Caractéristiques d'Aurorine Tujenensis
Caractéristiques d'Aurorine Tujenensis
Caractéristiques
Âge : Environ 6 millions d'années
Vestiges découverts : Dents, fémur, fragments d'humérus, phalanges, fragments de crâne
Bipédie : Confirmée en mars 2008 par des chercheurs américains
Taille et Poids : Entre 1,15 m et 1,25 m, poids entre 30 et 45 kg
Habitat : Arboré
Utilisation d'Outils et de Feu : Aucune preuve
Comparaisons et Analyses
Denture :
Canines : Diminution par rapport aux chimpanzés et Ardipithecus
Molaires : Petites et carrées, émail plus épais
Mandibules : Morphologie proche de celle des sapiens
Humérus : Crête latérale profonde, force musculaire pour grimper
Phalanges :
Distales : Planes, appréhension fine, pouce opposable
Première phalange : Incurvée, proche des australopithèques
Fémur :
Tête sphérique : Indique bipédie
Dimorphisme sexuel : Fémur masculin
Conclusions Archéologiques
Hybridation : Caractères mélangés entre humains et australopithèques
Bipédie : Confirmée par morphologie du fémur
Dimorphisme sexuel : Présent
Remarques
Technologies modernes : Scanners, radiographies, 3D, drones
Absence de déformation des mains : Contrairement aux gorilles
Prochaines Étapes
Matériel : Visite au labo prévue
Cours : Reprise la semaine d'après
Introduction
La réunion a porté sur l'étude des gorilles et des espèces anciennes de la lignée humaine, notamment Aurorine, Ardipithecus
ramidus, Australopithecus anamensis, et Australopithecus afarensis.
Points Discutés
Gorilles
Imitation et Bipédie : Imitation des comportements humains, bipédie observée
Interprétation des Empreintes : Difficulté à déterminer la bipédie permanente
Ardipithecus ramidus
Âge : 4,4 millions d'années
Taille : Environ 1,10 m à 1,20 m
Localisation : Afrique orientale
Habitat : Savane ouverte
Régime Alimentaire : Omnivore
Utilisation d'Outils et de Feu : Aucune preuve
Australopithecus anamensis
Âge : Entre 4,2 et 3,9 millions d'années
Taille et Poids : 1,40 m, environ 50 kg
Localisation : Kenya et Tanzanie
Habitat : Arboré
Utilisation d'Outils et de Feu : Aucune preuve
Australopithecus afarensis
Âge : Découverte en 1974, reconnue en 1978
Taille et Poids : Squelette complet à 40%, volume crânien de 450 cm³
Localisation : Vallée de la Phare
Habitat : Arboré
Régime Alimentaire : Végétarien
Utilisation d'Outils : Probable
Dimorphisme Sexuel : Très marqué
Dimorphisme Sexuel
Différence de taille : Mâles généralement plus grands
Exceptions : Hyènes et suricates
Généralité : 90% des individus suivent cette règle
Australopithèque Sediba
Caractères intéressants : À voir en ligne
Utilisation d'Outils
Preuves :
12 marques sur ossements à Dikika (2010)
450 marques sur 4 ossements
Expériences archéologiques
Découvertes :
1997 : 466 artefacts à Loka Lele
2011 : Outils datés de 3,3 millions d'années à Zometli
Industrie lithique : Outils en pierre taillés
Conclusion
La réunion a permis de discuter des caractéristiques et des comportements des gorilles et des espèces anciennes de la lignée
humaine. Les discussions ont porté sur l'imitation, la bipédie, et l'interprétation des empreintes de pas. Des informations détaillées
ont été fournies sur Aurorine, Ardipithecus ramidus, Australopithecus anamensis, et Australopithecus afarensis, y compris leur âge,
taille, poids, localisation, habitat, régime alimentaire, et utilisation d'outils et de feu.
Retranscription
00:00:00 Participant 1 : Ok, de mémoire on s'était arrêté là-dessus.
00:00:06 Participant 1 : Alors on avait fini là-dessus, on continue avec un petit copain de Toumaille qui
s'appelle Aurorine Tujenensis.
00:00:16 Participant 1 : Je voulais vous prendre un peu de matériel mais mon bip ne fonctionnait pas,
j'ai pas pu ouvrir le labo.
00:00:20 Participant 1 : Donc si ça dépend où on arrive, soit on se déplace.
00:00:24 Participant 1 : Vous avez cours après moi ?
00:00:26 Participant 1 : Oui.
00:00:27 Participant 1 : Si on finit très tôt ?
00:00:30 Participant 1 : Si je décide qu'on finit très tôt, on fait un saut au labo.
00:00:32 Participant 1 : Sinon, je vous porterai du matériel la semaine prochaine.
00:00:37 Participant 1 : La semaine prochaine, je ne suis pas là.
00:00:38 Participant 1 : Vous avez raison.
00:00:39 Participant 1 : La semaine d'après.
00:00:41 Participant 1 : Bienvenue.
00:00:42 Participant 1 : Oui, on n'a pas cours.
00:00:44 Participant 1 : Le 3, on n'a pas cours.
00:00:48 Participant 1 : Donc, ce n'est pas grave.
00:00:49 Participant 1 : Ce sera pour la semaine d'après.
00:00:53 Participant 1 : Ça vous fait une pause.
00:00:54 Participant 1 : Aurorin thujinensis, c'est un petit copain qui a été appelé Millenium Men.
00:01:01 Participant 1 : Il est découvert dans les années 2000 par une équipe de chercheurs dont la
direction est prise par Brigitte Sénu et Martin Pickford qui sont paléontologues.
00:01:23 Participant 1 : Il y a plein de jolis noms comme ça, il y a plein de belles disciplines en
archéologie.
00:01:27 Participant 1 : Donc paléontologue.
00:01:31 Participant 1 : La découverte s'est faite sur la colline, sur les collines du Tujen, d'où le nom
Tujenensis, et on est au Kenya.
00:01:43 Participant 1 : Comme à chaque fois, derrière les petits noms qui sont donnés aux individus qui
sont identifiés, on a un lien avec la langue locale.
00:01:53 Participant 1 : Donc, Aurorine, en langue locale, signifie l'homme originel.
00:02:00 Participant 1 : C'est pour vous aider à retenir, en fait, la petite histoire.
00:02:04 Participant 1 : Ça n'a pas grand intérêt archéologiquement parlant, on est bien d'accord.
00:02:14 Participant 1 : Donc, Aurorine, vous voyez, il est identifié à droite de la vallée du Rift.
00:02:21 Participant 1 : puisqu'on en a parlé la semaine dernière.
00:02:24 Participant 1 : Avant la découverte de Toumaille, il est considéré, alors d'abord il y a eu Lucis,
une découverte qui a été effectuée dans les années 70, mais je ne vous donne pas l'ordre
chronologique de découverte, sinon ça va être très compliqué pour vous pour remettre les
éléments dans l'ordre.
00:02:40 Participant 1 : Je suis un ordre chronologique de l'âge des individus, d'accord ?
00:02:45 Participant 1 : En sachant qu'avant la découverte de Toumaille,
00:02:49 Participant 1 : On a eu Lucie dans les années 70, qui était considérée comme le plus vieil
ancêtre de l'homme.
00:02:54 Participant 1 : Puis, dans les années 2000, il y a eu Aurorim, qui était lui aussi considéré,
jusqu'à la découverte de Fumai, comme le plus ancien individu rattaché à la lignée humaine.
00:12:24 Participant 1 : Ces phalanges distales, si je les observe ici, donc vous avez de gauche à droite
plusieurs phalanges d'individus qui sont comparés, des phalanges de panthroglodytes, de
gorilles, de rorines, d'homo et d'oldevailles, d'un individu appelé oldevaille.
00:12:44 Participant 1 : hominidie numéro 7, peu importe, c'est un ensemble de phalanges qui sont
prélevés sur des fossiles, qui vont nous permettre de comparer des morphologies.
00:12:55 Participant 1 : Si on compare ces morphologies, on se rend compte que la morphologie des
phalanges distales d'Orori est ressemblante avec celle du genre homo et celle d'Oldevary.
00:13:08 Participant 1 : L'individu retrouvé à Oldebaille.
00:13:10 Participant 1 : Si vous regardez les autres, je ne sais pas si c'est très visible pour vous, je suis
désolée si la lumière vous embête.
00:13:17 Participant 1 : Ce qui est très ressemblant pour nous, ce qui nous importe, c'est vraiment cette
partie-là.
00:13:23 Participant 1 : Donc là, on est chez Aurorine.
00:13:25 Participant 1 : Vous voyez qu'ici, on a une partie, la pulpe, au niveau de la pulpe, des doigts,
qui est beaucoup moins plane sur les deux premiers individus.
00:13:35 Participant 1 : Et ici, on a une phalange, alors au niveau morphologique, sur le bas, on est à peu
près, alors sauf celle-ci, mais sur les quatre, on va être à peu près identiques.
00:13:43 Participant 1 : Par contre, sur le haut, on a une distinction très nette, puisque au niveau de la
pulpe, du toucher, on a une phalange, on a des phalanges qui sont beaucoup plus planes.
00:13:56 Participant 1 : Ces phalanges beaucoup plus planes, elles ont un intérêt pour nous en
archéologie, en anthropo-archéologie,
00:14:03 Participant 1 : C'est que ces phalanges planes permettent l'appréhension, l'appréhension fine.
00:14:09 Participant 1 : C'est ce qui est identifiable chez tous les primates récents, présents à l'heure
actuelle sur Terre, dont nous faisons partie.
00:14:22 Participant 1 : C'est que nous avons ces phalanges distales qui sont très planes et qui permettent
du coup d'avoir le pouce opposable.
00:14:31 Participant 1 : D'accord ?
00:14:32 Participant 1 : Le pouce opposable, c'est-à-dire qu'on peut positionner son pouce sur tous les
autres doigts de sa main.
00:14:38 Participant 1 : C'est ce qui nous donne une motricité fine.
00:14:42 Participant 1 : Elle est plus ou moins fine en fonction des espèces, mais cette motricité existe
chez les gorilles, chez les chimpanzés.
00:14:53 Participant 1 : C'est ce qui va nous permettre d'avoir cette possibilité de préhension de petits
objets et non pas uniquement de gros objets.
00:15:01 Participant 1 : Si on n'a pas cette possibilité de préhension, on va avoir des doigts beaucoup
plus longs qu'on ne pourra pas opposer à notre pouce et qui, du coup, vont nous embêter dans
la prise du mobilier, de la nourriture, des bâtons, etc.
00:15:17 Participant 1 : OK ?
00:15:20 Participant 1 : Ici, qu'est-ce que je vous ai mis ?
00:15:21 Participant 1 : Une petite restitution 3D de la phalange d'Aurore.
00:15:25 Participant 1 : Tout simplement pour vous montrer aussi qu'on va utiliser, vous le savez, la 3D
de nos jours, c'est très développé, mais qu'en archéologie, on va utiliser de multiples
disciplines, pas que des disciplines archéologiques.
00:15:36 Participant 1 : On va utiliser des scanners médicaux, on va utiliser des radiographies, on va
utiliser de la 3D, de la restitution graphique, on va utiliser du dessin.
00:15:45 Participant 1 : du relevé de plans, des drones, etc., pour que vous compreniez aussi qu'on utilise
une multitude de disciplines qui viennent se greffer à la théologie pour aider les archéologues
de terrain et de laboratoire à comprendre ce qui se passe au niveau de leurs vestiges
archéologiques.
00:16:04 Participant 1 : On va observer aussi, en plus de cette phalange distale, on va avoir la première
phalange qui va être identifiée,
00:16:15 Participant 1 : elle va nous montrer, contrairement à la phalange distale, qu'elle a une forme
courbe, qui ne se rapproche pas de sapiens, mais qui se rapproche plutôt des australopithènes.
00:16:28 Participant 1 : Ça signifie que si on a un mélange de première phalange incurvée, puis une
phalange distale plutôt plane, ça corrobore l'idée d'une hybridation que l'on retrouve au niveau
des dents, des dents plutôt carrées et planes comme chez Sapiens.
00:16:45 Participant 1 : mais avec un émail épais comme chez Australopithèque, d'accord ?
00:16:48 Participant 1 : Donc ça corrobore l'idée qu'on est rattaché à la lignée humaine, puisqu'on a des
caractères humains, mais qui sont encore ancrés, mélangés avec des caractères primitifs.
00:17:00 Participant 1 : Donc on a un individu, Aurorine, une espèce, puisqu'Aurorine est le plus
célèbre, mais il y en a d'autres qui appartiennent à la même espèce.
00:17:10 Participant 1 : On a un individu, une espèce, qui est à la fois arboricole,
00:17:17 Participant 1 : avec des caractères humains, avec la possibilité d'avoir l'appréhension fine.
00:17:23 Participant 1 : Ce qui intéresse les archéologues, c'est de savoir aussi si cet individu, si cette
espèce est bipède.
00:17:29 Participant 1 : Donc on continue dans l'exploration des vestiges osseux, et on va explorer cette
fois le fameux fémur,
00:17:37 Participant 1 : Donc ici, le fémur, rien d'extraordinaire, on a un fémur à tête sphérique, très
ronde, qui s'implique parfaitement dans un bassin de bipède, par comparaison avec sapiens,
donc en rouge aurorine, en bleu sapiens, par comparaison de morphologie de fémur, on est sur
de la bipédie, d'accord ?
00:18:00 Participant 1 : Donc un fémur à tête massive, relativement sphérique, un petit peu plus long
que celui d'Australopithèque qu'on va voir tout à l'heure, de Lucie, et qui évoque une bipédie
de façon certaine.
00:18:15 Participant 1 : En fonction de la morphométrie, de la dimension et de la forme du fémur, on
serait sur un fémur appartenant à un individu de sexe masculin.
00:18:30 Participant 1 : Alors ça, ça nous intéresse aussi parce qu'on va parler par la suite de ce que l'on
appelle le dimorphisme sexuel.
00:18:36 Participant 1 : C'est-à-dire, est-ce qu'au sein d'une espèce, on a un dimorphisme sexuel ?
00:18:40 Participant 1 : Comme chez nous, qui sommes des primates, qui sommes des singes, entre
l'homme et la femme, on a du dimorphisme.
00:18:47 Participant 1 : De façon générale, une femme sapiens va mesurer 1,60 m, 1,65 m.
00:18:53 Participant 1 : a une morphologie moins robuste que celle d'un individu mâle, est de taille plus
petite, des os moins lourds, moins épais, etc.
00:19:03 Participant 1 : C'est le dimorphisme sexuel.
00:19:05 Participant 1 : Chez l'homme, Sapiens va être normalement plus grand, on est à 1m75 en
moyenne, une ossature plus imposante, etc.
00:19:12 Participant 1 : D'accord ?
00:19:14 Participant 1 : Donc on va retrouver, c'est important de spécifier que c'est un individu de sexe
masculin, parce qu'on va retrouver ce dimorphisme chez les individus chez qui on commence à
avoir un rattachement à la lignée humaine aussi, d'accord ?
00:19:32 Participant 1 : En ce qui concerne ce fémur, on a non seulement une tête massive, mais on a
des éléments morphologiques qui vont se rapprocher de sa pièce.
00:19:47 Participant 1 : L'épaisseur des articulations et le rapport entre les différentes parties de fémur
ont permis à Brian Richemont d'affirmer que...
Je vous le lis, mais je vous la mettrai en ligne.
00:19:57 Participant 1 : Vous avez vu, je vous ai déposé quelques diapos en ligne.
00:20:02 Participant 1 : ont permis donc d'affirmer que la structure et la forme du fémur de Rory
montrent une forte ressemblance de sa cuisse avec les autres hominidés, donc forte
ressemblance de sa cuisse avec les autres hominidés, aux ancêtres de l'homme.
00:20:16 Participant 1 : Et cela n'a rien à voir avec celle des grands singes actuels ou de leurs ancêtres.
00:20:21 Participant 1 : On est vraiment sur une lignée rattachée à l'homme, d'après les chercheurs.
00:20:27 Participant 1 : Nous savons maintenant que cette cuisse, la cuisse de Rory, était adaptée à une
marche debout sur deux jambes et cela remonte donc à 6 millions d'années.
00:20:40 Participant 1 : C'est une phrase issue d'une interview, je vous la noterai.
00:20:47 Participant 1 : Donc on a la tête de fémur mais aussi l'inclinaison et la dimension qui sont
prises en compte.
00:20:57 Participant 1 : Je pense que là on a fait le tour au niveau des caractéristiques.
00:21:01 Participant 1 : Vous avez emmagasiné les données.
00:21:04 Participant 1 : Donc en mars 2008, les chercheurs américains confirment la bipédie
d'Homorine.
00:21:09 Participant 1 : On est vraiment sur un individu bipède puisque ça faisait un petit peu débat.
00:21:14 Participant 1 : Ce sont les restes de la partie supérieure du fémur conservé aux deux tiers qui
donneront la réponse de la bipédie.
00:21:20 Participant 1 : Donc c'est vraiment le fémur qui donne une information qui complète et qui
permet d'affirmer la bipédie.
00:21:30 Participant 1 : Et les deux professeurs qui étudient le fossile ont procédé à des analyses qui sont
dites multidimensionnelles pour déterminer le type de bipédie.
00:22:02 Participant 1 : Donc, si vous voulez, cette bipédie de rurine, elle va se rattacher à l'hypothèse de
bipédie originelle, comme quoi cette bipédie serait très ancienne et qu'elle serait non pas
acquise, mais innée, qu'elle serait inscrite dans nos gènes depuis le début de l'évolution des
primates.
00:22:25 Participant 1 : Ok ?
00:22:32 Participant 1 : Chez Aurorine, on ne note pas de déformation des mains, c'est-à-dire qu'on ne
note pas de déformation des phalanges.
00:22:44 Participant 1 : Quand les gorilles se déplacent à l'heure actuelle, ils se déplacent, quand ils se
déplacent sur leurs deux pattes, sur leurs quatre pattes, sur leurs quatre membres, ils se
déplacent de cette façon-là.
00:22:54 Participant 1 : C'est ce qu'on appelle le « knuckle walking ».
00:22:57 Participant 1 : Le knuckle walking, si vous l'observez, c'est le fait de se déplacer sur ses quatre
pattes, mais surtout le fait de positionner sa main de façon à l'envers, d'accord ?
00:23:09 Participant 1 : Avec les phalanges, je vous le remets, pour ceux qui notent, qui ne voient pas ce
qui se passe.
00:23:14 Participant 1 : On positionne la main de cette façon-là, ce qui fait qu'au niveau de l'ossature,
sur les vestiges archéologiques, on en a des traces.
00:23:24 Participant 1 : On a des traces de ce déplacement.
00:23:26 Participant 1 : On voit des morphologies différentes des mains.
00:23:30 Participant 1 : Chez Aurorine, on ne note pas ces déformations des phalanges.
00:23:34 Participant 1 : Ça ne correspond pas à ça, d'accord ?
00:23:36 Participant 1 : Donc je vous ai illustré avec la marche d'un gorille qui a été prise dans un zoo.
00:23:43 Participant 1 : C'est un gorille qui est domestiqué, qui s'appelle Jules sous son petit nom.
00:23:46 Participant 1 : Donc vous pouvez retrouver, ce sont des vidéos qui circulent sur YouTube.
00:23:51 Participant 1 : Et qui ?
00:23:52 Participant 1 : bizarrement, à une marche, à une bipédie beaucoup plus avérée que ses
congénères.
00:23:58 Participant 1 : Alors, on ne sait pas si c'est dû à du mimétisme, est-ce qu'il nous imite, parce
qu'en allant, en visitant, on donne, on illustre des comportements, y compris la bipédie, y
compris le fait de peindre, je ne sais pas si vous avez déjà vu des vidéos de gorilles qui
peignent, quand on leur met un pinceau, ils nous imitent, etc.
00:24:16 Participant 1 : Donc, ce petit, enfin, ce petit gorille de 300 kilos, hein,
00:24:22 Participant 1 : nous imite parfaitement.
00:24:23 Participant 1 : Donc, regardez sa démarche.
00:24:25 Participant 1 : Elle est parfaitement bipède.
00:24:26 Participant 1 : Alors, il est marrant parce qu'il se balance vraiment.
00:24:30 Participant 1 : Je vous l'ai mis pour que ça vous marque.
00:27:24 Participant 1 : On est toujours là, on est toujours chez les Ardipeticus, d'accord ?
00:27:29 Participant 1 : Donc on est toujours tout en bas de la branche, on est toujours sur les plus
anciens individus identifiés.
00:27:38 Participant 1 : Alors qu'est-ce qu'on trouve ?
00:27:40 Participant 1 : Voici les restes d'Ardipéticus.
00:27:47 Participant 1 : C'est comme pour Aurorine, très peu d'informations.
00:27:50 Participant 1 : Vous avez ici une reconstitution du crâne qui est beaucoup plus massive.
00:27:58 Participant 1 : Donc un crâne massif, la main, le déplacement sur ses quatre membres qui est
attesté par la main, la morphologie du bassin,
00:28:26 Participant 1 : Donc, vous avez vu très peu de vestiges.
00:28:30 Participant 1 : Qu'est-ce qui est dit quand les chercheurs identifient Ramidus ?
00:28:35 Participant 1 : Donc, ils disent que ce n'est pas un fossile ordinaire, ce n'est pas un chimpanzé,
ce n'est pas un humain.
00:28:42 Participant 1 : Cela nous montre d'où nous venons.
00:28:44 Participant 1 : Selon Tim White, de Californie, il trouve des caractères encore hybridés,
d'accord ?
00:28:53 Participant 1 : Donc les premiers fragments sont découverts en 92.
00:29:00 Participant 1 : On va le trouver sous deux petits noms.
00:29:02 Participant 1 : Australopithecus ramidus.
00:29:04 Participant 1 : Arrêtez de prendre les photos, je vous les dépose.
00:29:06 Participant 1 : Je ne voyais rien sur les photos en plus.
00:29:09 Participant 1 : Elles ne sont pas belles mes diapos, je les dépose en ligne.
00:29:13 Participant 1 : Pour recopier, vous recopierez à la maison.
00:29:19 Participant 1 : Je suis obligée d'avancer un peu, on n'a qu'un semestre là-dessus.
00:29:22 Participant 1 : J'ai 7 millions d'années à vous raconter en un semestre.
00:29:26 Participant 1 : C'est court, hein ?
00:29:28 Participant 1 : Pour moi c'est court, pour vous c'est long, mais pour moi c'est court.
00:29:35 Participant 1 : Donc les premiers fragments sont découverts en 92.
00:29:40 Participant 1 : Au début on appelle Australopithecus ramidus, puis Ardipithecus ramidus.
00:29:50 Participant 1 : Pourquoi ?
00:29:51 Participant 1 : Parce qu'on ne le rattache plus à la branche des Australopithèques, mais à la
branche des Ardipétiques, des Ardipéticus.
00:30:03 Participant 1 : Si je reviens, pour vous embêter un peu...
Ben oui, hein !
00:30:08 Participant 1 : Sinon, c'est pas marrant, hein !
00:30:09 Participant 1 : Faut que je profite de mon statut de prof, que je vous embête un peu, sinon, par
rigolo !
00:30:16 Participant 1 : Vous avez les Ardipéticus en bas, et les Australopithèques...
00:30:20 Participant 1 : Ils sont là, ils sont au-dessus, d'accord ?
00:30:23 Participant 1 : Donc au début, on a cru qu'on était sur un australopithèque.
00:30:27 Participant 1 : Et puis, au fur et à mesure des recherches, donc sur trois ans de recherche, on le
fait rétrograder, on le fait redescendre et on le rattache à Ardipeticus, d'accord ?
00:30:39 Participant 1 : Au début, il y a eu une erreur d'interprétation, ou pas, on verra par la suite.
00:30:43 Participant 1 : Puis ensuite, on le fait redescendre chez Ardipeticus.
00:30:52 Participant 1 : Donc, on a une morphologie qui va avoir des caractéristiques proches
d'australopithèque, puisqu'on l'a confondu avec un australopithèque, et une morphologie qui se
rapproche de celle des grands singes.
00:31:03 Participant 1 : On a vraiment un mélange que l'on dit être à mi-chemin entre deux espèces.
00:31:11 Participant 1 : Ok ?
00:31:16 Participant 1 : Ça vous embête si j'ouvre un peu ?
00:31:19 Participant 1 : Ça fait super chaud dans le feu !
00:31:32 Participant 1 : Alors, est-ce qu'il y a des questions, déjà ?
00:31:34 Participant 1 : Trouvez le maquillage.
00:31:36 ...
...
...
...
...
...
...
...
00:32:00 Participant 1 : Donc un mi-chemin entre deux espèces, et entre 92 et 99, il y a d'autres
découvertes qui sont faites, mais pas sur cette espèce, en 2009.
00:32:11 Participant 1 : on retrouve encore un autre individu qui est identifié comme appartenant à cette
espèce.
00:32:15 Participant 1 : Donc vous voyez aussi que le timing est très long entre plusieurs découvertes
pour les rattacher à une même espèce.
00:32:22 Participant 1 : Donc ça fait beaucoup de données qui sont très espacées les unes des autres.
00:32:29 Participant 1 : Donc qu'est-ce qu'il nous dit ce petit ramidus qui est tout mignon là et
reconstitué ?
00:32:34 Participant 1 : Il nous dit qu'on a une toute petite boîte crânienne, semblable à celle d'un
chimpanzé,
00:32:41 Participant 1 : Il a le fameux pouce opposable.
00:32:46 Participant 1 : On a peu de dimorphisme sexuel.
00:32:50 Participant 1 : Peu de différence entre mâle et femelle.
00:32:53 Participant 1 : On a les mêmes morphologies.
00:33:02 Participant 1 : Petite boîte crânienne, pouce opposable, peu de dimorphisme sexuel.
00:33:08 Participant 1 : Donc, peu de différence entre les squelettes mâles
00:33:13 Et les squelettes femelles ?
00:33:17 Participant 1 : Le dimorphisme, oui, c'est sur le squelette.
00:33:26 Participant 1 : Une bipédie qui est avérée sur de courtes distances.
00:33:37 Participant 1 : Il est encore arboricole.
00:33:47 Participant 1 : Mais son squelette ne lui permet pas de se suspendre aux arbres comme aux
rurines.
00:33:53 Participant 1 : On a une musculature qui est beaucoup moins importante.
00:33:56 Participant 1 : Il va se déplacer dans les arbres, mais on trouve une perte de musculature sur
son squelette.
00:34:01 Participant 1 : D'accord ?
00:34:06 Participant 1 : Ce qui est important, ce qui est intéressant, c'est qu'à partir de Ramidus, on a
quelques informations sur le régime alimentaire.
00:34:12 Participant 1 : On commence à avoir des choses qui apparaissent.
00:34:14 Participant 1 : On est plutôt sur un individu qui est omnivore, qui va consommer de tout.
00:34:21 Participant 1 : On le voit grâce à la morphologie des dents, mais on le voit aussi grâce à la
composition du squelette.
00:34:36 Participant 1 : Et on considère qu'on n'est pas un ancêtre direct de l'homme puisqu'il est très
bas dans l'embranchement.
00:35:03 Participant 1 : Notre ramidus est daté de 4,4 millions d'années.
00:35:14 Participant 1 : On est sur une taille d'environ 1,10 m, 1,20 m.
00:35:30 Participant 1 : Il est localisé en Afrique orientale.
00:36:03 Participant 1 : Son milieu d'évolution, c'est une savane, donc il évolue dans une savane ouverte.
00:36:16 Participant 1 : Avec des parcelles forestières.
00:36:25 Participant 1 : On n'arrive pas à identifier la faune qui l'entoure, très difficilement.
00:36:30 Participant 1 : Et nous n'avons pas de preuve de maîtrise ni du feu, ni des outils.
00:36:36 Participant 1 : Donc, ni du feu, ni d'outils.
00:36:41 Participant 1 : Ce qui, comme pour Rorine, comme pour Toumaï, je le répète, n'est pas une
preuve de non-utilisation.
00:36:48 Participant 1 : Qu'est-ce qui se passe là ?
00:36:49 Participant 1 : Il y a débat.
00:36:53 Participant 1 : Intervenez, hein ?
00:36:54 Participant 1 : Non ?
00:36:56 Participant 1 : Non ?
00:36:58 Participant 1 : Donc pas de preuve d'utilisation du feu, pas de preuve d'utilisation d'outils.
00:37:09 Participant 1 : Au final, j'ai décrit trois petits êtres rattachés à la lignée Ardipetipus.
00:37:20 Participant 1 : Je vous le mettrai en support.
00:37:24 Participant 1 : Donc en résumé, on a trois candidats au titre d'ancêtres, rattachés, les plus
anciens candidats rattachés à l'aliment humain.
00:37:33 Participant 1 : Donc ici, vous avez un petit topo que je vous montrerai en ligne, sur laquelle, un
diapositif sur lequel vous avez toutes les informations regroupées.
00:37:44 Participant 1 : Des questions ?
00:37:46 Participant 1 : Non ?
00:37:47 Participant 1 : Allez, on passe à...
00:37:54 Participant 1 : Donc les Australopithèques, la semaine dernière quand j'ai porté les crânes, vous
en avez vu un, c'est le fameux petit crâne de Lucie.
00:38:03 Participant 1 : Vous vous rappelez qu'on n'avait pas de très grande capacité crânienne, on est
encore sur des individus de petite dimension.
00:38:12 Participant 1 : Donc les Australopithèques, ils vont être concentrés plutôt dans l'Est africain,
00:38:25 Participant 1 : On va en retrouver malgré tout dans le sud et au centre.
00:38:33 Participant 1 : Mais la concentration la plus importante reste à l'est.
00:38:40 Participant 1 : D'où l'hypothèse d'Yves Coppens, puisque c'était, vous vous rappelez, les
premières découvertes de Coppens.
00:38:46 Participant 1 : L'hypothèse d'Yves Coppens, comme quoi les plus anciens individus étaient
recensés à l'est.
00:38:52 Participant 1 : On est dans l'est africain.
00:38:56 Participant 1 : Le premier dont je vais vous parler, c'est Australopithecus anamensis.
00:39:04 Participant 1 : Ils ont tous des jolis noms.
00:39:08 Participant 1 : Or, après, les jeunes, n'angoissez pas pour les contrôles continus.
00:39:12 Participant 1 : Si je n'ai pas dans les copies la totalité des noms avec les dates exactes, si j'ai
environ 4 millions d'années, ce que je voudrais, c'est que vous sachiez déjà quels individus se
rattachent à quelles branches et que vous ayez au moins des datations en tête et des
morphologies, des caractères, des caractères physiques.
00:39:36 Participant 1 : Ne stressez pas sur les tout petits détails.
00:39:39 Participant 1 : Après, si plus ou plus vous en connaissez, mieux c'est, c'est certain.
00:39:43 Participant 1 : On ne va pas se mentir.
00:39:48 Participant 1 : Donc, Anamensis, il a toujours une petite morphologie cygnesque.
00:39:56 Participant 1 : La première découverte se fait en 1965 par Brian Patterson.
00:40:03 Participant 1 : On est à Kanapoi, on est au Kenya.
00:40:07 Participant 1 : sur les rives du lac Turkana.
00:40:10 Participant 1 : Donc, vous retenez Kenya, c'est très bien.
00:40:20 Participant 1 : Entre 1965 et 1994, il ne se passe pas grand-chose.
00:40:25 Participant 1 : En 1994, on recense d'autres individus rattachés, que l'on rattache à la même
espèce.
00:40:33 Participant 1 : Pour près de 30 ans, hein.
00:40:40 Participant 1 : Comme ses autres petits copains, on retrouve une signification par rapport à son
nom.
00:40:57 Participant 1 : Anam signifie lac puisqu'on l'a retrouvé en bordure de lac.
00:41:06 Participant 1 : Je ne vais pas vous demander d'apprendre le turcan.
00:41:29 Participant 1 : On avance les jeunes.
00:41:33 Participant 1 : On a un squelette adapté à la marche.
00:41:37 Participant 1 : Donc un bipède, un petit peu plus, alors c'est un australopithèque ancien, mais
qui bizarrement a une marche un petit peu plus avérée que chez les australopithèques plus
récents.
00:41:53 Participant 1 : Il se déplace bien, il a une superbe bipédie.
00:42:10 Participant 1 : Ça, je vais vous l'enlever aussi puisqu'on n'en a pas parlé.
00:42:17 Participant 1 : Et on ne va pas en parler.
00:42:23 Participant 1 : Des membres inférieurs robustes, des incisives bien développées.
00:42:41 Participant 1 : Donc ainsi il est bien développé, canine est moelleur plus grande, l'émail est
épais.
00:43:08 Participant 1 : Et on a des molaires qui ont une mesure très particulière, assez inclinée, qui est
un caractère relativement ancien.
00:43:37 Participant 1 : Donc, vous voyez la superbe dentition en photo avec de belles racines.
00:43:44 Participant 1 : Vous reconnaissez les dents des racines.
00:43:46 Participant 1 : C'est identifiable.
00:43:49 Participant 1 : Non, parce qu'après, moi, je suis dans mon truc.
00:43:52 Participant 1 : Nous, on identifie.
00:43:56 Participant 1 : OK, je continue.
00:43:57 Participant 1 : Regardez-moi ça, ces belles illustrations, belles mandibules très étroites.
00:44:07 Participant 1 : Donc vous voyez en comparaison, on a un chimpanzé de gauche à droite,
chimpanzé, anamensis et sapiens.
00:44:16 Participant 1 : Donc vous voyez que plus on est sur des individus anciens, de façon générale, et
plus on est sur des formes resserrées au niveau de la mandibule.
00:44:25 Participant 1 : Chez les chimpanzés avec des canines très présentes, chez anamensis avec des
canines peu présentes.
00:44:30 Participant 1 : Alors on a des mâchoires, soit en V, soit en U, d'accord ?
00:44:37 Participant 1 : Puis on a des caractères anciens.
00:44:39 Participant 1 : En ce qui concerne le tibia, si on compare chimpanzé à la mène 6 et sapiens, on
a une partie au niveau de notre tibia.
00:44:47 Participant 1 : Alors j'aurais dû le porter les os, mais bon, comme je vous ai dit, je n'ai pas pu
accéder à mon labo, mon bit n'ouvrait pas.
00:44:55 Participant 1 : Donc on a des morphologies qui permettent d'identifier l'amorti des chocs plus
ou moins importants.
00:45:05 Participant 1 : Donc, ce sont des chocs qui sont engendrés par la bipédie.
00:45:07 Participant 1 : Donc, on a une morphologie chez un amensis qui se rapproche de la
morphologie du tibia de sapiens.
00:45:14 Participant 1 : Donc, on est sur une bipédie adhérée, je vous l'ai dit tout à l'heure.
00:45:17 Participant 1 : Et au niveau de l'humérus, on a une fixation des ligaments et des muscles qui
montrent qu'on a un verrouillage ou un non-verrouillage du coude.
00:45:29 Participant 1 : C'est-à-dire, est-ce qu'on peut se déplacer avec les mains au sol ?
00:45:35 Participant 1 : ou pas.
00:45:36 Participant 1 : D'accord ?
00:45:36 Participant 1 : Chez anamensis, ce n'est pas le cas.
00:45:40 Participant 1 : L'espèce ne peut plus se déplacer sur ses quatre membres en knuckle walking.
00:45:45 Participant 1 : Ok ?
00:45:47 Participant 1 : Donc,
00:45:48 Participant 1 : Pour résumer, vous voyez, ça va très vite, on a peu d'informations, très peu de
vestiges, on est entre 4,2 et 3,9 au nom d'année.
00:45:57 Participant 1 : Je vous mets au défi, je vous vois comme ça, je vous mets au défi de vous
balader à quatre pattes avec les mains comme ça, ça fait très mal, on n'a plus le squelette
adapté.
00:46:07 Participant 1 : Comme aussi le fait que notre main tourne, que l'on puisse tourner la main, ça
c'est un caractère en lien avec la lignée humaine.
00:46:15 Participant 1 : Le déverrouillage du poignet se fait aussi par rapport à la lumière humaine.
00:46:19 Participant 1 : Je ne vous énumère pas tout parce qu'il y a beaucoup d'autres caractéristiques et
vous n'allez pas faire de la phylogénie, ce n'est pas le but, vous n'êtes pas un SVT.
00:46:26 Participant 1 : Mais on a aussi ce mouvement qui ne peut pas être fait par tous les primats.
00:46:31 Participant 1 : On a des déverrouillages, des déblocages qui se font au fur et à mesure de notre
évolution et suite aux différentes égrudations.
00:46:42 Participant 1 : Donc 4,2 à 3,9 millions d'années, une taille d'1,40 m, on a des individus qui sont
un petit peu plus grands, un poids un petit peu plus imposant, avec une musculature un petit
peu plus imposante, on est aux alentours des 50 kg.
00:46:57 Participant 1 : Des individus qui vont être localisés au Kenya et en Tanzanie.
00:47:05 Participant 1 : L'évolution dans un habitat arboré.
00:47:11 Participant 1 : Aucune connaissance de la maîtrise du feu et des outils non plus pour
Anamelsis.
00:47:22 Participant 1 : Quand je vous présente comme ça des fiches qui résument un petit peu les
données et que vous avez des localisations, ce n'est pas anodin.
00:47:33 Participant 1 : Vous, vous allez les apprendre par cœur et vous allez me les recracher dans le
cours.
00:47:36 Participant 1 : Ça me fait plaisir.
00:47:37 Participant 1 : Mais ce que j'aimerais vous donner, parce que recracher du par cœur c'est bien,
mais je voudrais que vous essayiez d'avoir un raisonnement sur les liens.
00:47:45 Participant 1 : Si je retrouve des individus uniquement au Kenya, cela signifie qu'on a des
groupes qui sont concentrés sur un territoire.
00:47:52 Participant 1 : Si je commence à retrouver des espèces, des individus qui sont au Kenya, en
Tanzanie, Afrique du Sud, Maroc, peu importe, d'accord ?
00:48:01 Participant 1 : Ça veut dire qu'on a une diffusion des groupes.
00:48:03 Participant 1 : Ça veut dire qu'on a une population plus importante.
00:48:07 Participant 1 : Et ça veut dire qu'on occupe différents espaces.
00:48:10 Participant 1 : Ça signifie que les espèces commencent à être en capacité de s'adapter à
différents milieux.
00:48:17 Participant 1 : Et quand on commence à s'adapter à différents milieux, on voit d'autres choses.
00:48:21 Participant 1 : On se nourrit différemment, on évolue différemment, on grimpe différemment,
on bouge différemment.
00:48:27 Participant 1 : D'accord ?
00:48:28 Participant 1 : Donc, c'est ce que j'aimerais que vous compreniez, ce que j'aimerais que vous
retranscriviez dans vos copies.
00:48:33 Participant 1 : Ce n'est pas uniquement de me dire qu'à la Mensis, on le retrouve en Tanzanie et
au Kenya.
00:48:37 Participant 1 : Très bien, je le sais, je vous l'ai dit.
00:48:38 Participant 1 : D'accord ?
00:48:39 Participant 1 : Essayez de faire des liens entre les espèces.
00:48:42 Participant 1 : Essayez de trouver des différences, des points communs sur les occupations, sur
les modes alimentaires, sur les modes de déplacement.
00:48:50 Participant 1 : D'accord ?
00:48:51 Participant 1 : C'est ça que j'attends de vous.
00:48:53 Participant 1 : Ok ?
00:48:55 Participant 1 : Le par cœur, ça ne paiera peut-être pas.
00:48:58 Participant 1 : Mais sûrement pas.
00:49:01 Participant 1 : Ok ?
00:49:05 Participant 1 : J'espère.
00:49:05 Participant 1 : J'espère que vous enregistrez ce que je vous dis.
00:49:08 Participant 1 : Je ne parle pas pour les...
00:49:11 Participant 1 : Allez, on passe à une copine, une copine australopithèque qui s'appelle
Afarensis.
00:49:18 Participant 1 : Pourquoi une copine ?
00:49:19 Participant 1 : Parce que l'illustration présente Lucie, notre fameuse australopithèque, un des
plus célèbres australopithèques découverts par notre ami Yves Coppens.
00:49:37 Participant 1 : Donc un petit Australopithèque, Australopithecus afarensis, on est toujours chez
les Australopithèques, on est toujours sur la même branche.
00:49:45 Participant 1 : Cette découverte est réalisée en 1974 dans la vallée de la Phare, suite à une
campagne internationale qui est menée par Donald Johanson, Maurice Taep et Yves Coppens.
00:50:01 Participant 1 : Yves Coppens, c'est notre ami paléo-anthropologue français qui nous a quittés il
y a peu,
00:50:11 Participant 1 : qui a réalisé cette découverte en commun avec ses deux autres collègues.
00:50:16 Participant 1 : Son espèce ne va pas être reconnue de suite.
00:50:19 Participant 1 : Elle est reconnue en 78.
00:50:20 Participant 1 : Alors, un instant.
00:50:33 Participant 1 : Je ne sais pas si on a le...
Donc, reconnue en 78.
00:50:35 Participant 1 : Et son petit nom vient...
Alors, vous aimez l'enregistrement ?
00:50:40 Participant 1 : C'est la chanson des Beatles.
00:50:47 Participant 1 : On n'entend rien.
00:50:48 Participant 1 : Je ne sais pas comment on est le son sur ces engins.
00:50:51 Participant 1 : Il y a tellement de boutons que...
Est-ce que si je fais ça ?
00:50:56 Participant 1 : Non, ça, ça fait quoi ?
00:51:04 Participant 1 : Et ça, ça fait quoi ?
00:51:07 Participant 1 : Rien.
00:51:10 Participant 1 : Ils ont mis des télécommandes avec des plus et des moins.