Calcul Différentiel : Concepts et Propriétés
Calcul Différentiel : Concepts et Propriétés
Propriété 1.1
Table des matières
Si f est différentiable alors f est continue
1 Applications continuements différentiables 1
2 Fonctions numériques de classe C 1 6
3 Dérivées partielles d’ordre supérieur 7 Preuve f (a + h) − f (a ) = d f (a ).h + o(khk) → 0 (h → 0) par continuité de d f (a )
Proposition 1.1
Si β 0 = ("1 , ..., "n ) est une base de F , et f : U → F qui se décompose dans
n
β0 f = f i "i , alors :
P
i =1
f est différentiable en a si et seulement si ∀i ∈ |[1, n]|, f i : U → R est
différentiable en a
1 Applications continuements différentiables n
Dans ce cas nous avons : d f (a ) = d f i (a )"i
P
i =1
E , F deux espaces vectoriels de dimensions respectives p, n, U un ouvert
de E
Proposition 1.2
Théorème définition 1.1
Si E = R, la différentiabilité coincide avec la dérivabilité, et dans ce cas
f : U → F une application, a ∈ U , s’il existe une application linéaire ϕa
la différentielle est définie par :
de E vers F telle que :
∀h ∈ R : d f (a ).h = h × f 0 (a )
f (a + h) = f (a ) + ϕa (H ) + o(khk)
alors elle est unique , dans ce cas f est dite différentiable en a , ϕa est
appelée la différentielle de f en a , et notée d f (a ) Preuve Supposons que f est différentiable en a , alors
¨ Proposition 1.3
R2 −→ R Si f est linéaire alors f est différentiable et ∀a ∈ U : d f (a ) = f .
f :
(x , y ) → x y
|h 1 h 2 | ≤ khk2 = o(khk)
Preuve
Puis h → h 2 x 0 + h 1 y 0 est linéaire, donc f est différentiable en a et sa
différentielle est l’application
B ((a ,b ) + (h, k )) = B (a + h,b + k )
= B (a ,b ) + (B (a , k ) + B (h,b )) + B (h, k )
¨
R2 −→ R
d f (a ) :
h → h 2x 0 + h 1 y0 Mais comme B est bilinéaire en dimension finie , donc continue, il existe une
constante c telle que kB (h, k )k ≤ c khkkk k ≤ c k(h, k )k2∞ . On a donc
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
f
E un espace euclidien, l’application produit scalaire et si g ne s’annule pas au voisinage a , alors g est différentiable en a et
on a :
g (a )d f (a ) − f (a )d g (a )
B : (x , y ) → 〈x , y 〉 f
d (a ) =
g (g (a ))2
est différentiable et
Exemple d’application 1
Théorème 1.1
Si f : U → V ⊂ F est différentiable en a et g : V ⊂ F → G en f (a ), alors E un espace euclidien. ¨
g ◦ f est différentiable en a et on a : E −→ R
1. on considère l’applications g 1 : Montrer que
x → kx k2
d (g ◦ f )(a ) = d (g )(f (a )) ◦ d (f )(a )
g 1 est différentiable et que
d g 1 (x ) : h → 2〈x , h〉
Preuve On a, en posant b = f (a ), f (a + h) = f (a ) + d f (a ).h + khk"1 (h) avec
lim "1 (h) = 0 et g (b + k ) = g (b ) + d g (b ).k + kk k"2 (k ) avec lim "2 (k ) = 0. Prenons en 2. En déduire la différentiabilité et calculer la différentielle de l’ap-
h→0 k →0
particulier k = ϕ(h) = f (a + h) − f (a ) = d f (a ).h + khk"1 (h) plication :
On a b + k = f (a + h), et donc
¨
E \{0} −→ R
g2 :
g (f (a + h)) = g (f (a )) + d g (b ).ϕ(h) + kϕ(h)k"2 (ϕ(h)) x → kx k
d ψ(a ) = (d f (a ), d g (a )) x f1
3. a) Posons f 1 : x → x , f : x → kx k2
, on a f = g1
est donc différen-
Donc B ◦ ψ est différentiable et en suite B (f , g ) l’est aussi et on a : tiable, et on a
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
x f1
b) Posons g : x → kx k
, on a f = g2
est donc différentiable, et on a
Définition 1.2
g 2 (x )d f 1 (x ).h − f 1 (x )d g 2 (x ).h β = (e 1 , .., e p ) une base de E .
d g (x ).h = p
g 22 (x ) f :U →F : x =
P
x j e j → f (x ) pour tout j ∈ |[1, p ]|, D e j f (a ) si elle
kx kh − 〈xkx,h〉
k
x j =1
= ∂f
kx k2 existe s’appelle la j-ième dérivée partielle de f en a et se note (a )
1
1
∂ xj
= h− 〈x , h〉x
kx k kx k2
∂f
(a ) = D e j (f )(a )
d f (x ) est donc la composée de l’homothétie de rapport kx1 k avec ∂ xj
la projection orthogonale sur l’hyperplan orthogonal à kxx k .
g 1 (x )d f 2 (x ).h − f 2 (x )d g 1 (x ).h
d µ(x ).h = ∂f
g 12 (x ) Preuve f différentiable, (a ) = D e j (f )(a ) existe.
∂ xj
2kx k 〈u (x ), u (h)〉 − ku (x )k2 2〈x , h〉
2
= p p p
∂f
kx k4 d f (a ).h = d f (a ).(
P
hj ej ) =
P
h j d f (a ).e j =
P
hj (a ).
2 j =1 j =1 j =1 ∂ xj
= 〈u ∗ ◦ u (x ) − ku (x )k2 x , h〉
kx k4
Remarque 3
d µ(x ) = 0 si et seulement si u ∗ ◦ u (x ) − ku (x )k2 x = 0 c’est à dire un
vecteur propre de u ∗ ◦ u . Etude de la diffentiabilité à l’aide des dérivés partielles.
Pour voir la différentiabilité en un point a , on commence par calculer
Proposition 1.6 les derivées partielles, et puis pour que f soit différentiable il faut que
Si f est difféntiable en a , alors ∀h ∈ E , D h (f )(a ) existe et on a : p ∂f
f (a +h)− f (a )− h j (a )
P
D h (f )(a ) = d f (a ).h j =1 ∂ xj
ses dérivées existent et que lim khk
existe et soit
khk→0
nulle.
Preuve f est différentiable, donc
Exemple d’application 2
f (a + t h) = f (a ) + d f (a ).t h + o(t ) = f (a ) + t d f (a ).h + o(t )
Remarque 2
∂f ∂f
h 2 f (a + h) − f (a ) − h (a ) − k (a )
f (a + t h) − f (a ) h 2 si h 1 6= 0 ∂x ∂y
= 1 ∆(H ) =
t 0 si h 1 = 0 khk
sin h 3 − sin k 3
= 3
(h 2 + k 2 ) 2
2
h 2 si h 1 6= 0 Suivant le chemin k = −h
Donc D h (f )(a ) existe égale à h1 . Mais f n’est pas
0 si h 1 = 0
2 sin h 3
∆(H ) = 3
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
On obtient
∂f
| (x , y )| ≤ 4|y |
¨
n n
R −→ R ∂x
f :
x = (x 1 , ..., x n ) → f (x ) = (f 1 (x ), ..., f n (x ))
∂f ∂f
Il s’ensuite lim (x , y ) = 0 = (0, 0), et donc la continuité de
différentiable en a , alors le Jacobien relativement aux bases canoniques (x ,y )→(0,0) ∂x ∂x
∂f
est noté : .
D(f 1 , ..., f n ) ∂x
(a ) ∂f
D(x 1 , ..., x n ) De la même façon on a aussi la continuité de
∂y
Par conséquent :
D(x , y ) Proposition 1.10
((r, θ )) = r
D(r, θ ) Si f est C 1 difféomorphisme alors ∀a ∈ U , d f (a ) est un isomorphisme
et (d f (a ))−1 = d f −1 (f (a )) et par conséquent dimE = dimF
D’où le résultat.
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
(
x = r cos(θ )
Preuve C’est un résultat qui se déduit de la proposition 1.2 et le théorème 1.1 y = r sin(θ )
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
Soit Donc
∂g ∂f ∂f
(r, θ ) = cos(θ ) (x , y ) + sin(θ ) (x , y ) −−−→ 2 ∗
∂r ∂x ∂y
g r a d µ(x ) = u ◦ u (x ) − ku (x )k2 x
∂ g ∂f ∂f kx k 4
(r, θ ) = −r sin(θ ) (x , y ) + r cos(θ ) (x , y )
∂θ ∂x ∂y
Les formules inverses s’obtiennent en résolvant le sytème linéaire on ob- 2. Si ¨ on reprend la fonction de l’exemple
tient : M n (R) −→ R
∂f ∂g f : , on vu que f est de classe C 1
)∂ g
(x , y ) = cos(θ ) (r, θ ) − sin(θ (r, θ ) M → det M
∂x ∂r r ∂θ
et
∂ f ∂ g ) ∂ g
(x , y ) = sin(θ ) (r, θ ) + cos(θ (r, θ ) d f (M ).h = 〈Com (M ), H 〉
∂y ∂r r ∂θ
Donc
−−−→
Théorème 1.3 - (d’invertion locale) g r a d f (M ) = Com (M )
f : U → F une application de classe C 1 . Soit a ∈ U tel que d f (a ) soit
inversible. Alors il existe un voisinage ouvert U 0 ⊂ U de a et un voisi-
nage ouvert V de f (a ) tels que la restriction f /U 0 de f à U 0 soit un C 1
difféomorphisme de U 0 vers V . Expression dans une BON :
Si (e 1 , ..., e p ) est une BON de E , alors le grandient s’exprime :
p
X ∂f
−−−→
2 Fonctions numériques de classe C 1 g r a d f (a ) =
∂ xj
(a )e j
j =1
Définition 2.1
E étant un espace euclidien, f : U → R une fonction de classe C 1 , Théorème 2.1 - Inégalité des accroissements finies
−−−→
l’unique vecteur noté g r a d f (a ) tel que U un ouvert convexe de E euclidien, f : U → R de classe C 1 , ∀a ,b ∈ U :
−−−→
∀x ∈ E : d f (a ).h = 〈 g r a d f (a ), x 〉 s’appelle gradient de f en a . −−−→
| f (b ) − f (a )| ≤ kb − a k sup k g r a d f (x )k
x ∈[a ,b ]
−−−→
g r a d g 1 (x ) = 2x f est constante ssi d (f ) = 0
b) ¨
E \{0} −→ R Preuve le sens direct est trivial.
g2 :
x → kx k Pour l’autre sens et dans le cas où U est convexe le résultat est immédiat grace à
l’inégalité des accroissement finis.
g 2 est différentiable et on a Supposons que d f = sur U connexe par arcs, raisonnons par l’absurde et suppo-
sons qu’il existe a ,b ∈ U tel que f (a ) 6= f (b ). soit α : [0, 1] → U continue telle que
〈x , h〉 α(0) = a , α(1) = b . Posons
d g 2 (x ).h =
kx k A = {t ∈ [0, 1], f (α(t )) = f (α(0)) = f (a )}
Donc g 2 est de classe C 1 et A est une partie bornée de R donc admet une borne supérieure, soit c = sup A, la
caractérisation séquentielle de la borne supérieure et la continuité de α et f feront
−−−→ x que c ∈ A, et on c < 1, U est un ouvert, donc il existe r > 0 tel que B (α(c ), r ) ⊂ U .
g r a d g 2 (x ) = B (α(c ), r ) est un convexe, où d f = 0, donc f est constante sur B (α(c ), r ), et par suite
kx k nulle sur cette boule.
α continue en c < 1, donc pour t > c et t voisin de c , on a α(t ) ∈ B (α(c ), r ) ce qui
c) contredira la maximalité de c .
ku (x )k2
µ:x →
kx k2 Définition 2.2
µ est différentiable et a ∈ U est un point critique pour une fonction U → R de classe C 1 si
d f (a ) = 0.
2
d µ(x ).h = 〈u ∗ ◦ u (x ) − ku (x )k2 x , h〉
kx k4
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂f ∂g sin(θ ) ∂ g
(x , y ) = cos(θ ) (r, θ ) − r (r, θ )
∂x ∂r ∂θ
Preuve On suppose que f admet par exemple un maximum relatif en a . ∂ f ∂ g cos(θ ) ∂ g
(x , y ) = sin(θ ) (r, θ ) + r (r, θ )
Il existe r > 0, B (a , r ) ⊂ U et ∀x ∈ B (a , r ), f (x ) ≤ f (a ). ∂y ∂r ∂θ
soit
I= − r , r −→ R
On dérive une deuxième fois, on obtient :
ϕ: |khk khk
t → f (a + t h) ∂ 2f ∂ ∂g sin(θ ) ∂ g
(x , y ) = cos(θ ) cos(θ ) (r, θ ) − (r, θ )
ϕ est de classe C 1 , admettant un maximum en 0, I est un ouvert, donc ϕ 0 (0) = 0.
∂x 2 ∂r ∂r r ∂θ
Mais ϕ 0 (0) = d f (a ).h, donc d f (a ) = 0. sin(θ ) ∂ ∂g sin(θ ) ∂ g
− cos(θ ) (r, θ ) − (r, θ )
r ∂θ ∂r r ∂θ
i ,j
∂ xi ∂ x j f (a + h) = f (a ) + h 1
∂x
(a ) + h 2
∂y
(a ) +
2
h 21
∂x 2
(a ) + 2h 1 h 2
∂ x∂ y
(a ) + h 22
∂y 2
(a ) + o(khk2 )
Exemple 8: Changement de variable dans les dérivées d’ordre su- 1. Si la forme quadratique qa est définie positive, alors f admet un
perieur minimum relatif en a .
2. Si la forme quadratique qa est définie négative, alors f admet un
U =¨R2 \{(x , 0), x ≤ 0}. maximum relatif en a .
U −→ R ∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
f : une fonction de classe C 2 dans laquelle, En particulier pour p = 2, si on pose r = ∂ x2
(a ), s= ∂ x∂ y
(a ), t = ∂y2
(a )
(x , y ) → f (x , y )
on veut effectuer la changement en polaire : 1. Si r t − s 2 > 0, alors
( a) r > 0 : f présente un minimum relatif en a
x = r cos(θ )
b) r < 0 : f présente un maximum relatif en a
y = r sin(θ )
2. Si r t − s 2 < 0, alors a n’est ni un maximum ni un minimum relatif
On¨ obtient une nouvelle fonction pour a , on dit qu’on a disposition en col en a
∆ = R∗+ ×] − π, π[ −→ R
g: , liée à f par la relation
(r, θ ) → g (r, θ )
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
1 x +y
f (a + h) = f (a ) + qa (h) + o(khk2 ) Maximum de (1+x 2 )(1+y 2 ) sur K = [0, 1]2 ? Etablir d’abord qu’il y a un
2
maximum atteint sur K , chercher séparément le maximum surp le bord
du carré puis montrer que s’il est atteint sur K̇ alors il vaut 3 8 3 . Quel
p
1. a) Si qa est définie positive, alors h → qa (h) est une norme, si on
l’adopte dans la formule de Taylor on obtient : est le maximum finalement sur K ? (CCP 2007)
1
f (a + h) − f (a ) = qa (h) + o(qa (h)) Exercice 3
2
1
ö qa (h) Etudier les extremums relatifs de
2
1)(x,y)→ sin x sin y sin(x + y ).
et donc au voisinage de 0, on a f (a + h) ≥ f (a ).
Ce qui correspond à un minimum relatif.
2)(x,y)→ x 2 + x y + y 2 − 3x − 6y .
b) Si qa est définie négative, alors h → −qa (h) est une norme, un raison- 3)(x,y)→ x 3 + x y 2 + −x 2 y − y 3 .
nement analogue à celui qui précède montre que f admet cette foi-ci
un maximum relatif en a .
2. p = 2.
La matrice de qa dans la base canonique est 4 Extrema liés multiplicateurs de Lagrange
r s
H= s t
On parle d’extrémum lié lorsqu’on cherche à maximiser ou minimiser
une fonction de plusieurs variables f (x 1 , ..., x n ) lorsque ces variables sont
Soit λ1 , λ2 les valeurs propres de H liées par certaines relations. Un théorème général permet bien souvent
a) Si det H = r t − s 2 > 0 et r > 0, alors s est aussi > 0, et on a λ1 λ2 = de résoudre le problème de la recherche des extrema liés.
det H >, λ1 , λ2 sont de même signe qui celui de λ1 +λ2 = r +t > 0, donc
λ1 et λ2 sont strictements positifs, et ensuite qa est définie positive. f
admet donc un minimum relatif en a . Théorème 4.1
b) Si r t − s 2 > et r < 0, un raisonnement analogue montre que qa est Soient f , ϕ1 , ..., ϕp des fonctions de classe C 1 sur un ouvert U de Rn , à
définie négative, ce qui correspond donc à un maximum relatif.
valeurs dans R et V l’ensemble défini par :
c) Si r t − s 2 < 0, les valeurs propres sont de signes opposés. par exemple
λ1 < 0 < λ2 . soit e 1 (resp e 1 ) un vecteur propre unitaire associé à λ1 V = {x ∈ U ; ϕ1 (x ) = ... = ϕp (x ) = 0}
(resp λ2 ).
Toujours d’après la formule de Taylor on a Si la restriction de f à V admet un extrémum local en a , et si les diffé-
rentielles d ϕ1 (a ), ..., d ϕp (a ) sont des formes linéaires indépendantes,
1 t2
f (a + t e i ) − f (a ) qa (t e i ) + o(t2 ) = qa (e i ) + o(t2 ) alors il existe des réels λ1 , ..., λp tels que :
2 2
t 2 p
= λi + o(t2 )
X
2 d f (a ) = λi ϕi (a )
t 2
i =1
ö λi
2 Ces réels λ1 , ..., λp sont appelés multiplicateurs de Lagrange.
Donc pour t assez petit, on a
f (a + t e 1 ) − f (a ) ≤ 0
Exemple 9
f (a + t e 2 ) − f (a ) ≥ 0
f ne présente ni un minimum si un maximum relatif en a .
Cherchons le maximum de la fonction
p
f (x ) = n
x 1 ...x n
Exemple d’application 4
sur l’ensemble défini par
Trouvons les extrema sur R2 de
n
P
4 4
xi
f (x , y ) = x + y − 4x y i =1
V = {(x 1 , .., x n ) ∈ Rn+ , = 1}
n
En résolvant le sytème
En un point où le maximum est atteint, on a forcément x i > 0 et
n
∂f
P
xi
(a ) = 0 i =1
∂x on peut appliquer le théorème précédent avec ϕ(x ) = − 1. On
n
∂ f obtient
(a ) = 0
∂y ∃λ ∈ R; d f (a ) = λd ϕ(a )
on aboutit aux points critique suivants : (0, 0), (1, 1) et (−1, −1) Mais
∂f 1 f (a )
(a ) =
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f ∂ xi n ai
(x , y ) = 12x 2 , (x , y ) = −4, = 12y 2
∂x 2 ∂ x∂ y ∂y2 et
∂g 1
1. En (0, 0) : r = 0, s = −4, t = 0, r t − s 2 < 0 pas d’extremum local. (a ) =
∂ xi n
2. En (1, 1) : r = 12, s = −4, t = 12, r t − s 2 > 0, r > 0, minimum
ce qui entraîne
local.
f (a ) = λa 1 = ... = λa n
3. En (−1, −1) : f (x , y ) = f (−x , −y ), même conclusion qu’en (1, 1).
En particulier, on obtient que tous les a i sont égaux et qu’il sont tous
On remarque que :
égaux à 1. Ainsi, sur V , on a f (x ) ≥ 1. Par homogénéité, on obtient
f (x , y ) − f (1, 1) = (x 2 − 1)2 + (y 2 − 1)2 + 2(x − y )2 ≥ 0
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
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