Instruction de combat des petites unités
d'infanterie
Autor(en): Willi
Objekttyp: Article
Zeitschrift: Revue Militaire Suisse
Band (Jahr): 101 (1956)
Heft 3
PDF erstellt am: 17.03.2024
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128
Instruction de combat des petites unités d'infanterie
La plus grande immoralité, c'est de
faire un métier qu'on ne sait pas.
Napoléon
Les exercices exposés sous ce titre feront l'objet d'un tirage
spécial, destiné à composer un dossier de préparation au cours de
répétition.
Dans cette période de service, le temps à disposition extrêmement
court doit être utilisé au maximum. Si le travail est préparé avec
soin, et dans le détail, la rentabilité des exercices sera considérablement
augmentée, et la satisfaction du chef conscient d'avoir ainsi
renforcé la « défense nationale » dans la mesure de ses possibilités
n'aura d'égale que la reconnaissance de ses subordonnés licenciés
à la fm d'un cours dans lequel les semaines qu'ils sacrifiaient ont
été utilisées judicieusement jusqu'à la dernière minute.
Les solutions proposées ne sont pas des schémas à adopter
servilement. Dans la conduite du combat, deux situations ne sont
jamais en tous points pareilles. Ce qu'il importe, c'est que le chef
qui a choisi une solution simple la croie possible et réalisable, et
qu'il s'y tienne.
Les exercices décrits seront présentés de façon à être exécutés
en tirs à « balles ». Si le terrain ne permet pas l'exécution de l'un
d'eux sous cette forme, il est préférable de renoncer à cet exercice
et de le jouer avec des munitions à « blanc » ailleurs, plutôt que
d'imaginer des invraisemblances1 On constatera même souvent
que des exercices étudiés dans le détail à « sec », ou décomposés
par phases successives à « double action », chaque phase étant
étudiée par rapport aux deux adversaires, l'exercice à balles qui
couronne cette étude récompense largement des efforts faits pour
le « rodage » de l'action.
Cours de cadres : On ne dira jamais assez que la meilleure
préparation pour le cours de répétition, c'est l'exécution des exercices
joués à « balles » pendant le cours de cadres ; dans la mesure
où l'on s'efforcera de quitter la cour de la caserne ou de l'arsenal
'Voir également Revue militaire suisse N° 1/55 : «La préparation des
exercices de combat dans le cadre du groupe et de la section de fusiliers », par
le major EMG. Pittet.
129
pour rechercher un terrain favorable au déroulement d'une phase
de combat, ou mieux encore, quand on se déplacera pour les cours
de cadres sur les places de tirs du cours de répétition, l'instruction
au combat de la troupe sera déjà sur le chemin du succès.
DÉROULEMENT DUN EXERCICE
Presque tous les exercices peuvent se « calquer » sur le plan
suivant :
I. Orientation par le directeur de l'exercice (à tous les participants,
en situation de paix) :
— but de l'exercice,
— situation générale,
— situation particulière,
— disposition particulière d'exercice.
II. Prise du dispositif indiqué dans la situation particulière
(mouvement exécuté en situation de paix).
III. Annonce de «prêt » du commandant de troupe (réalisation du
dispositif de la situation particulière) :
— début de l'état de guerre.
IV. Donnée dela mission au commandant de troupe (en situation
de combat) :
Moyen de transmission :
— directement par le directeur de l'exercice,
— par radio, téléphone, ou coureur,
— libre choix, selon la situation particulière décrite
par le directeur de l'exercice.
Genres de mission :
— mouvement,
— préparation dans une base de départ ou zone de
réserves,
— mission de soutien ou appui de feu, avec les possi¬
bilités ennemies suivantes :
— ennemi en mouvement,
— ennemi ouvre le feu sur nous,
— ennemi ne tire pas,
— ennemi est camouflé et à couvert, et ne
réagit pas.
130
V. Exécution de l'exercice :
1. En tout premier lieu, c'est le commandant de troupe
qui « commande ».
2. Le directeur de l'exercice, les organes de sécurité, les
arbitres n'interviennent qu'en cas de danger. Pour le
reste, ils se comportent discrètement et prennent note
de leurs remarques positives ou négatives. (Voir
exemple de protocole d'arbitrage.)
3. Les changements de situation, réactions de l'ennemi
sont en général communiqués aux intéressés directement
; par contre, les ordres du directeur de l'exercice
ne sont adressés qu'au commandant de troupe.
VI. Interruption de l'exercice :
— rassemblement de la troupe,
— retrait des cartouches,
— contrôle du matériel,
— annonce du détachement (en situation de paix).
VII. Critiques de l'exercice (une critique à la troupe, et une par
échelon de commandement) :
Elles doivent être constructives (relever ce qui a été bien
fait), frappantes par le choix des exemples, et souligneront
quelques points principaux à corriger (il est préférable de
procéder par élimination plutôt que de vouloir tout
mentionner dans la critique).
— Plan d'une critique à la troupe :
— le tir (hausse, touchés en fonction des munitions
tirées),
— l'engagement des armes (distances de tir, choix de
l'arme en fonction des buts placés),
— fonctionnement des armes,
— discipline de feu,
— formation de combat,
— utilisation du terrain,
— camouflage,
— liaisons.
— Plan d'une critique aux cadres :
— choix des formations,
— donnée d'ordres,
— conduite de la troupe pendant le déroulement de
l'exercice.
131
L'ordre
Le chef qui reçoit une mission doit l'analyser. C'est ce qu'on
appelle l'appréciation de la situation. Les points ci-dessous sont
examinés les uns par rapport aux autres. Cet examen permet au
chef de prendre une décision.
Appréciation de situation :
— mission reçue,
— moyens à disposition pour accomplir la
mission,
— terrain (dans quelle mesure est-il favo¬
rable à l'accomplissement de ma mission
et à l'engagement de mes moyens?)
— ennemi (que peut-il faire pour m'empêcher
de remplir ma mission?)
— temps à disposition pour exécuter la mission.
Exemple de décision : je veux attaquer par la Décision
droite, et appuger l'action par la gauche.
Ordre d'exécution :
— Orientation : ennemi, position des trou¬
pes voisines, mission du groupe (ou set.)
exécutant l'exercice.
— Intention du chef : exemple ci-dessus.
— Ordres particuliers : aux diverses équipes
dans le cadre du groupe, ou aux groupes
dans le cadre de la section.
— Emplacement du chef.
1. L'ordre doit être simple dans sa conception et dans sa présentation.
2. Si la situation le permet, il sera donné à tout le groupe, ou à
toute la section.
3. La voix de commandement, la sûreté du chef, son calme
conditionnent le. déroulement de l'exercice et éveillent la confiance
des subordonnés. Un ordre trop compliqué, un manque de
clarté dans la donnée d'ordres, des cris intempestifs jettent le
trouble et le doute dans les rangs.
4. A l'échelon groupe et section, on commande d'après le terrain,
et très rarement d'après la carte.
5. Les termes superflus comme «si possible», «absolument», etc.,
n'ont pas leur place dans un ordre.
132
Ii
Les formations du groupe
Colonne de tirailleurs : C'est la Colonne de lirailleurs ouverte :
formation de base du groupe. | Les distances peuvent être
raccourcies en terrain couvert,
et allongées en terrain découvert.
A >
1
Chef de groupe
Tireur fm. •— -\
f
2 Tireur mitraillette i -£
è
o 3 Porteur canon de rechange Ä.
o
V
E
-1 Fusilier i- t
JK
M 5 Pourvoyeur
c
'Ë
C Fusilier j—•
7 Tireur mitraillette
e-
s Fusilier
9 s 9 Remplaçant du chef de groupe
>,
4
minimum loom.
Avantage: Le groupe s'adapte :
Avantage: Augmente la disper-
facilement au terrain, et il est sion en largeur du groupe face
moins vulnérable qu'en essaim. à un danger frontal ou aérien.
Désavantage : Ne permet pas le
franchissement rapide et sans
pertes probables d'un point
tenu sous le feu ennemi.
133
Essaim de tirailleurs :
/
7 Cpl
-3-
env. 100 m.
Avantages :
— permet la protection des flancs du fm. par les fusiliers,
— facilite la traversée rapide et par surprise d'un terrain battu
par le feu ennemi,
— formation favorable pour un appui de feu.
Assaut :
rf»e S» \*«N
"?<>**
m
m
<B ms
Assaut du groupe
3^.uf.
mm mx ,„%*
Formation : essaim de tirailleurs avec intervalles de 3-4 pas.
Remarque : c'est la formation des derniers 100 m. de l'attaque.
(Voir exercice de groupe « l'assaut ».)
134
Le groupe en mouvement surpris par le feu
Cet exercice est une préparation indispensable à l'étude du
combat de rencontre à l'échelon section et compagnie. C'est parce
qu'ils n'avaient pas compris les principes à la base de celui-ci,
que les adversaires de nos manœuvres s'affrontent invariablement
frontalement sans jamais rechercher l'enroulement et l'anéantisse¬
ment par les flancs ou l'arrière.
Directeur de l'exercice : le chef de section.
Troupe d'exécution : 1 gr. fusiliers
(ou 1 gr. mitr., ou antichars, ou patr.)
Buts de l'exercice: ouverture rapide du
feu, et occupation des points dominants
du terrain (positions-clés),
initiative laissée aux fusiliers d'agir
pour le mieux au profit de l'arme
principale.
Choix du terrain :
— terrain légèrement coupé, ou
succession buttes ou tertres,
de petites collines,
— ou vallon dont les flancs offrent des couverts, ou des replis
de terrain.
Cibles :
6 E tombantes (posées dans la formation d'une patrouille
ennemie en marche, visibles brusquement à un tournant de
chemin, ou à la sortie d'un couvert).
2 H tombantes (pour marquer l'ennemi surpris par notre feu,
et ressortant d'un couvert).
Situation générale (donnée au groupe par le directeur de l'exercice
avant le début de celui-ci) :
— L'ennemi barre le défilé de la Cluse.
— Votre groupe, patrouille de la cp. qui tient le secteur...
a pour mission d'explorer en direction du défilé. Le cdt.
de cp. veut savoir avant la tombée de la nuit si le barrage
antichars à l'entrée du défilé a été détruit par l'ennemi.
Situation particulière : Au moment où l'exercice commence, le gr.
progresse en colonne de tirailleurs ouverte, les premiers éléments
atteignent le coude du chemin... (ou la limite du compartiment
de terrain).
(Faire répéter ces deux situations par des soldats du groupe
135
Jeu de l'exercice
I. Ordre initial du chef de groupe (donné à tout son groupe au
début de l'exercice, avant le mouvement, à une centaine de
mètres avant la position d'où l'on voit les cibles.)
1. L'ennemi barrait ce matin le défilé de La Cluse ; notre cp.
tient le secteur défensif...
Notre groupe, patrouille de
la cp., a pour mission d'e.x-
plorer en direction du défilé ;
le cdt. de cp. veut savoir si
l'ennemi a détruit le barrage
antichars à l'entrée du défilé. h
2. Je veux progresser sur le
chemin, pour atteindre la
corne de bois sur la colline
de droite.
0Sm
3. Groupe Destraz — Direc¬
tion le défilé en passant par
la corne de bois — En
colonne de tirailleurs ouverte,
les guetteurs en avant —
Marche
II. Evénement extérieur : Au moment où les guetteurs peuvent voir
les cibles E représentant l'ennemi en mouvement, le directeur
de l'exercice « anime » les cibles, en indiquant aux guetteurs :
« Une patrouille ennemie à 100 m. marche dans votre direction.»
III. Réaction du groupe :
a) guetteurs : ouvrent le feu immédiatement avec leur mitrail¬
lette pour fixer l'ennemi et lui interdire un mouvement
en direction du groupe.
b) ordre du cpl. au tireur fm. : patrouille ennemie devant nous
à 100 m., en position, feu libre
Remarque : En réalité, la décision serait emportée par l'adver¬
saire le plus rapide dans son ouverture du feu. Il importe
donc que le fm. soit mis en position où il se trouve, au
moment de la surprise.
136
c) Réaction des fusiliers : Les fusi¬
liers de gauche et les fusiliers de
droite, échelonnés en profondeur
et dont la mission principale est
la protection des flancs du fm.,
utilisent le terrain, cherchent à
gagner les points dominants et
même, si le terrain le permet, les
positions-clés sur les flancs ou
l'arrière de la patrouille ennemie
* 4.
d'où ils pourront agir par le feu
de leurs armes et de leurs
grenades,
pour permettre au chef de
groupe d'ordonner au fm. un
changement de position ou, selon
la situation et la mission, une
reprise du mouvement en direction
du défilé.
I\ Ordre du cpl. au tireur fm (au moment
où les fusiliers sont en position) :
— Sous la protection des fusiliers en
position sur la colline et à la
lisière de la forêt, je veux déplacer
T^N ;r>- le fm. à l'angle de la forêt.
®/ %v — Fm., changement de position
— A l'angle de la forêt, sur appui
antérieur, hausse baissée, en position,
* ¦*•
feu sur ordre
Evénement extérieur : L'ennemi, sur¬
pris en mouvement, a perdu
quatre hommes. Deux autres ont
sauté dans des couverts à proximité,
W d'où ils ouvrent le feu (ils
sont représentés par les deux
cibles H).
Ordre du cpl. au groupe (après un
jet de grenade détruisant les derniers
éléments ennemis) :
— Groupe Destraz, direction le dé¬
filé, en passant par la forêt,
— en colonne de tirailleurs ouverte,
distance 5 m., guetteurs en avant,
marche
137
Les formations de la section
En triangle, En triangle, Par
un groupe en avant deux groupes en avant groupes successifs
2e et 3e groupe
sans distance
de l'un à l'autre.
1. Le chef de section marche toujours en tête de sa section, son
remplaçant en tète du 2e échelon.
2. Les sof. choisissent une formation de groupe adaptée à la
situation.
3. Si l'un des axes de marche est plus favorable, l'un des groupes
arrière peut faire mouvement derrière l'un des groupes de
premier échelon.
4. L'emplacement des armes antichars attribuées à la section est
ordonné selon la situation.
Exemples d'ordre : ou : ou :
— set. Bolomey — la section frac¬ — la section se dé¬
— direction la corne tionne ploie
de bois — direction la corne — direction la corne
— en triangle 1 gr. de bois de bois
en avant — en triangle 1 gr. — en triangle 1
gr.
— marche en avant en avant
— marche — marche
(Les groupes ne se (Formation diluée
déploient pas.) dans le cadre des
groupes.)
10 1956
138
La section en mouvement surprise par le feu
(combat de rencontre)
Cas possibles : Des éléments de sûreté ou un front défensif ont été
enfoncés devant une troupe montant en ligne, ou des troupes
aéroportées viennent d'être larguées devant une troupe en
mouvement.
Principes de conduite à tenir (CT 469) :
— Tout repose ici sur la rapidité d'exécution ; durant la phase
initiale tlu moins, le mouvement joue un rôle plus important
que le feu. Celui qui manœuvre habilement et atteint des
points décisifs avant l'ennemi se trouve déjà à mi-chemin
du succès.
— Occupation des points importants du terrain.
— Attaque sur un large front pour enrouler l'adversaire et
l'anéantir par le flanc ou dans le dos.
Directeur de l'exercice : cdt. de cp.
Troupe d'exécution : 1 section fusiliers (si possible renforcée d'armes
antichars).
Buts de l'exercice : application des principes énoncés ci-dessus.
Cibles :
6 E tombantes (posées dans la formation d'une patrouille
ennemie en marche ou en deux paquets représentant deux
équipes de jeeps).
2 H tombantes (pour marquer l'ennemi qui a bondi dans un
couvert, et en ressort en « tapinois »).
Terrain :
— terrain légèrement coupé, ou succession de petites collines,
buttes ou tertres,
— ou petit vallon dont les flancs offrent des couverts, ou des
replis de terrain.
Arbitrage : trois aides par groupe 4- un pour les antichars +
éléments de sûreté + ramasse-douilles.
139
Situation générale (don¬
née à toute la
section
par le directeur
d'exercice) :
1. L'ennemi attaque
depuis plusieurs *flfc^
jours le front du
« ravin encaissé », y
à quelques
kilomètres devant
nous.
Notre cp., jusqu'ici réserve dans ce secteur, a pour mission
de renforcer le secteur au-delà du défilé de la Cluse.
2. Je veux couvrir le mouvement de la cp., en m'assurant le
passage du défilé.
3. A cet eiïet, lt. Morier, avec votre set. renforcée de deux
tubes antichars et d'un grenadier antichars, vous faites
mouvement immédiatement sur l'axe de marche de la cp.
pour couvrir son déplacement ; vous vous emparez et vous
tenez le défilé de la Cluse.
4. Je marche derrière vous avec le gros de la cp.
(Faire répéter le point 1
par un soldat ; le point 3 par le chef de
section.)
Situation particulière : L'exercice commencera au moment où les
premiers éléments de la section qui marche par groupes successifs
approchent du tournant de chemin, ou de la limite du
compartiment de
terrain.
Fixer :
— place du chef de
set. (immédiatement [Link] <*
derrière les guet-
7
«F
teurs),
— 1. groupe en
colonne de tirailleurs
Cpl Oe&rraz
ouverte,
— 2. et 3. groupe à
100 m. derrière, en Cpl Wer,r
Col Meiler
formation serrée.
140
Jeu de l'exercice
Evénement extérieur : Au
moment où les guetteurs
&& sortent du
couvert, le directeur de
l'exercice ou un arbitre
S* indique aux guetteurs
: « Une
ennemie à
patrouille
100 m. marche dans
votre direction !» ou :
Deux jeeps ennemies roulent dans votre direction »
— Les guetteurs ouvrent le feu sur l'ennemi.
Ordre du Lt. au chef du premier groupe : ennemi à 100 m. — Je
veux faire mouvement par la droite sous votre protection ;
tenez sur place jusqu'à nouvel ordre pour permettre à la section
d'atteindre la colline de droite ; je continue par la droite avec
le gr. Henry
(Répétition par le cpl.: « A vos ordres,mon lt., je tiens sur place
jusqu'à nouvel ordre, pour permettre le mouvement par la
droite. »)
— Le 1er groupe exécute l'exercice décrit sous ce chapitre dans les
exercices de gr.
— Pendant ce temps, le Lt. a joint le 2e groupe où il donne l'ordre
suivant :
Ordre du Lt. au cpl. Henrg : Une patrouille ennemie à 100 m. est
combattue par le gr. Destraz. Sous cette protection, je veux
faire mouvement par la droite et atteindre le sommet de la
colline de droite. A
cet effet, votre groupe,
qui devient gr.
de 1er échelon, sous
la protection du
« groupe Destraz,
s'empare de la crête
^c de droite, en passant
par la droite, et la
tient. Je marche en
tête de votre groupe.
141
— Pendant ce temps, un coureur a orienté le cpl. Mellet, chef du
3e gr., et lui a ordonné de passer par la droite, derrière le gr.
Henry.
Evénement extérieur : Le gr. Henry a atteint la colline de droite et
s'y organise (éventuellement liquide à la grenade les ennemis
tapis dans des couverts).
Ordre du lt. au cpl. Mellet : L'ennemi a été anéanti dans la combe ;
je veux continuer la progression en direction du défilé en
longeant la crête. A cet effet, votre groupe, qui devient groupe de
1er échelon, couvre la marche de la set. en progressant le long
de la crête, prochain objectif... Je marche avec vous.
H*u.
W
^.
— Successivement, les gr. Destraz, puis Henry, sont actionnés
par des coureurs, et encolonnent pour reformer la colonne par
groupes successifs.
Remarque : Les actions des 2e et 3e groupes se dérouleront, selon la
situation, comme des « feux de surprise », ou des « assauts »,
dans des exercices joués et rodés par les groupes.
Variante : La section aurait pu tomber sur un ennemi beaucoup
plus fort, ou sur un ennemi déjà installé. Il s'agirait dans ce
cas-là de maintenir les positions acquises et de passer ainsi
à une défensive improvisée.
Liaisons : Tout événement important intéresse le subordonné qui
suit. A-t-il été renseigné sur ce qui vient de se passer?
Major Emg. Willi