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Avis Technique sur Ossatures Béton Armé

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Remplacé le : 29/03/2001 par le n° 3/01-353

Avis Technique 3/00-342

e
lid
va
Ossature
Éléments de structure I.B.
on
Frame
Stabwerk Titulaire : L’INDUSTRIELLE DU BÉTON
F-60820 Boran-sur-Oise
en
Tél. : 03 44 21 61 00
Fax : 03 44 21 87 48
qu
ni
ch
Te
is
Av

Commission chargée de formuler des Avis Techniques


(arrêté du 2 décembre 1969)
Groupe Spécialisé n° 3
Structures, planchers et autres composants structuraux

Vu pour enregistrement le 9 avril 2001

Pour le CSTB : J.-D. Merlet, Directeur Technique Bulletin des Avis Techniques
n° 421 (juillet-août 2001)

Secrétariat de la commission des Avis Techniques CSTB, 4, avenue du Recteur-Poincaré, 75782 Paris Cedex 16
Tél. : 01 40 50 28 28 - Fax : 01 45 25 61 51 - Internet : [Link]

Toute représentation ou reproduction de ce document faite sans le consentement du CSTB est illicite. Elle constitue une contrefaçon au sens de la loi du 11 mars 1957.  CSTB 2001
Le Groupe Spécialisé n° 3 “Structures, planchers et autres composants structuraux” de la
Commission chargée de formuler les Avis Techniques, a examiné le 17 novembre 2000 le
procédé ELEMENTS DE STRUCTURE I.B. présenté par la société L’INDUSTRIELLE
DU BÉTON. Il a formulé sur ce procédé l'Avis Technique ci-après.

1. Définition succincte 2.2 Appréciation sur le procédé

1.1 Description succincte 2.21 Aptitude à l'emploi


Ossatures à un ou plusieurs niveaux, à poteaux et poutres Stabilité
préfabriqués en béton armé ou en béton précontraint, associés La résistance et la stabilité de l’ossature sont normalement assurées
éventuellement à des planchers divers. Parmi ces ossatures, on dans le domaine d’emploi accepté sous réserve des dispositions
distingue deux grandes familles d’ouvrages : complémentaires données au Cahier des Prescriptions Techniques
• les bâtiments de type industriel , à un niveau, y compris une Particulières (§2,3 ci-après).
présence éventuelle de mezzanine (notamment halls industriels,
entrepôts, hypermarchés;...), composés essentiellement d’un
Sécurité au feu
ensemble de poteaux associé à une poutraison de toiture. Le procédé permet de respecter la réglementation applicable au
domaine d’emploi accepté. Les éléments constituants du procédé
• Les bâtiments comportant des planchers, couvrant une large gamme ne présentent pas de risques spéciaux et les durées de stabilité au feu
de destinations (notamment bureaux, habitations, locaux scolaires, peuvent être appréciées conformément aux Règles FB
locaux hospitaliers,...), composés essentiellement de portiques dont (DTU - P 92-701).
les traverses sont des poutres industrielles incorporées à ces
planchers. Prévention des accidents lors de la mise en œuvre
La sécurité du travail sur chantier est normalement assurée, en ce qui
1.2 Identification des composants concerne le procédé proprement dit, si les prescriptions de mise en
L’identification des composants se fait comme indiqué au paragraphe 2 œuvre du tenant de système, ainsi que les prescriptions et
de la description. les vérifications prévues dans le Cahier des Prescriptions Techniques
Particulières sont effectuées et satisfaites.
2. AVIS 2.22 Durabilité - Entretien
L’Avis porte uniquement sur le procédé tel qu’il est décrit dans le La durabilité de l’ossature est équivalente à celle des systèmes
Dossier Technique joint, dans les conditions fixées au Cahier traditionnels utilisés dans des conditions comparables.
des Prescriptions Techniques Particulières (§2,3).
L'Avis ne vaut que pour les fabrications de composants en béton armé
2.23 Fabrication et contrôles
ou en béton précontraint faisant l’objet d’une certification CSTBat La fabrication s’effectue dans des usines équipées pour la production
délivrée par le CSTB. de composants en béton armé et/ou en béton précontraint.
Il appartient aux usines productrices d’éléments en béton précontraint
2.1 Domaine d'emploi accepté de mettre en place un autocontrôle de leur fabrication, d’en demander
L’Avis est formulé pour les utilisations en France européenne. la surveillance par le CSTB et de déposer une demande de
certification CSTBat. Les éléments bénéficiant d’un certificat valide
Il est précisé que l’utilisation du procédé en zones sismiques n’a pas
sont identifiables par la présence du logo CSTBat suivi du numéro de
été examinée dans le cadre du présent Avis.
marquage apposé sur eux.
Le domaine d’emploi proposé (§1 de la description) est accepté par le
En ce qui concerne les poteaux en béton armé, la mise en place d’une
Groupe Spécialisé n°3 en notant que, dans le cadre du présent Avis,
certification CSTBat, non obligatoire, permet de rendre applicable
seules les configurations suivantes d’appuis poutre sur poteau ont été
l’article 6.4,3 du CPT “ STRUCTURES ”. En l’absence d’une telle
examinées :
certification, ces poteaux restent justifiables au moyen de l’article A.4.4
• appui broché. des Règles BAEL 91.
• appui claveté avec repos de poutre sur poteau.
Toute autre configuration devra donner lieu à une étude particulière 2.24 Mise en œuvre
spécifique. La mise en œuvre, effectuée par des entreprises autres que le tenant
du système, ne présente pas de difficultés particulières à condition que
Utilisation de bétons à hautes performances (BHP) soit fourni un plan de pose complet.
En l'état actuel des connaissances, le Groupe précise les limitations
suivantes : 2.3 Cahier des Prescriptions Techniques
1. Cas de bâtiments pour lesquels aucune exigence Particulières
de résistance au feu n'est requise :
2.31 Conditions de conception et de calcul
L'Avis ne couvre que les structures pour lesquelles la résistance
caractéristique à 28 jours du béton n'excède pas 80 Mpa, à condition Les ouvrages doivent être dimensionnés et vérifiés par référence aux
de prendre en compte, s'il y a lieu, les caractéristiques Règles BAEL 91 pour les éléments en béton armé et aux Règles
de comportement de ce matériau telles qu'elles sont définies dans BPEL 91 pour les éléments en béton précontraint, règles complétées
les annexes du BAEL et du BPEL relatives à ces bétons. et précisées par le CPT “ STRUCTURES ” Titre I.
2. Cas où une exigence de résistance au feu est requise Les facteurs partiels de sécurité sur les matériaux (γb pour le béton et
L'Avis ne vaut que pour les structures pour lesquelles la résistance γs pour l’acier) sont définis conformément aux prescriptions des
caractéristique à 28 jours du béton n'excède pas celle visée par le références ci-dessus, sauf pour le cas des vérifications en situation
DTU "Règles de calcul FB" en vigueur, sans excéder 80 Mpa accidentelle, due à l’effet de la neige accidentelle, pour lesquelles on
(limitation précédente valable dans tous les cas). retient γb=1,1 et γs=1. De plus, pour les vérifications sous combinaisons
fondamentales, le facteur partiel γs est pris égal à 1,1 pour
Utilisation de bétons "autoplaçants" les armatures actives dont la tension initiale est prévue supérieure
Les règles de composition des bétons appelés "autoplaçants", ainsi à 0,7 Frg .
que l'appréciation de leur comportement, étant en cours de novation
et d'évolution, l'Avis Technique concerné est formulé exclusivement Les prescriptions qui suivent viennent en complément ou
dans le cadre d'utilisation des bétons traditionnels. en dérogations aux règles précédentes.

3/00-342 2
Remplacé le : 29/03/2001 par le n° 3/01-353
2.311 Dimensionnement des poutres continues sur appui • Les charges ponctuelles sont faibles et régulièrement réparties sur
la portée ; chacune d’elle n’excède pas le cinquième de l’ensemble
A. Principe des charges réparties, permanentes et variables, appliquées à la
Les ouvrages réalisés à partir de poutres préfabriquées précontraintes travée considérée. Si cette condition n’est pas respectée, la
doivent être vérifiées sur la base de modèles de comportement des méthode “ simplifiée ” reste possible à condition de remplacer les
matériaux connus et validés par de nombreuses applications. charges ponctuelles par un chargement fictif uniformément réparti
Ces modèles peuvent notamment être choisis parmi ceux décrits dans conduisant aux mêmes rotations d’extrémité de la travée isostatique
les Règles BAEL 91 pour ce qui concerne les zones d’appui et ceux associée pour l’appui considéré.
des Règles BPEL 91 pour ce qui concerne les zones de travées. • Les effets du gradient thermique peuvent être considérés comme
Les vérifications d’ouvrages pour lesquels la fissuration peut être négligeables (voir B.4 ci-après)
considérée comme peu préjudiciable au sens de l’article A 4.5,32
a) Calculs préalables
des Règles BAEL 91 peuvent être vérifiés uniquement dans la situation
de long terme; il en résulte que les redistributions d’efforts apportées Les appuis intermédiaires sont numérotés de 1 à N de la gauche vers
par les déformations différées du béton sont supposées effectuées. la droite. Les travées sont numérotées de 1 à N+1 dans le même sens.
Commentaire : il est rappelé que la présence de revêtements fragiles peut On définit pour une chaque travée les quantités suivantes, qui sont
donner lieu à une classification en “ fissuration préjudiciable ” ou “ fissuration très définies algébriquement (ces coefficients peuvent être négatifs lorsque
préjudiciable ”. la précontrainte est très élevée):
Les vérifications d’état limite ultime peuvent être menées en supposant    α   
une incursion partielle des matériaux dans le domaine non linéaire K
max,i


( )
= Max0,6d 1 − α ; 0,75 γ δ a 1 − i  −
i 1 i i  3  3

γ z
(i )
k − 0,1  
 
compte tenu du niveau de fissuration inhérent à ce type de vérification.  2 i 
Dans ce cas, des rotations anélastiques au droit des appuis peuvent δi   αi  2 γ 2ϕ 
être considérées, diminuant sensiblement les moments de continuités K min,i = 0,75 a i 1 −  −
γ3   3 3 zi
( )
k i − 0,1 


à l’état limite ultime. Si de telles rotations sont envisagées on doit alors
procéder à la double vérification complémentaire suivante : Dans ces expressions :
• vérifier le non-épuisement des rotules plastiques ainsi considérées ; • i est le numéro de la travée considérée
• vérifier l’état limite de service de fissuration, y compris dans le cas • 1 est un coefficient de sécurité lié à l’incertitude de la méthode pris
de fissuration peu préjudiciable, compte tenu de ce que la seule égal à 1,15
vérification à l’état limite ultime ne permet plus d’assurer dans ce cas
un bon comportement en service. • 2 est un coefficient de sécurité lié à l’incertitude des effets de fluage
pris égal à 1,35
Ces vérifications ne s’imposent pas s’il n’est pas fait usage de telles
rotules plastiques dans la détermination des moments fléchissants. • 3 est un coefficient de sécurité lié à l’incertitude
L’ensemble des vérifications de sections fléchies de béton armé doit • de la méthode pris égal à 1,35
être mené en tenant compte des tractions d’ensemble sollicitant les • , coefficient relatif à la déformation de fluage, vaut 0,9 si le béton
files de poutres du fait de leur raccourcissement d’ensemble. de poutre préfabriquée de la travée n°i est étuvé à la fabrication et 1
Il convient donc de mener les vérifications des appuis par un calcul en dans le cas contraire
flexion composée avec traction ou, à défaut, d’ajouter aux aciers
• ki est le rapport du moment de précontrainte Mp au moment
obtenus par un calcul en flexion simple, une section d’acier
isostatique M0 pour la travée n°i.
complémentaire capable d’équilibrer la traction d’ensemble.
• Mp est relatif au montage en caractéristiques nettes et non pas
B. Règles d’application à la poutre seule et vaut donc :
Pour le calcul des sollicitations, la largeur de hourdis à prendre en • Mp = Pm (Vm - dp)
compte de chaque côté de la nervure est limitée au dixième de
• Pm : force de précontrainte moyenne au temps infini.
la portée considérée, la présence des trémies éventuelles affectant
cette zone étant prise en compte comme indiqué plus loin. • Vm : distance du centre de gravité du montage à la
Les sections résistantes utilisées dans le calcul des contraintes sont fibre inférieure.
homogénéisées pour tenir compte des divers types de béton. • dp : distance du barycentre des forces de précontrainte à la
Deux méthodes sont proposées pour déterminer les sollicitations de fibre inférieure
flexion pour dimensionnement des poutres continues en phase • M0 est le moment isostatique de la travée n°i sous l’effet de
d’exploitation : la combinaison rare.
• La méthode “ simplifiée ” dont l’application est aisée à mettre en •  est le rapport G/(G+Q) des charges permanentes aux charges
œuvre mais dont le champ d’application est restreint ; totales affectant la travée.
les vérifications des contraintes en travée sont réalisées en Commentaire : Il est rappelé que G représente des actions
considérant les diverses phases de la construction, et en tenant permanentes défavorables, y compris celles apportées sur le
compte d’une redistribution conventionnelle des contraintes. plancher par l’exploitant
• La méthode “ complète ” dont l’applicabilité est sans restriction mais •  est le rapport M0’/M0 de la travée considérée. M0’ est le moment
impose des calculs plus laborieux. isostatique calculé en ne prenant en compte que 60 % du poids
B1 La méthode “ simplifiée ” propre du plancher si celui-ci n’est pas étayé à la pose;  vaut 1
si le plancher est étayé.
Elle présente les limitations de validité suivantes :
• La géométrie de la poutre est régulière et ses caractéristiques • a, b, c, d et z sont des coefficients issus du tableau 1 ci-dessous :
mécaniques sont constantes par travée.
Tableau 1
• La fissuration est considérée comme peu préjudiciable.
• Le rapport des raideurs EI/ de deux travées successives Position de la travée n°i a b c d z
est compris entre 0,8 et 1,25
• Elle est destinée aux seuls ouvrages de planchers présentant Travée de rive d’une poutre
une table de compression résistante. 1 0,9 0,75 1 4/3
à 2 travées
• Les charges variables n’excèdent pas le double des charges
permanentes et n’excèdent pas 1000 daN/m². Par ailleurs, Travée de rive d’une poutre
0,9 0,85 0,75 5/6 5/3
la différence entre les valeurs caractéristiques des charges à 3 travées ou plus
d’exploitation de deux travées consécutives ne doit pas excéder Travée intermédiaire d’une
500 daN/m². 0,8 0,8 0,65 2/3 2
poutre à 3 travées
• Les charges appliquées n’ont pas de caractère dynamique et répété
et sont essentiellement statiques. Le camion pompier est toutefois Travée intermédiaire d’une
0,8 0,85 0,65 2/3 2
admis compte tenu de son caractère exceptionnel. poutre à plus de 3 travées

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Remplacé le : 29/03/2001 par le n° 3/01-353
b) Chapeaux au droit de l’appui n°i - Afin de prendre en compte les effets du retrait différentiel, il sera
Les aciers supérieurs de l’appui n°i sont déterminés à partir considéré, en fibres inférieures de l’élément préfabriqué,
du moment négatif Ma,i défini par : une contrainte forfaitaire supplémentaire de 0,5 bar par centimètre
Ma,i= max {(Kmax,i.M0,i + Kmax,i+1.M0,i+1) /2 ; 0} d’épaisseur de dalle coulée en place associée à l’élément.

avec : f) Vérifications vis-à-vis des sollicitations tangentes


M0,i : moment isostatique de la travée n°i La vérification est réalisée en considérant la travée i isostatique.
L’ensemble des charges (poids propre, poids des dalles, charges
Kmax,i : coefficient adimensionnel relatif à la travée n°i défini ci-avant. d’exploitation) est supposé appliqué à la section finale.
En ce qui concerne les aciers de chapeaux, la limite admise à L’effort tranchant retenu pour la vérification de la poutre hyperstatique
L’ELS est de 70 % de la limite d’élasticité fe. est pris égal à :
c) Continuité d’aciers inférieurs au droit de l’appui n°i VT,i = (1 + Kmax,i /4) x V0,i
Les aciers inférieurs de continuité au droit l’appui n°i sont déterminés à
V0,i étant l’effort tranchant sollicitant, calculé sur la travée isostatique.
partir du moment positif Minf,i défini par :
Minf,i= max {(Kinf,i.M0,i + Kinf,i+1.M0,i+1 )/2 ; 0 } B2 La méthode complète
avec : Elle est applicable dans tous les cas.
K
in f,i
= b
i (
1− α
i ) −
4
K
3 m in , i
Lorsque les charges correspondent au domaine d’application
de la méthode “ simplifiée ”, la méthode complète est applicable en
M0,i : moment isostatique de la travée n°i tenant compte des aménagements suivants :
Kmin,i : coefficient adimensionnel relatif à la travée n°i défini ci-avant. • la vérification est effectuée exclusivement à l’infini (pas de
vérification à la mise en service) ;
d) Longueur des chapeaux
La valeur des moments sur appuis n°i-1 et n°i à considérer pour • possibilité d’affecter le moment sur appui dû aux seules charges
déterminer les zones de moment négatif de la travée n°i et par suite permanentes par un coefficient multiplicateur compris entre 2/3 et 1,
les longueurs des aciers de chapeaux est donnée par : le moment en travée étant augmenté en conséquence.
La méthode complète consiste à suivre l’historique de la construction
coté appui n°i-1 :Mc,i-1 = Ma,i-1 - (1-αi) Kmin,i M0,i/2
par superposition des effets de chacune des phases, en tenant compte
coté appui n°i :Mc,i = Ma,i - (1-αi) Kmin,i M0,i/2 des redistributions de sollicitations dues aux effets des déformations
Corrélativement, le moment à considérer pour la travée n°i est αi. M0’,i différées.
dans le tracé de l’épure d’arrêt des barres d’acier de chapeaux. B2.1 Correction des sollicitations hyperstatiques
e) Sections de travée n°i Les sollicitations sont calculées par les procédés habituels de
Les moments de continuité MaT,i-1 et MaT,i qui interviennent dans les la résistance des matériaux. Les moments sur appuis obtenus sont
calculs relatifs à la travée n°i doivent être déterminés au préalable par : affectés d’un coefficient réducteur k destiné à tenir compte des effets
MaT,i-1 = (-Kinf,i-1 M0,i-1 + Kmin,i M0,i )/2 de striction de table de compression, d’introduction progressive de
la précontrainte et du comportement différentiel de fissuration entre
MaT,i = (Kmin,i M0,i - Kinf,i+1 M0,i+1 )/2 les zones d’appui en béton armé et les zones courantes. Ce coefficient
La travée n°i est ensuite vérifiée à partir du moment MTi défini par : k est défini par :
 M + MaT,i  k = 0,31 λ + 0,71 - 0,00036 σ
MT,i = Max M0,i − aT,i−1 ; (c − 0,15α) M0,i 
 2  • λ est le rapport de l’inertie de la section du montage à l’appui à
la demi-somme des inerties des sections du montage en zone
Les vérifications des sections de travée sont menées conformément courante des deux travées adjacentes.
aux prescriptions du CPT “ STRUCTURES ” Titre I:
• σ (en MPa) est la contrainte admise à l’ELS dans les aciers de
• Pour les vérifications d’état limite ultime, la vérification de travée chapeaux. Elle est limitée à 0,70 fe en fissuration peu préjudiciable
peut être effectuée sans tenir compte des phases de construction et aux limites prévues par les Règles BAEL 91 dans les cas
par simple comparaison du moment résistant de la section de fissuration préjudiciable et très préjudiciable.
du montage à l’ELU et du moment agissant défini par l’équation
ci-dessus appliquée à partir de moments isostatiques M0,i établis B2.2 Redistributions différées
sur la base des combinaisons d’actions fondamentales. Les redistributions de sollicitations par l’effet des déformations
• Pour toutes les vérifications d’état limite de service, les contraintes différées des matériaux sont à déterminer en tenant compte
sont superposées en tenant compte des phases de la construction. de l’évolution dans le temps des caractères mécaniques. Elles sont
La poutre est calculée comme si elle était isostatique, en tenant notamment subordonnées aux durées de chacune des phases de
compte des superpositions comme suit : la construction.
- Les sollicitations liées aux actions (y compris la précontrainte) La superposition des phases s’opère alors conventionnellement
intervenant avant durcissement du béton de clavetage sont comme indiqué au tableau 2 :
réparties conventionnellement entre la section de l’élément Tableau 2
préfabriqué (55 %) et celle de la section composite (45 %).
Le moment de flexion de première phase calculé sur un schéma Phase Système Schèma statique Charge de la phase
isostatique est noté M01,i .
- Les sollicitations liées aux charges appliquées ultérieurement sont
1 isostatique α (p1 + F)
équilibrées sur la section totale (poutre associée à la table
de compression). Le moment correspondant est égal à ξ M02,i,
expression dans laquelle M02,i représente le moment isostatique
calculé sous le charges de seconde phase pour la combinaison
2 étayé β.p2
considérée .
ξ est un coefficient de proportionnalité établi sur la répartition des
moments observée sous combinaison rare :
3 hyperstatique R+ (1-α)(p1+F)
M T , i − M 01, i
ξ = + (1-β)p2 + s
M 02 , i ( G + Q )
Dans ce tableau :
Dans cette, équation, MT,i est le moment hyperstatique à l’ELS p1 représente le poids propre de la poutre préfabriquée,
sous combinaison rare (G+Q), résultant de l’application de F représente l’ensemble des actions dues à la précontrainte, à la date
la méthode simplifiée et M02,i(G+Q) est le moment maximal considérée,
isostatique de deuxième phase sous le combinaison rare (G+Q). p2 représente le poids de la dalle collaborante,

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Remplacé le : 29/03/2001 par le n° 3/01-353
R représente les réactions d’étais (calculées à partir de la seule Les ouvrages de terrasses non isolées par le dessus revêtues d’un
charge β.p2), produit noir en vue d’assurer l’étanchéité,
s représente l’ensemble des charges complémentaires (permanentes • Tous les ouvrages de plancher à poutre et dalle associée isolés en
ou variables) appliquées au plancher fini. sous face uniquement au droit de la dalle, exposés
α et β prennent respectivement les valeurs α0 et β0 dans le cas à l’ensoleillement.
d’une vérification à la mise en oeuvre et α∞ et β∞ dans le cas d’une La valeur du gradient à considérer est fixée par le Maître d’ouvrage en
vérification à long terme. fonction de l’exploitation prévue pour la construction.
Toutefois, pour éviter des calculs temporels complexes, elles peuvent Commentaire : A titre indicatif, des études thermo-mécaniques
à titre de simplification être appréciées par un partage conventionnel considérant des flux solaires constatés en France métropolitaine ont
des charges (Coefficients α et β définis conventionnellement et non permis de montrer des différences de température entre les fibres
pas calculés explicitement). supérieures de la dalle et les fibres inférieures des poutres de plancher
de l’ordre de :
Ce partage doit en outre tenir compte pour les vérifications de long
- 25°C pour des éléments non isolés,
terme (indice ∞ ) d’une fourchette Mini/Maxi d’incertitude destinée
à couvrir la dispersion des déformations de fluage et des durées des - 30°C pour des éléments isolés en sous-face uniquement
au droit de la dalle.
différentes phases. Les coefficients α et β qui conditionnent le partage
sont alors affectés d’un coefficient d’incertitude δ. Les vérifications sont Ces valeurs sont valables dans le cas de locaux exploités à des
à mener avec la valeur la plus défavorable. températures habituelles d’été (25°C).
Les vérifications à la mise en service (indice 0) sont menées avec des B5 Trémies
coefficients à valeurs fixes.
Les trémies affaiblissent significativement les raideurs des travées
α0, max = α0, min = α0 α∞, max = α∞ x δ α∞, min = α∞ / δ et ne peuvent pas être ignorées dans le calcul des continuités.
β0, max = β0, min = β0 β∞, max = β∞ x δ β∞, min = β∞ / δ Le calcul exact de leur influence peut être mené à l’aide des
coefficients dont les expressions sont développées ci-après :
avec :
α0 = 0,85 et β0 = 1 Schéma de principe fixant les largeurs de table à considérer
α∞ = 0,55 dans le cas d’un béton préfabriqué étuvé,
et 0,50 dans le cas dans le cas d’un béton Zone de table
de compression :
préfabriqué non étuvé
(l1+ l2+ l3)/10
β∞ = 0,40
l5/10
δ = 1,15
Tous les calculs de moments (ELS, ELU) peuvent être menés sur ces
(l3+ l 4+ l5)/10
hypothèses de détermination des sollicitations flexionnelles. l1/10
l1, I1
B3 Les rotations anélastiques
l2,I
l3, l4, I4
l5
Quelle que soit la méthode utilisée, la vérification du dimensionnement x 2
à l’ELU peut être effectuée en utilisant les possibilités de redistribution x
d’effort particulières liées à la fissuration. x
Dans ce cas, la vérification à l’ELS est toujours indispensable même x
en fissuration peu préjudiciable. x
Les redistributions en cause peuvent être estimées sur la base d’une
rotation localisée à l’appui prise égale à 0,003 radians.
Le moment ainsi relaxé (et donc redistribué vers les travées Les coefficients de raideurs de la travée considérée sont alors :
adjacentes) peut donc être calculé en première approximation par 4EI pour une inertie constante,
c , qui donnerait
l’expression : kA =
ac − b2 l
 3EI   3EI   b , qui donnerait 2 EI ,
∆M = 0,00075  +    kAB = kBA =
l
 l  w  l  e  ac− b2
a , qui donnerait 4 EI .
EI représente la raideur flexionnelle instantanée des zones courantes kB = l
des travées. ac − b 2
Commentaire : Cette valeur conduit généralement, avec les raideurs avec a, b et c obtenus par sommations sur les n tronçons (n = 5
habituelles des poutres de plancher, à un moment relaxé de l’ordre dans l’exemple ci-dessus) à inertie différente de la manière suivante:
du dixième du moment isostatique des travées adjacentes à l’appui. n l i  l i2 x2 2x i 
a= ∑ 1 + +
i
− 
B4 Les effets du gradient thermique climatique i = 1 E I i  12 l 2 l2 l 

Cet article ne vise pas les variations linéaires d’origine thermique, mais
n l i  l2 x2 x 
− i + i
seulement les effets dûs aux différences de température au sein d’une i
b = ∑ −
même section i = 1 E I i  1 2 l 2 l 2 l 

Il est admis de considérer que les gradients thermiques, qui résultent
n l i  l i 
des différences de température pouvant survenir entre les membrures 2 x2
c = ∑ + i 
hautes et basses d’une même poutre sont sans effet sur la répartition  2 
des sollicitations dans le cas d’ouvrages isostatiques libres de i=1 E I i  1 2 l l2 
se déformer. Les contraintes de cisaillement internes sont par ailleurs Dans ces expressions, xi représente la distance du nu d’appui à la
négligées dans les vérifications. De même, il est admis de négliger les section médiane du tronçon i et l représente la portée totale entre nus.
effets du gradient thermique tant en structures isostatiques Cette manière de faire est exacte sur le plan RdM. La seule source
qu’en structures hyperstatiques, lorsque l’ensemble des éléments d’incertitude tient au choix des largeurs de table telle qu’il résulte
structuraux concernés est situé à l’intérieur de l’enveloppe thermique du dessin dans les calculs des inerties des tronçons.
du bâtiment. On peut ainsi, en comparant au droit d’un appui de continuité donné
A l’inverse, pour les autres ouvrages hyperstatiques, ces gradients les valeurs de kB de la travée gauche et la valeur de kA de la travée de
sont très incidents sur les sollicitations et ils doivent impérativement droite, vérifier que leur rapport est compris entre 0,8 et 1,25 et ainsi
être considérés dans l’analyse justificative. justifier de la possibilité d’envisager l’utilisation de la méthode
Deux conceptions doivent faire l’objet d’une vigilance accrue compte simplifiée. Les raideurs kA, kB et kAB peuvent également être
tenu de leur sensibilité avérée vis-à-vis des effets du gradient en directement utilisés dans les calculs de résistance des matériaux
structures hyperstatiques: pratiqués pour la mise en œuvre de la méthode complète.

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2.312 Dimensionnement des frettes de tête de poteau Fv est défini forfaitairement comme suit en l’absence de justification
d’une valeur différente.
A. Déformations axiales différées des files de poutres
Une file de poutres précontraintes se raccourcit dans le temps par Cas d’un appui broché :
fluage sous précontrainte, retrait et chute de température. Une traction  d y avec :
Fv = V  1 − 2  1 − 
d’ensemble dans la file naît alors du fait des raideurs des poteaux qui  h h
gênent ce raccourcissement. Cette traction est maximale au milieu V = Max (Vi), Vi étant les réactions d’appui des poutres arrivant au
de la file et doit cheminer au droit d’un assemblage par l’ensemble poteau à l’ELS
about-broche-frettage de tête de poteau-broche-about dans le cas
d = Min (di), di étant la distance de la broche à la cage d’armatures
d’un appui broché. Dans le cas d’un clavetage, le cheminement passe
dans le sens de l’effort de traction dans la file
par les aciers de la dalle associée éventuelle, les aciers d’about des
poutres et les ferraillages du clavetage qui relayent l’effort y : somme des largeurs des appareils d’appui dans le sens de l’effort
si l’assemblage est claveté. Les aciers assurant les assemblages entre de traction dans la file
éléments doivent donc être déterminés en tenant compte d’une traction h : largeur de la tête du poteau
d’ensemble en sus des moments de continuité. Dans le cas d’un appui claveté :
B. Raccourcissement unitaire ε à considérer Fv est la valeur de la réaction d’appui lors de la pose de l’élément
Les efforts dans la file peuvent être étudiés à partir des données préfabriqué le plus lourd sur la tête du poteau.
ci-après en admettant les hypothèses suivantes :
• la déformation de fluage est proportionnelle à la précontrainte D. Dimensionnement des frettes de tête de poteau
moyenne dans l’élément préfabriqué à la mise en précontrainte. Les frettes disposées en tête d’un poteau doivent présenter
La valeur indiquée dans le tableau 3 suppose une précontrainte une section utile capable d’équilibrer la somme Fh+Fv sous une
moyenne de 10 MPa, calculée sur la section de l’élément contrainte limitée à celle adoptée pour les aciers de béton armé dans
préfabriqué seul. le cadre de la fissuration préjudiciable au sens des Règles BAEL 91.
• la température de construction est supposée comprise entre 10 Les frettes sont considérées comme utiles si la distance du brin
et 15°C. considéré à l’axe de la broche n’excède pas la distance de la broche
au retour du brin perpendiculaire au sens de l’effort (voir dessin
Tableau 3
ci-dessous). De plus, ce brin doit être complètement ancré par un
Module à Poutre de Poutre de Poutre de plancher à
considérer structure plancher coulé dalle alvéolée ou prédalle
façonnage en cadre horizontal, en étrier ou en épingle permettant une
sur place ou à épaisse mise en charge complète du brin sur la totalité de la longueur droite
prédalle
de l’armature dans le sens de l’effort à cheminer.
Fluage Ev 3,5.10-4 2.10-4 2.10-4
L’ensemble des aciers de frettage de tête de poteau doivent être
-4 -4
Retrait Ev 0,5.10 1,5.10 0,5.10-4 disposés dans une hauteur n’excédant pas 1,5.d dans le cas
Diminution de -4 -4 -4
des poteaux brochés et Min (h/3 ; e ) dans le cas des poteaux clavetés
0,6 Ei 1.10 1.10 1.10
température (*) lorsqu’il n’est pas prévu d’étaiement de poutre à l’appui, avec :
Total 5.10-4 4,5.10-4 3,5.10-4 h = dimension du poteau dans le sens de la file,
(*) : dans le cas de bâtiments maintenus hors-gel. e = profondeur d’appui de la poutre.
Sauf calcul spécifique, l’effort dans la file Fh en kN devant être
considéré, est défini forfaitairement comme suit pour le cas très
courant d’une file de longueur L en mètres et de N poteaux encastrés
en pied et articulés en tête de section b x h en m² et de hauteur libre H Sens de l’effort de traction
en mètres : dans la file
bh 3 LN 2
Fh = 230
H 3 ( N − 1)

h
H

L d
(N poteaux)

Dans le cas d’une file dont le déplacement en tête est bloqué au droit Brin i utile si
de l’un des poteaux du fait de la présence de structures
Zi < d
complémentaires (voile, remplissage maçonnerie, ou dalle tenue par
des voiles par exemple), la longueur L à considérer pour l’application Zi
de la formule ci-dessus, est le double de la distance du poteau bloqué
au poteau d’extrémité le plus éloigné.
Toutes les files présentant plus d’un seul point de blocage sont
interdites en l’absence d’un joint de dilatation situé entre les deux
points de blocage sauf à procéder à une étude détaillée des
déformations différées et des ouvertures de fissures susceptibles d’en
résulter ; l’hypothèse à retenir dans ce dernier cas est celle d’une seule
fissure ouverte entre les deux points de blocage, cette fissure 2.313 Vérification à effectuer dans les poutres brochées
ne pouvant excéder 0,3 mm. soumises a des efforts latéraux horizontaux (vent)
En zone courante, l’effort de traction indiqué est équilibré par la
précontrainte des poutres. Les effets du vent rendent indispensable la vérification des section
d’extrémités des poutres brochées soumises à une flexion - torsion du
Au droit des zones d’appui, l’effort ci-dessus indiqué doit être équilibré fait même qu’elles sont :
par des aciers prévus à cet effet dans le cadre d’un calcul en flexion
composée avec traction prenant en compte la traction dans la file et - fixées aux poteaux à leur sous face
le moment de flexion au droit de l’appui. - chargées par des forces horizontales appliquées à un niveau
différent de leur sous face.
C. Diffusion des charges en tête de poteau
Les vérifications à apporter distinguent les poutres avec blochets des
Le caractère concentré des réactions d’appui poutre sur poteau doublé
poutres sans blochet.
d’un effet “ éclateur ” lié à la mise en compression des broches sous
charges variables et tassement des appareils d’appuis conduit à Dans le premier cas, deux vérifications s’imposent :
rechercher l’effort d’éclatement Fv des têtes de poteaux du aux • la vérification en flexion composée au niveau de l’appareil d’appui
charges verticales qu’ils supportent. • la vérification de torsion en zone courante de la poutre.

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Dans le second, une vérification complémentaire est à effectuer : 2.315 Vérification des ailes des têtes des poutres en I
la section horizontale de l’âme au droit de l’about de la poutre doit être sous charges localisées
vérifiée en flexion composée.
La vérification de l’appui des abouts de pannes sur les semelles
Panne supérieures des poutres en I doit être effectuée à partir d’un calcul
de béton armé du type “ console courte ” prenant en compte un nu
d’appui de la console situé dans le plan du nu de l’âme de la poutre.
La largeur de la section considérée est prise égale à la somme de la
largeur de la panne et deux fois le débord “ c ” de l’aile de la poutre.
Seuls les aciers situés au droit de cette largeur peuvent être
considérés dans l’étude de la flexion locale.
Section
Z de calcul
Plan à
de l’âme poutre en
considérer
I
30
°
Panne
largeur b

h
Broche Section de vérification
de la console :
largeur : b+2c
hauteur : h

Conditions à appliquer pour ces trois vérifications c


Vérification de flexion composée au niveau
de l’appareil d’appui
Cette vérification est à mener comme une vérification de flexion
composée en prenant pour limite d’élasticité fictive de l’appareil d’appui
5 MPa dans le cas d’appareil en élastomère non fretté et 12 MPa dans
le cas d’appareil en élastomère fretté. Les vérifications sont à mener Dans le cas de pannes de toiture, il est admis de vérifier la résistance
à l’état limite ultime de résistance sous combinaisons fondamentales de l’aile de la poutre porteuse, lorsque l’absence d’armatures
et accidentelles. ne permet pas la vérification précédente, en limitant la contrainte
En outre, il doit être vérifié que sous actions de service (vent normal), de traction développée dans la section de vérification à ftj /4,
les contraintes sur l’appareil d’appui restent positives (compression) sous sollicitations de service.
en tout point de sa surface.
2.32 Conditions de fabrication
Vérification de flexion composée au niveau de la naissance Elles sont soumises aux exigences de la certification CSTBat associée
de l’âme de la poutre aux produits.
Cette vérification considère une section horizontale d’âme limitée par
une diffusion à 30° des efforts à l’appui. Elle est réalisée par le calcul 2.33 Conditions de mise en œuvre
de béton armé qui envisage comme armature tendue, le brin situé coté Elles sont conformes à celles indiquées dans la description ;
tendu des armatures d’effort tranchant situées dans cette zone. l’ensemble des vérifications de stabilité en phases provisoires doit être
Les efforts appliqués sont, outre le moment de flexion de renversement effectué, y compris les vérifications imposées par les organismes
(calculé sur la base de l’effort horizontal agissant multiplié par la de sécurité compétents.
distance verticale entre son point d’application et le niveau de la En outre, la résistance caractéristique en compression à 28 jours ,
section à vérifier), l’effort normal de compression amené par la bielle en MPa, du béton de clavetage entre éléments ne doit pas être
d’about projeté verticalement sur la section considérée et donc pris inférieure à la quantité :
égal à l’effort tranchant.
Les vérifications sont à mener uniquement à l’état limite ultime Max[Min(fp-fs ;35) ;25]
de résistance sous combinaisons fondamentales et accidentelles.
fp étant la plus grande des résistances fc28 des éléments assemblés
Vérification de torsion en zone courante de la poutre adjacents au clavetage en MPa.
Ces vérifications sont menées conformément aux Règles BAEL 91, fs = 20 MPa dans le cas des ossatures.
uniquement dans la zone d’établissement de la précontrainte. Elles fs = 25 MPa dans le cas des planchers avec dalle associée.
sont superflues en zone courante de la poutre.

2.314 Contraintes dans les broches


Les broches sont destinées à travailler en goujon. Elles peuvent
également être amenées à travailler en compression dans le cadre
de charges apportées postérieurement à leur scellement dans les
fourreaux des poutres qu’elles assujettissent. Conclusions
Enfin, sous les effets de flexion latérale (vent donnant lieu à un Appréciation globale
moment de basculement des poutres), elles peuvent travailler
en flexion. À condition que chaque fabrication de composants en béton
précontraint bénéficie d’une certification CSTBat délivrée par le CSTB,
Pour ces trois modes de sollicitation, leur contrainte de calcul σ est l’utilisation du procédé dans le domaine d’emploi accepté est
prise égale à fe/1,5 pour les combinaisons de service, fe/1,15 pour appréciée favorablement.
les combinaisons fondamentales d’état limite ultime et fe pour
les combinaisons accidentelles. Validité
Les contraintes agissantes de cisaillement pur (effet de goujon) sont Jusqu’au 31 mars 2001.
à cumuler aux contraintes de traction ou de compression
conformément au modèle suivant :
(3G+N)/A < σ avec :
G : effort agissant de cisaillement de la broche
N : effort normal dans la broche (positif si traction) Pour le Groupe Spécialisé n°3
A : section de la broche Le Président
Jean-Pierre BRIN

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Dans cet esprit, et concernant un facteur essentiel que sont les liaisons
3. Remarques complémentaires poteaux-poutres, le présent Avis en examine deux types les plus
du groupe spécialisé couramment utilisés, la liaison brochée et la liaison clavetée avec
repos de poutre sur poteau. Pour les éléments liaisonnés de la sorte,
l’Avis développe les points suivants :
La famille de procédés à laquelle appartiennent les éléments le calcul en continuité des poutres précontraintes;
de structure IB est mise en oeuvre depuis de nombreuses années par
le ferraillage assurant l’intégrité des têtes de poteaux, notamment par
nombre d’entreprises. Ces procédés, bien que relevant de principes
la prise en compte des variations dimensionnelles des files de poutres
généraux proches les uns des autres, présentent des particularités,
supportées;
tant du point de vue conception-calcul que du point de vue fabrication
ou encore montage. L’absence de codification directement applicable, la stabilité transversale des éléments du fait de leur mode de liaison.
prenant en compte toutes les particularités des divers procédés, Il est à souligner que les détails de mise en oeuvre n’ont pas été
a conduit le Groupe à traiter dans ses Avis Techniques les principales abordés et sont appelés à être examinés précisément lors de la
causes de certains désordres récurrents liés à des aspects relatifs révision du présent Avis, dont la date de fin de validité est le
à l’approche du fonctionnement des éléments et de leurs liaisons. 31 mars 2001, date à laquelle les détails de mise en œuvre sont
Ce sont ces seuls aspects que le présent Avis Technique, plus prévus pour être intégrés. En attendant, la profession envisage
didactique dans sa présentation et son contenu que les l’élaboration de Règles Professionnelles de mise en œuvre.
Avis Techniques habituels, s’est délibérément limité à examiner,
Toutes les conceptions non examinées dans le présent Avis,
dans un premier temps. En effet, l’examen de toutes les particularités
notamment dans le cas de liaisons autres que les deux ci-dessus
du procédé aurait exigé une instruction longue et aurait conduit à un
mentionnées, doivent faire l’objet d’études particulières.
document exagérément volumineux.

Le Rapporteur du Groupe Spécialisé n° 3


Jean-Louis DOURY

Dossier Technique
établi par le demandeur
3.2 Béton
A. Description Béton de sable 0/5 mm et granulats 4/12,5 mm.
Le ciment utilisé est de type CPA-CEM I 52,5 R
1. Principe et domaine d’emploi proposé L’adjuvant est un plastifiant, Rhéobuild 2000PF de MBT.
Les structures I.B. sont constituées d’éléments linéaires appuyés L’eau utilisée provient de la nappe phréatique.
généralement sur des fondations isolées, préfabriquées ou non. La résistance à la détension résulte des calculs selon les utilisations
Ces structures comprennent : et les exigences de déformations. Dans certains cas, elle peut être
faible sans descendre au-dessous de 25 MPa sur cube 10x10.
• des éléments de plancher qui sont, en général, structurellement Résistance caractéristique à 28 jours : 50 à 60 MPa.
associés à un hourdis coulé en place sur prédalle préfabriquée, dalle
alvéolaire, coffrage, dalle TT,...
• des composants isolés : poutres de charpente.
4. Description des éléments constitutifs
• des éléments de charpente fonctionnant de façon autonome, Plots de fondation
comprenant fondations, poteaux, poutres et pannes. Ces éléments se composent d’une semelle rectangulaire surmontée
Le domaine d'emploi visé couvre l'ensemble des utilisations d’un fût solidaire de celle-ci, destiné à recevoir les poteaux de structure
de bâtiments (bureaux, habitation, scolaire, hospitalier, parcs et donc adapté à la géométrie de ces derniers. Généralement appuyés
de stationnement, commercial, entrepôts....). sur un massif en béton, ils peuvent, dans certains cas, être
directement appuyés sur le béton de propreté.
2. Identification des composants Fûts préfabriqués
Le fût préfabriqué est liaisonné au massif de fondation coulé en place
Les composants sont identifiés par des étiquettes qui sont fixées lors
par l’intermédiaire d’armatures en attente.
de la fabrication et qui mentionnent la référence du chantier. La
position des étiquettes est reprise sur le plan de pose et indique ainsi Poteaux
l’orientation de l’élément. Les poteaux courants sont exécutés en béton précontraint. Ils peuvent
également être fabriqués en béton armé surtout lorsque les charges
3. Caractéristiques des matériaux verticales sont élevées par rapports aux moments. Ils ont en général
une section carrée ou rectangulaire. Des sections circulaires ou
en forme de I sont également possibles. Leur hauteur varie en général
3.1 Armatures entre 6,00 m et 15,00 m et peut atteindre 25,00 m ou plus.
Armatures de précontrainte Les poteaux peuvent comporter des dispositifs de reprise d’éléments
Armatures homologuées ou bénéficiant d'une autorisation de fourniture horizontaux (corbeaux) ou des inserts (ponctuels ou filants), destinés à
par la Commission Interministérielle de la Précontrainte. Ces la fixation des éléments de bardage. Ces corbeaux peuvent être :
armatures sont en général des torons - coulés sur le banc de préfabrication en même temps que
T9,3 - 1860 - TBR. le poteau ;
T12,5 - 1860 - TBR. - coulés après décoffrage du poteau par réservation d’une “ boîte ”
à travers laquelle passent les aciers.
Armatures passives
Les armatures généralement utilisées sont des aciers de type Fe E Les têtes des poteaux sont frettés avec des cornières métalliques liées
500 et Fe TE 500 ou des treillis soudés. entre elles lorsque la distance entre le nu du Néoprène et le bord
du poteau est inférieure à 40 mm.
Armatures pour boucles de levage Dans le cas de surfaces de reprise celles-ci sont traitées pour leur
Dispositifs agréés par les organismes de sécurité. donner un niveau de rugosité convenable.

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Remplacé le : 29/03/2001 par le n° 3/01-353
Poutres La détension ne se fait que si la résistance du béton a atteint 35 MPa,
Les profils réalisés sont de plusieurs types et peuvent être regroupés contrôlé soit par écrasement d’éprouvettes ayant suivi le même cycle
dans les familles suivantes: d’étuvage que les produits, soit par un scléromètre. Elle est réalisée
- profil rectangulaire, hauteur constante : poutres de plancher, par l’avancé progressive du vérin principal qui entraîne un relâchement
poutres de toiture, lent et uniforme des torons.
- profil en I, hauteur constante, about plein : poutres de plancher, - Coupe des torons aux extrémités des poutres,
poutres de toiture, - Évacuation vers l’aire de stockage,
- profil en I, hauteur constante, sans blochet : poutres de plancher, - Finition des produits pour mise en conformité,
poutres de toiture, - Stockage des éléments sur un calage bois sous les boucles
- profil en I, hauteur variable : poutres de toiture (poutres IV). de levage,
Les portées sont comprises entre 12,00 m et 40,00 m et entre 15,00 m - Chargement sur semi-remorque pour les éléments courants, sur
et 25,00 m de manière générale. semi-remorque extensible pour les poutres de 12,00 m à 21,00 m
Les armatures transversales sont constituées par cadres fermés et sur tracteur+chariot articulé en convoi exceptionnel pour les
ou ouverts. Dans ce dernier cas, les cadres sont fermés soit par des éléments supérieurs à 21,00 m.
épingles mises en place en usine avant bétonnage (poutre seule non
associée à une dalle de compression), soit par les armatures Contrôle de la fabrication
du plancher collaborant coulé sur place. Ce procédé permet la mise en Le contrôle sur ligne est assuré de 5h00 à 21h00, par deux
place aisée des chapeaux. contrôleurs. Tous les produits peuvent ainsi être vus, le contrôleur se
Les poutres en I sont soit munies de blochets d’about de section servant de sa fiche de contrôle, composée du check list des différents
rectangulaire et longueur minimale de 450 mm, soit en section en points de contrôle et des valeurs à relever.
Iconstante sur toute la longueur. Sont contrôlés avant coulage :
En cas de pose en pente supérieure à 2 %, les faces inférieures - le ferraillage (position, diamètre aciers, etc...),
des poutres sont engravées afin d’assurer un appui horizontal. - longueur, hauteur, largeur,
Les poutres IV ont une hauteur variable suivant une double pente de - les accessoires,
6,25 % de par et d’autre du faîtage. La section courante a une forme - les ouvertures,
en I, alors que les abouts sont rectangualires sur une longueur - le spacer (nombre et position des torons).
minimale de 350 mm. En général, les longueurs des deux rampants
sont identiques, mais il est possible de réaliser des poutres
asymétriques. 6. Manutention et stockage des éléments
Il est possible de réaliser des pentes de 5 % à l’aide de plots préfabriqués
de hauteur variable à l’endroit des pannes.
Pannes Le stockage est réalisé à l’aide des ponts roulants ou d’un fardier sur
Petites poutres de section rectangulaire, trapézoïdale, en I. pneumatique. Les poutres sont posées sur des éléments en béton qui
Les portées sont comprises entre 6,00 m et 20,00 m, et entre 8,00 m stabilisent le terrain. La séparation des poutres s’effectue par des
et 16,00 m de manière générale. intercalaires en bois posées sous les boucles de levage.
Les pannes de toiture reprennent les charges verticales amenées par Les produits dont la finition n’est pas réalisée ne sont pas stockés.
les éléments de couverture, ainsi que les charges suspendues le cas Ainsi tout produit stocké est prêt à être livré.
échéant. Elles sont munies d’inserts pour la fixation de la couverture :
- profil métallique HTU pour la fixation du bac acier,
- étriers pour la liaison avec le chaînage des tuiles en
béton cellulaire. 7. Mise en œuvre

5. Fabrication et assurance qualité Plots de fondation


Ces éléments sont disposés sur le béton support, puis réglés en
Déroulement des opérations : altimétrie et orientation dans leur position définitive. Les prescriptions
- Études des plans, relatives à l’implantation ainsi que celles ayant trait à la tolérance
- Façonnage des aciers dans le hall ferraillage, d’exécution du support sont précisées dans le cahier des charges
remis au poseur.
- Assemblage en paquet des aciers façonnés,
- Installation des fonds de moule, Fûts préfabriqués
- Mise en place sur le banc des planches d’about Le fût préfabriqué est mis en place avant coulage de la fondation. Il
et paquet d’armature, comporte les armatures de liaison à la semelle. Le ferraillage de celle-
- Approvisionnement des torons, ci doit être conçu en cohérence avec le fonctionnement résultant de
cette disposition.
- Mise en place du gainage éventuel,
- Mise en tension des armatures. Poteaux
La mise en tension des torons de précontrainte est réalisée à l’aide de La chronologie de montage diffère en fonction du mode de liaison
vérins monofilaires réglés par le service contrôle et étalonnés tous poteau-fondation. Nous décrivons ici les dispositions les plus
les 6 mois. courantes sans que la liste soit limitative des possibilités du procédé.
Les allongements sont mesurés lors de la mise en tension d’un toron
appartenant à une nouvelle bobine. Les tensions des câbles
Encastrement par encuvement
Après ajustement du dispositif de réglage, le mortier d’assise est
sont vérifiées au tensiomètre.
disposé en fond de l’encuvement. Le poteau est ensuite descendu
- Ferraillage et positionnement des inserts, dans la réservation et calé provisoirement.
- Fermeture des coffrages latéraux et serrage, La stabilité provisoire des poteaux de hauteur supérieure à 18,00 m est
- Commande du béton à la centrale par le chef d’équipe ou assurée par des tirants.
par le contremaître, La verticalité et le positionnement du poteau étant obtenus, le vide
- Bétonnage et vibration externe des moules métalliques. entre le poteau et le fût est rempli à l’aide d’un béton fin.
La confection du béton est entièrement automatisée. Le bétonnage par Encastrement par brochage
temps froid est réalisé avec de l’eau chaude et une adjonction de
Le dispositif de réglage étant ajusté, le produit de scellement sans
vapeur d’eau (température maximale de 35°C).
retrait vient remplir les réservations en attente ainsi que le vide de
- Lissage à la truelle des surfaces supérieures, calage. Le poteau est alors mis en place. Le réglage de verticalité est
- Mise en place des étiquettes qui ont été fournies par le centralier rapidement effectué à l’aide des étais.
à la commande de béton,
- Induction du béton de 4 heures minimum,
Encastrement par platine
Le poteau comporte une platine en pied qui permet sa fixation par
- Décoffrage des parois latérales, boulonnage ou soudure à la fondation.
- Etuvage le cas échéant soit à l’aide de vapeur perdue sans
Poutres
bâche, soit à l’aide d’eau chaude circulant dans les coffrages,
Comme dans le cas des poteaux, les liaisons poutres-support sont
- Relâchement progressif et uniforme des torons. multiples.

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Nœud bétonné Pour les bâtiments de type “ bureaux ”, lorsque les distances entre
Cet assemblage, qui permet de reconstituer la continuité des éléments, joints dépassent les valeurs définies à l’article B.5.1 des Règles BAEL
est couramment pratiqué pour les poutres de plancher et les poutres 91, le bureau d’études chargé de la conception d’ensemble fournit au
de structure. Après mise en place de la poutre, les armatures préfabricant les sollicitations induites par les effets des variations
complémentaires sont intégrées dans la hauteur du clavetage. On dimensionnelles.
vérifie particulièrement le recouvrement des armatures supérieures et,
si nécessaire, des armatures inférieures. Ce recouvrement peut être
Plots de fondation et fûts préfabriqués
obtenu par croisement des aciers dépassants ou par des armatures Les dimensions de l’encuvement sont telles que celui-ci présente une
rapportées prévues à cet effet. Le bétonnage du nœud est ensuite ouverture en tête supérieure ou égale à (d+150) mm et une dimension
réalisé. Le chargement du produit ne peut intervenir que lorsque ce en fond supérieure ou égale à (d+100) mm. Dans ces expressions,
béton a atteint un niveau de résistance suffisant. Lorsque de tels délais d représente la dimension transversale du poteau.
ne peuvent pas être respectés, il convient de disposer l’étaiement de Le mode de dimensionnement est décrit à l’article 5.4.10 de
façon à limiter la déformation de la poutre évitant ainsi la fissuration du l’ENV 1992-1-3. On distingue le cas des encuvements à joints à parois
clavetage. La poutre doit par ailleurs être stabilisée vis-à-vis du risque lisses et les encuvements à joints à parois nervurées. La figure relative
de renversement. à ce type de fondation représente sur chacune des faces l’une et
l’autre des solutions.
Brochage La disposition standard est celle de l’encuvement avec joints à parois
Après examen et correction éventuelle de la planéité du support en lisses.
relation avec l’appareil d’appui retenu, on dispose ce dernier au droit En l’absence de mention particulière, lorsque la disposition
des broches. Outre les états de surface, le type d’appui doit être d’armatures retenue pour le ferraillage est déterminée par un bureau
compatible avec les charges et les rotations à supporter. La poutre est d’études externe, celui-ci doit respecter les prescriptions
déposée sur le support, les broches en attente venant se loger dans correspondant au cas standard.
les réservations prévues aux extrémités du composant. La profondeur de pénétration du poteau est fonction des efforts
Les réservations sont alors remplies : à recouvrir ou à ancrer.
- à l’aide d’un mortier à retrait compensé dans le cas d’une liaison fixe ;
- avec un produit élastique dans le cas d’un appui glissant. Poteaux
Dans le cas de tiges filetées, les écrous sont vissés au contact après Les poteaux sont vérifiés suivant les indications des Règles BAEL 91
interposition d’une rondelle. et/ou des Règles BPEL 91.
Dans le cas de liaison de type brochage, les armatures de béton armé
Pannes dépassent en extrémité du poteau pour obtenir une pénétration Lp
En général les pannes ont un becquet à l’appui afin de réduire la dans les réservations assurant ainsi la liaison à la fondation
hauteur. (cf. figures).
Nœud bétonné Dans le cas de réservations forées, le principe retenu est celui, décrit
Deux cadres verticaux sortant de la poutre sont croisés par deux aciers au chapitre A.6 des Règles BAEL 91, du recouvrement des efforts
en forme de U verticaux sortant des pannes. Lors du bétonnage entre les armatures du poteau et celles en attente dans la fondation
du nœud, un élément de tube est incorporé permettant la fixation sur une longueur Lr. Les armatures transversales enserrant cette zone
du bac acier. jouent le rôle de couture de ce recouvrement.
Brochage Le scellement des aciers dans la fondation est estimé à partir des
La méthode est identique à celle utilisée pour les poutres et indiquée caractéristiques du produit de scellement (mortier à retrait compensé),
ci-avant. précisées dans le cahier des charges du fabricant. A l’interface produit
de scellement /béton de fondation ou à l’interface produit de
Joints de dilatation scellement /tube métallique, la contrainte d’adhérence est évaluée
La dimension des blocs séparés par les joints de dilatation est à partir de la formule donnée à l’article A.6.1.2 des Règles BAEL 91.
déterminée cas par cas en fonction des effets des déformations Dans le cas de brochage dans des tubes métalliques, ces derniers
linéaires dues au retrait, fluage et à la température. sont conformes à la norme NF A 49-501. Leur section transversale
Dans le cas de couvertures type bac-acier il n’y a pas de limites de et leur longueur doivent être compatibles avec la section d’armature
largeur entre joints de dilatation. scellée, compte tenu des nuances d’acier employées.
Les appareils d’appui peuvent être : Les armatures de béton armé soudées à ces tubes sont des armatures
- des appuis à déformation : Néoprène fretté soudables. La longueur des cordons de soudure est évaluée selon les
- des appuis glissants; dans ce cas il y a lieu de prévoir un dispositif règles de la construction métallique.
de guidage latéral des poutres et pannes aussi bien en phase Dans le cas d’éléments précontraints, les armatures transversales sont
provisoire de montage qu’en phase définitive dans le cas systématiquement prévues sur la zone d’établissement de la
de toiture non rigide. précontrainte à chaque extrémité de l’élément , sur toute zone
comportant des armatures longitudinales de béton armé (autres
qu’armatures de montage) et dans les zones où ils sont susceptibles
8. Règles de conception et de calcul de subir des chocs en situation d’exploitation. Pour les poteaux
élancés en béton précontraint, il faut en outre que la contrainte du
Le dimensionnement des éléments est réalisé par référence aux
béton tendu, déterminée à l’ELU dans le cas d’instabilité de forme,
Règles BAEL 91, aux Règles BPEL 91 et au CPT “ STRUCTURES ”.
reste inférieure à ftj.
En particulier, les coefficients partiels de sécurité sur les matériaux, à
Dans la zone centrale, il n’est pas disposé d’armature transversale
utiliser, sont ceux définis à l’article 6.3,312 du CPT “ STRUCTURES ”,
lorsque la contrainte tangente maximale τ est telle que:
en prenant en outre γs = 1,10 dans les vérifications sous combinaison
fondamentale, pour les armatures actives dont la tension initiale a été
supérieure à 0,7 Frg. 0,15 f
cj
τ ≤
Conception d’ensemble tg β
Le principe de contreventement résulte du mode de stabilité choisi.
L’article 9 décrit les divers modes de fonctionnement possibles. Poutres et pannes
Les effets des déformations linéaires et les sollicitations associées Ces éléments sont vérifiés suivant les indications des Règles BAEL 91,
(retrait, fluage, température) font l’objet d’une justification des des Règles BPEL 91 ou du CPT “ STRUCTURES ”.
distances entre joints de dilatation en fonction des limites imposées par La section résistante des éléments peut être :
l’assurance de bon comportement des éléments non structuraux - la section préfabriquée seule (pannes, poutres de charpente,
associés. longrines..) ;
Lorsque la stabilité dépend exclusivement des éléments préfabriqués, - la section composite :
les calculs de stabilité sont généralement réalisés par le fabricant.
- section préfabriquée,
Dans les autres cas, les vérifications sont assurées par le bureau
d’études de l’entreprise qui communique alors les éléments - table de compression constituée par les diverses techniques de
nécessaires au dimensionnement des composants. planchers pour lesquels leur participation est précisée dans les
documents définissant leurs conditions d’emploi.

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Ces éléments (poutres et pannes) peuvent ne pas comporter
d’armatures transversales sous réserve des vérifications définies à
9. Contreventement des bâtiments
l’article 7.3,21 et 7.3,22 du CPT “ STRUCTURES ”. Ainsi, les pannes
• Bâtiments de type “ industriels ”
ne comportent généralement pas d’armatures transversales en zone
centrale. Pour le contreventement vertical, les schémas de stabilité pris en
compte peuvent être choisis parmi les modèles suivants :
Dans le cas d’utilisation d’armatures de précontrainte dépassantes
dans le clavetage, utilisées pour l’équilibrage de la bielle d’about, la - encastrement des poteaux en pied, liaison poteau-poutre rotulée
limite fictive d’élasticité de ces armatures est limitée à : (portiques à nœuds déplaçables le cas échéant);
- 250 ηp pour les armatures en dépassement droit ; - encastrement en pied et en tête de poteau ;
- rotule en pied et encastrement en tête de poteau ;
- l + l / 0 , 6 .ηp sans excéder 375 ηp , pour les armatures pliées,
250 . 1 2 - rotule en tête et pied de poteau, la stabilité étant assurée par
l1 + l2
des éléments annexes en béton (voiles, autres poteaux, etc...) ;
l1 étant la longueur de dépassement droit, l2 étant la longueur pliée
comme indiqué sur le schéma ci-dessous : - rotule en tête et en pied avec croix de Saint-André dans le
plan vertical.
- Le contreventement horizontal peut être assuré indifféremment :
- par le seul élément supportant l'effet du vent (pannes de rive) ;
- par l'équilibre en déformation de l'ensemble de la poutraison :
l2 poutres porteuses liaisonnées par les pannes ;
- ou par un dispositif tel que croix de Saint-André, les éléments de
structure formant alors butons et tirants.
• Bâtiments de type “ bureaux ”
Pour le contreventement vertical, les principes de stabilité sont
l1 similaires à ceux décrits pour les bâtiments industriels. La présence
habituelle d'éléments de contreventement de type panneaux (voiles en
particulier) associée au fonctionnement en diaphragme des planchers
permet d'assurer la stabilité du bâtiment.
Le contreventement en plan est assuré par le plancher à chaque
niveau (fonctionnement en diaphragme).
- 375 ηp pour les armatures de type torons détoronnés, la contrainte En dehors de ces cas particuliers, d’autres principes de
d’adhérence prise en compte dans le calcul étant celle de l’armature contreventement peuvent être utilisés.
majorée de 50 % ;
Dispositions générales à l’ensemble des éléments précontraints B. Résultats expérimentaux
En dérogation à l’article 6.1,31 des Règles BPEL 91 et conformément
au CPT “ STRUCTURES ”, il n’y a pas lieu de prévoir des armatures • Rapport d’essai 95 DPO 180 de mai 1995, établi par le CERIB, sur
de peau. des corbeaux assemblés par coupleur.
Le calcul des pertes d’origine thermique est mené avec λ = 0,5 compte • Rapport d’essai n° 2342.6.095 de juin 1988, établi par le CEBTP,
tenu du traitement thermique utilisé, contrôlé dans le cadre de sur des coupleurs d’armatures de type Fe E 500.
la certification.
De même, il est dérogé aux exigences de l’article 6.1,32 (règles
de ferraillage minimal), dans les vérifications en situation d’exécution.
C. Références
Depuis sa création en 1993, L’INDUSTRIELLE DU BÉTON a produit
Les notes de calcul des composants sont fournies au client, sur
400.000 m3 d’éléments de structure
demande.

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