Introduction aux fibrés vectoriels et champs
Introduction aux fibrés vectoriels et champs
Vestislav Apostolov
ψU : p −1 (U) ∼
= U × Rm ,
telle que ψU : p −1 (x ) ∼
= {x } × Rm .
• sur l’intersection U ∩ V
ψU ◦ ψV−1 : (U ∩ V ) × Rm → (U ∩ V ) × Rm
Proposition
TM est un fibré vectoriel de rang n = dim(M) et
.
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
x ∈M
Proposition
T ∗ M est un fibré vectoriel de rang n = dim(M) et
−1 T
−1
gUV (x ) = Jac(ϕU ◦ ϕV )(ϕV (x ))
.
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
ψU ◦ ψV−1 : (U ∩ V ) × Rm → (U ∩ V ) × Rm
(x , v ) 7→ (x , gUV (x )v ),
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
ψU ◦ ψV−1 : (U ∩ V ) × Rm → (U ∩ V ) × Rm
(x , v ) 7→ (x , gUV (x )v ),
ψU ◦ ψV−1 : (U ∩ V ) × Rm → (U ∩ V ) × Rm
(x , v ) 7→ (x , gUV (x )v ),
Proposition
Tout co-cycle de Czech de fonctions de transition sur M
Idée de démonstration.
Prénons les morceaux {(U, Rm )|U ∈ A} et nous allons les recoller
via la relation d’équivalence
U × Rm 3 (x , u) ∼ (y , v ) ∈ V × Rm si
x = y et v = gUV (x )u
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Idée de démonstration.
Prénons les morceaux {(U, Rm )|U ∈ A} et nous allons les recoller
via la relation d’équivalence
U × Rm 3 (x , u) ∼ (y , v ) ∈ V × Rm si
x = y et v = gUV (x )u
Exercice 1
Vérfier que ∼ est une relation d’équivalence sur
[
U × Rm
U∈A
Définition
Si p : E → M est un fibré vectoriel lisse de rang m, le fibré dual
p : E ∗ → M est le fibré vectoriel dont les fonctions de transition
sont
E∗
h
E −1 iT
gUV (x ) = gUV (x ) .
Examples
T ∗ M est le dual de TM.
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Le fibré tautologique
Le fibré tautologique
Le fibré tautologique
Le fibré tautologique
Lemma
Soit p : E → M un fibré lisse de rang m et F : N → M une
application lisse. Alors
F ∗ (E ) := p −1 (F (y ))
[
y ∈N
Lemma
Soit p : E → M un fibré lisse de rang m et F : N → M une
application lisse. Alors
F ∗ (E ) := p −1 (F (y ))
[
y ∈N
F : M → G(m, N).
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Définition
Une section lisse d’un fibré vectoriel p : E → M est une application
lisse qui vérifie
s : M → E, s ◦ p = idM .
Lemma
Proof.
Laissé en exercice...
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
1-formes différentielles
C ∞ (M, T ∗ M) =: Ω1 (M).
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
1-formes différentielles
C ∞ (M, T ∗ M) =: Ω1 (M).
Fonctions lisses
Définition
Une section lisse f du fibré trivial E0 = M × R est une fonction
lisse sur M
C ∞ (M, E0 ) =: C ∞ (M).
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Fonctions lisses
Définition
Une section lisse f du fibré trivial E0 = M × R est une fonction
lisse sur M
C ∞ (M, E0 ) =: C ∞ (M).
Fonctions lisses
Définition
Une section lisse f du fibré trivial E0 = M × R est une fonction
lisse sur M
C ∞ (M, E0 ) =: C ∞ (M).
Si X ∈ X (M) et f ∈ C ∞ (M)
X (f )(a) := Xa (f )
Si X ∈ X (M) et f ∈ C ∞ (M)
X (f )(a) := Xa (f )
Si X ∈ X (M) et f ∈ C ∞ (M)
X (f )(a) := Xa (f )
De plus,
X (fg) = f (X (g)) + g(X (f )).
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Le crochet de Lie
Lemma
Soit X , Y : C ∞ (M) → C ∞ (M) deux champs de vecteurs lisses.
Alors l’application
(X ◦ Y − Y ◦ X ) : C ∞ (M) → C ∞ (M)
XY (fg) = X f (Yg) + g(Yf )
= (Xf )(Yg) + (Xg)(Yf ) + f (XYg) + g(XYf )
YX (fg) = (Yf )(Xg) + (Yg)(Xf ) + f (YXg) + g(YXf )
(XY − YX )(fg) = f (XY − YX )(g) + g(XY − YX )(f ).
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Examples
∂ ∂
Sur M = R soit X = b(x ) ∂x , Y = c(x ) ∂x
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Examples
∂ ∂
Sur M = R soit X = b(x ) ∂x , Y = c(x ) ∂x
∂ ∂
[X , Y ] = b(x )c 0 (x ) − b 0 (x )c(x ) = {b, c} ,
∂x ∂x
où {b, c} := bc 0 − cb 0 est le crochet de Poisson.
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Le crochet de Lie–propriétés
Exercice 2
Vérifier les propriétés suivantes du crochet de Lie:
• [λX + µY , Z ] = λ[X , Z [+µ[Y , Z ] ∀λ, µ ∈ R;
• [X , Y ] = −[Y , X ]
• [[X , Y ], Z ] + [[Z , X ], Y ] + [[Y , Z ], X ] = 0 (idéntité de
Jacobi).
ϕ : M × R → M, ϕt (x ) := ϕ(x , t),
qui vérifie
• ϕt : M → M est un diffeomorphisme;
• ϕ0 = idM ;
• ϕt+s = ϕt ◦ ϕs
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
ϕ : M × R → M, ϕt (x ) := ϕ(x , t),
qui vérifie
• ϕt : M → M est un diffeomorphisme;
• ϕ0 = idM ;
• ϕt+s = ϕt ◦ ϕs
Remarque
• X (a) représente la vélocité de la courbe γt = ϕt (a) (qui passe
par a car ϕ0 = a).
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Remarque
• X (a) représente la vélocité de la courbe γt = ϕt (a) (qui passe
par a car ϕ0 = a).
• ϕt (a) est une courbe intégrale du champs de vecteur X :
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Remarque
• X (a) représente la vélocité de la courbe γt = ϕt (a) (qui passe
par a car ϕ0 = a).
• ϕt (a) est une courbe intégrale du champs de vecteur X :
X (ϕt0 (a)) représente la vélocité de ϕt (a) en t = t0 (car
ϕt (ϕt0 (a)) = ϕt+t0 (a)).
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Remarque
• X (a) représente la vélocité de la courbe γt = ϕt (a) (qui passe
par a car ϕ0 = a).
• ϕt (a) est une courbe intégrale du champs de vecteur X :
X (ϕt0 (a)) représente la vélocité de ϕt (a) en t = t0 (car
ϕt (ϕt0 (a)) = ϕt+t0 (a)).
∂
(Dt ϕ) = Xϕ(t) .
∂t
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Examples
∂ ∂
M = R2 , X = a(x , y ) ∂x + b(x , y ) ∂y et ϕ(t) = (x (t), y (t))
une courbe lisse
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Examples
∂ ∂
M = R2 , X = a(x , y ) ∂x + b(x , y ) ∂y et ϕ(t) = (x (t), y (t))
une courbe lisse
∂ ∂ ∂
(Dt0 ϕ) = ẋ (t0 ) + ẏ (t0 ) ,
∂t ∂x (x0 ,y0 ) ∂y (x0 ,y0 )
où x0 = x (t0 ), y0 = y (t0 ).
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Examples
∂ ∂
M = R2 , X = a(x , y ) ∂x + b(x , y ) ∂y et ϕ(t) = (x (t), y (t))
une courbe lisse
∂ ∂ ∂
(Dt0 ϕ) = ẋ (t0 ) + ẏ (t0 ) ,
∂t ∂x (x0 ,y0 ) ∂y (x0 ,y0 )
où x0 = x (t0 ), y0 = y (t0 ).
ϕ(t) est une courbe intégrale ssi
Examples
∂ ∂
M = R2 , X = a(x , y ) ∂x + b(x , y ) ∂y et ϕ(t) = (x (t), y (t))
une courbe lisse
∂ ∂ ∂
(Dt0 ϕ) = ẋ (t0 ) + ẏ (t0 ) ,
∂t ∂x (x0 ,y0 ) ∂y (x0 ,y0 )
où x0 = x (t0 ), y0 = y (t0 ).
ϕ(t) est une courbe intégrale ssi
Théorème 4
Soit X ∈ X (M) et a ∈ M. Alors il existe unique courbe intégrale
ϕ : (α, β) → M
qui est maximale en sense que on ne peut pas trouver une courbe
intégrale définie sur un intervalle plus grande que (α, β).
ẋi = ci (x1 , . . . , xn ), i = 1, . . . , n.
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Théorème 4
Soit X ∈ X (M) et a ∈ M. Alors il existe unique courbe intégrale
ϕ : (α, β) → M
qui est maximale en sense que on ne peut pas trouver une courbe
intégrale définie sur un intervalle plus grande que (α, β).
ẋi = ci (x1 , . . . , xn ), i = 1, . . . , n.
Théorème 4
Soit X ∈ X (M) et a ∈ M. Alors il existe une courbe intégrale
ϕ : (α, β) → M
qui est maximale en sense que on ne peut pas trouver une courbe
intégrale définie sur un intervalle plus grande que (α, β).
Preuve de l’unicité.
Soit ϕ(t) une courbe intégrale avec ϕ(0) = a, définie pour
t ∈ (α0 , β0 ). Pour tout t ∈ (α0 , β0 ), le sous-ensemble
ϕ([0, t]) ⊂ M est compact et donc peut être recouvert par un
nombre finie des cartes (Vi , ψi ), i = 1, . . . k. Sur chaque carte nous
avons, par le Théorème Fondamental des ÉDO, une unique
solution du système des ÉDO, donc la courbe intégrale est unique
sur tout intervalle (α0 , β0 ) incluant 0.
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Théorème 4
Soit X ∈ X (M) et a ∈ M. Alors il existe une courbe intégrale
ϕ : (α, β) → M
qui est maximale en sense que on ne peut pas trouver une courbe
intégrale définie sur un intervalle plus grande que (α, β).
Preuve de la maximalité.
Nous allons définir l’intervalle maximale (α, β) de définition en
prenant
Théorème 5
Soit X ∈ X (M) et soit ϕ(x , t) la courbe intégrale maximale de X
en x (ϕ(x , t) n’est définie que sur un ouvert de M × R.)
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Théorème 5
Soit X ∈ X (M) et soit ϕ(x , t) la courbe intégrale maximale de X
en x (ϕ(x , t) n’est définie que sur un ouvert de M × R.)
Alors
• ϕ(x , t) est lisse
• ϕt (x ) := ϕ(x , t) vérifie
ϕt ◦ ϕs = ϕt+s
Preuve du Théorème 5
Preuve du Théorème 5
Preuve du Théorème 5
Preuve du Théorème 5
Preuve du Théorème 5
Preuve du Théorème 5
ϕ−t ◦ ϕt = ϕ0 = id.
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Preuve du Théorème 5
Lemma
Si M compacte, toute courbe intégrale de X est infiniment définie.
Preuve du lemme.
Par la forme forte du théorème de Picard, ∀ x ∈ M soit Ux 3 x un
ouvert et (α(x ), β(x )) 3 0 un intervalle tels que la courbe intégrale
ϕ(y , t) de X qui passe par y et définie pour t ∈ (α(x ), β(x )) pour
tout y ∈ Ux .
Rappels Introduction aux fibrés vectoriels Champs de vecteurs lisses
Preuve du Théorème 5
Lemma
Si M compacte, toute courbe intégrale de X est infiniment définie.
Preuve du lemme.
Par la forme forte du théorème de Picard, ∀ x ∈ M soit Ux 3 x un
ouvert et (α(x ), β(x )) 3 0 un intervalle tels que la courbe intégrale
ϕ(y , t) de X qui passe par y et définie pour t ∈ (α(x ), β(x )) pour
tout y ∈ Ux .
Soit Ux1 , · · · , Uxk un recouvrement fini et
k
\
I := (α(xi ), β(xi )) 3 0.
1
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Preuve du Théorème 5
Lemma
Si M compacte, toute courbe intégrale de X est infiniment définie.
Preuve du lemme.
Par la forme forte du théorème de Picard, ∀ x ∈ M soit Ux 3 x un
ouvert et (α(x ), β(x )) 3 0 un intervalle tels que la courbe intégrale
ϕ(y , t) de X qui passe par y et définie pour t ∈ (α(x ), β(x )) pour
tout y ∈ Ux .
Soit Ux1 , · · · , Uxk un recouvrement fini et
k
\
I := (α(xi ), β(xi )) 3 0.
1
Preuve du Théorème 5
Lemma
Si M compacte, toute courbe intégrale de X est infiniment définie.
Proof.
ϕ(x , t) : M × I → M, ∀x ∈ M, ∀t ∈ I.
Pour tout s, t ∈ R, soit n ∈ N t.q (±|s|±[t|)
n ∈ I et posons
ϕt := (ϕ t )n , ϕs := (ϕ ns )n , ϕs+t := (ϕ s+t )n .
n n
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Preuve du Théorème 5
Lemma
Si M compacte, toute courbe intégrale de X est infiniment définie.
Proof.
ϕ(x , t) : M × I → M, ∀x ∈ M, ∀t ∈ I.
Pour tout s, t ∈ R, soit n ∈ N t.q (±|s|±[t|)
n ∈ I et posons
ϕt := (ϕ t )n , ϕs := (ϕ ns )n , ϕs+t := (ϕ s+t )n .
n n
ϕ t ϕ ns = ϕ s+t = ϕ ns ϕ t ,
n n n
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Preuve du Théorème 5
Lemma
Si M compacte, toute courbe intégrale de X est infiniment définie.
Proof.
ϕ(x , t) : M × I → M, ∀x ∈ M, ∀t ∈ I.
Pour tout s, t ∈ R, soit n ∈ N t.q (±|s|±[t|)
n ∈ I et posons
ϕt := (ϕ t )n , ϕs := (ϕ ns )n , ϕs+t := (ϕ s+t )n .
n n
ϕ t ϕ ns = ϕ s+t = ϕ ns ϕ t ,
n n n
e = F · Y ).
s’appèle la transformation de Y par F (Y
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e = F · Y ).
s’appèle la transformation de Y par F (Y
YF (a) (f ) = Ya (f ◦ F ),
e
e (f ) ◦ F = Y (f ◦ F ).
Y
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Y
et est une famille d’un paramètre de champs de vecteurs lisses sur
M avec Ye0 = Y .
!
d e
et − Y
Y
LX (Y ) := − Yt = − lim ∈ X (M)
dt t=0 t→0 t
Preuve du Théorème 4.
et (f ) ◦ ϕt = Y (f ◦ ϕt )
Y
et (f )(ϕt (a)) = Y (f ◦ ϕt ))(a)
Y
et (f )(a) = Y (f ◦ ϕt )(ϕ−t (a))
Y
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Preuve du Théorème 4.
et (f ) ◦ ϕt = Y (f ◦ ϕt )
Y
et (f )(ϕt (a)) = Y (f ◦ ϕt ))(a)
Y
et (f )(a) = Y (f ◦ ϕt )(ϕ−t (a))
Y
Pn
∂
Soit Y = i=1 ci (x ) ∂xi dans une carte.
n
!
∂
X
⇒Y
et (f )(a) = ci (ϕ−t (a)) f ◦ ϕt (x ) .
i=1
∂x i ϕ−t (a)
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Lemma
Pour toute g ∈ C ∞ (M), d
dt (g ◦ ϕt )(a)) = X (g)(a).
t=0
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Lemma
Pour toute g ∈ C ∞ (M), d
dt (g ◦ ϕt )(a)) = X (g)(a).
t=0
d e
⇒ Yt (f )(a) = −X (Y (f ))(a)+Y (X (f ))(a) = −[X , Y ](f )(a).
dt t=0