Amélioration Urbaine à Daksi Abdeslem
Amélioration Urbaine à Daksi Abdeslem
UNIVERSITE DE CONTANTINE 3
FACULTE D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
N° d9ordre :&&&
Série :&&&&&.
MEMOIRE
Présenté en vue de l9obtention du diplôme de MAGISTER
OPTION : VILLE & PROJET URBAIN
Présenté par Mme : Benoumeldjadj /Labed Maya
THEME :
AMELIORATION URBAINE
QUELLE GOUVERNANCE, QUELLE DEMARCHE ?
Jury d’examen
Soutenu le 05/06/2014
Dédicaces
âme.
Web PG PU 2012.
modeste travail.
SOMMAIRE
Introduction générale &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&1
Objectif &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.5
Hypothèses &&&&&&&&&&&&&&&&&&&.&&&&&&&&&&&...5
Méthodes envisagées .&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&6
Structure du mémoire .&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...8
Partie 1 : les notions et outillage conceptuel ...&&&&&&&&&&&&.&&10
Introduction&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.11
Chapitre 1 : La Gouvernance Urbaine..&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&11
Chapitre 2 : Le projet Urbain..&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..33
Chapitre 3 : L9Amélioration Urbaine..&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..42
Conclusion.&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.. ...65
Partie 2 : Politique Urbaine et les Instruments d9Urbanisme en Algérie .......... 67
Introduction : .................................................................................................................... 68
Chapitre 1 : Les politiques urbaines depuis 1962 ................................................................ 68
Chapitre 2 : La problématique de la ville algérienne : entre cadre de vie et gouvernance .. 83
Chapitre 3 : Les mécanismes régulateurs de la ville .......................................................... 99
Conclusion .................................................................................................................... 115
Partie 3 : La cite DAKSI Abdeslem naissance, POS et amélioration urbaine
........................................................................................................................................... 116
Introduction : .................................................................................................................. 117
Chapitre 1 : la cité Daksi Abdeslem et la naissance d9un grand ensemble ...................... 117
Chapitre 2 : la cité Daksi Abdslem et les Instruments d9Urbanisme ................................. 133
Chapitre 3 : Le POS de la cité Daksi Abdeslem : Objectifs et Composition .................... 141
Chapitre 4 : L9opération Amélioration Urbaine à Daksi Abdeslem .................................. 151
Conclusion .................................................................................................................... 170
Partie 4 : Le Triptyque, Amélioration Urbaine Gouvernance Urbaine
et Projet Urbain, Evaluation et propositions ......................................................... 171
Introduction : .................................................................................................................. 172
Chapitre 1 : Amélioration Urbaine de la cite Daksi ; Diagnostic et Evaluation ............... 172
Chapitre 2 : La cité Daksi Abdeslem Gouvernance ou bricolage&&&&&&&&&..185
Chapitre 3 : Le triptyque Amélioration/Gouvernance/démarche projet urbain&&&&.193
Conclusion&.&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...209
Conclusion générale &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..211
Quelques recommandations &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..217
Glossaire.
Bibliographie.
Table des matières.
Liste des abréviations.
Liste des illustrations.
Annexes.
Résumé.
INTRODUCTION GENERALE
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
INTRODUCTION GENERALE
Malgré l9embellie financière liée aux recettes pétrolières et leurs retombées sur les politiques
publiques, le développement urbain est marqué par des carences et des dysfonctionnements
qui figurent presque systématiquement dans les diagnostics, les constats élaborés et qui se
manifeste clairement à travers les observations sur le terrain.
Les Pouvoirs publics, dans un élan « palliatif », tentent de remédier aux carences par des
programmes de rattrapage et de mise à niveau, en incluant les secteurs connexes : le secteur
des travaux publics, de l9habitat, de l9hydraulique, du commerce, transport...etc. Cependant,
l9image d9un vaste et éternel chantier reste prégnante dans le paysage offert par les villes
algériennes.
A priori l9objectif majeur des Pouvoirs centraux et locaux à travers la réalisation des
équipements structurants, vise l9élimination de toute forme d9exclusion et cela par des
actions en directions des citoyens vise à améliorer l9accessibilité aux services publics.
En première analyse, nous sommes dans une situation dont certains atouts majeurs sont
évidents :
1
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Cependant, la réalité du terrain fait ressortir l9absence d9un ajustement des opérations se
traduisant par :
Des carences, des malfaçons et des dysfonctionnements ;
Des retards et des dépassements dans les réalisations ;
L9absence de coordination dans le contexte institutionnel et sectoriel
Déficience des rôles dans les interventions des différents acteurs.
Absence d9une culture de projet.
Cette situation constitue le fond objectif d9une problématique urbaine mettant en exergue
l9incohérence des démarches et des stratégies pour assurer les conditions de réussite des
opérations.
En d9autres termes, au vu des volontés et des moyens disponibles d9une part, et des
dysfonctionnements constatés sur le terrain d9autre part, les défaillances sont à rechercher
dans les modes de gestion&.
La cité DAKSI ?
Notre choix a été porté sur la cité Daksi par convenance. Ce « grand ensemble » possède les
caractéristiques, surtout sociales, pour en recevoir des actions d9aménagement dans le cadre
de l9embellissement, de l9amélioration du cadre de vie des citoyens. Et justement, cette cité
a fait l9objet d9une opération d’amélioration urbaine, et nous avions eu l9occasion de
suivre ses « minutes » de par notre position professionnelle.
Les données exactes, fiables et chronologiques que nous possédons représentent un fond
informationnel fondamental pour analyser l9opération depuis le lancement des études en
2
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
2008 jusqu9en février 2014. D9autre part, la pertinence d9une telle opération réside dans son
lancement à travers l9association, maillon, en principe important pour consacrer la
participation citoyenne
Tous ces ingrédients nous ont incités à partager une expérience, en la conformant à un cadre
scientifique ayant pour objectif, l9initiation à la recherche. Ce cas d9étude nous permet de
nous initier à essayer de diagnostiquer les malfaçons, les dysfonctionnements et les
« pathologies » urbaines.
Justement, la Cité Daksi, avec son association de quartier, El Ghad El Mouchrik, a été assez
dynamique et revendicative, pour enclencher une opération d9amélioration urbaine touchant
leur cadre de vie. Cependant, si les intentions des pouvoirs locaux étaient orientées pour
répondre favorablement aux doléances des habitants, les mécanismes administratifs,
règlementaires et sectoriels ne sont pas aussi souples pour aboutir à un produit de qualité.
Aussi bien sur le plan de la qualité, que sur le plan de l9exécution que de la réception,
l9opération se démarque par une intervention superficielle, inachevée, et rapidement
dépassée.
3
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
En définitif, les opérations de terrains ne peuvent être favorisées que par une « mabiance »
de confiance, de concertation en en mesure d9établir un champ de synergie en vue d9asseoir
un projet dont la portée est intégrale.
Dans ce sens, les éléments importants de ce travail de recherche concernent les modes
de gestion des programmes de développement urbain, particulièrement dans les projets
d’amélioration urbaine des quartiers.
Il s’agit d’identifier les niveaux qui influent négativement sur les rendements souhaités,
de mettre à nu le « jeu d’acteurs » et des modes d’exploitation des « capitaux sociaux ».
Comme il y a lieu de définir les rapports entre les opérations de développement urbain
« autonomes » et les instruments d’urbanisme adoptés (PDAU, POS&).
4
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Au vu des multiples champs entourant les opérations urbaines, la gestion ne peut pas
départir d’une certaine complexité pour assurer une cohérence utile au produit livré à
l’usager.
Quel est le jeu des acteurs de la mise en place des programmes ?
Quels sont les facteurs qui défavorisent leur réussite ?
Comment et par quels moyens intégrer ces dispositifs et concepts dans les
démarches politiques actuelles et assurer une synergie ?
Les réponses aux questions précédentes vont constituer la matière fondamentale à ce travail.
En effet, interroger les modes de gestion urbaine adoptés actuellement est une opération
permettant d9isoler les « formes » et les causes à la base des dysfonctionnements constatés
sur le terrain.
L9objectif envisagé porte donc sur une réflexion concernant la construction d’une (ou de)
démarche(s) urbaine intégrée(s) prenant appui sur le canevas réglementaire en cours et la
situation actuelle à travers le programme de l9amélioration urbaine, insérant d9autres
mesures nécessaires à la cohérence dans l9amélioration du cadre de vie et veillant à introduire
les notions d9équités socio-territoriale de base.
Il s9agit de contribuer à la réflexion sur les mécanismes pouvant permettre d9assurer un cadre
de vie conforme avec
Les spécificités locales (juridiques, sociales, culturelles&)
Les visions prospectives susceptibles d9assurer une dynamique continue.
L9implication des usagers et du tissu associatif à caractère social.
HYPOTHESES :
L9enjeu est partagé entre le binôme APC APW : la Daïra de Constantine étant un organisme
déconcentré de la Wilaya reste actuellement un maillon faible dans la structure
décisionnelle des collectivités locales et voit son rôle dilué et ramené à être
intermédiaire entre deux pôles décisionnels majeurs. Elle ne joue pas son rôle de suivi
d9accompagnement et de proximité, étant donné que le Chef de Daïra doit être à l9écoute des
5
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
préoccupations de la communauté citoyenne étant donné que le capital réel reste l9homme.
Pour répondre à ces questions nous avançons les deux hypothèses causales et uni variées
suivantes :
METHODES ENVISAGEES :
Afin de bien cadrer les questionnements de notre problématique en faisant référence à l9objet
d9étude, la gouvernance locale et l9objet réel qui est l9amélioration urbaine des quartiers,
notre méthodologie va associer plusieurs démarches d9étude inspirées préalablement des
cours théoriques des unités pédagogiques, ainsi qu9aux séances d9atelier avec l9ensemble des
docteurs qui se sont investis dans les démarches du projet urbain.
6
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Donc, un capital empirique est appelé être reconstruit idéalement pour fournir une matière
rationnelle et cohérente pour servir de base à des déductions « limitées ».
L9approche théorique :
Nous nous investissons sur la réglementation et le Droit Administratif par l9analyse des
contenus des textes, lois et décrets en rapport avec :
Le code de Wilaya, de la commune, et les services déconcentrés.
La gouvernance, la concertation,
Les instruments d9urbanisme.
Les sources documentaires liées à la conceptualisation.
Le code des marchés publics.
Nous procéderons à l9investigation par l9analyse des modèles qui par analogie ou par la
comparaison, pourront servir de références à notre cas d9étude.
Par un Etat des lieux et Analyse du terrain surtout que nous vivons l9opération de
l9amélioration urbaine qui est en cours et cela va nous faciliter le travail de proximité, étant
donné que nous allons être confrontés à une réalité des pratiques des acteurs locaux et cela
suscitera à une bonne lisibilité du territoire, le diagnostic est recommandé dans la démarche
du projet urbain. La méthode AFOM aussi, nous facilite ce diagnostic.
Outils méthodologiques :
7
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
L’observation : « une opération selon laquelle les prédictions sont confrontées avec la
réalité »3, ainsi nous aurons à utiliser l9observation directe et indirecte.
L’entretien :(interview)
Nous effectuerons des entretiens avec les responsables de la ville, les élus, les
professionnels et surtout avec la communauté sociale (le citoyen). Nous nous baserons sur
les fiches d9entretiens. Donc une méthode de proximité sera le guide de cette recherche.
Le Questionnaire :
Après avoir décomposé les concepts en dimensions ensuite en indicateurs, nous aurons à
établir un formulaire de questionnaire qui sera structuré, contextualisé et testé ensuite validé
pour enfin procéder à son remplissage selon le cas : s9il est rempli par les autres, nous
opterons pour un questionnaire auto-administré, s9il est rempli par nous-même, nous aurons
à faire un questionnaire-interview à remplir par les différents acteurs concernés.
STRUCTURE DU MEMOIRE
Le mémoire est structuré en 4 parties.
La première, avec ses trois chapitres, est consacrée à mettre en exergue les constituants du
triptyque Gouvernance/Amélioration urbaine/Démarche de projet urbain. Nous nous
sommes basés sur une recherche bibliographique et sur les cours enseignés durant l9année
théorique en Post-graduation pour élaborer les concepts et les notions fondamentales.
La deuxième partie en trois chapitres, est orientée sur la politique urbaine en Algérie, à
travers les instruments et les outils de planification. Dans cette suit, il sera question
d9identifier, la spécificité de l9opération « amélioration urbaine » et sa portée localement.
Nous nous sommes intéressés à la documentation réglementaire, juridiques, ainsi qu9aux
travaux universitaires allant dans le même sens.
[Link] Touam N. (2011). Une stratégie verte dans un urbanisme de santé et de bien être à Constantine,
n°[Link].1-35
8
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
La troisième partie en quatre chapitres, porte sur la cité Daksi. Nous évoquerons la mémoire,
l9évolution et l9état du lieu. Avant de porter notre intérêt sur l9opération amélioration
urbaine, dont il a fait l9objet, il s9agit de situer le contexte institutionnel et réglementaire qui
prévaut à Constantine (PDAU, POS). Dans cette partie, il y a lieu de saisir les « a-
synchronies » qui se manifestent dans la mise en projet.
Ce chapitre se termine par une proposition d9une démarche projet urbain s9inscrivant dans
un mode de gouvernance et visant une « amélioration urbaine ».
Le travail est encadré par une introduction générale, mettant en exergue, la problématique,
les objectifs, les hypothèses et les méthodes suivies. Et s9achève par une conclusion générale
ponctuée par une série de recommandations.
9
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
PREMIERE PARTIE
10
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 1 :
Introduction :
4
Le GALES.P. (2005), Gouverner par les instruments. Ed presse de sciences p 5
5
Chevallier. J, (1996), La gouvernabilité in [Link]. Paris, PUF p 25
11
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Dès son origine, le verbe gouverner est associé à l9ascendant hiérarchique d9une personne
sur les autres. Platon le premier qui utilisa le verbe kubernáo, signifiant conduire un navire
ou un char, au sens de gouverner les hommes, il expliquait que pour diriger une cité, il faut
que l9individu «soit seul assis au gouvernail de l’Etat, gouvernant tout, commandant à tout
rendant tout profitable »6
Le nom Gubernantia équivalent à Gouvernement est apparu, dans le latin du Haut Moyen
Age, et vers le XVIIIe siècle, deux mots ont été adoptés : gobernatio et gobernantia et
traduits en langue française par Gouvernement et Gouvernance.
Jean pierre Gaudin identifie trois âges relatifs à l9apparition de la notion Gouvernance dont :
1.1 Période médiévale :
Cette période est caractérisée par une forme d9équilibre entre Gouvernance et Gouvernement
cela renvoie à « l’action de gouverner quelque chose »7
Plusieurs langues ont prolongé les deux termes latins de gubernatio et gubernantia, ceux-ci
étaient, durant tout le Moyen âge.
1.2 Période classique :
Durant le « Siècle des lumières »8 les philosophes de ce siècle ont clarifié la notion de
Gouvernement en faisant du pouvoir hiérarchique unique l9élément central de ce concept.
De son côté, le processus de définition de la Gouvernance est plus chaotique. Cette notion
est associée dès cette époque à des « ajustements mutuels entre intérêts économiques et
sociaux »9 . La Gouvernance apparaissait alors comme une alternative imposant un équilibre
entre les pouvoirs royaux et parlementaires (Montesquieu dans son livre -de l9Esprit des lois-
1979), elle est également utilisée dans les débats de philosophie politique en France pour
appeler à une transformation de l9Ancien Régime, l9expression Gouvernance tombera en
désuétude sur le continent européen au cours du XIXème siècle.
1.3 Période moderne :
Cette ère correspond, selon J Pierre Gaudin au « retour » du terme de Gouvernance dans le
courant du XXème siècle avec de nombreux nouveaux usages qui ont en commun de
6Tournier. C (2001) Enthymème, 291d, le concept de gouvernance en science politique ISSN p 66.
7Idem, p 27
8 Crespy.C. Gaudin. J-P(2003). Pourquoi la gouvernance ? In : Pôle Sud, N°18 - 2003. p. 179-180.
9
Idem.
12
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
La notion de Gouvernance va occuper une place de choix dans l'analyse méthodique des
politiques publiques, de la gestion, voire de la sociologie des organisations. Le terme anglais
rejaillit dans les années 1990 pour se «référer à un pilotage pragmatique des pouvoirs»10
tendant ainsi à reconquérir son sens politique initial. Il a été mis à l9honneur par des
économistes anglo-saxons et par certaines institutions internationales (ONU, Banque mondiale
et FMI, notamment) pour dessiner l9art de gouverner mais avec deux préoccupations
supplémentaires ; d9une part marquer la distinction avec le Gouvernement en tant
qu9institution, d9autre part sous un vocable peu évoqué.
Les institutions économiques ont employé le terme " good governance " pour définir les
critères d'une bonne administration publique dans les pays soumis à des programmes
d'ajustement structurel. Les organismes de prêt internationaux préconisent par le biais de
cette notion des réformes institutionnelles nécessaires à la réussite de leurs programmes
économiques. Cette réapparition du mot Governance a entrainé la réapparition du mot
français, et des équivalents dans d9autres langues. Donc, Le terme de gouvernance aurait
donc été importé du monde de l9entreprise pour désigner des modes de coordination et de
partenariat différents du marché mis en Tuvre au niveau du pouvoir politique.
10
Tournier. C (2001) Enthymème, 291d, le concept de gouvernance en science politique ISSN p 30.
11
Gaudin J-Pierre (2004), L9action publique. Sociologie et politique, Presses de Sciences-Po 3 Dalloz.
13
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
«C'est un ensemble de transactions par lesquelles des règles collectives sont élaborées,
décidées, légitimées, mises en œuvre et contrôlées»12.
2.3 Selon Dr Moise Mod Modandi WA-KOMBA, Consultant Urbaniste :
«Gouvernance vient du verbe gouverner, diriger. Il a pour synonyme gérer, c’est à dire :
administrer, s’occuper de quelqu’un ou quelque chose de manière suivie et attentive »13
Aujourd9hui, le principe référentiel des modalités de la Gouvernance est bien clair. Il gravite
autour de :
La transparence et l9exigence de rendre compte,
Une progression des gouvernances au niveau mondial, tout en véhiculant des
conceptions démocratiques,
Dans les visions les plus normatives de la gouvernance nous retrouvons une volonté
d9ouvrir les systèmes de prises de décisions à de nouveaux acteurs et de limiter le pouvoir
coercitif des gouvernements et le plus souvent des gouvernements nationaux.
« Qui dit Gouvernance dit effort pour dégager un consensus ou obtenir le consentement ou
l’assentiment nécessaire à l’exécution d’un programme dans une enceinte ou de nombreux
intérêts divergents entrent en jeu »15
Vu par la Banque Mondiale «c'est l'art de gouverner pour obtenir un développement
économique, social et institutionnel soutenu »16
12
Brugvin T (2001) In La gouvernance des organisations internationales par (Lamy 2001) p23
13 Exposé sur le concept de bonne gouvernance, PNUD
14
Idem,
15 Semmoud N .(2010) La Gouvernance Urbaine : Une Nouvelle Forme De Régulation. P 3
16Gouvernance The world Bank9s expérience, publications de la banque mondiale, 199 in [Link]
14
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
«La gouvernance est la capacité de produire des décisions cohérentes, de développer des
politiques effectives par la coordination entre acteurs publics et non gouvernementaux, dans
un univers fragmenté&. La Gouvernance peut être définie comme un processus de
coordination d’acteurs, de groupes sociaux et d’institutions, en vue d’atteindre des objectifs
définis et discutés collectivement. La Gouvernance renvoie alors à l’ensemble d’institutions,
de réseaux, de directives, de réglementations, de normes, d’usages politiques et sociaux,
ainsi que d’acteurs publics et privés qui contribuent à la stabilité d’une société et d’un
régime politique, à son orientation, à la capacité de diriger, et à celle de fournir des services
et à assurer sa légitimité » 18.
3. L’application de la gouvernance :
La Gouvernance concerne :
Les Agences et institutions de régulation.
La négociation de nouveaux dispositifs quant à la recherche d9un consensus et
réseaux d9actions publiques.
La capacité de flexibilité et d9adaptation.
Une plus grande perméabilité entre secteur public et secteur privé
La construction d9accords entre institutions publiques ou avec des acteurs privés,
ainsi que faire appel à la notion de partenariat.
La responsabilité par la décentralisation et par des évaluations de responsabilité
financière.
Les droits de l'homme, depuis quelques années, elle en vient logiquement à
définir l'art de gouverner en fonction des impératifs économiques, bien sûr aussi
compte tenu de valeurs telles que la lutte contre la pauvreté, le respect de
l'environnement et même la démocratie.
17
Yves C. (2004). Participatory Budgeting: Conceptual Framework and Analysis of its Contribution to Urban Governance
and the Millennium Development Goals. UNDP 3 UN Habitat. P: 56.
18
Le Gales P, Gouvernance (2003), in Boussaguet, Paris, Presses de Sciences p243.
15
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Ce n9est pas un espace cohérent mais un ensemble hétéroclite de concepts et dispositifs qui
servent à une mise en Tuvre de l9action publique sur la base d9un pouvoir partagé. La
multiplicité des sens et des interprétations, ou même des usages (mot valise) de la notion de
gouvernance explique sa diffusion dans les discours, mais elle est un obstacle à son
utilisation dans une réflexion scientifique. Pourtant, elle a acquis aujourd'hui, malgré son
flou, une telle évidence qu'il est presque impossible de l'ignorer, elle aurait pour but de
fournir des orientations stratégiques aux politiques publiques, de créer des conditions
d9efficacité optimale pour parvenir aux objectifs visés, d9utiliser les ressources dans un esprit
responsable, d9associer tous les acteurs sociaux à la prise de décision, de favoriser les
interactions entre l9Etat et la société, etc.
Don son ouvrage20 Marc Hufty distingue quatre définitions possibles de la Gouvernance :
La première vient des études managériales de la « corporate governance ». L9idée étant que
plus une organisation ne s9agrandit, plus les pouvoirs locaux se développent. La gouvernance
16
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
s9attache, dans ce sens, à développer des mécanismes de coordination entre unités d9une
firme.
La deuxième vient des études de Relations internationales, c9est la « governance without
government » de J Rosenau et O Gzempiel21. La gouvernance étant un système de règles
destinées à résoudre des problèmes en dehors de l9autorité d9un État.
La troisième est apparue, fin des années quatre-vingt, dans la Banque Mondiale et fait
référence à la « Bonne Gouvernance ». Il s9agissait d9identifier des acteurs informels qui
avaient autant d9influence que les acteurs étatiques. La gouvernance a ici un usage normatif
qui se caractérise pour la Banque Mondiale par la présence d9un État de Droit, une bonne
administration, la responsabilité et la transparence. Selon Marc Hufty, toujours dans le même
ouvrage la Banque Mondiale utilise ces critères pour évaluer une politique car elle n9a pas
dans son mandat, la possibilité d9intervenir dans un État.
La quatrième définition renvoie à la « nouvelle gouvernance » de Kooiman et Rhodes22.
L9idée est que l9État n9a plus le même rôle et délègue ses compétences. Ce qui crée de
nouveaux mécanismes de régulation des biens publics. La gouvernance est, dans ce sens,
une solution à la crise de gouvernabilité de l9État.
La « bonne Gouvernance »comme, interaction entre l9état, la société civile et le secteur privé
nécessite de rechercher la gestion efficace de l9état, favorisant en primauté le droit, trois
composantes essentielles pour le développement humain :
l9état crée une plateforme juridique et politique favorable,
le secteur privé assure une création permanant des emplois,
la société civile facilite l9interaction politique et sociale incitant les groupes à
participer aux activités économiques, sociales et politiques.
La « Good Governance » a trait à la mise en place d9un état de droit, démocratique, rendant
compte de ses actes de façon transparente aux citoyens qui ont élu le gouvernement, capable
de fixer des règles et de s9y tenir, capable en particulier d9assurer un cadre stable aux
investissements.
4. Les principaux éléments de la bonne gouvernance :
21 Rosenau. J. Czempiel E.-O., Governance without Government : Order and Change in World Politics, Cambridge
University Press, 1992, p. 5. Cité par Marie-Claude Smouts « Du bon usage de la gouvernance en relations internationale»,
Revue internationale de sciences sociales - RISS -, n° 155, LA GOUVERNANCE, Mars 1998, p. 85.
22 Atkinson R.(1998) Les aléas de la participation des habitants à la Gouvernance Urbaine en Europe In les annales de la
17
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
18
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
flexibilité et de contextualisation des outils et dispositifs ainsi que la constitution des réseaux
au sein du territoire »23
« Dans la nouvelle gouvernance, les acteurs de toute nature et les institutions publiques
s’associent, mettent en commun leurs ressources, leurs expertises, leurs capacités et leurs
projets et créent une nouvelle coalition d’action fondée sur le partage des
responsabilités »24La Gouvernance prône un profond changement de style de management,
et ce, à quelque niveau où l9on se situe. Elle attire l9attention sur la pluralité des acteurs,
relevant de logiques différentes qui interviennent dans le processus d9action collective.
5. La gouvernance urbaine :
Résultant des ségrégations sociales elle rend les Etats impuissants face à ce type d9évolution
qui débouche sur un chômage accru et sur l9apparition et la généralisation de la pauvreté.
23Chia. E (2001) Comment Étudier (Analyser) La Gouvernance Territoriale, Mise A L9épreuve D9une Grille De Lecture.,
24Merrien F-X (1998) De la gouvernance des Etats providence contemporains in Revue internationale des sciences sociales.
P 55
25CERTA (2000) concertation en aménagement, éléments méthodologiques,dossier 104,
26 Idem
19
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Tombée en désuétude depuis son apparition en Angleterre au moyen âge (ou il désignait le
mode d9organisation du pouvoir féodal ) le terme de gouvernance a réapparu dans les années
1930 au « Etats Unis »dans le domaine de l9économie et plus précisément de l9entreprise, en
particulier avec un article de 8 Ronald Coase9 « the nature of the firm »1937 puis dans les
années 1980 le terme de « corporate governance » ou en français « gouvernance
d’entreprise » s9est répandu dans les milieux d9affaires américains. La notion de
gouvernance a d9abord été importée dans les domaines des sciences politiques, quelques
années plus tard le terme « good gouvernance a commencé à être employée par les
institutions financières internationales comme le FMI pour définir les critères d9une bonne
administration publique dans les pays souffrant d9une forte dette extérieure et donc que ces
institutions ont soumis à des programmes dits « ajustement structurel »
-En Amérique du Nord : l9arrivée de Barak Obama au pouvoir aux états unis en 2008 a
marqué des changements profonds dans l9orientation de la politique internationale et de la
gouvernance mondiale. Parmi les points innovateurs, la reprise de la loi « Global poverty
20
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
act » qui a pour but de contribuer à la réalisation de « l’objectif du millénaire » des nations
unies. Une autre mesure annoncée consiste en dans la participation du peuple américain aux
prises de décisions dans le domaine de la politique extérieure moyennant des rencontres
citoyennes au niveau des municipalités pour discuter des aspects fondamentaux de cette
politique.
6.2 En Angleterre :
En grande Bretagne Pendant les années 80 Margret Tatcher a profondément restructuré son
gouvernement, ce qui a conduit à une restructuration en profondeur du champ urbain
britannique dans le sens de la libéralisation et l'affaiblissement du pouvoir local, dont les
promoteurs immobiliers ont montré une intention cruciale des intérêts particuliers alors les
auteurs britanniques ont gommé la notion de gouvernement local.
De multiples agences, locales, semi-publiques et privées ont procédé au remplacement de la
fonction du gouvernement local qui devient l'élément quasiment résiduel d'un vaste
ensemble d'arrangements horizontaux, de réseaux divers et d'organisations interdépendantes,
d'où l'usage en Angleterre de la nouvelle expression "urban governance", et le passage du
gouvernement à la gouvernance.
6.3 Propagation du concept de gouvernance urbaine dans le monde :
Les gouvernements institués, ceux des Etats comme ceux des communes, auraient perdu leur
capacité d9action du fait des mutations en cours dans la société. La mondialisation des
marchés et de la production, la globalisation financière, la puissance accrue d9entreprises
devenues transnationales ont en effet des répercussions que les pouvoirs publics ne
parviennent plus à gérer.
Ainsi, la mondialisation des échanges s9accompagne d9un creusement des écarts entre
population riche et population pauvre que ce soit à l9échelle internationale ou nationale. Les
Etats-nations semblent impuissants à maîtriser ces tendances, à freiner ces évolutions qui
débouchent sur un chômage accru et sur l9apparition de situations de grande pauvreté. La
gouvernabilité des Etats est mise à mal par un processus de fragmentation des groupes
sociaux se traduisant de différentes catégories de populations ; la société réunit désormais
des populations très différentes aux intérêts diversifiés et donc aux exigences variées et
contradictoires une fragmentation de l9espace se traduisant par des dés équilibres territoriaux
tels que la concentration des populations dans les zones urbaines ou encore l9étalement de la
ville. On assiste en effet à une multiplication des organismes, des réseaux, des agences, des
institutions qui interviennent sur un même territoire. Ce processus de fragmentation fait du
21
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
système territorial une organisation de plus en plus complexe donc de plus en plus difficile
à gérer voire ingérable.
Aussi il devient de plus en plus difficile pour les pouvoirs publics de prendre des décisions
dans un univers non stabilisé où il est malaisé de prévoir les conséquences d9une action,
d9anticiper les évolutions futures. Il s9agit de parvenir à garder un cap malgré un contexte
mouvant ce qui implique de posséder de fortes capacités d9adaptation et de s9engager dans
des actions qui ne créent pas d9irréversibilités.
Ce que l9on peut qualifier de « crise du politique » se double d9une crise de la citoyenneté.
Les populations ont pris conscience des limites des institutions politiques et de l9impuissance
des responsables politiques. Les discours politiques apparaissent comme peu convaincants et les
politiques publiques sont souvent jugées inopérantes face aux grands problèmes contemporains.
Les citoyens se sentent également peu écoutés et peu associés aux décisions qui les concernent.
Le pouvoir politique est accusé d9être déconnecté de la société civile. La globalisation a d9autre
part, tendance à bouleverser les repères des citoyens, à modifier les cadres d9appartenance dans
lesquels se sont organisées les sociétés européennes. Les citoyens manifestent donc une certaine
inquiétude vis-à-vis d9un passé perdu et d9un futur inconnu, porteur d9insécurité. La
mondialisation des échanges, la complexité accrue des sociétés liées à leur fragmentation.
L9imprévisibilité de l9avenir, la déconnexion entre autorités politiques et citoyens expliqueraient
la défaillance des modèles traditionnels d9action publique. Les pouvoirs publics seraient dans
l9obligation d9adapter leur mode d9action publique afin de répondre aux défis qui ont pour nom
chômage, fracture sociale, peur de l9avenir et des appartenances sociales. L9importance de ces
enjeux au niveau local et plus particulièrement au niveau urbain explique l9intérêt que suscite la
notion de gouvernance urbaine.
6.1.1 La gouvernance urbaine selon plusieurs auteurs
Patrick Le Gales souligne que la notion de gouvernance urbaine invite tout d'abord, à prendre
acte du fait que le gouvernement des villes ne relève plus d'un jeu à deux acteurs l'Etat et les
collectivités locales selon le modèle du pouvoir périphérique et de la régulation croisée. Ce
concept qui n9est pas satisfaisant, ce terme est associé à une forme organisée rationnelle
cohérente où l9autorité est le lieu naturel et légitime du pouvoir et des politiques d9autre part
il suggère une lecture institutionnelle, le gouvernement renvoie une approche
institutionnelle.
Le terme de gouvernance urbaine suppose une plus grande diversité dans la manière
d9organiser les services et une plus grande flexibilité une variété des acteurs. Le concept
22
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Selon lui c9est arriver à avoir une stratégie qui lie les acteurs autours de toute décision
politique, autour d9un projet mobilisateur pour la motivation de toutes ces acteurs concernés.
Ainsi le partenariat doit se concrétiser par une stratégie commune, cité dans son ouvrage29
la gouvernance urbaine est donc la capacité et la coresponsabilité de projet.
4. Selon Robert Charlick:
Elle « intègre donc, toutes les règles, les pratiques et les procédures technico-financières,
socio-culturelles réglementaires et juridiques nécessaires pour la gestion impartiale et
transparente des affaires publiques » et vise la promotion et la valorisation des « des valeurs
sociétales, qui sont visées par les individus et les groupes »30
5. Selon Ricordet :
30 Charlick .R : cité par Faustin C Noudjen,(2006) in impact de la décentralisation sur la gouvernance Urbaine au
Cameroun : cas de la ville de Bangaugte, conférence Arusta
23
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Telle que perçue par Ricordet, elle présente deux réductions, la première concerne la notion
de gouvernance qui fait l9objet d9une utilisation minimaliste, la seconde porte sur la question
de la démocratie. Cette dernière n9est pas complètement ignorée, mais rapidement assimilée
au tissu associatif lui-même réduit à l9état d9un indicateur parmi d9autres de la Gouvernance
Urbaine. Dès lors le concept de la Gouvernance Urbaine selon Ricordet, est lié aux formes
d9interventions citoyennes ou associations ou sur les aspirations démocratiques.
Introduction :
La gouvernance urbaine qui est une approche qui postule une concertation avec les citoyens,
en leur permettant de participer directement aux actions qui les concernent, est-elle porteuse
d9enjeux multiples ? Est-ce que la triangulation entre les différents acteurs est vraiment
parmi les dimensions principales de la gouvernance urbaine ?
Est-ce que les transformations socioéconomiques ont une influence effective sur les enjeux
de la GU ? Est-ce que les autorités locales demeurent le seul corps légalement responsable
pour la prise de décision ? Quels sont réellement les enjeux de la gouvernance urbaine ?est-
ce seulement politiques ?
1. Les enjeux politiques :
Une activité décentralisée est conduite par des règles « édictées par des autorités émanant
du groupe qu’elles concernent. Ce qui caractérise donc un groupement territorial lorsqu’il
est décentralisé c’est son affranchissement, quant à l’activité visée, à l’égard du pouvoir
central»32
La décentralisation est un système de gestion dans le cadre duquel, des pouvoirs propres sont
conférés à une entité distincte de l'administration centrale.
Elle représente pour G LANGROD « la différenciation, l’individualisation, la
séparation& »33
24
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
La décentralisation est technique quand elle concerne les établissements publics, elle est
considérée comme territoriale quand il s'agit des collectivités décentralisées.
Elle se mesure, en fonction de la liberté dont dispose les collectivités locales, « la
décentralisation devra s’appuyer sur les instances représentatives (Elus) et dont l’objectif
est de mieux servir les populations »34
Les lois de décentralisation dictent des mesures majeures :
1) Le principe de la contractualisation,
2) La recherche de partenariats élargis,
3) l'évaluation et la prise en compte des besoins exprimés par les usagers.
Ces politiques tablent sur l'implication contractuelle des acteurs et sur la production de
figures mixtes regroupant les services de l'État, les collectivités locales et des groupes issus
de la société civile.
Concernant le champ de l9urbain, les enjeux essentiels justifient l9importance des réformes
de décentralisation pour les grandes villes et les agglomérations. Elles sont sans conteste les
grands bénéficiaires de ces réformes.
Dans son livre35, Patrick Le Galès, la décentralisation a consacré la différence entre le
gouvernement urbain et le gouvernement rural. L9étude du gouvernement des villes suscite
donc un intérêt plus grand parce que ses transformations s'écartent du modèle général de
système local. Ses enjeux liés à la ville sont forts, dans le domaine de la gestion des affaires
publiques.
Les villes sont devenues le lieu privilégié de l'innovation sociale et politique. L9importance
des pouvoirs locaux a été reconnue à la Conférence de Rio sur l'environnement et le
développement et au Sommet d9Istanbul en 1996, marqué par l9émergence des collectivités
locales, lesquelles expérimentent avec la coopération décentralisée et le partenariat un
élargissement du système international. Le mouvement municipal s9organise
internationalement. En Mai 2000 à Windhoek, le sommet d9Africités36 a organisé la plus
importante jamais réunie (550 élus locaux de 37 pays africains) pour discuter des problèmes
du continent et de l9unité africaine. Un mouvement mondial des collectivités locales s'est
unifié en mai 2001 à Rio suivi de la fusion des trois grandes associations internationales de
34
M/ Safieton D (2009) Genre et gouvernance urbaine au Senegalla participation des femmes à la gestion urbaine in thèse
présentée par l Guye p : 27.
35 Le Galés.P (1995) Du gouvernement des villes à la gouvernance urbaine In: Revue française de science politique, n°1,
pp. 57-95.)
36 Kanoute MB (2006).Manuel du Budget Participatif en Afrique Francophone Volume I : Ed ONU Habitat - ENDA Tiers
Monde p 9
25
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
collectivités locales, Le congrès fondateur qui s9est tenu en 2004 à Paris, (120 pays) a permis
la création d9une organisation mondiale de collectivités locales ainsi que d9associations
nationales et internationales "Cités et Gouvernements Locaux Unis" .
Elle est dirigée par un Conseil mondial et un Bureau exécutif. Dotée de structures
démocratiques, elle offre aux citoyens un moyen d'expression au niveau mondial par la voix
de leurs élus locaux.
Les villes sont devenues le lieu privilégié de l'innovation sociale et politique, notamment
dans le domaine de la gestion des affaires publiques, en réponse à la crise de la
gouvernabilité37 qui touche également le pouvoir local. Les mouvements de décentralisation
et de mondialisation ont en effet conduit à transformer certaines villes et même certaines
régions en acteurs politiques et sociaux à part entière. La notion de gouvernance permet de
rendre compte de ce renforcement de l'organisation politique et sociale des villes. Elle
permet d'analyser les transformations du pouvoir local, l'organisation des intérêts et des
élites, les mécanismes de création d'identité collective, les formes d'action publique
moderniste qui se développent en réponse aux défis qu'ont à relever les autorités politiques
locales.
2. Les enjeux sociaux :
Tel qu'il est conçu par ce courant de pensée, le principe de gouvernance permet d'étudier les
efforts qui sont faits pour tenter de contrer : le mouvement d'éclatement à travers :
4) l'intégration des groupes sociaux et des acteurs publics et privés,
5) la coordination des différents acteurs entre eux.
6) et l'implication des citoyens au processus d'éclatement, de fragmentation répond un
processus de recomposition d'intégration.
La gouvernance constitue, dans cette optique, une réponse à une vision strictement libérale
du développement urbain qui fait peser des menaces d'éclatement social et de développement
fragmenté sur la ville. Un des enjeux de la gouvernance urbaine pour les pouvoirs publics
est de parvenir à reconstruire l'unité sociale de la ville, une identité collective par le biais de
politiques publiques produisant des appartenances, il s'agit de parvenir à rétablir des
cohérences sur un territoire.
37 Chevallier J, : (1996), La gouvernabilité évoque l9aptitude des groupes à être gouvernés mais aussi les techniques de
26
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
38
Lascoumes, P (2004) Gouverner par les instruments, Paris, Presses de Sciences Po,
27
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Dans son sens le plus générique, le terme de participation évoque l9implication des habitants
dans la mise en Tuvre d9actions concernant leur cadre de vie. Cette contribution peut porter
aussi bien sur le contenu d9un projet, et relever de la coproduction, que sur sa validation, et
s9inscrire alors dans le domaine de la codécision.
Le terme de participation dans son sens fort de partage ou de délégation de responsabilités,
les pouvoirs publics ont en fait eu tendance à privilégier celui de concertation pour évoquer
le niveau maximal d9implication des habitants qu9ils peuvent envisager, dans une démocratie
considérée avant tout comme représentative. Appliqué à la conduite de projets, concerter
signifie négocier avec des personnes dont les intérêts divergent, mais en se plaçant du point
de vue d9une autorité juridiquement compétente qui garde in fine la maîtrise des décisions.
Donner la possibilité à des groupes d9habitants de faire des propositions, voire de définir ou
de réaliser leurs propres projets grâce à un soutien financier et technique apporté, par
exemple, à des ateliers d9urbanisme ou à des chantiers dits de proximité, considérer les
habitants, dès le départ et tout au long de l9élaboration d9un projet, comme une instance à
part entière, pouvant faire valoir une expertise spécifique d9usagers-citoyens aux côtés de la
maîtrise d9ouvrage et de la maîtrise d9Tuvre.
La problématique de la participation au processus décisionnel peut revêtir de multiples
formes ; l9Information, la Concertation, la Consultation la Négociation et la Médiation
Ainsi, la participation s9entend par la participation à la prise de décisions relatives aux projets
concernant la collectivité, à la participation au financement, à la mise en Tuvre et au
suivi/évaluation.
Cohésion
Sociale
La Restitution de
Décentralisation L9unité Sociale
Les pouvoirs propres
conférés à une entité Mutations et
distincte de transformations
l'administration économiques
centrale.
GOUVERNANCE
URBAINE
28
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
La citoyenneté symbolise le respect des droits tels: le vote, l'association, la grève, le droit
d'expression, de propriété, d'information ou d'instruction, et des devoirs tels :le respect des
lois, de la propriété d'autrui, paiement des impôts, effectuation du service militaire ou
civique., permettant une vie en communauté harmonieuse et durable. Chaque citoyen exerce
à sa façon la citoyenneté telle qu'elle est établie par les lois et intégrée dans l'ensemble des
mTurs de la société à laquelle il appartient.
29
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
meilleure ressource est la ressource humaine, les habitants, ceux-ci sont censés être experts
dans leur propre mode de vie et avoir toutes les compétences du savoir, savoir-faire et savoir
être pour une meilleure prise de décision sur les thématiques qui les concernent. « Les
citoyens sont les meilleurs experts pour décider ens emble de leurs intérêts, à la
condition d'être maîtres des outils de réflexion, de conception, d'information,
de négociation qui leur permettent d'atteindre une décision » 41.
Maîtriser les perturbations voire les formes d9ingérence qui peuvent apparaître dans
les affaires locales à l9occasion des projets.
*Du civisme
41 De Varine H, (2001) in le Budget Participatif : l'expérience de Porto Alegre au Brésil de Tarso Genro p, 11
42
Idem
43 Paulhan.J (1970) Les incertitudes du langage. Ed Gallimard, p31
30
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Conclusion :
La gouvernance est la mise en relation des acteurs afin de conférer une stabilité au système
autour des actions d9utilisation, d9aménagement et de gestion de l9espace géographique. La
topographie des parties prenantes du système de gouvernance se présente sous la forme de
« couches d’acteurs »44 qui se combinent, collaborent ou interfèrent en partant du citoyen
jusqu9aux organisations internationales, en passant par tous les niveaux d9agrégations
spatiaux et les instances représentatives qui leur correspondent.
L9objectif est de recréer de la confiance et de promouvoir la Transparence, la
Transdisciplinarité, le Décloisonnement sectoriel, et de démocratiser l9information ainsi que
la gestion des territoires et l9implication de la population, Il s9agit d9aller au-delà de la simple
information et consultation de la population et de parvenir à établir une véritable relation de
partenariat avec les habitants afin de rapprocher la décision du citoyen. En outre, la
complexité de la répartition des compétences entre les collectivités peut, sous l9effet d9une
mauvaise lecture, nourrir le sentiment d9une stratification incohérente où tout le monde fait
tout respecter ; les prérogatives de chacun donc déterminer le rôle des acteurs, et respecter
le maillage interinstitutionnel, projets. L9expression "gouvernance urbaine" évoque l'idée
d'une gestion locale souple, stratégique et négociée, basée sur une approche pluri-rationnelle
combinant des logiques publiques et privées, et prenant en compte l'évolution des demandes
des citoyens. Le recours à ce concept permet de dépasser les oppositions traditionnelles entre
gouvernants et gouvernés, entre Etat et société civile, entre sphère publique et sphère privée.
La gouvernance urbaine permet en effet de rendre compte du développement sur le plan local
du partenariat public-privé, du déclin des pouvoirs institutionnels et de l'importance
croissante de l'enjeu de la coordination de politiques. Elle contribue à l'analyse des
conditions de possibilité de l'action publique dans une société urbaine de plus en plus
différenciée, où les effets pervers des politiques se multiplient. La gouvernance urbaine
exprime ainsi l9idée d'une complexification du gouvernement des villes. Créer un cadre
fixant les objectifs et les bonnes pratiques de nature à leur connaissance du local,
l9expression des besoins, l9organisation des attentes et l9articulation de tout cela avec les
solutions possibles, idéales et réalisables. Une nouvelle coalition d'action fondée sur le
partage des responsabilités qu'aucun acteur, public ou privé, ne dispose des connaissances et
des moyens nécessaires pour s'attaquer seuls aux problèmes. Les modes de gouvernance
urbaine sont le résultat de l9articulation entre la régulation des marchés, les grandes
31
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Décentralisation
Gouvernance
Mobilisation des ressources
Urbaine
Ouverture et Transparence
32
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 2 :
Le projet urbain
Introduction ;
Depuis plusieurs années, la notion de projet urbain se retrouve dans la plupart des discours
pour évoquer une transformation des raisonnements et des pratiques des professionnels de
l9aménagement, des élus locaux et, plus récemment, des responsables politiques de l9État.
Une notion qui participe d9un renouvellement des représentations de la ville, du territoire et
de l9action publique signalant un changement dans les modes de faire et de gérer la ville et
le territoire, est ce que c9est une prise de conscience des acteurs de la ville ? Qu9en est-il de
la planification ? Est-ce que le projet urbain est un outil de développement local / social
(dans la politique de la ville), outil de trame urbaine ? Ou bien un vecteur de lien social, de
relations urbaines et d9une socialisation urbaine plus différenciée ?
II. Le projet urbain
1. Définition :
33
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
traces, du substrat, une reconnaissance du mouvement et du flux dans lequel on se situe, des
fondations sur lesquelles on s'appuie pour établir des fondations pour d'autres qui viendront
après »45
En Italie les problèmes principaux sont la gestion du patrimoine qui tombe en ruine et la
réintroduction des logements sociaux dans les centres anciens.
Dès la fin des années 60, en Italie et plus précisément à Bologne est apparue une démarche
Qui s9est fondée sur la notion de « Recupero urbain » considérait que le processus de
planification devait tenir compte de la ville existante dans sa globalité (tant du point de vue
des échelles que de ses tissus, urbain et social) ainsi que de l9opinion de ses habitants. Dans
les années 70, cette opération suscita un grand intérêt partout en Europe et plus
particulièrement en France.
La notion de projet urbain s9est développée en France à partir de 1983, conduisant au passage
d9une planification centralisée et technocratique à une approche décentralisée plus ouverte
aux débats et aux négociations et la participation citoyenne permettant aux maires de décider
de l9avenir de leur territoire. En sortant du régime du pouvoir central, les municipalités ont
vu leur pouvoir législatif et exécutif s9élargir et ont assumé les questions relatives à
l9urbanisme. La planification locale qui était étatique devient communale : le plan local
d9urbanisme est alors élaboré par les maires et fixe des objectifs de développement
économique et social qui vont avoir aussi un impact sur l9espace physique de la ville. Cette
nouvelle réflexion explique l9influence de la démarche Italienne sur l9urbanisme français et
l9inspiration des urbanistes et des architectes français de cette dernière.
« La notion de plan, autrefois largement employée par les acteurs-décideurs de
l’aménagement et de l’urbanisme, en France, a été actuellement supplantée par la notion de
projet urbain »46
Le travail à l9échelle du projet urbain consiste à initier un processus de transformation de
l9espace avec des principes clairs. L9un des moyens de dépasser les « approches sectorielles »
et le traitement autonome de chaque objet urbain (infrastructures, voirie, quartiers, &) en
agissant sur l9ensemble des rapports qui lient les éléments du projet est d9établir une stratégie
de développement socioéconomique d9une ville.
45
Devillers. C, (1994) Le projet urbain,, Ed. Un Pavillon de l'Arsenal, Paris, pages 12-13
46
Ingallina P, (2001) Le Projet urbain, Paris, coll. Que sais-je ?, Ed, PUF, 128 pp. 5-128
34
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
« Faire réellement participer les gens, ce serait leur donner ce rôle de donneur d'ordre, et
non pas leur dire « Alors, Messieurs, voici notre projet... »47
Le projet urbain ne peut pas s9ériger en tant que méthode, mais comme une série de
démarches relatives à chaque contexte, en mettant au point des outils de planification
contextuelle qui soient proches de la réalité et ouvertes à la discussion.
Il a pour objectifs de répondre aux dysfonctionnements urbains mais aussi de projeter
l9avenir et de révéler la force imaginative des projets susceptibles d9enrichir l9identité et
l9image urbaine de la ville. Ainsi le projet urbain apparaît-il comme un nouvel art de penser
la ville et d9en débattre en insistant sur les questions de participation, de négociation, de
partenariat et de médiation à travers une politique globale de la variété d9avis sur un projet
urbain : la concertation, une démarche clé au cTur du projet urbain permettant ainsi un
mécanisme d9aller-retour instauré entre les acteurs tout azimut intégrant l9accord ou
l9acceptation, la modification voire la contreproposition.
La concertation est essentielle par les objectifs qu9elle se propose d9atteindre, et conditionne
souvent le bon déroulement de l9opération, elle gère en quelques sortes les intérêts des uns
et des autres et gère les risques en même temps. La concertation peut constituer un outil
d9aide à la décision et pourra même enrichir le projet au fur et à mesure de son élaboration.
Le meilleur projet aujourd9hui et celui tout en apportant une solution technique satisfaisante
et le mieux accepté, le dialogue et la négociation doivent être reconnus comme des facettes
importantes de l9aménagement, en effet travailler en concertation est devenu une nécessité
La concertation est une composante qui s'est inscrite dans l'urbanisme technique. En tant
qu'adjuvant au départ, elle prend de plus en plus de place dans la construction des projets en
aménagement et en urbanisme.
Dans la concertation en aménagement, il est proposé trois niveaux d'implication des acteurs :
47
Raymond H (1999). Faire participer les gens article publié par la revue urbanisme n°307 p. 5
35
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
La mise en place d9un projet urbain est longue et complexe, elle fait intervenir un grand
nombre d9acteurs, porteurs de cultures de projet et d9objectifs différents, parfois
contradictoires et qui interviennent soit tout au long du processus, soit ponctuellement. Elus,
aménageurs, promoteurs, ingénieurs, sociologues, habitants, géographes, urbanistes,
architectes, paysagistes, participent à la mise en place d9une stratégie, qui deviendra projet,
puis réalité construite.
consultation participation
Information
concertation
48 Levy A, (1992). La Qualité de la forme urbaine, problématique et enjeux, Paris, Plan Urbain, Tome 1, 158 p., p. 2
49
Avitabile.A.(2005) la mise en scéne du projet urbain, Ed l9Harmattan, collection ville en entreprise.p336
36
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
PU
La composition Axé sur les masses bâties Paysage urbain. Formes urbaines
urbaine
Le vide n9est que résiduel Les vides sont des composants
urbains qui structurent le paysage :
Représentations les espaces publics
schématiques
abstraites
37
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
urbains
constitutifs du territoire
38
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Il s9agit d9adopter pour la démarche projet urbain une réconciliation entre urbanisme et
embellissement, ce dernier se traduit selon différents aspects : Le souci de l9image de la ville
(image de marque). La recherche d9un impact visuel, par des objets architecturaux, des
monuments ou autres éléments ayant des références originales. Développement d9un mode
culturel, qui impose l9amélioration et l9embellissement du cadre de vie. La préoccupation
écologique qui a toujours été lié à la question d9embellissement. Car au niveau urbain,
l9environnement doit être attractif, ainsi l9intégration de l9environnement naturel et urbain
est un but à rechercher. (La recherche d9une composition paysagère équilibrée, entre le bâti
et le végétal et un traitement paysager des différents espaces urbains)
L9idée de projet urbain quoique notion encore floue, englobe de nouvelles exigences : ainsi,
la prise en compte des différentes temporalités de la ville (temps longs de l9histoire de la
ville, temps plus courts de la décision politique ou de la spéculation, temps de l9opération
urbaine). Autre exigence nouvelle, celle qui consiste à refonder l9espace commun et à
réactiver la citoyenneté locale. Le projet urbain ne se limite donc pas à une stricte action sur
l9espace, mais il lui incombe également une mission de gestion sociale et communale.
Relevant, en définitive, plus d9un processus transactionnel que d9un résultat, la notion de
projet urbain suppose l9action conjuguée d9acteurs multiples. (L9intelligence collective). Les
temps du projet ne sont plus déterminés par les différentes échelles d9intervention, mais sont
contraints à épouser les figures plus complexes des notions successives, de la concertation
et de la négociation.
L9isolement sectoriel ne favorise pas les visions stratégiques dans le cadre des opérations
urbaines. Les aménagements techniques restent souvent « limités » dans les approches
techniques, sans études d9impact. En effet, le territoire de la ville est souvent l9objet
d9aménagement portant sur des aspects techniques, sans pour autant comprendre que toute
opération provoque un impact paysager, social et économique. L9opportunité de cette
insertion est pourtant importante pour en saisir les effets induits, susceptibles de déclencher
des opérations urbaines fructueuses. La logique sectorielle ignore souvent les effets enduits
qui déclenchent les processus de développement urbain. L9anticipation sur les opérations est
fondamentale pour pouvoir tirer le meilleur parti concernant les territoires.
39
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
« Le projet urbain est tout projet de la forme urbaine qui vise la transformation urbaine.
Qu’il soit proposé par les modernistes, par les post-modernismes ou par les culturalistes,
l’essentielle qu’il modifie profondément l’espace urbain. Qu’il soit une ville nouvelle ou un
instrument d’urbanisme, son objectif est bien l’aménagement de la ville. Il reste aussi que
ces formes urbaines et ces documents juridiques qui ont pour mission de changer le paysage
urbain ne font l’unanimité »50
Elle est constituée de 4 grandes fonctions qui regroupent des acteurs précis et distincts, dans
lesquelles les associations d9habitants et d9usagers sont de plus en plus impliquées. Les
principales mutations du mode de production et du système d9acteurs, et les grandes
fonctions, qui caractérisent le système actuel de production du projet sont :
Ces 4 fonctions, avec leurs acteurs spécifiques, sont nécessaires à tout projet urbain, elles ne
doivent pas être en chevauchement avec les phases chronologiques de déroulement du projet.
La vieille linéarité du projet (amont/aval) fait place maintenant à une interaction de ces
fonctions « feed back ». Dès l9amont du projet (phase stratégique) la co-conception (travail
50 RAHIM K (2004) Le renouveau de la Planification urbaine et la Notion de projet urbain entre Architecture et
urbanisme Thèse de Doctorat présentée p/93
40
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
collectif) entre acteurs est la règle. L9articulation portage politique / pilotage technique est
le point sensible de tout le système de production et détermine la qualité du projet.,
Conclusion :
Le concept de « projet urbain » s'inscrit dans une stratégie qui envisage de développer une
nouvelle approche d'intervention spatiale en renforçant les procédés de planification urbaine
et à assurer la mise en Tuvre des grandes actions urbaines et ce, suite aux mutations et aux
dysfonctionnements générés par la complexité et la rapidité du développement urbain ainsi
qu9aux mutations qu9il induit. Le projet urbain comme outil de développement local / social
(dans la politique de la ville), comme outil de trame urbaine, vecteur de lien social, de
relations urbaines et d9une socialisation urbaine plus différenciée, est conditionnée par le
degré de concertation entre tous les acteurs en amont, durant le processus et en aval.
Aujourd'hui, la ville est de plus en plus intégrée dans une logique de complexité entre acteurs
locaux et citoyens d'où la nécessité de reconsidérer la manière d'y intervenir. Ainsi, le projet
urbain se veut une réponse aux dysfonctionnements multiples des villes en visant le
développement social et économique d'un site et sa revalorisation urbaine par son intégration
urbanistique et la dynamisation de l9unité de la ville. Les situations de projet, c9est à dire les
phases amont ou encore les situations de conception, sont contingentes et ne posent pas les
mêmes problèmes à résoudre. Les principes qui fondent la conception des politiques et des
projets urbains se traduisent au plan opératoire par un ensemble de catégories et de concepts
à partir desquels l9espace est analysé et qui structurent également les transformations
projetées. Les principes fondateurs de la conception urbaine sont ainsi déclinés à travers un
ensemble d9instruments, qui sont à la fois analytiques et opératoires et qui assurent
l9articulation entre la pensée sur l9espace et l9intervention dans l9espace. Ce sont des
opérateurs efficaces qui ont donc une fonction de double médiation entre la théorie et la
pratique d9une part, et entre les acteurs d9autre part, qui partagent ces référents communs.
41
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 3 :
Amélioration urbaine
Introduction :
Les programmes de réforme des autorités locales dans la plupart des pays d'Afrique ont visé
l'amélioration de l'efficience et de l'efficacité de ces administrations en tant qu'acteurs
essentiels de la prestation de services de base à la population dont l9objectif est d9améliorer
les conditions de vie des citoyens, Est ce que les conceptions de proximité sont des solutions
susceptible d9apporter la satisfactions aux habitants ? Est-ce que la question du cadre de vie
et du bien-être est au centre de toute approche urbanistique ? Politique ?
La notion du cadre de vie fait son apparition dans les études urbaines au début des années
1960 grâce notamment aux travaux de Kevin Lynch. Pour Lynch, les voies, les points de
repères, les limites, les nTuds et les quartiers sont les cinq éléments des formes physiques
urbaines. Son analyse se limite à l9effet des objets physiques et perceptibles sur la ville et les
citadins (Lynch, 1969). Il insiste sur la pertinence des opérations d9urbanisme qui vont
améliorer la lisibilité de la ville en fonction des cinq éléments. Ces éléments se chevauchent
et s9interpénètrent : « Les quartiers sont structurés par des nœuds circonscrits par des limites
transpercées par des voies et parsemés de points de repères »51. Lynch suppose que
l9environnement visuel détermine la qualité du cadre de vie.
51
Lynch K. (1999). L'image de la Cité.Ed Dunod p 221.
52 Appleyard D , (1981) U, Livable Street. University of California Press, Berkeley,
42
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
de vie, et aux impressions qu9ils se font de leur cadre socioculturel dans leur quête
d9équipements collectifs ou d9activités sociales mieux adaptés à leurs attentes. L9échelle
souhaitée, les densités optimales et les types de comportements appropriés à une expérience
satisfaisante de la vie urbaine sont les aspects d9urbanisme retenus dans les études sur le
cadre de vie. Depuis des années et à l9instar des déclarations et traités en réponse à la crise
annoncée de l9écosystème planétaire et de nouveaux modèles théoriques tels que le
développement durable, les auteurs mettent l9accent sur les conditions écologiques du cadre
de vie (Hough, 1989, Commission royale, 1992). C9est autour de la durabilité et de la
viabilité (Roseland, 1992 ; Haughton, 1997 ; Kilbert, 1999)53 que se définit le cadre de vie
urbain aujourd9hui.
Ces études convergent vers une préoccupation fondamentale : la quête individuelle, par le
citadin de la qualité de vie. On suppose que les gouvernements urbains qui appuient les
décisions favorables à l9amélioration de la qualité de vie sont en mesure de répondre à tous
les besoins des citadins, en outre ils vont leur assurer un cadre de vie assez agréable.
En effet, Le cadre de vie détient donc une place d9importance primordiale dans toute
approche urbanistique axée sur les demandes de la population pour un environnement de
qualité. Il s9agit plutôt de l9environnement vécu par le citadin que de l9environnement auquel
il aspire ou prétend posséder.
Aujourd9hui, la mesure du « cadre de vie » ne se limite plus à la présence d9un certain nombre
d9équipements ; des aspects plus qualitatifs sont mis en avant au travers des questions de
propreté, de qualité des espaces extérieurs, de proximité des services et d9amélioration du
sentiment de sécurité. Ces préoccupations des habitants et la question des services ayant trait
à la qualité du cadre de vie doivent être au centre de toutes conceptions de proximité, afin
de concourir et résoudre les problèmes de la vie quotidienne et d9améliorer le cadre de vie
des individus.
le cadre de vie est le résultat concrétisé par des actes de conception et de gestion liés à
l9habitat et aux espaces urbains, tels que l9entretien et la maintenance des immeubles et des
espaces extérieurs, la présence, l9accueil, le gardiennage et la tranquillité publique,
53
Roseland, M. (1992), Le développement durable des centres urbains : Guide à l’intention des pouvoirs locaux et
municipaux, Table ronde nationale sur l9environnement et l9économie, Ottawa.p23
43
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Cadre de vie
La situation géographique de chaque ville, le site, le climat la pollution qu9elle subit sont des
éléments naturels qui jouent un rôle important quant à l9appréciation de la qualité du cadre
de vie, ainsi des nuances apparaissent. Le climat tient une grande place dans la perception
de la qualité de vie exerçant une grande influence sur les images mentales et les activités
humaines. L9aspect du cadre de vie est élaboré selon plusieurs composantes : le milieu
géographique, l9environnement et l9espace urbain.
En outre le cadre de vie est jugé selon l9appréciation des citoyens via leur environnement.
44
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
54 Dugen.F., (2005). Les villes nouvelles adoptées par leurs habitants, revue population mode de vie, institut
d9aménagement et d9urbanisme de France N°394 pp 4-5-6
45
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Patrimoine
et culture
Distribution Nuisances
et collecte et
de l’eau pollutions
Ville et
cadre
de vie
Aménagemen
sante t Urbain et
transport
Déchets, tri
et collecte
1. Operations urbaines :
Une opération urbaine a pour objet d9aider les communes à conserver et à fortifier un tissu
urbain diversifié en centre-ville ou dans certains quartiers de la ville. Un dispositif financé
par l9état sur une période définie.
Les opérations sont souvent perçues comme une suite d9activités techniques ou sociales à
mener dans un ordre logique. Conduire des opérations urbaines est un exercice délicat : il
repose sur la gestion d9un grand nombre de contraintes, parfois difficilement compatibles.
Au niveau économique, les opérations urbaines influent de manière décisive sur les capacités
de développement des pays (infrastructures économiques, mobilité urbaine, etc.). Le secteur
de la construction est particulièrement concerné dans la mesure où il constituera l9un des
moteurs de la croissance. L9opération urbaine est un dispositif financé par l9état sur une
période définie. La plupart des opérations sur le parc existant sont de simples opérations de
dynamisation et de modernisation du tissu.
2. Différentes opérations sur le cadre de vie :
Introduction :
Le patrimoine architectural, héritage culturel que nous a transmis le passé, a une grande
valeur spirituelle et transcrit de la manière la plus expressive l'histoire de la civilisation
humaine. Ce patrimoine constitue une partie essentielle de la mémoire des hommes
d'aujourd'hui. Nous ne devons pas oublier que chaque époque a ses réussites : le problème
46
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
est de savoir découvrir et apprécier ces réussites afin de les sauvegarder, de les mettre en
valeur et de les intégrer harmonieusement au cadre de vie souhaité.
2.1 La réhabilitation :
a. Selon le Dictionnaire :
Réhabilité : se dit d9un condamné qui a obtenu sa réhabilitation 55
Le fait de restituer ou de regagner l9estime, la considération perdue. Réhabilitation d9une
personne compromise& Réhabilitation d9un auteur tombé dans l9oubli& Réhabilitation
d9un quartier, d9immeubles vétustes, leur remise en état d9habitation
b. En Urbanisme :
Réhabilitation : « dans le domaine de travail, sur des bâtiments existants, consiste à remettre
en état un édifice en modifiant certaines parties, elle est plus interventionniste que la
restauration mais moins radicales que la rénovation, qui est souvent synonyme de
destruction puis reconstruction »56 .
La réhabilitation ne se limite pas à la conservation, mais peut introduire la transformation de
l9existant tout en vérifiant les potentialités qui peuvent être valorisées pour satisfaire les
aspects fonctionnels et sociaux.
La réhabilitation étant en fait, la valorisation d9un organisme architectural ou urbain, par le
renouvellement de ses valeurs immobilières et l9amélioration des conditions de vie de ses
habitants.
La réhabilitation désigne l'action de réaliser des travaux importants dans un bâtiment existant
pour le remettre en bon état. Il s'agit souvent d'une remise aux normes de sécurité et de
confort dans un bâtiment qui n'est plus apte à remplir ses fonctions dans de bonnes
conditions. On parle de réhabilitation lourde lorsque l'on ne conserve que la structure
(changement fréquent de l'organisation générale du bâtiment). Dans le cas de travaux moins
importants (conservation de l'organisation et de la plupart des murs de cloisonnement) il
s'agit d'une réhabilitation légère
« Il s’agit d’un ensemble d’opérations visant à améliorer la qualité d’une opération
immobilière préexistante .cela se traduit par la mise aux normes de ce dernier, par
l’adjonction de nouveaux constituants (on donne souvent l’exemple du double vitrage) et
également par des modifications structurales »57
55
Le petit Larousse illustré 2001.
56
Guillemette.M-J. (1997). La villa Savoye. Ed du Patrimoine caisse des monuments historiques et des sites. Paris.
57 Jouvent D. (2002) Ed ECP, in Réhabimed bulletin trimestriel Paris p21
47
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
« C’est une procédure visant la remise en état d’un patrimoine architectural et urbain
longtemps déconsidéré et ayant récemment fait l’objet d’une revalorisation économique,
politique et/ou esthétique : tissu et architecture mineurs à vocation d’habitat, ensemble et
bâtiments industriels »58 .
C9est une opération, généralement lourde et coûteuse, qui consiste en la réorganisation, d9un
bâtiment ou d9un tissu urbain par la modification de ses éléments structurants. La
restructuration vise à une transformation plus ou moins radicale du rôle et des caractères du
cadre bâti existant étudié. Elle fait intervenir le changement par une vision nouvelle de
l9aménagement ou développement urbain à travers la modification des parties les plus
hétérogènes, déstructurées et dégradées. Le renouvellement urbain :
Pour définir les contours de cette notion, on peut dire que le renouvellement urbain est
«conçu comme pouvant intégrer plusieurs dimensions thématiques (le social, l’économique
et l’urbain) et recouvrant plusieurs échelles territoriales du quartier lieu d’identification du
problème à l’agglomération lieu supposé de résolution du problème »61.
D9une façon succincte, « Il s’agit d’un phénomène global, comme en témoigne l’expression
américaine voisine d’urban renewal. Il est parfois défini comme une nécessité d’action, sur
des secteurs urbains qui réclament des actions coordonnées, par suite d’évolutions urbaines
48
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
suscitant des inquiétudes à un titre ou un autre, et réclamant des actions en retour des
pouvoirs publics »62.
Un Concept désignant des actions d'urbanisme avec une grande diversité de situations en
ville. Intervenir sur la ville existante action de reconstruction de la ville sur elle-même,
89fabriquer la ville sur la ville99 Il s'agit de rompre avec une pratique antérieure ancienne
favorisant l9étalement urbain, dont l9objectif est de récupérer les parties les plus délaissées,
les plus obsolètes (reconquête des terrains laissés en friches) afin d'y développer des
réalisations capables de leur redonner un sens.
62
Gremion.C. (1993). Pour un état correcteur) in Nemery p.61.
49
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
A l9opposition des interventions sur les tissus urbains dites classiques, le renouvellement
urbain vise à recomposer les équilibres sociaux et à revaloriser des territoires touchés par la
dégradation et la ségrégation, à travers une action menée à différentes échelles : quartier,
ville, agglomération, commune ou groupement de communes. Il se fonde sur l9articulation
des politiques sectorielles - urbanisme, habitat, déplacements - et prend en compte le court
terme (gestion urbaine de proximité, services publics ou commerciaux) et le long terme, afin
d9améliorer durablement la qualité de vie urbaine.
« Dans les opérations de renouvellement urbain, la conservation de quelques points de
mémoire donne tout de suite une patine à un nouveau quartier ».63
Réinventer les quartiers est une de ses actions principales. Cette réinvention est
contenue dans un ensemble d9interventions dont les objectifs majeurs visent à insuffler une
autre dynamique par des réflexions renouvelées sur le territoire du quartier.
Les enjeux visés par le renouvellement urbain sont d9ordres sociaux (habitat et ses
prolongements, voiries, commerces, services publics de proximité, mixité), des enjeux
d9ordres économiques et environnementaux (réduction de la consommation en
énergie, création de l9emploi, attraction des investissements, qualité environnementale et
architecturale...)
Le renouvellement urbain est toujours initié par une entité politique, associant différents
partenaires (collectivités, services publics associations).
C9est une action d9aménagement globale et concertée, qui vise à restructurer, réorganiser ou
réhabiliter un périmètre urbain de manière à favoriser le maintien ou le développement de la
population locale et à promouvoir sa fonction sociale, économique et culturelle. Les types
63
Godillon.S. (2012) Rénovation urbaine, enjeux, mise en œuvre qualité in Revue urbanisme territoire en mouvement
n°30, p 19
50
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
51
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
64
Extrait discours du maire C B .Koussoubé de la Commune Bobo-Dioulasso, rapport final p97
65 Projet d9Amélioration des Services Urbains de Base (PASUB) Bobo-Dioulasso, Secteur 21 Rapport Final, p15
52
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Le projet s'inscrit dans les cadres stratégiques mis en place au niveau national et au niveau
local et en continuation d'un certain nombre d'initiatives de développement locaux et de
réduction de la pauvreté urbaine.
Institution Rôle
66
Idem, P 74
53
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Institution Rôle
54
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Coordination et
Appui technique pilotage(cellule
d'orientation, Groupe thématique
(CREPA)
animation)
Appui institutionnel
Usagers,réalisation La mairie
(MITH/Mecv)
67
Ibid.,
55
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
56
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
-L’Approche intégrale :
L9approche prend ainsi en compte la gestion des déchets (liquides, solides) eaux usées, des
eaux pluviales, et l9approvisionnement en eau potable.
Elle impose comme méthode de travail la concertation des activités de différents acteurs, en
matière de planification, de programmation et de mise en application des programmes.
Elle participe de la nécessité de prendre en compte l9ensemble des besoins des ménages et
d9organiser, sur cette base, l9intervention des services techniques et autres structures d9appui.
-L’Approche multidisciplinaire :
57
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
58
OBJECTIFS ACTIONS ACTEURS RESULTATS DIFFICULTES
-Contribuer à la -Approche communale, -La commune, la -Elargissement du mode -Mentalités et
réduction de la pauvreté multidisciplinaire. population, le secteur d9emploi. comportements des
à travers un meilleur public, secteur privé et habitants (déchets)
accès aux services -Responsabilisation des secteur associatif. -une sécurité
urbains. acteurs. alimentaire assurée. -L9organisation des
_ Les responsables des élections
-Renforcement des - L9application d9un de services techniques et - L9ancrage et présidentielles
capacités de gestion et de la contribution de tous structures d9appui ; l9acceptation par les (démobilisation des
planification. _ Les membres des habitants, du principe de autorités)
-Etablissement d91 arrêté la responsabilité
municipal. groupes thématiques,
-Amélioration des individuelle et - Difficultés au début
méthodes d9intervention - Coordination véritable et _ Les autorités et élus collective quant à l9abonnement
et des capacités de concertée. communaux, les -Amélioration des des habitants.
partenariat. responsables coutumiers savoirs
-L9organisation et religieux ; -La difficulté à
-la responsabilisation et d9assemblées générales - - Le développement organiser des
l9implication effective de Organisation de session - _ Les partenaires du partenariat entre les rencontres dans le
la population. formation. nationaux et étrangers. services municipaux, les sous-secteur.
services déconcentrés
- la réplication du projet - Les concertations de l9Etat et les habitants. -La démobilisation de
dans les autres secteurs périodiques. la population.
de la ville. - Un succès en matière -faible pouvoir d9achat
- La mise en Tuvre, le de gestion des services des habitants.
suivi et évaluation - La nomination du
personnel. - La faiblesse de la
capacité opérationnelle
-Etablissement d9une de la commune.
stratégie communale.
59
Conclusion :
68
Idem,
60
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Le projet est axé sur la thématique de l9amélioration du cadre de vie des citoyens de la
Louvière avec un délai de deux ans dont : la date de démarrage est le janvier 2011 et celle
d9achèvement est décembre 2012
L9objectif du projet vise à mettre en place une dynamique participative au sein des quartiers
de la Louvière en vue de leur labellisation suivant 4 critères le bien-être et la participation
citoyenne, la propreté et le fleurissement. Une mission qui s9intègre plus globalement dans
l9ensemble des démarches citoyennes impulsées par la ville de La Louvière. L9objectif
escompté par les autorités communales est de labelliser 12 quartiers au terme de la
mobilisation citoyenne.
2.3 Démarche :
61
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Des rencontres individuelles ; des réunions ont été organisées dans chacun des quartiers
lauréats afin de :
- déterminer en toute concertation le périmètre du quartier ciblé.
- Etablir un planning de rencontre.
- constituer un comité de « Quartier belle ville » par les membres initiaux et un groupe
d9habitants voulant être impliqués dans la dynamique citoyenne.
- Une réunion plénière d9information Dans un premier temps, Espace Environnement a
convié les candidats retenus à la suite de l9appel à projets lancé dans la presse locale, à une
première réunion d9information. Cet événement de lancement a permis de mobiliser une
série de porteurs de projet et de les informer sur la méthodologie de travail
-diagnostiquer les atouts faiblesses et contraintes au niveau des quartiers cela avec
l9implication des citoyens en les invitant à échanger leurs points de vue, à évaluer le
« Bien-être » dans leur quartier de façon concertée et à élaborer des propositions
d9amélioration en outillant avec une grille d9observation.
- Approbation d9une charte d9engagement ; L9un des critères du label «Quartier belle ville »
est basé sur la participation citoyenne. Afin d9atteindre l9objectif de réunir 20% de signatures
auprès de la population du quartier, différentes stratégies de mobilisation ont été élaborées :
* démarche en porte-à-porte ;
62
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
* sensibilisation lors d9événements organisés par les comités de quartier (ouverture de jardin,
la journée des voisins&).
* Des matinées de nettoyage à la bonne saison, chaque comité de quartier a organisé une
matinée de nettoyage des voiries publiques et des espaces verts. D9une manière générale, la
mobilisation citoyenne a été au rendez-vous et la presse locale en a fait largement écho. Ces
activités ont été possibles grâce à un appui logistique important de la part des autorités
communales.
*Un accompagnement à la carte : à ce stade, le rôle d9Espace Environnement a consisté à
accompagner les comités de quartier dans leurs démarches en faveur de l9amélioration de
leur cadre de vie. Retour de bonnes pratiques, diffusion d9outils de communication, réunions
de travail, organisation d9événements populaires, relais auprès des autorités communales&
sont autant de soutiens accordés par espace Environnement.
D9une manière générale, les priorités d9actions se focalisaient sur la propreté des voiries, la
qualité des trottoirs, les problèmes de circulation et de stationnement, l9aménagement des
aires de détente et le renforcement du lien social.
2.5 Résultats
63
OBJECTIFS ACTIONS ACTEURS RESULTATS DIFFICULTES
- l9amélioration du cadre - Ratification d9une -Les habitants du - Etablissement des - Le manque de
de vie charte d9engagement. quartier. liens sociaux, temps disponible
intergénérationnels et des acteurs.
-La mise en place une - Animation d9une -l9administration interculturel.
dynamique participative. réunion publique. communale et la
commune. - la participation de
-Assurer la dynamique de -Diagnostic des atouts et 9comités.
concertation, de faiblesse avec les - le service
participation et citoyens. Environnement. -
d9évaluation.
-Démarche porte à porte. -
- Maintenir le dialogue
entre les partenaires - renforcement du lien
locaux et la entre les citoyens et les
Population. services communaux.
64
Conclusion partie 1 :
La réhabilitation et l'amélioration du cadre de vie sont parmi les objectifs que les
gestionnaires de la ville se sont fixés d'atteindre. La qualité de la vie dépend beaucoup des
prestations de services offertes à la population, de leur disponibilité, de leur proximité et de
leur qualité, en effet l'accès aux soins, la bonne gestion des eaux qu'elles soient en eau
potable, en assainissement et même en eaux pluviales, la diversité des commerces, la
sécurité, les espaces verts et les divertissements sont des nécessités à prendre en charge et
assumer par les collectivités.
Les exemples de recherche étudiés nous ont permis, de nous confronter à une réalité de
pratiques des acteurs locaux, les problèmes de gestion les plus fréquents rencontrés dans les
espaces résidentiels des quartiers en politique de la ville; saleté, dysfonctionnement du tri
sélectif, dégradation, épaves, inadaptation de l9éclairage, des espaces de jeux ou de
cheminement aux usages, les dysfonctionnements qui sont traités au travers de démarches
dites de gestion urbaine de proximité, celles-ci ont pour objectifs de mieux coordonner les
interventions des principaux gestionnaires, dans la mise en Tuvre de l9opération
amélioration urbaine.
Le citoyen acquiert un réel pouvoir d9influencer le processus décisionnel relatif à la politique
locale. En effet, il passe du statut d9observateur à celui d9acteur de la définition, mise en
Tuvre contrôle et suivi évaluation de la politique publique locale.
En offrant à tous les citoyens, sans exclusion l9opportunité de s9impliquer dans l9élaboration
des opérations qui impactent directement sur leur cadre de vie, cet engagement dans le
processus décisionnel permet de faciliter les taches des élus ainsi l9exécutif local et contribue
à développer une culture démocratique et citoyenne suscitant un renforcement du tissu social
65
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
66
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
DEUXIEME PARTIE
67
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 1 :
Introduction :
Toutes les définitions émises par différents auteurs nous montrent l9intérêt et l9importance
que représente la notion de « Gouvernance Urbaine ». Celle-ci est une notion par laquelle on
veut cerner tous les problèmes d9un territoire c'est-à-dire en connaître les causes et c9est
également une méthode qui permet de résoudre définitivement les problèmes qui existent
dans ce territoire et cela par la connaissance de sa genèse, de son évolution et de son état
actuel.
La «Gouvernance» en tant que notion est apparue assez tard dans le glossaire officiel de
notre pays et dans les répertoires de nos scientifiques et politiciens. Bien que son émergence
ait fait un écho au sein des colloques et rencontres scientifiques, il a fallu attendre jusqu9à
l9an 2006 l9adoption de la loi n°06-06 portant loi d'orientation de la ville du 20 février 2006
dont l9objet est de définir les éléments de la politique de la ville dans le cadre de la politique
d9aménagement du territoire et du développement durable. En effet, elle est mise en Tuvre
dans le cadre de la déconcentration, de la décentralisation et de la gestion de proximité ainsi
que la bonne Gouvernance ; la notion de la Gouvernance figure parmi les principes généraux
cités dans des articles différents tels que : article 02, article11, article14, article17 et
article26.
I. Les politiques urbaines / politique s socio-économiques
En 1962, juste après l9indépendance, l9Algérie était un pays ruiné par la guerre avec très
nombreuses urgences en matière de (santé, éducation, emploi, reconstruction&).La loi du
31/12/1962 avait reconduit les lois françaises qui ne s9opposaient pas à la souveraineté du
pays. Mais la reconduction de la législation française d9essence libérale, par un régime
socialiste prônant la collectivisation des moyens de production, avec toute la politique et la
philosophie que chacune véhiculait, posait de véritables problèmes de cohérence et rendait
68
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
très complexe la gestion d9une telle situation. Ainsi la planification urbaine à travers ses
PDU « Le plan directeur d’urbanisme est un document qui trace le cadre général et indique
les éléments essentiels de l’aménagement communal ou intercommunal. Il constitue un
instrument de planification physique au niveau de la commune ou d’un groupe de communes
et s’inscrit dans la politique d’aménagement du territoire »69 servait à la localisation spatiale
de programmes économiques et d9équipements sectoriels décidés par les plans de
développement économiques, les plans spéciaux dont avaient bénéficié les wilayas sinistrées
et démunies et les programmes locaux.
Un parc immobilier appréciable mais insuffisant pour couvrir des besoins immenses pour
faire face à une situation dramatique à l9indépendance; 200 000 logements libérés par le
départ de la minorité française, se composant principalement d9immeubles à l9urbanisme
soigne, principalement dans les villes du littoral ou habitait la majorité de la population
européenne, bien équipé en infrastructures et en réseaux de transport (chemin de fer, routes,
aéroports) et 700 000 personnes ayant fui des campagnes vers les villes durant la guerre et
habitent en villes dans des conditions extrêmement précaires.
Une forte concentration des infrastructures sur le littoral crée une véritable césure entre le
littoral et l9Intérieur, entre les villes algériennes et les campagnes. Dans les premières années
de l9Indépendance 400 000 détenus ou internes, 300 000 réfugiés principalement en Tunisie
et au Maroc viennent par un exode rural massif vers les villes, car les habitants des
campagnes ne peuvent pas retourner vers leurs villages dévastés et quelquefois totalement
détruits et leurs terres agricoles abandonnées depuis de nombreuses années. Les choix
politiques de l'état relatifs au développement ont toujours reposé sur une sectorisation accrue
reposant sur l'action par anticipation. L'absence des instruments de la territorialisation du
processus de développement à grande échelle (national ou régional) a davantage consolidé
le schéma colonial caractérisé par un profond déséquilibre spatial entre le nord et le sud, une
mise en place d9un plan d9urbanisme et d9instruments de gestion sacrifie à l9urgence. Pas de
nouveau plan d9urbanisme couvrant l9ensemble du territoire, textes de lois inadaptés et non
actualisés, pas de formation de compétences pour parvenir à gérer l9espace dans son
ensemble, pérennisation d9une démarche exclusivement quantitative pour tenter de satisfaire
la demande, ceci a généré une croissance démographique urbaine très importante, une
urbanisation précipitée avec un étalement urbain non maitrisée, une dévalorisation du
69 RouanE. A. Définition du PUD, Une esquisse d9un droit de l9urbanisme en Algérie dans les textes français in
L9institution des réserves foncières :. P.528
69
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Une année après l'indépendance, les communes furent réorganisées. Il a été surtout question
de la diminution du nombre de municipalités pour pallier aux difficultés d'encadrement et au
vide administratif légués par l'administration coloniale suite au départ massif des Européens.
Le nombre de communes, passe de 1577 communes à 676 alors que le nombre de Wilayas
(départements) et de Daïras (arrondissements) sont maintenus (15 départements et 91
arrondissements). La nouvelle commune algérienne est régie par l'Ordonnance numéro 67-
24 du 18 janvier 1963 portant code communal qui stipule dans son article premier que « la
commune est la collectivité territoriale politique, administrative, économique et sociale de
base ».
1.2 1970-1989 (Seconde phase)
70 Par le Décret n° 63-189 du 16.05.1963 et les ordonnances n° 63-421 du 28 Octobre 1963 et n°63-466 du 2 Décembre
1963, portant réorganisation territoriale des communes
71
Zone d9Habitat Urbain Nouvelle.
72Ordonnance 74-69 du 02 Juillet 1974 relative à la refonte de l'organisation territoriale des wilayas.
70
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Onze années après le regroupement de 1963, le nouveau découpage de 1974 a mis l'accent
essentiellement sur la cohésion géographique des nouvelles wilayas. Parmi les objectifs
assignés à ce découpage figurait la volonté :d'assurer une cohérence économique interne et
une répartition équitable des chances de développement entre toutes les régions du pays;
d'engager une restructuration de l'organisation urbaine en favorisant l'émergence de petites
villes et de villes moyennes pour diminuer le poids et l'attraction des grandes agglomérations
côtières, redéfinir les liaisons urbaines dominées par un courant de relations Sud-Nord et
contribuer à la fixation des populations à l'intérieur du pays. Les communes, dans ce cadre,
sont peu touchées par le nouveau découpage territorial qui remettait en cause surtout les
grandes unités administratives. On passade 676 à 703 communes (puis à 704 communes en
1977), de 15 à 31 wilayas.
*La Réorganisation Territoriale De 1984
71
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
72
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
(article84). PDAU et POS sont les instruments visant à organiser la production du sol
urbanisable ainsi que la formation et la transformation du bâti, ils s9imposent aux
gouvernants et aux citoyens et sont leurs références communes. Ils ne peuvent être efficaces
et légitimes que s9ils sont connus et connaissables par tous et élaborés d9une manière
relativement démocratique. Alors que le PDAU crée les droits à aménager et à bâtir, le POS
les précise.
Les communes sont peu équipées pour gérer le foncier (moyens humains, financiers,
capacités juridiques, coordination avec les administrations déconcentrées) face à une
demande locale très importante et pressante
La mise en place d9un cadastre communal (prévu au décret du 22 novembre 1990) et d9un
comité interministériel du foncier, présidé par le ministre des collectivités locales (décret du
27 avril 1991), censés permettre une régulation du marché foncier au niveau local et national
restent lettre morte le foncier devient un foyer de corruption généralisée sur l9ensemble du
territoire.
1.4 2000-2013 (Quatrième phase) :
73
Hafiane, A. (2007) Les projets d’urbanisme récents en Algérie, 43rd ISOCARP Congress pp1-12
73
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
-Projets de villes nouvelles qui tardent à se concrétiser tels que : villes nouvelles de Sidi
Abdallah, Bouinan, Boughezoul, et Hassi Messaoud, avec Peu de visibilité sur le mode de
sélection et de réalisation de ces projets ni de communication sur leur état d9avancement.
-De nouvelles mesures pour la régularisation des constructions inachevées ou non conformes
dont l9objectif est de mettre fin au désastre urbanistique causé par le phénomène des
constructions inachevées qui porte préjudice à nos villes et villages. Un Parc de logements
inachevés ou non conformes estime à près de 2,3 millions de logements en 2008 (sur un parc
total de 6,7 millions de logements).
La loi n°08-15 relative de mise en conformité des constructions et leur achèvement (la mise
en conformité est l9acte administratif par lequel est régularisée toute construction achevée
ou non achevée au regard de la législation et de la réglementation relative à l9occupation des
sols et aux règles d9urbanisme) de mettre un terme à l9état de non achèvement des
constructions, d9instituer des mesures coercitives en matière de non-respect des délais de
construction et des règles d9urbanisme.
-Instruments de planification et d9aménagement du territoire rénovés mais sans effet comme
la réactivation du SNAT (Schéma National de l9Aménagement du Territoire) et des
déclinaisons au niveau des wilayas et des communes par les Ministères et l9ANAT (l9Agence
Nationale de l9Aménagement du Territoire) avec le manque de transparence et de
concertation avec les acteurs concernés.
-Des mesures de grandes portée économiques pour faciliter l9accès au logement, et
l9organisation de l9auto construction telles que les crédits bancaires
-les projets de villes nouvelles qui n9ont pas été concrétisées.
«Le gouvernement animé par une forte politique, proposa alors au pays une démarche
nouvelle de reconquête du territoire».74 Pour cela un arsenal juridique est apparu : la loi n°
01-20 du 12 décembre 2001, relative à l9aménagement et au développement durable du
territoire qui définit les orientations d9aménagement du territoire de manière à garantir un
développement équilibré et durable de tout le pays. La mise en Tuvre de cette politique
d9aménagement et de développement durable du territoire à nécessité la promulgation de la
loi n° 03-10 du 19 juillet 2003, relative à la protection de l9environnement et la loi n° 06-06
74 Demain, L9Algérie, (1994).L9état du territoire, la reconquête du territoire », les dossiers de l9aménagement du Territoire.
Ministère de l9équipement et l9aménagement du territoire. Alger. OPU,
74
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
du 20 février 2006, portant loi d9orientation de la ville. Dans le cadre de toutes ces lois le
PDAU et POS sont des outils suffisants pour assurer l9aménagement de(s) la commune(s),
seulement la LOV propose une autre dimension de prise en charge de la ville et de ses
citoyens en amont (le Schéma de Cohérence Urbaine (SCU) et la carte sociale urbaine
(CSU). L9approche des instruments d9urbanisme doit suivre une vision de développement
durable, qui respecte le triptyque des trois volets, économique, social et environnemental et
la transversalité dans la mise en Tuvre du projet urbain.75
a. Le SNAT :
75Kadri A Mémoire de magister (2010) Le Plan D9occupation Des Sols, Entre Étude Et Réalité : Analyse De Cas A
Constantine
76PPDRI programme Permanant du développement rural intégré.
75
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Les propositions qu9il contient doivent être concrétisées sur le terrain (article 02 de la loi
n°10-02 du 29 juin 2010 portant approbation du Schéma National d'Aménagement du
Territoire)77. De grands chantiers sont mis en Tuvre depuis 2000 sur tout le territoire
:(l9autoroute Est-Ouest, la ligne ferroviaire à grande vitesse, la création de grands barrages,
les grands transferts hydrauliques interterritoriaux, les unités de dessalement d9eau de mer,
le développement des technologies de l9information et de la communication TIC,
l9agriculture, l9éducation, la formation, la santé et la construction d9universités, la recherche
et l9innovation, la généralisation de l9habitat, et le développement des PME, ...). Ils
s9inscrivent ainsi dans une perspective d9actions et de mises en application déclinées en
programmes d9actions. Ces programmes sont la marque de notre volonté non seulement de
redistribuer mais aussi d9inciter, d9impulser, d9orienter et de créer des richesses pour
renforcer l9Algérie toute entière
a.1 Les instruments sectoriels et territoriaux du SNAT :
77Art. 2. 4 Les départements ministériels ainsi que les collectivités territoriales et les entreprises nationales et locales, sont
tenus au respect des normes et règles du schéma national d'aménagement du territoire dans l'élaboration de leurs projets et
plans.
76
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
*Les SDAAM : Schémas d9aménagement des aires métropolitaines qui se substituent aux
plans d9aménagement du territoire de wilaya
*Les PAW : Plans d9aménagement des territoires de wilayas
En conséquence de la crise économique qu9a connue le pays à la fin de 1985, l9Algérie a
changé d9orientation à partir de 1988 pour aller vers l9économie de marché, ce modèle
s9officialisera en 1989 avec la réforme de la Constitution. La libéralisation effective du
marché foncier à partir de 1990 instaurée par la loi N°90-25 du 18/11/1990 a exigé la mise
en place immédiate de nouveaux instruments d9aménagement et d9urbanisme couvrant
l9ensemble du territoire communal en vue de réglementer les droits à construire des terrains
situés aussi bien à l9intérieur qu9en dehors des parties urbanisées des communes. Le nouveau
code communal institué par la loi N°90-08 du 07/04/1990 relative à la commune dans son
article N°90, fait obligation aux communes de se doter de tous les instruments d'urbanisme
prévus. Ces nouveaux instruments seront institués la même année, par la loi N°90/29 du
01/12/1990 relative à l9aménagement et l9urbanisme puis définis par des textes d9application
qui seront promulgués quelques mois plus tard.
Le SNAT, donne lieu à des documents de planification qui orientent l'action sectorielle des
ministères ;schémas directeurs des grandes infrastructures, des services collectifs d'intérêt
national tels que : Le schéma directeur de l'eau, le schéma directeur routier et autoroutier, le
schéma directeur ferroviaire, le schéma directeur aéroportuaire, le schéma directeur
portuaire schéma directeur d'aménagement touristique, le schéma directeur des biens et des
services et grands équipements culturels, le schéma directeur des zones archéologiques et
historiques&.etc. et l'action spatiale des collectivités locales et des élus (schémas
d'aménagement des espaces de programmation territoriaux, schémas directeurs
d'aménagement des grandes villes dont; Les schémas d'aménagement des espaces de
programmation territoriale.(SEPT ex SRAT) Les schémas directeurs d'aménagement des
grandes villes.(SDAAM)La politique de la ville.( SCU-CSU-SIG)Le schéma directeur
d'aménagement du littoral (SDAL).
b. LES SEPTS (EX SRAT) :
Le schéma de l9espace de programmation territorial décline et oriente pour son espace, les
grandes orientations du SNAT qui concernent :
*la dynamisation de l'économie régionale, par le soutien des projets économiques porteurs
d'industrialisation d9activité et d'emploi.
* les actions appropriées aux espaces écologiquement ou économiquement fragiles.
77
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
c. Les SDAAM :
Après les études du SNAT (Schéma National d9Aménagement du Territoire) et celles des
SEPT (Schéma d9espace de réglementation du territoire) ex SRAT (Schémas Régionaux
d9Aménagement du Territoire), apparait une nouvelle mise en Tuvre d9outils
d9aménagement comme les « Schémas Directeurs d9Aménagement d9Aires Métropolitaines
» qui offrent le cadre d9étude adéquat pour la conception d9une politique de développement
durable du territoire national et plus particulièrement des quatre grandes villes, à vocation
métropolitaines définies par le SNAT et qui sont ; Alger, Oran, Constantine et Annaba. Le
schéma directeur d9aire métropolitaine vise le développement et l9organisation des
métropoles, en tenant compte de l9espace qu9elles polarisent à travers notamment les
équipements et les bassins d9emplois qu9elles présentent au niveau de leur aire d9influence.
Il détermine entre autres :
* Les orientations générales du sol
*La localisation des grandes infrastructures de transport et des équipements structurants.
* La localisation des extensions urbaines, des activités industrielles et touristiques ainsi que
les sites des agglomérations nouvelles.
*Les orientations relatives à la protection du patrimoine naturel, matériel et immatériel.
&.etc.
d. Le PATW :
78
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
78
Article 69 de la Loi n° 11-16 du 3 Safar 1433 correspondant au 28 décembre 2011 portant loi de finances pour 2012.
79
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
« Très peu nombreux sont ceux qui suivent vraiment les prescriptions. La majorité des
PDAU sont incomplets, comportant des erreurs et des omissions techniques inadmissibles,
péchant par manque d’une vision globale de l’aménagement. Les POS quant à eux proposent
des programmes incohérents, non conformes aux normes et règles d’urbanisme, ne
procédant pas aux enquêtes ni analyses préliminaires, oublient de mentionner les servitudes,
et ne donnant aucune prescription en ce qui concerne la composition urbaine »79
* La non application des orientations du SNAT 2030 (schéma national d9aménagement et
d9urbanisme) malgré la stratégie de conception et l9approche globale des études de projets
urbains.
79Berezowska Azzag. E, (2001) . Les instruments d9urbanisme de la période postindépendance et leur impact sur le
développement spatial d9Alger9, in les cahiers de l9EPAU, n°9, Alger, P :51.
80
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
de vétusté avancée (800000 logements sont considérés dans un état de dégradation avancée
avancé le ministre de l9Habitat et de l9Urbanisme).
Dans un contexte opportun, une opération urbaine dotée d9une vision de qualité, défendable,
pertinente, qui réponde à des besoins compatibles avec le milieu d9insertion, et qui soit
cohérente, devrait engranger les premiers ingrédients de sa réussite. Qu9il s9agisse de
répondre à des besoins de logement, d9éducation, de santé, de réhabiliter un quartier,
d9améliorer le cadre de vie, le projet doit être publiquement expliqué, de façon transparente,
autant dans ses objectifs et les résultats attendus que dans ses impacts, ses contraintes, et les
processus qui seront suivis tout au long de sa planification et de sa réalisation. La continuité
dans les choix et dans le temps est importante. Les changements d9équipe politique lors
d9élections ne devraient pas interrompre ou modifier un projet bien lancé.
Obtenir l9adhésion des parties prenantes aux objectifs du projet est incontournable. Toute
intervention urbaine ayant des incidences sur l9environnement de la population, ne peut plus
être développée derrière des portes closes, et annoncé comme un fait accompli. La
population et les groupes d9intérêt, plus éduqués, informés par les médias, méfiants face à
diverses mauvaises expériences, veulent être impliqués, sinon, ils s9opposent, parfois avec
un peu d9aveuglement, les habitants qui s9approprient le projet, le contestent beaucoup moins
et qui s9investissent dans la vie de leur quartier. Cela signifie que les décideurs publics et
privés sont appelés à partager leur pouvoir en associant, de façon organisée, les intervenants
et la population, en amont, à la définition même du concept, via des processus de consultation
ouverts, multilatéraux, intégrateurs des opinions émises, soutenu dans le temps jusqu9à la fin
du projet. Une telle approche enrichit le projet. La consultation doit expliquer les impacts et
retombées concrètes, tout en expliquant les alternatives.
L9appropriation du projet par la société civile, les élus et les développeurs est essentielle à
sa réussite et la gouvernance doit refléter ce ménage à trois. Les outils de planifications sont
des documents d9encadrement clair deviennent alors des tableaux de bord incarnant la vision
et projetant dans le futur.
81
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
82
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 2 :
Introduction :
La loi (voir Annexe N°V) relative à l9aménagement et l9urbanisme a édicté les règles
générales, visant à organiser, sur la base du respect des principes et objectifs de la politique
nationale d9aménagement du territoire, de la production des terrains urbanisables, de la
formation et la transformation du bâti dans le cadre d9une gestion économe des sols et de
l9établissement de l9équilibre entre, la fonction d9habitat, la fonction d9agriculture et la
fonction d9industrie, ainsi que de préservation de l9environnement, des milieux naturels, des
paysages et du patrimoine culturel et historique. Pour réaliser ces objectifs, les nouveaux
instruments d9aménagement et d9urbanisme définis sont : le PDAU, le POS et le PPSMVSS.
I.1 Le P.D.A.U :
83
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Initié par l'autorité locale (l'Assemblée populaire communale A.P.C.), le P.D.A.U. est
obligatoire pour toutes les communes. C9est un instrument de planification à long terme,
dans la mesure où il prévoit des urbanisations futures (15-20 ans).
Le P.D.A.U. doit faire siennes et respecter les dispositions du S.N.A.T., du S.E.P.T ex
S.R.A.T et du P.A.W. pour la commune ou les communes concernées, en matière de
programmes d'équipements et d'infrastructures. D'autre part, il fixe les références des
différents P.O.S. de la commune ou des communes concernées, c'est-à-dire les périmètres
des P.O.S à réaliser.
En effet le P.D.A.U. à l9échelle d9une et/ou de plusieurs communes détermine; la destination
générale des sols, l9extension urbaine, la localisation des services, des activités, la nature et
l9implantation des grands équipements et infrastructures, les zones d9intervention sur les
tissus urbains existants et les zones à protéger tels que les sites historiques et culturels, les
forêts, les terres agricoles à potentialités élevées, les périmètres des plans d9occupation des
sols et les termes de référence y afférents.
I.2 Le P.O.S :
Le Plan d'occupation des sols, ou P. O.S. est un instrument réglementaire de gestion urbaine
et communale. Il revêt un caractère obligatoire pour la commune qui l'initie dans le but de
fixer des règles spécifiques pour l'urbanisation de parties et/ou de la totalité de son territoire.
Instrument d'urbanisme réglementaire par excellence, le P.O.S est opposé aux tiers et a,
donc, comme le P.D.A.U, sur la base du respect de ses dispositions que l'acte d'urbanisme
est délivré. Le P.O.S. constitue, par conséquent, un véritable cahier des charges pour les
constructeurs, dans un secteur donné, et une référence réglementaire pour les pouvoirs
publics locaux. Un plan de détail dont les documents graphiques sont établis, selon leur
nature, il est constitué d'un ensemble de documents d'urbanisme qui définissent les modalités
opérationnelles d'aménagement et les règles et servitudes d'occupation du sol et de
construction pour un territoire communal eu une partie de ce territoire, à moyen terme (5 à
10 ans). En effet, il définit les modalités d'occupation morphologique et fonctionnelle de la
parcelle, les principales caractéristiques morphologiques du bâti, voire dans certains cas, des
éléments de style urbain et architectural.
L9objectif du P.O.S est de réglementer les actes d9urbanisations individuelles (construction,
lotissement et démolition) et de les rendre conformes aux objectifs et orientations du projet
communal contenu dans le P.D.A.U. C'est au niveau du P.O.S. que se croisent les attentes
84
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
85
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Pour une meilleure démarche il est important voire primordial de fixer des critères
d9allocation des ressources budgétaires aux projets ou programmes proposés dans le cadre
des plans communaux de développement pour inscription. Une démarche qui englobe des
critères démographiques, socio-économiques, et de développement pour chaque chapitre du
secteur PCD de la nomenclature des dépenses et s9articule autour des actions prioritaires du
développement à savoir :
Dans la pratique, il est fréquent de constater que le plan communal est soumis à un contrôle
hiérarchique au lieu d9un contrôle de tutelle
86
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Approbation
Elaboration comité
PCD (APC) technique
(daira)
Controle
et suivi
inscriptio
par la
n DPSB
tutelle
(wali)
Execution
L9APC est tenue à respecter les grandes lignes du plan national adopté par une loi et les
nomenclatures établies par le pouvoir central (le ministère de l9intérieur) ,le législateur a
permis à l9APC d9élaborer les PCD et non pas adapter, n9est-ce pas déjà une limite
qu9apporte ce contrôle à priori aux compétences locales ?
Est-ce l9institution d9un pouvoir de décision en faveur de l9APC en cette matière aiderait à
assurer une meilleure protection de l9autonomie communale ?
III. La problématique de la ville algérienne :
Le pays a connu une forte croissance d9urbanisation d9expansion tentaculaire qui a suscité
en revanche une situation alarmante inquiétante in vivo : l9Urbanisation anarchique, l9habitat
précaire, les chantiers interminables villes- poubelles, cité-dortoir, ghettos nauséabonds,
mobilité urbaine représentant un continuum de pathologies, réseau routier congestionné,
explosion du parc automobile, insalubrités, incivilités et insécurités ; des manifestations
exprimant, de prime abord, des déficits de civisme et de citoyenneté, un cadre de vie lugubre,
violences urbaines, crise identitaire, constructions métastasées, instruments d9urbanisme
obsolètes et rigides avec une absence de prospective, équipements étriqués, problèmes de
transport, rurbanisation galopante, empiètement sur le foncier agricole, phénomène de
glissement, zone inondables, un contrat de divorce établit a priori et a posteriori entre
gouverné et gouvernant, entre citoyen et pouvoir politique « évasion politique » peu de
réciprocité dans l9écoute et une générosité cupide dans l9échange. La ville algérienne est
devenue sujette à des risques multiples, elle n'a cessé de connaître des mutations dans son
développement urbain néanmoins la plupart des politiques urbaines menées jusque-là ont
87
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
conduit nos milieux urbains à une médiocrité en terme de paysage urbain et à la détérioration
de la qualité du cadre de vie des citoyens. Presque tous les espaces urbains affichent l'image
de l'inachevé et donnent l'impression que toute les villes algériennes sont de vastes et
interminables chantiers, « Nos villes sont des chantiers permanents » 81
Dans les différents programmes gouvernementaux le volet de l'amélioration urbaine y était
toujours inclus et s'est même taillé une bonne part des budgets annuels, qui a atteint des
milliards de dinars depuis l9année 2007 néanmoins les politiques urbaines menées à ce jour
n'ont pu être à la hauteur des aspirations des citoyens.
« Tout le système de gestion de nos milieux urbains est à revoir, il est primordial que nos
responsables locaux se recyclent en vue d’améliorer leurs performances et soient à la
hauteur des taches, de mise en adéquation aux missions des collectivités locales, dont la
principale est d’être au service du citoyen et de répondre à ses préoccupations car ces
institutions ont déjà montré leurs limites dans la gestion des affaires de leurs villes, ce qui a
amené à une dégradation remarquée des infrastructures publiques, un manque d’hygiène au
niveau de nos milieux urbains et des retards dans la réalisation des projets urbains, en plus
de la rupture de relation entre gouvernant et gouverné et où le citoyen algérien se sent
abandonné et livré à lui-même, face à tous les problèmes qui sont du seul du seul ressort de
ces collectivités locales et des responsables locaux 82.
Transparence et redevabilité :
L9Etat algérien apparait comme l9un des moins transparents au monde. Les indicateurs de
transparence mettent en effet clairement en lumière l9opacité du fonctionnement des
institutions et la dégradation extrêmement rapide connue au cours des dernières années, alors
même que des changements se font jour dans le mode de gouvernance de l9Etat dans
l9environnement immédiat maghrébin, arabe et africain. Etant donné les sommes colossales
dépensées par l9Etat depuis un peu plus d9une dizaine d9années, il est légitime de commencer
par la transparence budgétaire. Une centaine de pays selon le degré de transparence,
l9Algérie a l9indice le plus faible.
88
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
L’Algérie
83
Benbiour A. (2013) cinquantenaire de l9indépendance : enseignements et vision pour l9Algérie de 2020, in Rapport
Nabni p264
84
Idem p 266
89
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Efficacité de l9état :
L9efficacité de l9Etat peut être définie comme la qualité des services publics, la qualité de la
fonction publique et son indépendance du pouvoir politique, la qualité de la décision
publique et de sa mise en Tuvre, et enfin la crédibilité dont jouissent les institutions pour la
mise en Tuvre des politiques publiques. En termes de qualité de la régulation publique, les
performances de l9Algérie sont alarmantes. La qualité de la régulation publique mesure les
capacités de l9Etat à formuler et implémenter des politiques publiques et un cadre
réglementaire à même de promouvoir le développement du secteur privé. Dans ce domaine,
les performances de l9Algérie n9ont cessé de se dégrader depuis 2005. Sur une échelle de 1à
100, l9Algérie se situait à la 37ème position en 2005. Sa position s9est fortement dégradée
depuis, puisque elle occupe la dernière position, très loin derrière l9Egypte (47), le Maroc
(50) et la Tunisie (53).
85
Ibid.
86
Ibid.
90
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
En 1966 le taux de la population qui vivait en milieu urbain était de 30%, l9année 1998 le
taux a atteint 62%. Le dernier recensement général de la population et de l'habitat RGPH
2008 révèle que le taux de la population urbaine a dépassé les 80%.
Les villes de plus de 100 000 habitants passent de 3 villes en 1962 à 32 en 1987 et plus de
60 aujourd9hui. 10 villes ont plus de 200 000 habitants. Les aires urbaines résultant des
conurbations et de la densification du réseau urbain deviennent de plus en plus nombreuses.
Alors que la population générale de l9Algérie a triplé durant cette période, La brutalité de la
croissance urbaine a été sans commune mesure avec le reste. L'exode rural a été massif et le
croit naturel accompagné d'un bond économique La population urbaine, en l'espace de 30
ans a presque doublé.
Année Nombre Population Population Taux
d'agglomération urbaine totale D'urbanisation
urbaines
1966 95 3 778 482 12 022 000 31.4 %
1977 211 6 686 785 16 948 000 40.0 %
1987 447 11 444 249 23 038 942 49.7%
1998 580 16 966 937 29 100 000 58.3 %
2005 19 669 755 32 728 378 60.1 %
2008 27 840 000 34,8 millions 86%
2011 - 37,1 millions
Tableau n° 8: Evolution des taux d'urbanisation en Algérie (SNAT 2006)
Source n° 9 : Actualisation Auteur
34.8 millions de personnes résidaient en Algérie dont plus de 80% vivent en zone urbaine,
avec un taux d'accroissement annuel moyen intercensitaire de 1.72%. Les taux
d'accroissement constatés durant les périodes intercensitaires précédentes étaient de :
*3.21% pour la période 1966- 1977
**3.10 % pour la période 1977- 1987
*2.10 % pour la période 1987- 1998
Le RGPH 2008 fait en outre ressortir que la taille moyenne des ménages est passé de 6,6 en
1998 à 5,9 en 2008.
Le taux d9accroissement naturel a entamé sa progression dès 2008 avec 1,61%, puis il est
passé à 1,96% en 2009, 2,03% (2010) et 2,04% (2011). Avec le maintien de ce taux, la
population serait de 37,8 millions au 1er janvier 2013, détaille l9organisme
91
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Concernant la structure de la population, la répartition par âge fait ressortir que la population
âgée de moins de 5 ans continue de progresser, passant de 10,7% en 2010 à 11% en 2011,
ce qui témoigne de l9augmentation récente de la natalité. La part de la population âgée de
moins de 15 ans connaît une légère baisse, représentant 27,7% de la population totale.
La population en âge d9activité (15 à 59 ans) a connu également une légère baisse, passant
ainsi de 64,5% à 64,4%, mais continue de représenter la part la plus importante dans la
population, tandis que la part des personnes âgées de 60 ans et plus poursuit toujours sa
progression, passant de 7,7% en 2010 à 7,9% de la population totale en 2011. Quant au
nombre des femmes en âge de procréer (15-49 ans), il est estimé à 10,4 millions contre 10,2
millions en 2010, selon l9ONS.
Pour la natalité, l9Office relève que la progression des naissances se poursuit avec une
augmentation de 909.563 naissances vivantes en 2011 par rapport à 2010, soit une moyenne
de 2.500 naissances vivantes par jour. Le volume des naissances vivantes a connu un
accroissement relatif de 2,4% en 2011.
Cet accroissement est considéré par l9office comme limité par rapport au rythme d9évolution
observé ces dernières années.
87
Données actualisées par l9Office National des Statistiques.
88
Amara Benyounès M. (2013) Le Ministre de l9Aménagement du territoire, de l9Environnement et de la Ville, depuis
Mascara.
92
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
font révéler des carences de conception et de gestion des espaces urbanisables et des milieux
urbains existants, où même l9héritage des espaces publics avec leurs espaces verts, ont été
détourné de leur vocation première, qui est l9amélioration du cadre de vie des citadins et du
paysage urbain des agglomérations. Un continuum de dégradations dans les milieux urbains
en Algérie, du aux facteurs humains, naturels, mécaniques&.etc. En l9absence des autorités
compétentes et sous les yeux de citadins impuissants, des lieux se sont transformés et se
transforment en une source de nuisance de toutes sortes. Des zones urbaines avec un
semblant de cadre de vie et, héritée du temps du colonialisme, et que la priorité donnée à
l9amélioration des conditions de vie des citoyens consistait à leur apporter de l9électricité,
de l9eau, du gaz. En effet, divers irritants comme le manque d9insonorisation des logements,
la proximité du voisinage et la rareté des espaces verts extérieurs peuvent inciter les gens à
délaisser leur qualité de vie au sein de leur milieu urbain. Pour pallier ces lacunes et réponde
à une gamme plus étendue des besoins des citoyens algériens et cela par la sensibilisation et
la participation de la population à des débats, à des consultations publiques, ainsi que par la
réalisation de projets d9amélioration de la qualité de vie inspirés d9expériences
internationales, appliqués tant à l9échelle des quartiers urbains que des milieux ruraux.
A savoir que l9ensemble des communes que compte l9Algérie est concerné par ce programme
d9embellissement tellement attendu au regard du cadre de vie dans les différentes cités en
dégradation avancée : trottoirs défoncés, nids-de-poule sur les chaussées, égouts à ciel
ouvert, éclatement des conduites d9eau potable, éclairage public défaillant... Les autorités
ont décidé de rendre le cadre de vie des citoyens agréable par la stratégie d9embellissement
à savoir l9opération de l9amélioration urbaine.
L9amélioration urbaine est un tout et contrairement à ce qu9elle a été devrait avoir touché le
cadre bâti, les poches urbaines, les espaces résiduels, les espaces interstitiels, les terrains
vagues&.
III.2.3 Le Programme D’amélioration Urbaine à Constantine :
93
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
été renforcée par les effets de la crise économique ce qui a produit une dégradation poussée
du cadre de vie et de l9environnement des citoyens aisément observable dans les rues et
quartiers ; dans ce dernier, l9insalubrité, les pollutions diverses, réseaux d9assainissement
dégradés d9où la stagnation des eaux pluviales, un déficit en matière d9éclairage et
d9aménagement des aires de jeux, de loisirs sont le vécu quotidien des habitants, un caractère
répulsif et d9exclusion qui fonde la mal vie. Le voile est levé sur l'incompétence des
opérateurs algériens en matière d'aménagement du territoire, car ce qui a été accompli dans
ce domaine ne suscite que désapprobation et désolation puisque, chez les responsables du
secteur, leurs connaissances en matière d'aménagement sont très limitées
Grâce à l9euphorie financière, les pouvoirs publics se sont penchés vers l9amélioration du
cadre de vie du citoyen, une principale finalité qui semble être de prendre des initiatives pour
améliorer les conditions de vie dans les quartiers urbains.
Et c'est ainsi que la réhabilitation et l'amélioration du cadre de vie sont parmi les objectifs
que les gestionnaires de la ville de Constantine se sont fixés d'atteindre, une intention pour
apporter une amélioration et une qualité de vie citoyenne s9est affichée même si l9opération
était timide l9intention primordiale est de redonner à Constantine une nouvelle image et de
restituer à la ville des Ponts son rang de pôle régional et de répondre aux conditions d'une
qualité de vie conforme aux aspirations des citoyens constantinois, en 2001 une opération
de requalification urbaine fut programmée dans le cadre du programme de soutien et de
relance économique, une autre opération tissée de cette dernière qui est l9amélioration
urbaine qui comporte une série d'actions visant d'abord l'achèvement de travaux de
viabilisation longtemps bernés par des promesses et engagements jamais tenus , un vaste
programme d'assainissement, restauration, embellissement et réfection devant toucher tous
les quartiers de Constantine.
94
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
95
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Le concept de La politique de la ville est au cTur des débats entre les différents milieux aussi
bien académique, scientifique et technique .Cet intérêt s'est renforcé après la promulgation
de la loi 06-06 du 20 février 2006 portant loi d'orientation de la ville.
96
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Cette nouvelle loi fait apparaître des principes nouveaux relatifs à la concertation et à la
décentralisation, au rôle des collectivités locales et à l9association des mouvements
associatifs, à la gouvernance urbaine et au développement durable. La politique de la ville
est perçue comme un ensemble d9actions entre les différents partenaires, mais est aussi
menée par rapport aux différents instruments existants sous le contrôle d9un observatoire de
la ville.
Or, tout cela n9a pas suffi à atténuer la crise à laquelle font face les villes algériennes avec
une anarchie dans la production du cadre bâti, les zones d9exclusion sociale, et les conditions
de vie dans les quartiers marginalisés, le mauvais entretien des quartiers anciens, le
détournement des espaces urbains de leur vocation spécifique comme l9utilisation des trottoir
pour le stationnement, en plus des problèmes liés à la gestion urbaine,. Pour y mettre fin,
d9une manière définitive, les pouvoirs publics, semblent avoir opter pour une option qui
consiste à reconsidérer le traitement envisagé auparavant, grâce à de nouvelles orientations
et une stratégie d9encadrement incluant, d9abord, la mission d9aménagement du territoire
dans la création d9un ministère et plus récemment dans celle d9un autre, le ministère délégué
à la ville.
97
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
89 Sidi Salah /Nasri . Z (2010). La gouvernance urbaine une démarche incontournable pour un habiter durable Cas de
L'amélioration urbaine à la cité Zouaghi à Constantine, mémoire de magistère
98
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 3 :
Introduction :
Pour garantir leurs réalisations et leurs succès, les actions sur la ville s9appuient sur des
éléments régulateurs. Entre autres, les compétences en matière d9urbanisme sont partagées
entre les acteurs multiples : l9état, les municipalités, et les associations de citoyens.
Autrement dit entre l'Etat et le non Etat.
I. L’Etat :
L9Etat est un organe juridique, plus ou moins centralisé. Il impose des normes et organise la
société. Dans un sens plus étroit, l9Etat est une entité artificielle composée de fonctionnaires
assujettis au gouvernement qui leur ordonne le droit public. L9Etat dispose d9un grand
pouvoir, mais limité par les textes qui dans un Etat de droit essentiellement par la
Constitution. Son pouvoir de droit est complété par son droit de recourir à la violence. La
force utilisée par l9Etat est légitimée par le droit ; ainsi il détient les forces de police, armées
dont lui seul possède le monopole. L9Etat dispose d9un territoire, d9un gouvernement et
d9une population qui lui est propre.
L9Etat est une personne morale de droit public, une entité abstraite dont le régime est
exorbitant du droit commun. Les collectivités locales (wilayas, communes) et les
établissements publics constituent également des personnes morales de droit public. On la
distingue donc de la personne physique en ce sens que l9Etat se voit appliquer certaines
caractéristiques propres, auxquelles s9ajoutent des règles propres à une personne physique.
En effet il dispose de droits et obligations propres tels que la possibilité d9engager sa
responsabilité, ou d9ester en justice. Comme il peut ainsi notamment s9engager
financièrement sur le long terme car il existe nécessairement plus longtemps que ses
dirigeants, il assure ainsi la pérennité de l9Etat.
Les conseils municipaux sont élus de manière en principe démocratique afin de prendre en
charge la gestion de la ville (pouvoir local). Différentes actions constituent la traduction des
99
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
II.1.1 La Zone :
Trois grands ensembles constituent de l'espace physique de l9Algérie, la zone littorale, La
zone tell et steppe et la zone du Sud. La structure spatiale de la population est polarisée sur
le nord du pays en général et plus particulièrement sur la bande littorale qui borde la
Méditerranée et qui représente 1,9 % du territoire ou se concentre plus de 36% de la
population algérienne (selon RGPH 2008). Cette zone contient les terres agricoles les plus
fertiles, les infrastructures de transport, de communication, ainsi que toutes les commodités
nécessaires à l9activité industrielle.
La seconde zone nommée "Tell et steppe", se situe entre les chaînes de montagnes de l9atlas
tellien au nord et de l9atlas saharien au sud et comprend les hautes plaines constantinoises et
les zones steppiques de l9Ouest représente 10,7 % du territoire et abrite près de 53% de la
population totale une zone d'élevage ovin et de céréaliculture, mais elle a bénéficié depuis
l9indépendance, d9investissements industriels élevés.
La troisième zone, le "Sud", est une vaste et aride étendue saharienne de 2 millions de km².
Représentant plus de 87% de l9ensemble du territoire, elle est faiblement peuplée. Ses
3.7 millions d'habitants en 2008 ne représentent que 10.9 % de la population totale.
II.1.2 La Région Programme :
Les régions nommées «Espaces de Programmation Territoriale"90 sont construites à partir de
regroupements de wilayas limitrophes présentant des problématiques de développement
similaires ou complémentaires qui sont au nombre de neufs (09) :
1- Le Nord- Centre : formé de 10 wilayas : Chlef, Bejaia, Blida, Bouira, Tizi- Ouzou, Alger,
Médéa, Boumerdes, Tipasa et Ain Defla.
2- Le Nord- Ouest : formé de 7 wilayas : Tlemcen, Sidi-Belabbes, Mostaganem, Mascara,
Oran, Ain Temouchent et Relizane.
3- Le Nord- Est : formé de 8 wilayas : Jijel, Skikda, Annaba, Guelma, Constantine, El-Tarf,
Souk Ahras et Mila.
90 La mise en Tuvre du schéma national d9aménagement du territoire (SNAT) 2025 Ministère de l9Aménagement du
Territoire, de l9Environnement et du tourisme, document de synthèse, 2008
100
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Nom, territoire et chef-lieu la wilaya est une collectivité territoriale de l9Etat. Elle est dotée
de la personnalité morale et de l9autonomie financière. Elle est également une circonscription
administrative déconcentrée de l9Etat et constitue à ce titre l9espace de mise en Tuvre
solidaire des politiques publiques et de la concertation entre les collectivités territoriales et
91
Idem
101
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Élue au suffrage universel, elle est l9organe délibérant de la wilaya. Elle est composée des
membres suivants : le président, les vice-présidents et des présidents des commissions
permanentes relevant des domaines de; l9éducation, l9enseignement supérieur et la formation
professionnelle; l9économie et les finances; la santé, l9hygiène et la protection de
l9environnement; la communication et la technologie de l9information; l9aménagement du
territoire et le transport ; l9urbanisme et l9habitat ; l9hydraulique, l9agriculture, les forêts, la
pêche et le tourisme ; les affaires sociales, culturelles, cultuelles, wakfs, sportives et de
jeunesse, le développement local, l9équipement, l9investissement et l9emploi. Suivant la
réglementation en vigueur l9APW est tenue de siéger des sessions ordinaires publiquement
(Art 26)
L9Assemblée populaire de wilaya élabore un plan de développement à moyen terme qui
retrace les objectifs, les programmes et les moyens mobilisés par l9Etat dans le cadre des
projets de l9Etat et des programmes communaux de développement. Ce plan servira de cadre
de promotion et d9action pour le développement économique et social de la wilaya.
2. Le Wali :
92
Article 01 de la Loi n° 12-07 du 28 Rabie El Aouel 1433 correspondant au 29 février 2012 relative à la wilaya
93
Article 07 de la Loi n° 12-07 du 28 Rabie El Aouel 1433 correspondant au 29 février 2012 relative à la wilaya
102
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
94
Article 110 de la Loi n° 12-07 du 28 Rabie El Aouel 1433 correspondant au 29 février 2012 relative à la wilaya
95
Article 01 de la Loi n°11-10 du 20 Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative à la commune
103
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Le Président de l9APC est le représentant de l9Etat au niveau de la Commune, il est élu pour
le mandat électoral (05ans), veille à la mise en Tuvre de l9exécution des délibérations de
l9Assemblée Populaire Communale ainsi que du bon fonctionnement des services et
établissements publics communaux, il est ordonnateur et exécute le budget de la commune.
Le P/APC est chargé de veiller à l9ordre, à la tranquillité et à la salubrité publiques
communiquer et exécuter les lois de la commune.
Des Délégations Et Des Antennes Communales :
La commune peut créer des antennes (arrondissement, secteurs) communales dans les limites
de sa compétence animée par un élu, appelé délégué communal et assisté par un
administratif, la commune de Constantine compte 10 secteurs urbains, un secteur urbain peut
comprendre plusieurs quartiers.
En effet la Commune en théorie est la cellule de base de l9état par conséquent en tant que
telle, elle détient l9exclusivité de la représentation de l9état au niveau de son territoire, ce qui
implique que la commune devient le centre qui dirige toutes les activités locales, en étant la
96
Article 103 de la Loi n°11-10 du 20 Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative à la commune
104
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
La wilaya dispose d9une administration placée sous l9autorité du wali. Les différents services
déconcentrés de l9Etat en font partie. Le wali en assure l9animation, la coordination, il
contrôle l9activité des services déconcentrés de l9Etat chargés des différents secteurs
d9activités, dans la wilaya : la DUC, La DLEP, l9OPGI, la Direction des Ressources en Eau,
La direction de la Culture, La direction du Tourisme, la Direction de l9Agriculture&.etc
*Organisation de la commune de Constantine :
La commune de Constantine dispose de onze (11) Directions chacune dans un domaine selon
la réglementation à savoir :
*La Direction des réalisations : Chargée du suivi des opérations dans le cadre des
Programmes communaux de Développement, du budget communal, l9auto financement ainsi
que les fonds de subvention du ministère de l9intérieur (FCCL) cette Direction est chargée
de veiller sur les opérations de l9amélioration urbaine en collaboration avec les autres
organismes.
*La Direction de l’Urbanisme : Chargée pour la délivrance des certificats d9urbanisme
Etablissement des arrêtés communaux pour le système de mobilité transport stationnement,
affichage publicitaire, foires&.etc
Aussi cette Direction est membre lors du choix et délimitation des aires d9étude pour
l9amélioration urbaine.
* La Direction De La Maintenance Et Des Moyens Généraux DMMG: est chargée de
l9entretien de la voirie, de l'éclairage public.
La Direction de l9Assainissement et de l9Environnement, la Direction des ressources
Humaines, la Direction des Affaires Générales après du Cabinet, la Direction des Affaires
Financières, la Direction des Affaires Sociales, La Direction des Affaires Publiques et de la
Réglementation, et enfin la Direction des Affaires Educatives, culturelles et sportives.
La nouvelle Assemblée de Constantine comporte 43 élus dont six (06) vices présidents dans
les domaines suivants : Finances et patrimoine, Education culture et Sport, Affaires sociales,
Urbanisme et Réalisation, Assainissement maintenance et Moyens et enfin ressources
Humaines et Réglementation. En effet six commissions permanentes ont été installées :
Commission 01 : Chargée de l9Aménagement et du Territoire, Urbanisme et réalisation.
Commission 02 : Chargée de la Santé, Hygiène et la Protection de l9Environnement.
105
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
106
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
97
Déclaration du Directeur General Mr Vallin lors d9un entretien, in EL ACIL du 14 Mai 2013
107
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
-La DTP : Direction des Travaux Publics s9engage dans les actions liées aux travaux
d9aménagement, de maintenance et d9entretien des chemins et pistes de wilaya.
-La Direction de l’Agriculture : toute action, en matière de protection, d9organisation et
d9appui à la production, d9extension et de promotion des terres agricoles, d9aménagement et
d9équipement rural, la prise en charge de toute action destinée à développer et à protéger le
patrimoine forestier, en matière de reboisement, de défense et de restauration des sols.
-Les services à caractère privé : les Bureaux d9étude et les ETP privées désignées par le
maitre de l9ouvrage la DUC
-Des services publics de la wilaya : En vue de satisfaire les besoins collectifs de ses
citoyens, la wilaya peut créer, des services publics, pour prendre en charge, notamment : les
voiries et réseaux divers, le transport public, l9hygiène, la salubrité publique et le contrôle
de qualité, les espaces verts ; à Constantine l9EPC
-La Daïra :
98
Décret exécutif n°94-215 du 23/07/1994 déterminant les organes et structures de l9administration générale de la
Wilaya.
108
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
« La société civile n’est plus « apolitique », elle devient « pré politiqué ». Elle permet le
débat sur l’action de l’Etat et ses insuffisances. Elle a une fonction de « poil à gratter » et
d’aiguillon de l’action publique. Ses représentants, souvent autoproclamés, expriment une
aspiration à une gouvernance démocratique dans laquelle tous pourraient prendre place,
permettant aux citoyens de débattre de leur bien commun dans des réseaux informels. Les
citoyens mobilisés se forment ainsi une opinion publique collective et informée. Ils font un
bilan critique de l’action de l’Etat et ils se préparent à l’interpeller s’il s’éloigne des
principes fondateurs du contrat social : liberté, égalité, solidarité et justice »99
La société civile devient alors le garant d9un certain équilibre dans la société, une sorte de
contre-pouvoir au politique pour éviter les dérives toujours possibles. La société civile, n9est
pas construite seulement d9individus, mais en son sein peuvent évoluer des individus. A la
lumière de ce qui se passe en Algérie, la société civile n9est pas bien encadrée, sa
participation n9a pas été garante d9une meilleure gouvernance, des groupes dominants qui
servent simplement de paravent légal.
La société civile fait face à des difficultés pour se frayer un chemin qui lui permettra de
disposer d'une autonomie totale et agir en sa qualité de contrepouvoir, nos gouvernants
considèrent le mouvement associatif ou la société civile d'une manière générale comme des
sous-traitants de l'Etat. La société civile algérienne a beaucoup mobilisé, mais elle s9est
heurtée, ainsi à toutes formes d'accointance avec le pouvoir en effet une difficulté dans la
gestion.
III.1 Aperçu historique sur le mouvement associatif en Algérie :
99
Blanc. M. (2008) La gouvernance urbaine Contribution au Traité de la ville (PUF), coord. par Jean-Marc Stebe &
Hervé Marchal ,p 7
109
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
100AissaniD. (2001) Le mouvement associatif à caractère culturel in Actes du Colloque sur complexe sportif de proximité
d'Ouzellaguen.
110
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
développer. Selon Benjamin Stora, « cette date représente une date inaugurale, celle d'une
vision du passé et du présent ouvert sur une conception plurielle de l'histoire révélant une
explosion de paroles longtemps enfouies, de discours concurrents. Commence une période
d'effervescence, de défis, portés par des mouvements de tous horizons, berbères, féministes,
islamistes, sociaux, immergés depuis toujours dans les profondeurs de la société ».101
L9association constitue une convention régie par les lois en vigueur dans le cadre de laquelle
des personnes physiques ou morales se regroupent sur une base contractuelle et dans un but
non lucratif. Elles mettent en commun à cet effet pour une durée déterminée ou indéterminée
leurs connaissances et leurs moyens pour la promotion d9activités de nature notamment
professionnelle, sociale, scientifique, religieuse, éducative, culturelle, ou sportive. La wilaya
de Constantine compte 2814 associations102 comme s'est illustré dans le tableau suivant :
111
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Les moyens de financement des associations de la Wilaya sont constitués des cotisations de
leurs membres, des revenus liés à leurs activités, et surtout des dons, legs et subventions de
la Wilaya et la Commune.
Le nombre des associations est en hausse, selon le ministre de l'intérieur et des collectivités
locales qui avance qu9au 1er Juin 2012 les associations nationales ont atteint le nombre de
1 028 réparties à travers 21 secteurs, les plus nombreuses sont celles activant dans le domaine
de la santé, le soutien aux personnes défavorisées, et des malades, ainsi que le monde
professionnel et sportif. Quant aux associations locales enregistrées au 31 décembre 2011
leur nombre s9élève à 92 627103. Environ 95% des associations agréées n9ont jamais présenté
de rapport officiel sur leurs activités tel que prévu par la loi avance-t-il. Nos associations
sont mal dotées de moyens d9accompagnements financiers et sociaux, les questions du
financement ont porté préjudice au mouvement associatif et à la société civile dans son
ensemble, qui est encore mal organisée dans notre pays. Il est impératif de Soutenir et
financer les associations actives et leur permettre une indépendance et une autonomie réelles
vis a vis de tout pouvoir politique, toute forme de lobbying, pour que celles-ci pourront
donner un rendu positif. La question qui se pose : faut-il revoir les modalités de fondement
des associations ?
103Ministère de L9intérieur et Des Collectivités Locales MICL, Algérie le Niveau Du Développement Economique Et Social
Des Wilayas, juillet 2012
112
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Conclusion :
104
Bettache A. Bonne gouvernance dans les pays africains Quelle place pour la société civile ? Publié dans le soir
d9Algérie juillet 2006
113
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Le rôle de la société civile ne s9applique pas uniquement aux politiques et aux processus
mais s9appliquent aussi pour faire fonctionner, certaines valeurs participatives essentielles
pour que la promotion de normes et de valeurs civiques, qui mettent l9accent sur la valeur de
la citoyenneté et permettent aux autorités locales de pouvoir promouvoir la confiance
réciproque et la solidarité, la participation de la société civile à la gouvernance urbaine est
une condition indispensable pour surmonter les défis du développement urbain et cela grâce
à la créativité institutionnelle et la réforme des procédures encourageant la participation de
la société civile à la gouvernance urbaine par le biais des associations de quartiers, pour
atteindre les objectifs politiques d9une meilleure conditions de vie à nos citoyens au sein de
nos milieux urbains et de rapprocher nos autorités locales de notre société civile « Agir
Ensemble » Elle évoque l'idée d'une gestion locale souple, stratégique et négociée, basée
sur une approche pluri-rationnelle combinant des logiques publiques et privées, et prenant
en compte l'évolution des demandes des citoyens, la participation citoyenne est la garantie
de l9intérêt public,
« La nature des relations entre gouvernants (Responsables politiques ou économiques) et
gouvernés (Société civile ou exécutif) suit au moins deux logiques qui se combinent.
D’abord, l’objectif est de recréer de la confiance et de promouvoir la transparence, la
transdisciplinarité, le décloisonnement sectoriel, et de démocratiser l’information au service
de l’analyse, de l’organisation et de la gestion des territoires »Bozzano, 2008
De manière générale, l9articulation renforcée entre les instruments des politiques publiques
révèle une certaine volonté d9appréhender le développement économique et social et
l9aménagement de l9espace de manière systémique et multi scalaire. Il en ressort également
un niveau de complexité au niveau de la mise en place des procédures qui peut échapper, si
ce n9est au niveau décisionnel, opérationnel ou fonctionnel, au moins, aux citoyens qui sont
certainement moins préparés et outillés pour prendre en compte de tels emboitements qu9il
114
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
convient pourtant de bien percevoir et s9approprier. En effet, cela permet de repérer à quel
niveau se positionne l9initiative et donc la manière dont la concertation est susceptible d9être
organisée. On peut repenser les modalités des échanges telles que :
-Transparence : présentation d9une démarche d9observation et des ambitions partagées par
des partenaires.
-Efficience et efficacité : optimisation et mutualisation des procédures conduisant à des gains
de temps et financiers.
-Réceptivité : rapprocher les fournisseurs de données et les exploitants afin de favoriser le
partage des problématiques et l9adaptabilité des corpus de données correspondants.
-Formalisation des taches : créer un cadre fixant les objectifs et les bonnes pratiques de
nature à respecter les prérogatives de chacun.
Conclusion partie 2 :
D9un autre coté l9analyse de projets a offert une approche pragmatique de la gouvernance
urbaine dans l9amélioration des conditions de vie du citoyens et de son cadre de vie ainsi
elle a éclairé les conditions d9actions des différents acteurs concernés (endogènes, exogènes,
privés, publics) ceci a permis de mettre au jour certaines ambiguïtés.
Dans le cadre de projets, la méthode déployée emprunte certains principes au champ de la
gouvernance en introduisant de nouveaux modes de participation et en associant notamment
les acteurs de la société civile. La gouvernance apparait comme un moyen ou encore une
condition de l9élaboration d9une politique urbaine ou la réalisation d9un projet et/ou
représenter l9objectif même d9un projet. On constate que le recours à la gouvernance urbaine
devient inévitable.
115
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
TROISIEME PARTIE
116
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 1 :
Introduction :
Pourquoi ce choix ?
Quelles sont les particularités majeures de ce site ? (grand ensemble, réalisé durant les années
70, politiques des ZHUN&)
Qu9est-ce que nous cherchons à dégager dans ce chapitre ? (présentation, évolution, cadre
de vie, état des lieux&)
Comment nous allons procéder ? (collecte d9information cartographiques, photographiques,
études, mémoires et thèses et travail d9observation sur le terrain).
I. DAKSI : naissance d’un grand ensemble :
I.1 Situation :
La cité Daksi est un grand ensemble réalisé après celui du 20 Août1955 par la société
«SONATIBA » Elle se situe du côté Sud/Est du centre-ville, dans l9arrondissement de Sidi
Mabrouk.
Elle est entourée à :
L9Est, la cité El Riad, Par au Nord la cité des Frère Abbas.
Le Nord 3Ouest, la cité Sidi Mabrouk supérieur
L9Ouest cité Sidi Mabrouk inférieur
Le Sud le chemin de fer qui sépare la cité Daksi de la cité Quatrième Kilomètre.
Le site est circonscrit dans des limites physiques très prononcées :
Au Nord, le Boulevard de l9Est,
A l9Ouest et au sud, la voie ferrée,
A l9Est, Oued Lekleb.
117
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
I.2 Climatologie :
Le climat régnant à la cité Daksi est un climat continental, semi-aride qui tend au subhumide
(en hivers pluvieux et froid, en été chaud)
*La Pluviométrie : elle est moyennement de 550ml/an. (Voir le diagramme ci- dessous)
118
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
80 75
Taux
70
60 60
50
40 40
10 4 10
J F M A M J J O S O N D
Mois
Diagramme n° 5 la pluviométrie
Source n° 15 POS Daksi BET Benguedouer
*La Température : chaud en été et froid en hivers.
Mois J F M A M J J A S O N D
Tpre 5 8 15 15 25 25 30 35 28 20 15 8
*Les vents dominants : proviennent surtout du côté Nord/Ouest, quant aux taux d9humidité
ile est de 40 %.
119
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Appelé El KORS, Le site qui allait accueillir la Cité Daksi, était un immense terrain. Les
seules constructions se résumaient à une tribune au sud donnant sur un terrain de football
clôturé, appelé Stade de L9Hippodrome (devenu aujourd9hui le Stade Communal). Derrière,
les locaux situés sous les tribunes, et selon les témoignages recueillis, étaient affectés à des
militaires colonialistes français qui en avaient fait un camp de détention pour les
« révolutionnaires » algériens.
105
Selon l9étude de vulnérabilité de la ville de Constantine réalisée par l9entreprise française SIMEKSOL/
106
En application du Décret exécutif 5-12 du 08/01/2005 relatif aux prescriptions d9hygiène et de sécurité applicables
aux secteurs du bâtiment, travaux publics et de l9hydraulique.
120
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ? Cas de la cité Daksi
Abdeslem (Constantine)
121
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
De par sa proximité à des cités résidentielles (Cites des [Link], 4eme Km, Sidi Mabrouk),
El Kors, était le lieu accueillant toutes les catégories :
Les plus jeunes esquissaient des terrains de foot pour jouer,
Les familles y séjournaient (pique-nique) durant les périodes de beau temps.
Il accueillait aussi des manifestations sportives de niveaux locales (scolaires) surtout. En
effet, des « fantasias » s9y déroulaient, ainsi que des compétitions de cross scolaires sur un
circuit d9environ 2000 m. Alors que le Stade de l9Hippodrome permettaient aux équipes
constantinoises jouant dans des divisons inferieures de recevoir des équipes venues d9autres
communes des wilayas limitrophes.
Durant cette période, le grand ensemble « Daksi » a été entamé par un immense chantier
confié à la SONATIBA, qui employait alors un outil de production de préfabrication : le
système PASCAL.
Durant la décennie (70-80), la Cité Daksi comptait :
1856 logements
4 écoles.
122
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Nbre Logts
1148
30 400 198 80
Durant cette période la réalisation des logements s9était poursuivie mais dans un rythme
moindre. En effet, cet intermède correspondait à une conjoncture ou l9Etat avait « freiné »
sa politique sociale, particulièrement dans la réalisation des logements :
1980 380
1987 143
1990 50 Programme prévu pour 290
Tableau n° 11 Réalisation de logement durant la période 80/98 à Daksi.
(Source n° 19 Office de Promotion et de Gestion Immobilière)
Cependant, la réalisation des équipements avait connu un rythme soutenu. En effet en plus
des équipements de proximité, des structures à l9échelle de la wilaya et même régional ont
vu le jour.
1983 Polyclinique 1
123
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Cette période a également connu une prolifération de l9habitat indécent (précaire) au niveau
du site 3Chaabani, à proximité d9Oued Lekleb.
Durant cette période, Daksi a acquis un statut important comme quartier dans la ville. En
effet, le niveau d9équipement, les extensions et l9urbanisation a fini par le phagocyter et le
hisser en un « petit » centre périphérique.
Le lotissement Benchicou et le lotissement El Mouna, la proximité de quartiers populaires
(Cités des [Link], 4eme Km,) des quartiers récents (la boom, El Gammas), ont favorisé
l9émergence d9activités formes de regroupement de commerces (marchés). Ces lieux se sont
implantés sur les limites (avec EL Gammas, F. Abbas).Daksi était devenu un centre
important.
Cependant dans sa partie nord, à proximité du Boulevard de l9Est, les terrains étaient très
convoités pour la promotion immobilière et pour des équipements privés de standing.
124
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Le dernier recensement d9avril 2008 s9est appuyé sur un découpage de la cité de Daksi en
25 districts, composé chacun de 350 à 375 logements.
L9aire d9intervention du présent mémoire s9étale sur 22 districts et compte une population
de 21 400 habitants, correspondant à un nombre de logement de 5360logts.
Les premières réalisations dans la naissance de la cité Daksi en 1974, étaient des immeubles
bas, suivis par d9autres construits entre 1977 et 1990, dans un programme de résorption de
l9habitat précaire.
La cité Daksi est dominée par des immeubles de type « barres », malgré la présence de deux
tours et de l9habitat individuel et semi collectif. Sa morphologie est donc marquée par une
image d9un « grand ensemble » ou se juxtaposent des immeubles implantés selon le « chemin
de grue »
Nous dénombrons 2092 logements à la Cité Daksi, La majorité est en immeubles de R+4,
R+5 et R+6, auxquels s9ajoutent deux tours en R+8.
91 Logements du mode semi collectifs élevés sur R+1 et R+3.
Les typologies des constructions à usage d9habitations, confiées à la SONATIBA (Société
Nationale du Bâtiment), font figurer une répétition visible sur les façades. Cette situation est
une conséquence des procédés utilisés dans la construction que la SONATIBA employait.
En effet, le système de préfabrication PASCAL était une exclusivité de cette société.
125
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
L9emploi des « panneaux » de façades ne permettait pas de grandes variétés dans le rendu.
Le recours à ce procédé a abouti à une certaine monotonie du paysage urbain, qui souvent
s9ajoute aux implantations « hasardeuses » des immeubles sur le site.
Les équipements scolaires sont les premiers réalisés, suivis plus tard des équipements de
santé dont une polyclinique (en 1983), une clinique rénale (en 1987) et un grand nombre de
cabinets médicaux spécialisés.
Un centre culturel en 1982, une salle omnisport et un terrain de football en1996, font de
Daksi une cité relativement bien équipée.
Pour en arriver là il a fallu attendre plus de 20 ans. Plus tard, d9autres équipements
administratifs (antenne de mairie du secteur urbain) et financiers (le siège de la Wilaya,
127
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
3ème cycle 02
Polyclinique 01
Siège de la Wilaya 01
Centre commercial 02
Centre culturel 01
Salle de sport 01
Stade 01
Terrain de Sport 01
Parking communal 01
De par certains équipements dont l9envergure dépasse le cadre local ou même wilayal, la
Cité de Daksi est hissée en véritable centre périurbain. En effet, après l9Office National des
Statistiques (régional) l9implantation du siège de la wilaya a confirmé ce statut.
La clinique rénale est également un établissement sanitaire qui a tendance à « polariser » les
affluences, car par sa spécialité, elle est la seule qui exerce au niveau des wilayas limitrophe.
128
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Les centres sociaux sanitaires d9un niveau wilayal sont groupés dans cette cité (hygiène
scolaire, PMR, &.). A côté du caractère commercial établit et administratif, la cité Daksi,
tend à conforter une vocation « médicale », tant le nombre de cabinet de médecins
généralistes et spécialistes est en nette augmentation. Ces derniers pratiquent des
« appartements » transformés en cabinets.
Le côté sportif, s9est également renforcé. En plus du stade de l9Hippodrome, hissé en stade
communal (homologué), la cité a bénéficié d9autres structures sportives (salle omnisport,
terrain de tennis.).
Cependant, ces équipements, apportent une « touche » assez marquante du paysage urbain
et bâti à la Cité Daksi. En effet, l9architecture, souvent « administrative » de ces
établissements interfère sur l9image monotone et redondante des immeubles.
129
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Ce statut acquis dans le temps par la cité Daksi, en plus de sa situation au cTur des quartiers
résidentiels, à favoriser l'émergence d9un commerce illicite. En effet, occupant des terrains
vierges, ou trottoirs, ces pratiques ont fini par être officialiser. Cette présence ajoute une
image de « cohue » en plus à aux embouteillages énormes.
Par rapport à ce statut également, les abords immédiats de la cité Daksi font l9objet de
convoitises, consistant en d9opérations d9investissements sous formes d9édifications
d9équipements commerciaux de hauts standings.
En effet, les alentours particulièrement sur le boulevard de l9Est, les poches urbaines ont été
occupées par des « édifices monumentaux cherchant la visibilité par une architecture assez
particulière.
Photo n° 11 Centre commercial adoptant une architecture monumentale aux abords de la cité
Daksi (sur le boulevard de l’Est)
(Source n° 30 [Link]
130
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
*Route principale du deuxième degré : d9une largeur de 08,10 m, cet axe constitue la limite
Est du POS,
*Route secondaire N°1 : d9une largeur de 08,00 m, cet axe mène vers la cité El Gammas.
*Route secondaire N°2 : d9une largeur de 10 m, cet axe traverse la cité en plein centre.
*La voie ferrée du côté Sud, avec un couloir de servitude de 25m de chaque côté à partir de
l9axe central.
*Trois lignes de moyenne tension une qui va dans la direction de la cité des Frères Abbas
*les deux autres traversent le site dans sa partie Nord Est. Avec un couloir de protection de
15m de chaque côté à partir de l9axe central de chaque ligne.
131
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Conclusion :
La cité Daksi est un exemple type de la formation d9un grand ensemble. Entamé vers le début
des années 70, moment où l9Etat amorçait une politique « socialisante », le nombre de
logements et les équipements d9accompagnement étaient venus dicter une urbanisation
périphérique, profitant de la disponibilité d9un terrain vague.
Cependant, par son emplacement, la Cité a été rapidement « phagocytée » par l9urbanisation
galopante des années 80. En effet, la Boom, la cite Benchicou, El Mouna, s9ajoutant à Sidi
Mabrouk, la cité des Frères Abbas et le 4eme Km, ont cerné la cité Daksi, devenu alors par
ses équipements un « petit » centre périphérique.
Avec le temps, les poches urbaines ont été occupées pour conforter cette centralité. Le siège
de la Wilaya, la Clinique Rénale et l9Office National des Statistiques ont apporté une certaine
envergure à ce petit centre en favorisant la portée de son échelle.
La cité Daksi peut se « targuer » du nombre d9équipements et de leur variété. Ce qui a
favorisé l9engouement investisseur pour ses abords, mais aussi à des occupations illicites
pour l9habitat et le commerce informel.
Sur le plan du paysage bâti, l9image du « grand ensemble » reste dominante, surtout
relativement aux procédés de production utilisés dans sa réalisation. Toutefois, les
équipements implantés apportent une variété architecturale certaine dans la « morphologie »
urbaine.
Mais cette centralité est également source de problème. En fait, la « formation » de ce centre
n9est pas sans impacter l9environnement. La densité du bâti et les difficultés pour étoffer le
réseau viaire, créent des situations d9engorgement immense.
Même si les gestionnaires pensent à résoudre ces problèmes, certains choix font l9objet de
désaccord important. C9est le cas de la trémie de « Daksi » qui traine et qui amplifie les
problèmes de circulation.
132
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 2 :
133
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
*Constantine : dresse une influence digne d9une grande ville (métropole) depuis des siècles,
c9est donc son histoire (Ville Millénaire), sa position géographique et son poids économiques
et démographique qui lui servent de pôle de coopération intercommunal. Pôle urbain de
première importance limité dans ses réserves foncières, en effet tout terrain vide disponible
à l9intérieur peut recevoir en priorité, les activités et les équipements d9excellence.
*La ville nouvelle d’Ain El Bey (Ali Mendjeli) : divisée territorialement entre Ain Smara
et El Khroub elle d9un support foncier très important, la ville-nouvelle demeure le grand
devenir de demain de la wilaya de Constantine, sa proximité de l9axe autoroutier et de
l9aéroport est un atout, aussi elle se distingue par son nouveau caractère universitaire en
matière d9offre de formation (en quantité et en qualité). Après l9éradication des sites
indécents la ville nouvelle Ali Mendjeli est devenue, deviendra un centre d9accueil de
relogement.
*Le centre du Khroub : considéré, comme la deuxième agglomération après Constantine,
El Khroub est considérée comme le pôle le mieux adapté pour organiser la partie Sud de la
wilaya. L9industrie mécanique des deux sites d9industrie mécaniques (Oued Hamimime et
134
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
La ville de Constantine intramuros, très vite saturée (exode), a reporté sa croissance vers les
communes voisines Hamma Bouziane, Didouche Mourad, El Khroub, Ain Smara et sur la
135
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
ville nouvelle d9Ali Mendjeli. Surtout que la zone de Ali Mendjeli est une opportunité
foncière au court moyen et long terme du premier degré, se trouvant sur le passage d9un
certain nombre de réseaux ou au voisinage, les axes de communication R.N.5 au Sud : Ain
Smara 3 Constantine, R.N.3 au Nord : Hamma Bouziane -La position de Constantine au
centre, place ces communes dans son champ d9attirance. Ces communes subissent le poids
de celle-ci en fonction de leurs dispositions et deviennent par voie de conséquence ses
satellites et faubourgs.
Ces chefs-lieux de communs satellites ont tous bénéficié d9un programme de ZHUN, qui a
plus profité aux populations de Constantine qu9à celles des communes concernée. La
proximité des chefs-lieux de communes du grand centre métropolitain (10 à 15 Km de
distance) a suscité l9intérêt de chaque pole dont la préservation des terres agricoles envahies
par la spéculation foncière. Cet étalement urbain ainsi que le report de croissance a mené les
différentes communes à travailler ensemble, une situation qui a obligé les différentes
communes à mutualiser et à partager la gestion intercommunale de leur territoire
Constantine, confrontée à de nombreux problèmes de gestion, qu9elle ne pourrait régler
qu9en commun avec les communes voisines. L9épuisement trop rapide du foncier incite les
responsables locaux, à chaque fois, à la programmation de nouveaux sites de report, toujours
à l9intérieur du périmètre très restreint du groupement.
Les solutions préconisées par le plan directeur d9aménagement et d9urbanisme optaient pour
l9élargissement du champ de prospection de site à travers le territoire des 5 communes, tout
en renforçant l9armature existante. A cet égard, les villes nouvelles « Ali Mendjeli » et
Massinissa, devraient prendre en charge le déficit en matière de logements et d9équipements
dès le court terme et la croissance du groupement de Constantine à long terme.
136
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Le PDAU institué par la loi d9urbanisme 90-29 de 1990, lancé en 1994 et approuvé en 1998
a vite prouvé sa limite, dépassé avant même son approbation.
Avec l9épanouissement financier qu9a connu le pays des projets d9envergure non
programmés intégralement dans ce document, ont été lancés : le tramway, le téléphérique,
la ville universitaire, l9autoroute, la gare multimodale, le théâtre de verdure, les hôtels, le
siège de Wilaya&&.Cette situation a nécessité entre 2005 et 2007 le lancement des études
de révision de ces Plan Directeur d9Aménagement et d9Urbanisme (PDAU) et les plans de
détails qui en découlent (Plans d9Occupation des Sols).
Alors que la révision du PDAU n9a pas encore été validée, des opérations déjà entamées, des
projets en cours de construction et même mis en service, tels que l9Hôtel Mariot, la
bibliothèque communale (Beb Kantara) l9extension de la ligne du tramway qui va démarrer
incessamment (étude approuvée en 2012), un nouveau programme de logement social, &
137
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Pour l'application des directives des PDAU, un important programme de POS est engagé
dans la wilaya de Constantine, il est composé de 81 POS dont 68 approuvés. Il s9échelonne
sur le court et moyen terme par des actions à mener dans le tissu urbain : intervention sur le
tissu existant ou aménagement sur site vierge, dont les sites de Sarkina, El Aifour, El Menia
et Tafrent ont été retenu.
El Gammas 19 07/07/1999
El Djdour 14 12/12/2006
138
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
El Gammas 19 07/07/1999
La rénovation du rocher.
la restructuration et rénovation du Bardo
La résorption de l9habitat précaire.
La régularisation des constructions illicites.
La réponse aux déficits en matière d9équipement et des réseaux divers
Le décongestionnement et réfection du réseau routier urbain
L9amélioration et embellissement du cadre de vie.
La protection de l9environnement naturel et historique.
L9importance devra être accordée à l9amélioration, le confortement et la consolidation de
l9ensemble des quartiers de la ville, par le biais de projets urbains ponctuels
Selon le PDAU le POS Daksi, doit bénéficier à court et moyen terme des opérations
d9embellissement et d9amélioration du cadre bâti. Celles-ci comprennent la réfection des
trottoirs, la réfection des voies mécaniques, la création des chemins pour piétons, l9occupation
des espaces interstitiels par des aires de jeux et des espaces verts.
139
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Conclusion du Chapitre :
Dans la nécessité de créer des sites d9urbanisation, la commune de Constantine avait opté
au report de croissance sur des villes satellites et ville nouvelle, ce qui a suscité à
l9élaboration d9un groupement intercommunal pour en assurer la cohérence géographique et
fonctionnelle, mais l9épuisement trop rapide du foncier incite les responsables locaux, à
chaque fois, à la programmation de nouveaux sites de report, toujours à l9intérieur du
périmètre du groupement engendrant d9importantes incohérences. Sans l9indispensable
vision globale, les solutions préconisées seront, non seulement, inefficaces mais
problématiques, car l9échelle adéquate d9aménagement manque, surtout que ces villes
satellites sont restées très fortement dépendante de la ville mère.
Ainsi la mise en Tuvre des instruments d9urbanismes obsolètes dépassés et rigides a produit
une incapacité à résoudre les problèmes à court moyen et long terme.
140
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 3 :
107
Révision du PDAU intercommunal Constantine, El Krou, EL Hama, Di douche Mourad Ain Smara. URBACO /DUC
2009. En p.24.
141
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Théoriquement, le plan d9occupation des sols (POS), était introduit pour améliorer
l9aménagement de l9espace urbain et la forme du cadre bâti produit et surtout pour en
rationaliser l9usage. « Cet instrument d’urbanisme est opposable aux tiers » Art 10 de la loi 90-
29 du 01 Décembre 90 journal officiel n°52
En application des orientations et des règlements du PDAU élaboré par le l9URBACO 1998,
et sa révision élaboré par le BET Benguedouer, le POS Daksi doit bénéficier à court et moyen
termes des opérations d9embellissement et d9amélioration du cadre bâti.
Celles-ci comprennent :
la réfection des trottoirs,
la réfection des voies mécaniques,
la création des chemins pour piétons,
l9occupation des espaces interstitiels par des aires de jeux et des espaces verts dans
les zones d9habitat.
142
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Il faut préciser que selon le recensement et la localisation des poches urbaines de la ville de
Constantine, définies dans la mission accomplie par L9ANAT, pour une commande de la
wilaya de Constantine en 1996, le site de la Cité Daksi présente deux catégories de poches
urbaines :
Celles des petites tailles pour lesquelles sont prévues des implantations
d9équipements et des aménagements appropriés, des affectations nécessaires aux
besoins quotidiens de la population, l9amélioration du cadre de vie des habitants, et
ce pour également procéder au remodelage morphologique voire, la correction
simultanée du paysage urbain
Les autres des poches potentiellement exploitables après la délocalisation des
habitations insalubres qui y sont implantées.
En tout cas lors de cette mission, il a été établi une possibilité pour la Cité Daksi de pouvoir
bénéficier d9une ressource foncière de l9ordre de 9,4693 ha, soit 17 % de la surface totale.
C9est dans ce sens que le POS établi initialement en 2000 par le BET Mila a été révisé
conformément au décret exécutif N° 91/177 du 28 mai 1991, par le BET Benguedouer en
2012.
Le POS révisé avait découpé les 56 ha en cinq zones homogènes 108:
Z I : Zone d9habitat individuel.
ZII : Zone d9habitat semi collectif.
ZIII : Zone de l9habitat collectif.
ZIV : Zone d9équipement.
ZV : Zone de parkings.
108
La zone homogène réglementaire est l9ensemble des constructions et espaces présentant un caractère dominant et des
propriétés identiques.
109
kadri A. le plan d9occupation des sols, entre étude et réalité : in mémoire de magistère analyse de cas à Constantine »
2010
143
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
144
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
145
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
146
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Jardin public 01
jardin d9enfant 01
Semi collectif 65
Aménagement Parkings -
Espaces verts -
Il ressort à travers la nomenclature du POS Daksi une nette tendance à « augmenter » les
équipements de proximité. Ceci s9explique par l9accroissement démographique et les
insuffisances des équipements sociaux à répondre favorablement aux demandes et aux
besoins de base.
Sur ce plan en plus des équipements éducatifs premier, deuxième cycle et lycée, des
structures existantes sont proposées à des extensions (le marché et le centre culturel).
147
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Des établissements d9un ordre social, orientés vers la jeunesse ont été également proposés :
Centre de sauvegarde des jeunes, piscine et salle de sport devront apporter un cadre favorable
à une évolution en rapport avec les besoins naturels d9une tranche d9âge assez nombreuse.
Au niveau du POS ce site situé dans la zone ZII, est programmé à recevoir de l9habitat semi
collectif.
III. POS : Maitrise d’ouvrage urbaine
III.1 Le POS et le maitre d’Suvre : la conception
L9objectif du POS n9est pas seulement de « fixer de façon détailler les droits d’usage des
sols et de construction »110 en respect des dispositions du PDAU, il est aussi appelé par ces
choix, d9apporter des solutions idoines aux situations relevées dans ces périmètres.
En effet, nous avons constaté que le bureau d9étude est encore revenu sur des espaces déjà
programmés comme aires de jeux, espaces verts& en leur proposant une deuxième
110
Loi 90-29 du 1er décembre 1990 Art.31.
148
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
réaffectation (la même). La technicité du projet règne sur l9ensemble des paramètres
importants, qui méritent d9être intégrés ; tels l9environnement, le paysage urbain, la société
et les habitants, surtout les jeunes.
Le BET Mila révèle que parmi les contraintes rencontrées pendant l9établissement de cette
étude, l9information plutôt le non information du citoyen, le BET a déclaré que les élus de
l9APC n9ont pas communiqué l9information pour une éventuelle étude de POS.
C9est dire que l9habitant n9est pas inséré dans le processus d9élaboration du POS. Cette
situation découle d9une inexpérience ou d9une négligence des pouvoirs à approcher les
usagers pour une participation responsable.
Dès l9approbation du POS les autorités sont censées appliquer la loi. Ce document archivé
est sensé constituer également un outil de gestion. Il pourrait les aider ainsi à orienter les
réalisations futures possibles d9être réalisées et contrôlées par là leur conformité avec le Plan
d9occupation des sols à l9intérieur des limites de Daksi.
Dans l9article 3 du POS, est mentionnée toute interdiction de changement de l9espace urbain
(exploitation des terrains, la clôture, destruction des arbres) sans autorisation attribuée par
les administrations concernées.
De nouvelles constructions se réalisent sans tenir compte des recommandations du POS,
opposable aux tiers pourtant. Durant l9étude du POS les services d9urbanisme (bureau des
instruments d9urbanisme) ont suivi l9élaboration de cette étude, ont programmé des réunions
en concertation de tous les membres pour émettre des réserves et la valider ensuite mais la
149
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
coordination entre l9APC et la DUC est très minime surtout via l9information et la
sensibilisation de l9usager « maillon fort » de cet aménagement.
Conclusion du chapitre
Le POS de la cité DAKSI, entamé par le BET Mila et révisé, laisse voir la traduction des
orientations du PDAU intercommunal (Constantine, El Khroub, El Hamma, Didouche
Mourad et Ain Smara), en adoptant une approche de densification.
Cependant, en matière de gouvernance, le processus d9élaboration montre quelques
distances entre les « maitre d9ouvrage » et le maitre d9Tuvre. En effet, la question du
« temps » n9est pas incluse dans le processus.
D9un autre côté aussi bien, le commanditaire que le concepteur ne semblent se soucier des
apports participatifs des usagers.
En somme, il y a une « volonté » ou en tout cas une absence de volonté de ne pas impliquer
« les associations locales d’usagers » tel que stipulé dans la loi 90-29 du 1er décembre
1990111. Cette attitude fournit des indices importants dans la définition du mode de
gouvernance dans la gestion des actions publiques et surtout dans le processus d9élaboration
des projets socio-urbains.
111
Loi 90-29 du 1er décembre 1990 Art.15.
150
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 4 :
Il faut préciser que l9insistance des membres de cette association a pu établir une dynamique
par une disponibilité et une activité au niveau de la cité par la multiplication des réunions
pour mettre en place un cadre de concertation.
Cette attitude des habitants a favorisé une « écoute » de la part des responsables locaux,
surtout qu9elle représente une revendication concrète et une prédisposition à accueillir des
actions en rapport avec le cadre de vie.
En tout cas, à l9insistance des habitants, l9initiative du processus pour prendre en charge le
cadre urbain de la cité Daksi a été déclenchée. Dans ce registre, le besoin exprimé par des
112Association constituée dans le cadre de la loi n°90-31 du 4 décembre 1990. Car il faut préciser qu9actuellement les
associations sont constituées en conformité de la Loi n°12-06 du 18 Safar 1433 correspondant au 12 janvier 2012 relative
aux associations.
151
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
usagers organisés en association était justifié par un état des lieux qu9eux-mêmes sont
arrivées à élaborer dans un « pré diagnostic ».
A partir de ce moment, le processus entre dans le cadre d9une maitrise d9ouvrage, confiée
techniquement à la Direction de l9urbanisme et de la Construction (DUC). De par ses
prérogatives, cette direction étant de facto la structure appelée à assurer le « pilotage de
l9opération ». Ses missions donc consistent en :
152
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Une fois finalisé, le projet portant « amélioration urbaine de la Cité Daksi », est transmis au
Ministère de l9Habitat et de l9Urbanisme pour validation. (MHU)
Ce n9est qu9après cette validation que le projet fera l9objet d9un « appel d9offre ETUDE »
aux BET agrées, publié sur un quotidien national par le maitre d9ouvrage, le DUC en
l9occurrence.
Les évaluations des soumissions des BET s9effectuent en commission en veillant en
particulier à :
respect du cahier de charge ;
soumissions « financières » (principe du moins disant).
C9est après cette opération que le BET « maitre d9Tuvre » sera désigné officiellement par la
signature d9une Offre de service (ODS).
Les évaluations des offres s9effectuent également en commission dans laquelle est convié le
BET « maitre d9Tuvre ». Le choix des entreprises de réalisation veillent au respect des
critères suivants :
153
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
INITIATIVE/VOLONTE
Association (El Gahd El [Link])
Doléances
INITIATIVE
Le Chef de la Daira de Constantine
L'APC de Constantine
FICHES TECHNIQUES
INSCRIPTION/VALIDATION
DUC
Cahiers de charges
Mise en projet
ASSOCIATION
L'APC de Constantine
VALIDATION MUH
ETUDE ET REALISATION
BET
ETUDE
Documents ecrits
REALISATION ENTREPRISES
154
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
L9opération « amélioration urbaine de Daksi » a été entamée en 2008 et les études ont été
finalisées en 2010, année du lancement du chantier sur terrain.
La surface concernée est de l9ordre de 61 ha, réparties en 3 zones (appelées Zone 1, Zone 2
et Zone 3 Voir aménagement en annexe VII). La population concernée est de l9ordre de
20 000 habitants.
155
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
B. Lot Eclairage :
Pour le lot éclairage public le maitre d9ouvrage a attribué cette opération à une seule
entreprise pour les trois zones :
-Montant du marché : 80 590 784,30da
-Délai : 06 mois.
-ETP : Abdaoui Redha.
C. Lot Voirie :
Aussi cette opération est attribuée à une seule entreprise avec un montant du marché :
-Montant du marché : 78122 551,10da
-Délai de 04 mois.
-ETP : EURL Chenini Abdelkrim.
Il est à relever que le financement du projet a été assuré dans le cadre d9une autorisation de
programme (AP) de 503 060 000,00DA octroyée par le Ministère de l9Habitat et de
l9Urbanisme. Rappelons que l9autorisation au programme est une limite de dépenses
budgétaires autorisées par un ministère pour s9engager dans des investissements relevant de
leurs secteurs. Il accompagne également les décisions, les autorisations d9exécution d9une
opération.
156
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Le BET Chellali a procédé avec une approche pluridisciplinaire technique en associant dans
son étude :
ingénieurs en VRD,
Topographe,
Ingénieurs Génie Civile,
L9étude élaborée par le BET Chellali a focalisé son approche exhaustive à priori sur l9état
actuel et le vécu de la cité dans l9aire délimité par le maitre d9ouvrage. Cette opération
d9amélioration urbaine a concerné les aspects matériels du cadre de vie :
o l9éclairage.
o les espaces verts.
o La voirie mécanique, piétonne et parkings.
o les aires de jeux et de sports.
o les placettes.
o les clôtures.
o le réseau d9assainissement et d9A E P.
En appliquant les instructions du maitre de l9ouvrage et la commission via la participation
citoyenne et l9implication des commissions et comités de quartiers, le BET a fait appel aux
157
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
associations en amont des études pour diagnostiquer les besoins et déficits en matière d9aire
de jeux, d9éclairage public, espaces verts&etc.
Dans ce sens, Le BET s9est appuyé dans l9élaboration du diagnostic sur l9apport
informationnel des usagers à travers leur association.
Par ailleurs et pour éviter tout blocage comme nous a expliqué le Maitre de l9Tuvre, le BET
a programmé plusieurs fois des séances de travail en associant les organismes concernés par
cette opération, la Direction de l9Hydraulique, la Direction de l9Environnement, la
SONELGAZ, Algérie télécom&.etc afin de lever les réserves et de préparer une assiette de
concertation entre les différents acteurs.
Sur le plan pratique, dans le rendu de ses propositions le BET, a recouru aux outils
informatiques pour établir les « états » futurs de la cité. Ce procédé de communication assez
efficace a permis de rendre « visibles » les intentions et les visées du maitre d9Tuvre et de
faciliter la communication avec les usagers.
158
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Pour l9approche de l9état des lieux, nous adoptons la démarche du BET Chellali.
Les voies de la cité Daksi longent sur une longueur de 5327 ml, dont les largeurs sont
différentes. La majorité des voies et parking est défectueuse, d9où les voies nécessitant un
fraisage et d9autres une scarification totale de la chaussée.
159
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
160
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Suite aux enquêtes sur terrain établies par les services d9Hydro Projet Est, il a été signalé
que la quasi-totalité des bouches d9égouts ne fonctionne pas, cette situation a suscité
l9élaboration d9une étude faite pour le renouvellement du réseau d9assainissement sur deux
parties, (partie haute, partie basse).
Le réseau d9assainissement de la partie basse est totalement renouvelé, tandis que la partie
haute n9est toujours pas renouvelée.
161
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Bordure en bon état nécessite Bordure en bon états Bordure mauvaise état
une réparation de joints nécessite la mise à à reprendre totalement
niveau
Contre Bordure en béton coulé Contre bordure en béton Contre Bordure en
sur place en bon état nécessite coulé sur place en bon mauvais état
une réparation et une finition en états nécessite la mise A reprendre totalement
chape A niveau en béton
de ciment ou en béton coulé sur
place
La plupart des allées dans la partie haute de la cité est composée de dalle en béton.
La deuxième partie des allées est composée de béton bitumineux.
La troisième partie est composée de béton légèrement armé.
la quatrième est composée d9une couche en TVC.
la dernière est de la terre végétale.
162
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
La cité Daksi souffre d9insuffisance en matière de terrains de jeux pour enfants et d9un
manque d9infrastructure de proximité pour l9éducation sportive, à l9exception de deux
terrains « Mateco » qui ne répondent pas aux besoins de la population. Par rapport à cette
situation le BET propose d9aménager des aires de jeux en installant un mobilier simple tel
que les toboggans, balançoires, ainsi que des pistes cyclables pour enfants, aussi des aires de
pétanques et de Basket Ball.
Clôtures et protection :
163
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Clôtures, en mauvais
164
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Les voies principales de la cité Daksi sont moyennement éclairées, soit nombres important
de candélabres saccages, 48 candélabres non fonctionnels sur un total de 287 certains
parking et espace communs bénéficient de l9éclairage, tandis que les espaces verts et les
alentours des immeubles restent dans l9obscurité113.
113
BET Chellali (maitre d9Tuvre)
165
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Candélabres en mauvais
Avec une expérience acquise dans ce domaine, aussi étant membre nominatif d9une
commission chargée des études et suivi de l9opération amélioration urbaine, au niveau de la
commune de Constantine et aussi membre d9une commission de Wilaya présidée par le
Wali, chargée du suivi des travaux de l9opération amélioration urbaine toujours au niveau
de la ville de Constantine, nous pensons détenir une certaine « tendance » à l9évaluation
d9une opération. Mais elle demeure insuffisante.
Aussi, nous avions engagé des entretiens, avec les Bureaux d9étude, les ETP concernées par
cette opération, même hors secteur Daksi.
C9est à travers ces « filtres » que nous nous permettons d9affirmer que nous constatons qu9il
y a une certaine démarche dans la mise en Tuvre de cette opération du cadre de vie. , qui
comprend des éléments révélateurs négatifs plus que positifs. En amont de cette opération,
les autorités locales étaient en écoute envers les citoyens à travers les associations en voulant
pratiquer la bonne gouvernance, tout en essayant de répondre à leurs aspirations et
matérialiser leurs attentes sur les fiches techniques aussi, l9association lors des sorties pour
la délimitation de l9aire d9intervention, est toujours présent sur site et même aux réunions
administratives, selon le témoignage des cadres de la DUC chapeautant cette opération , ils
ont révélé que les associations sont généralement actives mais c9est rare qu9elles continuent
le processus jusqu9à son aboutissement (voir les réponses de la question n °05 du
questionnaire 02), les carences accumulées au niveau de leur cité a fait grossir les demandes
d9interventions publiques localisées et à court terme.
166
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
L9association a Tuvré en ce sens ainsi les autorités ont cru impliqué les citoyens en les
intégrant aux commissions pour enfin y participer. Hélas une pratique embryonnaire labile
et éphémère, rien qu9au début une action qui n9a pas duré.
« L’état pense, dirige, finance et organise l’espace »114, aucune responsabilité envers la cité.
Après, des visites effectuées sur site à l9aide d9une vision technique et administrative, étant
membre de la commission de suivi et pendant ma recherche, nous avançons que le chantier
est presque à l9abandon, très faible cadence, peu de moyens humains et matériels, « avec un
matériel dépassé et un mâcon ça ne marche pas » déclare un citoyen, une sclérose annoncée,
les imperfections, au niveau des différents lots via l9installation des candélabres (voir photo
N° 19), le pavage extérieur décalé représentant des différences de niveau,&. etc.,.
Surtout qu9en allant à l9intérieur de la cité on observe une sécession spatiale spécifique à la
qualité de travail qui n9est pas la même, le revêtement des trottoirs qui n9a pas été généralisé
« faute à l’insuffisance de l’enveloppe allouée » déclare un cadre de la DUC.
Plus on avance à l9intérieur surtout loin des allées principales nous constatons des trottoirs
réalisés en béton avec motif ce qui suscite une ségrégation urbaine au sein du même site
déclare un professionnel, un comportement de dissidence pouvant prendre grande ampleur
au niveau de la ville. La faiblesse et/ ou l9insuffisance des financements obtenus à conduit
à ce que une partie important du temps et de l9énergie des cadres de suivi soit consacrée à la
recherche d9un dispositif de compensation du financement et donc au montage financier
hybride de l9opération mère, donc l9instrument qui est l9argent guide l9action urbaine.
Des immeubles, jonchés d'amas de terre et de gravats que l9entreprise sujet de résiliation a
laissé derrière elle et a refusé de nettoyer ce qui ajoutent à la désolation du paysage urbain,
Cet état de fait a produit une piètre qualité, l9amateurisme des entrepreneurs a été d9ores et
déjà prouvé avec un grand sentiment de frustration se dégageant à travers les expressions
des citoyens, qui se plaignent donc de ces insuffisances et en rejettent la responsabilité sur
les services municipaux.
En effet, les habitants « victime » du rythme d9un projet d9aménagement urbain qui s9éternise
dans le temps, cette lenteur dans la cadence a engendré des nuisances aux habitants, gadoue
114
Cote M, (1988). L9espace retourné. Ed Flammrion. Paris .362 p
167
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
durant l9hiver et poussières incommodantes, en été un décalage croissant entre les attentes
et les résultats effectivement attendus.
Ce vécu inacceptable, relevé par le wali nouvellement installé, déclarant que la situation
nécessite un rattrapage immédiat, par ailleurs et après trois mois de son installation le
premier responsable de la ville a signé une décision relative à la constitution d9une
commission de Wilaya chargée du suivi, des travaux d9amélioration urbaine au niveau de la
ville de Constantine.
Malgré cette démarche de suivi/évaluation de la part du Wali, les défaillances au niveau des
chantiers persistent, les ETP sont presque démissionnaires, fonctionnant selon l9humeur,
avec une conduire de nonchalance sur chantier, aucune idée novatrice pour renforcer la
qualité de vie, pas de conduite rigoureuse sur terrain.
Les entreprises n9éprouvent aucun comportement d9émulation via les réalisations, alors
devant cet état de fait exactement en Mars 2012 lors d9une réunion de l9exécutif au niveau
du cabinet dont l9ordre du jour était la situation d9avancement du programme d9amélioration
urbaine, l9ex Wali Noureddine Bedoui (Aujourd9hui ministre) a instruit les services de la
Direction de l9urbanisme et de construction (DUC) de procéder à la résiliation des contrats
qui lient la DUC aux deux entreprises, chargées des projets d9aménagement urbain au niveau
des deux cités Filali et Daksi.
168
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
dans les projets d9aménagement urbain, l9entreprise publique des travaux publics (EPTP)
dans tout ce qui concerne la voirie.
Pour l9éclairage public, le chef de l9exécutif a exhorté les concernés à faire appel à EPCPT,
alors que pour les travaux d9assainissement, l9office national de l9assainissement (ONA).
Les surprises du chantier suscitent aussi le retard d9autant plus que des problèmes
d9assainissement apparaissent et les services de la SEACO tardent comme toujours lors de
leurs interventions.
Conclusion Partie 3.
La cité Daksi est un exemple type de la formation d9un grand ensemble où l9Etat amorçait
une politique « socialisante », le nombre de logements et les équipements
d9accompagnement étaient venus dicter une urbanisation périphérique, profitant de la
disponibilité d9un terrain vague.
Cependant, par son emplacement, la Cité a été rapidement « phagocytée » par l9urbanisation
galopante des années 80. Avec le temps, les poches urbaines ont été occupées pour conforter
cette centralité qui est devenue source de problème. En fait, la « formation » de ce centre
n9est pas sans impacter l9environnement. La densité du bâti et les difficultés pour étoffer le
réseau viaire, créent des situations d9engorgement immense. Le siège de la Wilaya, la
Clinique Rénale et l9Office National des Statistiques ont apporté une certaine envergure à ce
petit centre en favorisant la portée de son échelle.
Le nombre d9équipements et de leur variété a favorisé l9engouement investisseur pour ses
abords, mais aussi à des occupations illicites pour l9habitat et le commerce informel.
Sur le plan du paysage bâti, l9image du « grand ensemble » reste dominante, les équipements
implantés apportent une variété architecturale certaine dans la « morphologie » urbaine.
Même si les gestionnaires pensent à résoudre ces problèmes, certains choix font l9objet de
désaccord important. C9est le cas de la trémie de « Daksi » qui traine et qui amplifie les
problèmes de circulation.
Dans la nécessité de créer des sites d9urbanisation, la commune de Constantine avait opté
au report de croissance sur des villes satellites et ville nouvelle, ce qui a suscité à
l9élaboration d9un groupement intercommunal pour en assurer la cohérence géographique et
fonctionnelle, mais l9épuisement trop rapide du foncier incite les responsables locaux, à
chaque fois, à la programmation de nouveaux sites de report, toujours à l9intérieur du
périmètre du groupement engendrant d9importantes incohérences. Sans l9indispensable
169
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
vision globale, les solutions préconisées seront, non seulement, inefficaces mais
problématiques, car l9échelle adéquate d9aménagement manque, surtout que ces villes
satellites sont restées très fortement dépendante de la ville mère.
Ainsi la mise en Tuvre des instruments d9urbanismes obsolètes dépassés et rigides a produit
une incapacité à résoudre les problèmes à court moyen et long terme.
Le POS de la cité DAKSI, entamé par le BET Mila et révisé, laisse voir la traduction des
orientations du PDAU intercommunal (Constantine, El Khroub, El Hamma, Didouche
Mourad et Ain Smara), en adoptant une approche de densification.
Cependant, en matière de gouvernance, le processus d9élaboration montre quelques
distances entre les « maitre d9ouvrage » et le maitre d9Tuvre. En effet, la question du
« temps » n9est pas incluse dans le processus.
D9un autre côté aussi bien, le commanditaire que le concepteur ne semblent se soucier des
apports participatifs des usagers.
En somme, il y a une « volonté » ou en tout cas une absence de volonté de ne pas impliquer
« les associations locales d’usagers » tel que stipulé dans la loi 90-29 du 1er décembre
1990115. Pas d9Cette attitude fournit des indices importants dans la définition du mode de
gouvernance dans la gestion des actions publiques et surtout dans le processus d9élaboration
des projets socio-urbains. Malgré les commissions de Wilaya installées pour le contrôle de
l9opération révélatrice de mépris des citoyens, on voit qu9aucun changement n9est ressenti,
même cadence de chantier, pas de contrôle toujours du retard. La volonté de faire réussir ce
programme de la part des responsables est claire, mais l9application reste obsolète.
115
Loi 90-29 du 1er décembre 1990 Art.15.
170
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
QUATRIEME PARTIE
171
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 1 :
Introduction
Les mécanismes et dispositifs de mise en Tuvre sont donc observés à travers le cas de la
Cité Daksi, en tant que modes et démarches. Il ne s9agit pas seulement de situer ou
d9identifier les défaillances, mais de tenter de trouver la causalité essentielle.
Nous allons procéder dans cette partie à mettre à nu la démarche de l9opération amélioration
urbaine depuis sa naissance et à quel stade elle est. Notre approche essaie de répondre au
questionnement suivant :
172
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Il est à noter que concernant l9avancement des travaux, la situation dénote un laisser-aller
total, tant le chantier est encore en place. Dans ce sens, nos sorties sur le terrain et par rapport
aux informations recueillies auprès de la DUC, l9état actuel de l9avancement des travaux est
comme suit (Tableau N°26) :
116
Un travail de suivi présenté aux autorités locales durant l9avancement de l9opération.
173
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Synthèse ;
Il y lieu de constater que la planification des délais n9a pas été rigoureuse. Dans ce sens,
d9une durée maximale de 14 mois, la clôture des chantiers de l9opération « amélioration »
urbaine de la Cité de Daksi devait intervenir en Octobre 2011. Nous sommes aujourd9hui
(en février 2014), seul le lot « voirie » a été réceptionné en premier, soit 18 mois après le
temps prévus.
174
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Les travaux tournent aujourd9hui au ralenti. Lors des différentes sorties des responsables de
wilayas, il n9est fait que des constats avec des injonctions pour prendre les dispositions
adéquates, consistant souvent en des résiliations des contrats. Cependant, même ces mesures
ne font que prolonger les retards dans l9achèvement des travaux.
Il est loisible, dans ces cas de relever l9absence d9une véritable « culture de projet ». En effet,
les carences constatées sont souvent liées à des difficultés émanant des rouages
administratifs. Particulièrement, les retards dans les paiements (avances) sont les griefs mis
en exergue par les entrepreneurs.
Comme, il y a lieu de constater que ces retards et les malfaçons dans les travaux relèvent de
l9absence de « compétences techniques » des entreprises. Ces dernières embauchent des
« tacherons » pour des travaux exigeant des interventions expertes.
Cette situation est particulièrement liée aux « attendus » et aux contenus des codes et des
critères consacrés dans l9octroi des marchés. En effet, le critère relevant des délais et surtout
le critère « moins disant » ne donnent pas l9occasion aux commissions de pouvoir regarder
et introduire d9autres critères en rapport avec l9expérience, l9aptitude et les ressources
matérielles des entreprises.
175
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
En tout cas, avant même leurs réceptions, les lots présentent des malfaçons énormes.
En tout cas, nos sorties sur le terrain, nous ont permis de constater :
L9amoncellement des gravats aux voisinages des immeubles et sur la chaussés
la stagnation des eaux pluviales par endroits ;
Les couvercles des regards « vandalisés » ;
Les bordures et les trottoirs « brisés ».
En tout cas, dans nos entretiens avec les habitants, les sentiments de mécontentement, de
désapprobation et de colère sont souvent exprimés.
176
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Synthèse.
Au-delà des retards enregistrés dans l9accomplissement des travaux, la qualité de ce qui a
été réalisé jusqu9à maintenant est en deçà des résultats attendus. On pourra dire que l9état
des lieux est pire qu9avant le lancement de l9opération d9amélioration urbaine.
Justement, cette position par rapport aux travaux est étayée par la démarche du BET Chellali,
qui dans le but de « visualiser » l9état futur de la Cité Daksi, avait préféré employer des
photos de synthèse en 3D. Justement en positionnant ces photos entre les périodes d9avant
intervention et en les comparant à l9état actuel (achevé), il est facile de constater que la
situation ne fait que s9empirer.
En effet, l9octroi des marchés sur la base de critères purement « financiers » (moins disant)
fait reculer surement les compétences pratiquant les « prix » réels et laisse le champ à
des entreprises moins performantes. En tout cas, les retards accusés en plus de travaux de
mauvaises factures ne font que consommer les relations entre gestionnaires et habitants, en
plus d9occasionner des dépenses importantes puisées dans les deniers publics.
177
Photo n° 22 Etat de la cité « avant », « futur » et Aujourd’hui.
178
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Cependant, cette opération a été insérée dans le cadre du Plan Quinquennal (2010-2014).
Rappelons que dans le domaine « urbanisme », le plan quinquennal a octroyé un budget de
« 250 milliards de Dinars pour les opérations d’amélioration urbaine et de viabilisation des
sites à urbaniser »117.
Durant cette même période, les instruments d9urbanisme en vigueur, le PDAU et Les POS
étaient en place. Notons que le POS DAKSI, avait fait l9objet d9une révision en 2011. Il a
été validé en 2012.
Pour rappel, le PDAU du groupement de Constantine, et dans ses propositions de POS avait
signifié, que celui de la Cité Daksi sera orienté vers des opérations d9amélioration urbaine
et de densification.
Ainsi, nous ne pouvons que constater que l9opération « amélioration urbaine » de la Cité
Daksi, n9était pas celle dictée par le POS après sa révision et son approbation en 2012. Ce
qui nous installe dans un questionnement assez compliqué :
117 Le président revoit à la hausse son plan quinquennal. (Consulté sur le site d9Algé[Link].) [Link]
179
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
En tout cas, cette opération est venue s9insérer indépendamment des instruments en vigueur
(le PDAU et le POS).
En tout cas aujourd9hui, il règne un grand « désordre » dans les études et les opérations à la
cité DAKSI (Voir Tableau N°28).
En effet, l9opération amélioration urbaine a été entamée en 2008 et elle est en cours
(dépassant les délais impartis). Durant l9accomplissement de cette opération, le POS a été
révisé et approuvé en dictant une opération d9AMELIORATION URBAINE et de
densification.
Ce n9est qu9en Juin 2013 que le Bidonville Châabani, a été démoli et ses habitants ont été
relogés à la Ville Nouvelle Ali Mendjeli.
Cet asynchronisme définit plusieurs temporalités, car il est clair qu9aucune « coordination »
n9est observée. Cela dénote l9absence d9une stratégie ou d9une planification stratégique.
Résorption Démolition
Bidonville
habitat
Chaabani
indigne.
SYNTHESE :
180
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
En l9absence d9une planification stratégique, les opérations ne peuvent pas se compléter &au
contraire, elles se télescopent et leur impact se répercute sur le cadre de vie.
En effet, même si l9opération amélioration urbaine de Daksi avait été entamée comme un
projet, avec des délais fixes, un objectifs et une démarche, elle demeure inefficace tant
aucune coordination n9a été élaborée alors que le même site fait l9objet d9étude et d9autres
opérations (Résorption de l9Habitat indigne).
INITIATEURS ;
Daïra
APC
Association
De cette catégorie se dégage un groupe « commanditaire » : DAIRA, APC.
PILOTAGE TECHNIQUE
La DUC,
Services Techniques APC
Subdivision de l9hydraulique (assainissement en cas de surprise hydraulique
intervient par le biais de la SEACO)
Direction de l9environnement.
La subdivision DLEP.
Dans cette catégorie, il y a lieu de rajouter les structures du financement. (MHU).
Agissant en « sous mains », les acteurs études, BET et réalisations entreprise &.
PRESTATAIRES
BET
Entreprises de réalisation.
Les rapports entre tous ces intervenants s9effectuent dans une linéarité rigide et sans
réflexivité.
181
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
En effet, si nous simplifions les prérogatives de chaque intervenant, et si nous l9évaluons par
rapport aux tâches réellement effectuées sur le terrain dans le cadre de l9opération
« amélioration urbaine de la Cité Daksi », nous constatons que la planification
organisationnelle fait vraiment défaut.
En effet, rappelons que les prérogatives du Chef de Daïra sont entre autres :
Dans le cas de la Cité Daksi, le Chef de Daïra, en tant que personne morale désignée, a été
plus attentif aux doléances des habitants à travers leur Association El Ghad El Mouchrik. En
effet, en « instruisant » l9APC, le Chef de Daïra, n9a fait que « rappeler » à cette structure
son rôle pour répondre aux revendications des citoyens.
Cependant, les services de l9APC, ne montrent aucune motivation, car dans les rapports de
visites de chantier, ils sont souvent absents. Pourtant, c9est à ces services que revient la
gestion du cadre de vie réceptionné (la voirie, éclairage,&.le bien de la commune).
Sur un autre plan, l9usager (Association El Ghad El Mouchrik), qui est insérée dans la
consultation pour l9établissement des cahiers de charge, cette association n9est pas invitée
régulièrement aux réunions. Même en répondant à leurs soucis (quelques) vis-à-vis
manquements, les malversations et les malfaçons, les membres sont toujours insatisfaits.
Par rapport au pilotage de projet, le choix des « maitres d9Tuvre » est dicté par des critères
(temporels et financiers), ce qui rend étroit la marge de manTuvre, et contraint à travailler
avec les « moins disant ». Pour rappel, les missions de la DUC en tant que maitre d9ouvrage
sont :
Consulter les habitants pour concrétiser les bases du projet ;
Définir la tâche du maitre d'Tuvre et des autres responsables,
Inciter les différentes parties à se concerter ;
Inscrire dans les cahiers de charge les préoccupations de la population ;
182
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
DAIRA
INSCRIPTION
APC
ASSOCIATION
DUC ETUDE
BET CHELLALI
REALISATION
ENTREPRISES
Intégrer les intérêts individuels des habitants dans le cadre défini par le maitre
d'ouvrage ;
Prévoir les techniques et les technologies adaptées aux besoins des habitants ;
Obliger les entreprises dans l'appel d'offre de prévoir présence continue sur le
chantier ;
Limiter les horaires des travaux dans la journée ;
Etablir un tableau fiable des phases de déroulement des travaux ;
En cas de difficultés, mettre au courant les habitants sur des changements des délais
(transparence pour créer la confiance).
183
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
SYNTHESE :
Par rapport aux missions dévolues à chaque acteurs, il apparait que dans cette opération
d9amélioration urbaine de la Cité Daksi, le cloisonnement des tâches n9a pas permis de
mettre en place une planification organisationnelle, ou les participants et les intervenants
agissent dans un jeu d9acteurs bien adapté , approprié et surtout responsable.
En effet, la segmentation des tâches, la non observance d9une attitude itérative et réflexive,
l9adoption de critères rigides dans l9octroi des marchés, la mise à l9écart de l9association
(manque d9endurance et de persévérance vu les problèmes rencontrés l9association s9en
lasse) dans la phase réalisation, a favorisé des résultats en deçà des attentes.
Si l9initiation de l9opération avait été un moment d9écoute et responsable, la suite avait inscrit
l9opération dans le schéma consacré de la maitrise d9ouvrage. En effet dans cette intervalle,
les rapports sont limités et rigides. Car, ni l9usager, ni le gestionnaire du produit ne sont
concernés par le produit qu9ils seront appelés à en jouir (l9habitant) ou le gérer (la commune).
184
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 2 :
Nous remarquons une multiplication des bricolages institutionnels sans que la cohérence
entre les dispositifs soit pour autant recherchée. Ces décalages dans le processus, s9avère
être en rapport direct avec divers facteurs tels que ; l9absence de culture du projet, voire
l9absence absolue d9une conscience urbaine, au sein des acteurs concernés.
Le sentiment de la responsabilité n9est pas manifeste ; il n9est même pas cultivé. Comme le
déclarent des cadres de la Direction d9Urbanisme « C’est un problème de responsabilité,
plus nous sommes responsables plus nous nous impliquons et vice versa » (Voir Annexe
N°II)
La participation citoyenne qui devait être sine qua non dans l9élaboration de toute approche
urbaine demeure embryonnaire, bien que la législation en vigueur mentionne la
participation118. Celle-ci n9est pas mise en Tuvre et le citoyen reste à la marge de la fabrique
118
Code des collectivités territoriales (2012). Loi n°11-10 du 22 Juin 2011 relative à la commune, Art 11, 12, 14, 26 , 30,
103,119,122)
185
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
de sa ville. Les habitants sont censés être des experts dans leur propre mode de vie et avoir
toutes les compétences et être prêts à collaborer dans la prise de décision sur les thématiques
qui les concernent.
La participation assure une qualité élevée, une cohésion sociale, une tranquillité publique,
l9assurance d9un développement de la citoyenneté et de la gestion sociale de proximité, un
renforcement des compétences et des aptitudes civiles, un développement et une mise en
Tuvre des programmes effectivement et de manière efficiente, un développement de
l9intégration urbaine et une production de l9urbanité.
Il n9existe pas un seul acteur dominant et l9on est actuellement dans un système de co-
planification qui doit laisser une grande place à la négociation, à la concertation.
En outre, nous observons que les élus ont jusque-là joué un rôle passif par méconnaissance
des enjeux et/ou par incompétence. Ils manifestent également cette culture d9écoute et de
proximité au citoyen, ou de leurs électeurs.
Les élus n9ont pas pu assurer le minimum de ce qui est attendu d9eux. Cette insuffisance ne
cesse de creuser ce manque de confiance mutuelle entre l9élu et le citoyen et l9élu et
l9administrateur. Questionnés, les élus imputent les défaillances et les dysfonctionnements à
de nombreuses causes liées à l9instrumentation juridique et à l9administration.
Les techniciens (cadres techniques) sont très présents paradoxalement aux élus, on constate
que les élus délèguent ou s'en remettent aux techniciens. En effet s'il y a une véritable
omniprésence des techniciens, il n'y a pas pour autant monopolisation totale au détriment
des élus, Les élus ne sont considérés comme importants que pour la prise de décision et
pourtant un ancien maire de Constantine a écrit dans ses mémoires ; « grande lorsque au
bout de l’effort, on se rend compte qu’on a fait quelque chose d’utile à la population qui
nous a élu »119
119
Arbaoui T, (1988). Mémoire d’un président d’assemblée communale » in société de travaux d9impression.
Constantine . p 1-123
186
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
En effet, la manifestation des besoins des habitants de la Cité Daksi a été rapportée pat leur
Association « El Ghad El Mouchrik » sous forme de revendications sociales.
Les critères de choix des BET et ETP de réalisation obéissent toujours au paramètre du
« moins disant », peu importe le produit architectural, la recherche qualitative. L9essentiel
est le cout financier, « ne pas dépasser les crédits spécifiques aux opérations urbaines »121
Le délai des études, de deux mois, est relativement très court pour l9aboutissement à une
recherche riche voire une contrainte qui entrave le processus nécessaire à l9opération menée.
La mise en place des dispositifs de coordination sont appelés à assurer la mise en
compatibilité des divers éléments d9implémentations de l9opération, développées par les
120
Hachette, Dictionnaire de notre temps. Editions Hachette. 1991
121
Déclaration d9un cadre de la DUC
187
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
divers membres de la maîtrise d9ouvrage en lien avec le maître d9Tuvre et les divers acteurs
concernés.
Ces dispositifs de coordination impliquent parfois des arbitrages. L9objet est de montrer qu9il
existe des liens entre le mode de gouvernance d9un projet et le processus de conception,
en allant au-delà de la boîte noire du « portage politique » ou du pilotage politique d9un
projet.
Quatre entreprises dans le cadre des micro entreprises (ANSEJ) spécialisées en espace vert,
ont été engagées pour entamer les travaux, mais le manque de professionnalisme et
d9expérience spécifique à la stratégie verte de la part des entreprises, ainsi que des cadres
chargés du suivi (maitre d9ouvrage) a révélé un chevauchement, dans les actions. Ces
interventions urbaines ou plutôt cette stratégie verte tardive, sont conditionnées par les
sources de financement qui déterminent de nouvelles modalités de gestion et de mise en
Tuvre des interventions urbaines.
En effet un croisement dans le réseau des savoirs spécifique à la conception verte a suscité
des défaillances au niveau des plantations vertes, même une fois une formation est acquise
les cadre techniques sont séquestrés par les ressources financières allouées.
Paradoxal que cela puisse paraître, force est de constater que les travaux n9obéissent à aucun
tracé linéaire, soit une progression cohérente. Les travaux sont anarchiques et n9obéissent
pas rigoureusement au cahier des charges, « le pauvre citoyen qui a subi des situations
chaotiques générées par l’insalubrité, le mauvais éclairage, la prolifération des rats des
chiens errants et des moustiques, attendaient à une amélioration du cadre de vie parle
lancement du projet en question »122.
122
B Abdel. (2013). Cité Daksi Abdeslem, un chantier sans&.fin , in El Acil du 13/05/2013 (quotidien régional) .
188
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Par ailleurs l9emboitement dans les réalisations et/ou les études de l9opération d9amélioration
des conditions du cadre de vie des citoyens, entraine un décalage voire des apories entre les
normes et les prescriptions. Suite aux déclarations de l9architecte responsable du suivi de
cette opération, au niveau de la cité Daksi, le maitre d9Tuvre coordonne toujours avec la
DUC, un va-et-vient durant le processus si un obstacle apparait ou la rencontre d9un
problème technique étant la procédure est toujours en évolution.
Le maitre d9ouvrage l9interpelle et lui demande d9apporter les modifications nécessaires
« Avec ce BET nous n’avons jamais eu de problèmes, par contre dans d’autres sites les BET
ne sont pas à la hauteur » nous déclare ce cadre.
En général le maitre d9Tuvre ne doit pas se substituer au maitre d9ouvrage et vice versa, le
vide de la première ne doit pas inciter la seconde à combler ce rôle. Ce vide ne doit pas se
traduire par une confusion des rôles du côté de la maîtrise d9Tuvre.
Aucune apport technique de la part du citoyen ou/et usager n9a été révélé, les architectes ou
professionnels et les habitants de ce quartiers n9ont pas participé ni apporté un ajout ou
proposition technique au maitre d9ouvrage.
Nous pensons que les idées ne manquent pas mais par quel canal passer ?
En effet, la gouvernance précède l9opération urbaine. Elle est appelée, par son aspect
interdisciplinaire et intersectoriel à assurer un environnement favorable à l9ancrage du projet
souhaité.
En effet, la collaboration intersectorielle est nécessaire dans la mise en place d9une culture
professionnelle visant le développement social et urbain. Car en matière de « cadre de vie »,
l9interdisciplinarité est essentielle dans la mise en projet et sa mise en Tuvre.
189
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Justement, dans le cas de la Cité Daksi, ce cloisonnement sectoriel est à la base de cet
asynchronisme qui « éternise » les chantiers, tant les interventions et les opérations remettent
en question les actions précédentes.
190
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Etre à -Absence totale et répétée des élus l9association (citoyen) est présente et
l9écoute son élu non,
- La gestion des ressources n9a pas été transparente, qui est le meilleur
moyen d9éviter la corruption et les malversations.
191
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
-Un Niveau limité des élus, dans leurs questionnaires ils répondent par oui
ou non
La Primauté -L9instrument d9urbanisme (POS) établi au niveau des APC, n9est pas pris
de Droit en considération par les élus communaux, cela par ignorance aux lois
d9urbanisme.
3. La société civile
192
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
CHAPITRE 3 :
Triptyque :
Amélioration/Gouvernance/Démarche projet urbain
I. AMELIORATION/GOUVERNANCE.
En principe une opération d9amélioration urbaine est une série d9actions ayant trait aussi
bien au cadre urbain qu9aux conditions sociales. Dans ce sens, elle vise le développement
social en incluant le cadre spatial d9un quartier.
Les actions sont donc variées, Elles sont a-spatiales et s9orientent dans le but de :
CADRE URBAIN
ACTIONS SPATIALES
193
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Par ses caractéristiques variées, une opération d9amélioration est un véritable « projet
urbain », tant il touche non seulement au cadre urbain, mais aussi au développement dans le
périmètre désigné.
Cette approche appelle l9identification d9une « maitrise d9ouvrage » capable d9assurer une
fédération de différents secteurs et acteurs autour du projet. Ainsi, l9initiation du projet doit
se pencher sur l9interdisciplinarité en identifiant les énergies et les ressources humaines,
financières et institutionnelles en mesure de jouer le rôle de « facilitateurs » de l9opération.
Il s9agit d9actions déployées par les communes visant, à travers l9amélioration du cadre de
vie, une meilleure intégration par rapport aux tendances d9évolution de la ville (aussi bien
sociale, économique que dans le cadre de gestion).
194
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
En effet, les besoins physiologiques et les besoins de sécurité se présentent comme des
conditions fondamentales dans la vie de l9humain. Ainsi, les possibilités de leurs
satisfactions commandent la disponibilité des ressources liées à l9occupation (non au
chômage), le bien-être (sécurité) et la convivialité.
Autant affirmer que satisfaire ces besoins, le « projet » d9amélioration urbaine est appelé à
identifier les « secteurs » capables d9intervenir, citons quelques exemples :
Sur le plan spatial, le développement social est favorisé par des aménagements et des
artefacts dont l9apport dans est primordial dans sa concrétisation :
Si les intérêts des habitants d9un quartier (défavorisé) se situent dans la mise en place d9un
cadre favorisant leur développement social. Cependant, en identifiant les intervenants
susceptibles de participer à la réalisation de ce cadre, il y a lieu de constater que ce processus
collaboratif est complexe et surtout interdisciplinaire ou intersectoriel. Par conséquent, au
vu de cette complexité, le mode d9initiation, de conduite et de gestion de ce processus
commande ;
195
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
EN effet, il s9agit d9initier une « culture » de projet autour d9intérêts communs, de collaborer
dans sa concrétisation et de sa gestion. En réalité, ce mode de gestion, entend mettre entre
parenthèse les notions de « volontarismes » politiques et de « puissance publique » par
« service publique ». D9autant que dans une amélioration urbaine, la problématique n9est
pas confinée uniquement dans le cadre urbain, mais elle s9étend au contexte social des
habitants.
196
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
ENVIRONNEMENT
INSTITUTIONNEL
SECTEURS
SOCIAUX, SECTEURS
CADRE TECHNIQUES,
ECONOMIQUES, SOCIAL GESTION,
URBAIN
CULTURELS MAINTENANCE
CADRE DE VIE
USAGERS HABITANTS
La gouvernance s9appuie donc sur le rapprochement des secteurs en recourant à des moyens
pour assurer les conditions d9une concertation responsable. A ce titre,
l9 « Autorité» caractérisant la gouvernance s9emploie dans la mise en Tuvre d9une stratégie
dans laquelle les secteurs s9insèrent.
concertation institutionnelle : elle regroupe les différents acteurs des secteurs, les
institutions publiques et les élus des collectivités locales. La concertation s9oriente
sur la définition des politiques locales, des actions et des modes des « prestations »
des services. A cet effet le partage s9effectue dans le but d9élaborer par secteur, un
programme prévisionnel et une planification stratégique pour sa mise en Tuvre.
Dans le cas donc d9une amélioration urbaine, chaque secteur sera en mesure
d9élaborer un plan d9action (selon ses moyens, ses ressources&) en faveur d9un
quartier « défavorisé ».
Concertation technique, le croisement des expertises est également important
pour la mise en « projet » d9une série d9actions interdisciplinaires. EN fait, l9appui
sur des expériences et des connaissances des « techniciens » apporte le réalisme et
les procédés de concrétisation des actions. Comme, il est important de tracer un
197
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
« timing » dans les jeux des acteurs, d9autant que le projet prend une allure complexe
par ses interventions spatiales et aspatiales.
Concertation des usagers, il est important d9associer les habitants dans le projet.
EN fait, les usagers apportent leur « expertise », leurs « expériences » et amorcent
la « réception » du projet. En réalité, l9élaboration des diagnostics, la mise en place
du scénario et la participation dans le processus technique d9élaboration du
programme et même dans sa concrétisation gagnera beaucoup avec l9apport des
destinataires.
La gouvernance est donc par sa portée, son intégralité et ses apports, un mode de
gestion approprié pour mettre en place un cadre adéquat à une opération
d’amélioration urbaine et tracer une stratégie pour la concrétisation des actions.
198
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
GOUVERNANCE
CONCERTATION
INSTITUTIONNELLE
CONCERTATION
STRATEGIE
TECHNIQUE
CONCERTATION
DES USAGERS
DEMARCHE DE PROJET
Nous pouvons assimiler la gouvernance à une politique globale, menée avec « autorité »,
mais s9inscrivant dans la transparence et en concertation avec tous les institutions publiques,
199
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
les collectivités et les associations. Par rapport à cette mission, la gouvernance est appelé à
définir :
Les stratégies,
Les cibles,
Les enjeux
Les actions.
Le comité de pilotage agissant en adoptant un mode de gouvernance est tenu par des objectifs
de performance et de qualité. Pour ce faire, la gouvernance doit également contenir dans son
champ des compétences en matière d9ingénierie urbaine. Cette dernière pourrait se définir
comme l9ensemble des ressources porteuse d9intelligence, de savoir-faire et de capacités
accompagnant la qualité des services.
Dans le même ordre, la mise en place de cadre de « références » est fondamentale,
particulièrement dans les modes d9évaluation et de diagnostic. En effet, ce champ est appelé
à offrir un cadre adéquat pour faire rester en relation étroite, avec le la réalité des lieux.
La qualité également «exigée » dans le cadre d9une gouvernance, est tributaire du cadre
stratégique qui doit être établi. En effet, la performance d9un dispositif est étroitement liée
au rendement recueilli entre les principaux constituants d9un cadre stratégique. Actions,
moyens et ressources et délais sont les fondamentaux du cadre stratégique. Ces points
essentiels doivent s9inscrire dans les enjeux et les cibles définis auparavant.
GOUVERNANCE
PROJET URBAIN
200
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
En somme, la gouvernance est primordiale pour mettre en place un environnement aussi bien
institutionnel, de concertation, de communication et démocratique favorable à un projet
urbain.
Dans cette suite, le cadre de concertation, l9intelligence urbaine (in égérie), la mise en place
d9une stratégie constitue des facteurs essentiels pour l9ancrage du projet urbain et de la
définition de la démarche à adopter.
A l9échelle d9une ville ou d9un ensemble d9agglomération, le Projet Urbain sera « global ».
Ce dernier s9inscrit dans une échelle territoriale, se décline en stratégie globale, dans laquelle
les projets urbains locaux doivent se conformer.
Dans le cas d9un quartier, le projet urbain prend l9allure d9un ensemble d9opérations spatiales
ou à spatialiser, en respect toujours des enjeux et du cadre établi dans le cadre de la
gouvernance. Le projet urbain dans un quartier est appelé à se définir par rapport aux critères
Le périmètre pertinent, le cadre spatial,
GOUVERNANCE
PU GLOBAL PU QUARTIER
POS
COMMUNES THEMES
PROGRAMMES
ACTEURS
MONTAGE
201
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Synthèse :
Ces apports constituent un environnement favorable à l9amorce des projets urbains. En effet,
s9inscrivant dans cette stratégie, les projets urbains trouveront le cadre idéal pour conduire
des actions concrètes. D9autre part, la présence d9un cadre institué par un mode de
gouvernance est toujours incitative, dans la mesure où il assure et rassure l9implication des
opérateurs, des institutions et des usagers.
202
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Le projet urbain, dans le cadre d9une gouvernance urbaine, s9avère comme un enchaînement
presque naturel, tant il s9appliquera à concrétiser les objectifs et viser les cibles prédéfinies,
tout en adoptant une démarche s9inscrivant dans les mesures et l9environnement apprêté. La
communication, le cadre de concertation, la « desectorialisation » et la liberté de négociation
sont généralement les appuis qui favorisent la promotion de projets visant le développement
social.
En somme, la relation gouvernance/projet urbain est très étroite dans la mesure, ou les
objectifs visés s9inscrivent toujours dans la durabilité en s9appuyant sur les cadres de
concertation, qui instaureront une culture du projet et de l9action publique.
Dans ce sens, en tant que maitrise d9ouvrage publique, l9amélioration urbaine est appelée à
intégrer dans ses parties la participation des usagers à travers la maitrise d9usage.
La réception des ouvrages urbains font souvent ressortir un DECALAGE avec le VECU
quotidien des habitants. Souvent les reproches mettent en exergue l9absence de
l9HABITANT, de l9USAGER ou du CLIENT. Le maitre d9Tuvre est par conséquent à
l9index.
203
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Cependant, ces derniers, en tant que compétences techniques, experts de l9urbain sont-ils
exempts de tout reproches ?
Ont-ils réclamé la concertation avec l9usager avant d9entamer le processus conceptuel de
l9avant-projet ?
Pourquoi la concertation des acteurs est FONDAMENTALE dans la démarche du PROJET
URBAIN ?
Quel est l9apport de l9usager dans les projets urbains ? Comment est-il impliqué ?
Si le maitre d9ouvrage est un intermédiaire, il porte les préoccupations d9un usager, le maitre
d9Tuvre est censé répondre « techniquement » à cette commande émanant d9un usager.
Cependant, ni les préoccupations ne sont directement déclarées et, ni les « réponses » du
maitre d9Tuvre ne sont soumises à l9approbation de l9usager.
C9est cette situation qui prévaut et qui aboutit généralement à un décalage par rapport à un
vécu dans quartier, « établi » par ses habitants durant des décennies.
Dans ce sens, les usagers, organisés en association, sont positivement accueilli dans les
opérations urbaines adoptant une démarche de projet urbain.
Son implication dans le projet s9effectue dans une stratégie de communication sous formes
de :
204
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Consultation, pour connaitre ses positions, ses opinions sans obligation de les
prendre en considération ;
Concertation, pour croiser les opinions et chercher des compromis ou négocier les
objectifs ;
Coopération, pour l9impliquer dans l9intégralité du processus du projet.
Cette implication dans les projets est une forme de responsabilisation mettant l9usager au
cTur du processus allant de la décision à la réception des ouvrages.
Sur le plan technique, cette participation citoyenne est également considérée comme un outil
d9aide à la décision. D9autant que cette implication permet de :
Maitrise d’usage
Considérant une démarche de projet urbain adopté pour la concrétisation d9une opération
d9amélioration urbaine, les mesures et les apports spatiaux en matière de développement
social, doivent de préférence devancer, sinon accompagner le lancement de la concertation
sur le contenu programmatique visant à définir les interventions d9aménagement sur le
terrain.
205
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Ces mesures préalables seront des facteurs susceptibles de favoriser une ambiance de
concertation, caractérisée par une participation et une motivation supplémentaire, mettant
les usagers dans un climat de confiance.
Le contenu de l9opération est appelé à préserver son aspect souple et réflexif autour de trois
phases essentiels, mettant toujours l9usager au cTur du processus.
Les trois phases de concrétisation d9une opération urbaine adoptant une démarche de projet
urbain sont :
Il s9agira pour le maitre d9ouvrage, porteur technique du projet de jouer le rôle de médiateur
entre tous les acteurs en particulier avec le comité de pilotage, les services et les secteurs
impliqués et surtout anticiper sur les « choix » des maitres d9Tuvre.
En tout cas, durant cette phase, les résultats devront aboutir à une « décision » de programme
prévisionnel en rapport avec les préoccupations des habitants.
L9intervention d9un expert en maitrise d9Tuvre, toujours dans un cadre de concertation, est
orientée sur les modes de concrétisation des préoccupations des usagers, dans les respects
des normes et des prescriptions techniques. Ainsi, le rapprochement du « concepteur » avec
206
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
les usagers est en mesure d9enrichir le programme et de le rationaliser. Ainsi, les méthodes
employées par le concepteur doivent s9inscrire dans un référentiel commun, explicite et
accessible. Le recours à des restitutions (3D, animations, photos de synthèse) permettent une
communication facile et favorisent encore la concertation avec les usagers.
207
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Cette phase s9attache à réfléchir sur les modes de concrétisation de l9opération. Montage
financier, foncier, jeu d9acteurs, seront les termes qu9il faut imaginer pour élaborer
l9opération. L9étude établie par le maitre d9Tuvre dans la phase précédente sera ponctuée
par un cahier de charge sur la base duquel, les entrepreneurs seront choisis.
En fait, cette phase fra l9objet d9un mouvement itératif dans le but d9élaborer une
cohérence du processus.
Dans ce processus, les secteurs, décloisonnés et mis dans un dispositif préparé par le
mode de gouvernance, vont intervenir selon un enchainement et un planning prédéfini
par le maitre d9ouvrage en concertation avec le maitre d9Tuvre.
Il faut également préciser que cette phase est susceptible d9instaurer une culture de projet
mue par le cadre de concertation.
208
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
Conclusion partie 4 :
Dans ces interrelations, il y a lieu de relever que l9approche du cadre de vie des quartiers, ou
en général des zones résidentielles, commande une approche basée sur la concertation ou la
multitude d9acteurs trouveras une tribune pour assurer un « service » réaliste, et surtout en
rapport avec le vécu des usagers.
209
Amélioration urbaine Quelle Gouvernance, Quelle démarche ?
Cas de la cité Daksi Abdeslem (Constantine)
EN somme, le projet urbain, en tant que démarche s9insère entre les processus décisionnel
et technique pour articuler les dispositifs, les attentes et les préoccupations tout en assurer
l9itération entre sommet et base (top down). Tout est basé sur la concertation, le réalisme et
la recherche de la qualité. Cette modalité de rapport dans le contexte urbain, instaure la
durabilité et surtout favorise une culture du projet essentielle pour préserver les équilibres
politiques, sociaux et économiques dans un contexte urbain fluctuant.
Le projet urbain est donc une démarche flexible qui s9emploie à articuler les "jeux", les
intérêts, les enjeux, les attentes et les rendements. Il met en place un cadre « procédural »
visant la durabilité, le partage, la transparence.
Une opération d9amélioration urbaine, en principe destinée à rétablir une « équité » sociale,
en s »appuyant sur une démarche de projet urbain entend responsabiliser et motiver l9usager,
qui sera le « premier » gestionnaire de son quartier&.Et c9est l9engager dans le durable.
210
CONCLUSION GENERALE :
211
permet de faciliter les taches des élus ainsi l9exécutif local et contribue à développer une
culture démocratique et citoyenne. Cette approche suscite un renforcement du tissu social
ainsi qu9un développement de savoir pour une culture de responsabilité individuelle et
collective et la formation d9un nouveau type de citoyenneté active, participative et critique
qui se différencie de la citoyenneté traditionnelle, celle des demandes individuelles et des
révoltes isolées et vaines.
En effet l9idée de participation devient évidente. La conjonction des besoins exprimés par
la population et les besoins réels en matière d9amélioration urbaine permet d9approcher
l9intérêt général au travers de différents moyens dans un cadre de concertation au niveau des
assemblées de quartier, les réunions thématiques et les plénières à l9échelle communale dans
un climat de transparence et de confiance. Par ailleurs en assurer une meilleure circulation
de l9information entre les acteurs locaux, la communication entre élus, fonctionnaires et
citoyens voire les partenaires avec une gestion de transparence crée les conditions d9une
nouvelle gouvernance voire bonne gouvernance.
Les processus d’évaluation, du suivi et de contrôle sont des pièces maitresses pour la
réussite du projet chez les comités de pilotage en assurant son bon déroulement et sa
pérennisation.
La gouvernance urbaine, comme stratégie conceptuelle de gestion et comme cadre
d’intervention sur la ville, nous oblige à considérer celle-ci dans sa globalité, même
lorsqu9il s9agit d9une gouvernance de projet. Dans tous les cas la gouvernance mobilise pour
l9action un nombre important d9acteurs et de dispositifs de gestion.
D9un autre coté l9analyse de projets a offert une approche pragmatique de la gouvernance
urbaine dans l9amélioration des conditions de vie du citoyens et de son cadre de vie ainsi
elle a éclairé les conditions d9actions des différents acteurs concernés (endogènes, exogènes,
privés, publics) ceci a permis de mettre au jour certaines ambiguïtés.
Dans le cadre de projets, la méthode déployée emprunte certains principes au champ de la
gouvernance en introduisant de nouveaux modes de participation et en associant notamment
212
les acteurs de la société civile. La gouvernance apparait comme un moyen ou encore une
condition de l’élaboration d’une politique urbaine ou la réalisation d’un projet et/ou
représenter l’objectif même d’un projet. On constate que le recours à la gouvernance
urbaine devient inévitable.
La cité Daksi est un exemple type de la formation d9un grand ensemble où l9Etat amorçait
une politique « socialisante », le nombre de logements et les équipements
d9accompagnement étaient venus dicter une urbanisation périphérique, profitant de la
disponibilité de ressources foncières importantes.
Cependant, par son emplacement, la Cité a été rapidement « phagocytée » par l9urbanisation
galopante des années 80. Avec le temps, les poches urbaines ont été occupées pour conforter
cette centralité qui est devenue source de problème. En effet, répondant à des considérations
urgentes ou spéculatives, la « formation » de ce centre n9est pas sans impacter
l9environnement. La densité du bâti et les difficultés pour étoffer le réseau viaire, créent des
situations d9engorgement immense. L9option d9y implanter le siège de la Wilaya, la Clinique
Rénale et l9Office National des Statistiques ont apporté une certaine envergure à ce petit
centre en favorisant la portée de son échelle, mais sans qu9il y ait des conditions
environnementales requises.
213
problématiques, car l9échelle adéquate d9aménagement manque, surtout que ces villes
satellites sont restées très fortement dépendante de la ville mère.
Ainsi la mise en Tuvre des instruments d9urbanismes obsolètes dépassés et rigides a produit
une incapacité à résoudre les problèmes à court moyen et long terme.
Le POS de la cité DAKSI, entamé par le BET Mila et révisé, laisse voir la traduction des
orientations du PDAU intercommunal (Constantine, El Khroub, El Hamma, Didouche
Mourad et Ain Smara), en adoptant une approche de densification.
Cependant, en matière de gouvernance, le processus d9élaboration montre quelques
distances entre les « maitre d9ouvrage » et le maitre d9Tuvre. En effet, la question du
« temps » n9est pas incluse dans le processus.
D’un autre côté aussi bien, le commanditaire que le concepteur ne semblent se soucier
des apports participatifs des usagers.
En somme, il y a une « volonté » ou en tout cas une absence de volonté de ne pas impliquer
« les associations locales d’usagers » tel que stipulé dans la loi 90-29 du 1er décembre
1990123. Cette attitude fournit des indices importants dans la définition du mode de
gouvernance dans la gestion des actions publiques et surtout dans le processus d9élaboration
des projets socio-urbains. Malgré les commissions de Wilaya installées pour le contrôle de
l9opération révélatrice de mépris des citoyens, on voit qu9aucun changement n9est ressenti,
même cadence de chantier, pas de contrôle toujours du retard. La volonté de faire réussir
ce programme de la part des responsables est clair, mais l’application reste obsolète.
Par rapport aux missions dévolues à chaque acteurs, il apparait que dans cette
opération d’amélioration urbaine de la Cité Daksi, le cloisonnement des tâches n’a pas
permis de mettre en place une planification organisationnelle, ou les participants et les
intervenants agissent dans un jeu d’acteurs bien adapté , approprié et surtout
responsable.
En effet, la segmentation des tâches, la non observance d9une attitude itérative et réflexive,
l9adoption de critères rigides dans l9octroi des marchés, la mise à l9écart de l9association
(manque d9endurance et de persévérance vu les problèmes rencontrés l9association s9en
lasse) dans la phase réalisation, a favorisé des résultats en deçà des attentes.
123
Loi 90-29 du 1er décembre 1990 Art.15.
Si l9initiation de l9opération avait été un moment d9écoute et responsable, la suite avait inscrit
l9opération dans le schéma consacré de la maitrise d9ouvrage. En effet dans cette intervalle,
les rapports sont limités et rigides. Car, ni l9usager, ni le gestionnaire du produit ne sont
concernés par le produit qu9ils seront appelés à en jouir (l9habitant) ou le gérer (la commune).
Dans ces interrelations, il y a lieu de relever que l’approche du cadre de vie des
quartiers, ou en général des zones résidentielles, commande une approche basée sur la
concertation ou la multitude d’acteurs trouveras une tribune pour assurer un
« service » réaliste, et surtout en rapport avec le vécu des usagers.
Le projet urbain, en tant que démarche s’insère entre les processus décisionnel et
technique pour articuler les dispositifs, les attentes et les préoccupations tout en
gardant l’itération entre sommet et base (top down). Tout est basé sur la concertation,
le réalisme et la recherche de la qualité.
215
Cette modalité de rapport dans le contexte urbain, instaure la durabilité et surtout favorise
une culture du projet essentielle pour préserver les équilibres politiques, sociaux et
économiques dans un contexte urbain fluctuant.
Le projet urbain est donc une démarche flexible qui s9emploie à articuler les "jeux", les
intérêts, les enjeux, les attentes et les rendements. Il met en place un cadre « procédural »
visant la durabilité, le partage, la transparence.
216
QUELQUES RECOMMANDATIONS.
En Algérie agir sur la ville a pendant longtemps été le fruit de la mise en Tuvre de politiques
publiques à caractère sectoriel : logement, équipements, voirie, etc.
Aujourd9hui l9isolement sectoriel ne favorise pas les visions stratégiques dans le cadre des
opérations urbaines. Les aménagements techniques restent souvent limités dans les
approches techniques, sans études d9impact. En effet, le territoire de la ville est souvent
l9objet d9aménagement portant sur des aspects techniques, sans pour autant comprendre que
toute opération provoque un impact paysager, social et économique. Toute opération urbaine
démarre par des opérations de réflexions avec les parties prenantes, afin d9en définir mieux
la vision, les orientations et de tenir compte des avis de la communauté. Du démarrage à la
fin de sa réalisation, tout projet repose, quant à la fluidité de son avancement, sur les
structures de concertation et d9information mises en place avec les intervenants et la
population.
L'amélioration du cadre de vie urbain passe essentiellement par la mise en chantier d'actions
concrètes qui visent à requalifier l'espace urbain et à permettre à la ville de se doter de projets
structurants qui assurent la liaison entre les différentes entités de la ville, la fonctionnalité
des espaces, la mise en valeur de ses atouts et l'épanouissement du citoyen. La politique de
la ville algérienne a pour objectif d9améliorer les conditions de vie des habitants des quartiers
défavorisés, pour cela elle combine depuis des années, de multiples actions dans le domaine
de l9amélioration des conditions du cadre de vie et de l9insertion urbaine, pour cela une
approche ou/et visions prospective s9est axée sur ce volet dont :
217
C9est une fonction de prise en charge financière et de responsabilité politique assumée sur
le long terme par les élus, institutions, et autres maîtres d9ouvrage, qui portent les projets
dans le temps, en assurant sa continuité, et en procédant périodiquement aussi à son
évaluation. . (Démarche du projet urbain)
L’adaptation réglementaire :
Les solutions nationales, mises au point par des technocrates qui ne connaissent rien de la
vie quotidienne de la plupart des gens, sont de plus en plus inadaptées. « En partant d'en
haut » en inversant ce mouvement et en partant d'en bas, un grand effort de réflexion
intellectuel est indispensable : à savoir, comment repenser l'Etat à partir d'un nouveau type
de décentralisation et de nouveaux processus de démocratisation, expérimentés en lien avec
le quotidien de la population ? Aussi comment repenser la gouvernance urbaine ?
Les décideurs sont appelés à partager leur pouvoir : En associant, de façon organisée, les
intervenants et la population, en amont, à la définition même du concept, comme exemple
le concept « amélioration urbaine » via des processus de consultation ouverts, multilatéraux,
intégrateurs des opinions émises, soutenu dans le temps jusqu9à la fin du projet. Par ailleurs
éviter que tout est décidé d9avance et tout est organisé par le pouvoir, cet acte est à l9origine
de l9absence de débat constructif et citoyen autour de sa réforme. Il est également à l9origine
d9un vide en termes de propositions concrètes, pragmatiques et un tant soit peu innovantes
pour faire avancer notre pays.
Dès l9amont du projet (phase stratégique) la Co-conception (travail collectif) entre acteurs
est la règle. L9articulation portage politique / pilotage technique est le point sensible de tout
le système de production et détermine la qualité du projet. Ce pilotage technique est la
fonction de conduite et de coordination du projet par un comité de pilotage qui joue le rôle
de «chef d9orchestre». Située à l9intersection de la fonction de portage et de la fonction de
réalisation, elle doit traduire sur le terrain les principaux choix stratégiques de la
concrétisation des objectifs préalablement définis (interviennent ici les opérateurs,
développeurs, promoteurs, architectes d9opération&)
Scénario préalable :
Objectifs de concertation+période active de la
Pour réussir les opérations urbaines, elles doivent constituer un point de focalisation et
d9entrecroisement des divers acteurs, impliquant une dynamique urbaine propre à propulser
le développement local. (Démarche du projet urbain)
Cerner les objectifs à atteindre, examiner les solutions possibles et les comparer aux
expériences acquises. Rédiger les besoins exprimés par les Maîtres d9ouvrage, identifier les
contraintes et les limites de l9intervention publique, identifier les intervenants et établir
l9organigramme, définir les enjeux et les modalités d9actions.
Vérifier la faisabilité opérationnelle et mesurer leur impact territorial et social.
Rédiger le programme et décliner les moyens techniques, financiers, juridiques et
administratifs nécessaires pour répondre aux enjeux et atteindre les objectifs de l9action
publique. (Démarche du projet urbain)
La transparence des institutions dans les projets urbains : Faire preuve de transparence
auprès du public concernant les projets d9infrastructures (routes, gaz, électricité, eau et
traitement des eaux), le bâti, l9utilisation du foncier de l9Etat, les activités économiques et
les services municipaux (collecte des ordures&.) les plans de développement et
d9aménagement, ainsi leur implication dans la sélection, le développement et l9évaluation de
projets d9innovation urbaine portant sur l9amélioration de la qualité de vie des [Link]
ailleurs permettre aux citoyens de proposer des projets localement, notamment en matière
d9espaces verts et de parcs, d9infrastructures de loisirs ou de sport. L9organisation de
référendums locaux pour sélectionner ou s9opposer aux projets de rénovation urbaine
124
Pinson D, (2008). Le renouvellement urbain des grands ensembles : pour quelles formes urbaines, et avec quelle place
pour l'habitant Ed France p6.
220
proposés par initiative locale ou par des concours nationaux. Donner aux comités de quartier
la possibilité de siéger et de voter dans les commissions d9APC et de wilayas pour les
opérations urbaines.
Faire des démarches pour préparer une plateforme de concrétisation, appliquer sur terrain de
la loi 06-06 de Février2006 portant loi d'orientation de la ville qui offre un nouveau cadre de
concertation et de participation aux citoyens afin que s9ouvre un dialogue régulier entre élus
et habitants des quartiers et renforcer le rôle des associations de quartier , en vue de
développer une plus grande démocratie de proximité. Suscitant la bonne gouvernance.
Introduire une nouvelle vision sur la gouvernance urbaine et les démarches dans les projets
urbains avec la notion de décentralisation et de concentration. (Démarche du projet urbain).
La société civile et le mouvement associatif : A qui sont destinés les projets ? Une question
qu9il faut toujours se poser. Les citoyens sont les meilleurs experts pour décider ensemble
de leurs intérêts, à la condition d'être maîtres des outils de réflexion, de conception,
d'information, de négociation qui leur permettent d'atteindre une dé[Link] intervenants
et de la société civile doivent s9impliquer en amont et tout le long du projet. L9appropriation
du projet par la société civile, les élus et les développeurs est essentielle à sa réussite et la
gouvernance doit refléter ce ménage à trois.
125Genro Tarso Ubiratan de Souza,Quand les habitants gèrent vraiment leur ville,le Budget Participatif : l'expérience de
Porto Alegre au Brésil
221
la consommation parce que la participation de la société civile à la gouvernance urbaine
locale est une condition indispensable pour surmonter les défis du développement urbain et
cela grâce à la créativité institutionnelle et la réforme des procédures qui peuvent
effectivement encourager la participation de la société civile à la gouvernance urbaine par le
biais des associations de quartiers, pour atteindre les objectifs politiques d9une meilleure
conditions de vie à nos citoyens au sein de nos milieux urbains et de rapprocher nos autorités
locales de notre société civile.
Aucun projet ne peut progresser positivement s9il n9est pas porté, défendu, négocié, expliqué
avec ouverture par un leader capable de mobilisation. Ce leader peut appartenir aux élites
politiques ou venir de la société civile à condition qu9il travaille avec les pouvoirs
administratifs et politiques car tout projet a un effet sur la ville et requiert des fonds publics.
-La première est politique ; comité de pilotage réunissant les décideurs (les directeurs des
services déconcentrés de l9Etat, les P/APCs des communes des représentants de la région&),
222
-La troisième est une instance opérationnelle, formée d9une équipe de professionnels est
chargée de mettre en Tuvre les actions programmées à l9échelle du quartier d9intervention.
Actions de formations :
Assurer une formation auprès des instances locales et nationales. Développer les moyens
informatiques pour améliorer la productivité et la gestion du projet.
Elle est plus que nécessaire pour pouvoir relever les défis et être plus efficaces dans leur
cadre d'intervention en adoptant des expériences réussies dans des autres pays étrangers pour
dégager une nouvelle perception du mode de gouverner et gérer les villes.
Des expériences pédagogiques auprès des enfants peuvent être menées dans un but de
sensibilisation à leur environnement et/ou leur cadre de vie. La compétence collective d9une
communauté urbaine, tout en s9appuyant sur une formation initiale généralisée des nouvelles
générations, repose également sur le développement continu des savoirs et savoir-faire de sa
population, tout au long des parcours professionnels et l9exercice de la démocratie en milieu
urbain grâce à la gouvernance urbaine.
223
derrière des portes closes, et annoncé comme un fait accompli. La population et les groupes
d9intérêt, informés par les médias, impliquées en amont et durant le processus deviennent
les catalyseurs et n9emboitent le pas, cette démarche qui parait simple mais suscite des effets
positifs sur le comportement des citoyens, ces derniers deviennent une source de défense du
projet. Cela signifie qu9une telle approche enrichit le projet. La communication partagée doit
expliquer les impacts et retombées concrètes, tout en expliquant les alternatives. Les
mécanismes de communications et de concertation avec la population et les intervenants font
maintenant partie intégrante des structures de réalisation.
La gestion des connaissances, fortement facilitée par l9introduction des nouvelles techniques
d9information, est perçue au niveau de l9organisation comme un moyen de gérer au mieux
son capital intellectuel. La connaissance étant devenue à la fois un support et un facteur
important du changement organisationnel,
« L’information circulera d’autant mieux que les partenaires du drame urbain seront plus
différents dans leurs rôles, mieux groupés et plus antagonistes (&). Le dialogue suppose la
dialectique des oppositions » (Ledrut et Giami, 1968, p.228).
La bonne maîtrise d'ouvrage consiste à définir les besoins réels, à tracer l'objectif
opérationnel et stratégique du projet, son timing et le budget consacré. L9organisme concerné
est à la fois initiateur et destinataire du projet, d9où la nécessité de maîtriser l'idée de base et
les différentes phases jusqu9à réception définitive. Il doit notamment s'assurer de la
faisabilité opérationnelle, mesurer l9impact territorial et social et définir l'opportunité de
l'opération envisagée, conclure les contrats avec les maîtres d'Tuvre et entrepreneurs tout ça
avec un partage et une concertation de la population surtout proposer les moyens de
correction.
De fait, les difficultés que rencontrent la maîtrise d9ouvrage et la maîtrise d9Tuvre invitent
à construire de nouvelles cohérences entre les démarches économiques, sociales et
territoriales.
224
La maîtrise d9ouvrage doit être partagée. L9accord global sur un projet ne va pas de soi. Cela
ne rend pas facile la maîtrise d9Tuvre. Il reste que l9architecte est souvent perplexe devant
la divergence des commandes. Donc toujours développer le savoir-faire des maitres
d9ouvrage et d9Tuvres, les assister les animer, participer à l9appui méthodologique
nécessaire avec les outils d9aide à la formation et au soutien administratif et technique. Les
enseignants de l9université, les professeurs, les urbanistes, les sociologues&. peuvent et/ou
doivent jouer ce rôle de réflexion et d9échange en s9appuyant sur un ancrage territorial qui
favorise l9élaboration d9une culture de savoir, savoir-faire qui sont les enseignants
d9universités, les urbanistes, les sociologues&..soit le corps universitaire. Le travail
d9évaluation doit aussi constituer une exigence, car il entre dans le rôle de la maitrise
d9ouvrage qui se doit d9être une maitrise d9ouvrage forte et non pas gentil animateur.
S9ajoute à cela qu9il s9agit de concevoir une réponse globale à l9appel à projets autour
d9actions prioritaires définies dans le cahier des charges. En amont de la concrétisation de
l9idée, la fiche technique ou fiche d9intention des opérations d9intervention sur le cadre de
vie doit comporter :
Le périmètre du territoire de projet, les principales difficultés socioéconomiques déjà
recensées sur la base d9un diagnostic de territoire, les objectifs recherchés un descriptif des
actions envisagées, les bénéficiaires et le nombre, un prévisionnel budgétaire global
(dépenses et cofinancements envisagés) les ressources existantes en ingénierie locale
(personnels, équipement&)
La prise en compte du développement durable dans les projets ;
Assurer les études de faisabilité, la définition des besoins et le cadre opérationnel, évaluer
les contraintes sociales, fonctionnelles, urbanistiques, juridiques, architecturales,
administratives, techniques et économiques ainsi que les modalités d9insertion paysagère et
de protection de l9environnement. Accompagner les projets prenant en compte les démarches
de développement durable et la qualité environnementale. Construire durablement et y
mettre le prix correspondent à de nouvelles préoccupations aux fins d9économiser des
ressources et de moins polluer. Réaliser des opérations de qualité crée de la valeur et une
plus longue durée. Les valeurs environnementales contribuent à améliorer la qualité de vie
urbaine et sont nécessaires à la préservation de la qualité et de la valeur des villes de l9avenir.
Pour ce faire construire durablement les projets urbains ou interventions urbaines de qualité
contribuent à préserver les ressources rares tout en embellissant les milieux urbains.
225
I. GLOSSAIRE
Définition des termes utilisés en urbanisme :
Aménagement :
Opération de réalisation et/ou de mise à niveau des réseaux de viabilité y compris le
traitement des espaces communs extérieurs, de surface des sols, de consolidation des talus,
de plantation d9arbres, de pose de mobiliers urbains, de réalisation des espaces verts.
Zone :
Périmètre délimité et qualifié selon des critères préalablement établis.
Zone aménagée :
Site doté de l9ensemble des installations et bâtiments de services conformes à sa destination.
Cadastre :
Procédure d9établissement du livre foncier.
Cadre bâti :
Ensemble de constructions et d9espaces extérieurs.
Cahier des charges :
Document qui énumère les clauses et conditions qui régissent l'exécution d'un marché de
travaux, la réalisation d'un lotissement ou les ventes et locations des lots d'un lotissement.
Conservation foncière :
Service d9enregistrement des biens fonciers et immobiliers.
Enquête publique :
Procédure préalable à la réalisation d9aménagements, d9ouvrages ou de travaux publics ou
privés permettant d9informer le public et de recueillir ses oppositions.
Équipements :
Installations qui assurent des services collectifs à la population.
Expropriation pour cause d'utilité publique :
Procédure permettant à l9administration, de contraindre au besoin, un particulier à céder son
bien foncier ou immobilier en contrepartie d9une indemnisation financière juste et préalable
dont le montant est fixé à l9amiable ou par la juridiction compétente.
Extension urbaine :
Développement de constructions nouvelles.
Livret foncier :
Registre pour chaque parcelle cadastrée.
Lotissement :
Division pour la vente, la location ou le partage d9une propriété foncière en deux ou plusieurs
lots destinés à la construction.
Morcellement :
Opération qui indique la possibilité de partage d'une propriété immobilière en deux ou
plusieurs lots.
Opposable aux tiers :
Obligation de respect.
Parcellaire :
Plan de division.
Parcelle :
Unité foncière de base.
Planification urbaine :
Programmation de développement urbain.
Réhabilitation :
Opération qui consiste en l9intervention sur un immeuble ou un groupe d9immeubles en vue
de leur restituer leurs aspects initiaux et d9améliorer le confort et l9usage des équipements
d9exploitation.
Restructuration :
Elle peut être totale ou partielle, elle concerne aussi bien les réseaux de viabilité que les
immeubles ou groupes d9immeubles.
Elle peut comporter une destruction partielle d9îlots et une modification des caractéristiques
du quartier par des transferts d9activités de toute nature et la désaffectation des bâtiments en
vue d9une autre utilisation.
Rénovation urbaine :
Opération physique qui, sans modifier le caractère principal d9un quartier, constitue une
intervention profonde sur le tissu urbain existant pouvant comporter la destruction
d9immeubles vétustes et, le cas échéant, la reconstruction, sur le même site, d9immeubles
neufs.
Requalification urbaine :
Opération réalisée sur des sites qui ne sont pas à usage d9habitation. Cette opération vise à
proposer pour ces espaces de nouvelles activités plus adaptées au contexte actuel.
Revitalisation :
Processus qui conjugue la réhabilitation architecturale et urbaine des centres historiques et
la revalorisation des activités urbaines qui y ont lieu.
La revitalisation urbaine englobe des opérations destinées au redémarrage de la vie
économique et sociale d9une partie de la ville en déclin. Cette notion proche de celle de la
réhabilitation urbaine, s9applique à toutes les zones des villes avec ou sans identité et
caractéristiques remarquables.
Secteur :
Fraction continue du territoire pour laquelle sont prévus des usages généraux du sol et des
échéances d'urbanisation fixées dans les secteurs d'urbanisation.
Terrain à bâtir :
Assiette foncière disposant de droits à construire et dotée des équipements nécessaires à sa
viabilité.
Terrain viabilisé :
Terrain desservi par une voie d'accès et des réseaux d'eau, d'électricité et d'assainissement.
Tissu urbain :
Ensemble de constructions dans une agglomération du cadre urbain.
Urbanisme :
Ensemble de mesures techniques, juridiques, économiques et sociales qui permettent un
développement harmonieux rationnel des agglomérations.
Urbanisme opérationnel :
Actions de développement urbain.
Urbanisme réglementaire :
Document d'urbanisme qui définit des règles d9usage des sols et les droits à construire.
Voie primaire :
Ensemble de voies de circulation urbaine reliant les quartiers entre eux.
Voie secondaire :
Ensemble des voies de circulation constituant l'ossature principale d9un quartier.
Voie tertiaire :
Ensemble de voies de desserte d'un groupe de bâtiments, dont l'usage est souvent limité aux
seuls occupants desservis.
Voiries et Réseaux Divers (VRD) :
Ensemble des voies de circulations urbaines et des réseaux de distribution (eau, électricité,
assainissement,&)
Voiries et Réseaux Divers Primaires :
Situés en dehors du site à urbaniser, desservent et constituent le prolongement des voiries et
des réseaux publics de viabilité secondaires et tertiaires.
Voiries et Réseaux Divers Secondaires :
Situés dans le site à urbaniser, desservent et constituent le prolongement des voiries et des
réseaux publics tertiaires.
Esthétique :
L9harmonie des formes et la qualité des façades d9une construction y compris celle des
espaces extérieurs ;
Mise en conformité
L9acte administratif par lequel est régularisée toute construction achevée ou non achevée au
regard de la législation et de la réglementation relative à l9occupation des sols et aux règles
d9urbanisme
Viabilités :
Les voies routières et piétonnières et leurs dépendances, les réseaux d9alimentation en eau
potable et le réseau incendient, les canalisations d9assainissement, les conduits et les
installations d9électricité, de gaz et de télécommunications qui desservent les constructions
II. BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages
Théses et Memoires :
-Thèse de doctorat d’état présentée par/ Fatiha Benidir « urbanisme et planification
urbaine » le cas de Constantine 2007.
- Thèse de doctorat d’état présentée par/ Signoret Philippe « Territoire, observation et
gouvernance Outils, méthodes et réalités » 2011.
- Thèse de doctorat de Géographie, aménagement et urbanisme, « Le partenariat public
privé en aménagement urbain : évolution et métamorphose de la maîtrise d'ouvrage urbaine
des années 1960 à nos jours », par Florence MENEZ, 2008.
-Memoire de master ii : « géographie des pays émergents et en développement»
- « gouvernance périurbaine des villes en extension » : impact des conflits d9intérêts dans
l9organisation territoriale l9exemple de Surat en inde par Denis Diderot.
-Thèse de doctorat présentée par M/ Safieton Djamil Guye « genre et gouvernance
urbaine au Senegalla, participation des femmes à la gestion urbaine » 2009.
-Mémoire de magistère présentée par/ Kassah Laouar Inela « ville nouvelle Ali
Mendjeli » acteurs et gouvernance dans le processus d9édification », 2007
-Thèse de doctorat présentée par / Mamadou Ndiaye « L9utilisation du projet urbain dans
la requalification des grands ensembles. e-gouvernance et démocratie en Afrique : le Sénégal
dans la mondialisation des pratiques » 2006
-A/ Meziane Architecte paysagiste in" La ville algérienne face aux défis de la gouvernance
urbaine//[Link]/essai_10.php -
[Link]
- [Link]
-[Link]
-[Link]
-[Link]/thèses/architecture/[Link]
-[Link]/thèses/sc-terre/[Link]
-[Link]
-[Link] MICL Juillet 2012.
-[Link]
0306172/IA51649_OUV00009091.pdf
-[Link]
[Link]
: [Link]
III. TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.1
OBJECTIF ENVISAGE&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&5
HYPOTHESES&..................................................................................................................5
METHODES ENVISAGEES&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&6
STRUCTURE DU MEMOIRE&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.7
I. L9état&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&99
II. Les municipalités&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..99
II.1 Zones et régions&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&99
II.1.1 la zone&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.100
II.1.2 la région programme&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...100
II.2 La wilaya&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&100
II.2.1 L9organisation de la Wilaya&&&&&&&&&&&&&&&&&&101
1. L9Assemblée populaire de Wilaya (APW)&&&&&&&&&&&&&&&.102
2. Le Wali&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...103
II.3 L9organisation de la commune&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...103
II.3.1 L9assemblée populaire de la commune(APC)&&&&&&&&&&&103
II.3.2 Le Président de l9APC P/APC&&&&&&&&&&&&&&&&&104
III. La société civile&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&. 109
III.1 Aperçu historique sur le mouvement associatif&&&&&&&&&&&...110
III.2 Etat des mouvements associatifs en Algérie&&&&&&&&&&&&&111
Conclusion 2eme partie &..&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.. 115
Conclusion &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&151
Glossaire.
Bibliographie.
Table des matières.
Liste des abréviations.
Liste des illustrations.
Annexes.
Résumé.
LA TABLE DES LISTES
IV. LISTE DES ABREVIATIONS
CD : le Chef de Daira
PV : Procès-Verbal
Mots clés :
Worried about results and about impacts of the urban action, the political officials adopt this
mode of management, borrowed from the company, by watching to set up executives of
transparent communication, citizen9s participation and of institutional coordination.
This research thesis, through an improvement operation of the city= Daksi=, bending the
shifts, awkwardness9s and the aberrations on the basis of a disappointment in the control of
work. It also tries to expose the reports and the practices adopted in the control of work and
particularly to locate the insufficiencies at the origin of the failures results quality.
It also tries to strip relationships and practices adopted in contracting owner, particularly to
place inadequacies at the origin of the breaches regarding results and regarding quality.
In this sense, there is a good reason to justify the contributions of the modes of governance
and ameasure of urban project, appropriate the modes to introduce, lead and to realize urban
actions intended for users and inhabitants.
Keywords:
Urban project, Good Governance, Improvement of the living environment, the prospective,
the user. Daksi. Constantine.
خصFG
P76/F' 7NN7.F' /7'N7 FG6 /.7/GF' FG?F' 7'FF GG أFG ///'H /?. /N76/F' /GGN/F' H' /6'NF' FG
/N76/F' GG?N7'شGF /N.'.N' 7'/'H .'ئ.F OF? GG77/F '7>FH HNN7'N7F' HNFH&7GF' ./FN/G FGF
،G'GشF' 7'N/FF 77? أ6N. '6GH 0'77&GF' 7NN7. NG /7'. FG?.7GF' 7NN7.F' FG طGFF' '6G HH7'..N
FG /?NG.G /F? GFN.N طGFF' '6G H'G '0' ،GF0 ?G N.'77&GF' F?'G.F'H FG'G.F'H ،F7'NGF' /G7'شGF
'GFGGN g /N?'G..g'H /N76/F' /NGF.F'. /7'.F' 0'NFG?F' HإG ،'F?F'H F? //N?.F' /N/ط7F' 0'NFG?F'
./G8gF' /NF'GF'H /N/'GF' 7H7شF'H /7'NGF' 07GN. NFH /F'?G .'ئ.F OF' HN7NF'
N7F/F' N/. P76/F' FN7/.F' 0'NFG? O//ل䐥 'GF7ط. Hg. FGH /7G6GF' G6G
8'.Fg' NG GG/.F' ON.7G OF? //[Link]' G?6F' 7'FFH 0'NGGF' G.'G OF? زNG7.F' HH'/. -/FNطF7F
FNN.. /7'.H ?H7شGF' ./'7 G77 FG /.[Link]' 0'NFG?F' H 0'Fg?F' /'6N' '6N' HH'/. NGG
'FNF? ..'NF' FG H'G ،7'7ل䐥' '6G NG 8'.Fل䐥' /N?NF '6GH 'GN? F7/.GF' .'ئ.FF' /N/ FG 7'ئFFF'
0'NFG?F' NG GG/.F'H 8'.Fل䐥' H77 GF6GH P76/F' ?H7شGF' (NF7 أH /GGN/F' 7'GF أFN. ط.'7F' 8'7.'
.FNG/..7GF'H H'G7FF /[Link]' /N76/F'
-N7F/F'-/NF'G./g'-/شN?GF' 7'7' FN7/.-//N.F' /GGN/F'-P76/F' ?H7شGF' :/فت'حيGF' 0'GFكF'
./FNطF7F
DOCUMENTS
ANNEXES
*********************
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
FACULTE DES SCIENCES DE LA TERRE DE LA GEOGRAPHIE ET DE
L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
UNIVERSITE 3 DE CONSTANTINE
Fiche d’entretien :
Nom et prénom de l’interrogé : &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
Fonction et Organisme :&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
-Non
-Autre réponse&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..
3- La définition de la bonne gouvernance s’avère très éloignée de la réalité, reposant sur
la participation, la recherche du consensus, la responsabilité, la transparence, la
réactivité, l’efficacité, équité et le respect de l’État de droit, pensez-vous que la bonne
gouvernance semble un idéal lointain ?
-Oui
-Non
-Autre réponse&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...
-Non
-Autres réponses&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.
6- Un public de mieux en mieux informé insiste sur la transparence des décisions
municipales et sur sa participation au processus. Dans bien des cas, les politiciens et les
fonctionnaires n'ont pris conscience de certains problèmes que grâce à des
représentants du public tels que les associations, outillez-vous avec le principe de
l’information et la transparence ?
-Oui entièrement d9accords
-Pas toujours
-Autres réponses&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..
7- Pensez-vous qu’il s’agit d’aller au-delà de la simple information et consultation de la
population et de parvenir à établir une véritable relation de partenariat avec les
habitants afin de rapprocher la décision du citoyen ? comment ?
-Oui
-Non
-Autre réponse&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...
Questionnaires n°02
Adressé aux cadres de la DUC
Fiche d’entretien :
Nom et prénom de l’interrogé : &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
Fonction et Organisme :&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.
1- Cela fait plusieurs années que les responsables du ministère de l’Habitat ont constaté
une nette dégradation du cadre de vie des citoyens dans les cités d’habitation. Cette
situation n’a pas laissé les pouvoirs publics indifférents ; ces derniers n’ont pas lésiné
sur les moyens et ont consacré des centaines de milliards. Cependant, cette dynamique
très attendue par les citoyens semble ne pas être suivie à la lettre par les responsables
locaux, pourquoi ?
-Commentaire :&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.
« L’amélioration urbaine piétine » Les opérations programmées par la direction de
l’urbanisme (maitre d’ouvrage) n’ont pas atteint les résultats escomptés, êtes-vous D’accords ?
-Oui
-Non
-Autre réponse&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...
2- Quels rôles jouent les documents d’urbanisme et les procédures dans la démarche de
l’opération d’amélioration urbaine ?
I.3.4
-Commentaire:&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...
3- Dans les projets en cours, quels sont les aspects sur lesquels il faut encore progresser ?
-
commentaire :&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..
4- Les associations de quartiers vous ont accompagnés lors des délimitations du périmètre
d’intervention en vue d’accueillir ces travaux d’embellissement, est ce que ces
associations ont été acteurs actifs ? passifs ? expliquez-nous ?
Commentaire :&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...
5- les différentes politiques de la ville tentent de placer au centre de leurs stratégies
l’implication et participation des habitants qui est devenue une nécessité absolue. Selon
vous quel est l’impact de cette démarche participative sur le projet ?
Commentaire :&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
10- Que pensez-vous de l’emploi des SIG pour la gestion urbaine de nos villes ?
-Commentaire :&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&. &&&&&..
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...
Annexe n° II
Synthèse des réponses des élus de l’APC. Questionnaire n°01
Synthèse Progresser sur les aspects de la qualité des espacespublics (qualité des travauxà réaliser), ainsi que sur unbondiagnostic de l9état de fait
5-Les associations de quartiers vous ont Les périmètres d9intervention ont Des acteurs passifs, du fait qu9ils Résultat mitigé, dans de rares cas, Parfois passifs mais en général
accompagnés lors des délimitations du été établis bienavant le démarrage n9ont pas été associés aux études le mouvement associatif actifs.
périmètre d’intervention en vue des travaux. d9aménagement. accompagneà terme le projet.
d’accueillir ces travaux
d’embellissement, est ce que ces
associations ont été acteurs actifs ?
Passifs ?Expliquez-nous?
Les associationsdequartiers ont un rôleplus aumoins actif, c9est uneparticipationmitigée.
6-Les différentes politiques de la ville Cette démarche participative C9est un impact positif parceque La démarche participative ne peut L9implication des associations La participation des citoyens
tentent de placer au centre de leurs rentre dans le cadre de les habitants sont les utilisateurs être quebénéfique dans la réussite présentant les habitants dans les n9est pas étudiée d9une façon
stratégies l’implication et participation l9implication du citoyen pour la de l9espaceet sont aptes àdonner du projet, de sa pérennisation et différentespolitiquesde lavilleest logiqueet stratégique.
des habitants qui est devenue une formulationduprojet. unavisadéquat liéàleursbesoins durabilité. très importante pour faire
nécessité absolue. Selon vous quel est et attentes d9une quelconque connaitre les préoccupations et
l’impact de cette démarcheparticipative opération (aménagement, éventuels manques soulevés par
sur leprojet ? rénovation&) pratiquée sur les habitants.
l9espace.
L9implicationet laparticipationdes habitantsnepeut êtrequebénéfiqueet importanteà la foisdu fait qu9ils (leshabitants)peuvent lemieuxdéfinir leurs préoccupations et leurs
besoins.
7-Laloi 06-06du20février2006offreun Je ne lui connais aucun texte La participation citoyenne est Aucune réponse. Aucune réponse. Le problème est dans la
cadre de concertation et de réflexion et d9application. minime et ne se situe pas à tous maniéréd9applicationde cette
évoque le concept de la participation les niveaux de l9élaboration d9un loi.
citoyenne, cette loi a connu des textes projet donné.
d’application?
Méconnaissancede textes d9applicationde cette loi.
8-L’organisation du pilotage est un des Le comité de pilotage assure la Cecomitéapour rôle essentiel la Sonrôleest primordial il facilite la Le comité de pilotage est très partage les taches selon la
leviersmajeurspour l’améliorationde la fonction de conduite et de coordination entre les différents tâche aux différents intervenants, important, consistant à la spécialité de chacun, inscrire
qualité[Link] coordination du projet, il joue le acteurs. l9interlocuteur du projet, concertation entre les différents les rôles et les taches dans le
peuvent intervenir : maître d’ouvrage, rôle de chef d9orchestre. Il se situe l9interface avec les citoyens et acteurs (administration, services, temps.
maître d’ouvrage délégué, aménageur, comme interface entre les acteurs leurs adhésions aussi. institutionset associations) lamise
équipe de conception du cadre de vie du portage financier et la mission à niveau de l9information, la
(urbanistes, paysagistes, sociologues, réalisation politique et la stratégie des
architectes&)Selon vous quel est le rôle différents secteurs.
ducomitédepilotage?
Lecomitédepilotage assure la fonctionde conduite duprojet et de coordination, deconcertation entre les différents acteurs.
9-Les désagréments et les résultats Je pense qu9il faut connaitre le C9est peut être l9une des causes Oui l9impact de ces opérations est Problème toujours posé Totalement vrai, car chaque
mitigés font croire que les projets degré d9implication de chaque majeures de ces résultats à faible et ne fait pas ressortir concernant la non coordination acteurs organise essaye de
d’amélioration urbaine sont conçus et acteur pour statuer sur cette l9exemple de certains espaces l9image des milliards dégagés par entre les différents intervenants dégager sa responsabilité sur
réalisés sans coordination entre acteurs. coordination. aménagés dans le cadreduprojet l9état. notamment les maitres de les volets administratifs.
Qu’enpensez-vous? de l9amélioration urbaine seront l9ouvrage et les différents
inexploités et d9autres qui concessionnaires : la SEACO, la
peuvent être chahutés à la suite SONELGAZ, Algérie
Telecom&..)
d9autres interventions que subira
cet espace.
Lenoncoordinationentre différents acteurs est une réalité, prouvéepar les résultatsmitigés decette opération.
10-Etes-vous satisfaits des résultats de Cette opération a connu quelques C9est un bilanmi-figuemi-raisin Insatisfaction complété, la qualité Je n9ai jamais été satisfait des L9amélioration urbaine ce
l’améliorationurbaineÀlacitéDaksi &&&&..et nepourra jamais être d9un côté elle a apporté une des travaux laisse à désirer, résultats de cette opération n9est pas réfectionner les
Abdeslem? uncasd9école. certaineaméliorationducadrede l9inachèvement de l9opération la notamment la citéDaksiA/Salem trottoirs, candélabres, voirie.
Quel est votrebilan surcette opération? vie des citoyens par rapport aux nonmaturationdes études. Les résultats de cette cité
étatsdeslieuxinitiaux,d9unautre comme les précédents ils
coté vu les capacités financières n9ont rien apporté de plus au
et les efforts déployés les site « provocation d9autres
résultats pourraient être problèmes »
meilleurs.
Unbilanplutôt négatif, du fait quecette opérationn9apas apporté unplus au site.
11-Que pensez-vous de l’emploi des SIG SIGestunoutild9aideàladécision C9est un système qui superpose Un emploi très important parce L9emploi de ce système est très
pour lagestionurbainedenosvilles ? très efficace et dont l9utilité n9est plusieurs données et ne peut être que les structures concernées important, il permet la collecte, la
plus à démontrer. que bénéfique pour la gestion adhère à cet emploi. gestion, la manipulation des
urbaine des villes et facilitera la données de références spatiales en
tâchedes différents intervenants. vue de résoudre les problèmes
d9aménagement et degestion.
Synthèse Unoutil efficace et indispensablequi facilitera la tâchedes intervenants pourunemeilleuregestion.
Annexe n° III
Les Programmes d’amélioration Urbaine à travers la Commune de Constantine
Programme 2005 :
COMMUNE DE CONSTANTINE
Intitulé et N° Nature des Taux
d’opération et date travaux d’avancement
OBS
d’inscription des Travaux
Programme 2006
Commune de Constantine
Taux
Intitulé et N°
d9opération et
Tranches Nature des Travaux Avancement OBS
date
d9inscription
Travaux
Travaux achevés et
AMENAGEMENT ET
B réceptionnés
VOIRIE
définitivement
Travaux achevés et
AMENAGEMENT ET
C 100% réceptionnés
VOIRIE
définitivement
Travaux achevés et
A,B et C ECLAIRAGE PUBLIC 100% réceptionnés
définitivement
ESPACES Travaux achevés et
A, B et C 100% réceptionnés
VERTS définitivement
ETUDE ET SUIVI A,
A, B et C 100%
B et C
ANEP
S/T 100%
2) TRAVAUX Projet réceptionnés
AMENAGEMENT 3 100%
DE VRD HUN A provisoirement
VOIRIE-ASS-
BOUSSOUF
5EME [Link] ESPACES
B 100% Travaux achevés
TRANCHE VERTS
TRANCHE ETUDE ET SUIVI 100%
ANEP
ZONE A et B 100%
S/T
Programme 2007
Commune de Constantine
Taux d9avancement
Intitulé et N°
des
d9opération et Nature des Travaux OBS
date d9inscription
Travaux
-AMENAGEMENT Travaux à l9arrêt jusqu9à
20% l9achèvement travaux reprise
TRAVAUX DE -ASSAINISEMENT AEP par DHW
VRD CITE EL Travaux à l9arrêt jusqu9à
MOUNA ECLAIRAGE PUBLIC 80% l9achèvement travaux reprise
AEP par DHW
ETUDE ET SUIVI Suivi en cours
VOIRIE
Travaux attribués
S/TOTAL (1) 57%
-AMENAGEMENT
TRAVAUX DE VRD Travaux à l9arrêt jusqu'à
85%
1100 LOGTS réalisation travaux de Voirie
ZOUAGHI -ASSAINISEMENT
ECLAIRAGE PUBLIC 20% Travaux en cours
S/TOTAL (2) 35%
TRAVAUX DE VRD
DU SITE SARKINA Avis d9appel d9offre lancé
-VOIRIE
1ER 2EME 3eme ET
4EME tranche - Ouverture plis offre
financière programmée
-AMENAGEMENT
60% Travaux en cours.
-ASSAINISSEMENT T1
-AMENAGEMENT
50% Travaux en cours.
-ASSAINISSEMENT T2
-AMENAGEMENT
15% Travaux en cours.
-ASSAINISSEMENT T3
-AMENAGEMENT
55% Travaux en cours.
-ASSAINISSEMENT T4
ECLAIRAGE PUBLIC travaux en cours pour les
5%
1, 2,3 et 4eme tranches 4tches
S/TOTAL (3) 30%
- jugement financier
VOIRIE 0% programmé la semaine
prochaine.
564 LOGTS AIN EL
AMEN+ASSAINIS 20% - travaux en cours
BEY
- travaux à l9arrêt dus au
ECLAIRAGE P 40% chevauchement avec
l9aménagement
S/TOTAL (4) 20%
- travaux à l9arrêt dus au
ECLAIRAGE 5% chevauchement avec
l9aménagement
- appel d’offre lancé
VOIRIE jugement programmé cette
semaine.
SISSAOUI
Décharges publiques Nb 1 1 1 2
contrôlées Nb 0 1 2 3
ENVIRONNEMENT
Centre d9Enfouissement
Technique
Annexe n° V
Les Lois
-Loi N°90/29 du 01/12/1990 relative à l9aménagement et l9urbanisme
-Décret exécutif n°91-175 du 28 mai 1991 définissant les règles d9aménagement
d9urbanisme et de construction ;
-Loi n°87-03 du 27/01/1987 relative à l9aménagement du territoire.
-Loi n°10-02 du 16 Rajab 1431 correspondant au 29 juin 2010 portant approbation du
Schéma National d'Aménagement du Territoire.
-Loi n°01-20 du 12/12/2001 relative à l9aménagement et au développement durable du
territoire (article N°7).
-Loi n°08-15 du 17 Rajab 1429 correspondant au 20 juillet 2008 fixant les règles de mise
en conformité des constructions et leur achèvement.
-Décret exécutif n° 05-208 du 26 Rabie Ethani 1426 correspondant au 4 juin 2005 portant
création et délimitation du secteur sauvegardé de la vieille ville de Constantine.
-Le décret exécutif n°91-177 du 28 mai 1991 fixant les procédures d9élaboration et
d9approbation du plan directeur d9aménagement et d9urbanisme ainsi que le contenu des
documents y afférents modifié et complété par le décret exécutif n°05-317 du 10
septembre 2005 ;
-Le décret exécutif n°91-178 du 28 mai 1991 fixant les procédures d9élaboration et
d9approbation du plan d9occupation des sols ainsi que le contenu des documents y
afférents modifié et complété par le décret exécutif n°05-318 du 10 septembre 2005 ;
-Loi n° 98-04 du 15 juin 1998 relative à la protection du patrimoine culturel ;
Principaux textes législatifs liés à l'environnement et l'amélioration du cadre de vie :
-Loi n° 90-08 de la 07/04/90 relative à la commune.
-Loi n° 90-09 du 07/04/90 relative à la wilaya.
-Loi n° 90-25 de la 18/12/90 portante orientation foncière.
-Loi n°90-30 du 01/12/90 portant loi domaniale.
-Loi 01-19 du 12/12/01 relative à la gestion, au contrôle et à l'élimination des déchets.
Création de l'agence nationale des déchets (décret exécutif n°2-175 du 20/05/02)
-Loi n°01-20 du 12/12/01 relative à l'aménagement et au développement durable du
territoire.
-Loi n°02-02 du 05/02/02 relative à la protection et la valorisation du littoral.
-Loi n°02-08 du 08/05/02 relative aux conditions de création des villes nouvelles et leurs
aménagements.
-Loi n°03-10 du 19/07/03 relative à la protection de l'environnement.
-Loi n°04-03 du 30/06/04 relative à la protection des zones de montagne.
-Loi n°04-09 du 14/08/04relative à la promotion des énergies renouvelables.
-Loi n° 04 -20 du 25/12/04 relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion des
catastrophes.
-Loi n° 06-06 du 20 Février 2006 portant orientation de la ville.
-Loi n° 07- 06 du 13 mai 2007 relative à la gestion, à la protection et au développement
des espaces verts, qui a été adoptée par le Parlement et publiée sur le Journal officiel n°31
de 2007.
-Décret exécutif n05-12 du 27 Dhou El Kaada 1425 correspondant 8 janvier 2005 relatif
aux prescriptions particulières d9hygiène et de sécurité applicables aux secteurs du
bâtiment, des travaux publics et de l9hydraulique.
Loi n° 11-10 du 20 Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative
à la commune
DES INSTANCES ET DES STRUCTURESDE LA COMMUNE
Loi n° 04.05 du 14 Août 2004, modifiant et complétant la loi n° 90.29 du 1er Décembre
1990 relative à l’aménagement et l’urbanisme (J.O n°51 du 15 Août 2004).
Article 1er. - La présente loi a pour objet de mise en Tuvre dans le cadre de la
fixer les dispositions particulières visant à déconcentration de la décentralisation et de
définir les éléments de la politique de la ville la gestion de proximité,
dans le cadre de la politique de
l'aménagement du territoire et du CHAPITRE I
développement durable. La politique de la DES PRINCIPES GENERAUX
ville est conçue et élaborée suivant un Art. 2.
processus concerté et coordonné. Elle est
Les principes généraux de la politique de la Il est entendu au sens de la présente loi par :
ville sont: Ville : toute agglomération urbaine ayant
La coordination et la concertation: selon une taille de population et disposant de
lesquelles les différents secteurs et acteurs fonctions administratives, économiques,
concernés Tuvrent ensemble pour la sociales et culturelles.
réalisation d'une politique de la ville Economie urbaine : toutes activités de
organisée de manière cohérente et optimale, production de biens et de services localisées
à partir des choix arrêtés par l'Etat et des dans le milieu urbain ou dans son aire
arbitrages communs. d'influence-
La déconcentration: selon laquelle des Contrat de développement de la ville ; une
missions et attributions sectorielles sont convention souscrite par une ou plusieurs
confiées au niveau local aux représentants de collectivités territoriales,
l'Etat. et un ou plusieurs acteurs ou partenaires
La décentralisation: selon laquelle les économiques, dans le cadre des actions et
collectivités locales disposent de pouvoirs et programmes réalisés au titre de la politique
d'attributions qui leur sont dévolues par la de la ville.
loi. Art. 4. 3
La gestion de proximité: selon laquelle sont Outre la métropole, l'aire métropolitaine, la
recherchés et mis en place les supports et grande ville, la ville nouvelle et la zone
procédés destinés à associer, directement ou urbaine sensible, définies par
par le biais du mouvement associatif, le la législation en vigueur, il est entendu au
citoyen à la gestion des programmes et sens de la présente loi par:
actions concernant son cadre de vie et d'en Une ville moyenne: l'agglomération urbaine
apprécier et évaluer les effets engendrés. dont la population est comprise entre
Le développement humain: selon lequel cinquante mille (50.000) et cent mille
l'Homme est considéré comme la principale (100.000) habitants.
richesse et la finalité de tout développement. Une petite ville: l'agglomération urbaine
dont la population est comprise entre vingt
Le développement durable: selon lequel la mille (20.000) et cinquante mille (50.000)
politique de la ville contribue au habitants.
développement qui satisfait les Une agglomération urbaine: l'espace
besoins actuels, sans compromettre les urbain qui abrite une population agglomérée
besoins des générations futures. La bonne d'au moins cinq mille (5.000) habitants.
gouvernance: selon laquelle Un quartier: partie de la ville délimitée sur
l9administration est à l'écoute du citoyen et la base d'une combinaison de données
agit dans l'intérêt général dans un cadre relatives à l'état du tissu urbain, de sa
transparent. structure, de sa composition et du nombre
L'information: selon laquelle les citoyens d'habitants y résidant.
sont informés, de manière permanente, sur la Les modalités d'application du présent
situation de leur ville, article sont, en tant que de besoin, précisées
sur son évolution et sur ses perspectives. par voie réglementaire.
La culture: selon laquelle la ville représente Art. 5.
un espace de création, d'expression - Outre leur classement selon la taille de leur
culturelle, dans le cadre des valeurs population, les villes sont classées selon
nationales. La préservation: selon laquelle le leurs fonctions et leur rayonnement au
patrimoine matériel et immatériel de la ville niveau local, régional, national et
doit être sauvegardé, préservé, protégé et international particulièrement leur
valorisé. L'équité sociale: selon laquelle la patrimoine historique culturel et
cohérence, la solidarité et la cohésion sociale architectural. Les modalités d'application du
constituent des éléments essentiels de la présent article sont fixées par voie
politique de la ville. réglementaire.
CHAPITRE II CHAPITRE III
DES DEFINITIONS ET DE LA DU CADRE ET DES OBJECTIFS
CLASSIFICATION Art. 6.
Art. 3. 3
- La politique de la ville vise à orienter et à Le volet urbain et culturel a pour objectif de
coordonner toutes les interventions, maîtriser la croissance de la ville en
particulièrement celles relatives aux préservant les terres agricoles,
domaines suivants: les zones du littoral et les zones protégées,
-La réduction des disparités inter-quartiers et en assurant ;
la promotion de la cohésion sociale; 4La correction des déséquilibres urbains;
- La résorption de l'habitat précaire ou 4 La restructuration, la réhabilitation et la
insalubre; modernisation du tissu urbain pour le rendre
- La maîtrise des plans de transport, de fonctionnel;
déplacement et de circulation dans et autour 4 La préservation et la valorisation du
des villes; patrimoine culturel, historique et
- Le renforcement des voiries et réseaux architectural de la ville;
divers; 4 La promotion et la préservation des
- La garantie et la généralisation des services espaces publics et des espaces verts;
publics, particulièrement ceux chargés de la 4 Le renforcement et le développement des
santé, de l'éducation, équipements urbains;
de la formation, du tourisme, de la culture, 4 La promotion des moyens de transport en
du sport et des loisirs; vue de faciliter la mobilité urbaine;
- La protection de l'environnement; 4 La mise en Tuvre d'actions foncières
- La prévention des risques majeurs et la prenant en compte la fonctionnalité de la
protection des populations; ville ;
- La lutte contre les fléaux sociaux, la 4 La promotion et le développement du
marginalisation, la délinquance, la pauvreté cadastre.
et le chômage; Art. 10.
- La promotion du partenariat et de la Le volet social a pour objectif l'amélioration
coopération entre les villes - L' intégration des conditions et du cadre de vie de la
des grandes villes aux réseaux régionaux et population en assurant :
internationaux. 4 La lutte contre la dégradation des
Art. 7 conditions de vie dans les quartiers;
. - La politique de la ville, conçue comme un 4 La promotion de la solidarité urbaine et la
ensemble pluridimensionnel, plurisectoriel cohésion sociale;
et multilatéral vise à réaliser le 4La promotion et le développement des
développement durable et se concrétise à activités touristiques, culturelles, sportives
travers plusieurs volets: le volet du et de loisirs;
développement durable, l'économie urbaine, 4 La promotion et la préservation de
l'urbain, la culture, le social, la gestion et l'hygiène et la santé publiques;
l'institutionnel. Chaque volet susvisé 4 La prévention de la délinquance urbaine;
comporte des objectifs précis intégrés à 4 Le renforcement des équipements
l'action globale à mettre en Tuvre. sociaux et collectifs.
L'ensemble de ces volets est mis en Tuvre en Art. 11.
conformité avec les modalités fixées à - Le volet de la gestion a pour objectif de
l'article 13 ci-dessous. promouvoir la bonne gouvernance à travers:
Art. 8. 3 - Le développement des modes de gestion
Le volet du développement durable et de rationnelle en utilisant des moyens et
l'économie urbaine a pour objectifs: procédés modernes;
- La sauvegarde de l'environnement naturel - Le renforcement et l'amélioration de la
et culturel; qualité des prestations de service public;
-L'exploitation rationnelle des ressources - La réaffirmation de la responsabilité des
naturelles pouvoirs publics et la participation du
- La promotion de la fonction économique de mouvement associatif et du citoyen dans la
la ville; gestion de la ville;
- La promotion des nouvelles technologies - Le renforcement de la coopération inter
de l'information et de la communication. villes.
Art. 9. Art. 12.
- Le volet institutionnel a pour objectif:
- La mise en place d'un cadre national Les programmes et les actions arrêtés dans
d'observation, d'analyse et de proposition le cadre de la politique de la ville sont mis en
dans le domaine de la politique de la ville; Tuvre par les collectivités territoriales qui
- La promotion du financement de la doivent prendre en charge la gestion de leurs
politique de la ville dans le cadre du villes respectives pour tout ce qui concerne
concours du budget national, des finances leur évolution, la préservation de leur
locales et de mécanismes novateurs tels que patrimoine bâti, leur fonctionnement et les
l'investissement et le crédit, conformément à qualités et conditions de vie de leurs
la politique économique nationale; habitants, dans le respect des compétences
- Le renforcement du suivi et du contrôle, par qui leur sont dévolues par la loi.
les instances compétentes, de l'exécution de Art. 16.
la politique de la ville et des programmes et - Dans le cadre des lois et règlements en
actions arrêtés dans ce cadre. vigueur, les investisseurs et les agents
CHAPITRE IV opérateurs économiques participent à la
DES ACTEURS ET DES réalisation des objectifs inscrits dans le cadre
COMPETENCES de la politique de la ville, notamment en
Art. 13. matière de promotion immobilière ainsi que
- La politique de la ville est initiée et de développement de l'économie urbaine et
conduite par l'Etat qui en définit les de compétitivité des villes.
objectifs, le cadre et les instruments en Art. 17.
concertation avec les collectivités Conformément à la législation en vigueur,
territoriales. les citoyens sont associés aux programmes
Art. 14. relatifs à la gestion de leur cadre de vie,
-Conformément aux dispositions de l'article notamment leur quartier. L'Etat veille à
13 ci-dessus, les pouvoirs publics définissent réunir les conditions et les mécanismes
la politique de la ville en: - arrêtant une permettant d'associer effectivement le
stratégie tout en fixant les priorités pour le citoyen aux programmes et actions
développement durable de la ville; concernant la politique de la ville.
- Réunissant les conditions de concertation Art. 18.
et de débat entre les différents intervenants Les instruments et organes de la politique de
dans la politique de la ville; la ville sont :
- Arrêtant les normes et les indicateurs _ les instruments de planification spatiale et
urbains ainsi que les éléments urbaine;
d'encadrement, d'évaluation et de correction _ les instruments de planification et
des programmes et actions arrêtés; d'orientation sectoriels;
- Trouvant des solutions pour la _ Les instruments de partenariat; les
réhabilitation de la ville, la requalification de instruments d'information, de suivi et
ses ensembles immobiliers et la d'évaluation;
restructuration des zones urbaines sensibles; _ Les instruments de financement;
- Concevant et en mettant en Tuvre des _ e cadre national d'observation, d'analyse et
politiques de sensibilisation et d'information de proposition dans le domaine de la
destinées aux citoyens; politique de la ville.
- Mettant en place les instruments Section 1
d'intervention et d'aide à la prise de décision Instruments de planification spatiale et
pour la promotion de la ville; urbaine
- Favorisant le partenariat entre l'Etat, les Art. 19.
collectivités territoriales et les opérateurs - Les instruments de planification spatiale et
économiques et sociaux pour la mise en urbaine sont:
Tuvre des programmes de la politique de la - Le schéma national d'aménagement du
ville; territoire;
- Veillant à la cohérence des instruments liés - Le schéma régional de la région
à la politique de la ville et en assurant le programme;
contrôle et l'évaluation de sa mise en Tuvre. - Le schéma directeur d'aménagement d'aires
Art. 15. métropolitaines;
- Le plan d'aménagement de la wilaya;
- Le plan directeur d'aménagement et géographique doivent être identifiés et mis
d'urbanisme; en place. Doivent être également identifiés et
- Le plan d'occupation des sols; mis en place des instruments d'intervention
- Le plan d'aménagement de la ville et de suivi pour faciliter l'évaluation et
nouvelle; l'intervention des ajustements appropriés.
- Le plan permanent de sauvegarde et de Les modalités d'application du présent
mise en valeur des secteurs; article sont fixées par voie réglementaire.
- Le plan de protection et de mise en valeur Art. 24.
des sites archéologiques et leur zone de Chaque année une journée est consacrée et
protection; appelé "Journée de la ville". Un prix annuel
- Le plan général d'aménagement des parcs intitule "Prix de la
nationaux. République" est décerné à la plus belle ville
Section 2 d'Algérie. Les modalités d'application du
Instruments de planification et présent article sont fixées par voie
d'orientation sectoriels réglementaire.
Art. 20. Art. 25.
Un cadre de concertation et de coordination - Sont financés par les ressources publiques
est mis en place pour assurer aux instruments locales avec le concours du budget de l'Etat,
de planification el d'orientation sectoriels au toutes les études et actions engagées par les
niveau de la ville, notamment ceux relatifs à pouvoirs publics compétents conformément
la protection de l'environnement et du aux articles 13 et 14 ci-dessus, dans le cadre
patrimoine culturel, de l'urbanisme, du de la politique de la ville. Des mesures
transport, de l'eau et des équipements et financières incitatives ou dissuasives
infrastructures, une mise en Tuvre peuvent être prises, en vertu de la loi, pour la
concertée, cohérente et optimale. Ce cadre conduite de la politique de la ville.
est chargé de proposer des mesures non Section 4
prévues par les instruments de planification L'observatoire national de la ville
et d'orientation sectoriels. Art. 26.
Section 3 II est créé un observatoire national de la
Instruments de partenariat ville, ci-dessous dénommé "l'observatoire
Art. 21. national». L9observatoire national est
- Conformément aux articles 13 et 14 ci- rattaché au ministère chargé de- la ville et a
dessus, les programmes et les actions entrant pour missions :
dans le cadre de la politique 4 Le suivi de la mise en Tuvre de la
De la ville sont, le cas échéant, mis en Tuvre politique delà ville ;
suivant des contrats de développement de la 4 L'élaboration d'études sur le
ville, souscrits avec la collectivité territoriale développement des villes dans le cadre de la
et les partenaires économiques et sociaux. politique nationale d'aménagement du
Les modalités d'application du présent territoire ;
article sont fixées par voie réglementaire. 4 La production et la tenue à jour d'une
Art. 22. nomenclature des' villes ;
Des actions de partenariat entre deux ou 4 La proposition, au Gouvernement, de
plusieurs villes pour la réalisation toutes mesures de' nature à promouvoir la
d'équipements et infrastructures urbains politique nationale de la ville;
structurants peuvent êtres initiés dans le 4 La participation à la promotion de la
cadre de conventions conclues entre les coopération internationale dans le domaine
collectivités territoriales responsables des de la ville
villes concernées .Les modalités 4 La proposition, au Gouvernement, d'un
d'application du présent article sont fixées cadre d'actions permettant de promouvoir la
par voie réglementaire. participation et la consultation des citoyens;
Art. 23. 4 Le suivi de toute mesure prise par le
Dans le cadre d'une politique adaptée de la Gouvernement dans le cadre de la promotion
ville, des instruments d'évaluation et de la politique nationale de la
d'information socio-économique et ville.
La composition, l'organisation et le
fonctionnement de l'observatoire national
sont fixés par voie réglementaire.
Art. 27.
Outre les dispositions prévues par la
présente loi, des mesures spécifiques
peuvent être arrêtées pour la métropole
d'Alger par le Gouvernement, en
coordination avec les collectivités
territorialement compétentes.
Art. 28.
Dans le cadre de la politique nationale
d'aménagement du territoire, et outre les
dispositions de la présente loi, des
mesures incitatives particulières peuvent
être prises au bénéfice des villes et
notamment celles implantées dans des zones
à promouvoir, dans les régions du Sud et des
Hauts Plateaux.
Art. 29.
- La présente loi sera publiée au Journal
officiel de la République algérienne
démocratique et populaire.
Fait à Alger, le 21 Muharram 1427
correspondant au 20 février 2006.
Abdelaziz BOUTEFLIKA
ANNEXE VI les doléances et PV
LEGENDE
VERS ZIADIA
LEGENDE LOT AMENAGEMENT EXTEREUR PLAN D'AMENAGEMENT ZONE 1
HABITAT COLLECTIF EXISTANT
ESPACE VERT
2
R+
PARTIE BATI LOCAUX COMMERCES 2
R+
R+3
T
T.
R+3
CONSTRUCTIONS EXISTANTE EN BONNE ETAT
P.
CENTRE
PSYCHOPEDAGOGIQUE
EQUIPEMENT EXISTANT
PARKING
TE
BALANCOIRE TYPE B2
ML ER
88 UV
L= CO
N
NO
IE
RT
PA
1
R+
BASCULE TYPE B3
CLINIQUE REINALE
MODULO 01
6
VERS S.M.K
R+
MODULO 02
VER
S S-M NOUVEAU SIEGE DE WILAYA
MODULO 05
LOGEMENTS
EQUIPEMENTS PUBLICS EXISTANTS PROMOTIONNELS
L=88ML
- LOCAUX COMMERCIAUX
CENTRE CULTUREL LOGEMENTS DE LA WILAYA
- CENTRE CULTUREL
CENTRE
PSYCHOPEDAGOGIQUE
CASOREC
SAA
S
KIO
LYCEE
SAID TAHAR HARATT
LEGENDE
PLAN D'AMENAGEMENT ZONE 2
LEGENDE LOT AMENAGEMENT EXTEREUR
ESPACE VERT
R+3
PARTIE BATI
R+3
CONSTRUCTIONS EXISTANTE EN BONNE ETAT
2
R+
EQUIPEMENT EXISTANT
PARKING
SALLE
D'ABLUTION
BANC EN FONTE DUCTILE (FUNDICION)
E.F.E R+
1
BASCULE TYPE B3
MODULO 01
MODULO 02
MODULO 05
EQUIPEMENTS EXISTANTS
CENTRE DE SANTE
LOCAUX
COMMERCIAUX MARCHE - CENTRE DE SANTE
- EFS IBN ZAIDOUN
- EFE ABDEL HAK ABDEL MADJID
- LOCAUX COMMERCIAUX
E.F.S
R+
1 - SALLE D'ABLUTION
IBN ZEIDOUNE
- MARCHE
1
R+
I
VERS DAKS
UX
A
CI
ER
M
M
CO
X
MATECO
U
CA
STADE
LO
LEGENDE
ESPACE VERT
R+3
PARTIE BATI
R+3
CONSTRUCTIONS EXISTANTE EN BONNE ETAT
EQUIPEMENT EXISTANT
PARKING
BALANCOIRE TYPE B2
MATEC
BASCULE TYPE B3 O
MODULO 01
STAD
E
MODULO 02
E.F.S OU
ALID
CIA
UX
IBN ER
ALED M
M
KH
CO
AU
X UK
MODULO 05 LO
C RO
MOSQ AB
UEE R+1 RIA
T
DIM
R+1 TE
FE
SI
S
CA
RS
GRADIN
EQUIPEMENTS EXISTANTS
VE
- OPGL
LOGE
ORT
- CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE DE FO MENTS NISP
NCTION OM
SALE
- SALLE OMNI SPORT
INS
- STADE
GRAD
- EFS KHALED IBN OUALID
Q
KIOS
Q
KIOS
que
bara
P.P.G.
I
LE
EL
NN
IO
SS
O FE
N PR
IO
AT ME
D
RM HA
FO
DE MO
E D
TR S AI
N
CE