacité de la station hydroélectrique. Le stockage peut se
faire sur un cycle journalier, hebdomadaire ou saisonnier.
• Dans un cycle journalier, la capacité de stockage nécessaire est inférieure au volume débité dans la journée.
• Dans un cycle hebdomadaire, le volume stocké durant la faible demande des weekends permet de répondre aux
demandes de pointes de la semaine.
• Dans un cycle saisonnier, les débits des crues importantes sont stockés pour être utilisés durant les périodes d’étiage.
L’augmentation de la capacité peut s’avérer non économique sauf si la retenue est à usages multiples (protection contre
les inondations, alimentation en eau potable ou l’irrigation. en plus de la production de l’énergie électrique). C’est le cas
des barrages équipés de centrale en Tunisie. Dans ce cas une partie du coût des investissements sera reprise par les projets
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d’aménagement hydroélectrique.
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
d) Centrales hydroélectriques d’appoint ou de pointes (Peak-load plants)
Ces centrales permettent principalement de satisfaire les demandes pendant les heures de pointes. Ces demandes peuvent
atteindre plusieurs fois celle des heures de la nuit de consommation minimale, suivant la taille du réseau électrique et du
type de consommateurs desservis. Lorsque la capacité de production est suffisante, une réserve
d’eau relativement faible est suffisante pour répondre à une importante demande durant les quelques heures de pointes.
Ceci permettra aux sociétés de distribution, comme la STEG (Société Tunisienne d’Electricité et du gaz), d’utiliser les
centrales à vapeur à pleine capacité soit à grand « capacity factor », là où elles sont les plus rentables, et d’utiliser les
centrales hydroélectriques comme source d’appoint pendant les heures de demandes de pointes.
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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
e) Centrales hydroélectriques avec pompage-turbinage (pumped storage)
Dans ce cas, les grandes quantités d’énergie générées durant les périodes de faibles demandes quant la capacité de
production est disponible sont stockées, pour l’utiliser par la suite durant les heures de pointes. L’eau est pompée d’un
réservoir bas vers un réservoir plus haut quant la demande est faible suivant la hauteur d’élévation Hp. Au besoin,
l’électricité est produite par une turbine implantée dans un réservoir bas. A cause des pertes par frottement dans la
conduite forcée et les pertes dues aux imperfections du rendement des pompes et des turbines, les deux tiers seulement,
de l’énergie utilisée pour le pompage de l’eau sont récupérée.
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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
Dans une centrale où le pompage-turbinage se fait avec un
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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
Le choix du site et des caractéristiques géométriques (hauteur et formes) d’un barrage doit être effectué en fonction
des conditions suivantes :
- Conditions topographiques
- Conditions géologiques
- Conditions hydrologiques
- Conditions relatives à la géographie humaine
Le choix du type d’ouvrage dépend également de ces différents facteurs ainsi que des conditions économiques
relatives à l’exécution des travaux.
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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
B-CHOIX DU SITE ET DES CARACTERISTIQUES D’UN BARRAGE
- Etablissement d’une carte à grande échelle avec courbes de niveau dressée, en général, par procédé photogrammétrique
- Recherche de verrous (ou gorges) et de cuvette sur cette carte qui, pour un barrage fixe, doivent remplir les conditions
suivantes :
a) largeur du verrou la plus faible possible pour réduire le volume de la digue par mètre de dénivellation
b) Capacité la plus grande possible pour une hauteur donnée de la cuvette située en amont du barrage d’accumulation.
La qualité d’un site de barrage d’accumulation peut être caractérisée par le volume d’eau accumulé par m3 de digue (m3 de
béton du barrage), ou encore par le nombre de KWh accumulés par m3 de digue
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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
B-CHOIX DU SITE ET DES CARACTERISTIQUES D’UN BARRAGE
Conditions géologiques
Les roches et les sols de la zone de fondation de l’ouvrage et de la cuvette doivent présenter des caractéristiques
satisfaisantes en ce qui concerne :
a- la stabilité du barrage
b- l’étanchéité de la retenue
La stabilité du barrage
En ce qui concerne la stabilité de l’ouvrage, le terrain de fondation doit présenter les qualités essentielles suivantes :
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Chap2 : Ouvrages de retenue
3 Etanchéité de la retenue
Etanchéité de la retenue
L’étanchéité d’une retenue dépend de la perméabilité des terrains constituant le sol de fondation du barrage
et la cuvette : ces terrains sont en effet soumis à la pression correspondant à la hauteur d’eau dans la
retenue du barrage et peuvent être traversés par des débits importants
Définitions
La perméabilité d’un milieu poreux mesure son aptitude à laisser s’écouler les fluides en son sein. L’eau chemine
dans les pores du milieu sous l’effet de la pression : le débit à travers une section donnée est d’autant plus faible que
les frottements sont plus grands (pores de dimension plus petites). Considérons un milieu poreux homogène et
isotrope à travers lequel s’écoule un liquide à débit constant Q
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Chap2 : Ouvrages de retenue
3 Etanchéité de la retenue
Etanchéité de la retenue
La loi de Darcy permet d’exprimer la vitesse moyenne de
l’écoulement U à travers un milieu poreux par la relation :
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Chap2 : Ouvrages de retenue
3 Etanchéité de la retenue
Etude géologique
Vise la détermination des possibilités de fuite : à l’aval du barrage, dans la
vallée barrée ou dans une autre vallée de niveau inférieur. L’importance des
fuites dépend de la nature géologique des terrains traversés. Les terrains
peuvent être :
* Perméables en petit (terrains alluvionnaires) : les résurgences se produisent,
en général, à une distance suffisamment grande à l’aval du barrage pour que le
débit de fuite soit acceptable. Les fuites sont importantes dans le cas d’un lit
fossile, lits anciens recouverts par des alluvions (2.8 m3/s pour le barrage
Sautet).
* Perméables en grand : roches solubles
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Chap2 : Ouvrages de retenue
4 Conditions hydrologiques
a) Superficie du bassin versant : l’alimentation du réservoir doit assurer son remplissage
en année hydrologique moyenne
b) b) Débit solide : important pour fixer la capacité utile de la retenue et la cote de la
prise d’eau.
a) Retenue normale et retenue exceptionnelle : (Qmoyen et Qcrue max) : courbes de remous correspondantes, habitations, routes,
voies ferrées, cultures, sites protégés, ouvrages d’art, irrigation, pèche, ...
b) Agglomération et terres cultivées : expropriation/déplacements
c) Voies de communication : déviations routes, voies ferrées, conduites...
d) Navigation intérieure : à maintenir,
e) Débit réservé – réservoir de compensation : Qmin, échelles à poissons, ex. Laroussia/Sidi Salem pour régler le débit aval.
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
A-Sujétions communes
1- Approvisionnement des matériaux : assurer des cadences de production et de mise en place atteignant plusieurs
milliers de m3 par jour pour un barrage en béton, plusieurs dizaines de milliers de m3 par jour pour une digue en terre.
2- Installation du matériel de chantier : le plus proche possible de l’ouvrage pour réduire le plus possible les dépenses de
transport et de mise en place de matériaux
3- Logement du personnel : cités d’habitation et constructions collectives (écoles, services administratifs, service
sanitaires)
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives
Le premier stade dans la construction d’un barrage consiste essentiellement à réaliser une
obstruction (ou coupure) du lit du cours d’eau en vue d’assurer la réalisation des travaux de
fondations de l’ouvrage. Cette obstruction doit satisfaire les critères suivants :
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives
en cas de crue, la surélévation du plan d’eau en amont ne doit pas causer des submersions supérieures à celles en
absence de l’ouvrage et essentiellement dans les zones habitées ou industrielles,
la vitesse de l’eau sur le fond ne doit pas provoquer des affouillements du lit
si le cours d’eau est navigable, la vitesse de l’eau dans les canaux de navigation ne doit pas dépasser une certaine
valeur maximale.
Pour remplir ces conditions, deux méthodes de coupure principales sont utilisées :
Méthode des empiétements successifs sur le lit (la coupure du cours d’eau constitue la phase finale)
Méthode de la dérivation provisoire (la coupure du cours d’eau est réalisée à la phase initiale)
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
Cette méthode est utilisée lorsque le lit est assez large en vue de réduire la vitesse de
l’écoulement. L’ouvrage est construit en obstruant successivement certaines parties du
lit du cours d’eau :
- soit par des enceintes de batardeaux, souvent métallique, telle que (ABCD) et
(EFGH) à l’intérieur desquelles, l’ouvrage est construit en eau morte ou par
épuisements.
- soit par la construction de l’ouvrage en eau courante par fondation à l’air
comprimé. La fondation à l’air comprimé est réalisée en général par caissons
perdus qui sont foncés successivement pour que l’obstruction du lit soit la plus
faible possible.
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES 2
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
Schéma de construction
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES 5
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
Schéma de construction
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES 6
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
Schéma de construction
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES 9
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
Schéma de construction
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES 12
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
Schéma de construction
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
2-Méthode de la dérivation provisoire
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives
B -2 : Procédés de coupure d’un cours d’eau
La coupure d’un cours d’eau est réalisée par l’un des procédés ci-après :
a- Coupure par pierres lancées : la construction peut être réalisée soit à l’avancement (en partant de
l’une des berges) ou par couches horizontales successives (les deux berges simultanément)
b- En béton ou en gabion par procédés classiques (lorsque le débit du cours d’eau descend à des
valeurs très faibles, de l’ordre de 1 m3/s)
c- Par « bloc basculé » qui consiste à construire sur une rive un bloc de béton dont une face reproduit
le profil en travers du lit de la rivière et à provoquer le basculement de ce bloc. C’est le cas du barrage
d’Assouan.
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
C-Etanchéité et consolidation des fondations
La fondation d’un ouvrage devrait présenter la plus grande étanchéité possible. Souvent, il est nécessaire de procéder à
l’étanchement des roches et sols de fondations par un traitement particulier suivant la nature de la fondation.
Le traitement consiste à réaliser des écrans étanches en injectant dans la roche un coulis constitué de produits
susceptibles d’obturer les fissures (cas du barrage Zouitina).
Les produits utilisés : ciment, argile, silicate de soude, aluminate de soude ou produits bitumineux. La mise en œuvre
se fait par injection à l’air comprimé ou par pompage par des forages de 5 à 10 cm de diamètre et sous une pression de
l’ordre de 20 bars à raison de 50 à 150 Kg/ml de forage. Les écrans réalisés peuvent comprendre :
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
C-Etanchéité et consolidation des fondations
- Un voile principal qui prolonge vers le bas le parement amont de l’ouvrage et sa profondeur de
l’ordre du tiers de celle du barrage
- Voile au large sur la rives gauche et droite qui prolonge le voile principal au-delà des appuis du
barrage ; son but est de limiter les pertes d’eau par contournement,
- Injection de liaison permettant d’assurer une bonne liaison entre la base du barrage et le rocher et
réaliser l’étanchéité l’ouvrage et voile principal.
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Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
C-Etanchéité et consolidation des fondations
Les travaux d’étanchéité ont pour but d’empêcher la percolation qui peut compromettre la stabilité de l’ouvrage et
d’entraîner des pertes d’eau importantes. Les ouvrages réalisés sont des écrans imperméables verticaux descendu ou non
jusqu’au rocher. Ces écrans peuvent être réalisés par l’un des procédés suivants :
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Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES
Nous avons vu qu’un barrage est un ouvrage qui retient les eaux contre une de ses faces à un niveau supérieur à celui
qui règne sur l’autre face. Si un barrage exerce une action sur le niveau des eaux, ce niveau exerce une action
réciproque sur le barrage. Cette action se manifeste sous diverses formes.
A- Actions
Ces actions peuvent compromettre la fonction du barrage dans le stockage des eaux et peuvent conduire à la destruction du
barrage à une échéance plus ou moins rapide. Les actions de l’eau et leurs effets sont consignées dans le tableau suivant .
L’examen de la dernière colonne de ce tableau montre que les trois accidents à redouter sont :
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Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES
Nous avons vu qu’un barrage est un ouvrage qui retient les eaux contre une de ses faces à un niveau supérieur à celui
qui règne sur l’autre face. Si un barrage exerce une action sur le niveau des eaux, ce niveau exerce une action
réciproque sur le barrage. Cette action se manifeste sous diverses formes.
A- Actions
2-Pertes importantes d’eau empêchant le barrage de remplir sa fonction qui est de retenir les eaux
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Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES
A- Actions
3- Déplacement d’ensemble d’une portion importante du corps ou radier du barrage par basculement ou par glissement.
Les pertes d’eau sont toujours dommageables : dans un barrage pour des usages utiles, toute perte correspond à un manque à
gagner ; dans un batardeau ou une digue de protection contre les inondations, le pompage des fuites risque d’entraîner des
dépenses supplémentaires importantes. Suivant la forme d’un ouvrage particulier, les actions A, B, C et D énumérées dans le
Tableau suivant constitueront pour lui des dangers plus ou moins sérieux.
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Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES
A- Actions
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Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES
A- Actions
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Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES
B- Remèdes
Les remèdes indiqués dans la troisième colonne du tableau suivant, intéressent :
1- Un choix judicieux des dimensions et des formes du barrage permet de s’opposer à sa dislocation et à
son déplacement d’ensemble.
2- La construction du barrage avec des matériaux appropriés peut s’opposer à sa destruction, à son
déplacement d’ensemble, et aux pertes d’eau.
3- La liaison du barrage avec le sol avoisinant et l’aménagement de celui-ci permet de lutter contre la
pénétration de l’eau dans le terrain avoisinant au barrage, et aussi contre les effets destructeurs de l’eau
qui franchit le barrage, ces deux actions étant répertoriées sous les lettres C et D dans le Tableau suivant.
La Figure suivante montre comment la présence d’un écran d’étanchéité horizontal peut allonger le
parcours des particules fluides (la flèche en pointillé correspond au cas sans écran).
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Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES
B- Remèdes
4- Accrochage dans le sol : Cet accrochage peut être réalisé au moyen d’ancrages : fer ronds ou câbles
d’acier travaillant à la traction à condition que le sol de fondation est un rochet compact (ex. Barrage
Mellègue).
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Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES
B- Remèdes
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Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
Ils regroupent les barrages poids, contreforts, voûte, et voûtes multiples qui différent les uns
des autres par la forme de l’ouvrage. La construction de ces barrages est presque toujours
réalisée en utilisant le béton (la maçonnerie de moellons est de moins en moins employée).
Le béton utilisé dans la construction des barrages rigides est constitué de gros éléments de
dimensions inférieures à 250 mm. Le choix de gros éléments présente deux avantages :
résistance à la rupture par compression, σr, plus grande (σr proportionnelle à la racine
cinquième des dimensions des plus gros agrégats) et prix réduit des installations de
concassage.
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Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
COURS OH KANFOUDI H. 51
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
COURS OH KANFOUDI H. 52
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
COURS OH KANFOUDI H. 53
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
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Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
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Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
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Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
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Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
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Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
s’exercent sur le barrage tendent à le déplacer vers l’aval. La résistance à ces forces
horizontales (résistance au cisaillement) est offerte par les fondations grâce à leur
cohésion c, et à leur coefficient de frottement (tg ϕ). En général, la cohésion est
considéré négligeable et la stabilité au glissement est assurée si la condition suivante
est satisfaite :
Cette condition exprime que la composante horizontale des forces appliquées est
inférieure à la résistance due au frottement de l’ouvrage sur la section AB et peut
s’écrire sous la forme :
d’où
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Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
soit pour, tg ϕ = 0.75 et d = 2.4, m > 0.96 ; et si les sous- pressions sont
négligeables, cette condition devient :
En pratique, on donne au fruit m une valeur égale à 0.75, et la condition de non glissement est assurée en
réduisant les sous- pressions au moyen d’un réseau de drains verticaux
COURS OH KANFOUDI H. 63
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
d’où soit pour d = 2.4, m>0.60, condition respectée dans un profil type où m = 0.75.
Les barrages poids ont en général, une face amont légèrement inclinée pour faciliter la
construction et éventuellement pour augmenter la stabilité de ces ouvrages.
COURS OH KANFOUDI H. 64
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
- soit un écran vertical d’étanchéité qui coupe en totalité les couches perméables. Cet
écran peut être simplement constitué par une tranchée remplie de matériau étanche
compacté en prolongement du noyau si ce dernier est prévu ou du massif du barrage en
sol étanche homogène.
- Soit d’un tapis étanche horizontal amont. Cependant, un tel tapis ne permet pas
toujours de diminuer convenablement les fuites d’eau sous le barrage. Il est alors
conseillé d’adjoindre aux matériaux argileux des polymères synthétiques et de la
bentonite qui rendent l’étanchéité du tapis plus efficace. L’épaisseur du tapis doit
avoir au moins une épaisseur de 1m après compactage.
- Le drainage vise à réduire et, si possible, à annuler les sous-pressions dans la masse de l’ouvrage et dans les fondations. Il
est réalisé au moyen de puits verticaux de 0.50 à 1 m de diamètre, dont la distance entre axes est de l’ordre de quelques
mètres, établis à proximité du parement amont. Ces puits débouchent dans des galeries transversales reliées à l’aval ; l’eau
d’infiltration s’écoule par ces galeries.
COURS OH KANFOUDI H. 65
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)
B- Conlusion
Les barrages poids peuvent être construit sur des fondations en terre, mais dans ce cas leur hauteur doit
être limitée à 20 m. La raison principale de recours aux barrages poids est leur capacité à laisser passer
des crues importantes par leur sommet (submersion) sans dommages appréciables. Leurs prix de
construction et de maintenance sont souvent plus élevés que ceux des barrages en terre ou en
enrochements de hauteurs et longueurs en crête comparables.
COURS OH KANFOUDI H. 66
Chap2 : Ouvrages de retenue
10 Barrage à contreforts (buttress dams)
COURS OH KANFOUDI H. 67
Chap2 : Ouvrages de retenue
10 Barrage à contreforts (buttress dams)
Les barrages à contreforts en voûtes nécessitent moins
d’armature en acier et peuvent couvrir des distances plus
longues entre contreforts. Mais leurs travaux de coffrages sont
plus coûteux. La face amont du barrage à contreforts est en
général incliné de près de 45 °. Le poids de l’eau sur cette face Bien que les barrages à contreforts nécessitent en général
est nécessaire pour augmenter la stabilité de l’ouvrage au moins que la moitié du volume de béton requis par les
glissement et au renversement. Les forces agissants sur un barrages poids, ils ne sont pas nécessairement moins coûteux à
barrage à contreforts sont les mêmes que celles agissant sur un cause de l’importance des travaux de coffrage et des
barrage poids. Cependant, l’action verticale de l’eau est importantes quantités d’aciers d’armatures requises. Avec la
beaucoup plus importante sur un barrage à contreforts, et les croissance rapide du coût de main d’œuvre de ces dernières
forces de soulèvement y sont plus faibles. décennies, les barrages à contreforts ont beaucoup perdu de
leur popularité.
COURS OH KANFOUDI H. 68
Chap2 : Ouvrages de retenue
10 Barrage à contreforts (buttress dams)
COURS OH KANFOUDI H. 69
Chap2 : Ouvrages de retenue
11 Barrage voûtes (arch dams)
A Voûte simple
Ce sont des barrage en forme d’arc qui résistent à la poussée de l’eau en prenant appui sur les rives. Ils se comportent
comme un pont en arc. L’ouvrage est constitué par une voûte de convexité tournée vers l’amont dont l’épaisseur croit
depuis le couronnement jusqu’à la base.
Les profils en travers ont une forme générale voisine de celle d’un trapèze, avec le rapport B/hm en générale compris entre
0.10 et 0.20 avec B et hm sont respectivement la largeur de base et la hauteur maximale du barrage. Cependant, ce rapport est
voisin de 0.75 pour un barrage poids. Les deux variantes classiques de la forme générale des barrages voûtes sont :
- barrages type « voûte épaisse » ou « poids voûte », lorsque la largeur de base est supérieure à celle strictement
nécessaire à l’équilibre d’une voûte pure. Le parement amont pouvant être cylindrique à axe vertical ou incliné vers
l’aval .
- barrage « voûte-coupole », lorsque leur profil en travers présente une forme d’arc ;
cette double courbure permet de leur donner une épaisseur inférieure à celle d’un barrage voûte classique
COURS OH KANFOUDI H. 70
Chap2 : Ouvrages de retenue
11 Barrage voûtes (arch dams)
COURS OH KANFOUDI H. 71
Chap2 : Ouvrages de retenue
11 Barrage voûtes (arch dams)
A Voûte simple
COURS OH KANFOUDI H. 72
Chap2 : Ouvrages de retenue
11 Barrage voûtes (arch dams)
B Voûtes multiples
COURS OH KANFOUDI H. 73
Chap2 : Ouvrages de retenue
11 Barrage voûtes (arch dams)
Conclusion
Les barrages voûtes demandent beaucoup moins de béton que les barrages poids
(1/3). En général, ils ont un prix de revient plus faibles (coffrages plus coûteux
+béton armé). Mais ils ne conviennent pas à tous les sites, sachant qu’ils doivent
être localisés dans des vallées relativement étroites et supportés par des berges en
COURS OH KANFOUDI H. 74
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)
Ces barrages sont, soit des digues en terre, soit des digues en enrochements. Ils comprennent
essentiellement deux parties distinctes : un masque d’étanchéité en matériaux imperméables, et un
corps constitué par des massifs perméables (en alluvions ou en enrochements) qui assure la stabilité
de l’ouvrage.
Stabilité hydraulique
Indépendamment des conditions de stabilité mécanique, il convient de s’assurer que les infiltrations ne risquent pas de
compromettre la tenue de l’ouvrage. En effet, les infiltrations peuvent provoquer l’apparition du phénomène de Renard
lorsque les infiltrations dans le terrain d’assise se produisent à des vitesses suffisamment élevées qui ont pour
conséquence d’entraîner les matériaux les plus fins vers l’aval. Si les matériaux fins sont entraînés, le débit
d’infiltration peut devenir supérieur au débit de la rivière et on assiste à la vidange du réservoir.
COURS OH KANFOUDI H. 75
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)
Stabilité hydraulique
Soit par exemple, un barrage édifié sur une assise perméable. Du fait que les
courants d’infiltration FF’ se redressent à l’extrémité aval pour déboucher à
l’air libre, la force d’infiltration, I, admet une composante verticale dirigée de
bas en haut, qui tend à soulever les particules du terrain.
Ce travail d’érosion interne se développe tout d’abord près du point de résurgence du filet liquide, car à cet endroit le
poids de terre à soulever est minime ainsi que la longueur d’entraînement, vers l’extérieur, des particules désagrégées.
Puis, peu à peu, grâce, aux espaces vides dégagés par les particules entraînées, l’eau s’écoule plus rapidement vers
l’extrémité du filet et sa force d’entraînement s’en trouve accrue. Aussi, on voit l’érosion gagner en intensité et
remonter vers l’amont : on assiste à un phénomène d’érosion régressive. De plus, la charge totale initialement repartie
sur toute la longueur du filet FF’ s’exerce sur une longueur plus restreinte FS. Aussi, la force d’entraînement
s’accentue tandis qu’en aval le chemin est de plus en plus ouvert. Finalement, un cône d’érosion, de sommet S, axé sur
le filet FF’, se développe. COURS OH KANFOUDI H. 76
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)
Stabilité hydraulique
Suivant Terzaghi, il y aura résurgence des matériaux fins à
l’aval si la force de pression du courant d’infiltration, I, dépasse
la force du au poids déjaugé du matériau Wd
COURS OH KANFOUDI H. 77
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)
Stabilité hydraulique
La prévention contre les effets de renard est assuré au moyen d’un tapis filtrant ou
d’un drain placé au pied du massif ; ceux-ci sont constitués par de matériaux
perméables qui abaissent la ligne de saturation à son extrémité aval et évitent que
celle-ci ne recoupe le parement aval.
COURS OH KANFOUDI H. 78
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)
Stabilité hydraulique
COURS OH KANFOUDI H. 79
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)
Stabilité hydraulique
Si la ligne phréatique débouche sur le talus aval, il peut en résulter la formation
d’une cavité qui érode le massif progressivement de l’aval vers l’amont par le
ruissellement de l’eau sur le talus aval (érosion régressive) et peut provoquer sa
ruine. Le ruissellement causé par les pluies provoque le même effet.
Conclusion
Les barrages en terre peuvent être construit, pratiquement sans limitation de hauteurs et sur des fondations pas
suffisamment solides comme pour des barrages en béton.
Ils sont pratiquement les seuls qui peuvent être employés lorsque le sol de fondation est constitué par des
matériaux non rocheux, tels que les couches d’alluvions des fonds de vallées. Le corps de l’ouvrage et le masque
d’étanchéité peuvent s’adapter aux mouvements du sol de fondation (barrages souples).
Ils présentent cependant, l’inconvénient de nécessiter la mise en œuvre de très grandes quantités de matériaux.
Mais les progrès technologiques sur les engins de déplacement des terres se sont traduits par des coûts de plus en
plus réduits des barrages en terre, au moment même où le prix de main d’œuvre ne cessent d’augmenter et avec
eux le coût des barrage en béton. Ce qui explique les tendances modernes vers les barrages en terres.
Par ailleurs, ils sont très vulnérables à la submersion par les eaux de la retenue . Celle-ci provoque l’entraînement
des matériaux du parement aval et conduit à la ruine de l’ouvrage. Par suite, le dimensionnement des ouvrages
évacuateurs de crue devra être étudié tout spécialement pour ce genre d’ouvrage.
COURS OH KANFOUDI H. 81
Chap2 : Ouvrages de retenue
13 BARRAGES MOBILS (AU FIL DE L’EAU)
Introduction
Lorsque le site ne se prête pas à l’établissement d’un barrage réservoir fixe, un barrage mobile peut être
adopté. Les éléments mobiles assurent la régulation du niveau de la retenue en fonction des variations du
débit pour assurer l’alimentation de prises d’eau.
Ces éléments peuvent être totalement retirés du cours d’eau, en période de crue, afin d’éviter la submersion
des zones amont sensibles par les remous crées par ces ouvrages. C’est pourquoi, l’obstruction des barrages
mobiles est toujours voisine de zéro et l’impact sur les remous est négligeable.
COURS OH KANFOUDI H. 82
Chap2 : Ouvrages de retenue
13 BARRAGES MOBILS (AU FIL DE L’EAU)
Introduction
Un barrage mobile type, en Tunisie est le barrage Laroussia, qui implantée à la basse vallée de la Medjerdah. Il
permet par la surélévation du niveau d’eau d’alimenter le Grand Canal destiné pour l’irrigation, le canal Medjerdah
Cap-Bon pour l’irrigation et l’alimentation en eau potable et de la centrale hydroélectrique.
Un barrage mobile est constitué d’éléments mobiles et fixes. Les parties fixes, généralement en maçonnerie,
comprennent essentiellement :
- le radier comportant, dans certains cas, un seuil surélevé par rapport au fond,
- les piles et les culées qui supportent, dans certains cas, une passerelle de manœuvre. Les espaces séparant deux
piles consécutives sont appelés « pertuis » ou « passes ». Ils sont obturés par les éléments mobiles.
- Les fondations sur lesquelles s’appuient les parties fixes.
Les parties mobiles sont, en général, en charpente métallique. Ils comprennent les vannes levantes (batardeaux),
segment, hausses et clapets et les vannes hydrauliques « toit » et « secteurs ».
COURS OH KANFOUDI H. 83
Chap2 : Ouvrages de retenue
13 BARRAGES MOBILS (AU FIL DE L’EAU)
Introduction
COURS OH KANFOUDI H. 84
Chap2 : Ouvrages de retenue
13 BARRAGES MOBILS (AU FIL DE L’EAU)
Eléments mobiles
Il existe une grande variété de vannes mobiles ; de nombreux critères peuvent être adoptés pour les classer, à
savoir :
a) en fonction de la disposition des pertuis : vannes de surface et de profondeur.
b) par rapport à la destination d’exploitation : des vannes principales, batardeau, vannes de secours et celles
de constructions ; remarquons à la fois qu’on tend à employer les mêmes vannes pour des diverses
destinations
c) d’après les matériaux principaux : métalliques, en béton armé, en bois ; bien sûr les
vannes métalliques sont les plus répandues dans le monde ;
d) le mode d’appui : certaines vannes sont simplement appuyées sur les culées ou les
piles, d’autres sur le seuil de l’ouvrage,
e) le mode de déplacement : il existe des vannes levantes ou plongeantes ; des vannes
roulantes, des vannes rotatives, des vannes à plusieurs axes de rotations, etc.
à manoeuvre manuelle, mécanique ou automatique85
COURS OH KANFOUDI H.
f) le mode de manoeuvre : on a des vannes
COURS OH KANFOUDI H. 86
13 Les dimensions de la digue
Nous considérons que les apports ou pertes venant de la nappe souterraine, les pertes par
évaporation sont négligeables. Pour tracer la courbe de capacité d’un réservoir, nous divisons la
tranche utile en n partie égales. Par la suite, il s’agit de déterminer la superficie correspondante à
chacune de ces cotes (à l’aide d’un planimètre sur la vue en plan) permettant de calculer le volume
de la retenue qui lui est associée. Pour simplifier ces calculs, il suffit de remplir le Tableau suivant
COURS OH KANFOUDI H. 87
13 Les dimensions de la digue
Courbes hauteurs-capacités et
hauteurs-surfaces d’une retenue
COURS OH KANFOUDI H. 88
13 Les dimensions de la digue
B-Hauteur de la digue
Les différents facteurs pouvant influencer le choix de la hauteur de la digue, mis à part les critères d’optimisation
économiques, sont :
La hauteur de la retenue normale est calculée en fonction de la tranche morte et de la capacité utile. Ainsi, on définit la
hauteur de retenue normale comme étant la hauteur correspondant à la somme des volumes solide et utile : VS + Vu
Le volume solide pouvant s’accumuler dans la retenue pendant la durée de vie probable du barrage (d, minimum 20
ans) est donnée par :
COURS OH KANFOUDI H. 89
13 Les dimensions de la digue
B-Hauteur de la digue
avec,
La capacité utile VU est obtenue par optimisation dans l’étude de régularisation. La courbe hauteurs-
capacités de la retenue permet alors de déterminer la hauteur de la tranche morte ainsi que la hauteur
de retenue normale
COURS OH KANFOUDI H. 90
13 Les dimensions de la digue
B-Hauteur de la digue
2-1) Revanche
La revanche de protection contre le batillage des vagues permet d’éviter la submersion de
la digue. Définit comme étant la hauteur au-dessus du niveau des plus hautes eaux, elle
constitue ainsi une tranche supplémentaire d’amortissement des crues exceptionnelles.
avec,
Hv et Uv désignent respectivement la hauteur et la vitesse des vagues.
COURS OH KANFOUDI H. 91
13 Les dimensions de la digue
B-Hauteur de la digue
La hauteur Hv des vagues peut être calculée par la formule empirique de Stevenson :
avec,
L : longueur de la retenue suivant la direction du vent (km) ou le fetch
définition du Fetch
COURS OH KANFOUDI H. 92
13 Les dimensions de la digue
B-Hauteur de la digue
La vitesse de propagation des vagues en m/s est donnée par la formule suivante (pour des
hauteurs de vagues comprises entre 0.5 et 1 m) :
COURS OH KANFOUDI H. 93
13 Les dimensions de la digue
B-Hauteur de la digue
La largeur en crête ne doit pas être inférieure à 3 m pour les digues de hauteur inférieure à 10 m et ce pour
permettre la mise en œuvre des engins mécaniques. Pour les digues de hauteurs supérieures, la largeur de
crête généralement adoptée est le 1/3 de la hauteur de la digue.
La pente des talus dépend des caractéristiques des matériaux autant dans la confection de la digue. Elle est déterminée
par le calcul de stabilité. Pratiquement, les valeurs orientatives des pentes de talus selon la hauteur et le type de digue
en terre, sont données par le Tableau suivant. A l’exception des digues de faibles hauteur (<5m), ces valeurs devront
être vérifiées par le calcul de stabilité. Les Tableaux suivants, donnent les valeurs recommandées par le « Bureau of
Reclamation ».
.
COURS OH KANFOUDI H. 94
13 Les dimensions de la digue
B-Hauteur de la digue
Pour les barrages en enrochements, les pentes des talus amont et aval sont de l’ordre de 1/1.15; ces pentes seront
corrigées par l’étude de stabilité compte tenu des angles de frottement des matériaux de la fondation. Il est important de
souligner l’importance des pentes de talus sur le coût de la retenue du fait qu’elles influent de façon sensible sur le
volume de terrassement.
COURS OH KANFOUDI H. 95
13 Les dimensions de la digue
B-Hauteur de la digue
COURS OH KANFOUDI H. 96
13 Les dimensions de la digue
B-Hauteur de la digue
COURS OH KANFOUDI H. 97
13 Les dimensions de la digue
B-Hauteur de la digue
COURS OH KANFOUDI H. 98
13 Les dimensions de la digue
B-Hauteur de la digue
COURS OH KANFOUDI H. 99
13 Les dimensions de la digue
Dans un barrage en terre formé de matériaux plus ou moins perméables, l’eau de la retenue a tendance à s’infiltrer
dans le corps du barrage et dans les terrains d’assise, souvent perméables, pour venir resurgir à l’aval. Ces infiltrations
ne seront pas gênantes tant qu’elles n’affecteront pas la sécurité de l’ouvrage et qu’elles ne dépasseront pas un certain
débit au delà duquel le barrage risque de ne plus remplir efficacement son rôle.
L’ingénieur projecteur aura comme objectif premier de réduire à des valeurs acceptables les débits d’infiltration, et
enfin de les contrôler. Il importe donc que les caractéristiques des matériaux du massif et de la fondation soient bien
connues car elles influent considérablement sur les phénomènes d’infiltration.
Le corps du barrage et les terrains d’assise doivent opposer aux cheminements de l’eau une résistance telle que les
pertes de charge soient suffisantes pour que toute résurgence éventuelle à l’aval se produise à des vitesses assez
faibles. Par conséquent, aucun des matériaux, même les plus fins, ne peut être entraînés par les courants d’infiltration.
Si ces courants sont suffisants pour entraîner les matériaux vers l’aval, des phénomènes de renards se forment et
amèneront, plus ou moins rapidement, à la ruine du barrage.
avec,
Réseau des lignes de courants et des
q : débit de fuite par unité de largeur (m /s/m)
3
équipotentielles à travers les fondations
homogène d’un barrage avec écran (Graf,
m : nombre de ligne de courant
1991).
n : nombre de lignes équipotentielles
∆h : la différence de niveau entre la charge amont et la charge aval (m)
K : perméabilité équivalente (m/s)
A-Déversoirs
Les déversoirs de crue sont des ouvrages annexes aux barrages, qui permettent la restitution des débits
de crues excédentaires (non stockés dans le réservoir) à l’aval du barrage.
D’une importance primordiale pour la sécurité du barrage, les déversoirs doivent être en mesure
d’empêcher le débordement de l’eau par-dessus la digue et l’apparition de phénomènes d’érosion à
l’aval de la digue dans la zone de rejet dans l’oued.
Les déversoirs peuvent être groupés en deux principaux types : les déversoirs de surface et les
déversoirs en charge.
A-Déversoirs
i-Déversoir de surface
Il s’agit du type le plus communément utilisé et aussi le plus fiable.
L’évacuateur de surface débute par un seuil. Ce seuil dans un
chenal à faible pente qui amène l’eau à l’aval de la digue. L’eau
emprunte ensuite le coursier dont la pente permet de rattraper la
différence de cote entre le niveau de la retenue et celui de l’oued à
l’aval.
A-Déversoirs
ii-Déversoir en charge
Ils peuvent être du type puits ou type siphon
Ce sont des ouvrages associés au déversoir qui ont pour rôle de dissiper l’énergie cinétique de l’eau à la sortie aval du
chenal, du coursier ou de la conduite (suivant le type de déversoirs). La création d’un ressaut hydraulique, transforme un
courant torrentiel (rapide) en un courant fluvial (lent) pouvant être restitué sans risque dans le lit de l’oued.
La figure suivante illustre les différents types d’ouvrages de dissipation d’énergie. Les dissipateurs à auge nécessitent la
présence d’un lit en matériau rocheux très compact et stable pour éviter les affouillements. Ces diffèrent suivant la nature
de l’écoulement :