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Législation scolaire au Mali : Historique et enjeux

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Législation scolaire

L'historique de l'enseignement au Mali

INTRODUCTION A LA
LEGISLATION SCOLAIRE

1. Définition:
La législation scolaire est l'ensemble des lois, des dispositions
législatives qui régissent le monde scolaire.

2. Nécessité
La législation scolaire est indispensable- à la formation du maître de
l'enseignement fondamental. Elle permet au jeune maître de comprendre
le système dans lequel il travaille c'est-à-dire le système scolaire. Elle lui
permet
•aussi de savoir faire face aux différentes situations qui peuvent se
présenter à *titi au cours de sa carrière : les mutations, les avancements,
les sanctions administratives, etc.

Les questions de législation scolaire portent sur :


- La définition et la nécessité de la législation scolaire ;
- L'histoire du système éducatif ;
- Les liens existant entre les lois scolaires d'hier et d'aujourd'hui ;
- L’organisation structurelle de renseignement.

La législation scolaire
L'historique de l'enseignement au Mali

L'EDUCATION TRADITIONNELLE AU MALI

Les formes d'éducation traditionnelle sont extrêmement variées au Mali.


Il est donc tout à fait nécessaire d'éviter une généralisation. Il existe des
sociétés maliennes dans lesquelles les rites d'initiation jouent un rôle
fondamental dans l'éducation et d'autres où ces rites n'existent pas.
Certaines sont permissives alors que d'autres sont relativement dures
avec les enfants. Au delà de cette diversité se trouvent certaines
permanences tel que leur caractère pratique.
Si les moyens sont souvent différents, les objectifs sont les mêmes.

1. Les objectifs et les moyens de l'éducation traditionnelle:


L'éducation traditionnelle n'a d'autre objectif que l'intégration sociale de
l'enfant. Pour cela l'enfant doit acquérir, des valeurs 'florales, c'est-à-dire
intérioriser 'tes normes et les lois de la société afin d'avoir des
comportements acceptables, par les autres et puis acquérir des
connaissances et des savoir-faire qui lui permettront de trouver une
place et d'avoir une valeur dans le système de production de la
communauté. L'éducation traditionnelle n'a pas besoin de former des
érudits ni même des auxiliaires d'administration.
Pour atteindre son objectif d'intégration de l'enfant dans la société,
l’éducation traditionnelle utilise différents moyens, des contes, 'des
proverbes du maximes entre autres.
Il faut signaler aussi que l'apprentissage se fait de façon pratique. En
effet on apprend à cultiver au champ la houe à la main. Ici le fouet est
souvent utilisé.
Nous dévons retenir qu’une grande partie de l’éducation donnée par les
adultes aux enfants se déroule de façon naturelle. C'est en vivant dans le
groupe que l'enfant s'éduque. C'est la façon dont il vit les choses, qui se
fixe dans sa mémoire, même de façon inconsciente. Toute cette
éducation se donne oralement sans écriture.
C’est avec l'islam et l'écriture arabe que nous voyons les premières
écoles coraniques, puis l'université de Tombouctou qui formait des
grands savants, des littéraires et d'autres intellectuels.

2. L'analyse critique de l'éducation traditionnelle :


Les forces : l'éducation traditionnelle présente un intérêt pratique
indéniable. En effet c'est une éducation concrète dans laquelle toute
connaissance théorique est d'abord abordée pour son utilité pratique en
d'autres termes
« L’école pal la vie pour la vie ». C'est aussi une éducation qui repose sur
la tradition et une très forte imprégnation par le milieu. Et puis tout le
monde y accède et il y a rarement de déchets c'est-à-dire d'exclus.
Chacun trouve sa place dans le groupe…
Les faiblesses : Cependant il faut signaler que l'éducation traditionnelle
donne un enseignement à circuit fermé. Chaque génération se contente
de transmettre, à la génération montante les sommes de connaissances
acquises de la génération antérieure sans changement. Et le progrès est
difficile dans cette condition. Et puis l'absence d'écriture a fait que
beaucoup de ventes, de connaissances ont été détériorées par le temps.

L'historique de l'enseignement au Mali


L’ECOLE COLONIALE FRANÇAISE

La première école coloniale française du Mali S'est installée kayes en


1886 sous nom le l'école des otages qui devient école des fils de chef
Par la suite il en a eu beaucoup d'autres à travers le pays, animées par
les mêmes objectifs.

Les objectifs et les moyens de l'école coloniale française :


Cette école avait pour objectifs de former :
- Des auxiliaires dont l'administration coloniale à besoin (interprètes,
commis, ouvrier. etc.).
- Des sujets assimilés, dévoués et acquis pour la cause de la France.
- Elle utilise les moyens que toute école utilise c'est-à-dire un enseignant
donné dans un lieu spécialisé (l'école). Cet enseignement est oral et écrit
avec une tendance à privilégier l'écrit. Il est aussi beaucoup plus
théorique que pratique.

2. L'analyse critique de l'école coloniale :


Les faiblesses : A l'école coloniale française, le nombre d'élèves et la
qualité de l'enseignement étaient tout juste nécessaires aux besoins
immédiats de l'administration coloniale. Ce qui a fait que le taux de
scolarisation était très bas. En effet à l'indépendance en 1960, 7%
seulement de la population malienne avaient été scolarisés par l'école
coloniale française. Et puis les programmes d'enseignement n'étaient
pas du tout adaptés aux réalités du pars Par exemple l’enseignement
étais conne en langue française dans le mépris total des langues
maliennes. Aussi, tous Ies enfants n'avaient pas accès à l'école. Seuls,
quelques privilégiés y allaient. L'école coloniale française était
discriminatoire. Ce n'était pas une école démocratique. Enfin les renvois
y étaient très fréquents. Seuls, les enfants doués y restaient. Elle donnait
un enseignement sélectif.
Les force: Toutefois il faut reconnaître à l'école coloniale son ouverture
du savoir sa rationalisation des connaissances et sa laïcité. Il faut lui
reconnaître aussi l’importance de l'écriture. Et puis c'est cette école qui a
fourni au Mali, ses premiers cadres et c'est elle qui a permis l'éveil des
consciences. C'est aussi à l’école coloniale que les réformateurs de
notre système éducatif ont été formés.

La législation scolaire
L'historique de renseignement au Mali,

LA REFORME DE L'ENSEIGNEMENT DE 1962


En 1962, la République du Mali indépendante a entrepris un vaste
remaniement de son système éducatif, la Reforme de 1962

I. Les raisons de la Reforme:


Le Mali a hérité à l'indépendance d'un système de formation
essentiellement tourné vers la satisfaction des besoins de l'ancienne
métropole. Ce système visait surtout à former des cadres subalternes
jouant le rôle d'intermédiaires entre l'administration et le reste de la
population. Il se caractérisait par l'inadaptation du contenu de son
enseignement el la sous Scolarisation. Le taux de scolarisation était de
7% seulement au moment où
Le pays recédait à l'indépendance. Quant à l'enseignement secondaire et
supérieur, seule une peignée d'élèves y accédait. Peur preuve, en 1960, le
pays n'avait que saurs (lecteurs vétérinaires, une dizaine de professeurs,
huit ou dix docteurs 'en médecine, trois Pharmaciens. Donc, aussitôt
après l'indépendance, le Mali a procédé à la
« malianisation » de son système éducatif pour prétendre à une
indépendance culturelle. Il avait aussi besoin de former, dans les
meilleurs délais les cadres pour ses différents plans de développement
socio-économique aveu les possibilités d'une économie fragile: Il devait
en suite sortir le pays de l'obscurantisme en engageant une lutte sans
merci contre l'analphabétisme.
Pour parvenir à cette transformation du système éducatif,
La Reforme s’est fixée 5 objectif ou principes.

2. Les 5 principes de la Reforme:


La Reforme de l'enseignement de 1962 a élaboré 5 grands principes ou
objectifs à atteindre. L'école malienne rénovée s'est donnée la lourde
mission de les atteindre. Pour bien exécuter ces objectifs, il faut toujours
garder à l'esprit, le but essentiel de !a Reforme, à savoir une révision de
l'école héritée du blanc. Les reformes se feront à tous les niveaux (forme
et contenu). L'école malienne doit être désormais un outil efficace de
développement.

Les 5 principes sont :


Un enseignement tout à la fois de masse et de qualité.
Un enseignement: qui puisse fournir, avec une économie maximum de
temps et d'argent tous les cadres dont le pays à besoin pour ses divers.
Plan de développement
Un enseignement qui puisse garantir un niveau culturel permettant t,
l'équivalence des diplômes avec la autres Etats modernes.
Un enseignement dont le contenu sera tourné, non seulement sur les
valeurs spécifiquement africaines et maliennes, mais aussi sur les
valeurs universelles.
Un enseignement qui décolonise les esprits.

3. L'évolution de la Reforme:
Un programme d'éducation pour avoir beaucoup de chance de réussite,
doit être suivi continuellement dans son application afin de corriger les
erreurs et enrichir le contenu à la lumière des nouvelles découvertes
scientifiques et techniques, surtout que cette Reforme au Mali fut
adoptée dans l'euphorie (trop grande joie) de l'indépendance. Il s'agit
alors de voir son évolution et en même temps de l'évaluer. Les dates clé
de cette évolution sont :
- Octobre 1962. Ce fut la définition des objectifs de l'école malienne. Une
école fondamentale avec un premier cycle de 5 ans et un second cycle
clé 4 ans, sans examen fut instaurée...
- 1963. La création des Centres Pédagogiques Régionaux (C. P. R.) pour
la formation des maîtres du premier cycle (Décret n°167/PGRM 31 août
1963).
- 28. 29. 30. décembre 1964. Premier Séminaire national sur l'éducation :
la réflexion sur l'application des principes de la Reforme. Ce séminaire
décide de la création du corps des inspecteurs du cycle Fondamental (1er
et second cycles).
- 1968. La Conférence des cadres qui a donné lieu à là « malianisation »
du corps professoral. On créa le Centre Pédagogique Supérieur (C. P. S.)
à. L’ENSup qui est devenu l'Institut Supérieur de Formation et de
Recherches Appliquées (I. S. F. R. A.).
- 1970. Les Journées de réflexion sur l'éducation. Ces journées décident
un changement du cycle fondamental. Il fut introduit un premier examen
pour accéder au second cycle qui est ramené à 3ans et le premier cycle
va à 6 ans: c'est le Certificat de Fin d'Etudes du Premier Cycle de
l'Enseignement Fondamental (C. F. E. P. C. E. F.). On créa aussi des
Instituts Pédagogiques d'Enseignement Général (I. P. E. G.) en lieu et
place des C. P. R. (Décret n° 107/ PGRM du 21 août 1970).
Année scolaire 1973 - 1974. L'Instauration d'un concours pour l'accès
des bacheliers aux écoles supérieures maliennes.
1976. Le Séminaire sur la ruralisation. Ce séminaire instaure la
ruralisation comme partie intégrante de la formation de l'écolier malien.
Du 18 au 23 décembre 1978. Le Deuxième Séminaire national sur
l'éducation. Il a traité la revalorisation de la fonction enseignante, et la
reconduction des principes qui ont été appliqués.
1980. La Suppression des concours d'entrée dans les écoles supérieures
(au niveau des bacheliers).
Du 20 au 24 mars 1989. Les Etats Généraux sur l'éducation. Ils sont
tenus pour la redéfinition de l'enseignement, des finances et de la
gestion de l'école malienne.
Du 16 au 21 septembre 1991. Le Débat National sur l'éducation. C’est
pour jeter un regard critique sur le système éducatif malien, pour trouver
des solutions aux maux et handicaps qui le minent. Il s'agit aussi
d'adapter l'école au contexte socio-politico-économique actuel et
d'améliorer son renflement.

LE DEBAT NATIONAL SUR L'EDUCATION - 1991

L'objet du débat est de jeter un regard critique sur le système éducatif


malien en vue de trouver les solutions à ses maux et handicaps, afin de
l'adapter au contexte socio-politico-économique actuel et d'améliorer son
rendement. Pour ce faire, on peut retenir entre autres, les
recommandations suivantes :
I. Par rapport à l'évaluation dans le système:
- Construction de nouvelles salles de classe et création de nouvelles
écoles et leur équipement en matériels didactiques.
- Recyclage systématique des maitres en fonction ainsi que des
inspecteurs,
- Ouverture d'une filière de formation des inspecteurs de l'enseignement
fondamental à l'Ecole Normale Supérieure et In création du corps des
inspecteurs et d'une Direction Nationale de l'Evaluation de t'Action
Educative,
- Réduction de la taille des circonscriptions scolaires et la mise à la
disposition des Inspecteurs des moyens logistiques indispensables à
leur activité,
- Adoption du concept d'Activités Pratiques et Dirigées en remplacement
de «ruralisation»,
- La disponibilité pour les chercheurs de participer à des rencontres
internationales, de bénéficier d'une année sabbatique tous les cinq ans,
- Création d'un Fonds National pour la Recherche Scientifique.
2. Par rapport à la démocratisation du système éducatif et à
l'élargissement de la base :
information et sensibilisation des populations sur l'importance de
l’éducation préscolaire,
Multiplication des centres d'alphabétisation, leur dotation en personnel
compétent et matériels didactiques suffisants et adéquats,
Multiplication des structures d'accueil (écoles publiques, écoles
coopératives de base, écoles privées, medersas),
- Création et renforcement des cantines scolaires,
- Maintien de la pratique de la double division comme moyen
d'élargissement de la base.
- Recrutement massif des filles,
- Formation conséquente des enseignants,
- Collaboration des enseignants avec tous les détenteurs de
connaissance de sociétés, en vue d'intégrer leurs savoirs dans
l'éducation,
- Multiplication et équipement des centres de formation professionnelle,
- Ouverture de l'internat comme moyen d'offrir aux enfants de meilleures
conditions de réussite,
- Aménagement de passerelles permettant aux élèves des medersas de
s'insérer dans le système d'enseignement classique,
- Clarification des textes réglementaires régissant les écoles de base,
- Transparence, choix judicieux et démocratique aux postes de
responsabilités,
- Sensibilisation des parents, des autorités politiques, administratives et
scolaires à la scolarisation des filles.
- Autonomie de l'Association des Parents d’élèves (APE) vis-à-vis des
pouvoir; publics,
- Recouvrement des ressources de l'APE et leur gestion seront exécutés
par un comité de gestion comprenant la Direction Régionale de
l'Education (DRE), l'inspection d'Enseignement Fondamental (IEF), les
représentants des syndicats d'enseignants, les représentants des élèves.
- Participation financière et matérielle des opérateurs économiques et
industriels au financement de la recherche.
- Amélioration et renforcement des structures d'accueil d'enseignement
supérieur et leur équipement.

3. Par rapport à l'adéquation formation emploi:


- Aucune exclusion au premier cycle de l'enseignement fondamental
avant l'âge de 16 ans pour épuisement de scolarité,
- Inscription des recalés dans le cycle inférieur correspondant selon des
modalités à définir,
- Adoption d'une politique réelle de l'informatique dans nos cursus de
formation,
- Institutionnalisation du stage pratique en entreprise.

4. Par rapport au financement et à la gestion:


Gratuité de l'enseignement pour tous les citoyens en accordant la priorité
à l'enseignement fondamental et l'alphabétisation.
Sensibilisation et mobilisation par l'Etat de Joutes les sources de
financement (services économiques et financiers de l'Etat, Opérations de
Développement
Rural, Sociétés et Entreprises, Opérateurs économiques, Associations
villageoises et Tons villageois, ONG, Pays amis, Institutions
Internationales...),
- Extension du Fonds d'Appui à l'enseignement Fondamental (FAEF) à
toutes les régions du pays,
Octroi de terrains et de subventions aux créateurs d'écoles de base,
Retour aux APE des taxes séparées de TDRL.

LES JOURNEES DE REFLEXION SUR LA REFONDATION DU


SYSTEME EDUCATIF MALIEN

Le: 27, 28, et 30 octobre 1994 se sont tenues au Palais de la Culture


Amadou Hampaté Ba les Journées de Réflexion sur la Refondation du
système éducatif malien.
La réflexion des quatre journées a porté sur :
- Le Tronc Commun de la Nouvelle Ecole Fondamentale ;
- L'Enseignement Modulaire dans la Nouvelle Ecole Fondamentale ;
- Les stratégies de mise en œuvre de la Nouvelle Ecole Fondamentale;
- Les articulations de la Nouvelle Ecole Fondamentale avec les ordres
d'enseignement secondaire et supérieur.

1. Le Tronc Commun:
Définition: Au cours des journées de réflexion on a retenu la définition
suivante : « Le tronc Commun est ensemble de disciplines et de contenu
d'enseignement visant à faire acquérir à tous les enfants du pays, à
travers un multilinguisme fonctionnel, des compétences minimales les
rendant aptes à s’insérer dans le système de production moderne et
s’adapter aux impératifs de changement de notre environnement ».

Objectifs : Le tronc Commun vise les objectifs suivant :


Faire acquérir des connaissances instrumentales et des connaissances
d'éveil.
Causer les compétences acquises pour découvrir nos valeurs propres
ainsi que les valeurs universelles ;
- Permettre une meilleure distribution de l'éducation à tous les enfants du
pays dans la recherche du minimum éducatif.
Recommandation: Les Journées de Réflexion ont recommandé au titre
du tronc commun :
L’exécution du tronc commun en six ans ;
L’exécution par approche intégrative des programmes de l’enseignement
fondamental traduite en OPO ;
La formation continue des enseignants en vue de leur permettre une
bonne exécution clics programmes de la NEF ;

L'introduction de 'approche intégrative dans le programme de formation


initiale des enseignants;
L'organisation des Sessions d'imprégnation pour les parents d'élèves
afin de leur permettre de jouer leur rôle dans la mise en œuvre de la NEF ;
Une large diffusion des objectifs de la NEF par le Ministère de l'Education
de Base en vue de susciter l’adhésion de toutes les communautés;
- L'élaboration d'un programme de second cycle qui tienne compte de la
formation de l’enfant du premier cycle de la NEF.

2. L'enseignement Modulaire :
Définition : Dans le cadre de la NEF, l'Enseignement Modulaire est un
enseignement Pratique visant à donner aux apprenants du savoir, du
savoir-faire et du savoir être leur permettant de mieux s'insérer dan le
processus dynamique de promotion individuelle, familiale et
communautaire.
Cet enseignement est basé sur des modules (unités d'apprentissage) qui
se caractérisent par la définition de pré requis à l'entrée et d'objectifs à
maîtriser à la sortie.

Objectifs : Les objectifs de l'enseignement modulaire sont :


- Transférer -des connaissances et compétences utilisables au profit de
l'apprenant, de la famille et de la communauté ;
- Servir de support aux apprentissages fondamentaux ;
- Eveiller l'esprit d'observation, d'analyse, de curiosité et de créativité.
Recommandations: Les Journées, de Réflexion ont recommandé au titre
de l'enseignement Modulaire :
- La formation des enseignants dans la formulation, l'exécution et
l'évaluation des modules ;
- Le dégagement des voies et moyens pour la pérennisation et
l'utilisation des personnes ressources;
L'identification des modules qui peuvent être enseignés par l’enseignant.
L'implication de l'enseignant à toutes les étapes de l'enseignement
modulaire;
Le renforcement des structures techniques d'encadrement;
La création de centres d'apprentissage Post-primaire.

3. Les stratégies de mise en œuvre de la Nouvelle Le Fondamentale:


Au titre des stratégies de mise en œuvre de la Nouvelle Ecole mentale,
les Journées de Réflexion proposent :
L’intégration et l'harmonisation des différentes approches;
Des changements structurels et / ou institutionnels nécessaires à la
mise en œuvre de la NEF.
- La détermination des ressources humaines, matérielles et financières
nécessaires et des modalités de leur gestion ;
- La détermination du rôle de chaque partenaire;
- La détermination des modalités de gestion du multilinguisme
fonctionnel ;
- Des stratégies de revalorisation de la fonction enseignante cette
revalorisation doit englober aussi bien les aspects moraux que les
aspects matériels. Il s'agit de :
- Véhiculer à travers une campagne de sensibilisation une bonne image
valorisante de renseignant ;
- Concevoir et adopter un statut particulier pour l’enseignant ;
- Rej enser le mode de recrutement des enseignants ;
- Stimuler moralement les enseignants dans l'exercice de leur fonction ;
- Permettre une promotion interne au sein du corps ;
- Procéder à la fonctionnarisation des écoles de formation.

4. L'articulation de la Nouvelle Ecole Fondamentale avec les ordres


d'enseignement secondaire et supérieur:
A la lumière des difficultés recensées et pour 'favoriser l'articulation de la
Nouvelle &oie Fondamentale avec les différents ordres d'enseignement,
les travaux des Journées de Réflexion ont abouti aux résultats suivants :
Au niveau de l'enseignement secondaire général :
La nécessité de régulation des flux en provenance du cycle fondamental ;
- Une redéfinition des différentes séries ;
Une harmonisation entre les programmes de la NEF et ceux de
l'enseignement secondaire général ;
- La réduction du taux de déperdition.
Au niveau de l'enseignement technique:
La nécessite de multiplication et de diversification des filières ;
L’introduction de l’enseignement professionnel au niveau cycles du
fondamental à partir des modules de la NEF ;
- Une professionnalisation accrue de la formation;
- La création dé nouvelles filières de formation et la suppression des
spécialités non porteuses d'emploi.

Au niveau de l'enseignement supérieur:


- Une adaptation structurelle et pédagogique;
- Une adaptation du contenu des enseignements dans le supérieur en
harmonie avec les réalités socio-économiques du Mali et de l’Afrique.

Au niveau de la recherche:
Une articulation recherche - enseignement ;
- La prise en compte des résultats de la recherche dans l'élaboration des
réalités.
Une adaptation de la recherche aux réalités.

5. Les recommandations générales des Journées de


Réflexion:
En raison du rôle que la NEF doit jouer dans le développement socio-
économique de notre pays et de la place prépondérante qu’elle va
occuper dans le système éducatif malien, les journées de Réflexion ont
fait les recommandations suivantes
Mener une large compagne d'information de sensibilisation par une large
diffusion des documents de la NEF ;
- Assurer et identifier la formation initiale et continue des formateurs au
niveau de tous les ordres d'enseignement ;
- Mettre en place une commission nationale d’élaboration des curricula
d’enseignement;
- Décentraliser et accroître les structures de formation ;
- Accroître l'intervention de l'Etat au niveau de la recherche ;
- Revaloriser la fonction enseignante notamment en adoptant le statut
particulier pour les personnels enseignants de la fonction publique ;
- Utiliser le bilinguisme de manière à ne pas entraîner un
disfonctionnement du système éducatif au niveau des trois ordres
d’enseignement ;
- Multiplier les structures d'enseignement universitaire ;
- Assurer un meilleur encadrement administratif et pédagogique des
medersas ;
- Adapter le cursus des medersas à celui du public.

LE PROGRAMME DECENTRALISATION DE DEVELOPPEMENT DE


L’EDUCATION (PRODEC)

Le Programme Décennal de Développement de l'éducation (PRODEC) est


un vaste programme qui a redéfini les grandes orientations de la
politique éducative du Mali. Pour réussir cette grande entreprise il met en
place des structures d’encadrement et de formation de proximité qui
tienne compte des réalités géographiques, socioculturelles et
économiques. C’est ainsi que :
- Des Centres d'Animation Pédagogique (CAP) ont remplacé les
inspections d'Enseignement Fondamental (IEF);
Des Instituts de Formation des Maîtres ont remplacé les instituts
Pédagogiques d'Enseignement Général (IPEG) et les écoles normales
Secondaires (ENSEC);
Des Académies d'Enseignement ont remplacé les Directions Régionale
l'éducation.
Le PRODEC a dégagé 11 axes prioritaires autour desquels la politique
d’éducation au Mali s'articule. Ces 11 axes sont :
1. Une éducation de base de qualité pour tous
2. Un enseignement professionnel adapté aux besoins de l’économie
3. Un enseignement secondaire général et technique rénové et
performant
4. Un enseignement supérieur de qualité répondant à des besoins
prioritaires au coût maîtrisés
5. Une utilisation des langues maternelles dans l’enseignement formel
concomitamment avec le français
6. Une politique opérationnelle du livre et du matériel didactique.
7. Une politique soutenue de formation des enseignait
8. Un partenariat véritable autour de l'école
9. Une restructuration et un ajustement institutionnel nécessaire à la
refondation du système éducatif
10. Une politique de communication centrée sur le dialogue et la
concertation avec tous les partenaires
11. Une politique de financement du système éducatif soutenue,
équilibrée, rationnelle et s'inscrivant dans la décentralisation.

Les options fondamentales des 11 axes du SODEC :


PRODEC a dégagé des options fondamentales pour chacun de ses 11
axes…

1. L'Education de Base est un minimum éducatif consistant à savoir lire,


écrire, calculer et acquérir des habiletés permettant à l'apprenant, soit de
s’insérer dans la vie active, de poursuivre ses études.
L'option consiste à concevoir l'éducation de base comme un ensemble
cohérent des différents sous-secteurs comprenant l’éducation
Préscolaire, l'Enseignement Fondamental, l'Education Spéciale,
l'Alphabétisation fonctionnelle, les Centres d'éducation pour le
Développement (CED), les Centres d'Apprentissage.
L'Education de Base, à travers notamment l'Enseignement fondamental
et les CED, constitue la priorité du PRODEC.

2. La politique nationale en matière d'enseignement professionnel est


d'offrir une formation de qualité adaptée aux besoins de l’économie à
travers une forte implication du privé dans son développement. On
utilisera à cet effet, les compétences humaines et les infrastructures du
milieu pour renforcer les capacités de formation de l'Etat et de ses
démembrements. Par ailleurs, des Unités Mobiles de formations
professionnelles (UMFP) seront mises en place afin de répondre aux
besoins pressants ct ponctuels en fonction de ressources humaines
.qualifiées des localités non pourvues d'infrastructures.
A partit d'une étroite concertation avec les opérateurs clés des secteurs
du développement et sur la base d'études techniques ciblées, l'on
envisagera création d'écoles, l'ouverture de nouvelles filières la création
d’écoles, l’ouverture de nouvelles filières porteuses ou la fermeture de
filières « inappropriées »
Les filières du secteur agro-sylve-pastoral occupent une place
importante dans le Programme. Le secteur privé sera impliqué dans la
gestion, le financement et offre de formation professionnelle puisqu'il est
le milieu de vie normal du sortant de l'enseignement professionnel.
Pour ce faire, l'Etat envisage les actions suivantes :
- Une plus grande autonomie des établissements ;
- Une plus grande professionnalisation des enseignements - Une plus
grande attention à l'insertion professionnelle des diplômés
- Un recentrage des formations sur les filières porteuses d'emploi ;
- Un recentrage des efforts sur les établissements de l'intérieur ;
- La création de nouvelles structures de formation professionnelle ;
- L'élargissement des compétences des écoles professionnelles à la
formation continue et à la prestation de service ;
- Une plus grande offre de formation pour les filles ;
- La création d’une synergie entre l'école et l'entreprise.

3. La politique décennale en matière d'enseignement général et


technique consiste à orienter à l'horizon 2008 65% des élèves admis au
DEF dans les établissements d'enseignement secondaire.
L’enseignement secondaire général et technique assure une formation
générale de qualité nécessaire à la poursuite des études supérieures. Il
prépare comme tous les autres ordres d'enseignement, le citoyen
producteur en dispensant des compétences utiles à I 'entrée dans la vie
active. Il est à de titre, un cycle terminal.
Le politique au niveau de l'enseignement général et technique consistera
à consolider et approfondir les acquis du fondamental pour pouvoir
entreprendre des études supérieures et doter de compétences
nécessaires à l’entrée dans la vie active. Une attention particulière sera
accordée à la réduction des disparités entre sexes, développement
équilibré des infrastructures.
Le secteur privé jouera un rôle important dans le financement et l’offre
de formation.

4. Au niveau de l'enseignement supérieur la politique visera


particulièrement à développer les filières courtes de formation dans les
domaines du génie industriel, du génie civil et mines, de l'agro-sylve-
pastoral et de la santé, sur des nouveaux sites. Elles bénéficieront d'une
autonomie au plan des ressources pédagogiques, humaines et
financières.
La recherche scientifique et technologique sera axée sur les besoins
prioritaires du développement du pays.
Les enjeux de la construction des espaces économiques africaines (sous
-régionalisation) et ceux de la mondialisation, les bouleversements
attendus des nouvelles Technologies de l'information, les données de la
démographie au Mali et celles de la décentralisation justifient une
politique de valorisation des ressources humaines cohérentes
résolument orientées sur les problématiques de maitrise du
développement durable au sens défini par la communauté internationale
en 1992 et repris en 1998.
Le système d'enseignement supérieur des problématiques du
développement durable nécessite :
- La mise en œuvre d'une politique de valorisation des ressources
humaines ;
- Un partenariat dynamique impliquant les opérateurs économiques, les
collectivités nationales et sous-régionales concernées par les projets` de
développement;
- La création d'associations estudiantines à caractère scientifique,
culturel, artistique et sportif;
- Le renforcement des infrastructures et des équipements ;
Le renforcement de la recherche appliquée axée sur les besoins
prioritaires de développement du pays ;
- Le renforcement de la formation initiale et continue des enseignants ;
- La création de pôles universitaires en fonction des potentialités de
chaque région ;
- Le renforcement des centres d’excellence et des structures sous-
régionales et internationales performantes.
L’Université du Mali a suscité un intérêt toug particulier de promotion de
la recherche scientifique et technologique. Cette recherche devra faciliter
l’approche de résolution des problèmes, s’articule avec le développement
du pays en matière d’éducation, de santé, de communication, de
consommation d’énergie d’environnement et infrastructures.
L’enseignement supérieur doit s’appuyer sur des centres d’excellence et
des structures sous-régionales et internationales performantes.

5. D'une manière générale, la langue maternelle est la première langue


parlée par l’enfant et qui est généralement la langue dominante du milieu.
L'utilisation de la langue nationale dans l’enseignement formel est, pour
la 3éme République, l’expression de la volonté d’affirmation de l’identité
culturelle et nationale. Ce choix vise en réalité à adapter l’école aux
réalités socioculturelles et économiques de l'apprenant et de prendre en
compte sa langue maternelle dans le processus d’apprentissage. Cette
option politique n’est pas sans fondement et sans expériences
pédagogique. On s’ait maintenant de façon certaine que les premiers
apprentissages se font normalement à travers l’outil linguistique
maternel jusqu’au stade de l’opératoire et qu’il faut rechercher dans
l'oubli de cette verité l’une des cause des retard et des échecs scolaires
actuellement enregistrés dans nombre de systèmes africains et même
européens. « c’est bien la langue maternelle en effet, qui garantit le
décollage intellectuel de l’enfant des le début de sa scolarité. C’et elle qui
lui apporte cet élan fondamental d’équilibre sans lequel il s’atrophie, c’est
elle qui lui fournit la possibilité de verbaliser sa penser et de s’intégrer
harmonieusement dans le monde qui l’environne oui l’enfant est en
laisse dans sa langue maternelle comme dans le bras de sa mère et en
lui refusant la possibilité d'utilise le support linguistique familier apte à
répondre à son besoin fondamental d’expression et de créativité, l’école
le place de même coup en situation de répression » En outre, la
Consultation Elargie, le dialogue et l’étude technique ont permis de
confirmer au niveau des populations cette volonté d’utilisation des
langues maternelles dans le système éducatif.
La politique d'utilisation concomitante des langues maternelles et du
français sera basée sur un multilinguisme fonctionnel comprenant la
langue maternelle dominante des apprenants, et la langue officielle.

6. La politique du livre prévoit, dans le cadre de la conception et de


l’élaboration des manuels scolaires, privatisation progressive de ses
activités.
Cette disposition devra conduire plus tard à une redéfinition des
missions initiales de l'institut Pédagogique National (IPN).
La rédaction des manuscrits ainsi que l'édition des ouvrages se feront
selon les procédures d'appels d'offres.
Il sera crée un Comité National du Livre Scolaire comprenant des
commissions spécialisées par discipline. Il s'agit d'un comité
pédagogique et scientifique pluridisciplinaire, indépendant, chargé de
l'examen et de la validation des manuscrits que IPN se propose de faire
éditer et donne également son avis sur le choix des manuels à adopter, à
coéditer et sur les livres et les matérielles didactique à acquérir sur le
marché international.
Le comité National du Livre Scolaire est responsable de la sélection des
manuscrit élaborés tant par le personnel de l’IPN que par les auteurs
privés. Afin d’assurer plus efficacement la distribution des manuels
scolaires sur tout le territoire national, il sera mis en place un circuit de
distribution impliquant différents niveaux (DAF, DNEF, APE, AE, CAP,
ECOLES). La distribution devra se faire selon un ratio élève / manuel
déterminé.
L'option consiste à céder des manuels aux APE et aux structures
décentralisées contre le paiement d'une somme forfaitaire par élève et
par an titre de frais d'utilisation. Cette somme ne sera pas remboursée.
Elle alimentera le fonds de remboursement des manuels.
Enfin cette politique de livre scolaire préconise l'institution d'un fonds de
renouvellement des manuels généré par la subvention de l'Etat et par les
frais d'utilisation des livres.

7. Au regard des nouvelles finalités du système éducatif, le PRODEC opte


pour une redéfinition des profils des enseignants, un renforcement de
leur formation. Un accent particulier sera mis sur la formation initiale
rapprochée et plus pratique et la formation continue rapprochée et
effective.
La formation des enseignants constitue un axe majeur du PRODEC. Les
nouvelles finalités de l'Enseignement Fondamental et la nécessité de
l’amélioration de la qualité exigent un nouveau type d'enseignement.
L'enseignant nouveau doit être polyvalent, compétente responsable.
L'Etat est le principal responsable de la formation des enseignants.
Les nouveaux profils des enseignants pour l'Enseignement Fondamental,
bloc unique nécessiteront une nouvelle approche de la formation des
formateurs. Les maîtres ou maîtresses du bloc unique de l'enseignement
seront chargés d'enseigner la ou les langues maternelles, de dispenser et
de faciliter l'apprentissage pratique (initiation aux métiers). Le schéma
d'enseignement sera le suivant :
Un maître ou une maîtresse généraliste jusqu'en 6éme année avec des
compétences nécessaire à ce niveau ;
Deux maitres ou maitresses spécialistes pour les matières littéraires et
scientifiques pour les 7ème. 8ème et 9ème années, qui seront assistés d'un
maître (facilitation animateur) chargé de la formation pratique et de
l'initiation aux métiers.
Au niveau de l'enseignement fondamental, les enseignants doivent :
- Maîtriser leurs disciplines et la didactique de celle-ci;
- Maîtriser les techniques d'évaluation ;
- Maîtriser les techniques d'animation socioculturelles ;
- Maîtriser la langue maternelle comme moyen d'expression et de
communication et comme objet d'enseignement ;
- Maîtriser la législation et la morale professionnelle.

8. La refondation du système éducatif, finalité du programme décennal,


s'inscrit dans la politique de décentralisation de la troisième République
qui doit se traduire par une gestion décentralisée de l'éducation. Celle-ci
requière :
- La recommandation de complémentarité des rôles des différents
partenaires ;
- La redéfinition des rôles ;
- L'implication résolue du privé.

9. La restructuration des services étatiques est une exigence de


décentralisation. Elle est une condition institutionnelle de la
décentralisation, et ne peut se
réaliser, vu le contexte, sans la normalisation des structures suivant
laquelle :
- Les services centraux ont une vocation nationale, et sont chargés d'une
part d’élaborer les éléments de la politique du département, de veiller à
en assurer l'exécution, d'autre part d'assurer la coordination et le contrôle
technique des services régionaux, des services rattachés et des
organismes personnalisés ;
- Les services régionaux ont une vocation régionale, et sont chargés de la
coordination, du suivi et du contrôle des services régionaux, sub-
régionaux et de l'appui conseil aux collectivités territoriales ;
- Les Services régionaux dont en l'occurrence les Académies
d'Enseignement relèvent strictement de l'autorité administrative des
Hauts commissaires représentant l'ensemble des ministres et de
l’autorité technique de la direction centrales ;
- Les services sub-régionaux assurent des fonctions de gestion
d'exécution et d'assistance aux collectivités territoriales et aux
communautés.
Le deuxième fondement de la restructuration des services éducatifs est
dicté par la spécificité des objectifs du Programme Décennal de
l'Education : l'atteinte de ces objectifs requiert des structures spécifiques
et appropriées.
10. L’expérience dans la préparation du Programme Décennal
commande que pour sa mise en œuvre et sa réussite, il est vital
d'instaurer et nourrir un dialogue permanent avec el les partenaires à
chaque phase du programme.
11. Le développement des ressources humaines étant un axe prioritaire
dans le document de politique économique et financière, le PRODEC
bénéficiera d'une part accrue et soutenue de l'Etat, des collectivités
territoriales, communautés, du privé et des partenaires techniques et
financiers. Pour ce faire il faut :
Accroître la part du budget d'Etat allouée à l'éducation jusqu'à 27% en l'an
2008 ;
Allouer au minimum 20% des budgets des collectivités territoriales à
l'éducation pour taire face aux charges récurrentes et aux dépenses
d’inverseriez.
Mobiliser davantage les partenaires techniques et financiers et les ONG
au financement du système éducatif.
Equilibrer le dépenses récurrentes entre les ordres d'enseignement en
donnant la priorité à l'enseignement fondamental ;
Gérer de manière rationnelle les ressources allouées au système
éducatif.

LES ORDRES ET TYPES D'ENSEIGNEMENT


LOI N° 99 - 046 / DU 28 DEC. 1999 PORTANT LOI
D’ORIENTATION SUR L'EDUCATION.

TITRE III DE L'ORGANISATION DU SYSTEME FOUCATIF

CHAPITRE 1 : DES ORDRES ET TYPES D'ENSEIGNEMENT

Article 29 : Le système éducatif en République du Mali comprend les


ordres suivants :
- Education préscolaire ;
- L’enseignement fondamental ;
- L’enseignement secondaire ;
- L’enseignement supérieur ;
Article 30 : Le système éducatif en République du Mali comprend les
types d’enseignement suivants :
- L’éducation non formelle ;
- L’éducation spéciale ;
- L’enseignement normal ;
- La formation technique et professionnelle.

SECTION 1 : EDUCATION PRESCOLAIRE


Article 31 : L’éducation préscolaire a pour objet de développer les
capacités physiques, morales et intellectuelles des enfants afin de
faciliter leur scolarisation et leur intégration à l’école.
Article : L’éducation préscolaire s’adresse aux enfants âgés de 0 à 6ans.
Elle est assurée par des institutions spécialisées dont les conditions de
création d’ouverture et les modalités de fonctionnement sont fixées par
voie réglementaire.
SECTION 2 ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL
Article 33 : L’enseignement fondamental a pour objet de développer chez
les élèves des apprentissages fondamentaux qui contribueront au
développement progressif de leur autonomie intellectuelle, physique et
morale afin de leur permettre de poursuivre leurs études ou de s’insérer
dans la vie active.
Article 34: L'enseignement fondamental est un bloc unique de 9 ans. Il
réveille les enfants à partir de 6 ans.
Article 35: L'enseignement fondamental est sanctionné par le Diplôme
d’études Fondamentales (DEE).
Article 36 : L'organisation et les modalités de fonctionnement de
l’enseignement fondamental sont fixées par décret pris en Conseil des
ministres.

SECTION 3 : ENSEIGNEMENT SECONDAIRE GENERAL ET


TECHNIQUE :
Article 37 : L’enseignement secondaire général et technique a pour
mission de faire acquérir aux élèves des connaissances générales et
techniques, théoriques pratiques, des modes et des moyens de pensée
constituant la base commune les diverses spécialités du savoir, en vue
de leur permettre de poursuivre des études supérieures ou de s'insérer
dans la Vie active.
L'enseignement secondaire général et technique est dispensé dans les
lycées.
Article 38 : L•enseignement secondaire générera et technique est
sanctionné par le baccalauréat.
Article 39: L’organisation et les modalités de fonctionnement de
l'enseignement secondaire sont fixées par décret pris un Conseil des
Ministres.

SECTION 4-: ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


Article 40 : L’enseignement supérieur prépare pour toutes les branches
de I’activité nationale des spécialistes hatement qualifiés et des
chercheurs capables de réaliser un travail créateur dans tous les
domaines de la science et de la technologie. Il prépare aux diplômes du
premier et du second cycle de l’enseignement supérieur et aux diplômes
postuniversitaires. L’enseignement supérieur est dispensé dans les
Instituts, les facultés et les Grandes Ecoles.
Article 41 : L'organisation et les modalités de fonctionnement de
l’enseignement supérieur sont fixées par décret pris en Conseil des
Ministres..

SECTION 5 : EDUCATION NON FORMELLE


Article 42: L'éducation non formelle a pour but de mettre en œuvre toute
forme appropriée d'éducation de jeunes non scolarisés ou déscolarisés
et d'adultes en vue d'assurer leur promotion sociale, culturelle et
économique.
Article 43: Le développement des Centres 'Education pour le
Développement (CED) se fait à partir du vécu des communautés à la
base et dans le cadre d'une politique nationale et la hauteur de
l’importance accordée à l'enseignement' fondamental.
Article 44 : Les stratégies éducatives dans les Centres d'Education pour
le développement (ced) et celle de l’école formelle doivent s’enrichir
mutuellement pour permettre I’ émergence d'une école endogène plus
ancrée dans les réalités socioculturelles et économiques des
communautés à la base.
Article 45: L'organisation et les modalités de fonctionnement de
l'éducation non formelle sont fixées par décret pris en Conseil des
Ministres.

SECTION 6 : EDUCATIQN SPECIALE


Article 46 : L'éducation spéciale a pour objet de donner des soins
éducatifs appropriés aux enfants et aux adolescents handicapés afin de
leur permettre?: de conquérir: ou de reconquérir leur autonomie
intellectuelle, physique et morale et de s'insérer harmonieusement dans
le contexte social.
Article 47: L'éducation spéciale s'adresse aux grands handicapés.
Article 48 : L'organisation et les modalités de fonctionnement de
l'éducation spéciale sont fixées par un décret pris en Conseil des
Ministres.

SECTION 7 : ENSEIGNEMENT NORMAL.


Article 49 : L'enseignement normal a pour mission d'assurer la formation
des enseignants pour l'éducation préscolaire et l'enseignement
fondamental.
L'enseignement normal est dispensé dans des structures spécialisées
dans la formation des maîtres.
Article 50 : l'organisation et les modalités de fonctionnement de
l'enseignement normal sont fixées par décret pris en Conseil des
ministres.
SECTION 8: FORMATION TECHNIOUE ET PROFEMNNELLE.
Article 51 : La formation technique et professionnelle a pour objet de
développer les compétences requises pour l’exercice d'un emploi ou d’un
métier.
La formation technique et professionnelle est donnée dans des centres
de formation, les instituts et les entreprises.
Article 52 : L'organisation et les modalités de fonctionnement de la
formation et professionnelle sont fixées par décret pris en Conseil des
Ministres.

SECTION 9 : EDUCATION INFORMELLE


Article 53: En raison de l'influence considérable qu'exerce l’éducation
informelle sur l'individu, les groupes sociaux et la population dans son
ensemble, I 'Etat, avec le concours de la cellule familiale et des groupes
sociaux exerce un contrôle sur les canaux de la diffusion et sur les
messages diffusés afin que soient respectées les valeurs sociales et
culturelles de la société.

LE REGLEMENT INTERIEUR DES ECOLES FONDAMENTALES


ARRÊTÉ:
TITRE 1er-: OBJET
ARTCLE 1er: Le Règlement Intérieur des Ecoles fondement est fixé conformément
aux dispositions du présent arrêté.

TITRE II : DE L'ADMINISTRATION DE L'ECOLE


CHAPITRE 1er: DES DISPOSITION GENERALES
ARTICLE 2: L'administration de l'école relève de la compétence exclusive du
personnel enseignant: Directeur d'école, Surveillants Généraux, Maîtres d'école
chacun dans son domaine.
Les gardiens, les manœuvres, le personnel des cantines scolaires et autres
constituent les auxiliaires de l'administration de l'école.
ARTICLE3: L’administration de l'école est chargée de veiller à l'application °correcte
des lois règlements régissant la vie de l'école. A ce titre, elle reçoit les instructions
des instances hiérarchiques dont elle dépend : Inspecteur de l'Enseignement
Fondamental, Directeur Régional de l'Éducation, Directeur National de l'Enseignement
Fondamental et du Ministre chargé de l'enseignement fondamental.
CHAPITRE II: DU DOMAINE SCOLAIRE,
DEFINITION: Le domaine scolaire comprend, en principe, les classes, la cour, le
logement du Directeur et son bureau, un magasin, une salle de réunion pouvant
convenir à l'éducation des adultes, des installations sanitaires, les logements du
personnel, un jardin, une ferme, un atelier.

Législation scolaire
ARTICLE4: Le domaine scolaire est inviolable. Nul n'a le droit de troubler la quiétude
de l'école, de se servir des locaux et dépendances sans l'autorisation préalable du
Directeur•
Nul n'a le droit d'y tenir des réunions et manifestations ni de faire les propagandes a
caractère politique.
Les locaux ne peuvent être utilisés qu'à des fins prévues par la réglementation en
vigueur.
ARTICLE5: les élèves sont sous la responsabilité de l'école durant les jours et heures
ouvrables.

ARTICLES6: Les maîtres doivent être présents à l'école lavant heure pour la
préparation matérielle de la classe.

ARTICLE7: Les récréations prolongées sont interdites.

ARTICLES8: il est interdit de soustraire les élèves des cours des fins personnelles.

ARTICLE9: Tous les maîtres sont tenus de présenter leurs préparations au Directeur
conforment à un calendrier établi par lui.
Les documents officiels et affichages réglementaires doivent être tenus à jour avec
le plus grand soin.

ARTICLE10: les élèves et les maitres doivent prendre soin des fournitures scolaires et
de l'environnement

ARTICIE11: La propreté et l'embellissement de l'école, l'entretien des arbres et des


parterres incombe à tous les acteurs de l'école : maîtres, élèves et auxiliaire de
l'administration de l'école.
Le balayage à sec est à éviter et le gaspillage de l'eau est interdit.

CHAPITRE III: DES COOPERATIVES SCOLAOIRES:

ARTICLES 12: La coopérative scolaire est une institution obligatoire au niveau de


toutes les écoles fondamentales du Mali.

ARTICLE13 : La coopérative scolaire a pour but :


1. D'apprendre aux enfants le sens des responsabilités ;
2. De créer entre les membres un climat de confiance, de solidarité et d'entraide;
3. De donner aux élèves des notions élémentaires de gestion et de cultiver chez eux
l'esprit d'initiative ;
4. De permettre a l'école de fonctionner et de Participer, aux œuvres de bienfaisance
et de secourt; mutuels.

Législative scolaire

5. De cultiver chez les enfants, grâce à cette vie communautaire le sens de la


relativité et le respect de l'autre;
6. D'embellir l'école en vue de la faire aimer :
7. D'entretenir et d'améliorer entre autres, la bibliothèque et le musée scolaires,
matériel de jeux ;
8. D'organiser des fêtes scolaires et sportives, des voyages d'études études et des
excursions ;
9. De préserver les liens de solidarité entre l'école et les familles.

ARTICLES14 : Tous les élèves d'une école: sont d'office membres de la coopérative
de ladite école.
Les anciens élèves et les amis de l'école peuvent participer a la vie de la coopérative
en tant que membres honoraires.

ARTICLES15: Au niveau de chaque classe est institué un bureau de classe élu en


assemblée générale des élèves. Le bureau de classe est composé de:
- Un président
- Un Trésorier
- Un Trésorier Adjoint
- Un Commissaire aux Comptes.
. Les membres des bureaux des classes réunis en assemblée générale élisent un
bureau de l'école.
Le Directeur d'école et un représentant de l'Association des Parents d'élèves (APE)
sont membres de droit du bureau. Ils sont chargés de veilles à la sécurisation des
fonds.

ARTICLE16: la coopérative est dirigée par un bureau composé de:


- Un président
- Un Trésorier
- Un Trésorier Adjoint
- Un Commissaire aux Comptes

ARTICLE17: Les ressources de la coopérative proviennent des cotisations, des


membres, des dons, subventions, legs, secours et autres contributions en nature ou
en espèces, les produits des fêtes. Kermesses, bals et toutes autres manifestations
organisées par les élèves.

ARTICLE18 : Les cotisations sont fixées par le coopérateur réunis en assemblée


générale sous la direction du Directeur de l'école.
ARTICIE19: Au niveau de chaque classe sont tenus trois (3) registres:
1. Registre de la liste des membres
2. Registre de recettes et dépenses
3. Registre de la situation dos membres du point de vue du payement des cotisations.

Législation scolaire

Les registres visés au présent alinéa sont tenus par les élèves responsables sous le
contrôle du maitre responsable.
ARTICLE20: Au niveau du bureau de la coopérative de l'école sont tenus trois (3I
registres.
1. Registre de la liste des membres
2. Registre de recettes et dépenses
3. Registre de la situation des membres du point de vue du payement des cotisations.
Les registres visés au précédent alinéa sont tenus par les membres du bureau
conformément de leurs attributions-sous le contrôle du Directeur de l'école.

ARTICLE21: Chaque bureau de classe dispose d'un carnet à souches destiné la


délivrance des reçus en bonne et due forme pour les paiements des cotisations.

ARTICLE22: Les cotisations perçues par les trésoriers des bureaux de classe sont
versées au Trésorier Général contre reçu en bonne et due forme, établi à partir d'un
carnet à souches.

ARTICLE23: Les ressources pour la coopérative ne sauraient en aucun cas être


utilisées des fins personnelles

ARTICLE24: Les responsables de la coopérative doivent à toute réquisition de


l'administration scolaire ou de l'APE donner la situation exacte de la caisse.

ARTICLE25: Chaque Directeur d'école adresse à l'Inspecteur de l'Enseignement


Fondamental dont il relève un compte rendu mensuel sur la situation de la
coopérative de son sole.

TITRE III: DE LA FREQUENTATIONSCOLAIRE:

ARTICLE26: Les horaires de travail sont fixés comme suit:


Malin: de 07h 45mn à 12h 00mn tous les jours ouvrables de récole.
Après: de 15h 00mn à 17h 20mn, lundi, mardi et vendredi.
Les élèves bénéficient d'une récréation de 15 minutes, le matin de 10h 00mn à
10h15mn et l'après-midi de 16h 00mn â 16h 15mn.

ARTICLE27: les horaires peuvent être modifiés selon le cas et les saisons par
l'administration scolaire sans autant excéder la masse horaire officielle.

ARTICLE28: Les maîtres sont tenus de respecter les horaires de travail. Seul le maitre
de semaine ou k surveillant général sonne les rentrées et les sorties.

Législation scolaire

ARTICLE29: Les élèves retardataires sont admis en classe sur autorisation du maitre,
du surveillant général ou du Directeur. Aucun élève ne doit traîner dans la cours ou
devant les classes pendant les heures de cours.

ARTICLE30: En cas d'empêchement d'un élève de se rendre à l’école, les parents sont
tenus d'en informer l'administration scolaire le plus tôt possible.
En cas d'absence non justifiée d'un élève à l'école, passe 48 heures, l'administration
scolaire en informe les parents.
ARTICLE31: Tout élève malade doit se faire inscrire dans le cahier de visite médicale
ou sur une fiche délivrée à cet effet.

ARTICLE32: Tout repos médical concernant un maître ou un élève; n'est valable que
lorsqu'il est conforme à la réglementation en vigueur en la matière.

TITRE IV: DE LA DISCIPLINE:

CHAPITRE VI: DES DIPOSITIONS GENERALES:

ARTICLE33:les maitres, les élèves sont responsables du maintien de la discipline


sous la supervision du Directeur de l'école, du surveillant général et du maître de
semaine.

ARTICLE34: Les châtiments corporels sont formellement interdits.

ARTICLE35: Les élèves doivent se présenter à l'école dans des habits propres dont la
décence ne heurte pas la culture du milieu.

ARTICLE36: Les élèves doivent être obéissants et disciplinés vis-à-vis des maitres
respectueux entre eux.

ARTICLE37: Lemaitre doit être respectueux envers la hiérarchie, ses collègues et les
élève et avoir un comportement respectable en toute circonstance.

ARTICLE38: Les injures, vols, coups de jeux violents sont interdits à l'école. Est
également interdit le port d'objets pointus, tranchants ou jugés dangereux.

ARTICLE39: Tout litige entre élèves ou maitre(s) et élève(s) doit Etre porté à la
connaissance de l'administration Scolaire concernée.

ARTICLE40: les fraudes el tentatives de fraude lors des interrogations. Compositions


et

Législation scolaire

Examens sont punis conformément aux textes en vigueur.

ARTICLE41: Les cas d'indiscipline caractérisée relèvent du conseil de discipline prévu


à l'article 48.

ARTICLE42: Tout commerce contraire à la mission éducative de l'école est


strictement prohibé.
ARTICLE43: Il est formellement interdit de manger, fumer ou de consommer du thé
en classe.
Il est formellement interdit aux élèves de fumer dans l'enceinte de l'école.

ARTICLE44: Il est interdit de satisfaire les besoins naturels en dehors des lieux
appropriés, d'écrire ou de cracher sur les murs, les battants et les tables bancs, e
d'avoir tout comportement contraire aux règles d'hygiène.

ARTICLE45: les objets salissants doivent être déposés dans des récipients
appropriés ou dans des endroits aménagés à cet effet.

ARTICLE46: Les imprimés et tous documents contraires aux bonnes mœurs sont
interdits à I 'école.

CHAPITRE V: DU CONSEIL DE DISCIPLINE:

ARTICLE47: Il est institué au niveau de chaque école un conseil de discipline.


Le conseil de discipline est composé du Directeur de l'école, des maîtres, d'un
représentant des parents d'élèves et d'un délégué des élèves.

ARTICLE48 : Le conseil de discipline statue sur les cas d'indiscipline caractérisée


préjudiciables à l'action éducative, commis par un élève dans son établissement et
dûment constatés.

ARTICLE49: Le conseil de discipline siège chaque fois que les circonstances l'exigent.
Il se réunit sur convocation du directeur de l'école ou à la demande de la majorité
simple des enseignants de l'établissement.

ARTICLE50: Le conseil de discipline est présidé par le Directeur de l'école ou son


remplaçant désigné à cet effet.

ARTICLE51: Le procès-verbal de la réunion est tenu par un secrétaire de séance


choisi parmi les membres du conseil de maitres par le Directeur de l'école.

Législation scolaire

Une copie du procès-verbal est adressée à l'administration scolaire supérieure, à


l'Association des Parents d'Elèves (APE) et aux syndicats représentés à l'école.

ARTICLE52: Les décisions du conseil de discipline sont prises par consensus ou par
vote, le Directeur de l'école étant garant de la légalité des décisions prises.
Le représentant de l'APE et le délégué des élèves ont voix consultative.

ARTICLE53: L'élève fautif d / ou le maitre concerné sont convoqués pour eue


seulement entendus. Ils doivent se retirer après audition.
ARTICLE54: Les décisions du conseil de discipline ne peuvent être publiées qu'âpres
approbation de l'administration scolaire.
Cependant, l'exclusion temporaire de trois (3) jours est automatiquement exécutoire.

ARTICLE 55: Les mesures disciplinaires arrêtées par l'administration scolaire doivent
être notifiées aux membres du conseil de discipline, aux maitres concernés et aux
parents d'élèves fautif par les voies appropriées.

TITRE V : DRS DISPOSITIONS FINALES


ARTICLE56: Les Maitres, parents et élèves veillent à l'application stricte du présent
règlement qui sera lu, commenté, affiché dans toutes les classes à chaque rentrée
scolaire.

ARTICLE57: Chaque Directeur d'école pourra compléter les dispositions du présent


règlement intérieur selon les exigences du milieu et sous la responsabilité de
l'Inspecteur.

ARTICLE58: Toutes les dispositions antérieures contraires sont abrogées.

ARTICLE59: Les Directeurs d'écoles fondamentales sont chargés de l'application du


présent arrêtée qui sera enregistré et communiqué partout où besoin sera.

Législation scolaire
L'évolution de la Reforme de 1962
L'organisation structurelle du système éducatif malien
L'école- la classe

L'ORGANISATION DE L'ECOLE

L'école fonctionne sur la base de la gestion démocratique. Le Directeur et les maîtres


d'école doivent participer à ce fonctionnement.
Le rôle du Directeur de l'école est à la fois pédagogique et administratif. Le Directeur
est comme les autres maîtres, la tache d'animer sa classe et aussi celle d'assurer
l'unité d'enseignement dans toute l'école en contrôlant le travail pédagogique des
adjoints.
Cette tâche est particulièrement importante à l'égard des jeunes maîtres.

[Link] rôle pédagogique du Directeur de l'école:


Au plan pédagogique le Directeur de l'école est chargé :
Du respect des horaires, programmes et institutions officielles ;
Du contrôle des cahiers de préparation de ses adjoints ;
Du contrôle de quelques cahiers de devoirs et du cahier de roulement, une fois par
semaine dans chaque classe;
Du contrôle des registres et pièces réglementaires ;
D'organiser des leçons d'essai (modèles) suivies des critiques à l’intention de ses
adjoints toutes les fois où le besoin se fera sentir, en tout cas au moins une fois par
mois.
De veiller au respect de l'esprit de la gestion démocratique de l'école.
2. Le rôle administratif du Directeur de l'école:

Au plan administratif le Directeur de l'école est chargé:


De la gestion du personnel.
- Surveillance de la présence des maîtres ;
- Porter, une fois par an, des appréciations sur les bulletins de note de ses adjoins;
- Acheminer les demandes d'autorisation d'absence, de congé, etc;
- Ternir l'état d'effectif du personnel ;
- Rendre compte à ses chefs hiérarchiques de tout événement survenu à l'école;
- Tenir à jour les états d'avancement et de promotion, du personnel et signaler aux
services compétents, tous retards et irrégularités constatées ;
- Proposer les sanctions disciplinaires et les récompenses à ses adjoints ;
- Assurer la présidence du conseil des maitres.
• De la gestion des infrastructures et du matériel:

- Hygiène et bonne tenue des classes;

Législation scolaire

- Entretien des matériels d'enseignement, de sport' ;


- Entretien du mobilier et de toute la concession scolaire ;
Il tient en outre un registre d'inventaire et un registre des livres et fournitures.
- Des relations avec l'extérieur:
- Relations avec les autorités administratives, politiques et les parents d’élèves,
- Correspondances administratives en collaboration avec ses adjoints.

3. Les conseils:
Un conseil d'école est soit un conseil des maîtres ou un conseil de discipline.
- Le conseil des maitres:
Comme son nom l'indique le conseil des maîtres réunit l'ensemble du personnel
enseignant d'une école. Il joue avant tout un rôle d'harmonie et d'unité à l'école. II a
pour rôle; d'une façon générale. de discuter, les questions qui intéressent la vie de
l'école, de prendre des décisions qui facilite son fonctionnement. Ordinairement il y a
un conseil des maîtres d'ouverture des classes et un conseil des maîtres de fin
d'année.

le conseil des maitres d'ouvertures des classes: II consacre sa séance de travail à la


répartition des classes entre les maitres, à l'établissement des emplois du temps et à
l'élaboration du règlement intérieur de l'école.

le conseil maîtres de fin d'année: il tient pour siéger sur les propositions de passage;
de redoublement et exclusion.
Signalons que le Directeur peut provoquer un conseil des maîtres, toutes les fois où
le besoin se fait sentir, pour porter des informations à la connaissance de ses
adjoints ou demander leur avis pour une décision à prendre. Par exemple faire le
compte rendu des réunions du Directeur de CAP avec les Directeurs d'école.
Un cahier des Procès Verbaux (PV) des conseils doit être tenu.
Le Directeur de l'école préside le conseil.

le conseil de discipline:
Le conseil de discipline se tient pour sanctionner les cas d'indiscipline graves des
élèves. Il se compose :
- Du Directeur de l'école (Président) ;
- Des maîtres de l'école ;
- Du représentant de l'AM ;
- Du délégué des élèves.

4. La coopérative scolaire :
La coopérative scolaire est une société d'élèves, gérée par eux avec le concours des
maîtres en vue d'activités communautaires et de socialisation.
Les textes instituant la coopérative dans nos écoles fondamentales sont précis
quant aux buts, aux objectifs, à l'organisation et au fonctionnement de cette
institution scolaire.
Elle instaure au sein de la petite: communauté une atmosphère de solidarité et
d'entraide. Elle

Législation scolaire

Cultive aussi chez les élèves le sens de la responsabilité de la relativité, et les initient
aux notions élémentaires de gestion.
Précisons dès maintenant que la coopérative scolaire n'est pas une institution
financière, mais plutôt un instrument pédagogique au service de l'éducation des
enfants. De fait, sa gestion ne saurait être soumise à certaines règles établies de
l'orthodoxie financière.

5-L'Association des Parents d'Elèves ( APE):


A l'origine les Associations des Parents d'Elèves n'étaient que des auxiliaires
consultés dans le soucis d'une meilleure application de la discipline et d'un meilleur
fonctionnement des établissements scolaires.
Aujourd'hui APE constituent des véritables partenaires (techniques et financiers) de
l'école malienne, Elles ont comme rôles et responsabilités :
- La sensibilisation des populations ;
- La construction, l'équipement, l'entretien des infrastructures, et la gestion de l'école
- Le recrutement des élèves.
Les fonds des APE sont alimentés par des cotisations et des prélèvements sur les
impôts.
Elles peuvent recevoir aussi des dons privés on percevoir des cotisations
occasionnelles au niveau local.
C'est une association administrée par un bureau composé de: un (I) Président, un (I)
Vice-président, un (I) Secrétaire administratif, un (I) Secrétaire administratif adjoint,
un Trésorier général, un (I) Trésorier général adjoint, deux (2) Commissaires aux
comptes. Quatre (4) Conseillers techniques.
Les chefs d'établissement sont membres de droit.
Les membres du Bureau sont élus pour un an par les parents d'élèves réunis en
assemblée générale.
Les fonctions des membres du bureau de l'Association sont gratuites.
Aucune dépense ne peut être effectuée par le Trésorier qu'en vertu d'un Bon signé du
Président et du secrétaire administratif. L'Association est représentée en justice et
dans les actes de la vie civile par son Président.
Les fonds de PAPE ne peuvent Eut utilises que pour :
La contribution aux dépenses de la Fédération des API: (FAPE).
Les frais de fonctionnement de l'Association et naturellement les dépenses rentrant
dans les buts qu'elle poursuit.

6- Les autorités dont relève l'école fondamentale :


L'enseignement fondamental est placé sous l'administration et le contrôle technique
du Directeur National de l'éducation de Base au plan national et du Directeur de
l'Académie au Plan régional qui relèvent tous deux du Ministère de l'éducation
nationale.

Législation scolaire

Le Directeur de CAP relève du Directeur National de l'Éducation de Base et du


Directeur de l'Académie. Il est le chef du personnel enseignant de la circonscription. Il
inspecte et note les maitres. Dans ses appréciations, il tient compte de leur action
sociale et de leur dévouement aux taches éducatives.
Il est chargé des conférences pédagogiques, donne son avis sur le plan de
développement scolaire es veille à son exécution et au respect des programmes et
horaires.
Le Directeur de CAP donne son avis pour tout acte administratif concernant le
personnel de la circonscription.
Le Directeur de l'école assure la bonne marche de son établissement. Le conseille les
maitres et peut assister à la classe de ses adjoints.

Législation scolaire,
L'évolution de la Reforme de 1962
L'organisation structurale du système éducatif malien
L'école - la classe

L'ORGANISTION DE LA CLASSE

L'organisation de la classe est une tâche qui incombe au maitre titulaire de la classe.
Une bonne organisation de la classe suppose la tenue par le maitre d'un certain
nombre de registres et les affichages réglementaires.

Les registres de classe et leur rôle:


Les registres scolaires dont la tenue est obligatoire pour le maitre dans sa classe
sont :
• le registre d'appel: pour la constatation des présences journalières II est tenu par le
maitre de la classe. Les élèves y sont inscrits par ordre alphabétique. IL permet de
faire le bilan des absences et présences mensuelles.
-Mode remplissage: L'absence de la matinée est marquée d'un trait vertical (I). Celle
de l'après-midi est marquée d'un trait horizontal (-). L'absence de la journée est donc
marquée d'un trait vertical et d'un trait horizontal (+).
Signalons que les jours non ouvrables ne sont pas pris en compte.
Comment arrêter le registre d'appel:
Présences possibles =
Total des absences du mois =
Présences effectives
Pourcentage de fréquentation =
Pourcentage des absences =
Arrête le présent registre à la date du --- 2005.
Le Maitre le Directeur
Le registre ou cahier de note, pour le port et la conservation des notes des élèves
dans les classes successives. Il est tenu par le maître de la classe.

• Le registre ou cahier de visite médicale, pour les consultations médicales.


2. Les affichages réglementaires de la classe :

- Le maitre doit avoir dans sa classe chaque matin nombre de documents qui sont :
- emploi du temps et les horaires;
- Les répartitions mensuelles
- La liste des récitations et chants étudiés en classe,
- La liste nominative des élèves, organisée selon le schéma suivant.

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