1.1.
LES DÉMARCHES DES ÉTUDES SIMPLES POUR LES BAS-FONDS > 30 HA
L’objectif de ces études d’aménagement est de ne réaliser qu’un avant projet sommaire. En
effet, les aménagements à courbe de niveau ne nécessitent pas de plans et métrés détaillés. Il
s’agit de d’identifier la zone favorable à l’aménagement, la délimiter et la caractériser et ainsi
obtenir les avant métrés sommaires. Ils serviront de base pour élaborer le cadre estimatif du
Dossier d’Appel d’offres.
Ces études consistent en trois phases :
élaboration des vues aériennes ;
les travaux de terrain, couramment désignés comme les travaux topographiques
simples ;
le traitement des données.
1.1.1. L’élaboration des vues aériennes
Cette première phase permet de limiter les besoins de déplacement de l’équipe restreinte de la
CG/PAFR.
Les photos sont prises avec un appareil numérique, fixé à un avion d’aéroclub. Lors du survol
du bas-fond, l’accompagnateur prend à intervalles réguliers des photos. Ces photos sont
transférées dans un ordinateur et traitées à l’aide d’un logiciel (Photoshop, …). Leur
assemblage permet d’obtenir une vue numérique du bas-fond. Un technicien, souvent le
topographe, repart ensuite sur le terrain avec l’impression de cette image (en général à une
échelle comprise entre 1/5000ème et 1/2000ème) et un GPS. Il relève les coordonnées d’endroits
particuliers et facilement identifiables sur l’image. Ceci permet de géoréférencer, ou « caler »
l’image à l’aide du logiciel MAPINFO.
Les terres de bas-fonds cultivées sont facilement identifiables sur les images, ainsi que tout
autre élément pouvant aider le projeteur comme la présence d’arbres, de pistes, mares, lit
mineur, etc.. L’aménagiste est alors en mesure de faire une première délimitation du bas-fond,
d’estimer sa longueur, les largeurs et la superficie du bas-fond à aménager.
Ceci permet de mieux définir et de contrôler les travaux d’étude et de topographie. Notons
qu’un vol d’une demi journée permet de photographier environ 5 bas-fonds, tandis que la
visite d’un bas-fond peut prendre deux jours, voir plus. Cette approche s’avère donc plus
économique.
Photo 1 Esquisse de proposition d’aménagement sur vue aérienne
du bas fond de Soumousso
1.1.2. Les travaux topographiques simples
Les études topographiques simples consistent en la réalisation d’un profil en long et de profils
en travers chaque 250m de la zone à aménager. Chaque croisement de profils (PL/PT) sera
marqué par un relevé des coordonnées aux GPS. En absence de GPS, le topographe indiquera
les profils sur les vues aériennes. Les profils en travers s’arrêteront là où la dénivelée par
rapport au point bas du profil atteint 0,75m.
A chaque profil en travers, un technicien fera une description sommaire d’une fosse
pédologique d’une profondeur de 1 mètre. La texture et l’épaisseur des horizons seront
représentées.
La brigade topographique se fait assister par des membres du groupement. Cet appui ne se
limite pas seulement à l’apport de piquets et le débroussaillage ponctuel mais avise l’équipe
sur des points particuliers comme les zones sacrées, les limites foncières etc. L’avancement
journalier peut être estimé à 6 profils en travers, soit environ un linéaire de 1250 mètres.
Les résultats des études topographiques simples sont présentés sous format excel. La
présentation graphique de chaque profil en travers permet d’identifier les sections facilement
aménageables (Bas fond à fond plat au lieu de concave, absence de lit mineur, etc.). Le profil
en long permet aussi d’identifier les sections ayant une pente favorable (<0,6%).
1.1.3. Le traitement des données
En se basant sur les vues aériennes, les profils en travers, en long et les fosses pédologiques,
l’aménagiste est en mesure d’identifier :
l’aptitude des sols à la riziculture et aux travaux d’aménagement;
la présence de mares et de lit mineur ;
les largeurs aménageables de chaque section ;
la ou les pentes du profil en long.
L’évaluation des ces paramètres permet de définir les sections aménageables.
En connaissant la largeur aménageable moyenne et la longueur du bas-fond il est facile de
déterminer la superficie à aménager. La détermination des superficies sur les images calées
sert de vérification ultime.
Selon le choix du type de diguettes, on connaîtra le nombre d’ouvrages et leurs longueurs
respectives.
Les volumes de remblai et déblai des diguettes sont déterminés sur les hypothèses que:
les sections (remblai et déblai) des diguettes sont constantes (voir tableau ci-dessous) ;
la longueur d’une diguette à courbe de niveau équivaut à 1,5 fois la largeur
aménageable.
Tableau 3.1: Les caractéristiques des diguettes revêtues
Type Hauteur déblai remblai Enrochement
T1 0,35 m 0,1925 0,2554 0,656
T2 diguette protégée. 0,30 m 0,19 0,19 0,595
T2 diguette non protégée. 0,25 m 0 0,1563 0
T3 0,20 m 0,12 0,10 0,503
T4 0,35 m 0,31 0,36 0,277
T7 0,35 m 0,1625 0,25 0,518
T7 0,25 m 0,1625 0,144 0,4509
1.2. DÉMARCHE DES ÉTUDES SIMPLIFIÉES DES PETITS AMENAGEMENT DE BAS-FOND
(<30 HA)
L’objectif des études d’aménagement simples est de réaliser un avant projet sommaire des
travaux d’aménagement. Celle-ci délimite la zone à aménager et élabore les métrés afin
d’obtenir le quantitatif estimatif.
Ces études consistent en deux parties :
Les travaux de terrain,
Le traitement des données, l’élaboration des schémas d’aménagement et des métrés.
1.2.1. les travaux de terrain
[Link]. Le diagnostic physique
Avant de se lancer dans les mesures de terrain, un diagnostic physique est à réaliser par le
technicien chargé de l’étude du bas-fond. Ce diagnostic se concrétise par le parcours de
l’ensemble du bas-fond, d’amont (vers la montagne) en aval (vers la vallée), accompagné de
quelques exploitants afin, si besoin il y a, de répondre à certaines questions telles que le
niveau de l’eau dans le bas-fond, les limites entre le bas-fond et les versants, la mise en valeur
du bas-fond, etc.
Le but du diagnostic physique est de découper le bas-fond parcouru en sections homogènes et
d’identifier les sections du bas-fond pouvant être aménagées.
Ce diagnostic permettra au technicien de gagner un temps précieux ! En effet, les mesures de
terrain (profils, études pédologiques, etc.) ne seront réalisées que sur les sections jugées
aménageables après le diagnostic physique.
Ce diagnostic consiste-en :
Un diagnostic hydraulique
Le technicien parcourt le bas-fond d’amont en aval tout en reconnaissant les différents
éléments du bas-fond (lit mineur, lit majeur, nappe phréatique), les limites du bas-fond, les
versants, etc.
Sur la base de ces éléments, de leur présence, absence, dimensions, allures, gabarits, formes,
les alluvionnements en place...il pourra en déduire les comportements de l’eau dans les
différentes sections.
Par exemple : la forme des différentes sections peut renseigner sur la dynamique de l’eau dans
le bas-fond
Une section importante favorise l’épandage des eaux ; ainsi que le dépôt des
sédiments (limons et argiles). Dans cette section, la vitesse d’écoulement est
faible, n’a pas de capacité érosive et le lit mineur peut ou ne pas exister. La
pente du terrain naturel est généralement faible.
Une section étroite ne favorise pas l’épandage des eaux, les vitesses
d’écoulement y sont importantes. L’eau possède alors une capacité érosive et
le lit mineur est généralement marqué avec des dépôts possibles d’éléments
grossiers (sable, gravier).
Un lit mineur droit traduit une capacité érosive très forte liée souvent à une
pente forte. La présence des méandres (zigzags) traduit par contre un
écoulement moins torrentiel et l’eau est obligée de chercher les points bas pour
s’écouler.
Pour mener à bien ce diagnostic hydraulique, quelques lois régissant les comportements des
écoulements sont rappelées :
Loi de conservation de l’énergie : diminution de l’altitude = augmentation de la
vitesse d’écoulement...d’où la pente est le moteur de l’écoulement ! (Il y a
perte d’énergie par frottements, donc à cause de la rugosité : arbres, herbes,
obstacles...dans le bas-fond).
Loi de conservation du débit : Q (débit)=V(vitesse)xS(section)
Pour la compréhension de la logique de dépôt des alluvions et des colluvions, le report au
diagramme d’Hjulström est suffisant.
Un diagnostic des utilisations de l’eau
Pour comprendre un bas-fond, son importance et ses enjeux, la dynamique en place et obtenir
une vision de celui-ci qui soit la plus proche de la réalité, il faudra toujours se rappeler que le
bas-fond est l’endroit où l’eau existe lorsqu’elle a disparu partout ailleurs. Les questions
relatives à l’utilisation de l’eau dans le bas-fond et dans le terroir sont primordiales pour
pouvoir comprendre la demande, la valider (en la confrontant à la vérité terrain) et ainsi
identifier les besoins des villageois.
Le diagnostic des utilisations de l’eau doit permettre d’identifier les sources d’eau existantes
dans le village, le bas-fond, le terroir, leurs utilisations respectives et les problèmes qui
peuvent survenir.
Ce diagnostic permettra ainsi de vérifier si la demande pour un aménagement rizicole est
réellement fondée et si cet aménagement n’est pas voué à l’échec à cause d’une demande
tronquée. De plus, il permettra de souligner de possibles problèmes dans certaines sections du
bas-fond qui ne pourraient être mises en valeur du fait d’autres utilisations : par exemple,
mare servant d’abreuvement humain au milieu ou en aval d’une section que l’on voudrait
aménager.
Un diagnostic de la mise en valeur agricole
L’utilisation des terres du bas-fond est un indicateur pertinent de la place du bas-fond dans les
systèmes de production villageois de la zone d’étude.
Des logiques soutendent la mise en valeur du bas-fond ou sa non mise en valeur. Il est très
important d’identifier, lors du parcours du bas-fond avec les villageois, les contraintes et
potentialités du bas-fond : sols ? hydrauliques ? bois sacrés ? sociales ? élevage ? manque de
main d’œuvre pour exploiter ? etc.
De ce diagnostic terrain, croisé avec les conclusions de la MARP, le technicien pourra se
prononcer sur l’aménageabilité ou la non aménageabilité du bas-fond ! sur le choix d’une
section, d’un tronçon de bas-fond ou sur son refus !
Photo 2 : CFPI, techniciens des DPAHRH effectuant le diagnostic physique d’un bas-
fond de la région de Koudougou
[Link]. Le diagnostic socio-économique
Avant de réaliser un aménagement, il est important pour le maître d’ouvrage de savoir :
les motivations des demandeurs,
leur participation dans l’aménagement,
qui sont les exploitants du bas-fond,
le mode d’acquisition des terres, etc.
Pour faciliter le travail du technicien dans la recherche d’informations, une MARP simplifiée
a été proposée en annexe1. C’est un questionnaire qui concernera l’ensemble des exploitants
du bas-fond.
Les réponses des villageois à cette étude MARP simplifiée devront être confrontées aux
observations terrain réalisées lors du diagnostic physique, lors du parcours du bas-fond. Cette
comparaison sera facilitée par le fait que ces diagnostics physiques et socio-économiques
pourront être menés le même jour.
Photo 3 : CFPI, techniciens des DPAHRH effectuant le diagnostic socio-économique
dans un village de la région de Koudougou
[Link]. Critères de choix de bas-fonds
Le technicien se réfère aux critères de sélections suivants dans la validation des demandes
d’aménagements :
parties hautes du réseau hydrographique du bas-fond c’est à dire tête du bas-fond ou
partie amont du bas-fond ;
taille du bassin versant à l’amont du bas-fond étudié : taille < 200km²; inférieure à
20.000 ha ;
superficie maximum aménageable : 20 ha à 25 ha;
superficie idéalement aménageable par les agents des DPA 5 à 10/15 ha ;
caractéristiques physiques du bas-fond :
o largeur de bas-fond>100m ;
o pas de lit mineur ;
o pente moyenne longitudinale du bas-fond < 6‰ ou <0,6%.
éviter les zones trop boisées ;
les sols doivent être argileux à limono-argileux pour satisfaire la riziculture et
permettre de compacter les diguettes.
éviter les cuvettes, les buttes, les lits mineurs ou ravines temporaires, les zones
d’érosion
site de moellons + eau disponible situés à proximité du site ; La carrière ou le site des
moellons n’est pas éloigné de plus que 5 km du bas-fond ;
la riziculture est déjà pratiquée dans le bas-fond ;
le village des exploitants se trouve à une distance maximum de 5 km ;
étude MARP pour évaluer la motivation des agriculteurs et validation de la demande.
[Link]. Les mesures de terrain
L’objectif des travaux de terrain est de déterminer :
le profil en long ;
les profils en travers ;
la texture du sol ;
géoréférencer le bas-fond à l’aide de points GPS.
[Link].1 Les profils en long et en travers
Les profils en long et profils en travers peuvent être réalisés à l’aide d’un niveau à eau par un
technicien ayant reçu une petite initiation d’utilisation du niveau à eau. Pour les deux
mesures, il y a lieu de constituer une équipe composée du technicien, deux portes mires ou
porteur de niveau à eau. Lorsque les arbustes ou les arbres empêchent la vue, il y a lieu de
demander l’appui de quelques manœuvres équipés de machettes. Le travail ne peut se faire
sans décamètre afin de chaîner les distances entre chaque mesure.
L’utilisation d’un niveau automatique rend ces travaux plus rapides et plus minutieux, mais
son acquisition est plus onéreuse.
L’intervalle entre deux profils en travers varie en fonction de la régularité des sections.
Toutefois, afin de standardiser le travail, il est recommandé d’effectuer chaque 250 m un
profil en travers.
Il est utile de marquer chaque point particulier, comme la traversée d’une piste, les limites de
zones boisées, la présence d’ouvrages, des zones d’emprunt de briques de maison, etc.
Le profil en travers est délimité de part et d’autre par la limite du bas-fond qui sépare les sols
hydromorphes des hautes terres. En général ceci correspond à un dénivelé d’environ 0,60 m
entre le thalweg et le bord du bas-fond.
Les levés des profils en travers se font comme suit : primo, on recherche la limite entre le
versant et les sols hydromorphes. De ce point, afin d’être certain de disposer de données sur la
jonction bas de versant/bas-fond et sur le début du versant, on réalise 2 lectures
supplémentaires en remontant dans le versant.
Ensuite, un transect perpendiculaire à l’écoulement des eaux de ruissellement pourra être
effectué, chaque lecture est reportée sur une feuille type : levé topographique (voir en
annexe). Le technicien ne doit pas omettre de noter, en observation, les limites du bas-fond.
Le transect s’arrête au niveau de la limite versant – sols hydromorphes de l’autre coté du bas-
fond. De même, à partir de ce point, l’on rajoutera 2 lectures sur le versant.
Le rythme d’avancement des travaux topographiques varie en fonction de l’expérience du
technicien et du terrain :
1000 m par jour pour un technicien équipé d’un niveau à eau et appuyé par deux
opérateurs en terrain déboisé, au cas contraire il faut revoir l’avancement à la baisse ;
2000 à 3000 m par jour un technicien équipé d’un niveau automatique en terrain
déboisé.
Photo 4 : CFPI, techniciens des DPAHRH effectuant le profil en long d’un bas-fond
[Link].2 La texture du sol
La détermination de la texture du sol se fait à l’aide de petites fosses pédologiques d’une
profondeur d’environ 1 m creusées à chaque profil en travers. Pour une meilleure
représentation, les observations seront faites en quinconce : le premier sur la rive gauche, le
deuxième sur l’axe du bas-fond, le troisième sur la rive droite. Le technicien déterminera si le
sol est argileux, limoneux ou sablonneux. La méthode de détermination tactile de la texture du
sol sera employée.
[Link].3 Les mesures au GPS
Les sections aménageables ayant été identifiées, les mesures de terrain effectuées et les
critères validés (en attendant le dépouillement final), il ne faut surtout pas oublier de délimiter
la zone, la section jugée aménageable en prenant les coordonnées GPS en ses 4 extrémités.
Ces coordonnées devront apparaître dans le dossier d’étude simplifiée.
Il faudra aussi prendre des coordonnées GPS lors des profils en travers : une coordonnée en
rive gauche du bas-fond, à la limite bas-fond/versant, une coordonnée au centre du bas-fond,
milieu du profil en travers, et une coordonnée en rive droite du bas-fond, à la limite du bas-
fond/versant.
Ces coordonnées pourront apparaître en observation sur les fiches de relevé topographiques
du profil en travers !
1.2.2. Les levés topographiques à l’aide d’un niveau à eau
[Link]. Qu’est ce qu’un niveau à eau ?
Un niveau à eau est un raccord flexible et translucide équipé de deux réglettes graduées.
Sa fonction essentielle est d’établir un plan horizontal de référence. On mesure la distance
verticale (la dénivelée) des différents points à ce plan, pour ensuite en calculer les altitudes.
Photo 5 : CG/PAFR, Niveau à eau
[Link]. Rôle des différents éléments
[Link].1 Le Raccord
Il doit être très flexible pour permettre l’enroulement et le déroulement facile.
Il doit être de petit diamètre (+/- 1 cm) pour faciliter la manutention.
Il doit être translucide pour permettre de voir le niveau d’eau à l’intérieur.
[Link].2 Les réglettes graduées
Graduées en centimètres, elles sont utilisées comme des règles. Elles servent à lire le niveau
de l’eau à l’intérieur du raccord. Pour faciliter la lecture, on recommande la même
présentation que celle des mires graduées.
[Link]. Comment fonctionne un niveau à eau ?
Il fonctionne sur le principe des vases communicants : « A l’intérieur de deux vases
communicants, la surface de l’eau reste plane et horizontale »
[Link]. Comment démarrer ?
Mettre de l’eau, éviter la formation des bulles à l’intérieur, jusqu’au niveau 0 de la graduation
(zone de séparation entre graduation rouge et noire). Les graduations en rouge correspondent
aux valeurs positives et celles en noires aux valeurs négatives.
[Link]. Comment marche-t-il ?
Il faut trois opérateurs pour son utilisation :
o un opérateur fixe (référence) OF ;
o un opérateur mobile OM;
o un troisième opérateur qui note les lectures ;
Au démarrage, un opérateur maintient son support sur le même endroit (OF) tandis que le
deuxième (OM) se déplace vers l’endroit cherché. Une fois que le OM dépose son support, ils
attendent que le niveau d’eau dans le raccord se stabilise. A ce moment, on procède à la
lecture sur chacune des deux réglettes que le troisième opérateur note sur la fiche de report
tout en respectant la disposition des lectures dans les colonnes. Après lecture, l’opérateur fixe
devient mobile tandis que celui qui était mobile maintient son support au même endroit.
Arrivée à l’endroit voulu on procède de nouveau à la lecture dès que le niveau d’eau s’est
stabilisé et ainsi de suite (voir figure ci-dessous).
Legende Figure 3.1 :
OF OF : operateur
llustration d’un
fixe
OM
OM : operateur cheminement au
mobile
niveau à eau
OMM
OF
[Link]. Inscription des lectures
Les lectures doivent être enregistrées sur un formulaire. Le formulaire le plus utilisé par les
topographes est présenté ci-dessous.
Tableau 3.2 : Tableau de levé topographique à l’aide d’un niveau à eau
Lecture Lecture
Distance Distance
N° arrière ou avant ou Différence Côte ou altitude Observation
partielle cumulée
fixe (OF) mobile (OM)
Cote de
1 0 0
référence=100m
2
3
4
5
6
Les distances et cotes sont exprimées en mètres, tandis que les lectures en centimètres.
Les distances partielles sont mesurées à l’aide d’une chaîne ou décamètre.
Pour les cotes, l’observateur fera attention de bien noter si la valeur de la lecture est positive
ou négative.
La différence ou dénivelée entre deux points consécutifs, est obtenue par soustraction :
différence = LOF – LOM.
La cote ou l’altitude est obtenue par sommation : Cote N = Cote N-1 + Différence N.
Les points particuliers sont présentés dans la colonne « Observations ». Il s’agit plus
particulièrement de noter les limites de bas-fond, les passages de pistes/routes, les bornes.
Exemple
1- Détails des calculs d’un levé
Tableau 3.3 : Détails des calculs d’un levé topographique
Lecture Lecture
N° Distance Distance Dénivelée
arrière avant ou Altitude
Point partielle cumulée (cm)
ou fixe mobile
(m) (m) (cm) (cm) (m)
1 0 0 -13 - - 100
2 10 0+10=10 -8 9 -13-9=-22 100+(-0,22)=100-0,22=99,78
3 15 10+15=25 -15 2 -8-2=-10 99,78+(-0,10)=99,78-0,10=99,68
4 20 25+20=45 - 9 -15-9=-24 99,68+(-0,24)=99,68-0,24=99,44
2- Tableau des résultats du levé
Tableau 3.4 : Résultats du levé topographique ci-dessus
Lecture Lecture
N° Distance Distance Dénivelée
arrière avant ou Altitude
Point partielle cumulée (cm)
ou fixe mobile
(m) (m) (cm) (cm) (m)
1 0 0 -13 - 100
2 10 10 -8 9 22 99,78
3 15 25 -15 2 10 99,68
4 20 45 9 -24 99,44
La qualité des levés topographiques peut être vérifiée par le biais de la moyenne des lectures à
chaque point. En théorie, la moyenne devrait rester constante. On peut admettre une tolérance
de +/- 2cm. Un brusque changement de la moyenne indique une perte d’eau ou un
remplissage d’eau du raccordement.
Après le calcul des cotes et les distances cumulées, le technicien reportera sur papier
millimétré les données. Avant tout report, il choisira les échelles les plus appropriées. Il s’agit
d’utiliser au maximum la feuille pour présenter les distances et les dénivelées.
A défaut de l’altitude réelle du lieu de l’étude, la cote de référence peut être prise égale à une
cote fictive (100 m par exemple). Ceci implique l’impossibilité de comparer les données des
différents profils.
Quelques règles à respecter pour le remplissage d’une fiche de levé
Cette fiche se remplit de haut en bas et de la gauche vers la droite. Les numéros de point
correspondent aux différents points de stationnement des opérateurs. Sur le terrain, seules les
cinq premières colonnes peuvent être remplies ainsi que la colonne des observations. Le
remplissage de ces colonnes doit se faire soigneusement sur le terrain afin d’éviter des erreurs.
Les autres colonnes pourront être remplies au bureau en se servant d’une calculatrice. C’est
pourquoi il faut rappeler que :
A la ligne N°1 : seule la lecture arrière (OF) du point N°1 est inscrite ;
A la ligne N°2 jusqu’à l’avant dernière, les deux lectures sont inscrites à savoir les
lectures fixe et mobile ;
A la dernière ligne : seule la lecture avant (OM) est inscrite.
Exemple d’un levé topographique
Tableau 3.5 : Report des Levés topographiques de données après traitement de données,
d’un profil en travers du bas-fond de Gaoua
Lecture Lecture
N° Distance Distance Dénivelée Moyenne
arrière avant ou Altitude Observations
Point partielle cumulée (cm) des lectures
ou fixe mobile
(m) (m) (cm) (cm) (m)
1 0 0 -13 100
2 10,9 10,9 -8 9 -22 99,78 -2,0
3 18,6 29,5 -15 2 -10 99,68 -3,0
4 17,7 47,2 -14 9 -24 99,44 -3,0
limite du bas-
5 6,7 53,9 -13 5,5 -19,5 99,25 -4,3
fond
6 19,2 73,1 -4,5 4 -17 99,08 -4,5
7 19 92,1 -1 -4,5 0 99,08 -4,5
8 19,2 111,3 -5,5 1 -2 99,06 0,0
9 18,4 129,7 -0,5 -5,5 0 99,06 -5,5
10 19 148,7 -3 -0,5 0 99,06 -0,5
11 19,2 167,9 1,25 1 -4 99,02 -1,0
12 18,7 186,6 -7 -5,5 6,75 99,08 -2,1
13 18,95 205,55 4,5 2 -9 98,99 -2,5
14 19 224,55 -1,5 -6 10,5 99,10 -0,8
15 19,2 243,75 1,25 -1 -0,5 99,09 -1,3
16 19,2 262,95 4,5 -4 5,25 99,15 -1,4
17 19,35 282,3 6 -8,5 13 99,28 -2,0
18 7,7 290 -1 -6,5 12,5 99,40 -0,3
19 18,7 308,7 -14 -3 2 99,42 -2,0
20 15 323,7 9 9 -23 99,19 -2,5
21 14,7 338,4 4,25 -15 24 99,43 -3,0
22 10,35 348,75 -3 -12 16,25 99,59 -3,9
23 9,25 358 7 -5 2 99,61 -4,0
Lecture Lecture
N° Distance Distance Dénivelée Moyenne
arrière avant ou Altitude Observations
Point partielle cumulée (cm) des lectures
ou fixe mobile
24 16 374 4 -14,5 21,5 99,83 -3,8
limite du bas-
25 9,25 383,25 2 -12 16 99,99 -4,0
fond
26 9,25 392,5 6 -12 14 100,13 -5,0
27 6,5 399 -3 -15 21 100,34 -4,5
28 4 403 -9 6 100,40 -6,0