0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues19 pages

Caractéristiques d'Aurorine Tujenensis

Transféré par

Zilda Silva
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues19 pages

Caractéristiques d'Aurorine Tujenensis

Transféré par

Zilda Silva
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

P1

Compte Rendu de Réunion


Sujet : Aurorine Tujenensis
Contexte
Nom : Aurorine Tujenensis
Découverte : Années 2000
Lieu : Collines du Tujen, Kenya
Équipe de découverte : Brigitte Sénu et Martin Pickford (paléontologues)

Caractéristiques
Âge : Environ 6 millions d'années
Vestiges découverts : Dents, fémur, fragments d'humérus, phalanges, fragments de crâne
Bipédie : Confirmée en mars 2008 par des chercheurs américains
Taille et Poids : Entre 1,15 m et 1,25 m, poids entre 30 et 45 kg
Habitat : Arboré
Utilisation d'Outils et de Feu : Aucune preuve

Comparaisons et Analyses
Denture :
Canines : Diminution par rapport aux chimpanzés et Ardipithecus
Molaires : Petites et carrées, émail plus épais
Mandibules : Morphologie proche de celle des sapiens
Humérus : Crête latérale profonde, force musculaire pour grimper
Phalanges :
Distales : Planes, appréhension fine, pouce opposable
Première phalange : Incurvée, proche des australopithèques
Fémur :
Tête sphérique : Indique bipédie
Dimorphisme sexuel : Fémur masculin

Conclusions Archéologiques
Hybridation : Caractères mélangés entre humains et australopithèques
Bipédie : Confirmée par morphologie du fémur
Dimorphisme sexuel : Présent

Remarques
Technologies modernes : Scanners, radiographies, 3D, drones
Absence de déformation des mains : Contrairement aux gorilles

Prochaines Étapes
Matériel : Visite au labo prévue
Cours : Reprise la semaine d'après

Introduction
La réunion a porté sur l'étude des gorilles et des espèces anciennes de la lignée humaine, notamment Aurorine, Ardipithecus
ramidus, Australopithecus anamensis, et Australopithecus afarensis.

Points Discutés
Gorilles
Imitation et Bipédie : Imitation des comportements humains, bipédie observée
Interprétation des Empreintes : Difficulté à déterminer la bipédie permanente

Ardipithecus ramidus
Âge : 4,4 millions d'années
Taille : Environ 1,10 m à 1,20 m
Localisation : Afrique orientale
Habitat : Savane ouverte
Régime Alimentaire : Omnivore
Utilisation d'Outils et de Feu : Aucune preuve

Australopithecus anamensis
Âge : Entre 4,2 et 3,9 millions d'années
Taille et Poids : 1,40 m, environ 50 kg
Localisation : Kenya et Tanzanie
Habitat : Arboré
Utilisation d'Outils et de Feu : Aucune preuve

Australopithecus afarensis
Âge : Découverte en 1974, reconnue en 1978
Taille et Poids : Squelette complet à 40%, volume crânien de 450 cm³
Localisation : Vallée de la Phare
Habitat : Arboré
Régime Alimentaire : Végétarien
Utilisation d'Outils : Probable
Dimorphisme Sexuel : Très marqué

Dimorphisme Sexuel
Différence de taille : Mâles généralement plus grands
Exceptions : Hyènes et suricates
Généralité : 90% des individus suivent cette règle

Australopithèque Afarensis (Lucie)


Morphologie :
Fémur sphérique
Bassin large
Inclinaison du fémur
Phalanges rectilignes
Datation : Entre 4,1 et 2,9 millions d'années
Taille : Entre 1 mètre et 1,35 mètre
Poids : 30 à 45 kg
Localisation : Afrique orientale
Milieu : Arboré et humide
Utilisation du feu : Aucune trace
Outils : Utilisation probable

Petite Lucie (Célane)


Découverte : 2000, site de Dikika, Éthiopie
Âge : 3 ans
Datation : 3,3 millions d'années
Morphologie :
Omoplate imposante
Cage thoracique et trou occipital
Phalanges courbes
Crâne de petite capacité
Fémur attestant de la bipédie
Volume crânien : Entre 330 et 430 cm³
Caractères : Préhumains et simiesques

Australopithèque Sediba
Caractères intéressants : À voir en ligne

Utilisation d'Outils
Preuves :
12 marques sur ossements à Dikika (2010)
450 marques sur 4 ossements
Expériences archéologiques
Découvertes :
1997 : 466 artefacts à Loka Lele
2011 : Outils datés de 3,3 millions d'années à Zometli
Industrie lithique : Outils en pierre taillés

Conclusion
La réunion a permis de discuter des caractéristiques et des comportements des gorilles et des espèces anciennes de la lignée
humaine. Les discussions ont porté sur l'imitation, la bipédie, et l'interprétation des empreintes de pas. Des informations détaillées
ont été fournies sur Aurorine, Ardipithecus ramidus, Australopithecus anamensis, et Australopithecus afarensis, y compris leur âge,
taille, poids, localisation, habitat, régime alimentaire, et utilisation d'outils et de feu.
Retranscription
00:00:00 Participant 1 : Ok, de mémoire on s'était arrêté là-dessus.
00:00:06 Participant 1 : Alors on avait fini là-dessus, on continue avec un petit copain de Toumaille qui
s'appelle Aurorine Tujenensis.
00:00:16 Participant 1 : Je voulais vous prendre un peu de matériel mais mon bip ne fonctionnait pas,
j'ai pas pu ouvrir le labo.
00:00:20 Participant 1 : Donc si ça dépend où on arrive, soit on se déplace.
00:00:24 Participant 1 : Vous avez cours après moi ?
00:00:26 Participant 1 : Oui.
00:00:27 Participant 1 : Si on finit très tôt ?
00:00:30 Participant 1 : Si je décide qu'on finit très tôt, on fait un saut au labo.
00:00:32 Participant 1 : Sinon, je vous porterai du matériel la semaine prochaine.
00:00:37 Participant 1 : La semaine prochaine, je ne suis pas là.
00:00:38 Participant 1 : Vous avez raison.
00:00:39 Participant 1 : La semaine d'après.
00:00:41 Participant 1 : Bienvenue.
00:00:42 Participant 1 : Oui, on n'a pas cours.
00:00:44 Participant 1 : Le 3, on n'a pas cours.
00:00:48 Participant 1 : Donc, ce n'est pas grave.
00:00:49 Participant 1 : Ce sera pour la semaine d'après.
00:00:53 Participant 1 : Ça vous fait une pause.
00:00:54 Participant 1 : Aurorin thujinensis, c'est un petit copain qui a été appelé Millenium Men.
00:01:01 Participant 1 : Il est découvert dans les années 2000 par une équipe de chercheurs dont la
direction est prise par Brigitte Sénu et Martin Pickford qui sont paléontologues.
00:01:23 Participant 1 : Il y a plein de jolis noms comme ça, il y a plein de belles disciplines en
archéologie.
00:01:27 Participant 1 : Donc paléontologue.
00:01:31 Participant 1 : La découverte s'est faite sur la colline, sur les collines du Tujen, d'où le nom
Tujenensis, et on est au Kenya.
00:01:43 Participant 1 : Comme à chaque fois, derrière les petits noms qui sont donnés aux individus qui
sont identifiés, on a un lien avec la langue locale.
00:01:53 Participant 1 : Donc, Aurorine, en langue locale, signifie l'homme originel.
00:02:00 Participant 1 : C'est pour vous aider à retenir, en fait, la petite histoire.
00:02:04 Participant 1 : Ça n'a pas grand intérêt archéologiquement parlant, on est bien d'accord.
00:02:14 Participant 1 : Donc, Aurorine, vous voyez, il est identifié à droite de la vallée du Rift.
00:02:21 Participant 1 : puisqu'on en a parlé la semaine dernière.
00:02:24 Participant 1 : Avant la découverte de Toumaille, il est considéré, alors d'abord il y a eu Lucis,
une découverte qui a été effectuée dans les années 70, mais je ne vous donne pas l'ordre
chronologique de découverte, sinon ça va être très compliqué pour vous pour remettre les
éléments dans l'ordre.
00:02:40 Participant 1 : Je suis un ordre chronologique de l'âge des individus, d'accord ?
00:02:45 Participant 1 : En sachant qu'avant la découverte de Toumaille,
00:02:49 Participant 1 : On a eu Lucie dans les années 70, qui était considérée comme le plus vieil
ancêtre de l'homme.
00:02:54 Participant 1 : Puis, dans les années 2000, il y a eu Aurorim, qui était lui aussi considéré,
jusqu'à la découverte de Fumai, comme le plus ancien individu rattaché à la lignée humaine.

00:03:04 Participant 1 : Donc, au fil et à mesure des découvertes, les archéologues,


00:03:08 Participant 1 : font remonter l'âge du plus ancien individu rattaché à la lignée humaine.
00:03:14 Participant 1 : Jusqu'à la découverte de Toumaï, Aurorine était considéré comme le plus
ancien.
00:03:18 Participant 1 : On est aux alentours de 6 millions d'années pour Aurorine, alors que pour
Toumaï, vous l'avez vu la semaine dernière, on est à 7 millions d'années.
00:03:24 Participant 1 : C'est une découverte qui date de 2000.
00:03:29 Participant 1 : Parmi les vestiges qui sont découverts et qui appartiennent à Aurorine, on va
avoir des dents, un fémur,
00:03:37 Participant 1 : des fragments d'humérus, des phalanges et des fragments de crâne.
00:03:43 Participant 1 : Sur la photographie que vous avez à l'écran, vous avez la totalité des éléments
qui sont identifiés comme appartenant à cet individu au rorine.
00:03:55 Participant 1 : Ce qui signifie, et j'insiste là-dessus, je vous l'ai déjà dit la semaine dernière,
que c'est très peu en termes de quantité.
00:04:02 Participant 1 : Nous n'avons pas un squelette complet.
00:04:04 Participant 1 : Nous sommes loin d'avoir un squelette complet.
00:04:06 Participant 1 : C'est pour ça que je vous ai expliqué que pour la bipédie, pour identifier
quelques éléments se rattachant à la lignée humaine, la bipédie, la morphologie des dents, etc.,
on a des caractéristiques spécifiques qui peuvent nous aider à rattacher ces individus à la lignée
ou pas.
00:04:27 Participant 1 : Donc même quand on a très peu d'éléments en termes de nombre, on arrive...
00:04:33 Participant 1 : à les rattacher ou non à l'humanité.
00:04:38 Participant 1 : A cette époque, nos ancêtres ont adopté une certaine bipédie, on l'a vu, donc
voici ce que l'on retrouve concernant Aurorine.
00:04:47 Participant 1 : Si on fait une comparaison de la denture d'Aurorine avec d'autres individus,
donc denture humaine dans un premier temps, denture d'Archipithecus dans un second temps
et denture de chimpanzé dans un second temps,
00:05:03 Participant 1 : Si on compare ces trois, il n'y a pas Aurorine dans les trois, mais vous voyez
qu'au niveau de la dentition, ce qui caractérise les individus humains, c'est la perte de la taille,
la diminution de la taille des canines.
00:05:21 Participant 1 : Si on regarde l'humain le premier, Ardipithecus le deuxième et Chimpanzé le
troisième, on voit nettement que la taille des canines des deux derniers est beaucoup plus
importante
00:05:32 Participant 1 : que chez l'homme, que chez Sapiens.
00:05:35 Participant 1 : Donc cette dimension, ce rapport entre la taille et la morphologie de la mâchoire
va être aussi une indication.
00:05:42 Participant 1 : On l'a déjà vu.
00:05:43 Participant 1 : Pour Aurorine, ça se répète.
00:05:48 Participant 1 : Quand on analyse les dents, la denture d'Aurorine, on se rend compte que
phylogénétiquement,
00:05:56 Participant 1 : on a un lien qui peut être émis entre Aurorine et Sapiens.
00:06:01 Participant 1 : Pourquoi ?
00:06:01 Participant 1 : Si je vais un petit peu plus loin.
00:06:04 Participant 1 : On va comparer les molaires de rorines avec des molaires de sapiens ou des
molaires de rorines et des molaires de chimpanzés.
00:06:12 Participant 1 : Et on va trouver des points communs ou des points divergents.
00:06:17 Participant 1 : Par exemple, les molaires de rorines sont petites et carrées.
00:06:21 Participant 1 : Elles ont une ressemblance avec nos molaires à nous, qui sont plutôt de
morphologie carrée et de petite dimension.
00:06:28 Participant 1 : En revanche, si on regarde l'épaisseur de l'émail des dents de Rorine, on va se
rendre compte qu'on a une certaine épaisseur qui est plus importante que chez Sapiens, qui du
coup est un caractère primitif que l'on retrouve chez les Australopithèques.
00:06:44 Participant 1 : Ce qui donne des caractères mélangés, mêlés, entre des caractères que l'on peut
rattacher à la lignée humaine et des caractères que l'on rattache quand même encore aux
Australopithèques.
00:06:56 Participant 1 : C'est un médaille des deux.
00:07:00 Participant 1 : Ce sont des points de comparaison qui vont nous aider, des points de
comparaison de ce type-là.
00:07:08 Participant 1 : En ce qui concerne les fragments de mandibules, on a une morphologie qui va se
rapprocher des mandibules de sapiens, de la morphologie des mandibules de sapiens.

00:07:18 Participant 1 : Au fur et à mesure, on avance sur des caractères de ce type-là.


00:07:25 Participant 1 : Si je continue, que je continue à regarder la denture, donc on a le détail d'une
canine droite qui est photographiée en haut, et une comparaison entre Aurorine et un groupe
voisin qui s'appelle Panthroglodyte, que l'on n'a pas encore vu, que l'on va explorer un petit peu
plus tard, de façon très rapide d'ailleurs.
00:07:45 Participant 1 : Et on voit quand même qu'on a des morphologies identiques.
00:07:50 Participant 1 : Ce qui veut dire que quand on a des morphologies identiques entre sapiens,
australopithèques, pantroglody, un autre individu, on a un ensemble de caractères buissonnants.
00:08:04 Participant 1 : qui n'est pas identifiable à une seule espèce.
00:08:08 Participant 1 : C'est-à-dire qu'on a déjà à l'époque des hybridations, d'accord ?
00:08:12 Participant 1 : Des mélanges entre différentes espèces qui font qu'on a des caractères qui sont
plutôt rattachés à une espèce, plutôt rattachés à une autre.
00:08:21 Participant 1 : Donc ce sont vraiment ces hybridations qu'il faut que vous gardiez en tête,
d'accord ?
00:08:26 Participant 1 : Nous, on essaye de définir des espèces et de les faire entrer dans des cases, mais
c'est très difficile en archéologie de réussir à ça, surtout sur des périodes aussi lointaines.
00:08:36 Participant 1 : On en a déjà discuté.
00:08:38 Participant 1 : Si je continue sur Aurorine et que je regarde d'autres éléments comme
l'humérus, les humérus ce sont les parties supérieures du bras, si j'observe les humérus et que
j'observe la crête latérale, c'est-à-dire
00:08:56 Participant 1 : Le lieu, je vous ai mis une petite photo.
00:09:01 Participant 1 : le lieu de fixation d'attache des ligaments de cet humérus avec les muscles, si
j'observe cet os, le haut de cet os, je me rends compte qu'on a ce que l'on appelle une crête
latérale qui est assez enfoncée.
00:09:15 Participant 1 : Et le fait que cette crête latérale soit assez profonde, c'est-à-dire que dans votre
os, là, on a une petite crête, d'accord ?
00:09:24 Participant 1 : Une proéminence et une...
00:09:27 Participant 1 : Une incision, plus l'incision est importante, plus nos muscles sont importants,
sont performants.
00:09:38 Participant 1 : A l'heure actuelle, quand on est sportif de haut niveau et qu'on fait du lancé de
javelot, on développe les muscles du bras, d'accord ?
00:09:46 Participant 1 : Et ces muscles du bras, ou qu'on est joueur de tennis, les muscles du bras vont
plus se développer à droite qu'à gauche si on utilise le bras droit.
00:09:54 Participant 1 : Et les tendons vont se renforcer.
00:09:56 Participant 1 : Et les tendons, s'ils ont besoin de se renforcer et d'avoir de la puissance, vont
creuser un sillon plus important au niveau de l'os.
00:10:04 Participant 1 : Alors, ce n'est pas hyper flagrant comme chez Ourorim ou comme chez
Australopithèque.
00:10:09 Participant 1 : Mais on a un lien entre la morphologie des os et la puissance musculaire et la
dimension des ligaments.
00:10:16 Participant 1 : Donc du coup, ça nous permet de savoir, non pas si c'était des lanceurs de
javelot, mais de savoir s'ils grimpaient aux arbres, s'ils utilisaient leurs membres pour se
suspendre et pour utiliser la puissance des bras pour grimper aux arbres, d'accord ?
00:10:31 Participant 1 : Du coup, ça donne des indications.
00:10:33 Participant 1 : Donc, on a une crête latérale qui est très visible avec un muscle brachial ou
brachioradialis.
00:10:40 Participant 1 : Dans son petit nom scientifique, je ne vous demanderai pas de le retenir.
00:10:44 Participant 1 : Un muscle brachial qui est plus important, comme chez les chimpanzés, ce qui
signifie qu'Ororine utilise ses bras pour se suspendre et pour grimper.
00:10:54 Participant 1 : Donc, il a une force musculaire relativement importante sur la partie supérieure
du corps.
00:11:01 Participant 1 : Or, si l'on continue dans l'exploration des vestiges que l'on a, et que l'on observe
les phalanges, notamment les phalanges distales...
Vous voulez que je revienne ?
00:11:11 Participant 1 : Je vais trop vite ?
00:11:12 Un petit peu.
00:11:13 Participant 1 : Un petit peu ?
00:11:14 Participant 1 : Ben ouais, hein.
00:11:17 Participant 1 : C'est normal, vous êtes à la fac.
00:11:18 Participant 1 : Alors, une petite pause, si je le trouve.
00:11:22 Participant 1 : Vous avez vu que j'ai déposé des documents, d'accord.
00:11:26 Participant 1 : Sauf que ça a supprimé le premier document.
00:11:29 Participant 1 : Vous n'avez plus le premier document que j'ai mis en ligne.
00:11:31 Participant 1 : Il faut que j'aille voir ce qui se passe en info.
00:11:33 Participant 1 : Ils m'ont effacé tous mes supports.
00:11:35 Participant 1 : Enfin, comme tous mes collègues.
00:11:37 Participant 1 : Ils ont changé les intitulés du cours.
00:11:39 Participant 1 : Ils ont effacé tous les autres supports.
00:11:40 Participant 1 : Pour vous, il n'y avait qu'un truc.
00:11:42 Participant 1 : Pour les autres, il y en avait d'autres.
00:11:44 Participant 1 : Il y en avait beaucoup plus.
00:11:47 Participant 1 : Allez, c'est bon ?
00:11:48 Participant 1 : Ça a été clair ou pas ?
00:11:51 Participant 1 : Donc, si j'observe les phalanges, et notamment les phalanges distales.
00:11:56 Participant 1 : Donc, qu'est-ce que c'est les phalanges distales ?
00:11:58 Participant 1 : Si vous regardez votre main, vous avez les cartes qui sont au niveau du poignet,
les métacartes qui sont au niveau de la paume de votre main, et vous avez vos phalanges,
d'accord ?
00:12:11 Participant 1 : Les phalanges distales, chez Aurori, ce sont les phalanges que nous avons, les
dernières phalanges, hein,
00:12:17 Participant 1 : toutes celles qui sont au bout de notre main.
00:12:20 Participant 1 : Donc les phalanges distales ont une particularité.

00:12:24 Participant 1 : Ces phalanges distales, si je les observe ici, donc vous avez de gauche à droite
plusieurs phalanges d'individus qui sont comparés, des phalanges de panthroglodytes, de
gorilles, de rorines, d'homo et d'oldevailles, d'un individu appelé oldevaille.
00:12:44 Participant 1 : hominidie numéro 7, peu importe, c'est un ensemble de phalanges qui sont
prélevés sur des fossiles, qui vont nous permettre de comparer des morphologies.
00:12:55 Participant 1 : Si on compare ces morphologies, on se rend compte que la morphologie des
phalanges distales d'Orori est ressemblante avec celle du genre homo et celle d'Oldevary.
00:13:08 Participant 1 : L'individu retrouvé à Oldebaille.
00:13:10 Participant 1 : Si vous regardez les autres, je ne sais pas si c'est très visible pour vous, je suis
désolée si la lumière vous embête.
00:13:17 Participant 1 : Ce qui est très ressemblant pour nous, ce qui nous importe, c'est vraiment cette
partie-là.
00:13:23 Participant 1 : Donc là, on est chez Aurorine.
00:13:25 Participant 1 : Vous voyez qu'ici, on a une partie, la pulpe, au niveau de la pulpe, des doigts,
qui est beaucoup moins plane sur les deux premiers individus.
00:13:35 Participant 1 : Et ici, on a une phalange, alors au niveau morphologique, sur le bas, on est à peu
près, alors sauf celle-ci, mais sur les quatre, on va être à peu près identiques.
00:13:43 Participant 1 : Par contre, sur le haut, on a une distinction très nette, puisque au niveau de la
pulpe, du toucher, on a une phalange, on a des phalanges qui sont beaucoup plus planes.
00:13:56 Participant 1 : Ces phalanges beaucoup plus planes, elles ont un intérêt pour nous en
archéologie, en anthropo-archéologie,
00:14:03 Participant 1 : C'est que ces phalanges planes permettent l'appréhension, l'appréhension fine.
00:14:09 Participant 1 : C'est ce qui est identifiable chez tous les primates récents, présents à l'heure
actuelle sur Terre, dont nous faisons partie.
00:14:22 Participant 1 : C'est que nous avons ces phalanges distales qui sont très planes et qui permettent
du coup d'avoir le pouce opposable.
00:14:31 Participant 1 : D'accord ?
00:14:32 Participant 1 : Le pouce opposable, c'est-à-dire qu'on peut positionner son pouce sur tous les
autres doigts de sa main.
00:14:38 Participant 1 : C'est ce qui nous donne une motricité fine.
00:14:42 Participant 1 : Elle est plus ou moins fine en fonction des espèces, mais cette motricité existe
chez les gorilles, chez les chimpanzés.
00:14:53 Participant 1 : C'est ce qui va nous permettre d'avoir cette possibilité de préhension de petits
objets et non pas uniquement de gros objets.
00:15:01 Participant 1 : Si on n'a pas cette possibilité de préhension, on va avoir des doigts beaucoup
plus longs qu'on ne pourra pas opposer à notre pouce et qui, du coup, vont nous embêter dans
la prise du mobilier, de la nourriture, des bâtons, etc.
00:15:17 Participant 1 : OK ?
00:15:20 Participant 1 : Ici, qu'est-ce que je vous ai mis ?
00:15:21 Participant 1 : Une petite restitution 3D de la phalange d'Aurore.
00:15:25 Participant 1 : Tout simplement pour vous montrer aussi qu'on va utiliser, vous le savez, la 3D
de nos jours, c'est très développé, mais qu'en archéologie, on va utiliser de multiples
disciplines, pas que des disciplines archéologiques.
00:15:36 Participant 1 : On va utiliser des scanners médicaux, on va utiliser des radiographies, on va
utiliser de la 3D, de la restitution graphique, on va utiliser du dessin.
00:15:45 Participant 1 : du relevé de plans, des drones, etc., pour que vous compreniez aussi qu'on utilise
une multitude de disciplines qui viennent se greffer à la théologie pour aider les archéologues
de terrain et de laboratoire à comprendre ce qui se passe au niveau de leurs vestiges
archéologiques.
00:16:04 Participant 1 : On va observer aussi, en plus de cette phalange distale, on va avoir la première
phalange qui va être identifiée,
00:16:15 Participant 1 : elle va nous montrer, contrairement à la phalange distale, qu'elle a une forme
courbe, qui ne se rapproche pas de sapiens, mais qui se rapproche plutôt des australopithènes.
00:16:28 Participant 1 : Ça signifie que si on a un mélange de première phalange incurvée, puis une
phalange distale plutôt plane, ça corrobore l'idée d'une hybridation que l'on retrouve au niveau
des dents, des dents plutôt carrées et planes comme chez Sapiens.
00:16:45 Participant 1 : mais avec un émail épais comme chez Australopithèque, d'accord ?
00:16:48 Participant 1 : Donc ça corrobore l'idée qu'on est rattaché à la lignée humaine, puisqu'on a des
caractères humains, mais qui sont encore ancrés, mélangés avec des caractères primitifs.
00:17:00 Participant 1 : Donc on a un individu, Aurorine, une espèce, puisqu'Aurorine est le plus
célèbre, mais il y en a d'autres qui appartiennent à la même espèce.
00:17:10 Participant 1 : On a un individu, une espèce, qui est à la fois arboricole,
00:17:17 Participant 1 : avec des caractères humains, avec la possibilité d'avoir l'appréhension fine.
00:17:23 Participant 1 : Ce qui intéresse les archéologues, c'est de savoir aussi si cet individu, si cette
espèce est bipède.
00:17:29 Participant 1 : Donc on continue dans l'exploration des vestiges osseux, et on va explorer cette
fois le fameux fémur,
00:17:37 Participant 1 : Donc ici, le fémur, rien d'extraordinaire, on a un fémur à tête sphérique, très
ronde, qui s'implique parfaitement dans un bassin de bipède, par comparaison avec sapiens,
donc en rouge aurorine, en bleu sapiens, par comparaison de morphologie de fémur, on est sur
de la bipédie, d'accord ?
00:18:00 Participant 1 : Donc un fémur à tête massive, relativement sphérique, un petit peu plus long
que celui d'Australopithèque qu'on va voir tout à l'heure, de Lucie, et qui évoque une bipédie
de façon certaine.
00:18:15 Participant 1 : En fonction de la morphométrie, de la dimension et de la forme du fémur, on
serait sur un fémur appartenant à un individu de sexe masculin.
00:18:30 Participant 1 : Alors ça, ça nous intéresse aussi parce qu'on va parler par la suite de ce que l'on
appelle le dimorphisme sexuel.
00:18:36 Participant 1 : C'est-à-dire, est-ce qu'au sein d'une espèce, on a un dimorphisme sexuel ?
00:18:40 Participant 1 : Comme chez nous, qui sommes des primates, qui sommes des singes, entre
l'homme et la femme, on a du dimorphisme.
00:18:47 Participant 1 : De façon générale, une femme sapiens va mesurer 1,60 m, 1,65 m.
00:18:53 Participant 1 : a une morphologie moins robuste que celle d'un individu mâle, est de taille plus
petite, des os moins lourds, moins épais, etc.
00:19:03 Participant 1 : C'est le dimorphisme sexuel.
00:19:05 Participant 1 : Chez l'homme, Sapiens va être normalement plus grand, on est à 1m75 en
moyenne, une ossature plus imposante, etc.
00:19:12 Participant 1 : D'accord ?
00:19:14 Participant 1 : Donc on va retrouver, c'est important de spécifier que c'est un individu de sexe
masculin, parce qu'on va retrouver ce dimorphisme chez les individus chez qui on commence à
avoir un rattachement à la lignée humaine aussi, d'accord ?
00:19:32 Participant 1 : En ce qui concerne ce fémur, on a non seulement une tête massive, mais on a
des éléments morphologiques qui vont se rapprocher de sa pièce.
00:19:47 Participant 1 : L'épaisseur des articulations et le rapport entre les différentes parties de fémur
ont permis à Brian Richemont d'affirmer que...
Je vous le lis, mais je vous la mettrai en ligne.
00:19:57 Participant 1 : Vous avez vu, je vous ai déposé quelques diapos en ligne.
00:20:02 Participant 1 : ont permis donc d'affirmer que la structure et la forme du fémur de Rory
montrent une forte ressemblance de sa cuisse avec les autres hominidés, donc forte
ressemblance de sa cuisse avec les autres hominidés, aux ancêtres de l'homme.
00:20:16 Participant 1 : Et cela n'a rien à voir avec celle des grands singes actuels ou de leurs ancêtres.
00:20:21 Participant 1 : On est vraiment sur une lignée rattachée à l'homme, d'après les chercheurs.
00:20:27 Participant 1 : Nous savons maintenant que cette cuisse, la cuisse de Rory, était adaptée à une
marche debout sur deux jambes et cela remonte donc à 6 millions d'années.
00:20:40 Participant 1 : C'est une phrase issue d'une interview, je vous la noterai.
00:20:47 Participant 1 : Donc on a la tête de fémur mais aussi l'inclinaison et la dimension qui sont
prises en compte.
00:20:57 Participant 1 : Je pense que là on a fait le tour au niveau des caractéristiques.
00:21:01 Participant 1 : Vous avez emmagasiné les données.
00:21:04 Participant 1 : Donc en mars 2008, les chercheurs américains confirment la bipédie
d'Homorine.
00:21:09 Participant 1 : On est vraiment sur un individu bipède puisque ça faisait un petit peu débat.
00:21:14 Participant 1 : Ce sont les restes de la partie supérieure du fémur conservé aux deux tiers qui
donneront la réponse de la bipédie.
00:21:20 Participant 1 : Donc c'est vraiment le fémur qui donne une information qui complète et qui
permet d'affirmer la bipédie.
00:21:30 Participant 1 : Et les deux professeurs qui étudient le fossile ont procédé à des analyses qui sont
dites multidimensionnelles pour déterminer le type de bipédie.
00:22:02 Participant 1 : Donc, si vous voulez, cette bipédie de rurine, elle va se rattacher à l'hypothèse de
bipédie originelle, comme quoi cette bipédie serait très ancienne et qu'elle serait non pas
acquise, mais innée, qu'elle serait inscrite dans nos gènes depuis le début de l'évolution des
primates.
00:22:25 Participant 1 : Ok ?
00:22:32 Participant 1 : Chez Aurorine, on ne note pas de déformation des mains, c'est-à-dire qu'on ne
note pas de déformation des phalanges.
00:22:44 Participant 1 : Quand les gorilles se déplacent à l'heure actuelle, ils se déplacent, quand ils se
déplacent sur leurs deux pattes, sur leurs quatre pattes, sur leurs quatre membres, ils se
déplacent de cette façon-là.
00:22:54 Participant 1 : C'est ce qu'on appelle le « knuckle walking ».
00:22:57 Participant 1 : Le knuckle walking, si vous l'observez, c'est le fait de se déplacer sur ses quatre
pattes, mais surtout le fait de positionner sa main de façon à l'envers, d'accord ?
00:23:09 Participant 1 : Avec les phalanges, je vous le remets, pour ceux qui notent, qui ne voient pas ce
qui se passe.
00:23:14 Participant 1 : On positionne la main de cette façon-là, ce qui fait qu'au niveau de l'ossature,
sur les vestiges archéologiques, on en a des traces.
00:23:24 Participant 1 : On a des traces de ce déplacement.
00:23:26 Participant 1 : On voit des morphologies différentes des mains.
00:23:30 Participant 1 : Chez Aurorine, on ne note pas ces déformations des phalanges.
00:23:34 Participant 1 : Ça ne correspond pas à ça, d'accord ?
00:23:36 Participant 1 : Donc je vous ai illustré avec la marche d'un gorille qui a été prise dans un zoo.
00:23:43 Participant 1 : C'est un gorille qui est domestiqué, qui s'appelle Jules sous son petit nom.
00:23:46 Participant 1 : Donc vous pouvez retrouver, ce sont des vidéos qui circulent sur YouTube.
00:23:51 Participant 1 : Et qui ?
00:23:52 Participant 1 : bizarrement, à une marche, à une bipédie beaucoup plus avérée que ses
congénères.
00:23:58 Participant 1 : Alors, on ne sait pas si c'est dû à du mimétisme, est-ce qu'il nous imite, parce
qu'en allant, en visitant, on donne, on illustre des comportements, y compris la bipédie, y
compris le fait de peindre, je ne sais pas si vous avez déjà vu des vidéos de gorilles qui
peignent, quand on leur met un pinceau, ils nous imitent, etc.
00:24:16 Participant 1 : Donc, ce petit, enfin, ce petit gorille de 300 kilos, hein,
00:24:22 Participant 1 : nous imite parfaitement.
00:24:23 Participant 1 : Donc, regardez sa démarche.
00:24:25 Participant 1 : Elle est parfaitement bipède.
00:24:26 Participant 1 : Alors, il est marrant parce qu'il se balance vraiment.
00:24:30 Participant 1 : Je vous l'ai mis pour que ça vous marque.

00:24:32 Participant 1 : D'accord ?


00:24:32 Participant 1 : Donc, ce n'est pas une allure de gorille habituelle.
00:24:35 Participant 1 : Ce n'est pas un clown déguisé en gorille.
00:24:37 Participant 1 : C'est vraiment un vrai gorille.
00:24:40 Participant 1 : Et on a vraiment une bipédie.
00:24:42 Participant 1 : Et si on trouve des traces de pas de ce fameux Jules au sol, des empreintes dans
la boue, on va avoir du mal.
00:24:52 Participant 1 : en tant qu'archéologue, si on lit les traces de pas, à distinguer s'il s'agit d'une
bipédie permanente ou non.
00:24:58 Participant 1 : Les pas sont très courts, très rapprochés, donc ça signifie qu'on a des membres
relativement courts, donc une taille relativement petite, ou en tout cas un bassin relativement
court, bas, plutôt trapu, mais ça nous donne des indications sur la bipédie.
00:25:14 Participant 1 : Je vous ai montré ces illustrations pour vous dire aussi que scientifiquement,
c'est difficile d'interpréter les choses.
00:25:20 Participant 1 : D'accord ?
00:25:21 Participant 1 : Si demain on est confronté à ce genre d'empreintes, on va avoir tendance à
rattacher à la dignité humaine de suite.
00:25:28 Participant 1 : Il faudra faire attention.
00:25:30 Participant 1 : C'est pour ça qu'il y a beaucoup d'interrogations, c'est pour ça qu'il y a beaucoup
d'hypothèses et que parfois on ne fait pas d'affirmations volontiers.
00:25:37 Participant 1 : Ou en tout cas qu'on y met des guillemets en attendant les nouvelles recherches.
00:25:41 Participant 1 : Donc ça, ça vient illustrer, si vous voulez, les propos comme quoi il faut prendre
avec parcimonie les informations qui sont données par ces vestiges très anciens, qui remontent
à 6-7 millions d'années.
00:25:56 Participant 1 : Donc si je fais un point sur Aurorine, pour terminer, on est à 6 millions
d'années, on a une taille comprise entre 1,15 m et 1,25 m,
00:26:06 Participant 1 : Un poids compris entre 30 et 45 kilos, donc on est loin de notre ami le gorille.
00:26:13 Participant 1 : On a une localisation qui est identifiée au Kenya.
00:26:19 Participant 1 : Cette espèce évolue dans un habitat plutôt arboré et nous n'avons pas de traces ni
de maîtrise du feu ni d'utilisation d'outils.
00:26:27 Participant 1 : Cela ne signifie pas, comme pour notre ami Toumaï, qu'il n'utilisait ni outils ni
feu.
00:26:33 Participant 1 : Nous n'en avons pas la preuve, on n'en a pas d'attestation.
00:26:36 Participant 1 : Et vous voyez une superbe représentation
00:26:42 Participant 1 : de notre ami, qui ressemble aussi, qui a un petit air avec Toumaï, on l'a
représenté debout, tenant un arbre, pour illustrer à la fois la bipédie, mais le fait de se déplacer
aussi dans les arbres.
00:26:55 Participant 1 : Donc j'aimerais que toutes ces images que je fais l'effort de vous déposer sur le
PowerPoint, vous marquent un petit peu, pour que vous reteniez les choses.
00:27:04 Participant 1 : Alors si je continue, il y a un autre petit copain de Toumaille et de Rorine qui
s'appelle Ardipeticus ramidus qui appartient toujours à notre branche la plus basse.

00:27:24 Participant 1 : On est toujours là, on est toujours chez les Ardipeticus, d'accord ?
00:27:29 Participant 1 : Donc on est toujours tout en bas de la branche, on est toujours sur les plus
anciens individus identifiés.
00:27:38 Participant 1 : Alors qu'est-ce qu'on trouve ?
00:27:40 Participant 1 : Voici les restes d'Ardipéticus.
00:27:47 Participant 1 : C'est comme pour Aurorine, très peu d'informations.
00:27:50 Participant 1 : Vous avez ici une reconstitution du crâne qui est beaucoup plus massive.
00:27:58 Participant 1 : Donc un crâne massif, la main, le déplacement sur ses quatre membres qui est
attesté par la main, la morphologie du bassin,
00:28:26 Participant 1 : Donc, vous avez vu très peu de vestiges.
00:28:30 Participant 1 : Qu'est-ce qui est dit quand les chercheurs identifient Ramidus ?
00:28:35 Participant 1 : Donc, ils disent que ce n'est pas un fossile ordinaire, ce n'est pas un chimpanzé,
ce n'est pas un humain.
00:28:42 Participant 1 : Cela nous montre d'où nous venons.
00:28:44 Participant 1 : Selon Tim White, de Californie, il trouve des caractères encore hybridés,
d'accord ?
00:28:53 Participant 1 : Donc les premiers fragments sont découverts en 92.
00:29:00 Participant 1 : On va le trouver sous deux petits noms.
00:29:02 Participant 1 : Australopithecus ramidus.
00:29:04 Participant 1 : Arrêtez de prendre les photos, je vous les dépose.
00:29:06 Participant 1 : Je ne voyais rien sur les photos en plus.
00:29:09 Participant 1 : Elles ne sont pas belles mes diapos, je les dépose en ligne.
00:29:13 Participant 1 : Pour recopier, vous recopierez à la maison.
00:29:19 Participant 1 : Je suis obligée d'avancer un peu, on n'a qu'un semestre là-dessus.
00:29:22 Participant 1 : J'ai 7 millions d'années à vous raconter en un semestre.
00:29:26 Participant 1 : C'est court, hein ?
00:29:28 Participant 1 : Pour moi c'est court, pour vous c'est long, mais pour moi c'est court.
00:29:35 Participant 1 : Donc les premiers fragments sont découverts en 92.
00:29:40 Participant 1 : Au début on appelle Australopithecus ramidus, puis Ardipithecus ramidus.
00:29:50 Participant 1 : Pourquoi ?
00:29:51 Participant 1 : Parce qu'on ne le rattache plus à la branche des Australopithèques, mais à la
branche des Ardipétiques, des Ardipéticus.
00:30:03 Participant 1 : Si je reviens, pour vous embêter un peu...
Ben oui, hein !
00:30:08 Participant 1 : Sinon, c'est pas marrant, hein !
00:30:09 Participant 1 : Faut que je profite de mon statut de prof, que je vous embête un peu, sinon, par
rigolo !
00:30:16 Participant 1 : Vous avez les Ardipéticus en bas, et les Australopithèques...
00:30:20 Participant 1 : Ils sont là, ils sont au-dessus, d'accord ?
00:30:23 Participant 1 : Donc au début, on a cru qu'on était sur un australopithèque.
00:30:27 Participant 1 : Et puis, au fur et à mesure des recherches, donc sur trois ans de recherche, on le
fait rétrograder, on le fait redescendre et on le rattache à Ardipeticus, d'accord ?
00:30:39 Participant 1 : Au début, il y a eu une erreur d'interprétation, ou pas, on verra par la suite.
00:30:43 Participant 1 : Puis ensuite, on le fait redescendre chez Ardipeticus.
00:30:52 Participant 1 : Donc, on a une morphologie qui va avoir des caractéristiques proches
d'australopithèque, puisqu'on l'a confondu avec un australopithèque, et une morphologie qui se
rapproche de celle des grands singes.
00:31:03 Participant 1 : On a vraiment un mélange que l'on dit être à mi-chemin entre deux espèces.
00:31:11 Participant 1 : Ok ?
00:31:16 Participant 1 : Ça vous embête si j'ouvre un peu ?
00:31:19 Participant 1 : Ça fait super chaud dans le feu !
00:31:32 Participant 1 : Alors, est-ce qu'il y a des questions, déjà ?
00:31:34 Participant 1 : Trouvez le maquillage.
00:31:36 ...
...
...
...
...
...
...
...
00:32:00 Participant 1 : Donc un mi-chemin entre deux espèces, et entre 92 et 99, il y a d'autres
découvertes qui sont faites, mais pas sur cette espèce, en 2009.
00:32:11 Participant 1 : on retrouve encore un autre individu qui est identifié comme appartenant à cette
espèce.
00:32:15 Participant 1 : Donc vous voyez aussi que le timing est très long entre plusieurs découvertes
pour les rattacher à une même espèce.
00:32:22 Participant 1 : Donc ça fait beaucoup de données qui sont très espacées les unes des autres.
00:32:29 Participant 1 : Donc qu'est-ce qu'il nous dit ce petit ramidus qui est tout mignon là et
reconstitué ?
00:32:34 Participant 1 : Il nous dit qu'on a une toute petite boîte crânienne, semblable à celle d'un
chimpanzé,
00:32:41 Participant 1 : Il a le fameux pouce opposable.
00:32:46 Participant 1 : On a peu de dimorphisme sexuel.
00:32:50 Participant 1 : Peu de différence entre mâle et femelle.
00:32:53 Participant 1 : On a les mêmes morphologies.
00:33:02 Participant 1 : Petite boîte crânienne, pouce opposable, peu de dimorphisme sexuel.
00:33:08 Participant 1 : Donc, peu de différence entre les squelettes mâles
00:33:13 Et les squelettes femelles ?
00:33:17 Participant 1 : Le dimorphisme, oui, c'est sur le squelette.
00:33:26 Participant 1 : Une bipédie qui est avérée sur de courtes distances.
00:33:37 Participant 1 : Il est encore arboricole.
00:33:47 Participant 1 : Mais son squelette ne lui permet pas de se suspendre aux arbres comme aux
rurines.
00:33:53 Participant 1 : On a une musculature qui est beaucoup moins importante.
00:33:56 Participant 1 : Il va se déplacer dans les arbres, mais on trouve une perte de musculature sur
son squelette.
00:34:01 Participant 1 : D'accord ?
00:34:06 Participant 1 : Ce qui est important, ce qui est intéressant, c'est qu'à partir de Ramidus, on a
quelques informations sur le régime alimentaire.
00:34:12 Participant 1 : On commence à avoir des choses qui apparaissent.
00:34:14 Participant 1 : On est plutôt sur un individu qui est omnivore, qui va consommer de tout.
00:34:21 Participant 1 : On le voit grâce à la morphologie des dents, mais on le voit aussi grâce à la
composition du squelette.
00:34:36 Participant 1 : Et on considère qu'on n'est pas un ancêtre direct de l'homme puisqu'il est très
bas dans l'embranchement.
00:35:03 Participant 1 : Notre ramidus est daté de 4,4 millions d'années.
00:35:14 Participant 1 : On est sur une taille d'environ 1,10 m, 1,20 m.
00:35:30 Participant 1 : Il est localisé en Afrique orientale.
00:36:03 Participant 1 : Son milieu d'évolution, c'est une savane, donc il évolue dans une savane ouverte.
00:36:16 Participant 1 : Avec des parcelles forestières.
00:36:25 Participant 1 : On n'arrive pas à identifier la faune qui l'entoure, très difficilement.
00:36:30 Participant 1 : Et nous n'avons pas de preuve de maîtrise ni du feu, ni des outils.
00:36:36 Participant 1 : Donc, ni du feu, ni d'outils.
00:36:41 Participant 1 : Ce qui, comme pour Rorine, comme pour Toumaï, je le répète, n'est pas une
preuve de non-utilisation.
00:36:48 Participant 1 : Qu'est-ce qui se passe là ?
00:36:49 Participant 1 : Il y a débat.
00:36:53 Participant 1 : Intervenez, hein ?
00:36:54 Participant 1 : Non ?
00:36:56 Participant 1 : Non ?
00:36:58 Participant 1 : Donc pas de preuve d'utilisation du feu, pas de preuve d'utilisation d'outils.
00:37:09 Participant 1 : Au final, j'ai décrit trois petits êtres rattachés à la lignée Ardipetipus.
00:37:20 Participant 1 : Je vous le mettrai en support.
00:37:24 Participant 1 : Donc en résumé, on a trois candidats au titre d'ancêtres, rattachés, les plus
anciens candidats rattachés à l'aliment humain.
00:37:33 Participant 1 : Donc ici, vous avez un petit topo que je vous montrerai en ligne, sur laquelle, un
diapositif sur lequel vous avez toutes les informations regroupées.
00:37:44 Participant 1 : Des questions ?
00:37:46 Participant 1 : Non ?
00:37:47 Participant 1 : Allez, on passe à...
00:37:54 Participant 1 : Donc les Australopithèques, la semaine dernière quand j'ai porté les crânes, vous
en avez vu un, c'est le fameux petit crâne de Lucie.
00:38:03 Participant 1 : Vous vous rappelez qu'on n'avait pas de très grande capacité crânienne, on est
encore sur des individus de petite dimension.
00:38:12 Participant 1 : Donc les Australopithèques, ils vont être concentrés plutôt dans l'Est africain,
00:38:25 Participant 1 : On va en retrouver malgré tout dans le sud et au centre.
00:38:33 Participant 1 : Mais la concentration la plus importante reste à l'est.
00:38:40 Participant 1 : D'où l'hypothèse d'Yves Coppens, puisque c'était, vous vous rappelez, les
premières découvertes de Coppens.
00:38:46 Participant 1 : L'hypothèse d'Yves Coppens, comme quoi les plus anciens individus étaient
recensés à l'est.
00:38:52 Participant 1 : On est dans l'est africain.
00:38:56 Participant 1 : Le premier dont je vais vous parler, c'est Australopithecus anamensis.
00:39:04 Participant 1 : Ils ont tous des jolis noms.
00:39:08 Participant 1 : Or, après, les jeunes, n'angoissez pas pour les contrôles continus.
00:39:12 Participant 1 : Si je n'ai pas dans les copies la totalité des noms avec les dates exactes, si j'ai
environ 4 millions d'années, ce que je voudrais, c'est que vous sachiez déjà quels individus se
rattachent à quelles branches et que vous ayez au moins des datations en tête et des
morphologies, des caractères, des caractères physiques.
00:39:36 Participant 1 : Ne stressez pas sur les tout petits détails.
00:39:39 Participant 1 : Après, si plus ou plus vous en connaissez, mieux c'est, c'est certain.
00:39:43 Participant 1 : On ne va pas se mentir.
00:39:48 Participant 1 : Donc, Anamensis, il a toujours une petite morphologie cygnesque.
00:39:56 Participant 1 : La première découverte se fait en 1965 par Brian Patterson.
00:40:03 Participant 1 : On est à Kanapoi, on est au Kenya.
00:40:07 Participant 1 : sur les rives du lac Turkana.
00:40:10 Participant 1 : Donc, vous retenez Kenya, c'est très bien.
00:40:20 Participant 1 : Entre 1965 et 1994, il ne se passe pas grand-chose.
00:40:25 Participant 1 : En 1994, on recense d'autres individus rattachés, que l'on rattache à la même
espèce.
00:40:33 Participant 1 : Pour près de 30 ans, hein.
00:40:40 Participant 1 : Comme ses autres petits copains, on retrouve une signification par rapport à son
nom.
00:40:57 Participant 1 : Anam signifie lac puisqu'on l'a retrouvé en bordure de lac.
00:41:06 Participant 1 : Je ne vais pas vous demander d'apprendre le turcan.
00:41:29 Participant 1 : On avance les jeunes.
00:41:33 Participant 1 : On a un squelette adapté à la marche.
00:41:37 Participant 1 : Donc un bipède, un petit peu plus, alors c'est un australopithèque ancien, mais
qui bizarrement a une marche un petit peu plus avérée que chez les australopithèques plus
récents.
00:41:53 Participant 1 : Il se déplace bien, il a une superbe bipédie.
00:42:10 Participant 1 : Ça, je vais vous l'enlever aussi puisqu'on n'en a pas parlé.
00:42:17 Participant 1 : Et on ne va pas en parler.
00:42:23 Participant 1 : Des membres inférieurs robustes, des incisives bien développées.
00:42:41 Participant 1 : Donc ainsi il est bien développé, canine est moelleur plus grande, l'émail est
épais.
00:43:08 Participant 1 : Et on a des molaires qui ont une mesure très particulière, assez inclinée, qui est
un caractère relativement ancien.
00:43:37 Participant 1 : Donc, vous voyez la superbe dentition en photo avec de belles racines.
00:43:44 Participant 1 : Vous reconnaissez les dents des racines.
00:43:46 Participant 1 : C'est identifiable.
00:43:49 Participant 1 : Non, parce qu'après, moi, je suis dans mon truc.
00:43:52 Participant 1 : Nous, on identifie.
00:43:56 Participant 1 : OK, je continue.
00:43:57 Participant 1 : Regardez-moi ça, ces belles illustrations, belles mandibules très étroites.
00:44:07 Participant 1 : Donc vous voyez en comparaison, on a un chimpanzé de gauche à droite,
chimpanzé, anamensis et sapiens.
00:44:16 Participant 1 : Donc vous voyez que plus on est sur des individus anciens, de façon générale, et
plus on est sur des formes resserrées au niveau de la mandibule.
00:44:25 Participant 1 : Chez les chimpanzés avec des canines très présentes, chez anamensis avec des
canines peu présentes.
00:44:30 Participant 1 : Alors on a des mâchoires, soit en V, soit en U, d'accord ?
00:44:37 Participant 1 : Puis on a des caractères anciens.
00:44:39 Participant 1 : En ce qui concerne le tibia, si on compare chimpanzé à la mène 6 et sapiens, on
a une partie au niveau de notre tibia.
00:44:47 Participant 1 : Alors j'aurais dû le porter les os, mais bon, comme je vous ai dit, je n'ai pas pu
accéder à mon labo, mon bit n'ouvrait pas.
00:44:55 Participant 1 : Donc on a des morphologies qui permettent d'identifier l'amorti des chocs plus
ou moins importants.
00:45:05 Participant 1 : Donc, ce sont des chocs qui sont engendrés par la bipédie.
00:45:07 Participant 1 : Donc, on a une morphologie chez un amensis qui se rapproche de la
morphologie du tibia de sapiens.
00:45:14 Participant 1 : Donc, on est sur une bipédie adhérée, je vous l'ai dit tout à l'heure.
00:45:17 Participant 1 : Et au niveau de l'humérus, on a une fixation des ligaments et des muscles qui
montrent qu'on a un verrouillage ou un non-verrouillage du coude.
00:45:29 Participant 1 : C'est-à-dire, est-ce qu'on peut se déplacer avec les mains au sol ?
00:45:35 Participant 1 : ou pas.
00:45:36 Participant 1 : D'accord ?
00:45:36 Participant 1 : Chez anamensis, ce n'est pas le cas.
00:45:40 Participant 1 : L'espèce ne peut plus se déplacer sur ses quatre membres en knuckle walking.
00:45:45 Participant 1 : Ok ?
00:45:47 Participant 1 : Donc,
00:45:48 Participant 1 : Pour résumer, vous voyez, ça va très vite, on a peu d'informations, très peu de
vestiges, on est entre 4,2 et 3,9 au nom d'année.
00:45:57 Participant 1 : Je vous mets au défi, je vous vois comme ça, je vous mets au défi de vous
balader à quatre pattes avec les mains comme ça, ça fait très mal, on n'a plus le squelette
adapté.
00:46:07 Participant 1 : Comme aussi le fait que notre main tourne, que l'on puisse tourner la main, ça
c'est un caractère en lien avec la lignée humaine.
00:46:15 Participant 1 : Le déverrouillage du poignet se fait aussi par rapport à la lumière humaine.
00:46:19 Participant 1 : Je ne vous énumère pas tout parce qu'il y a beaucoup d'autres caractéristiques et
vous n'allez pas faire de la phylogénie, ce n'est pas le but, vous n'êtes pas un SVT.
00:46:26 Participant 1 : Mais on a aussi ce mouvement qui ne peut pas être fait par tous les primats.
00:46:31 Participant 1 : On a des déverrouillages, des déblocages qui se font au fur et à mesure de notre
évolution et suite aux différentes égrudations.
00:46:42 Participant 1 : Donc 4,2 à 3,9 millions d'années, une taille d'1,40 m, on a des individus qui sont
un petit peu plus grands, un poids un petit peu plus imposant, avec une musculature un petit
peu plus imposante, on est aux alentours des 50 kg.
00:46:57 Participant 1 : Des individus qui vont être localisés au Kenya et en Tanzanie.
00:47:05 Participant 1 : L'évolution dans un habitat arboré.
00:47:11 Participant 1 : Aucune connaissance de la maîtrise du feu et des outils non plus pour
Anamelsis.
00:47:22 Participant 1 : Quand je vous présente comme ça des fiches qui résument un petit peu les
données et que vous avez des localisations, ce n'est pas anodin.
00:47:33 Participant 1 : Vous, vous allez les apprendre par cœur et vous allez me les recracher dans le
cours.
00:47:36 Participant 1 : Ça me fait plaisir.
00:47:37 Participant 1 : Mais ce que j'aimerais vous donner, parce que recracher du par cœur c'est bien,
mais je voudrais que vous essayiez d'avoir un raisonnement sur les liens.
00:47:45 Participant 1 : Si je retrouve des individus uniquement au Kenya, cela signifie qu'on a des
groupes qui sont concentrés sur un territoire.
00:47:52 Participant 1 : Si je commence à retrouver des espèces, des individus qui sont au Kenya, en
Tanzanie, Afrique du Sud, Maroc, peu importe, d'accord ?
00:48:01 Participant 1 : Ça veut dire qu'on a une diffusion des groupes.
00:48:03 Participant 1 : Ça veut dire qu'on a une population plus importante.
00:48:07 Participant 1 : Et ça veut dire qu'on occupe différents espaces.
00:48:10 Participant 1 : Ça signifie que les espèces commencent à être en capacité de s'adapter à
différents milieux.
00:48:17 Participant 1 : Et quand on commence à s'adapter à différents milieux, on voit d'autres choses.
00:48:21 Participant 1 : On se nourrit différemment, on évolue différemment, on grimpe différemment,
on bouge différemment.
00:48:27 Participant 1 : D'accord ?
00:48:28 Participant 1 : Donc, c'est ce que j'aimerais que vous compreniez, ce que j'aimerais que vous
retranscriviez dans vos copies.
00:48:33 Participant 1 : Ce n'est pas uniquement de me dire qu'à la Mensis, on le retrouve en Tanzanie et
au Kenya.
00:48:37 Participant 1 : Très bien, je le sais, je vous l'ai dit.
00:48:38 Participant 1 : D'accord ?
00:48:39 Participant 1 : Essayez de faire des liens entre les espèces.
00:48:42 Participant 1 : Essayez de trouver des différences, des points communs sur les occupations, sur
les modes alimentaires, sur les modes de déplacement.
00:48:50 Participant 1 : D'accord ?
00:48:51 Participant 1 : C'est ça que j'attends de vous.
00:48:53 Participant 1 : Ok ?
00:48:55 Participant 1 : Le par cœur, ça ne paiera peut-être pas.
00:48:58 Participant 1 : Mais sûrement pas.
00:49:01 Participant 1 : Ok ?
00:49:05 Participant 1 : J'espère.
00:49:05 Participant 1 : J'espère que vous enregistrez ce que je vous dis.
00:49:08 Participant 1 : Je ne parle pas pour les...
00:49:11 Participant 1 : Allez, on passe à une copine, une copine australopithèque qui s'appelle
Afarensis.
00:49:18 Participant 1 : Pourquoi une copine ?
00:49:19 Participant 1 : Parce que l'illustration présente Lucie, notre fameuse australopithèque, un des
plus célèbres australopithèques découverts par notre ami Yves Coppens.
00:49:37 Participant 1 : Donc un petit Australopithèque, Australopithecus afarensis, on est toujours chez
les Australopithèques, on est toujours sur la même branche.
00:49:45 Participant 1 : Cette découverte est réalisée en 1974 dans la vallée de la Phare, suite à une
campagne internationale qui est menée par Donald Johanson, Maurice Taep et Yves Coppens.
00:50:01 Participant 1 : Yves Coppens, c'est notre ami paléo-anthropologue français qui nous a quittés il
y a peu,
00:50:11 Participant 1 : qui a réalisé cette découverte en commun avec ses deux autres collègues.
00:50:16 Participant 1 : Son espèce ne va pas être reconnue de suite.
00:50:19 Participant 1 : Elle est reconnue en 78.
00:50:20 Participant 1 : Alors, un instant.
00:50:33 Participant 1 : Je ne sais pas si on a le...
Donc, reconnue en 78.
00:50:35 Participant 1 : Et son petit nom vient...
Alors, vous aimez l'enregistrement ?
00:50:40 Participant 1 : C'est la chanson des Beatles.
00:50:47 Participant 1 : On n'entend rien.
00:50:48 Participant 1 : Je ne sais pas comment on est le son sur ces engins.
00:50:51 Participant 1 : Il y a tellement de boutons que...
Est-ce que si je fais ça ?
00:50:56 Participant 1 : Non, ça, ça fait quoi ?
00:51:04 Participant 1 : Et ça, ça fait quoi ?
00:51:07 Participant 1 : Rien.
00:51:10 Participant 1 : Ils ont mis des télécommandes avec des plus et des moins.

00:51:19 Participant 1 : Vous entendez, vous avez de bonnes oreilles.


00:51:23 Participant 1 : C'est juste pour la petite histoire.
00:51:25 Participant 1 : Quoi ?
00:51:28 Participant 1 : C'est bon ?
00:51:29 Participant 1 : C'est moi qui n'entends pas en fait.
00:51:31 Participant 1 : J'avoue.
00:51:33 Participant 1 : Donc juste pour la petite histoire, elle est baptisée Lucie par rapport à la
chanson que des archéologues écoutaient sur le site Archeo, donc c'est pareil, c'est pour vous
marquer, c'est pas pour vous instruire à ce niveau-là, ça n'a pas de grande importance.
00:51:46 Participant 1 : Son squelette est complet à 40%, ça a un intérêt puisque jusque-là les possibles
anciens sont très mal conservés, très peu conservés, donc on a un squelette qui est pratiquement
complet, qui va nous permettre d'avoir de jolies reconstitutions.
00:52:03 Participant 1 : Donc voici une reconstitution de Lucie, on est sur un volume crânien de 450
cm3.
00:52:08 Participant 1 : On a un dimorphisme sexuel qui est très avéré, très important, très marqué.
00:52:20 Participant 1 : Une bipédie qui est permanente, avec une jolie petite démarche à chalouper que
je vous ai déjà montrée les fois précédentes, c'est-à-dire qu'elle balance.
00:52:34 Participant 1 : Une alimentation qui est plutôt basée sur un régime végétarien.
00:52:42 Participant 1 : Et c'est la première chez qui vous remarquerez que j'ai noté « probable
utilisation de l'outil ».
00:53:04 Participant 1 : Chaloupée, ça veut dire en balancier.
00:53:06 Participant 1 : Pour me ridiculiser par rapport à vous.
00:53:10 Participant 1 : En plus, j'ai mal.
00:53:11 Participant 1 : C'est mieux pour de bon.
00:53:12 Participant 1 : Donc, je ne vais pas trop surjouer.
00:53:14 Participant 1 : Je fais des essais sur vous quand j'essaie de marcher normalement en ce
moment.
00:53:17 Participant 1 : C'est-à-dire qu'elle marche comme ça.
00:53:20 Participant 1 : D'accord ?
00:53:20 Participant 1 : De façon chaloupée.
00:53:21 Participant 1 : Elle se balance.
00:53:23 Participant 1 : Parce qu'elle a une dimension de membre qui est quand même...
00:53:28 Participant 1 : qui est quand même différente de ce que l'on connaît sur Sapiens, donc elle se
balance.
00:53:32 Participant 1 : Mais je vous l'ai mis la vidéo, mais je vais vous la remettre, vous la rediffuser,
oui.
00:53:36 Et du coup, c'est sexe féminin ou masculin ?
00:53:39 Participant 1 : Féminin !
00:53:41 Participant 1 : Cet individu-là est féminin, d'accord ?
00:53:44 Participant 1 : Mais on a recensé par la suite d'autres individus masculins qui montrent une
différence de taille très importante.
00:53:51 Participant 1 : C'est pour ça que l'on parle de dimorphisme sexuel.
00:53:53 Participant 1 : On a une morphologie en fonction du sexe mâle, du sexe femelle, féminin.
00:53:59 Participant 1 : Donc on a une morphologie qui est vraiment différente.
00:54:02 Participant 1 : Alors pas différente dans ses caractères, puisqu'ils appartiennent à la même
espèce.
00:54:05 Participant 1 : Différente dans sa dimension, d'accord ?
00:54:11 Participant 1 : Comme chez nous.
00:54:14 Participant 1 : Après, le dimorphisme, on le retrouve chez d'autres individus que les primates.
00:54:19 Participant 1 : Chez le chien, généralement, entre un mâle et une femelle, la femelle est plus
petite que le mâle.
00:54:26 Participant 1 : de façon générale, d'accord ?
00:54:28 Participant 1 : Donc ça, ça concerne 90% des individus.
00:54:32 Participant 1 : Du coup, on parle du dimensionnement.
00:54:33 Participant 1 : D'accord ?
00:54:34 Participant 1 : On a plus ou moins marqué.
00:54:35 Oui, parce qu'il y a des espèces, bon, des espèces à part qui ont un dysmorphisme où les
femelles, elles ont beaucoup plus de...
Elles sont plus imposantes.
00:54:44 Comme les hyènes, je crois.
00:54:46 Participant 1 : Tout à fait.
00:54:47 Participant 1 : Après, on a chez les suricates aussi, c'est différent.
00:54:51 Participant 1 : On a plusieurs espèces comme ça où on a des différences mais qui sont
marquées à l'inverse.
00:54:56 Participant 1 : Mais quand je parle de dimorphisme sexuel, ça veut dire qu'on arrive à
distinguer les mâles des femelles.
00:55:01 Participant 1 : Et de façon générale, les mâles sont plus grands.
00:55:04 Participant 1 : Donc chez Lucie, on termine à quelle heure ?
00:55:11 Participant 1 : À 10h30.
00:55:13 Participant 1 : Chez Lucie, on va retrouver un fémur qui a une morphologie sphérique.
00:55:25 Participant 1 : Non, mais au fond, je vais enlever les diapos.
00:55:29 Participant 1 : Je vais parler sans diapos.
00:55:32 Participant 1 : Comme si je n'avais pas déposé des supports.
00:55:36 Participant 1 : Oui, mais quoi ?
00:55:38 Participant 1 : Mais recopiez.
00:55:39 Participant 1 : Vous n'avez qu'à m'écouter et recopier ce que je dis.
00:55:44 Participant 1 : Je vais sévir.
00:55:45 Participant 1 : Je vais enlever des points à chaque photo.
00:55:49 Participant 1 : Allez !
00:55:50 Participant 1 : N'ayez pas peur, les jeunes.
00:55:52 Participant 1 : Recopiez.
00:55:53 Participant 1 : Il n'y a rien à recopier, là.
00:55:54 Participant 1 : Qu'est-ce que vous voulez recopier ?
00:55:58 Participant 1 : Vous cherchez sur le net.
00:56:00 Participant 1 : Toutes les illustrations que je dépose se trouvent sur le net.
00:56:03 Participant 1 : Je ne vous donnerai pas les souris bio, mais vous trouvez tout ce que vous voulez
sur le net.
00:56:09 Participant 1 : C'est formidable.
00:56:09 Participant 1 : C'est un bel outil quand on sait l'utiliser.
00:56:13 Participant 1 : Allez.
00:56:16 Participant 1 : On a une morphologie du fémur qui est identique, mais un bassin qui est un petit
peu plus large chez Lucie.
00:56:22 Participant 1 : Une inclinaison du fémur qui ressemble à l'inclinaison du fémur humain, le
sapiens.
00:56:29 Participant 1 : Donc on a des choses qui sont très comparables, des caractères qui sont très
comparables.
00:56:35 Participant 1 : Si je continue au niveau de la phalange,
00:56:41 Participant 1 : vous avez Afarensis en haut, Sapiens au milieu, et Pantroglodite en bas.
00:56:48 Participant 1 : On se rend compte que
00:56:49 Participant 1 : si l'on observe un petit peu la morphologie de la phalange, qu'elle est un petit
peu plus rectiligne chez Lucie que chez Pantroglody.
00:56:58 Participant 1 : Donc pareil, ce sont des indications orientant vers le fait qu'elle est moins
arboricole que les précédents que nous avons.
00:57:11 Participant 1 : Donc on a une espèce plutôt bipède, peu arboricole,
00:57:22 Participant 1 : avec une morphologie qui s'apparente à celle d'un chimpanzé.
00:57:26 Participant 1 : Au niveau de la datation, on est entre 4,1 et 2,9 millions d'années.
00:57:38 Participant 1 : Et une taille comprise entre 1 mètre et 1,35 mètre.
00:57:50 Participant 1 : Apharensis est inférieur à anamensis, 30 à 45 kg.
00:57:55 Participant 1 : On retrouve cette espèce en Afrique orientale et cette espèce évolue dans un
milieu arboré et humide.
00:58:12 Participant 1 : Nous n'avons pas de traces d'utilisation du feu.
00:58:16 Participant 1 : Et pour les outils, j'ai toujours noté probable à côté et on va voir pourquoi par la
suite.
00:58:42 Participant 1 : Ah mince, ce n'est pas la vidéo, je croyais que c'était la vidéo.
00:58:45 Participant 1 : Vous voulez que je vous remette Lucie Chaloupé ?
00:58:48 Participant 1 : Non, c'est bon ?
00:58:49 Participant 1 : Je l'ai tellement bien mimé que ce n'est plus la peine.
00:58:51 Participant 1 : Voilà, c'est ça.
00:58:54 Participant 1 : Donc, comparaison morphologique au niveau de la taille entre un chimpanzé et
Lucie, voilà ce que ça donne.
00:59:00 Participant 1 : D'accord ?
00:59:05 Participant 1 : Donc, elle a toujours des membres supérieurs qui sont relativement longs, mais
moins longs que ceux de Toumaï et d'Ororine, par exemple.
00:59:15 Participant 1 : Alors, en complément de Lucie, on a retrouvé un autre individu rattaché à la
même espèce, que l'on a appelé la petite Lucie, qui est aussi un australopithèque à Farencis, et
elle s'appelle Célane.
00:59:31 Participant 1 : C'est aussi un individu de sexe féminin.
00:59:35 Participant 1 : C'est un enfant, cette fois, qui est mort à l'âge de 3 ans.
00:59:39 Participant 1 : et qui est daté de 3,3 millions d'années.
00:59:42 Participant 1 : Donc on rattache cet individu à la même espèce, on est toujours sur Apparences,
et cet individu va venir compléter les informations qui étaient déjà données par
Australopithèque, par Lucie, par notre premier Australopithèque.
00:59:57 Participant 1 : Donc ces lames, elles sont découvertes en 2000, sur le site de Dikika,
01:00:07 Participant 1 : Éthiopie et vous voyez au niveau de la localisation on n'est pas très loin de
Lucie.
01:00:21 Participant 1 : On est aussi sur les berges d'un fleuve sur la rive opposée de là où a été
découverte Lucie et à l'époque de
01:00:36 Participant 1 : De l'évolution de ces lames, on a un paysage qui est un paysage de savane
arborée.
01:00:46 Participant 1 : Dans lequel on va retrouver des vestiges qui sont identifiés comme étant du
rhinocéros blanc, des girafes et des crocodiles.
01:00:56 Participant 1 : Donc on a une information sur la faune.
01:01:17 Participant 1 : niveau de la dimension de ces lames on est sur 40 cm environ c'est pas un
individu de grande dimension voici ce que l'on retrouve
01:01:44 Participant 1 : comme partie du squelette et la reconstitution de ses lames.
01:01:48 Participant 1 : On va retrouver une homoplate qui va attester de la musculature imposante,
donc du déplacement encore dans les arbres.
01:02:04 Participant 1 : une cage thoracique avec un trou occipital et un trou occipital, pardon, qui
atteste d'une bipédie, des phalanges relativement courbes, un crâne de petite capacité crânienne
et un fémur qui atteste d'une bipédie.
01:02:27 Participant 1 : Alors, je sais que ce n'est pas très lisible.
01:02:29 Participant 1 : Il y en a parmi vous qui rigotent, disons à Mikaïe.
01:02:33 Participant 1 : un fumier, une homoplate.
01:02:34 C'est pas moi qui vous dit.
01:02:38 Le cou enfoncé, il atteste d'une certaine courbure.
01:02:42 Participant 1 : C'est pareil, ça atteste de la bipédie.
01:02:44 Participant 1 : Je ne vous ai pas tout développé, mais on a une morphologie de la colonne
vertébrale qui est très bien avérée, qui est très bien identifiable et que l'on rattache à la bipédie.
01:02:53 Participant 1 : Ça fait plusieurs éléments qui sont rattachés à la bipédie et une homoplate qui,
par contre,
01:02:59 Participant 1 : le rattache, rattache l'individu au fait qu'il se basculait un petit peu aux arbres.
01:03:03 Participant 1 : Alors c'est pas à trois ans, on se balance pas forcément sur les arbres, mais c'est
la morphologie des os qui montre déjà qu'on a une caractéristique qui va se développer pour...
01:03:16 Participant 1 : pour le déplacement arboricole.
01:03:18 Participant 1 : Donc on garde les deux caractéristiques sur l'espèce, en fait.
01:03:21 Participant 1 : La bipédie et le déplacement arboricole.
01:03:24 Participant 1 : C'est-à-dire qu'on n'a pas encore, on n'est pas encore entièrement bipède.
01:03:29 Participant 1 : Ça n'enlève pas, ces éléments n'enlèvent pas, ne retiennent rien à la bipédie, à
l'hypothèse de la bipédie originelle.
01:03:41 D'accord ?
01:03:44 Participant 1 : Et pour la morphologie des pieds, c'est pareil, on a une voûte plantaire et une
morphologie qui atteste d'une bipédie.
01:04:05 Participant 1 : Donc au final, pour finir sur cette espèce,
01:04:10 Participant 1 : on va avoir un volume crânien compris entre 330 et 430 cm³, des caractères qui
sont dits préhumains, mélangés à des caractères simiès, caractères préhumains pour la partie
inférieure, notamment concernant la bipédie,
01:04:37 Participant 1 : et des caractères qui sont dits signes, notamment concernant la partie supérieure
du corps, y compris l'omoplate.
01:04:57 Participant 1 : Donc certains chercheurs pensent que la morphologie des membres supérieurs
01:05:05 Participant 1 : est un reliquat d'ancêtres, c'est-à-dire des résidus, des restes d'individus plus
anciens, comme le coccyx ou les dents de sagesse que nous avons, qui sont des reliquats, des
restes, des caractéristiques
01:06:04 Participant 1 : On est bon les jeunes ?
01:06:07 Participant 1 : Allez, là je vais passer, on s'affiche.
01:06:16 Participant 1 : Australopithécus sediba, on va voir.
01:06:27 Participant 1 : Sediba, il fait des bas, il nous embête.
01:06:49 Participant 1 : Vous la mettrez en ligne, je crois que vous n'entendez rien.
01:07:04 Participant 1 : Je n'en vois rien, vous savez quoi ?
01:07:06 Participant 1 : À part le coupon éteint.
01:07:10 Participant 1 : Je n'en vois pas un autre.
01:07:15 On doit pouvoir le dire avec la télécommande, mais où ?
01:07:36 Participant 1 : C'est quelqu'un qui veut venir voir.
01:07:38 Participant 1 : Je suis preneuse.
01:07:44 Participant 1 : Je vous la mettrai en ligne.
01:07:47 Participant 1 : Je vous la laisse défiler juste pour les images.
01:07:49 Participant 1 : Je vous mettrai un lien.
01:07:56 Participant 1 : Là, pour les images, c'est un sapiens qui porte des lunettes.
01:08:04 Participant 1 : On verra
01:08:06 Participant 1 : J'essaie de vous la retrouver en ligne.
01:08:09 Participant 1 : Donc, Cédiba, il a quelques caractères intéressants.
01:08:15 Participant 1 : Je vous mettrai et la vidéo, enfin, j'essaie de vous retrouver la vidéo et la diapo
en ligne.
01:08:21 Participant 1 : On passe relativement vite.
01:08:22 Participant 1 : Je vais passer à l'outillage.
01:08:23 Participant 1 : Comme ça, la semaine prochaine, je vous descends les outils.
01:08:26 Participant 1 : Allez, Cédiba, on évase.
01:08:32 Participant 1 : Je vous ai dit tout à l'heure.
01:08:36 Participant 1 : que en ce qui concerne Australopithécus afarensis, on a éventuellement
l'utilisation d'outils, d'accord ?
01:08:44 Participant 1 : Pourquoi ?
01:08:45 Participant 1 : Parce que vous avez vu qu'on est sur une période aux alentours des 3,5, 4
millions d'années, d'accord ?
01:08:55 Participant 1 : On a des preuves d'utilisation d'outils en pierre qui ont été recensées en Afrique.
01:09:01 Participant 1 : Dans les années 2010, on va retrouver des preuves d'utilisation d'outils en pierre,
c'est-à-dire qu'on n'a pas retrouvé les outils en pierre dans un premier temps.
01:09:10 Participant 1 : Dans les années 2010, on a retrouvé 12 marques sur des ossements, 12 traces sur
des ossements qui appartiennent à des animaux sur le site de Dikika dont on a fait état tout à
l'heure.
01:09:25 Participant 1 : Au départ, quand on a retrouvé ces traces, les chercheurs qui ont retrouvé ces
traces, les ont identifiées comme étant des traces de découpe animale.
01:09:36 Participant 1 : Sauf que les équipes adverses, comme d'habitude, ça fait débat, et les équipes
adverses vont venir essayer de contrecarrer cette hypothèse.
01:09:44 Participant 1 : Donc, on a deux hypothèses.
01:09:46 Participant 1 : Soit ces ossements, ces entailles présentes sur ces ossements sont clairement...
01:09:55 Participant 1 : issus de l'utilisation d'antilles en pierre, soit ces entailles, ces traces sur ces
ossements sont issus d'utilisations, de fractures ou en tout cas de traces, sont des traces
accidentelles laissées par des débris de pierre, le fait de marcher sur les ossements ou encore
des traces d'animaux ayant chopé les ossements, les vestiges
01:10:24 Participant 1 : Au total, on a 4 minossements qui proviennent d'un même dépôt et sur ces 4
minossements, on a 450 marques sous forme d'entailles sur ces vestiges osseux.
01:10:44 Participant 1 : Pour affirmer ou non le fait que ces traces soient laissées par des outils, il y a eu
des expériences, ce que l'on appelle de l'archéologie expérimentale.
01:10:56 Participant 1 : C'est-à-dire qu'on a pris des ossements d'animaux, enfin même pas des
ossements, on a pris des vestiges animaux avec encore de la chair, et on a essayé de découper
cette chair sur les animaux avec des outils en pierre.
01:11:11 Participant 1 : boeuf et je m'amuse à faire des découpes avec des outils en pierre et j'essaye de
voir au niveau de l'ossement ce que ça donne comme entaille.
01:11:21 Participant 1 : Donc l'expérimentation, le travail expérimental, c'est un travail qui se fait en
archéologie sur différents domaines, l'habitat, l'alimentation, les cuissons culinaires, le feu, etc.

01:11:33 Participant 1 : ont donné ces résultats.


01:11:35 Participant 1 : Les premières photos sont issues de
01:11:41 Participant 1 : d'entailles réalisées avec des outils en pierre, donc ce sont des entailles qui
donnent des rainures en forme de V assez profondes et très nettes.
01:11:50 Participant 1 : Donc avec un profil en V assez profondes et très nettes.
01:11:55 Participant 1 : On a essayé aussi de faire des marques en piétinant des ossements, en mettant
des caloules dessus, etc.
01:12:04 Participant 1 : Et les marques n'étaient pas assez profondes ni très nettes sur les vestiges.
01:12:11 Participant 1 : Et on a aussi comparé ces traces à des marques de dents laissées par des
crocodiles sur des ossements qui décharment leurs proies pour pouvoir comparer.
01:12:24 Participant 1 : On se rend bien compte que les traces laissées par les crocodiles, c'est la
photographie d'en dessous, avec les traces laissées par des incisions de roches, sont
complètement différentes.
01:12:34 Participant 1 : Or, il est très clair qu'au microscope électronique et après avoir comparé les 450
traces sur les ossements de saules identifiés à Dikika, on est sur des ossements qui ont été
découpés volontairement avec des outils en pierre.
01:12:50 Participant 1 : Quand cette découverte est faite et que les travaux expérimentaux attestent une
utilisation d'outils en pierre, cela signifie qu'on bouleverse les données archéologiques.
01:13:01 Participant 1 : Cela signifie qu'aux alentours de 3 millions d'années,
01:13:06 Participant 1 : les espèces qui occupent ce territoire, Dikika, sont en capacité d'utiliser les
outils.
01:13:13 Participant 1 : Je vous rappelle qu'à 3 millions d'années, à Dikika, 3,3 millions d'années, qui on
a?
01:13:23 Participant 1 : On a Selam.
01:13:25 Participant 1 : Donc on a au moins des preuves d'occupation du territoire par Australopithèque
à Farencis.
01:13:34 Participant 1 : ce qui commence à mettre la puce à l'oreille aux chercheurs.
01:13:36 Participant 1 : Mais, pour convaincre les chercheurs, il en faut toujours plus, surtout quand on a
des équipes qui s'opposent sur les premières découvertes, etc.
01:13:45 Participant 1 : Donc, les recherches ont continué, et en 1997, on a une autre découverte, enfin,
on avait une découverte plus ancienne, puisque les ossements avec les traces datent de 2010,
d'accord, sont découverts en 2010, mais avant ça,
01:14:03 Participant 1 : Un autre groupe de chercheurs, en 1997, avait trouvé des éléments sur un site de
fouilles qui s'appelle Loka Lele, des éléments de pierre.
01:14:15 Participant 1 : Ces éléments de pierre, pour vous, ne vont pas être très parlants.
01:14:19 Participant 1 : C'est pour ça que je voulais vous porter du matériel.
01:14:22 Participant 1 : Je vous les porterai la prochaine fois.
01:14:25 Participant 1 : À proximité du lac Turkana, on va retrouver 466 artefacts.
01:14:31 Participant 1 : c'est-à-dire 366 vestiges en pierre retrouvés, recensés et identifiés comme
appartenant à des outils.
01:14:41 Participant 1 : Ces outils vont être identifiés très clairement par les chercheurs et ils
correspondent à ce que l'on appelle, nous en archéologie, l'industrie lithique.
01:14:52 Participant 1 : L'industrie lithique,
01:14:55 Participant 1 : C'est-à-dire, ça regroupe tous les objets que l'on puisse trouver qui sont en roche
fabriqués par la main de l'homme ou d'individus rattachés à la lumière.
01:15:08 Participant 1 : J'entends par industrie mythique de la roche qui a été taillée volontairement pour
créer un outil.
01:15:18 Participant 1 : Un bloc de roche brut n'appartient pas à l'industrie mythique.
01:15:22 Participant 1 : Un bloc de roche taillé qui a une forme particulière qui est utilisé comme outil
appartient à l'industrie lithique.
01:15:30 Participant 1 : Donc on a retrouvé plus de 460 objets qui sont rattachés à de l'outillage,
d'accord ?
01:15:39 Participant 1 : Cet outillage a été comparé à d'autres outils que l'on connaît, un petit peu moins
anciens, et cet outillage est intéressant parce qu'il correspond à un raisonnement logique de
fabrication.
01:15:54 Participant 1 : Ce n'est pas simplement un caillou qu'on a prélevé au sol et qu'on a utilisé pour
casser une carcasse animale.
01:16:04 Participant 1 : Ça, c'était une première donnée.
01:16:06 Participant 1 : En 2011,
01:16:08 Participant 1 : On retrouve aussi des outils, cette fois, non pas datés de 2,3 millions d'années,
mais datés de 3,3 millions d'années.
01:16:17 Participant 1 : On remonte d'un million d'années dans le temps.
01:16:20 Participant 1 : Sur un autre site qui s'appelle Zometli, on est toujours en Afrique, on est au
Kenya, et cette fois, il n'y a plus aucun doute.
01:16:29 Participant 1 : On retrouve des outils très anciens, datés de 3,3 millions d'années,
01:16:36 Participant 1 : toujours à proximité du lac Turcana.
01:16:40 Participant 1 : Et ces outils ne font plus du tout débat.
01:16:43 Participant 1 : C'est-à-dire qu'on ne peut plus imaginer que ce sont des traces éventuelles, etc.
01:16:50 Participant 1 : Ce sont vraiment des outils.
01:16:50 Participant 1 : Donc pour la vidéo, je vous la déposerai aussi en ligne.
01:16:53 Participant 1 : Voilà à quoi ça ressemble.
01:16:54 Participant 1 : Alors pareil, vous allez dire « Michael, elle est gentille, on la croit sur parole.
01:16:58 Participant 1 : » Pour moi, ce n'est pas un outil.
01:16:59 Participant 1 : Je vous montrerai à quoi ça ressemble la prochaine fois.
01:17:02 Participant 1 : Donc pas la semaine prochaine, la fois suivante.
01:17:05 Participant 1 : Ce sont des blocs de pierre qui ont subi des transformations volontaires.
01:17:09 Participant 1 : A première vue, ça ressemble à un caillou.
01:17:12 Participant 1 : Banal.
01:17:13 Participant 1 : Effectivement.
01:17:14 Participant 1 : Vous allez me dire, ben ouais, ouais.
01:17:15 Participant 1 : C'est des cailloux, je descends là, au bord de la rivière, et j'en trouve 10 000,
moi.
01:17:19 Participant 1 : Eux, ils en ont trouvé 460, moi, je suis foutue d'en trouver 10 000, d'accord ?
01:17:23 Participant 1 : Sauf que ces cailloux, ils ont ce que l'on appelle des points d'impact.
01:17:28 Participant 1 : Ces points d'impact, alors ils sont représentés ici, je ne sais pas si on les voit.
01:17:33 Participant 1 : Ils sont représentés par des petites flèches.
01:17:37 Participant 1 : Ce sont effectivement des cailloux qui sont grossiers, ils tiennent dans la paume
de la main, hein.
01:17:41 Participant 1 : Et ces cailloux, ils ont ces points d'impact ici et ici, d'accord ?
01:17:48 Participant 1 : Des points d'impact ici, ça veut dire qu'à chaque flèche, je ne sais pas si vous les
voyez du fond, à chaque flèche correspond ce que l'on appelle un enlèvement.
01:17:58 Participant 1 : Quand je prends un bloc de pierre et j'utilise une autre pierre et que je frappe
dessus, je crée un point d'impact, d'accord ?
01:18:06 Participant 1 : Et j'ai des éléments qui se détachent.
01:18:09 Participant 1 : Ça ne peut pas être naturel.
01:18:12 Participant 1 : vous le verrez quand je vous ferai des démonstrations, non seulement ça ne peut
pas être naturel, mais en plus, avant d'arriver à cogner sur la roche, les individus qui ont
fabriqué ces outils ont choisi des roches particulières, des natures de roches particulières.
01:18:28 Participant 1 : Si on fait un saut au bord de la rivière tous ensemble, que vous n'avez aucune
connaissance du milieu, et aucune connaissance des roches que vous avez sous les yeux, et que
je vous demande de fabriquer des outils,
01:18:40 Participant 1 : Vous allez prendre des pierres et vous allez commencer à les casser, à cogner
l'une contre l'autre.
01:18:44 Participant 1 : Je vais vous donner une information.
01:18:46 Participant 1 : Je vais vous dire qu'il faut prendre deux pierres et frapper l'une contre l'autre
pour fabriquer des outils.
01:18:51 Participant 1 : Donc, comme des idiots, que nous sommes tous sapiens modernes, on va
prendre des cailloux.
01:18:55 Participant 1 : Bon, celui-là, il est pas mal.
01:18:57 Participant 1 : Il est beau, lui.
01:18:57 Participant 1 : Tiens, il frappe l'un sur l'autre.
01:18:58 Participant 1 : D'abord, une bonne forme pour frapper l'un sur l'autre.
01:19:01 Participant 1 : Je vais cogner comme un débile.
01:19:03 Participant 1 : D'accord ?
01:19:03 Participant 1 : Comme une débile, en l'occurrence.
01:19:05 Participant 1 : Je vais cogner.
01:19:06 Participant 1 : Et ça va se casser ou ça ne va pas se casser.
01:19:09 Participant 1 : Ça me fait mal à la main, je vais recevoir les ondes de choc dans la main, ça me
fait mal au bras, parce que déjà, je n'aurais pas choisi les bonnes roches.
01:19:19 Participant 1 : Ça veut dire qu'avant d'arriver là, à 3,3 millions d'années.
01:19:23 Participant 1 : Ils ont fabriqué des outils, ils ont frappé au bon endroit pour fabriquer des outils,
pour rendre une roche tranchante, pour lui donner une forme souhaitée.
01:19:32 Participant 1 : Mais avant cela, ils ont déjà eu connaissance de quelle roche utiliser.
01:19:36 Participant 1 : Ça veut dire que s'il y a 3 millions d'années, 3,3, ils fabriquent ce genre d'outils,
bien avant, ils fabriquaient ce genre d'outils.
01:19:44 Participant 1 : C'est pas possible que du jour au lendemain, on est bien d'accord.
01:19:47 Participant 1 : Si on fait l'expérience, qu'on descend à la rivière...
01:19:50 Participant 1 : On est bien d'accord qu'il ne vous faut pas un mois pour savoir quelle roche se
prend.
01:19:54 Participant 1 : Il faut plus longtemps.
01:19:55 Participant 1 : Il faut beaucoup plus de temps d'apprentissage.
01:19:59 Participant 1 : Et avant d'arriver à ça, je vous prie de croire qu'on est loin derrière eux.
01:20:04 Participant 1 : Donc ça veut dire que, pour l'instant, archéologiquement parlant, les plus
anciens outils retrouvés sont datés de 3,3 millions d'années.
01:20:15 Participant 1 : Logiquement...
01:20:18 Participant 1 : On devrait trouver des outils plus anciens.
01:20:20 Participant 1 : Ce dont on est sûr, c'est qu'à 3,3 millions d'années, sur les rives du lac Turkana,
on a Australopithèque à Farencis.
01:20:30 Participant 1 : Donc, le lien est vite fait.
01:20:33 Participant 1 : Australopithèque a les pousses opposables, il est bipède, il libère ses mains, il
arboricole, mais pas trop.
01:20:39 Participant 1 : D'accord ?
01:20:40 Participant 1 : on suppose très fortement que ces premiers australopithèques étaient en capacité
de fabriquer des outils.
01:20:46 Participant 1 : Alors pour vous, ça n'a pas un gros intérêt.
01:20:48 Participant 1 : Vous allez dire, ouais, c'est bien, super, on a appris qu'australopithèques, c'est
fabriquer des outils.
01:20:52 Participant 1 : Mais pour la communauté scientifique, ça faisait quand même 60 ans qu'on
disait qu'Omuabili, c'était le premier à savoir fabriquer des outils.
01:20:59 Participant 1 : D'accord ?
01:21:00 Participant 1 : Donc dans la communauté scientifique, ça va faire des pas et ça va créer...
01:21:08 Participant 1 : une nouveauté, une information supplémentaire sur la connaissance de la
maîtrise technique et de l'utilisation de la main.
01:21:16 Participant 1 : Vous avez des questions, les jeunes ?
01:21:21 Participant 1 : Pas de questions ?
01:21:22 Participant 1 : Allez, je vous laisse partir.
01:21:38 Merci.

Vous aimerez peut-être aussi