Optimisation d'un four de rebouillage
Optimisation d'un four de rebouillage
Recherche Scientifique
Proposé par :
Mr [Link]
Promotion 2010
À mes parents, puisse dieu me les garder,
À mes amis,
Je dédie ce travail.
Mounir
Je dédie ce travail.
Nazim
Remerciements
Nous tenons à remercier tout d’abord Madame [Link] et Madame [Link], nos
promotrices et enseignantes au Département Génie Chimique à l’École Nationale Polytech-
nique pour nous avoir encadré, orienté et conseillé tout au long de notre projet.
Nous remercions également Monsieur [Link], l’initiateur de ce projet, pour son ac-
cueil, et les moyens mis à notre disposition
Enfin, nous remercions tous ceux qui nous ont aidés de près ou de loin pour la réalisa-
tion de ce projet.
Résumé :
Notre travail a pour but d’identifier la source du problème de condensation d’eau dans un four
de rebouillage, et d’y trouver une solution définitive. Pour répondre à ces objectifs, nous
avons au début effectué un calcul du rendement thermique du four. Ensuite, nous nous
sommes basés sur des constations physiques pour fonder notre hypothèse et proposer à la fin
des solutions. Dans la dernière partie, nous avons proposé des changements pour réduire la
consommation du four.
Mots clés :
Summary:
The purpose of our work is to identify the source of the water condensation in the reboiler
heater, and to find a permanent solution. To reach these objectives, we have firstly calculated
the heater efficiency. After that, we have used our physical observations to make our hypothe-
sis, and then suggested some appropriate solutions. At the end, we have suggested some
changes in order to optimize the heater efficiency.
Key words:
Thermal efficiency, water condensation, heat-insulating, porosity.
Sommaire
INTRODUCTION ............................................................................................................................................... 1
ANNEXES ........................................................................................................................................................89
BIBLIOGRAPHIE ...............................................................................................................................................94
i
Liste des tableaux
ii
Introduction
Introduction
Qu’elles soient sous forme solides, liquides, ou gazeuses, les matières n’existent pas
dans la nature à leurs états pures, mais sous forme de mélanges. Le pétrole brut par exemple,
lors de son extraction, est en mélange avec de l’eau très salée et du gaz naturel.
Afin de pouvoir le transporter, le brut doit être séparé de toute sorte d’agents corrosifs,
comme l’eau et le sel, qui détériorent les conduites. De plus la présence des bulles gazeuses
nuit au bon fonctionnement des pompes centrifuges.
Pour pouvoir procéder à ces séparations, un apport de chaleur important est nécessaire.
Cet apport est obtenu grâce à des échangeurs de chaleur, situées à des endroits stratégiques de
l’unité, mais surtout grâce à des fours tubulaires conçus et dimensionnés afin d’augmenter au
maximum leur rendement.
La bonne conception des fours est d’autant plus importante que ces derniers jouent un
rôle important dans la rentabilité des unités. Éléments clés dans les unités de traitement
d’hydrocarbure, leur défaillance entraîne des arrêts de l’unité qui, si répétés, peuvent engen-
drer de grosses pertes économiques.
Dans le cadre de ce projet de fin d’études, nous nous sommes intéressés à l’un des
fours d’une unité de traitement d’hydrocarbure, situé à Bir Rebaâ Nord(Hassi Messaoud). En
effet, celui-ci présente un problème de condensation d’eau, qui coule à travers les extrémités
de sa base. Cette condensation nuit à la bonne marche du four et pourra conduire à sa mise
hors service.
Notre objectif est donc d’identifier les causes de cette condensation et de proposer
d’éventuelles solutions.
1
Premier Chapitre :
_________________________________
PRESENTATION DE L’ENTREPRISE ET
I. La Sonatrach [1]
I.1.a. L’amont
67% des réserves en huile et en gaz sont renfermées dans les provinces de Oued Mya
et de Hassi Messaoud, où sont situés les deux gisements géants de Hassi Rmel (gaz) et
Hassi Messaoud (huile) ;
Le bassin d'Illizi occupe la 3ème position avec 14% des réserves initiales en place ;
Puis viennent les bassins de Rhourde Nouss (9%), Ahnet Timimoun (4%) et le bassin
de Berkine.
3
Premier Chapitre La Sonatrach
4
Premier Chapitre La Sonatrach
Le projet Medgaz est une canalisation de transport de gaz naturel qui traverse la mer
Méditerranée et reliant l'Algérie à l'Europe via l'Espagne. Partant de Béni-Saf, près
d'Arzew, la canalisation traverse la Méditerranée sur une longueur d'environ 200 km à
une profondeur atteignant 2160 mètres. Le gazoduc acheminera, dans sa première
phase, un volume de 8 milliards de m3 par an à partir de juillet 2009.
Le projet Galsi est un projet qui consiste en la réalisation d'un gazoduc sur une dis-
tance de 1 470 km environ, prenant son point de départ de Hassi-R'mel pour aboutir à
5
Premier Chapitre La Sonatrach
Castiglionne Della Pescaia, au Nord de Rome (Italie). Le tronçon offshore devra relier
El Kala (côte algérienne) à l’Italie via la Sardaigne. D’une capacité initiale de 8 mil-
liards de m3/an, il pourra desservir l’Italie, le Sud de la France et les pays européens au
Nord des Alpes.
Le projet TSGP, long de 4200 km dont 2310 km sur le territoire algérien et 1037 km
sur le territoire du Nigeria, reliera le terminal départ de Warri (Nigeria) au terminal
d’arrivée sur la côte algérienne et permettra de transporter un volume de gaz naturel
estimé entre 18 et 20 milliards de m3/an.
I.1.c. L’aval
Quatre (04) complexes de GNL, 3 à Arzew et 1 à Skikda, d’une capacité totale de pro-
duction de 44 milliards m3 de GNL/an,
Deux (02) complexes de GPL à Arzew, d’une capacité totale de production de 9 mil-
lions de tonnes / an,
Deux (02) complexes pétrochimiques, l’un à Arzew et le second à Skikda,
Une (01) unité de PEHD (polyéthylène haute densité) appartenant à la filiale ENIP,
Deux (02) unités d'extraction d'hélium: une à Arzew et une à Skikda.
Une (01) à Alger avec une capacité de traitement de pétrole brut de 2,7 millions de
tonnes par an,
Une (01) à Skikda avec une capacité de traitement de pétrole brut de 7,5 millions de
tonnes par an,
Une (01) à Arzew avec une capacité de traitement de pétrole brut de 2,5 millions de
tonnes par an,
Une (01) à Hassi Messaoud avec une capacité de traitement de pétrole brut de 1,1 mil-
lions de tonnes par an,
Une (01) Adrar en partenariat avec une capacité de traitement de pétrole brut de 600
000 tonnes par an.
Un (01) train de liquéfaction de gaz naturel à Skikda d’une capacité de 4,7 millions de
tonnes,
Un (01) train de liquéfaction de gaz naturel à Arzew d’une capacité de 4,5 millions de
tonnes,
trois (03) nouveaux trains de GPL à Arzew,
6
Premier Chapitre La Sonatrach
I.1.d. La commercialisation
Les exportations ont généré en 2007 un chiffre d'affaires record de l'ordre de 59,5 mil-
liards de US$, soit une augmentation de 11% par rapport à l’année qui a précédé. Sonatrach a
exporté 134 millions de TEP d'hydrocarbures. Le marché national a bénéficié de 31 millions
de TEP.
7
Premier Chapitre La Sonatrach
Afin d'honorer ses engagements envers ses clients, Sonatrach, à travers ses filiales
Hyproc Shipping Company et Sonatrach Petroleum Corporation, dispose d'une flotte mari-
time importante. Elle se répartit comme suit :
Le transport maritime des GPL : Sonatrach dispose d’une flotte de dix (10) trans-
porteurs de GPL à travers ses filiales Hyproc Shiping Companyet Sonatrach Petro-
leum Corporation (SPC).
Le transport maritime du GNL : Sonatrach dispose d’une flotte de neuf (09) mé-
thaniers à travers sa filiale Hyproc Shiping Company.
Transport maritime du brut (Mesdar): supertanker de transport de pétrole brut de
type VLLC (Very Large Crude Carrier), acquis dans le cadre d’un partenariat entre la
Compagnie Japonaise Kawasaki Ship Builiding et Sonatrach Petroleum Corparation
Bvi, filiale à 100 % du Groupe Sonatrach. Le Mesdar à une capacité de 315 000 m3
(soit plus de 02 millions de barils).
8
Premier Chapitre La Sonatrach
Amont
Transport par canalisation
Aval
Commercialisation des produits pétroliers
Transport maritime
Autres Services.
Avec un chiffre d’affaires de près de 64,975 milliards de US$ réalisé en 2008, Sona-
trach est classée 1ère compagnie en Afrique et 12ème compagnie dans le monde. Elle est éga-
lement 4ème exportateur mondial de GNL, 3ème exportateur mondial de GPL, et 5ème expor-
tateur de Gaz Naturel
9
Premier Chapitre ENI
Elle est présente dans les secteurs du pétrole, du gaz naturel, de la pétrochimie, de la
génération d’énergie électrique et de l’ingénierie. Présente dans 70 pays, son effectif est de
78420 salariés. Son chiffre d'affaires s’est élevé à 84.35 milliards d’euros en 2009 pour un
bénéfice de 4.367 milliards d’euros.
ENI est la première société italienne par sa capitalisation boursière, est le cinquième
groupe pétrolier mondial (classement par chiffre d’affaires) derrière ExxonMobil, BP, Royal
Dutch Shell, Total, et devant Chevron et ConocoPhillips.
II.1. Historique
Immédiatement après la première guerre mondiale, l'Italie a lancé une politique de re-
cherche de pétrole et de gaz sur son territoire. Pour cette raison, la société AGIP (Agenzia
Generale Italiana Petroli) a été créée en 1926. Les prospections d'hydrocarbures commencent
en Italie ainsi qu'en Roumanie, Albanie et Irak qui ont confié pareille mission à AGIP sur
leurs territoires. Les recherches se poursuivent jusqu'en 1939 et sont interrompues avec la
seconde guerre mondiale. Elles reprennent dès la libération de l'Italie.
10
Premier Chapitre ENI
Les années 90 : ENI, qui était jusqu'alors une société publique, détenue intégralement
par l'État italien, va être privatisée et devient une société anonyme. AGIP accroît ses
activités internationales par de nouvelles acquisitions en Algérie, Chine, Angola, en
mer du Nord et en Égypte. La société signe des contrats importants avec le Ka-
zakhstan, l'Azerbaïdjan, le Nigéria et l'Angola. Dans ces deux derniers pays, les ac-
cords concernent le développement d'activités en eaux profondes. Le groupe ENI SpA
incorpore Agip qui devient la Division Exploration & Production. La production at-
teint 1 million de barils équivalent pétrole (bep) par jour.
Le nouveau millénaire : ENI consolide sa position dans les activités de prospection
et de production par l'acquisition des sociétés British Borneo et Lasmo. Achèvement
de la réalisation du Blue Stream, un gazoduc de 1250 km qui relie la Russie à la Tur-
quie en traversant la Mer Noire. L'importante découverte du gisement géant Kashagan
est le premier d'une série de succès dans la Mer Caspienne.
II.2. Filiales
Le groupe pétrolier italien ENI est tourné à la fois vers la production et la distribution
d'hydrocarbures. Le groupe comprend cinq filiales principales :
Snam rete Gas SpA, 50,07 % - gestion du réseau de gaz naturel en Italie,
Italgas SpA, 100 % - production et vente de gaz naturel, est un groupe de 21 sociétés,
Enipower SpA, 100 % - production d’électricité en Italie, 1 400 MW installés,
Snamprogetti SpA, 100 % - ingénierie dans les secteurs du pétrole, de la chimie et des
infrastructures énergétiques,
Saipem SpA, 43 % - services aux sociétés pétrolières : forage, construction et installa-
tion de plates-formes en mer, pose de canalisations....
11
Premier Chapitre Sonatrach-AGIP
GROUPEMENT SONATRACH-AGIP
Ce fut la première association entre Sonatrach et une société étrangère, les travaux de
construction ont duré 2 ans, et le groupement a démarré la production en 1995.
12
Premier Chapitre Sonatrach-AGIP
[Link]
13
Deuxième Chapitre :
_________________________________
PRESENTATION DE LA PROBLÉMATIQUE
Deuxième Chapitre CTH
Centre de Traitement des Huiles est situé à Bir Rebaâ Nord (BRN) à environ 340 km à
l’est de Hassi Messaoud. Cette position stratégique lui permet d’être au milieu des différents
puits exploités.
Ce site est alimenté par des champs pétrolifères situés aux alentours (BRN, ROD et
ROM), dans l’objectif est de dessaler, déshydrater et stabiliser l’huile avant l’expédition vers
Masdar éloigné de 230 km. L’eau et le gaz sont injectés dans les puits afin d’optimiser le ren-
dement des gisements.
Production de l’huile.
Réinjection de gaz.
Injection d’eau.
15
Deuxième Chapitre CTH
Le centre de traitement de GSA1 de Bir Rabaâ Nord contenait initialement une seule
chaine de production (train) avec une capacité de traitement de 41 000 Bbl/j. Ensuite, l’unité a
évolué avec la mise en place d’un deuxième train en 2002 d’une capacité avoisinant les
39 000 Bbl/j, puis enfin d’un troisième train en 2005 traitant en moyenne 70 000Bbl/j.
Chaque train se compose de trois circuits, dont deux pour le traitement d’huile (chaud
et froid), et un pour le gaz :
Le pétrole brut arrivant des puits producteurs à différentes pressions passe par les col-
lecteurs (manifolds) d’entrée, les arrivées qui ont une haute pression sont envoyées vers le
1
Groupement Sonatrach-AGIP
2
Tri Éthylène Glycol
16
Deuxième Chapitre CTH
séparateur HP et celles à basse pression sont envoyées vers le séparateur BP où l’on sépare les
trois produits principaux (huile, gaz, eau). À sa sortie, l’huile BP est pompée pour atteindre la
pression de l’huile HP, puis collectée avec ce dernier.
L’huile est envoyée ensuite vers le séparateur tri-phasique en passant par l’échangeur
de chaleur pour augmenter sa température jusqu’à 65-70°C. L’huile sortant du tri-phasique est
envoyée vers le dessaleur électrostatique en passant par le ballon dégazeur et en injectant un
produit désémulsifiant qui aide à détruire le film d’huile entourant les grains de sel afin qu’ils
puissent se dissoudre dans l’eau douce injectée à l’entrée du dessaleur.
Le gaz est envoyé vers l’unité de déshydratation à l’aide des compresseurs. Ensuite il
est divisé en deux parties : fuel gaz et gaz de réinjection. Le fuel gaz est utilisé comme com-
bustible pour les fours et les turbines, le gaz de réinjection est envoyé vers les unités de réin-
jection de gaz.
L’eau est envoyée vers l’unité de traitement des eaux huileuse qui a pour objet
d’enlever les traces d’huile entraînées avec l’eau de purge des séparateurs. L’eau purifiée est
envoyée vers le bassin évaporateur.
3
Tension de Vapeur Reid
17
Figure 9: Schéma synoptique du train 3
18
Deuxième Chapitre CTH
19
Deuxième Chapitre Problématique
Notre projet s’intéresse au four de rebouillage du train 3 (ROD). Une des unités les
plus importantes et les plus chères, ce four est de type cylindrique vertical, à tirage naturel, il
se compose d’un serpentin vertical de chauffage radiant à huit passes et d’un serpentin hori-
zontal de chauffage par convection à huit passes.
II.2. Problématique
Deux ans après la première mise en service en 2004, une condensation d’eau qui
s’écoule du fond du four du train 3 a été constatée, le problème s’aggrava au fur et à mesure,
et on est arrivé à une condensation de plus de 02 litres/heure en hiver 2008. Cette condensa-
tion endommage les parois du four ainsi que ses installations de régulation (voir figure 11, 12,
13).
20
Deuxième Chapitre Problématique
Plusieurs actions ont été engagées dans le but d’éliminer cette condensation d’eau.
Dans un premier temps, l’entreprise à penser à un problème de combustion. N’ayant pas pu
21
Deuxième Chapitre Problématique
Le calcul du rendement thermique du four et des pertes par les parois, selon les don-
nées du constructeur et les données actuelles.
L’interprétation des résultats trouvés.
La proposition d’hypothèse et vérification de sa validité.
La recherche des solutions, leurs avantages et inconvénients.
Le réglage des paramètres du four pour optimiser son rendement.
4
Une filiale d’ENI
22
Troisième Chapitre :
___________________________________
PARTIE THEORIQUE
Troisième Chapitre Les fours tubulaires
Abréviations :
Symbole Définition Unité
24
Troisième Chapitre Les fours tubulaires
I.1. Introduction
Le rôle joué par les fours dans les unités pétrolières, pétrochimiques et carbochimiques
est important. Dans bien des cas, la défaillance du four ou tout simplement de l’un de ses ac-
cessoires entraine des arrêts de l’unité.
Les conséquences économiques de ces arrêts sont d’autant plus grandes que l’unité est
importante.
Les fours sont incorporés au train d’échange afin d’apporter la chaleur complémen-
taire pour réchauffer un fluide ou produire une réaction de dissociation des molécules d’une
charge. Ils doivent également absorber les variations résiduelles des transferts de chaleur dans
l’unité.
Un four tubulaire est conçu et calculé pour permettre de transférer au fluide une quan-
tité de chaleur donnée par heure, le débit et les températures d'entrée et de sortie étant fixés à
l'avance. Il faut donc faire apparaître dans le four une quantité de chaleur suffisante pour ré-
chauffer le fluide et compenser les pertes, sans pour cela entrainer une détérioration de cer-
tains éléments du four.
Cette quantité de chaleur est fournie par combustion grâce à des brûleurs alimentés en
combustible. Le comburant provient de l’air qui rentre grâce à la dépression qui règne à l'inté-
rieur du four et qui est due au tirage de la cheminée.
Les échanges thermiques à l'intérieur du four se font à la fois par les trois mécanismes
de transfert de chaleur: le rayonnement, la convection et la conduction. Les produits de la
combustion cèdent leur chaleur aux tubes par radiation et convection. Les pertes calorifiques à
travers les murs du four se font par conduction. Le phénomène le plus important à prendre en
considération est la radiation des produits de la combustion.
Un four tubulaire est constitué d'une enveloppe métallique de formes diverses, souvent
parallélépipédique ou cylindrique.
- Une zone dite de radiation où les tubes sont directement exposés à la flamme et reçoi-
vent la chaleur principalement par radiation des produits de la combustion. Cette zone
est aussi appelée chambre de combustion où se développe la flamme. C'est en général,
devant les parois de cette zone que sont disposés les tubes en une ou parfois en deux
rangées.
25
Troisième Chapitre Les fours tubulaires
26
Troisième Chapitre Les fours tubulaires
L'enveloppe métallique du four doit être suffisamment renforcée pour résister aux ac-
tions du vent et supporter l'ensemble du faisceau tubulaire. Elle est constituée d'une ossature
en charpente et de tôles boulonnées ou soudées sur cette charpente. Comme, en général, la
chambre de combustion est en dépression par rapport à l'atmosphère du fait du tirage de la
cheminée, cette enveloppe doit être suffisamment étanche pour éviter des entrées d'air para-
sites qui auraient un effet préjudiciable sur le rendement du four.
Les parois verticales (ou la sole dans les fours verticaux) sont munies d'orifices dans
lesquels sont placés les brûleurs. Un certain nombre de regards permettent d'observer la com-
bustion, la forme des flammes, la tenue des tubes. Des portes d'accès à l'intérieur du four sont
aussi ménagées dans les parois. Ces regards et ces portes doivent être hermétiquement clos
lorsque le four est en service.
Enfin, les fumées quittent le four par l'intermédiaire de la cheminée en passant par le
réchauffeur d'air. La cheminée de forme cylindrique peut être située directement sur le four ou
sur une fondation séparée. Le conduit amenant les fumées à la base de la cheminée s'appelle
carneau.
-d’une part elle permet de conduire les fumées dans l'atmosphère à une hauteur telle,
qu'elles ne risquent pas de gêner le voisinage, ceci est important, en particulier dans les instal-
lations très resserrées où les cheminées des fours doivent être plus élevées que les colonnes
voisines.
-d’autre part, la cheminée, par son tirage, met la chambre de combustion en dépres-
sion et provoque ainsi l'entrée de l'air nécessaire à la combustion par les volets d'air des brû-
leurs. Ses dimensions, hauteur et diamètre, doivent donc être calculées de manière à obtenir
ce tirage.
La cheminée est souvent protégée intérieurement, au moins dans sa partie basse où les
fumées sont encore très chaudes, par une couche de béton réfractaire, ce qui permet de la
construire en acier ordinaire. Quand la cheminée est de grande hauteur, elle est quelquefois
construite en béton. A sa base, on trouve souvent un registre qui permet de régler le tirage. Ce
registre doit être construit en acier résistant à la température des fumées.
Les différents types de fours résultent des nombreuses dispositions de tubes, dans les
zones de radiation et de convection. On peut, toutefois, distinguer les catégories suivantes :
27
Troisième Chapitre Les fours tubulaires
Les fours cylindriques verticaux : la zone de radiation se présente sous la forme d’un
cylindre à axe vertical. Les brûleurs sont placés sur la sole, à la base du cylindre. La surface
d’échange couvre les parois verticales et présente donc une symétrie circulaire par rapport au
groupe de chauffage.
Les fours dits « boîtes » à tubes verticaux : dans ces fours, la forme générale de la
zone de radiation est celle d’un parallélépipède. Les brûleurs sont situés sur la sole, la surface
d’échange couvre les parois verticales latérales. Parfois la chambre de combustion est divisée
en plusieurs cellules, par des rangées de tubes parallèles à une des faces des parois latérales.
Les fours dits « cabines » à tubes horizontaux : dans ces fours la forme générale de
la zone de radiation est celle d’un parallélépipède, dont la plus grande longueur est horizon-
tale. Les tubes sont placés horizontalement le long des parois latérales les plus longues. Les
brûleurs sont situés sur la sole, ou sur la partie inférieure des murs latéraux les plus longs, ou
encore sur les murs d’extrémités ne recevant pas les tubes.
Les fours à chauffage par murs radiants : la surface d’échange est placée dans le
plan médian de la chambre de combustion. Les brûleurs sont répartis sur les parois latérales
longitudinales.
Les fours dits à double chauffe : dans ces derniers, le plan des tubes constituant la
surface d’échange est dans le plan médian des rangs de brûleurs.
Le choix d’un type de four dépend de différents facteurs tels que la nature du produit à
chauffer et les conditions de services (débits, température, pression), de la présence ou non de
catalyseur dans les tubes, du combustible, de l’encombrement, de la facilité de construction et
de transport, et enfin du coût pour une application donnée.
28
Troisième Chapitre Les fours tubulaires
Les faisceaux tubulaire sont généralement constitués de tubes droits, sans soudure, re-
liés entre eux par des coudes à 180° soudés sur les tubes, ou par des liaisons spéciales, appe-
lées boîtes de retour, comportant un ou deux orifices fermés par des bouchons. Ces dispositifs
permettent l’observation et le nettoyage de l’intérieur des tubes.
29
Troisième Chapitre Les fours tubulaires
Le choix du matériau pour les faisceaux des tubes repose sut les critères suivants :
La libre dilatation des éléments du faisceau tubulaire est à la base des principes de
support.
Les matériaux utilisés doivent résister aux fumées, à l’oxydation, à la corrosion par les
cendres de combustibles liquides (vanadates, sulfates…) et présenter une bonne résistance
mécanique à chaud (domaine élastique et fluage).
Dans certains cas, on utilise des métaux peu ou pas alliés, mais ils sont alors protégés
de l’action des fumées (température, oxydation) par un garnissage réfractaire. C’est notam-
ment le cas des supports d’extrémités dans les zones de convection.
Certaines propriétés sont parfois contradictoires et la sélection d’un matériau pour une
application particulière est le résultat d’un compromis. Dans certain cas, c’est un garnissage
multicouche qui permettra d’allier les propriétés opposées de plusieurs matériaux.
30
Troisième Chapitre Les fours tubulaires
Briques réfractaires: elles sont constituées d’argiles réfractaires (silicate d’aluminium hydra-
té) ou de terres de diatomées et possédant une structure poreuse naturelle ou artificiellement
provoquée. Les briques sont obtenues le plus souvent par moulage et cuisson. Elles sont po-
sées avec un coulis d’assemblage à prise à l’air.
Béton isolant réfractaire : il est constitué d’un mélange de ciment alumineux fondu et
d’agrégats réfractaires qui sont mis en place par coulée ou par projection. La prise est hydrau-
lique. Ils sont fixés par des ancrages en V soudés sur la tôle de l’enveloppe du four.
Fibres céramiques : ces fibres céramiques, d’un diamètre de 3μm, sont obtenues par souf-
flage d’une masse réfractaire silico-alumineuse fondue à base de produits extra purs. Elles
sont conditionnées sous les formes suivantes :
Matelas de fibres fixés sur les parois du four par des ancrages soudés sur la tôlerie et
constitués, par exemple, de tige et rondelle,
Modules préfabriqués, assemblage de nappes de fibres céramiques sous forme de cube
que l’on ancre côte-à-côte sur la tôlerie. Une variante peut être constituée de bandes
découpées de nappes de fibres céramiques, assemblées entre elles au montage du four
pour constituer l’équivalent de modules.
Fibres minérales: ces fibres sont obtenues par soufflage d’une masse réfractaire de roches
synthétiques fondues. Les panneaux constitués de ces fibres sont très isolants et utilisés der-
rière des murs constitués de briques.
Panneaux rigides de silicate de calcium: très isolants, utilisés en 2eme couche derrière une
paroi de briques ou de béton réfractaire.
31
Troisième Chapitre Les fours tubulaires
I.5.d. Brûleurs
Les figures suivantes (18, 19, 20, 21) montrent respectivement des brûleurs en marche,
l’ouvreau d’un brûleur, la vue extérieure d’un brûleur et le schéma fonctionnel d’un brûleur.
Figure 19:Brûleur éteint et son ouvreau Figure 20:vue extérieur d'un brûleur
32
Troisième Chapitre Les fours tubulaires
Les combustibles utilisés dans les brûleurs peuvent être soit liquide (la pulvérisation
du liquide est effectuée par de la vapeur d’eau ou par une pulvérisation mécanique, ou les
deux), soit gazeux.
Les polluants principaux sont les imbrûlés (CO, CH4), les oxydes de soufre SOx
(SO2+SO3), les oxydes d’azote NOX (NO, NO2, N2O).
La teneur en imbrûlés est faible et n’apparaît généralement que pour des excès d’air
trop faibles. Le soufre du combustible est totalement transformé, principalement en anhydride
sulfureux SO2. Seuls les oxydes d’azote NO et NO2 sont formés en quantités significatives. Le
NO (environ 90% des NOX), formé dans la chambre de combustion, se transforme à
l’émission (cheminée) et NO2 par réaction photochimique avec l’oxygène de l’air.
Les pertes de chaleur à travers les parois du four dépendent de l’épaisseur et de la ma-
tière du garnissage réfractaire isolant. Toutefois, pour un garnissage isolant économiquement
optimum, ces pertes sont faibles.
Les pertes de chaleur les plus importantes sont celles dues au rejet des fumées chaudes
par la cheminée. Celles-ci sont le résultat de deux facteurs : le débit de fumées et leur tempé-
rature. Le débit de fumées s’accroît avec l’excès d’air. Il y a donc lieu de fonctionner avec un
excès d’air aussi faible que possible, tout en veillant à obtenir une combustion complète, sans
33
Troisième Chapitre Les fours tubulaires
imbrûlés. Un fonctionnement à excès d’air trop bas peut conduire à des pertes par imbrûlés
plus importantes que le gain réalisé par la réduction de l’excès d’air. Indépendamment de la
perte due à la chaleur latente des imbrûlés, ceux-ci entraînent l’encrassement des surfaces
d’échange et, par conséquent, une élévation de la température des fumées qui persiste après le
retour à un fonctionnement sans imbrûlés.
La température des fumées constitue le facteur principal des pertes de chaleur d’un
four. Pour refroidir les fumées, il est nécessaire de disposer d’un fluide froid à réchauffer. Si
le fluide à réchauffer est à une température qui ne permet pas d’obtenir une température de
fumées suffisamment basse (c’est-à-dire un rendement thermique satisfaisant), on peut recou-
rir aux solutions suivantes :
Les fours entrent, pour un pourcentage non négligeable, dans le prix de revient d’une
unité de fabrication (cette valeur peut atteindre 20% environ).
En outre, ils consomment jusqu'à 95% et plus du combustible utilisé dans l’unité, ce
qui, par exemple, situe environ le coût d’énergie consommée entre 30 et 40 fois le prix du
four dans un calcul de pay-out5 sur trois ans (figue 22).
Par ailleurs, il est normal d’introduire dans ce calcul économique les notions du prix
de revient de l’exploitation et de l’entretien, afin se serrer de plus près encore la réalité indus-
trielle.
5
Taux de distribution des bénéfices
34
Troisième Chapitre Les fours tubulaires
Nous devons toutefois souligner que ces lois sont corrigées par des coefficients pra-
tiques éprouvés durant de longues années d’expérience. Cette expérience repose principale-
ment sur un suivi des installations réalisées dans le cadre du service après-vente et, plus géné-
ralement, sur les études statistiques qui visent à utiliser scientifiquement les informations re-
çues et l’enseignement acquis à tous les niveaux.
35
Troisième Chapitre Calcul des fours tubulaires
Le calcul d’un four de réchauffage de fluide comporte différents aspects qui interfèrent
entre eux :
Combustion :
Composition des fumées à partir des combustibles.
Chaleur disponible dans les fumées en fonction de leur température.
Thermique :
Bilan des chaleurs entrantes et sortantes.
Transfert de chaleur (surfaces d’échange, garnissage isolant).
Hydrodynamique :
Perte de pression subie :
Par le fluide chauffé ;
Par l’air et les fumées (tirage du four).
Mécanique :
Tenue à la température et à la pression des surfaces d’échange.
Support des faisceaux tubulaires.
Résistance de la structure du four aux poids morts (réfractaire, surface d’échange) et
aux extérieurs (vent, tremblement de terre).
Les combustibles utilisés dans les fours de raffinerie sont des gaz (gaz naturel ou gaz
de raffinerie provenant des opérations de distillation ou de craquage ou de réformation) ou des
liquides (distillats, résidus de distillation ou fuel-oils commerciaux). Ces combustibles con-
tiennent souvent des impuretés, en particulier du soufre dont la teneur peut être négligeable
suivant l'origine du combustible. Ces combustibles sont des mélanges d'hydrocarbures.
Dans les domaines d'application (fours, brûleurs, moteurs à combustion interne, lutte
contre incendie), on utilise souvent la notion de pouvoir calorifique, qui est l'enthalpie de ré-
action par unité de masse de combustible ou l'énergie obtenue par la combustion d'un kilo-
gramme de combustible.
36
Troisième Chapitre Calcul des fours tubulaires
La différence entre le PCI et le PCS est la chaleur latente de vaporisation de l’eau (Lv)
multipliée par la quantité de vapeur produite (m). On a la relation: .
Comme dans les fours industriels les fumées sortent à des températures supérieures au
point de condensation de la vapeur d'eau, on considère pour les calculs de fours et, en particu-
lier, les calculs de rendement, uniquement le pouvoir calorifique inférieur.
Pour avoir une combustion complète, c'est-à-dire sans présence d'oxyde de carbone
dans les fumées sortant du four, il est nécessaire d'introduire dans le four une quantité d'air
supérieure à celle strictement nécessaire à la combustion. Cette quantité est appelé excès
d’air.
Si l’on réduit l’excès d’air en dessous de la valeur qui conduit à la combustion com-
plète, la teneur en imbrûlés croît et fait perdre le gain que l’on escomptait en réduisant l’excès
d’air, et ceci instantanément (on perd la chaleur de combustion des imbrûlés), ou dans le
temps par effet cumulatif (les imbrûlés peuvent encrasser les surfaces d’échange, ce qui con-
duit à une élévation de température des fumées et donc à une perte de chaleur sensible).
Les fours modernes, lorsqu'ils sont équipés de brûleurs bien adaptés au combustible
utilisé, peuvent être conduits avec un excès d'air de 20 à 30%, si l'on y brûle du gaz, et 30 à
40%, si l'on y brûle du fuel avec une pulvérisation correcte.
37
Troisième Chapitre Calcul des fours tubulaires
On peut déterminer rapidement le rendement d'un four quand on connaît l'excès d'air et
la température des fumées.
Soit en effet Hf l'enthalpie des fumées, calculée d'après leur composition à la tempéra-
ture d’entrée de la cheminée.
Hc – Hf est, aux pertes par les parois du four près, la quantité de chaleur absorbée dans
le four.
38
Troisième Chapitre Calcul des fours tubulaires
Pour effectuer ce calcul, on est amené à faire un certain nombre d'hypothèses simplifi-
catrices.
On admet tout d'abord que la surface des tubes (surface absorbante ou surface froide)
et la surface des produits de la combustion (surface émettrice) peuvent être assimilées à des
surfaces planes, de dimensions très grandes par rapport à leur distance, et que les températures
de chacune de ces surfaces sont uniformes.
On suppose aussi que les réfractaires sont parfaitement isolants, c'est-à-dire qu'ils re-
rayonnent vers l'intérieur du four la totalité du rayonnement qu'ils reçoivent. Cette hypothèse
revient à admettre que la quantité de chaleur transmise à l'extérieur par les parois réfractaires
est égale à celle qu'elles reçoivent par convection des gaz à l'intérieur du four. Dans ces condi-
tions, les lois du rayonnement permettent d'écrire l'équation :
Si les tubes sont assimilés à une surface plane et la « surface » des gaz assimilée à une
surface parallèle, si de plus ces deux surfaces étaient noires, le coefficient d'échange serait :
La zone de convection est constituée d'un faisceau de tubes placés sur le trajet des fu-
mées sortant de la zone de radiation et allant à la cheminée.
Le calcul du coefficient de convection des fumées sur les tubes est un calcul classique;
cependant, le problème se complique du fait que les tubes des premières rangées peuvent re-
cevoir directement la radiation des flammes. Ces tubes sont donc soumis à la fois aux effets
de la radiation et aux effets de la convection. Leur taux de transfert est donc très important et
39
Troisième Chapitre Calcul des fours tubulaires
des précautions particulières doivent être pris pour éviter qu'ils ne soient surchauffés ; ces
tubes sont toujours lisses et la vitesse de circulation du fluide doit y être élevée.
D'autre part, la température des gaz est encore telle que les phénomènes de radiation
ne sont pas négligeables. Les parois réfractaires participent, elles aussi, à cet échange par ra-
diation.
Le diamètre des tubes utilisés dans les différentes zones du four, ainsi que le nombre
de circuits en parallèles (passes) est fonction de la perte de pression que l’on consent à dépen-
ser dans le four.
40
Troisième Chapitre Calcul des fours tubulaires
Une perte de pression élevée permet de réduire le nombre de passes et permet ainsi de
réduire les risques d’une mauvaise distribution entre les passes, mais, par contre, elle entraîne
une dépense d’énergie conduisant à des frais d’exploitation.
Une perte de pression trop faible conduit à des vitesses de circulation faibles. Le coef-
ficient de convection à l’intérieur des tubes dépend fortement de la vitesse et une faible vi-
tesse ne permet donc pas d’avoir un refroidissement efficace des tubes. Il en résulte des tem-
pératures de métal élevées qui peuvent entraîner la dégradation du fluide traité, et nécessiter
des tubes en matériaux plus nobles.
Le tirage est l’écoulement des fluides qui permet d’amener l’air au contact du combus-
tible, d’assurer la circulation des fumées sur la surface de chauffe, et aussi d’évacuer les fu-
mées au-dessus du sol.
Les fours n’ayant pas une étanchéité absolue, un tirage négatif aura pour conséquence
la sortie des fumées par les fissures, ce qui entrainera la détérioration de l’enveloppe du four
par les fumées chaudes. Si au contraire le tirage est positif, l’air tendra à entrer dans le circuit
des fumées. Le résultat ne sera qu’un refroidissement des fumées préjudiciable à l’efficacité,
mais la structure du four sera sauvegardée.
Le tirage est influencé par différent facteurs. Il sera plus grand quand la masse volu-
mique de l’air sera plus grande (par temps froid, sec, et à une altitude basse), quand la masse
volumique des fumées est plus petite (fumées chaudes), et enfin quand la hauteur et le dia-
mètre de la cheminée seront grands.
Réglage du tirage :
En général, le tirage minimum est localisé à la sortie de la zone de radiation. Les con-
ditions atmosphériques ainsi que l’allure de fonctionnement du four font varier le tirage.
41
Troisième Chapitre Calcul des fours tubulaires
Le registre devra être réglé par le tirage et non par la teneur en oxygène des fumées.
Le réglage de l’excès d’air (ou la teneur en oxygène des fumées) sera effectué par le réglage
des registres d’admission d’air aux brûleurs.
Les structures du four sont calculées, pour résister aux efforts du vent, tremblement de
terre, poids propre, d’une façon classique, comme tous les ouvrages métalliques. De plus,
l’enveloppe doit résister aux différences de pression entre l’intérieur et l’extérieur, sous
l’influence éventuelle des ventilateurs de soufflage et/ou de tirage.
42
Troisième Chapitre Contrôle et marche des fours
La plupart des fours de raffinerie sont équipés d'une régulation automatique de la tem-
pérature de sortie du fluide réchauffé, le débit de combustible étant asservi à cette tempéra-
ture. Comme les installations ont toutes un contrôle automatique poussé, les variations de
température de sortie sont faibles et il n'est pas nécessaire de prévoir un réglage automatique
de la combustion et en particulier de l'excès d'air. Cependant, dans le cas d'une variation im-
portante du débit de combustible, il faut procéder au réglage manuel de l'excès d'air.
43
Quatrième Chapitre :
_________________________________
Abréviations :
45
Quatrième Chapitre Description du four étudié
Ce chapitre a pour objectif le calcul du rendement du four selon les données de-
sign et les données du fonctionnement actuel, et de comparer les résultats obtenus.
Le four étudié dans le cadre de ce projet est un four de rebouillage, cylindrique verti-
cale. Les brûleurs sont placés sur la sole, à la base du cylindre. Le tubes sont verticaux en
zones de radiation et horizontaux en zone de convection.
Les tubes constituant la surface d’échange de la zone de radiation sont placés devant le
garnissage réfractaire isolant de l’enveloppe (fibre céramique). Un espace égal à environ un
diamètre de tube est maintenu entre les tubes et cette paroi réfractaire.
L’air de combustion est introduit dans les brûleurs par la dépression régnant dans la
chambre de combustion (huit brûleur à tirage naturel).
Le fluide traité est du pétrole brut déshydraté et dessalé. Son rebouillage a pour but de
le stabiliser donc diminuer sa TVR. Le combustible utilisé est du fuel gaz.
46
Quatrième Chapitre Dimensions et caractéristiques
Chambre de convection :
Hauteur :
Longueur:
Largeur:
Dans cette partie nous allons calculer les quantités de chaleur absorbées par le brut,
dégagées par le fuel gaz, celles des fumées, puis déduire les pertes par les parois et le rende-
ment du four.
47
Quatrième Chapitre Calculs d’après les données du constructeur
Fluide à chauffer :
Débit max : Db= 825000 kg/h
Tableau 1: Les conditions opératoires du four selon le constructeur
Entrée Sortie
Température (°C) 158 199
% poids vaporisé : 0 0,1675
Cpliq. (kJ/kg°C) 2,626 2,740
Cpvap. (kJ/kg°C) - 2,500
Conditions extérieures :
Air de combustion :
Température: Text=25 °C
Humidité : h=50 %
Combustible :
Tableau 2: Composition du fuel gaz selon le constructeur
composition N2 H2O CO2 CH4 C2H6 C3H8 iC4H10 nC4H10 iC5H12 nC5H12 C6+
Volume (%) 0,71 0,35 0,41 71,54 15,42 7,91 0,68 1,94 0,31 0,39 0,34
Avec :
kJ⁄kg
Donc :
48
Quatrième Chapitre Calculs d’après les données du constructeur
Chaleur dégagée = PCI Débit du gaz + chaleur sensible de l'air + chaleur sensible du gaz
Le PCI du gaz étant donnée, nous calculons les chaleurs sensibles de l’air et du gaz.
Chaleurs sensibles:
Tableau 3: détermination du volume d'air nécessaire pour la combustion et la composition des fumées
6
Normaux mètre cube (Nm3): volume d’un mètre cube de gaz calculé dans les conditions normales : 0°C, 1atm
49
Quatrième Chapitre Calculs d’après les données du constructeur
La combustion:
On rajoute aux fumées la quantité non brûlée d’oxygène et d’azote, ainsi que la vapeur
d’eau dans l’air de combustion, calculées comme suit :
Volume de la vapeur d’eau dans l’air de combustion :
L’humidité relative étant
Nous aurons :
Nm3
Nous avons trouvé que le débit de fumées pour 100 Nm3 de gaz est de 1582 Nm3 (ta-
bleau ci-dessus), donc 1Nm3 de gaz, nous donne 15,82 Nm3.
50
Quatrième Chapitre Calculs d’après les données du constructeur
D’où :
1 Nm3 de gaz = 1 kg de gaz
15,82 Nm3 de fumées
Donc 1kg de gaz nous donne: 19,62 kg de fumées.
Donc :
La chaleur spécifique moléculaire des gaz constituant les fumées varie en fonction de la tem-
pérature.
51
Quatrième Chapitre Calculs d’après les données du constructeur
Vapeur d’eau………………
CO2……………….……….
D’après la composition des fumées :
= kcal/h
Nous déduisant la courbe donnant la quantité de chaleur restante dans les fumées en
fonction de la température. Pour un rendement de 100% correspondant à l’enthalpie dégagée
par le combustible par kg : 11480 kcal/kg, la température théorique de la flamme est 1974°C:
52
Quatrième Chapitre Calculs d’après les données du constructeur
Figure 23: Température des fumées en fonction du pourcentage de chaleur restant dans les fumées
Nous pouvons remarquer que pour une température de sortie des fumées de 248°C, le
pourcentage de chaleur restant est de 11%, ce qui se rapproche de la valeur trouvée par calcul.
Unité Qd Qa Qf Qp
kcal /h 24 148 532 28 745 026 3 193 392 1 404 114
% 100 84 11,1 4,9
53
Quatrième Chapitre Calculs d’après les données actuelles
Les données que nous utilisons dans ce calcul ont été relevées du DCS7
Données :
Huile (pétrole brut):
Débit volumique: 1010,8 m3/h
Masse volumique du brut : 703 kg/m3
Débit massique : Db kg/h
Tableau 6: Les conditions opératoires actuelles
Entrée Sortie
Température (°C) 156,7 179,8
% poids vaporisé 0 0,1237
Cpliq. (kJ/kg°C) 2,6260 2, 17400
Cpvap. (kJ/kg°C) - 2,5000
7
Distributed Control System
54
Quatrième Chapitre Calculs d’après les données actuelles
Conditions extérieures :
Air de combustion :
Température moyenne: Text=25 °C
Humidité relative: h=35 %
Combustible :
Tableau 7: La composition du fuel gaz selon la dernière analyse du CRD8
composition N2 CO2 CH4 C2H6 C3H8 iC4H10 nC4H10 iC5H12 nC5H12 C6H14 C7H16
Volume (%) 0,48 0,38 65,87 17,06 11,36 0,9 2,51 0,44 0,5 0,37 0,13
8
Centre de Recherche et Développement
55
Quatrième Chapitre Calculs d’après les données actuelles
56
Quatrième Chapitre Calculs d’après les données actuelles
Débit de l’air :
Nous supposons dans les calculs suivant que toutes les fumées sortent par la cheminée.
Nous déduisons la courbe donnant la quantité de chaleur restante dans les fumées en
fonction de la température. Pour un rendement de 100% correspondant à l’enthalpie dégagée
par le combustible pour 1 kg : 11492,6 kcal/kg, la température théorique de la flamme est :
1652°C
57
Quatrième Chapitre Calculs d’après les données actuelles
Figure 25: Le pourcentage de la chaleur restante dans les fumées en fonction de la température
Nous pouvons remarquer que pour une température de sortie des fumées de 202,8°C,
le pourcentage de chaleur restant est d’environ 10%, ce qui se rapproche de la valeur trouvée
par calcul.
Unité Qd Qa Qf Qp
kcal /h 16 894 159 12 886 000 1 865 789 2 142 370
% 100 76,3 11 12,7
58
Quatrième Chapitre Conclusion
V. Conclusion
Le rendement pour les données du constructeur est de 84%, avec une perte de 4,9 %
dans les parois et 11,1% dans les fumées. Ces valeurs sont des valeurs qu’on retrouve habi-
tuellement dans le calcul des fours.
Dans le cas actuel, le rendement du four est plus faible : 76,3 % avec 12,7 % dans les
parois et 11% de perte dans les fumées. Cependant, pour les calculs effectués dans le cas ac-
tuel, nous avons supposé que toutes les fumées sortaient par la cheminée, ce que n’est proba-
blement pas le cas vu que nous avons une condensation qui ne peut être due qu’à une infiltra-
tion de matière.
59
Cinquième Chapitre :
_________________________________
IDENTIFICATION DE LA CAUSE DE LA
CONDENSATION ET PROPOSITION DE
SOLUTIONS
Cinquième Chapitre L’explication du phénomène de condensation
I.1. Hypothèse
Nous avons remarqué que la condensation à lieu entre le calorifuge et la paroi, et que
la peinture est détériorée dans certaines zones, ces remarques nous conduisent à supposer que
la condensation d’eau entre le calorifuge et la paroi est due à l’infiltration d’une partie des
fumées à travers les deux couches de calorifuge.
Le CO2 aqueux réagit avec l'eau, nous pouvons représenter cette réaction par la formation
d'un acide : l'acide carbonique (H2CO3) qui lui-même réagit pour former l'ion carbonate CO32-
et l'ion hydrogénocarbonate (couramment nommé ion bicarbonate) HCO3-.
L'acide carbonique n'existe aux conditions usuelles sous la forme indiquée qu'en con-
centration extrêmement faible. De plus lors de sa dissolution le CO2 va plus ou moins s'hydra-
ter.
Le pH du condensat collecté en bas du four est acide, il varie entre 3 et 6. Cette acidité
est peut-être due à une dissolution partielle du CO2 dans l’eau. Ce qui peut confirmer
l’hypothèse.
61
Cinquième Chapitre L’explication du phénomène de condensation
62
Cinquième Chapitre L’explication du phénomène de condensation
Les pertes de chaleur aux extrémités des brûleurs sont dues à la grande température de
la flamme.
Nous remarquons que la température de la paroi est homogène, sauf en haut de la zone
de radiation ou on trouve des zones très chaudes, atteignant même 118°C, malgré que les fu-
mées soient plus chaudes en bas du four qu’en haut.
63
Cinquième Chapitre L’explication du phénomène de condensation
I.3. Conclusion
64
Cinquième Chapitre L’isolation thermique des parois verticales du four
L’API fournie des documents très détaillés concernant toutes normes de construction
des fours pétroliers.
Les normes API nous fournissent les limites inferieures de la densité, l’épaisseur et les
dimensions des plaques de fibre céramiques, en fonction de la température de l’unité.
Les fibres céramiques peuvent être utilisées dans toutes les régions sauf au niveau de
la cheminée, des conduites et du sol. Le panneau de fibres de céramique, lorsqu'il est
utilisé du côté chaud, doit être au minimum de 38 mm d’épaisseur, et 240 kg/m 3 de
densité. La couche de support de la couverture en fibre de céramique doit avoir au mi-
nimum une densité de 96 kg/m3.
La taille du panneau de fibres lorsque la couche est utilisée du coté chaud, ne doit pas
dépasser 610 610 mm lorsque la température est inférieure à 1093°C, et 460 460 mm
lorsque la température est supérieure à 1093°C.
Les fibres céramiques ne doivent pas être utilisées nues lorsque la vitesse des fumées
dépasse les 12,2 m/s. Dans le cas échéant, la couche de fibre céramique doit être cou-
verte d’une barrière à vapeur.
La fibre céramique utilisée dans ce four est disposée en deux couches (figure 33).
9
American Petroleum Institute
65
Cinquième Chapitre L’isolation thermique des parois verticales du four
De plus, on remarque dans la photo ci-dessous que les fibres céramiques utilisées sont
des bandes de largueur inférieur à 60 cm et d’une très grande longueur.
II.3. Comparaison
Emplacement de la couche la plus La couche la plus dense du côté La couche la plus dense contre
dense de la flamme la paroi
66
Cinquième Chapitre Écoulement des fumées dans le four
Les fumées sont émises tous le long de la surface des flammes, ce qui leur donne une
direction tridimensionnelle et non pas verticale. On déduit alors que l’écoulement à l’intérieur
du four est un écoulement turbulent.
De plus, lors du passage des gaz de la zone de radiation vers la zone de convection, on
remarque une restriction très brusque de la section du four (figure 35) ce qui non seulement
augmente considérablement les turbulences dans le haut de la zone de radiation, mais aussi
elle augmente la pression de fumées dans cette zone ce qui peut expliquer l’infiltration des
vapeurs à travers le calorifuge vu sa porosité.
67
Cinquième Chapitre Étude de la solution du constructeur
IV.1. Avantage
Les appareils de régulations situés sous le four ne seront pas endommagés par l’eau
condensée.
IV.2. Inconvénients
Cette solution masque le problème de condensation, elle ne le résout pas.
68
Cinquième Chapitre Étude de la solution du constructeur
69
Cinquième Chapitre Solutions proposées
V. Solutions proposées
La nouvelle couche de fibre céramique doit répondre aux spécifications de l’API, que
ce soit dans la densité (pour empêcher les vapeurs de s’infiltrer), dans l’ordre et l’épaisseur
minimale (pour diminuer la perte par conduction), et dans les dimensions des plaques.
I.1.a. Avantages
Cette solution permet d’une part de mieux isoler le four du point de vue thermique, et
d’autre part de diminuer l’infiltration des fumées à travers le calorifuge.
I.1.b. Inconvénients
Le prix élevé du calorifuge: il a été estimé à 10% du prix du four complet, soit
120000€ pour un four de 1200000 € (sans tenir compte du coût de la main d’œuvre).
La durée des travaux: cette opération nécessite le démontage de plusieurs parties du
four, et leur remontage.
L’arrêt du four : il impliquera l’arrêt du train pendant les travaux qui peuvent durer
plusieurs semaines, ce qui causera des pertes économiques.
La barrière à vapeur est une feuille en métal ou en alliage de métaux. Elle est placée
soit entre les deux couches de calorifuge soit face à la flamme. Elle est utilisée dans le but
d’empêcher les fumées de s’infiltrer vers la paroi.[8]
70
Cinquième Chapitre Solutions proposées
V.2.a. Avantages
V.2.b. Inconvénients
Les déflecteurs sont des plaques métalliques placées d’une façon inclinées à l’intérieur
de la zone de radiation, dans le but de diriger les fumées vers la zone de convection et ainsi
d’éviter les turbulences dues à la restriction brusque de la section du four.
71
Cinquième Chapitre Solutions proposées
Figure 38: L'emplacement des déflecteurs et leur influence sur l'aérodynamique du four
V.3.a. Avantages
La pose des déflecteurs est nettement moins coûteuse que le changement de calori-
fuge.
Elle nécessite un temps d’arrêt beaucoup moins long, donc un impact minimal sur le
fonctionnement de l’usine.
V.3.b. Inconvénients
72
Cinquième Chapitre Conclusion
VI. Conclusion
Le non-respect des normes de calorifugeage citées dans l’API entraine non seulement
une perte par conduction mais aussi une perte par transfert de matière. Cette dernière détériore
l’état des parois, des équipements de régulation au-dessous du four, et même des parties en
béton qui constituent la base et les piliers.
73
Sixième Chapitre :
_________________________________
H Hauteur de la flamme m
Ps Dépression du soutirage mm
Tf Température de flamme °C
75
Sixième Chapitre Les réactions de combustion
Dans ce dernier chapitre, nous proposons des mesures visant l’optimisation du rende-
ment. De tels changements auront comme effet la réduction de la consommation en fuel gaz et
de l’émission de gaz à effet de serre. Deux types de mesures peuvent être pris :
Les mesures ne nécessitant pas d’investissements: action sur les paramètres opératoires.
Les mesures nécessitant des investissements de modernisation des installations.
Les fours tubulaires sont très utilisés dans l’industrie pétrolière, ces appareils fonc-
tionnent avec soutirage naturel ou forcé, et une efficacité thermique de 86% et 91% respecti-
vement.
Pour pouvoir évaluer le four, les flux entrants (air et carburant) dans la chambre de
combustion doivent être connus. Le mélange d’air et de carburant est effectué au niveau des
brûleurs, et brûlé dans la chambre de combustion. La chambre de combustion se compose de
tubes placés au périmètre du four. La combustion se produit avec un excès d’air, elle est ty-
pique pour tous les hydrocarbures : un atome de carbone nécessite une molécule d’oxygène, et
un atome d’hydrogène nécessite 0.25 molécule d’oxygène.
76
Sixième Chapitre Les réactions de combustion
Pour procéder à l'achèvement de ces deux réactions, les conditions suivantes doivent
être remplies:
L’air et le carburant doivent être bien mélangés avant la combustion, cet opération est
effectuée dans un brûleur à pré mélange.
Il faut fournir un excès d’oxygène de 2-4% pour brûler complètement le carburant soit
un excès d’air de 12-25%. L’insuffisance de l’air entraine la formation de CO et le dé-
pôt de coke sur les brûleurs.
Une source de chaleur doit être présente. Cela peut être soit un pilote soit des réfrac-
taires chauds dans le brûleur. Un brûleur correctement conçu tiendra la température du
métal ou du réfractaire entre 815 et 980 °C.
Les vitesses du carburant et de l’air doivent être suffisamment basses pour leur per-
mettre de brûler. La vitesse de propagation de la flamme ne doit pas être dépassée, si-
non cette dernière est soulevée du brûleur et finalement soufflée.
Cette méthode consiste à remplacer le gaz combustible utilisé dans un four par un
combustible équivalent de molécule Cm Hn.
77
Sixième Chapitre Les réactions de combustion
Le pouvoir calorifique de cet hydrocarbure équivalent est celui du fuel gaz (Annexe I), donc :
Vue que dans les conditions standards (15°C et 1 atm) les rapports stœchiométriques
volumique et molaire sont les mêmes, et avec 21% d’oxygène dans l’air, le rapport du volume
d’air nécessaire pour la combustion sur le volume du combustible est donné par l’expression
suivante :
De même, le rapport de volume des fumées sur celui du combustible est déduit de la
réaction de combustion comme suit :
78
Sixième Chapitre Les réactions de combustion
100
L'excès d'air dans les fumées
80
60
40
20
0
0 2 4 6 8 10
79
Sixième Chapitre Les réactions de combustion
%excès
80
Sixième Chapitre L’efficacité thermique
L'efficacité thermique est définie comme le rapport entre la chaleur absorbée dans le
four et la chaleur dégagée par la combustion. La chaleur extraite des gaz de combustion se
situera entre 0% quand les fumées sont à la température de la flamme et 100% quand leur
température est de 15°C. Les variables qui contribuent à diminuer l’efficacité du four sont :
En remplaçant les pourcentages d’excès d’oxygène et de perte à travers les parois par
leurs valeurs on trouve :
81
Sixième Chapitre L’efficacité thermique
Figure 40: Efficacité thermique en fonction des températures de l’air et des fumées
Préchauffage direct : récupérer une partie de la chaleur perdue par les fumées.
Préchauffage indirect : faire passer un fluide dans la zone de convection qui réchauffera
ensuite l’air de combustion.
Préchauffage avec une source externe : préchauffer l’air de combustion par un fluide
chaud que nous voulons refroidir.[8]
82
Sixième Chapitre L’efficacité thermique
83
Sixième Chapitre L’efficacité thermique
84
Sixième Chapitre Détermination de la hauteur de la flamme
La hauteur de la flamme est la zone de son expansion au-dessus des brûleurs. Les pa-
ramètres qui ont de l’influence sur celle-ci sont :
Avec
85
Sixième Chapitre Le soutirage de l’air
Les fours à soutirage naturel utilisent l’effet dynamique des gaz de combustion chauds
pour créer un vide dans la chambre de combustion et donc faire rentrer l’air extérieur, tandis
que le soutirage au niveau de la zone de convection est dû à la hauteur de la cheminée. On
utilise un registre au niveau de la cheminée pour contrôler le soutirage.
Pour une colonne de gaz, l’expression du soutirage peut-être écrite sous la forme sui-
vante :
La loi des gaz parfaits est applicable à l’air et aux fumées, on trouve :
Le débit d’air entrant au four est contrôlé par le registre de la cheminée et ceux des
brûleurs. Pour le bon fonctionnement d’un four, on doit avoir un soutirage entre 1.27 à 2.54
mm d’eau à l’entrée de la zone de convection.
On conclut qu’avec les changements de température d’une saison à une autre, le souti-
rage doit être modifié, le graphe suivant montre la variation du soutirage en fonction de la
température, pour des fumées à 850 °C
86
Conclusion Générale
V. Conclusion
87
Conclusion Générale
Conclusion Générale
Notre projet, tel qu’il nous a été soumis par la direction du champ BRN, était de:
Au cours de la première partie de ce travail, nous avons vérifié son rendement ther-
mique ainsi que les différents types de pertes de chaleur qui existent dans ce four. Nous avons
remarqué lors de ce calcul une grande perte par les parois qui diminue considérablement
l’efficacité du four. Mais ces résultats restent insuffisants pour expliquer le phénomène de
condensation.
Par ailleurs, nous avons constaté sur le terrain des anomalies telles que l’état de la
peinture de la paroi externe à des endroits bien précis et notamment le ruissellement du con-
densat entre le calorifuge et la paroi externe.
Nous avons donc supposé que la condensation est due à l’infiltration des fumées en
haut de la zone de radiation (à cause de la géométrie du four), ce qui nous a incités d’une part
à prendre des photos thermiques et d’autre part à mesurer l’acidité des eaux de condensation.
Les résultats ainsi obtenus vont dans la direction de notre hypothèse.
De plus, nous avons étudié la solution du constructeur et tenté d’apporter des solutions
au problème de condensation.
Dans la deuxième partie de ce travail, nous avons proposé des changements dans les
paramètres opératoires pour optimiser le rendement du four.
Enfin, nous espérons que ce travail pourra pallier au problème de condensation d’eau
dans ce four et optimiser son rendement, et qu’il sera profitable à de futures études.
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ANNEXES
Annexes
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Annexes
DE BRÛLEURS [8]
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Annexes
CÉRAMIQUE [8]
Ceramic fiber in layered or modular construction may be used in all heater areas ex-
cept stacks, ducts, and floors.
The hot face of layered ceramic fiber blanket installations shall be a minimum of 25
millimeters (1 inch) thick, 128 kilograms per cubic meter (8 pounds per cubic foot)
density, needled material. Ceramic fiber board, when applied as a hot face layer, shall
not be less than 38 millimeters (11/2-inch) thick nor less than 240 kilograms per cubic
meter (15 pounds per cubic foot) density. Backup layer(s) of ceramic fiber blanket
shall be a minimum of 96 kilograms per cubic meter (6 pounds per cubic feet) density,
needled material. Ceramic fiber board size, when used as hot face layer, shall be lim-
ited to a maximum of 610 millimeters by 610 millimeters (24 inches by 24 inches)
when temperatures are below 1093°C (2000°F) and 460 millimeters by 460 millime-
ters (18 inches by 18 inches) when temperatures exceed 1093°C (2000°F).
Metallic anchor parts that are not shielded by tubes shall be completely wrapped with
ceramic fiber patches or be protected by ceramic retainer cups filled with moldable ce-
ramic fiber.
The anchor spacing for walls shall not exceed the following rectangular pattern: 150
millimeters x 230 millimeters (6 inches by 9 inches) for 305 millimeters (12) wide
blankets; 270 millimeters by 305 millimeters (9 inches by 12 inches) for 610 millime-
ters (24-inch) wide blankets; and 270 millimeters by 305 millimeters (101/2-inches by
12 inches) for 1220 millimeters (48-inch) wide blankets.
When ceramic fiber construction is used with fuels having a sulfur content exceeding
10 parts per million, the casing shall have an internal protective coating to prevent cor-
rosion. The protective coating shall be rated for 177°C (350°F) service temperature.
A vapor barrier of Type 304 stainless steel foil shall be provided when the fuel sulfur
content exceeds 500 parts per million. The vapor barrier must be located so that the
exposure temperature is at least 56°C (100°F) above the calculated acid dew point for
all operating cases. Vapor barrier edges shall be overlapped; edges and punctures shall
be sealed.
Ceramic fiber systems shall not be applied for services where the total heavy metals
content in the fuel exceeds 100 parts per million.
Ceramic fiber shall not be used in convection sections where soot blowers, steam
lances, or water wash facilities are initially provided.
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Annexes
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Bibliographie
Bibliographie
[2] :Ente Nazionale Idrocarburi (ENI). (2010). Site officiel d'Eni s.p.a. Récupéré sur
[Link]
[3] :[Link]. (1972). Pétrole, Rafinnage et Génie Chimique (2e édition ed., Vol. II). Paris,
France: Technip.
[8] :Fired Heaters for General Refinery Service. (2001). API560. American Petroleum
Institute.
Charles E. Baukal, Jr. (2003). Industrial Burners Handbook. USA: CRC Press
VI. Ganapathy. (2003). Industrial Boilers ans Heat Recovery Steam Generators. New
York,USA: Marcel Dekker,Inc.
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