0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
3 vues4 pages

Test de mathématiques : fonctions et limites

Transféré par

محمد مومو
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
3 vues4 pages

Test de mathématiques : fonctions et limites

Transféré par

محمد مومو
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Test No2 et devoir surveillé No6

Samedi 25 janvier 2003


- Durée : 50 minutes et 3 heures -

Test de connaissances :
Les calculs nécessaires doivent figurer sur la copie.
cos(ln x)
1) Donner le domaine de définition de la fonction f : x −→ √ . Calculer sa dérivée.
sin x
2) Rappeler l’énoncé exact du théorème de la formule de Taylor-Lagrange.
3) Rappeler la définition d’une fonction convexe. Qu’entend t-on par inégalité aux pentes
des sécantes ? En donner une illustration.
4) Soit n ∈ N. Pourquoi la fonction x −→ (1 + x)α admet-elle un développement limité en
0 à l’ordre n ? Donner
 l’expression de cedéveloppement.
2 1
5) Calculer lim 2 + .
x→0 sin x ln(cos x)
sh x − 2 sh(2x) + sh 3x
6) Calculer lim √ .
x→0 ln(1 + x + 2x2 ) + 1 − 2x − 1 − x2
7) Donner un développement asymptotique de trois termes de x −→ ln(1 + x + x2 ) pour
x tendant vers +∞.
8) Donner un développement  asymptotique de trois termes de x −→ tan x pour x tendant
π π
vers (avec des puissances de x − ).
2 2
9) Grâce à la théorie des développements limités, démontrer que les fonctions x −→ sin x,
x −→ sin(x2 ) et x −→ sin(x3 ) sont libres dans F(R, R).

Devoir no 6 :

On prendra bien soin de préciser toute notation non donnée dans l’énoncé. Seules les ques-
tions convenablement illustrées lorsque la situation l’exige seront corrigées.
La quatrième partie n’est pas à rédiger en temps limité.
Il sera tenu grand compte de la rédaction et seules les conclusions et les résultats mis en
valeur seront pris en compte.
Soit f : R −→ R une application de classe C 1 . Nous notons f n la n-ième itérée de f
c’est-à-dire :

f 0 = IR , et pour tout n ∈ N, f n+1 = f ◦ f n

Nous dirons que x0 ∈ R est un point fixe de f si f (x0 ) = x0 . Plus généralement, nous
dirons que x0 est un point périodique de f s’il existe un entier q  1 tel que f q (x0 ) = x0 et
nous appellerons période de x0 le plus petit entier q  1 vérifiant cette égalité. Si, de plus,
|(f q ) (x0 )| < 1, nous dirons que x0 est un point périodique attractif de f . Nous appellerons
orbite d’un point périodique x0 de période q l’ensemble :
 
O(x0 ) = f i (x0 ), 0  i  q − 1

Si x0 est un point périodique attractif, nous dirons que O(x0 ) est une orbite périodique
attractive.
Si g : R −→ R est continue, U un ouvert de R, on pourra utiliser sans démonstration le fait
que g <−1> (U ), image réciproque de U par g, est un ouvert de R.
Pour tout c ∈ R, on considère :

R −→ R
fc : x −→ x + c
2

Le but du problème est de montrer que chaque fonction fc a au plus une orbite périodique
attractive. On notera pour n ∈ N, (fc )n = fcn .

Questions préliminaires :
1) Soient I un intervalle de R d’intérieur non vide, g : I −→ R une application de classe
C , x0 ∈ I. On suppose que g  (x0 ) = 0 et g  (x0 ) > 0 . Rappeler ce qu’on peut dire du point x0 .
2

Même question avec g  (x0 ) = 0 et g  (x0 ) < 0.


2) Montrer que pour tout x ∈ R, et tout n ∈ N∗ :


n−1

n 
(f ) (x) = f  f i (x)
i=0

3) Soit x0 un point périodique de f de période q.


a . Pour tout N ∈ N, on écrit N = bq + r où b ∈ N, r ∈ N avec 0  r  q − 1. Montrer
que :

f N (x0 ) = f r (x0 )

b . Soient i < j dans {0, 1, . . . , q − 1}. Montrer que :

f i (x0 ) =
/ f j (x0 )

c . En déduire que pour tout 1  i  q − 1, f i (x0 ) est un point périodique de période q


et dont l’orbite est exactement celle de x0 .
d . On suppose de plus que x0 est un point périodique attractif. Montrer que, pour tout
1  i  q − 1, f i (x0 ) est aussi un point périodique attractif.

I. Première partie :
Soit c ∈ R.
1) On suppose c > 14 . Montrer que pour tout x ∈ R :

lim fcn (x) = +∞


n→+∞

Quels sont les points périodiques de fc ?


2) On suppose c = 14 . Soit x ∈ R. Montrer que si |x| > 1
2
:

lim fcn (x) = +∞


n→+∞
et que si |x|  1
2
:
1
lim fcn (x) =
n→+∞ 2
Quels sont les points périodiques de fc ? Quels sont les orbites de ces points ?
3) On suppose c < 14 .
a . Prouver que fc admet deux points fixes α et β, vérifiant −β < α < β et si x ∈ R,
|x| > β :

lim fcn (x) = +∞


n→+∞

b . Tracer le graphe de f−1 .


c . Pour quelles valeurs de c a-t-on l’inclusion :

fc ([−β, β]) ⊂ [−β, β]

Montrer que si cette inclusion n’est pas vérifiée, on a :

lim fcn (0) = +∞


n→+∞

d . Pour quelles valeurs de c, le point α est-il un point périodique attractif ?


e . On suppose 0  c < 14 . Montrer alors que si x ∈] − β, β[, on a :

lim fcn (x) = α


n→+∞

Quels sont les points périodiques de fc ? Lesquels d’entre eux sont attractifs ? Quelles sont les
orbites périodiques attractives ?
II . Deuxième partie :
Nous supposerons dans cette partie que x0 est un point périodique attractif de période q de
f : R −→ R de classe C 1 et nous posons g = f q .
1) a . A l’aide de l’inégalité des accroissements finis, montrer qu’il existe ε > 0 tel que :

∀x ∈]x0 − ε, x0 + ε[, lim g n (x) = x0


n→+∞

b . En déduire que l’ensemble

Ux0 = x ∈ R, lim g n (x) = x0 est ouvert.


n→+∞

Dans la suite de cette partie, on notera Ix0 la réunion des intervalles contenant x0 et contenus
dans Ux0 .
2) Montrer que Ix0 est un intervalle ouvert.
Dans la suite de cette partie, nous supposerons que Ix0 est borné et on notera Ix0 =]a, b[.
3) Etablir les inclusions :

g(]a, b[) ⊂]a, b[ et g({a, b}) ⊂ {a, b}

4) On suppose de plus que g  ne s’annule pas sur ]a, b[.


a . Montrer que la dérivée de h = g ◦ g ne s’annule pas sur ]a, b[ et que h(a) = a et
h(b) = b.
b . En déduire qu’il existe a ∈]a, x0 [ et b ∈]x0 , b[ tels que :

h (a ) = h (b ) = 1
III . Troisième partie :
On note E l’ensemble des applications f : R −→ R de classe C 3 vérifiant la condition :

∀x ∈ R, f  (x) =
/ 0 =⇒ 2f  (x)f  (x) − 3f  (x)2 < 0

et on appellera point critique de f un point x ∈ R tel que :

f  (x) = 0

1) Montrer que les applications suivantes appartiennent à E et déterminer dans chaque cas
l’ensemble des points critiques :

x −→ sin x, x −→ eλx , x −→ x2 + c

où λ ∈ R et c ∈ R.
2) Montrer que si f et g sont dans E, il en est de même de f ◦ g. En déduire que si f ∈ E
et n  1, alors f n ∈ E.
3) Soit f ∈ E.
a . Montrer que si l’application x −→ |f  (x)| admet un minimum local en un point x1
alors f  (x1 ) = 0.
b . En déduire que si la dérivée de f ne s’annule pas sur ]a, b[, alors pour tout x ∈]a, b[ :

|f  (x)| > inf (|f  (a)|, |f  (b)|)

4) Soit f ∈ E admettant un point périodique x0 de période q. A l’aide des résultats des


parties II. et III. vérifier que l’une des trois conditions suivantes est satisfaite :
• Pour tout x ∈] − ∞, x0 ], limn→+∞ f qn (x) = x0 .
• Pour tout x ∈ [x0 , +∞[, limn→+∞ f qn (x) = x0 .
• Il existe un point critique y ∈ R de f et x ∈ O(x0 ) tels que :

lim f qn (y) = x
n→+∞

IV . Quatrième partie :
1) On suppose −2  c < 0. Montrer que si x0 et x1 sont deux points périodiques attractifs
de fc , ils ont la même orbite.
2) On suppose c < −2. Montrer que fc n’a pas de point périodique attractif.
3) Plus généralement, montrer que si P est un polynôme de degré d  2 tel que les racines
de P  sont réelles, l’application x −→ P (x) a au plus d − 1 orbites attractives (on commencera

par exprimer la fraction rationnelle PP  en fonction des racines de P  ).

Vous aimerez peut-être aussi