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Impact de la ZLECAf sur l'économie africaine

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Année académique 2021-2022

Institut Universitaire d’Abidjan ------------------------

FACULTÉS DES SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES (FSES)


……………………………………..
PROJET DE RECHERCHE

……………………………………..

Département : SCIENCES ÉCONOMIQUES

L’IMPACT DE LA ZONE DE LIBRE ECHANGE


CONTINENTAL AFRICAINE SUR LA CROISSANCE
ECONOMIQUE DE L’AFRIQUE

PRESENTE PAR : SOUS LA DIRECTION DE :

Mlle CAROLE
CISSE KINABIN ANNAS
IBRAHIM
DÉDICACE
Je dédie ce travail à mes parents.
REMERCIEMENTS
Mes vifs remerciements sont d’abord adressés à Mlle Carole qui a fait l’honneur de
diriger ce travail de recherche. Je tiens à lui exprimer ma gratitude et mon profond respect.
Je tiens également à remercier vivement tout le corps professoral de L’INSTITUT
UNIVERSITAIRE D’ABIDJAN, sans oublier tous les membres de l’administration.
SIGLES ET ABREVIATIONS

BAD : Banque Africaine de développement

CNUCED : Conférences des nations unies sur le commerce et le développement

IDE : Investissement direct à l’étranger

ZLECAf : Zone de libre-échange continentale Africaine


SOMMAIRE

I
-INTRODUCTION...................................................................................................................6
1-CONTEXTE.......................................................................................................................6
2-PROBLEMATIQUE..........................................................................................................8
3- OBJECTIF.........................................................................................................................8
4-HYPOTHESE.....................................................................................................................8
5- INTERET DU SUJET......................................................................................................9
II-REVUE DE LA LITTERATURE.......................................................................................9
II-BIBLIOGRAPHIE..............................................................................................................11
I-INTRODUCTION
1-CONTEXTE
Le commerce international a été et continuera d’être un outil de croissance fondamental pour
chaque économie. En revanche, l’Afrique continue de s’impliquer à la périphérie de
l’économie mondiale, comme en témoigne sa part en baisse dans la production et dans le
commerce mondial. Face à la mondialisation, les pays africains ont réagi en signant le plus
grand accord commercial continental, à savoir l'Accord de libre-échange continental, la
ZLECAf vise à utiliser le commerce comme un moteur de croissance et de développement
durable en stimulant le commerce intra-africain. Les niveaux de commerce intra-africain sont
actuellement les plus bas comparés à ceux de leurs homologues européens et asiatique, les
échanges intra-africains, qui correspondent à la moyenne des exportations et importations
intra-africaines, se sont élevés à environ 15,2 % du total des exportations de l’Afrique pendant
la période 2015-2017, alors qu’en Amérique, en Asie, et en Europe, les échanges
intracontinentaux représentaient respectivement 47 %, 61 % et 67 % du total des échanges.
Les chiffres restent globalement faibles par rapport aux autres régions. Aussi l’Afrique a une
très grande vulnérabilité vis-à-vis de l’extérieur, pendant la période 2000-2017, la part des
exportations de l’Afrique vers le reste du monde était comprise entre 80 % et 90 % du total de
ses exportations (CNUCED, 2019). La faible part d’échange entre pays africain peut
s’expliquer par plusieurs raisons comme le déficit d’infrastructures, les procédures à la
frontière les pratiques douanières ainsi que les barrières non tarifaires courantes telles que les
contingents, les licences et les règles d’origine complexes ou dissemblables ainsi que les
obstacles sanitaires, phytosanitaires et techniques qui jouent également un rôle critique, de
même que l’absence d’environnement économique et réglementaire approprié.

Confrontés à ces obstacles, les dirigeants africains décident de mettre en œuvre une
intégration régionale commerciale. L'intégration économique régionale demeure un pilier
essentiel du développement et a été reconnue par la Banque africaine de développement
(BAD, 2018) comme l'une de ses « cinq grandes priorités ». En effet dès le début de l’ère
postcoloniale, l’intégration économique d’Afrique faisait partie des objectifs les plus
impérieux au sein des institutions africaines. D’où la création des Communautés économiques
régionales. L’Afrique elle seule compte environ 14 blocs régionaux et la plupart des pays
africains sont à la fois membres de plusieurs organisations régionales. C'est dans ce contexte
que l'accord instituant la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (ZLECAf) a été signé

1
par 54 pays et est entré en vigueur au mois de janvier 2021. La ZLECAf est le premier accord
du genre qui regroupe la plupart des pays africains. La particularité de ZLECAf, c’est la
profondeur de la volonté politique, la couverture géographique et politique, et l’articulation de
toutes les communautés économiques régionales existantes sous un seul cadre général
normatif. Sa mise en place vise l'intensification du commerce intra-africain par la création
d'un marché unique pour les marchandises et les services elle vise également à mettre en place
une union douanière avec un tarif extérieure commun afin d'approfondir l'intégration
économique du continent africain et cela conformément à la vision panafricaine d'une «
Afrique intégrée, prospère et pacifique tel qu'énoncé dans l'Agenda 2063 ».

Le libre-échange et la croissance économique suscite un fort intérêt en économie


internationale. Ils sont considérés comme des éléments clés pour une croissance économique
solide et quasiment indispensables pour le développement économique. Adam Smith, étant un
fervent défenseur du libre-échange entre les pays, estime dans son ouvrage que le commerce
international peut accroître la richesse globale des pays en permettant aux pays de se
spécialiser dans la production des biens où ils ont un avantage absolu (Smith, 1776). De plus
David Ricardo en améliorant la théorie de Smith concernant l’avantages absolue démontre
que même la participation d’un pays désavantagé peut entrainer un gain net pour lui le pays
doit se spécialiser dans la production où il un avantage comparatif (Ricardo, 1817).

Les échanges internationaux ouvrent aux pays des opportunités d'accès à des marchés, des
connaissances et financements autrement inaccessibles. Sans eux, les pays devraient se
reposer exclusivement sur leurs ressources internes et leurs populations. La création d’une
zone de libre-échange suscitera l’attention des investisseurs étrangers du continent et du reste
du mondes les IDE permettraient, ensuite, de créer des emplois mieux rémunérés et de
meilleure qualité aussi d’attirer des technologies et des compétences avancées. S’ils sont bien
gérés, les investissements étrangers peuvent renforcer les capacités locales et créer les liens
qui aident les pays à s’intégrer dans les chaînes de valeur régionales et mondiales. Dans le
cadre de l’accord de libre-échange la réduction des barrières non tarifaires sur les biens et les
services et l’amélioration des mesures de facilitation du commerce représenteront des gains
potentiels en termes de revenus. En supprimant les longs délais d’attente à la plupart des
frontières du continent et en réduisant les coûts de mise en conformité dans le secteur du
commerce, ces mesures permettront aux entreprises africaines de s’intégrer plus facilement
dans les chaînes d’approvisionnement régionales.

2
2-PROBLEMATIQUE
La (ZLECAf) se présente comme une initiative de transformation susceptible de remodeler le
paysage économique du continent africain. Néanmoins, on ne saurait considérer que les
avantages de la ZLECAf sont automatiques. Les États parties doivent adopter des mesures
concrètes pour surmonter les défis et les risques important. Actuellement, l’intégration
commerciale intrarégionale est limitée par les droits de douane, mais plus encore par des
barrières non tarifaires. Toutefois l’expérience des communautés économiques sous-
régionales montre qu’il ne suffit pas de réduire les droits de douane pour accélérer
l’intégration régionale. Il faut s’attaquer à d’autres obstacles majeurs comme la logistique du
commerce et, dans une moindre mesure, l’infrastructure, en particulier dans les pays enclavés
et à faible revenu aussi la suppression des obstacles au commerce en vue de favoriser les
échanges intrarégionaux peut avoir des effets différents selon les pays. Les pertes de recettes
budgétaires consécutives à la baisse des droits de douanes seront probablement faibles, en
moyenne, mais pourraient être importantes dans un petit nombre de pays qui continuent
d’appliquer des droits à l’exportation élevé. Cela nous emmène à nous poser les questions
suivantes :

-La ZLECAf peut-elle contribuer à l’amélioration de la croissance économique en Afrique ?

-La ZLECAf peut-elle favoriser l'intégration régionale économique des pays Africains ?

3- OBJECTIFS
Notre objectif principal dans ce travail de recherche est d’analyser la contribution de la
ZLECAf à l’amélioration de la croissance économique en Afrique.
De façon spécifique il s’agira de :
 Objectif spécifique 1 : Evaluer l’impact de la création de la ZLECAf sur la
croissance économique.
 Objectif spécifique 2 : Déterminer l'effet de la ZLECAf sur l’intégration économique
régionale des pays africains
4-HYPOTHESES
 Hypothèse spécifique 1 : la ZLECAf à un effet positif sur la croissance économique
en Afrique.
 Hypothèse spécifique 2: la ZLECAf permet de renforcer l’intégration économique
régional des pays Africains.

3
5- INTERET DU SUJET
Cette étude présente un intérêt académique et politique. En effet cette étude permet d’enrichit
la compréhension académique sur les impacts des accords de libre-échange sur les économies
nationales, spécifiquement en Afrique. Elle permettra aussi aux décideurs politique de
comprendre comment la réduction des barrières commerciales et l'intégration régionale
peuvent stimuler les secteurs économiques clés, augmenter les exportations, attirer les
investissements étrangers et créer des emplois. Cette analyse permettra d’identifier les
secteurs susceptibles de bénéficier le plus de la ZLECAf et les stratégies pour maximiser ces
avantages ainsi que des obstacles potentiel que peut rencontrer la ZLECAf dans son processus
de contribution au développement de l’Afrique afin de mettre en place des stratégies pour
surmonter ces défis.

II-REVUE DE LA LITTERATURE
II-1 Revue de la littérature théorique
La Théorie des avantages absolue (1776) : Adam Smith remet en cause la doctrine
mercantiliste en vigueur, qui voyait un jeu à somme nulle au commerce international. Adam
Smith considère que le libre-échange est essentiel car il permet aux pays de se spécialiser dans
la production de biens où ils ont un avantage absolu, c’est-à-dire qu'un pays produit un bien
de manière plus efficace (avec moins de ressources) qu'un autre pays. En se spécialisant dans
ces biens et en échangeant, les pays peuvent augmenter leur richesse et leur efficacité globale.
(Smith, 1776).
La Théorie des avantages comparatif (1817): Le modèle de Ricardo est l'un des plus
célèbres. En développant la théorie de l'avantage absolu de Smith, Ricardo démontre que
même un pays désavantagé dans la production de tous les biens peut réaliser un gain net en
participant au commerce international. Selon Ricardo, les pays devraient se spécialiser dans la
production où ils ont un avantage comparatif déterminé par la productivité du travail. Cela
signifie que chaque pays se concentre sur les biens qu'il peut produire de manière plus
efficace ou avec moins de désavantages par rapport à ses concurrents. En se focalisant sur
cette production spécifique, le pays exporte une partie de ses biens, utilisant les revenus de ces
exportations pour financer les biens qu'il importe et qu'il ne produit pas localement. (Ricardo,
1817).
Après avoir passé les théories du commerce internationale il est essentiel de comprendre
comment la ZLECAf vise à transformer le paysage économique de l'Afrique en favorisant
l'intégration régionale et en stimulant le commerce intra-africain.

4
Bellalij Lamia et Mezne Mohamed (2018) ont travaillé sur la ZLECAF : une intégration au
bout de chemin et on constater que l'intégration régionale s'est imposée avec robustesse après
la deuxième guerre mondiale, également, le monde est devenu un large espace d'échange, ou
les Hommes, les marchandises, les services et les capitaux passeraient librement. Pourtant, et
jusqu'à ce moment, les progrès effectués en termes d'intégration africaine restent encore
limités. En effet, le commerce intracontinental, en particulier, ne représente qu'environ 16%,
du total des échanges de l'Afrique, contre environ 55% pour l'Asie et plus de 70%, pour
l'Europe. On peut déduire que l'Afrique est le continent qui commerce le moins avec lui-
même.

Sundjo Fabien & Sundjo Tata (2021) ont étudié Le libre-échange comme point d’ancrage du
développement durable. Selon eux l'ouverture commerciale est un moyen sûr de rendre les
entreprises d'Afrique subsaharienne compétitives, car la concurrence favorisera l'efficacité
productive, grâce au mécanisme de spécialisation, au transfert de technologie et à
l'exploitation des économies d'échelle. Une meilleure utilisation des ressources et une
efficacité accrue stimuleront la croissance économique et donc les revenus, qui pourront être
utilisés pour acquérir davantage de compétences et de techniques qui rendront les pays
d'Afrique subsaharienne plus compétitifs. La concurrence est donc un stimulant de la
croissance en soi. L'ouverture du commerce entraîne une plus grande concurrence entre les
fournisseurs locaux et étrangers. Cela entraîne une baisse du prix des intrants et permet aux
producteurs locaux d'accéder à un marché plus vaste. En outre, le commerce joue un rôle
important en faveur de l'environnement puisqu'il sert de canal pour le transfert de
technologies vertes aussi les pays africains doivent s'émanciper de leur fragmentation
régionale et économique pour appliquer des "règles d'origine" logiques et réduire les barrières
tarifaires et non tarifaires.

La mise en place de la ZLECAf fait face à des défis et des obstacles. Dans cette même lancé
que Moubarack LO et Amaye SY (2022) ont examiner les Défis, opportunités, impacts et
facteurs de succès de la ZLECAf pour eux La ZLECAf est une opportunité majeure pour
l'Afrique, mais sa mise en œuvre sera un défi de taille. La baisse des tarifs n'est que la
première étape. L’élimination progressive des barrières non-tarifaires est un défi que les
gouvernements africains doivent relever pour stimuler l'impact de la ZLECAf sur le
développement. Aussi, il sera de plus en plus important, lors de la mise en œuvre de la

5
ZLECAf, de combler le déficit d'infrastructures, qui a constitué un obstacle majeur à la
croissance économique et à l'expansion du commerce intra-africain. En outre, à long terme,
pour tirer pleinement parti des opportunités économiques de la ZLECAf, les décideurs
politiques devront adopter des politiques de soutien pour encourager la transformation
structurelle. L’article essaie de montrer les défis que peut faire face les pays africains et de
montrer les facteurs clé pour un succès de ZLECAf.

Ndongo Samba Sylla (2018) a écrit un article intitulé la zone de libre-échange Africaine est
une erreur. Selon lui le projet de ZLECAf procède d’une lecture erronée des causes de la
faiblesse du commerce intra-africain. En effet Si les pays africains échangent peu entre eux,
ce n'est pas principalement du fait des barrières tarifaires et non-tarifaires. La raison
fondamentale est que ces pays sont pauvres et très peu diversifiés sur le plan économique,
réalités héritées de la colonisation et aggravées par la mise en place des plans d'ajustement
structurel au début des années 1980 et par le protectionnisme des pays riches. Le défi premier
est donc pour la majorité des pays africains de sortir de leur spécialisation primaire
[exportation de produits primaires] en mettant en place des politiques commerciales et
industrielles vigoureuses qui soient sélectives et stratégiques. La seconde raison fondamentale
au faible commerce intra-africain est l'absence voire la piètre qualité des infrastructures de
transport sur le continent. Ce qui explique bien souvent qu'il est moins coûteux pour un pays
d'Afrique centrale d'importer des biens de la Chine plutôt que de son voisin immédiat.
II-2 Revue de littérature empirique
Plusieurs recherches empiriques affirment que le libre-échange, en tant que stade poussé de la
libéralisation et de l'ouverture des marchés, permet d'atteindre un seuil de croissance
économique supérieur à celui atteint dans les économies en autarcie.
En d'autres termes, plus le degré d'ouverture d'un pays est élevé, plus sa croissance
économique progresse à un rythme rapide. En effet, à travers leurs recherches empiriques,
Sachs et Wamer (1995) ont conclu qu'entre les années 1970 et les années 1980, les pays qui
ont opté pour des politiques d'ouverture ont connu un rythme de croissance estimé à 4,5% par
année, contrairement aux pays relativement fermés qui ont évolué à un taux de croissance
évalué à 0,7% (Sachs & Warner, 1995).

Selon des travaux de recherches de Dollar et Kraay qui compare entre 1960 et 1990, la
croissance annuelle du PIB par habitant dans les économies ouvertes et dans les économies

6
fermées. Le principal constat qui s'y dégage est que, sur la base du PIB par habitant, les pays
qui se sont intégrés dans le mouvement de la libéralisation des marchés, ont connu une forte
croissance économique depuis les années 1960. Cependant, dans les pays qualifiés de non
mondalisateurs, le PIB par habitant a subi depuis 1960 une décroissance considérable due,
principalement, à la faible contribution au commerce mondial. (Dollar & Kraay, 2001).

7
Bibliographie
Analyse des effets de l’ouverture commerciale et de stabilité politique sur la croissance
économique de la zone UEMOA. (2023). Journal of Economics, Finance and
Management (JEFM.

BAD. (2018). Cadre stratégique pour l'intégration régional.

Bellalij, M., & Mezene, L. (2018). La Zone de Libre-Echange Continentale Africaine : une
intégration au bout de chemin ?

CNUCED. (2019). Le developpement économique en Afrique : Made in Africa. les règles


d'origine un tremplin, un tremplin pour le commerce intra-Africain. Génève.

Dollar, D., & Kraay, A. (2001). Trade, Growth, and Poverty. The Economie Journal, 22-
49.

Echandi, R., Maliszewska, M., & Steenbergen, V. (2022). Tirer le meilleur parti de la
Zone de libre échange continal africaine. Washington, DC: Groupe de la banque
mondial. doi:DOI : 10.1596/978-1-4648-1827-1

LO, M., & Sy, A. (2022). Défis, opportunités,impacts et facteur de succès de la ZLECAF.
Policy Paper.

Ricardo, D. (1817). On the Principles of Political Economy and Taxation. London: J.


Murray [traduit chez Calmann-Levy, Paris.

Sachs, J., & Warner, A. (1995). Natural Resource Abundance and Economie Growth.
Récupéré sur [Link]

Smith, A. (1776). An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations. London
: J. M. Dent and Sons [traduit chez Galimard,.

Sundjo, F., & Sundjo, T. (2021). Le libre-échange comme point d’ancrage du


développement durable. Nkafu Policy Institute.

Sylla, N. S. (2018). La zone de libre echangeafricaine est une erreur. Maghreb Emergent.

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