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Talus de protection hydraulique

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Ouvrage Hydraulique

Pour les élèves des 3ème années

OCTOBRE 20

COURS OH KANFOUDI H. 1
Plan
Chap1 : Généralité sur les ressources en eau et les ouvrages Hydrauliques

Chap2 : Ouvrages de retenue (type des barrages…)

Chap3 : Ouvrages de prise d’eau (prise en cours d’eau)

Chap4 : Ouvrages d’adduction (galeries, calculs hydrauliques, SL, en charge…)

Chap5 : Ouvrages routiers (dimensionnement des buses et dalots)

Chap6 : Essais sur modèles réduits (lois de similitudes…)

COURS OH KANFOUDI H. 2
Chap2 : Ouvrages de retenue
1 DEFINITION DES TERMES UTILISES

Un barrage est ouvrage établi dans le lit d’un cours d’eau dans
le but de créer une dénivellation entre les plans d’eau situés en
amont et en aval. Considérons la section en travers d’un barrage
représentée sur la Figure suivante. Le Lac ou bassin artificiel à
l’amont d’un barrage, dans lequel une certaine quantité d’eau
est accumulée est appelée retenue. La Morphologie de l’aire
couverte par la retenue est la cuvette. Le réservoir d’eau est une
retenue dont l’exploitation s’effectue à niveau variable en vue
de stocker et déstocker de l’eau. Le diapositif suivant regroupe
la signification de ces différents termes utilisés dans ce chapitre
et le reste du cours. Fig.1 : Caractéristiques de la capacité d’une retenue
(d’après PNUD/OPE,1987)

COURS OH KANFOUDI H. 3
Chap2 : Ouvrages de retenue
1 DEFINITION DES TERMES UTILISES

Fig.1 : Caractéristiques de la capacité d’une retenue


(d’après PNUD/OPE,1987)

COURS OH KANFOUDI H. 4
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
La production d’électricité est assurée par la conversion en Pour un débit Q donné, la puissance électrique produite par
énergie électrique de l’énergie potentielle et cinétique de l’eau transformation de l’énergie potentielle est alors :
emmagasiné dans une retenue d’un barrage.
P= ω Q h
Puisque l’énergie cinétique dans la retenue est très faible ou avec, ω : poids volumique de l’eau;
nulle dans la plus part des stations hydroélectriques, le terme
d’énergie cinétique est considéré négligeable. L’énergie La puissance produite par un aménagement est fonction de la
potentielle, EP, d’un certain volume d’eau est le produit de son charge ou hauteur de chute h
poids, W, par sa hauteur de chute h.
E.P. = W h

Fig.1 : Caractéristiques de la capacité d’une retenue


(d’après PNUD/OPE,1987)

COURS OH KANFOUDI H. 5
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions

h = (Ht, Hb ou Hn) : Hauteur de chute totale (total head), hauteur


brute (gross head) ou hauteur nette (net or effective head) qui
sont définit respectivement par : Ht = zA – zF
Avec:
zA : cote de l’eau à la limite d’amont de la courbe de remous
dans la retenue ;
zF : niveau de l’eau dans le cours d’eau au point de restitution,
c’est à dire à la sortie du canal de fuite.

Fig.2 : Aménagement hydrotechnique avec canal


d’amenée à surface libre (Ginocchio, 1959).
COURS OH KANFOUDI H. 6
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions

Hb = zC – zS
avec : zC : Hauteur d’eau dans la chambre de mise en charge
(c’est à dire à l’entrée des conduites forcées ou de la prise d’eau
; zS : niveau d’eau à la sortie du tube d’aspiration (draft tube)
c’est à dire à l’origine du canal de fuite.
Hn = HE – HS
avec : HE : énergie totale de l’eau à l’entrée de la turbine ; HS :
énergie totale de l’eau à la sortie de l’aspirateur.
Ces hauteurs (ou charges) sont liées par les relations suivantes :
Hb = Ht - ∆He
Hn = Hb - ∆Hc = Ht – (∆He + ∆Hc)
avec: ∆He : pertes de charge due au remous du barrage (zA – zB),
dans l’ouvrage de prise d’eau, dans le canal d’amenée (zP – zC)
et dans le canal de restitution (zS – zF) ; ∆Hc : perte de charge
entre C et E (dans le tronçon où l’écoulement s’effectue en
charge). Fig.2 : Aménagement hydrotechnique avec canal
d’amenée à surface libre (Ginocchio, 1959).
COURS OH KANFOUDI H. 7
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
La puissance nette maximale est celle qui correspond au débit
maximal dérivé Qm :
Pnm = ω η Qm H nm avec, η : rendement de la turbine; La
puissance disponible à l’arbre de la turbine (ou puissance utile)
est une fraction de la puissance maximale :

P n = ω η Q Hn
Suivant le système d’unité choisi, s’écrit comme indiquer :

Fig.2 : Aménagement hydrotechnique avec canal


d’amenée à surface libre (Ginocchio, 1959).
COURS OH KANFOUDI H. 8
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions

Le Tableau suivant représente les facteurs de conversion des unités de la puissance


utilisées.
²

Le rapport de la puissance moyenne produite, Wp, à la capacité de la centrale, Wpm, définit le coefficient de
capacité (Capacity Factor), h = Wp/Wpm. Ce coefficient permet d’évaluer le pourcentage du temps d’utilisation de
la capacité totale d’une centrale sur une base journalière, hebdomadaire ou annuelle.

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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions

Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :

a) Centrale hydroélectrique sans stockage, au fil de l’eau (Run-of-River plants without Storage)
b) Centrales hydroélectriques à charge minimale (base load hydro plants)

c) Centrales hydroélectriques avec stockage (Run-of-river plants with storage)


d) Centrales hydroélectriques d’appoint ou de pointes (Peak-load plants)
e) Centrales hydroélectriques avec pompage-turbinage (pumped storage)

COURS OH KANFOUDI H. 10
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions

Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
a) Centrale hydroélectrique sans stockage, au fil de l’eau (Run-of-River plants without Storage)

Dans ce cas, la station n’a pas de retenue de stockage. La génération d’énergie électrique est totalement dépendante du
débit du cours d’eau. Une telle station est généralement construite pour un autre objectif, tel que la navigation, la
production d’énergie n’étant que secondaire. La rentabilité économique de ce type de station dépend du débit minimum
du cours d’eau. Si ce débit est très faible, il est nécessaire de prévoir d’autre station à vapeur pour la production
d’électricité durant les périodes de faibles débits.

COURS OH KANFOUDI H. 11
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions

Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
b) Centrales hydroélectriques à charge minimale (base load hydro plants)

Ce type de centrale ne nécessitent pas également de stockage d’eau. Pour ne pas avoir recours à d’autres sources de
production d’énergie pour satisfaire la demande en électricité, la centrale est installé sur un cours d’eau qui assure un
débit d’étiage minimum suffisant. La capacité garantie de la station est fixée au dessous du débit minimum probable du
cours d’eau. Cette station doit laisser passer non seulement les grands débits saisonniers, mais aussi les eaux qu’elle ne
peut utiliser durant les heures de faible demande.

COURS OH KANFOUDI H. 12
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
c) Centrales hydroélectriques avec stockage (Run-of-river plants with storage)

L’eau non utilisée pour la production d’électricité, durant les heures de faible demande est stockée puis utilisée durant les
heures de pointes. Ce qui augmente de façon appréciable la capacité de la station hydroélectrique. Le stockage peut se
faire sur un cycle journalier, hebdomadaire ou saisonnier.
• Dans un cycle journalier, la capacité de stockage nécessaire est inférieure au volume débité dans la journée.
• Dans un cycle hebdomadaire, le volume stocké durant la faible demande des weekends permet de répondre aux
demandes de pointes de la semaine.
• Dans un cycle saisonnier, les débits des crues importantes sont stockés pour être utilisés durant les périodes d’étiage.
L’augmentation de la capacité peut s’avérer non économique sauf si la retenue est à usages multiples (protection contre
les inondations, alimentation en eau potable ou l’irrigation. en plus de la production de l’énergie électrique). C’est le cas
des barrages équipés de centrale en Tunisie. Dans ce cas une partie du coût des investissements sera reprise par les projets
COURS OH KANFOUDI H. 13
d’aménagement hydroélectrique.
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
d) Centrales hydroélectriques d’appoint ou de pointes (Peak-load plants)

Ces centrales permettent principalement de satisfaire les demandes pendant les heures de pointes. Ces demandes peuvent
atteindre plusieurs fois celle des heures de la nuit de consommation minimale, suivant la taille du réseau électrique et du
type de consommateurs desservis. Lorsque la capacité de production est suffisante, une réserve
d’eau relativement faible est suffisante pour répondre à une importante demande durant les quelques heures de pointes.

Ceci permettra aux sociétés de distribution, comme la STEG (Société Tunisienne d’Electricité et du gaz), d’utiliser les
centrales à vapeur à pleine capacité soit à grand « capacity factor », là où elles sont les plus rentables, et d’utiliser les
centrales hydroélectriques comme source d’appoint pendant les heures de demandes de pointes.

COURS OH KANFOUDI H. 14
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
e) Centrales hydroélectriques avec pompage-turbinage (pumped storage)

Dans ce cas, les grandes quantités d’énergie générées durant les périodes de faibles demandes quant la capacité de
production est disponible sont stockées, pour l’utiliser par la suite durant les heures de pointes. L’eau est pompée d’un
réservoir bas vers un réservoir plus haut quant la demande est faible suivant la hauteur d’élévation Hp. Au besoin,
l’électricité est produite par une turbine implantée dans un réservoir bas. A cause des pertes par frottement dans la
conduite forcée et les pertes dues aux imperfections du rendement des pompes et des turbines, les deux tiers seulement,
de l’énergie utilisée pour le pompage de l’eau sont récupérée.

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Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :
Dans une centrale où le pompage-turbinage se fait avec un

grand coefficient de capacité pour le transfert d’importantes

quantités d’énergie des heures creuses vers les heures de

pointes, la perte d’énergie peut s’avérer non économique. Cet

inconvénient des centrales avec pompage-turbinage, peut être

dépassé quand l’eau pompée est utilisée comme un stockage de

Fig.3 : Principe d’accumulation par pompage (Ginocchio,secours


1959).

COURS OH KANFOUDI H. 16
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
A-Classification des Centrales Hydroélectriques-Définitions
Les centrales hydroélectriques peuvent être classés en 5 types, en fonction de la capacité de la retenue et
de leurs utilisations :

De nos jours, les réseaux électriques modernes nécessitent une


réserve alternative « Spinning reserve capacity».

C’est une capacité de production supplémentaire au-dessus de


celle prévue pour satisfaire la demande maximale, et
instantanément disponible pour la génération d’électricité en cas
de panne des équipements ou d’augmentation exceptionnelle de
la demande

Fig.4 : Exemple de fluctuation journalière de la demande


d’énergie électrique
COURS OH KANFOUDI H. 17
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
B-CHOIX DU SITE ET DES CARACTERISTIQUES D’UN BARRAGE

Le choix du site et des caractéristiques géométriques (hauteur et formes) d’un barrage doit être effectué en fonction
des conditions suivantes :

- Conditions topographiques
- Conditions géologiques
- Conditions hydrologiques
- Conditions relatives à la géographie humaine

Le choix du type d’ouvrage dépend également de ces différents facteurs ainsi que des conditions économiques
relatives à l’exécution des travaux.

COURS OH KANFOUDI H. 18
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
B-CHOIX DU SITE ET DES CARACTERISTIQUES D’UN BARRAGE

Conditions relatives à la topographie

La recherche d’un emplacement de barrage est précédée des opérations suivantes :

- Etablissement d’une carte à grande échelle avec courbes de niveau dressée, en général, par procédé photogrammétrique
- Recherche de verrous (ou gorges) et de cuvette sur cette carte qui, pour un barrage fixe, doivent remplir les conditions
suivantes :

a) largeur du verrou la plus faible possible pour réduire le volume de la digue par mètre de dénivellation

b) Capacité la plus grande possible pour une hauteur donnée de la cuvette située en amont du barrage d’accumulation.

La qualité d’un site de barrage d’accumulation peut être caractérisée par le volume d’eau accumulé par m3 de digue (m3 de
béton du barrage), ou encore par le nombre de KWh accumulés par m3 de digue

COURS OH KANFOUDI H. 19
Chap2 : Ouvrages de retenue
2 CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROELECTRIQUES ET DES BARRAGES
B-CHOIX DU SITE ET DES CARACTERISTIQUES D’UN BARRAGE

Conditions géologiques

Les roches et les sols de la zone de fondation de l’ouvrage et de la cuvette doivent présenter des caractéristiques
satisfaisantes en ce qui concerne :

a- la stabilité du barrage
b- l’étanchéité de la retenue
La stabilité du barrage
En ce qui concerne la stabilité de l’ouvrage, le terrain de fondation doit présenter les qualités essentielles suivantes :

- faible degré de broyage et d’altération


- faible compressibilité

COURS OH KANFOUDI H. 20
Chap2 : Ouvrages de retenue
3 Etanchéité de la retenue

Etanchéité de la retenue
L’étanchéité d’une retenue dépend de la perméabilité des terrains constituant le sol de fondation du barrage
et la cuvette : ces terrains sont en effet soumis à la pression correspondant à la hauteur d’eau dans la
retenue du barrage et peuvent être traversés par des débits importants
Définitions

La perméabilité d’un milieu poreux mesure son aptitude à laisser s’écouler les fluides en son sein. L’eau chemine
dans les pores du milieu sous l’effet de la pression : le débit à travers une section donnée est d’autant plus faible que
les frottements sont plus grands (pores de dimension plus petites). Considérons un milieu poreux homogène et
isotrope à travers lequel s’écoule un liquide à débit constant Q

COURS OH KANFOUDI H. 21
Chap2 : Ouvrages de retenue
3 Etanchéité de la retenue

Etanchéité de la retenue
La loi de Darcy permet d’exprimer la vitesse moyenne de
l’écoulement U à travers un milieu poreux par la relation :

Avec, K : coefficient de perméabilité ; les ordres de


grandeur du coefficient de perméabilité K sont les suivants :
K sable siliceux 10 à 10 m/s ; K argile 10 m/s.; I gradient
-3 -4 -7

de pression (perte de charge/longueur d’infiltration) ; h est


la charge piézométrique (h = z + P/ρ g).
L’analogie de la forme de la loi de Darcy avec la loi d’Ohm
Cette loi exprime que la vitesse de percolation est positive permet d’utiliser des modèles en analogie électrique pour tracer
dans la direction des charges décroissantes. Elle permet de les lignes de courant et les lignes équipotentielles. Avec les
déterminer la forme de la surface libre de la nappe d’eau moyens informatiques modernes, ces lignes peuvent être
infiltrée dans un massif (surface de saturation), celle des déterminer directement par la résolution de l’équation de
lignes de courant et le débit d’infiltration à travers le massif. Laplace des écoulements potentiels plans.
COURS OH KANFOUDI H. 22
Chap2 : Ouvrages de retenue
3 Etanchéité de la retenue

Méthodes de mesure de la perméabilité

Les méthodes de mesure du coefficient K diffèrent suivant que


le terrain est formé de roches consistantes ou de terrains
alluvionnaires

Roches consistantes Terrains alluvionnaires


La perméabilité est, en général, mesurée sur place La perméabilité est mesurée par des essais en laboratoire
par l’essai « Lugeon » ; Mesure sur site par ou des essais sur place : Une carotte de sol de section S est
injection d’eau sous pression constante et mesure du placée dans un tuyau sous pression constante et on mesure
débit absorbé par unité de longueur de forage. le débit Q à travers celle-ci pour une perte de charge
linéaire I. La loi de Darcy donne :

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Chap2 : Ouvrages de retenue
3 Etanchéité de la retenue

Etude géologique
Vise la détermination des possibilités de fuite : à l’aval du barrage, dans la
vallée barrée ou dans une autre vallée de niveau inférieur. L’importance des
fuites dépend de la nature géologique des terrains traversés. Les terrains
peuvent être :
* Perméables en petit (terrains alluvionnaires) : les résurgences se produisent,
en général, à une distance suffisamment grande à l’aval du barrage pour que le
débit de fuite soit acceptable. Les fuites sont importantes dans le cas d’un lit
fossile, lits anciens recouverts par des alluvions (2.8 m3/s pour le barrage
Sautet).
* Perméables en grand : roches solubles
COURS OH KANFOUDI H. 24
Chap2 : Ouvrages de retenue
4 Conditions hydrologiques
a) Superficie du bassin versant : l’alimentation du réservoir doit assurer son remplissage
en année hydrologique moyenne
b) b) Débit solide : important pour fixer la capacité utile de la retenue et la cote de la
prise d’eau.

5 Conditions relatives à la géographie humaine

a) Retenue normale et retenue exceptionnelle : (Qmoyen et Qcrue max) : courbes de remous correspondantes, habitations, routes,
voies ferrées, cultures, sites protégés, ouvrages d’art, irrigation, pèche, ...
b) Agglomération et terres cultivées : expropriation/déplacements
c) Voies de communication : déviations routes, voies ferrées, conduites...
d) Navigation intérieure : à maintenir,
e) Débit réservé – réservoir de compensation : Qmin, échelles à poissons, ex. Laroussia/Sidi Salem pour régler le débit aval.

COURS OH KANFOUDI H. 25
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
A-Sujétions communes

Les actions préliminaires à entreprendre comprennent :

1- Approvisionnement des matériaux : assurer des cadences de production et de mise en place atteignant plusieurs
milliers de m3 par jour pour un barrage en béton, plusieurs dizaines de milliers de m3 par jour pour une digue en terre.
2- Installation du matériel de chantier : le plus proche possible de l’ouvrage pour réduire le plus possible les dépenses de
transport et de mise en place de matériaux
3- Logement du personnel : cités d’habitation et constructions collectives (écoles, services administratifs, service
sanitaires)

COURS OH KANFOUDI H. 26
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives

Les diapositives constructives communes aux différents types d’ouvrages concernent :

 les procédés de construction en lit de rivière


 les procédés d’étanchement et de consolidation des fondations

B -1 : Procédés de construction en lit de rivière

Le premier stade dans la construction d’un barrage consiste essentiellement à réaliser une
obstruction (ou coupure) du lit du cours d’eau en vue d’assurer la réalisation des travaux de
fondations de l’ouvrage. Cette obstruction doit satisfaire les critères suivants :

COURS OH KANFOUDI H. 27
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives

B -1 : Procédés de construction en lit de rivière

 en cas de crue, la surélévation du plan d’eau en amont ne doit pas causer des submersions supérieures à celles en
absence de l’ouvrage et essentiellement dans les zones habitées ou industrielles,

 la vitesse de l’eau sur le fond ne doit pas provoquer des affouillements du lit

 si le cours d’eau est navigable, la vitesse de l’eau dans les canaux de navigation ne doit pas dépasser une certaine
valeur maximale.

Pour remplir ces conditions, deux méthodes de coupure principales sont utilisées :

 Méthode des empiétements successifs sur le lit (la coupure du cours d’eau constitue la phase finale)
 Méthode de la dérivation provisoire (la coupure du cours d’eau est réalisée à la phase initiale)

COURS OH KANFOUDI H. 28
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit

Cette méthode est utilisée lorsque le lit est assez large en vue de réduire la vitesse de
l’écoulement. L’ouvrage est construit en obstruant successivement certaines parties du
lit du cours d’eau :

- soit par des enceintes de batardeaux, souvent métallique, telle que (ABCD) et
(EFGH) à l’intérieur desquelles, l’ouvrage est construit en eau morte ou par
épuisements.
- soit par la construction de l’ouvrage en eau courante par fondation à l’air
comprimé. La fondation à l’air comprimé est réalisée en général par caissons
perdus qui sont foncés successivement pour que l’obstruction du lit soit la plus
faible possible.

COURS OH KANFOUDI H. 29
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit

On résume les quatre phases


essentielles de construction du
barrage Rochemaure sur le Rhône :

COURS OH KANFOUDI H. 30
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit

On résume les quatre phases


essentielles de construction du
barrage Rochemaure sur le Rhône :

COURS OH KANFOUDI H. 31
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES 2
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
Schéma de construction

COURS OH KANFOUDI H. 32
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES 5
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
Schéma de construction

COURS OH KANFOUDI H. 33
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES 6
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
Schéma de construction

COURS OH KANFOUDI H. 34
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES 9
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
Schéma de construction

10

COURS OH KANFOUDI H. 35
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES 12
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
1-Méthode des empiétements successifs sur le lit
Schéma de construction

11

13

COURS OH KANFOUDI H. 36
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives
B -1 : Procédés de construction en lit de rivière
2-Méthode de la dérivation provisoire

Elle est employée notamment lorsque le lit est relativement


étroit et ne peut, être obstrué partiellement par une enceinte de
batardeaux ou par un caisson ; c’est le cas aussi des cours d’eau
avec fond rocheux rendant difficile l’enfoncement de
palplanches.
La zone dans laquelle le barrage sera construit est mis à sec par
des batardeaux amont et aval et les eaux stockés derrière le
batardeau amont sont alors dériver dans un canal à ciel ouvert
ou une galerie.

Ce canal peut être transformé après la construction du canal en


ouvrage de vidange de fond ou de dévasement (cas du barrage
Sidi Salem).

COURS OH KANFOUDI H. 37
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
B-Dispositions constructives
B -2 : Procédés de coupure d’un cours d’eau
La coupure d’un cours d’eau est réalisée par l’un des procédés ci-après :

a- Coupure par pierres lancées : la construction peut être réalisée soit à l’avancement (en partant de
l’une des berges) ou par couches horizontales successives (les deux berges simultanément)

b- En béton ou en gabion par procédés classiques (lorsque le débit du cours d’eau descend à des
valeurs très faibles, de l’ordre de 1 m3/s)

c- Par « bloc basculé » qui consiste à construire sur une rive un bloc de béton dont une face reproduit
le profil en travers du lit de la rivière et à provoquer le basculement de ce bloc. C’est le cas du barrage
d’Assouan.

COURS OH KANFOUDI H. 38
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
C-Etanchéité et consolidation des fondations
La fondation d’un ouvrage devrait présenter la plus grande étanchéité possible. Souvent, il est nécessaire de procéder à
l’étanchement des roches et sols de fondations par un traitement particulier suivant la nature de la fondation.

1-Fondations sur roches consistantes

Le traitement consiste à réaliser des écrans étanches en injectant dans la roche un coulis constitué de produits
susceptibles d’obturer les fissures (cas du barrage Zouitina).
Les produits utilisés : ciment, argile, silicate de soude, aluminate de soude ou produits bitumineux. La mise en œuvre
se fait par injection à l’air comprimé ou par pompage par des forages de 5 à 10 cm de diamètre et sous une pression de
l’ordre de 20 bars à raison de 50 à 150 Kg/ml de forage. Les écrans réalisés peuvent comprendre :

COURS OH KANFOUDI H. 39
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
C-Etanchéité et consolidation des fondations

1-Fondations sur roches consistantes

- Un voile principal qui prolonge vers le bas le parement amont de l’ouvrage et sa profondeur de
l’ordre du tiers de celle du barrage
- Voile au large sur la rives gauche et droite qui prolonge le voile principal au-delà des appuis du
barrage ; son but est de limiter les pertes d’eau par contournement,
- Injection de liaison permettant d’assurer une bonne liaison entre la base du barrage et le rocher et
réaliser l’étanchéité l’ouvrage et voile principal.

COURS OH KANFOUDI H. 40
Chap2 : Ouvrages de retenue
7 TRAVAUX D’OUVRAGES HYDROTECHNIQUES
C-Etanchéité et consolidation des fondations

2-Fondations sur terrain meubles

Les travaux d’étanchéité ont pour but d’empêcher la percolation qui peut compromettre la stabilité de l’ouvrage et
d’entraîner des pertes d’eau importantes. Les ouvrages réalisés sont des écrans imperméables verticaux descendu ou non
jusqu’au rocher. Ces écrans peuvent être réalisés par l’un des procédés suivants :

- Digues en terre : écrans imperméables verticaux arrivant ou pas au rochet


- Murs en béton
- Rideaux de palplanches métalliques
- Rideaux de pieux forcés
- Rideaux d’injection

COURS OH KANFOUDI H. 41
Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES

Nous avons vu qu’un barrage est un ouvrage qui retient les eaux contre une de ses faces à un niveau supérieur à celui
qui règne sur l’autre face. Si un barrage exerce une action sur le niveau des eaux, ce niveau exerce une action
réciproque sur le barrage. Cette action se manifeste sous diverses formes.
A- Actions
Ces actions peuvent compromettre la fonction du barrage dans le stockage des eaux et peuvent conduire à la destruction du
barrage à une échéance plus ou moins rapide. Les actions de l’eau et leurs effets sont consignées dans le tableau suivant .
L’examen de la dernière colonne de ce tableau montre que les trois accidents à redouter sont :

1- Dislocation ou la destruction du corps ou du radier du barrage

COURS OH KANFOUDI H. 42
Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES

Nous avons vu qu’un barrage est un ouvrage qui retient les eaux contre une de ses faces à un niveau supérieur à celui
qui règne sur l’autre face. Si un barrage exerce une action sur le niveau des eaux, ce niveau exerce une action
réciproque sur le barrage. Cette action se manifeste sous diverses formes.
A- Actions
2-Pertes importantes d’eau empêchant le barrage de remplir sa fonction qui est de retenir les eaux

COURS OH KANFOUDI H. 43
Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES

A- Actions
3- Déplacement d’ensemble d’une portion importante du corps ou radier du barrage par basculement ou par glissement.

Les pertes d’eau sont toujours dommageables : dans un barrage pour des usages utiles, toute perte correspond à un manque à
gagner ; dans un batardeau ou une digue de protection contre les inondations, le pompage des fuites risque d’entraîner des
dépenses supplémentaires importantes. Suivant la forme d’un ouvrage particulier, les actions A, B, C et D énumérées dans le
Tableau suivant constitueront pour lui des dangers plus ou moins sérieux.
COURS OH KANFOUDI H. 44
Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES

A- Actions

COURS OH KANFOUDI H. 45
Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES

A- Actions

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Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES

B- Remèdes
Les remèdes indiqués dans la troisième colonne du tableau suivant, intéressent :

1- Un choix judicieux des dimensions et des formes du barrage permet de s’opposer à sa dislocation et à
son déplacement d’ensemble.

2- La construction du barrage avec des matériaux appropriés peut s’opposer à sa destruction, à son
déplacement d’ensemble, et aux pertes d’eau.

3- La liaison du barrage avec le sol avoisinant et l’aménagement de celui-ci permet de lutter contre la
pénétration de l’eau dans le terrain avoisinant au barrage, et aussi contre les effets destructeurs de l’eau
qui franchit le barrage, ces deux actions étant répertoriées sous les lettres C et D dans le Tableau suivant.
La Figure suivante montre comment la présence d’un écran d’étanchéité horizontal peut allonger le
parcours des particules fluides (la flèche en pointillé correspond au cas sans écran).

COURS OH KANFOUDI H. 47
Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES
B- Remèdes
4- Accrochage dans le sol : Cet accrochage peut être réalisé au moyen d’ancrages : fer ronds ou câbles
d’acier travaillant à la traction à condition que le sol de fondation est un rochet compact (ex. Barrage
Mellègue).

COURS OH KANFOUDI H. 48
Chap2 : Ouvrages de retenue
8 ACTIONS ET REMEDES DES OUVRAGES HYDRAULIQUES
B- Remèdes

COURS OH KANFOUDI H. 49
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

Ils regroupent les barrages poids, contreforts, voûte, et voûtes multiples qui différent les uns
des autres par la forme de l’ouvrage. La construction de ces barrages est presque toujours
réalisée en utilisant le béton (la maçonnerie de moellons est de moins en moins employée).
Le béton utilisé dans la construction des barrages rigides est constitué de gros éléments de
dimensions inférieures à 250 mm. Le choix de gros éléments présente deux avantages :
résistance à la rupture par compression, σr, plus grande (σr proportionnelle à la racine
cinquième des dimensions des plus gros agrégats) et prix réduit des installations de
concassage.

COURS OH KANFOUDI H. 50
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

La recherche des conditions de stabilité des ouvrages et


le calcul des contraintes dans les matériaux qui les
constituent nécessitent la connaissance des forces
appliquées à ces ouvrages. Celles-ci sont communes
aux différents types de barrages fixes et sont
représentées sur la Figure suivante. Les calculs de
stabilité sont effectués en décomposant le barrage en
tranches verticales de largeur unitaire, 1m, supposées
indépendantes les une des autres. Les vérifications
doivent être faites, en principe, pour toutes les assises
horizontales de l’ouvrage

COURS OH KANFOUDI H. 51
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

Force de pression de l’eau (poussée de l’eau) Q : C’est la


résultante de la composante horizontale de la force de pression
hydrostatique de l’eau Fh et de la composante verticale de
pression Fv.

• La force hydrostatique a une distribution triangulaire est


déterminée par la formule suivante :

avec, ρ masse volumique de l’eau ; g accélération de la


pesanteur ; h : hauteur amont du barrage.
Fh passe par le point G’ défini par (E’A’ = 1/3 (ρ g h) ; E’G’ =
1/3 h).

COURS OH KANFOUDI H. 52
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

• La composante verticale de la force de pression Fv est donnée


par :

passe par le point G défini par (AE = 1/3 BC ; EG = 2/3 h).


Cette force s’annule pour un parement amont vertical,. Ainsi, la
résultante de poussée de l’eau (composante normale au
parement amont de la force hydrostatique) est :

où, α est l’angle que fait le parement amont avec l’horizontal.


Pour un parement vertical, sin α = 1, et

COURS OH KANFOUDI H. 53
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

Force de pression des vases F2 : Cette force représente la


pression des vases déposées à la base du barrage. Cette pression
peut être calculée par la théorie de Rankine pour la pression des
terres, appliquée au poids apparent ou submergé des vases :

avec, ρs : masse volumique des vases ; ϕ : angle de frottement


du sol ; hs : profondeur des vases déposées.

COURS OH KANFOUDI H. 54
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

Poussée de la glace F3 : La glace qui se forme à la surface du


plan d’eau du réservoir en hiver, à la suite d’augmentation de la
température, exerce une poussée horizontale au voisinage
couronnement en haut du parement amont du barrage. Cette
poussée peut varier de 10 à 50 t/ml. A titre indicatif, les barrages
suédois sont calculés avec une force de 30 t/m . 2

Forces d’actions des séismes F4 et F5 : Ces forces représentent


les composantes horizontale et verticale des forces
d’accélération dues aux séismes. Aux USA, la plus part des
barrage des régions actives ont été dimensionnés pour une
accélération égale à 0.1 g, soit le dixième de l’accélération de la
pesanteur, agissant dans toutes les directions.

COURS OH KANFOUDI H. 55
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

Force d’inertie d’un tremblement de terre F6 : Cette force


représente la force d’inertie de l’eau sur la face amont du
barrage, suite à un tremblement de terre. Une bonne
approximation de cette force est donnée par Von Karman :

avec, a : accélération due au tremblement de terre ; ρ : masse


volumique de l’eau ; h : hauteur d’eau en amont du barrage.
Cette force s’applique en un point situé à 0.425 h au-dessus de
la base.

COURS OH KANFOUDI H. 56
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

Force de sous-pressions S : Les sous-pressions sont des pressions


internes de soulèvement qui résulte des fuites d’eau à travers les
pores ou les canaux capillaires des fondations ou à travers des
joints non étanches des ouvrages en maçonnerie. Cette force agit
sur toute la longueur de base du barrage. La distribution des sous-
pressions sur la base plane du barrage est, en général, supposée
linéaire pour le calcul de stabilité ; elle décroît de l’amont vers
l’aval du fait des pertes de charge dans les canaux capillaires. Pour
une répartition triangulaire, la sous-pression sur le parement
amont partant est P0 = ρ g h et s’annule sur le parement aval si
celui-ci est à la pression atmosphérique. Si le parement aval
contient une certaine profondeur d’eau, la répartition des sous
pressions est trapézoïdale, comprise entre P0 en amont et Pr en
aval. Par exemple, pour un barrage poids de hauteur h et de base La force S apparaît donc comme une fraction de la pression
B = 3/4 h et en supposant une répartition triangulaire, l’expression hydrostatique (ρ g h).
de S sur une largeur unitaire :
COURS OH KANFOUDI H. 57
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids


Poids propre W : Elle s’applique au centre de gravité de la
section transversale du barrage et dépend de la forme de cette
dernière et de la densité moyenne des matériaux. Dans le cas
d’un barrage en maçonnerie ou en béton, la densité est de
l’ordre de 2.4 à 2.5 ; pour les barrages en terre compactée, elle
est comprise entre 2.1 et 2.3 suivant le type de matériau. Le
poids d’un barrage de section trapézoïdale est donné par :

avec, d = ρm/ρ : densité du matériau constituant le barrage (ρm


étant la masse volumique du matériau).

Autres forces : certains ouvrages sont calculés en prenant en


considération les effets thermiques (cas des barrages rigides
seulement) et des efforts dus aux explosions des bombes en plus
des efforts dus tremblements de terre.
COURS OH KANFOUDI H. 58
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

Conditions de stabilité des barrages poids


Soit le profil en travers OAB d’un barrage de forme triangulaire (la plus
économique) représenté sur la figure suivante. Considérons pour simplifier
que ce profil est soumis aux trois forces principales suivantes :

- Poids propre, W, appliqué au centre de gravité G,


- Poussée de l’eau, Q, appliquée au point PQ,
- Sous pressions, S, son point d’application est PS pour une répartition
triangulaire.
-
La résultante de ces forces est équilibrée par les réactions de la surface
d’appui AB.

COURS OH KANFOUDI H. 59
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

Conditions de stabilité des barrages poids


Dans l’étude sommaire de stabilité qui suit, nous vérifions la stabilité de la partie
du barrage situé au-dessus de l’assise AB. En réalité, les vérifications doivent être
faites pour toutes les assises horizontales A’B’ du barrage. Nous supposerons pour
simplifier que le parement amont du barrage est vertical et que le parement aval a
un fruit m = H/V. Les conditions d’équilibre peuvent être décomposées en deux
groupes :

- équilibre statique (glissement, renversement)


- équilibre élastique interne (corps du barrage) et externe (fondation)

COURS OH KANFOUDI H. 60
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

Stabilité au glissement des barrages poids


Les forces horizontales (∑ Fh ), telles que la poussée de l’eau, Q, et des vases, qui

s’exercent sur le barrage tendent à le déplacer vers l’aval. La résistance à ces forces
horizontales (résistance au cisaillement) est offerte par les fondations grâce à leur
cohésion c, et à leur coefficient de frottement (tg ϕ). En général, la cohésion est
considéré négligeable et la stabilité au glissement est assurée si la condition suivante
est satisfaite :

Pour un frottement béton-béton et béton-rochet de qualité : tg ϕ = 0.75. Si la fondation


est constituée de roche plus tendre (calcaire, marne), le frottement est plus faible et nous
pouvons adopté tg ϕ = 0.60.
COURS OH KANFOUDI H. 61
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

Stabilité au glissement des barrages poids

Le coefficient de sécurité au glissement doit vérifier :

Cette condition exprime que la composante horizontale des forces appliquées est
inférieure à la résistance due au frottement de l’ouvrage sur la section AB et peut
s’écrire sous la forme :

Si le diagramme des sous-pressions est triangulaire, s’exprime comme suit :

d’où

COURS OH KANFOUDI H. 62
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

Stabilité au glissement des barrages poids

soit pour, tg ϕ = 0.75 et d = 2.4, m > 0.96 ; et si les sous- pressions sont
négligeables, cette condition devient :

En pratique, on donne au fruit m une valeur égale à 0.75, et la condition de non glissement est assurée en
réduisant les sous- pressions au moyen d’un réseau de drains verticaux

COURS OH KANFOUDI H. 63
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids

Stabilité au renversement des barrages poids

Le rapport moments résistants (poids propre de l’ouvrage W) et


des moments motrices (poussée de l’eau Q et sous-pression S
par exemple) définit le coefficient de sécurité au renversement :

Si le diagramme des sous-pressions est triangulaire, la condition s’écrit comme suit :

d’où soit pour d = 2.4, m>0.60, condition respectée dans un profil type où m = 0.75.
Les barrages poids ont en général, une face amont légèrement inclinée pour faciliter la
construction et éventuellement pour augmenter la stabilité de ces ouvrages.
COURS OH KANFOUDI H. 64
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

A- Forces agissant sur un barrage poids


Etanchéité et drainage des fondations
Pour réduire les sous-pressions sou la base du barrage, plusieurs méthodes peuvent
être distinguées :

- soit un écran vertical d’étanchéité qui coupe en totalité les couches perméables. Cet
écran peut être simplement constitué par une tranchée remplie de matériau étanche
compacté en prolongement du noyau si ce dernier est prévu ou du massif du barrage en
sol étanche homogène.
- Soit d’un tapis étanche horizontal amont. Cependant, un tel tapis ne permet pas
toujours de diminuer convenablement les fuites d’eau sous le barrage. Il est alors
conseillé d’adjoindre aux matériaux argileux des polymères synthétiques et de la
bentonite qui rendent l’étanchéité du tapis plus efficace. L’épaisseur du tapis doit
avoir au moins une épaisseur de 1m après compactage.
- Le drainage vise à réduire et, si possible, à annuler les sous-pressions dans la masse de l’ouvrage et dans les fondations. Il
est réalisé au moyen de puits verticaux de 0.50 à 1 m de diamètre, dont la distance entre axes est de l’ordre de quelques
mètres, établis à proximité du parement amont. Ces puits débouchent dans des galeries transversales reliées à l’aval ; l’eau
d’infiltration s’écoule par ces galeries.
COURS OH KANFOUDI H. 65
Chap2 : Ouvrages de retenue
9 BARRAGES RIGIDES (EN MATERIAUX ASSEMBLES)

B- Conlusion

Les barrages poids peuvent être construit sur des fondations en terre, mais dans ce cas leur hauteur doit
être limitée à 20 m. La raison principale de recours aux barrages poids est leur capacité à laisser passer
des crues importantes par leur sommet (submersion) sans dommages appréciables. Leurs prix de
construction et de maintenance sont souvent plus élevés que ceux des barrages en terre ou en
enrochements de hauteurs et longueurs en crête comparables.

COURS OH KANFOUDI H. 66
Chap2 : Ouvrages de retenue
10 Barrage à contreforts (buttress dams)

Ce sont des barrages poids évidés pour économiser du


béton. Ils sont formés de membranes imperméables
soutenues par des contreforts perpendiculaires à l’axe du
barrage. Bien qu’il existe plusieurs types de contreforts,
les deux plus importants sont les murs plats (flat-slab) et
les voûtes multiples (multiple-arch). Dans les premiers, la
membrane supportant l’eau est une plaque plane et Barrage à contrefort : a) à dalle courbée ; b) à dalle plane ;
continue en Béton Armé, s’étalant le long des contreforts c) à voûte multiple (Grishin, 1982)

(plots séparés dont la section horizontale a la forme d’une


poutre en I ou en T). Dans les seconds, la membrane est
faite d’une série de coûtes elles aussi en béton armé.

COURS OH KANFOUDI H. 67
Chap2 : Ouvrages de retenue
10 Barrage à contreforts (buttress dams)
Les barrages à contreforts en voûtes nécessitent moins
d’armature en acier et peuvent couvrir des distances plus
longues entre contreforts. Mais leurs travaux de coffrages sont
plus coûteux. La face amont du barrage à contreforts est en
général incliné de près de 45 °. Le poids de l’eau sur cette face Bien que les barrages à contreforts nécessitent en général

est nécessaire pour augmenter la stabilité de l’ouvrage au moins que la moitié du volume de béton requis par les

glissement et au renversement. Les forces agissants sur un barrages poids, ils ne sont pas nécessairement moins coûteux à

barrage à contreforts sont les mêmes que celles agissant sur un cause de l’importance des travaux de coffrage et des

barrage poids. Cependant, l’action verticale de l’eau est importantes quantités d’aciers d’armatures requises. Avec la

beaucoup plus importante sur un barrage à contreforts, et les croissance rapide du coût de main d’œuvre de ces dernières

forces de soulèvement y sont plus faibles. décennies, les barrages à contreforts ont beaucoup perdu de
leur popularité.

COURS OH KANFOUDI H. 68
Chap2 : Ouvrages de retenue
10 Barrage à contreforts (buttress dams)

Exemple : Barrage de Bni Mtir


La partie centrale de ce barrage, longue de 280 m est fondée sur
des argiles compactes non altérées. Elle est constituée par 20
contreforts de 14 m de largeur chacun, séparés par des joints
déformables. Chacun de ces contreforts peut ainsi se déplacer
par tassement indépendamment de ses voisins.

Les fruits des parements sont :

0.45 à l’amont et 0.75 à l’aval. La semelle de fondation est


incliné vers l’amont pour réduire l’inclinaison de la résultante
des forces sur le plan de la fondation.
Barrage à contrefort (exemple du barrage de Bni Mtir).

COURS OH KANFOUDI H. 69
Chap2 : Ouvrages de retenue
11 Barrage voûtes (arch dams)
A Voûte simple

Ce sont des barrage en forme d’arc qui résistent à la poussée de l’eau en prenant appui sur les rives. Ils se comportent
comme un pont en arc. L’ouvrage est constitué par une voûte de convexité tournée vers l’amont dont l’épaisseur croit
depuis le couronnement jusqu’à la base.

Les profils en travers ont une forme générale voisine de celle d’un trapèze, avec le rapport B/hm en générale compris entre
0.10 et 0.20 avec B et hm sont respectivement la largeur de base et la hauteur maximale du barrage. Cependant, ce rapport est
voisin de 0.75 pour un barrage poids. Les deux variantes classiques de la forme générale des barrages voûtes sont :

- barrages type « voûte épaisse » ou « poids voûte », lorsque la largeur de base est supérieure à celle strictement
nécessaire à l’équilibre d’une voûte pure. Le parement amont pouvant être cylindrique à axe vertical ou incliné vers
l’aval .
- barrage « voûte-coupole », lorsque leur profil en travers présente une forme d’arc ;

cette double courbure permet de leur donner une épaisseur inférieure à celle d’un barrage voûte classique
COURS OH KANFOUDI H. 70
Chap2 : Ouvrages de retenue
11 Barrage voûtes (arch dams)

COURS OH KANFOUDI H. 71
Chap2 : Ouvrages de retenue
11 Barrage voûtes (arch dams)
A Voûte simple

Exemple : barrage Kasseb

COURS OH KANFOUDI H. 72
Chap2 : Ouvrages de retenue
11 Barrage voûtes (arch dams)
B Voûtes multiples

Un barrage à voûtes multiples comprend


deux parties distincts jouant chacune un rôle
particulier :

- un masque d’étanchéité constitué d’un


certain nombre de voûtes en béton ou en
béton armé de faible épaisseur
- des contreforts en béton sur lesquels
s’appuient les voûtes et qui reportent sur le
sol les poussées exercées par celles-ci.

Barrage Mellègue (Nebeur)

COURS OH KANFOUDI H. 73
Chap2 : Ouvrages de retenue
11 Barrage voûtes (arch dams)

Conclusion

Les barrages voûtes demandent beaucoup moins de béton que les barrages poids

(1/3). En général, ils ont un prix de revient plus faibles (coffrages plus coûteux

+béton armé). Mais ils ne conviennent pas à tous les sites, sachant qu’ils doivent

être localisés dans des vallées relativement étroites et supportés par des berges en

roches bien solides

COURS OH KANFOUDI H. 74
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)

Ces barrages sont, soit des digues en terre, soit des digues en enrochements. Ils comprennent
essentiellement deux parties distinctes : un masque d’étanchéité en matériaux imperméables, et un
corps constitué par des massifs perméables (en alluvions ou en enrochements) qui assure la stabilité
de l’ouvrage.

Stabilité hydraulique
Indépendamment des conditions de stabilité mécanique, il convient de s’assurer que les infiltrations ne risquent pas de
compromettre la tenue de l’ouvrage. En effet, les infiltrations peuvent provoquer l’apparition du phénomène de Renard
lorsque les infiltrations dans le terrain d’assise se produisent à des vitesses suffisamment élevées qui ont pour
conséquence d’entraîner les matériaux les plus fins vers l’aval. Si les matériaux fins sont entraînés, le débit
d’infiltration peut devenir supérieur au débit de la rivière et on assiste à la vidange du réservoir.

COURS OH KANFOUDI H. 75
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)

Stabilité hydraulique
Soit par exemple, un barrage édifié sur une assise perméable. Du fait que les
courants d’infiltration FF’ se redressent à l’extrémité aval pour déboucher à
l’air libre, la force d’infiltration, I, admet une composante verticale dirigée de
bas en haut, qui tend à soulever les particules du terrain.
Ce travail d’érosion interne se développe tout d’abord près du point de résurgence du filet liquide, car à cet endroit le
poids de terre à soulever est minime ainsi que la longueur d’entraînement, vers l’extérieur, des particules désagrégées.
Puis, peu à peu, grâce, aux espaces vides dégagés par les particules entraînées, l’eau s’écoule plus rapidement vers
l’extrémité du filet et sa force d’entraînement s’en trouve accrue. Aussi, on voit l’érosion gagner en intensité et
remonter vers l’amont : on assiste à un phénomène d’érosion régressive. De plus, la charge totale initialement repartie
sur toute la longueur du filet FF’ s’exerce sur une longueur plus restreinte FS. Aussi, la force d’entraînement
s’accentue tandis qu’en aval le chemin est de plus en plus ouvert. Finalement, un cône d’érosion, de sommet S, axé sur
le filet FF’, se développe. COURS OH KANFOUDI H. 76
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)

Stabilité hydraulique
Suivant Terzaghi, il y aura résurgence des matériaux fins à
l’aval si la force de pression du courant d’infiltration, I, dépasse
la force du au poids déjaugé du matériau Wd

COURS OH KANFOUDI H. 77
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)

Stabilité hydraulique

Cette vitesse est sensiblement égale au coefficient de perméabilité K, sachant que

La prévention contre les effets de renard est assuré au moyen d’un tapis filtrant ou
d’un drain placé au pied du massif ; ceux-ci sont constitués par de matériaux
perméables qui abaissent la ligne de saturation à son extrémité aval et évitent que
celle-ci ne recoupe le parement aval.

COURS OH KANFOUDI H. 78
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)

Stabilité hydraulique

Ligne phréatique et drainage d’une digue en terre (PNUD/OPE, 1987).

COURS OH KANFOUDI H. 79
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)

Stabilité hydraulique
Si la ligne phréatique débouche sur le talus aval, il peut en résulter la formation
d’une cavité qui érode le massif progressivement de l’aval vers l’amont par le
ruissellement de l’eau sur le talus aval (érosion régressive) et peut provoquer sa
ruine. Le ruissellement causé par les pluies provoque le même effet.

Erosion du talus aval du barrage (Bernard, 1975).


COURS OH KANFOUDI H. 80
Chap2 : Ouvrages de retenue
12 BARRAGES EN MATERIAUX NON ASSEMBLES OU « EN REMBLAIS » (EMBANKMENT DAMS)

Conclusion
Les barrages en terre peuvent être construit, pratiquement sans limitation de hauteurs et sur des fondations pas
suffisamment solides comme pour des barrages en béton.

Ils sont pratiquement les seuls qui peuvent être employés lorsque le sol de fondation est constitué par des
matériaux non rocheux, tels que les couches d’alluvions des fonds de vallées. Le corps de l’ouvrage et le masque
d’étanchéité peuvent s’adapter aux mouvements du sol de fondation (barrages souples).

Ils présentent cependant, l’inconvénient de nécessiter la mise en œuvre de très grandes quantités de matériaux.
Mais les progrès technologiques sur les engins de déplacement des terres se sont traduits par des coûts de plus en
plus réduits des barrages en terre, au moment même où le prix de main d’œuvre ne cessent d’augmenter et avec
eux le coût des barrage en béton. Ce qui explique les tendances modernes vers les barrages en terres.
Par ailleurs, ils sont très vulnérables à la submersion par les eaux de la retenue . Celle-ci provoque l’entraînement
des matériaux du parement aval et conduit à la ruine de l’ouvrage. Par suite, le dimensionnement des ouvrages
évacuateurs de crue devra être étudié tout spécialement pour ce genre d’ouvrage.
COURS OH KANFOUDI H. 81
Chap2 : Ouvrages de retenue
13 BARRAGES MOBILS (AU FIL DE L’EAU)
Introduction

Lorsque le site ne se prête pas à l’établissement d’un barrage réservoir fixe, un barrage mobile peut être
adopté. Les éléments mobiles assurent la régulation du niveau de la retenue en fonction des variations du
débit pour assurer l’alimentation de prises d’eau.

Ces éléments peuvent être totalement retirés du cours d’eau, en période de crue, afin d’éviter la submersion
des zones amont sensibles par les remous crées par ces ouvrages. C’est pourquoi, l’obstruction des barrages
mobiles est toujours voisine de zéro et l’impact sur les remous est négligeable.

COURS OH KANFOUDI H. 82
Chap2 : Ouvrages de retenue
13 BARRAGES MOBILS (AU FIL DE L’EAU)
Introduction
Un barrage mobile type, en Tunisie est le barrage Laroussia, qui implantée à la basse vallée de la Medjerdah. Il
permet par la surélévation du niveau d’eau d’alimenter le Grand Canal destiné pour l’irrigation, le canal Medjerdah
Cap-Bon pour l’irrigation et l’alimentation en eau potable et de la centrale hydroélectrique.

Un barrage mobile est constitué d’éléments mobiles et fixes. Les parties fixes, généralement en maçonnerie,
comprennent essentiellement :

- le radier comportant, dans certains cas, un seuil surélevé par rapport au fond,
- les piles et les culées qui supportent, dans certains cas, une passerelle de manœuvre. Les espaces séparant deux
piles consécutives sont appelés « pertuis » ou « passes ». Ils sont obturés par les éléments mobiles.
- Les fondations sur lesquelles s’appuient les parties fixes.

Les parties mobiles sont, en général, en charpente métallique. Ils comprennent les vannes levantes (batardeaux),
segment, hausses et clapets et les vannes hydrauliques « toit » et « secteurs ».
COURS OH KANFOUDI H. 83
Chap2 : Ouvrages de retenue
13 BARRAGES MOBILS (AU FIL DE L’EAU)
Introduction

Dessin schématique d’un


barrage mobile (Ginocchio, 1959)

COURS OH KANFOUDI H. 84
Chap2 : Ouvrages de retenue
13 BARRAGES MOBILS (AU FIL DE L’EAU)

Eléments mobiles
Il existe une grande variété de vannes mobiles ; de nombreux critères peuvent être adoptés pour les classer, à
savoir :
a) en fonction de la disposition des pertuis : vannes de surface et de profondeur.
b) par rapport à la destination d’exploitation : des vannes principales, batardeau, vannes de secours et celles
de constructions ; remarquons à la fois qu’on tend à employer les mêmes vannes pour des diverses
destinations
c) d’après les matériaux principaux : métalliques, en béton armé, en bois ; bien sûr les
vannes métalliques sont les plus répandues dans le monde ;
d) le mode d’appui : certaines vannes sont simplement appuyées sur les culées ou les
piles, d’autres sur le seuil de l’ouvrage,
e) le mode de déplacement : il existe des vannes levantes ou plongeantes ; des vannes
roulantes, des vannes rotatives, des vannes à plusieurs axes de rotations, etc.
à manoeuvre manuelle, mécanique ou automatique85
COURS OH KANFOUDI H.
f) le mode de manoeuvre : on a des vannes
COURS OH KANFOUDI H. 86
13 Les dimensions de la digue

A-Courbe hauteurs-capacités de la retenue

Nous considérons que les apports ou pertes venant de la nappe souterraine, les pertes par
évaporation sont négligeables. Pour tracer la courbe de capacité d’un réservoir, nous divisons la
tranche utile en n partie égales. Par la suite, il s’agit de déterminer la superficie correspondante à
chacune de ces cotes (à l’aide d’un planimètre sur la vue en plan) permettant de calculer le volume
de la retenue qui lui est associée. Pour simplifier ces calculs, il suffit de remplir le Tableau suivant

COURS OH KANFOUDI H. 87
13 Les dimensions de la digue

A-Courbe hauteurs-capacités de la retenue

Courbes hauteurs-capacités et
hauteurs-surfaces d’une retenue

COURS OH KANFOUDI H. 88
13 Les dimensions de la digue

B-Hauteur de la digue

Les différents facteurs pouvant influencer le choix de la hauteur de la digue, mis à part les critères d’optimisation
économiques, sont :

- l’importance de la sédimentation (qui détermine la tranche morte)


- l’importance de l’évaporation (qui détermine les pertes)
- le laminage des crues (qui détermine la surélévation du plan d’eau)

1) Hauteur de retenue normale

La hauteur de la retenue normale est calculée en fonction de la tranche morte et de la capacité utile. Ainsi, on définit la
hauteur de retenue normale comme étant la hauteur correspondant à la somme des volumes solide et utile : VS + Vu

Le volume solide pouvant s’accumuler dans la retenue pendant la durée de vie probable du barrage (d, minimum 20
ans) est donnée par :

COURS OH KANFOUDI H. 89
13 Les dimensions de la digue

B-Hauteur de la digue

1) Hauteur de retenue normale

avec,

A : apports solides spécifiques moyens annuels (Kg/km /an) 2

S : superficie du bassin versant (km2)


ρs : masse volumique des vases

La capacité utile VU est obtenue par optimisation dans l’étude de régularisation. La courbe hauteurs-
capacités de la retenue permet alors de déterminer la hauteur de la tranche morte ainsi que la hauteur
de retenue normale

COURS OH KANFOUDI H. 90
13 Les dimensions de la digue

B-Hauteur de la digue

2) Charge maximale au-dessus du déversoir

Elle sera déterminée par l’étude de l’évacuateur de crues :

2-1) Revanche
La revanche de protection contre le batillage des vagues permet d’éviter la submersion de
la digue. Définit comme étant la hauteur au-dessus du niveau des plus hautes eaux, elle
constitue ainsi une tranche supplémentaire d’amortissement des crues exceptionnelles.

La hauteur de la revanche, HR, est donnée par la formule suivante :

avec,
Hv et Uv désignent respectivement la hauteur et la vitesse des vagues.

COURS OH KANFOUDI H. 91
13 Les dimensions de la digue

B-Hauteur de la digue

2) Charge maximale au-dessus du déversoir

La hauteur Hv des vagues peut être calculée par la formule empirique de Stevenson :

avec,
L : longueur de la retenue suivant la direction du vent (km) ou le fetch

définition du Fetch
COURS OH KANFOUDI H. 92
13 Les dimensions de la digue

B-Hauteur de la digue

2) Charge maximale au-dessus du déversoir

La vitesse de propagation des vagues en m/s est donnée par la formule suivante (pour des
hauteurs de vagues comprises entre 0.5 et 1 m) :

En résumé la hauteur hors sol de la digue est la somme de trois termes :

1) la hauteur de la digue correspondant à la cote de retenue normale


2) la hauteur d’eau maximale sur le seuil du déversoir (cette hauteur est généralement de l’ordre du mètre pour les
petites digues).
3) La revanche qui dans la pratique n’est jamais inférieure à 1.0 m (dans le cas de petites retenues, la crête de la digue
se situe entre 1.50 et 2.00 m au dessus du seuil de l’évacuateur). Il ne faut pas sous estimer cette hauteur dans le coût
de la retenue.

COURS OH KANFOUDI H. 93
13 Les dimensions de la digue

B-Hauteur de la digue

3) Largeur en crête de la digue

La largeur en crête ne doit pas être inférieure à 3 m pour les digues de hauteur inférieure à 10 m et ce pour
permettre la mise en œuvre des engins mécaniques. Pour les digues de hauteurs supérieures, la largeur de
crête généralement adoptée est le 1/3 de la hauteur de la digue.

4) Pentes des talus de la digue

La pente des talus dépend des caractéristiques des matériaux autant dans la confection de la digue. Elle est déterminée
par le calcul de stabilité. Pratiquement, les valeurs orientatives des pentes de talus selon la hauteur et le type de digue
en terre, sont données par le Tableau suivant. A l’exception des digues de faibles hauteur (<5m), ces valeurs devront
être vérifiées par le calcul de stabilité. Les Tableaux suivants, donnent les valeurs recommandées par le « Bureau of
Reclamation ».

.
COURS OH KANFOUDI H. 94
13 Les dimensions de la digue

B-Hauteur de la digue

4) Pentes des talus de la digue

Pour les barrages en enrochements, les pentes des talus amont et aval sont de l’ordre de 1/1.15; ces pentes seront

corrigées par l’étude de stabilité compte tenu des angles de frottement des matériaux de la fondation. Il est important de

souligner l’importance des pentes de talus sur le coût de la retenue du fait qu’elles influent de façon sensible sur le

volume de terrassement.

COURS OH KANFOUDI H. 95
13 Les dimensions de la digue

B-Hauteur de la digue

4) Pentes des talus de la digue

Valeurs orientatives des pentes pour


digues en terre (d’après PNUD/OPE,
1987)

COURS OH KANFOUDI H. 96
13 Les dimensions de la digue

B-Hauteur de la digue

4) Pentes des talus de la digue


Valeurs des pentes pour digues en terre recommandées par
a) Barrages à noyau sur fondations stables « Bureau of Reclamation » (d’après PNUD/OPE, 1987)

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13 Les dimensions de la digue

B-Hauteur de la digue

4) Pentes des talus de la digue


Valeurs des pentes pour digues en terre recommandées par
« Bureau of Reclamation » (d’après PNUD/OPE, 1987)
b) Barrages homogène sur fondation stables

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13 Les dimensions de la digue

B-Hauteur de la digue

4) Pentes des talus de la digue


Classification des matériaux cohérents

COURS OH KANFOUDI H. 99
13 Les dimensions de la digue

C-Etudes des infiltrations dans le barrage et la fondation

Dans un barrage en terre formé de matériaux plus ou moins perméables, l’eau de la retenue a tendance à s’infiltrer
dans le corps du barrage et dans les terrains d’assise, souvent perméables, pour venir resurgir à l’aval. Ces infiltrations
ne seront pas gênantes tant qu’elles n’affecteront pas la sécurité de l’ouvrage et qu’elles ne dépasseront pas un certain
débit au delà duquel le barrage risque de ne plus remplir efficacement son rôle.

L’ingénieur projecteur aura comme objectif premier de réduire à des valeurs acceptables les débits d’infiltration, et
enfin de les contrôler. Il importe donc que les caractéristiques des matériaux du massif et de la fondation soient bien
connues car elles influent considérablement sur les phénomènes d’infiltration.

Le corps du barrage et les terrains d’assise doivent opposer aux cheminements de l’eau une résistance telle que les
pertes de charge soient suffisantes pour que toute résurgence éventuelle à l’aval se produise à des vitesses assez
faibles. Par conséquent, aucun des matériaux, même les plus fins, ne peut être entraînés par les courants d’infiltration.
Si ces courants sont suffisants pour entraîner les matériaux vers l’aval, des phénomènes de renards se forment et
amèneront, plus ou moins rapidement, à la ruine du barrage.

COURS OH KANFOUDI H. 100


13 Les dimensions de la digue

C-Etudes des infiltrations dans le barrage et la fondation


Outre le danger de renards, les infiltrations peuvent entraîner des
effondrements dans le talus aval. Les infiltrations entraînent à la fois la
saturation du talus aval et la circulation de l’eau dans celui-ci, et
aboutissent ainsi à favoriser des glissements du talus aval, et par
conséquent la ruine de l’ouvrage. nous avons présenté les dispositifs
permettant de lutter contre tout danger de renards et d’empêcher la Réseau des lignes de courants et des
saturation du talus aval. équipotentielles à travers les fondations
homogène d’un barrage avec écran (Graf,
1991).
Les études des infiltrations dans un barrage en terre concerne :
positionnement de la digue de saturation, tracé des lignes de courant (ψ =
cte) et des équipotentielles (φ = cte), pression interstitielle en un point,
distribution des sous-pressions sous le massif et détermination du débit
d’infiltration.
COURS OH KANFOUDI H. 101
13 Les dimensions de la digue

C-Etudes des infiltrations dans le barrage et la fondation


D’une manière générale, le débit de fuite par unité de largeur à
travers l’assise perméable est donné par l’expression suivante :

avec,
Réseau des lignes de courants et des
q : débit de fuite par unité de largeur (m /s/m)
3
équipotentielles à travers les fondations
homogène d’un barrage avec écran (Graf,
m : nombre de ligne de courant
1991).
n : nombre de lignes équipotentielles
∆h : la différence de niveau entre la charge amont et la charge aval (m)
K : perméabilité équivalente (m/s)

Pour un milieu non isotrope, est substitué par :

COURS OH KANFOUDI H. 102


14 OUVRAGES ANNEXES

A-Déversoirs

Les déversoirs de crue sont des ouvrages annexes aux barrages, qui permettent la restitution des débits
de crues excédentaires (non stockés dans le réservoir) à l’aval du barrage.

D’une importance primordiale pour la sécurité du barrage, les déversoirs doivent être en mesure
d’empêcher le débordement de l’eau par-dessus la digue et l’apparition de phénomènes d’érosion à
l’aval de la digue dans la zone de rejet dans l’oued.

Les déversoirs peuvent être groupés en deux principaux types : les déversoirs de surface et les
déversoirs en charge.

COURS OH KANFOUDI H. 103


14 OUVRAGES ANNEXES

A-Déversoirs
i-Déversoir de surface
Il s’agit du type le plus communément utilisé et aussi le plus fiable.
L’évacuateur de surface débute par un seuil. Ce seuil dans un
chenal à faible pente qui amène l’eau à l’aval de la digue. L’eau
emprunte ensuite le coursier dont la pente permet de rattraper la
différence de cote entre le niveau de la retenue et celui de l’oued à
l’aval.

Le coursier aboutit soit directement dans l’oued (différence de cote


faible), soit dans un bassin d’amortissement (cas de forte pente).
L’évacuateur de surface est placé selon les cas :
- déversoir latéral : latéralement à l’axe du barrage sur une rive
- déversoir frontal : parallèlement à l’axe du barrage

COURS OH KANFOUDI H. 104


14 OUVRAGES ANNEXES

A-Déversoirs
ii-Déversoir en charge
Ils peuvent être du type puits ou type siphon

L’évacuateur en puit est un ouvrage en béton de forme


circulaire. Il évacue l’au par chute verticale dans la conduite
enterrée débouchant à l’aval de la digue dans un bassin de
dissipation. Le puit peut servir également de tour de prise d’eau.
La conduite d’évacuation joue le rôle de conduite de vidange.
L’évacuateur en siphon est constitué d’une simple conduite qui
fonctionne par aspiration. Cette conduite peut être incorporée
dans la digue ou, de préférence, posée dans une tranchée latérale
creusée dans la berge. Des grilles installées à l’entrée de
l’évacuateur permettent d’éviter l’obstruction par les corps
flottants. COURS OH KANFOUDI H. 105
14 OUVRAGES ANNEXES

B-Bassins d’amortissement ou de dissipation d’énergie

Ce sont des ouvrages associés au déversoir qui ont pour rôle de dissiper l’énergie cinétique de l’eau à la sortie aval du
chenal, du coursier ou de la conduite (suivant le type de déversoirs). La création d’un ressaut hydraulique, transforme un
courant torrentiel (rapide) en un courant fluvial (lent) pouvant être restitué sans risque dans le lit de l’oued.

La figure suivante illustre les différents types d’ouvrages de dissipation d’énergie. Les dissipateurs à auge nécessitent la
présence d’un lit en matériau rocheux très compact et stable pour éviter les affouillements. Ces diffèrent suivant la nature
de l’écoulement :

COURS OH KANFOUDI H. 106


14 OUVRAGES ANNEXES

B-Bassins d’amortissement ou de dissipation d’énergie

- Dans le cas d’ouvrage de dissipation avec bec de


refoulement, l’écoulement est totalement submergé par le
courant aval (a). le bec terminal est surélevé par rapport au
fond du lit, afin de protéger la structure en béton des chocs
provoqués par les matériaux accumulés. Le fonctionnement
de cet ouvrages nécessite, dans le lit aval, une hauteur d’eau
d’environ 110 % de celle requise pour la formation du
ressaut.
- L’ouvrage de dissipation en saut de ski donne un écoulement
émergeant du courant aval (b).

Si des affouillements sont à craindre, il y a lieu d’augmenter la


dissipation de l’énergie avant que l’écoulement rejoint le lit aval
au moyen de blocs de béton permettant d’amortir le jet d’eau à
la sortie du bassin (c,d).

COURS OH KANFOUDI H. 107

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