0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
10 vues9 pages

Calcul Différentiel : Concepts et Propriétés

Transféré par

Zakaria Asraoui
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
10 vues9 pages

Calcul Différentiel : Concepts et Propriétés

Transféré par

Zakaria Asraoui
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CALCUL DIFFÉRENTIEL

Propriété 1.1
Table des matières
Si f est différentiable alors f est continue
1 Applications continuements différentiables 1
2 Fonctions numériques de classe C 1 6
3 Dérivées partielles d’ordre supérieur 7 Preuve f (a + h) − f (a ) = d f (a ).h + o(khk) → 0 (h → 0) par continuité de d f (a )

4 Extrema liés multiplicateurs de Lagrange 8 en dimension finie.

Proposition 1.1
Si β 0 = ("1 , ..., "n ) est une base de F , et f : U → F qui se décompose dans
n
β0 f = f i "i , alors :
P
i =1
f est différentiable en a si et seulement si ∀i ∈ |[1, n]|, f i : U → R est
différentiable en a
1 Applications continuements différentiables n
Dans ce cas nous avons : d f (a ) = d f i (a )"i
P
i =1
E , F deux espaces vectoriels de dimensions respectives p, n, U un ouvert
de E
Proposition 1.2
Théorème définition 1.1
Si E = R, la différentiabilité coincide avec la dérivabilité, et dans ce cas
f : U → F une application, a ∈ U , s’il existe une application linéaire ϕa
la différentielle est définie par :
de E vers F telle que :
∀h ∈ R : d f (a ).h = h × f 0 (a )
f (a + h) = f (a ) + ϕa (H ) + o(khk)
alors elle est unique , dans ce cas f est dite différentiable en a , ϕa est
appelée la différentielle de f en a , et notée d f (a ) Preuve Supposons que f est différentiable en a , alors

f (a + h) = f (a ) + d f (a ).h + o(khk) = f(a + h) = f(a) + hdf(a).1 + o(h)


Preuve Supposons que L 1 et L 2 conviennent. Par différence on obtient :
Donc
f (a + h) − f (a )
−→ d f (a ).1, h →0
L 1 (h) − L 2 (h) = o(khk) h
D’où la dérivabilité de f en a et on a
On a donc, pour tout x ∈ E \{0} :
L 1 (t x ) − L 2 (t x ) f 0 (a ) = d f (a ).1
lim =0
t →0+ kt x k Inversement supposons que f est dérivable en a , donc f admet un déveleoppe-
L 1 (t x )−L 2 (t x ) L 1 (x )−L 2 (x ) ment limité en a de la forme
Mais pour t > 0, on a : kt x k
= kx k
; ceci montre que L 1 (x ) = L 2 (x ) et
donc L 1 = L 2 . f (a + h) = f (a ) + h f 0 (a ) + o(h)

l’application : h → h f 0 (a ) est linéaire, donc f est différentiable en a et on a :


Exemple 1
d f (a ) : h → h f 0 (a )

¨ Proposition 1.3
R2 −→ R Si f est linéaire alors f est différentiable et ∀a ∈ U : d f (a ) = f .
f :
(x , y ) → x y

f est différentiable en tout point a = (x 0 , y 0 ), pour tout h = (h 1 , h 2 ) :


Preuve Si f est linéaire, alors f (a + h) = f (a ) + f (h) = f (a ) + f (h) +o(khk), donc

d f (a ).h = h 2 x 0 + h 1 y 0 f est différentiable en a et d f (a ).h = f (h).

Ceci, parce que, en utilisant la définition on a : Proposition 1.4


Soit E, F et G trois espaces vectoriels de dimensions finis , B : E × F → G
f (a + h) = f (a ) + h 2 x 0 + h 1 y 0 + h 1 h 2 une application bilinéaire. Alors B est différentiable en tout point (a ,b )
de E × F et
En utilisant la norme infinie, on a : d B (a ,b ).(h, k ) = B (a , k ) + B (h,b )

|h 1 h 2 | ≤ khk2 = o(khk)
Preuve
Puis h → h 2 x 0 + h 1 y 0 est linéaire, donc f est différentiable en a et sa
différentielle est l’application
B ((a ,b ) + (h, k )) = B (a + h,b + k )
= B (a ,b ) + (B (a , k ) + B (h,b )) + B (h, k )
¨
R2 −→ R
d f (a ) :
h → h 2x 0 + h 1 y0 Mais comme B est bilinéaire en dimension finie , donc continue, il existe une
constante c telle que kB (h, k )k ≤ c khkkk k ≤ c k(h, k )k2∞ . On a donc

B ((a ,b ) + (h, k )) = B (a ,b ) + (B (a , k ) + B (h,b )) + o(k(h, k)k)


Remarque 1
Comme (h, k ) → B (a , k ) + B (h,b ) est linéaire, c’est la différentielle de B au point
(a ,b ).
Avec les hypothèses du théorème nous avons :

f (a + h) = f (a ) + d f (a ).h + o(khk) Exemple 2


C’est la formule de Taylor Young à l’ordre 1.

[Link]@[Link]
CALCUL DIFFÉRENTIEL

f
E un espace euclidien, l’application produit scalaire et si g ne s’annule pas au voisinage a , alors g est différentiable en a et
on a :
g (a )d f (a ) − f (a )d g (a )
 
B : (x , y ) → 〈x , y 〉 f
d (a ) =
g (g (a ))2
est différentiable et

d B(x, y).(h, k) = 〈h, y〉 + 〈x, k〉 Définition 1.1


Dérivée suivant un vecteur :
f : U → F une application, a ∈ U , h ∈ E . la dérivée de f en a suivant h
f (a +t h)− f (a )
Proposition 1.5 si elle existe est le vecteur D h f (a ) =lim t
t →0
Une combinaison linéaire de deux fonctions différentiables est
différentiable et on a d (λf + µg ) = λd f + µd (g ).

Exemple d’application 1
Théorème 1.1
Si f : U → V ⊂ F est différentiable en a et g : V ⊂ F → G en f (a ), alors E un espace euclidien. ¨
g ◦ f est différentiable en a et on a : E −→ R
1. on considère l’applications g 1 : Montrer que
x → kx k2
d (g ◦ f )(a ) = d (g )(f (a )) ◦ d (f )(a )
g 1 est différentiable et que

d g 1 (x ) : h → 2〈x , h〉
Preuve On a, en posant b = f (a ), f (a + h) = f (a ) + d f (a ).h + khk"1 (h) avec

lim "1 (h) = 0 et g (b + k ) = g (b ) + d g (b ).k + kk k"2 (k ) avec lim "2 (k ) = 0. Prenons en 2. En déduire la différentiabilité et calculer la différentielle de l’ap-
h→0 k →0
particulier k = ϕ(h) = f (a + h) − f (a ) = d f (a ).h + khk"1 (h) plication :
On a b + k = f (a + h), et donc
¨
E \{0} −→ R
g2 :
g (f (a + h)) = g (f (a )) + d g (b ).ϕ(h) + kϕ(h)k"2 (ϕ(h)) x → kx k

Mais on a Est-elle différentiable sur E .


3. Montrer aussi la différentiablité de x → kxxk2 et x → kxx k sur E \{0}.
d g (b ).ϕ(h) = d g (b ).(d f (a ).h + khk"1 (h))d g (b ) ◦ d f (a ).h Reconnaitre géométriquement leurs différentielles.
+ khkd g (b )."1 (h)d g (b ) ◦ d f (a ).h + o(khk)
4. u un endomorphisme de E . montrer la différentiabilité et calcu-
ku (x )k2
puisque lim d g (b )."1 (h) = d g (b ).0 = 0. D’autre part,
ler la différentielle de l’application µ x → kx k2 .
h→0
Que représente un vecteur x pour lequel d µ(x ) = 0
kϕ(h)k ≤ kd f (a ).h + khk"1 (h)kkd f (a )kkhk + "1 (h)kkhk = O(khk)

donc kϕ(h)k"2 (ϕ(h)) = o(khk) puisque lim ϕ(h) = 0 (continuité de f au point a )


h→0
Solution
et donc lim "2 (ϕ(h)) = 0. On a donc en définitive,
h→0
1.
g (f (a + h)) = g (f (a )) + d g (b ) ◦ d f (a ).h + o(khk) kx + hk2 = kx k2 + 2〈x , h〉 + khk2
x → 2〈x , h〉 linéaire, khk2 = o(khk). D’où la différentiabilité de de g 1 , et
ce qui termine la démonstration.
dg1 (x).h = 2〈x, h〉
¨
Corollaire 1.1 ( R∗+ −→ R
f :U → E 2. g 2 = ϕ ◦ g 1 , ϕ : p , est dérivable, g 1 différentiable,
0
Si B : F × F → G est une forme bilinéaire, et sont diffé- t → t
g :U → E0 donc g 2 est différentiable et on a
rentiables, alors B (f , g ) est différentiable et
d g 2 (x ).h = d (ϕ ◦ g 1 )(x ).h
d B (f , g ) = B (d f , g ) + B (f , d g )
= d ϕ(g 1 (x )).d g 1 (x ).h
a ∈ U , ∀h ∈ U : d B (f , g )(a ).h = B (d f (a ).h, g (a )) + B (f (a ), d g (a ).h) = d g 1 (x ).h × ϕ 0 (g 1 (x ))
2〈x , h〉
= p

U −→ E2
2 g 1 (x )
Preuve Soit ψ : , on a d’après la proposition 1.1 ψ est
x → (f (x ), g (x )) 〈x , h〉
=
différentiable en a et on a kx k

d ψ(a ) = (d f (a ), d g (a )) x f1
3. a) Posons f 1 : x → x , f : x → kx k2
, on a f = g1
est donc différen-
Donc B ◦ ψ est différentiable et en suite B (f , g ) l’est aussi et on a : tiable, et on a

d B (f , g )(a ).h = d B ◦ ψ(a ).h g 1 (x )d f 1 (x ).h − f 1 (x )d g 1 (x ).h


d f (x ).h =
= d B (ψ(a ))(d f (a ).h, d g (a ).h) g 12 (x )
= d B ((f (a ), g (a )))(d f (a ).h, d g (a ).h) kx k2 h − 2〈x , h〉x
=
kx k4
Et d’après la proposition 1.4 ; on obtient finalement :  
1 2
= h− 〈x , h〉x
d B (f , g )(a ).h = B (d f (a ).h, g (a )) + B (f (a ), d g (a ).h) kx k 2 kx k 2

Corollaire 1.2 d f (x ) est donc la composée de l’homothétie de rapport kx1k2 avec


Si f , g : U → K sont différentiables en a , alors f g est différentiable en a la réflexion d’hyperplan orthogonal à kxx k . C’est une similitude.
et on a :
d (f g )(a ) = f (a )d g (a ) + g (a )d f (a )

[Link]@[Link]
CALCUL DIFFÉRENTIEL

x f1
b) Posons g : x → kx k
, on a f = g2
est donc différentiable, et on a
Définition 1.2
g 2 (x )d f 1 (x ).h − f 1 (x )d g 2 (x ).h β = (e 1 , .., e p ) une base de E .
d g (x ).h = p
g 22 (x ) f :U →F : x =
P
x j e j → f (x ) pour tout j ∈ |[1, p ]|, D e j f (a ) si elle
kx kh − 〈xkx,h〉
k
x j =1
= ∂f
kx k2 existe s’appelle la j-ième dérivée partielle de f en a et se note (a )
1

1
 ∂ xj
= h− 〈x , h〉x
kx k kx k2
∂f
(a ) = D e j (f )(a )
d f (x ) est donc la composée de l’homothétie de rapport kx1 k avec ∂ xj
la projection orthogonale sur l’hyperplan orthogonal à kxx k .

4. Posons f 2 : x → ku (x )k2 , µ : x → kukx(xk)k2 .


2

On a f 2 = g 1 ◦ u . Donc f 2 est différentiable et Proposition 1.7


Si f est différentiable a alors on a l’existence des dérivées partielles en
d f 2 (x ) = d g 1 (u (x )) ◦ d u (x ) = d g 1 (u (x )) ◦ u
a et ∀h ∈ E
p
d f 2 (x ).h = d g 1 (u (x )).u (h) = 2〈u (x ), u (h)〉
X ∂f
d f (a ).h = hj (a )
f2 ∂ xj
µ= g1
, donc µ est différentiable et j =1

g 1 (x )d f 2 (x ).h − f 2 (x )d g 1 (x ).h
d µ(x ).h = ∂f
g 12 (x ) Preuve f différentiable, (a ) = D e j (f )(a ) existe.
∂ xj
2kx k 〈u (x ), u (h)〉 − ku (x )k2 2〈x , h〉
2
= p p p
∂f
kx k4 d f (a ).h = d f (a ).(
P
hj ej ) =
P
h j d f (a ).e j =
P
hj (a ).
2 j =1 j =1 j =1 ∂ xj
= 〈u ∗ ◦ u (x ) − ku (x )k2 x , h〉
kx k4
Remarque 3
d µ(x ) = 0 si et seulement si u ∗ ◦ u (x ) − ku (x )k2 x = 0 c’est à dire un
vecteur propre de u ∗ ◦ u . Etude de la diffentiabilité à l’aide des dérivés partielles.
Pour voir la différentiabilité en un point a , on commence par calculer
Proposition 1.6 les derivées partielles, et puis pour que f soit différentiable il faut que
Si f est difféntiable en a , alors ∀h ∈ E , D h (f )(a ) existe et on a : p ∂f
f (a +h)− f (a )− h j (a )
P

D h (f )(a ) = d f (a ).h j =1 ∂ xj
ses dérivées existent et que lim khk
existe et soit
khk→0
nulle.
Preuve f est différentiable, donc

Exemple d’application 2
f (a + t h) = f (a ) + d f (a ).t h + o(t ) = f (a ) + t d f (a ).h + o(t )

Par conséquent : Etudier la différentiabilité de :


f (a + t h) − f (a ) sin x 3 −sin y 3
lim = d f (a ).h f : R2 → R, (x , y ) → x 2 +y 2 si (x , y ) 6= (0, 0), f (0, 0) = 0.
t →0 t

Remarque 2

La réciproque de la proposition précédente est fausse, il se peut que Solution


f admette des dérivées partielles suivant n’importe qu’elle direction
sans qu’elle soit différentiable. f (x , 0) − f (0, 0) sin3 (x )
= −→ 0, quand x tend vers 0
Comme le montre l’exemple suivant : x x3
∂f
Donc (0, 0) = 0.
∂x
Exemple 3
f (0, y ) − f (0, 0) sin3 (y )
=− −→ 0, quand y tend vers 0
 x y3
R2 −→ R
y2 ∂f
 (
Soit f : x
si x 6= 0 Soient a = (0, 0) et h = (h 1 , h 2 ). Donc (0, 0) = 0.
 x → ∂y
0 sinon a = (0, 0), H = (h, k ), en optant pour la norme deux.

∂f ∂f

h 2 f (a + h) − f (a ) − h (a ) − k (a )
f (a + t h) − f (a )  h 2 si h 1 6= 0 ∂x ∂y
= 1 ∆(H ) =
t 0 si h 1 = 0 khk
sin h 3 − sin k 3
= 3
 (h 2 + k 2 ) 2
2
 h 2 si h 1 6= 0 Suivant le chemin k = −h
Donc D h (f )(a ) existe égale à h1 . Mais f n’est pas
0 si h 1 = 0
2 sin h 3
∆(H ) = 3

différentiable, parce qu’elle n’est même pas continue. Pour s’en 2 2 |h 3 |


convaincre, il suffit de prendre le chemin x = y 2 , suivant celui-ci expression qui ne tend pas vers 0 quand h tend vers 0.
la limite de f n’est pas égale à f (0, 0). Donc f n’est pas différentiable en (0, 0)

[Link]@[Link]
CALCUL DIFFÉRENTIEL

Exercice 1 Proposition 1.8


f est de classe C 1 si et seulement si les dérivées partielles existent et
Différentiabilité et différentielle eventuelle des applications suivantes, sont continues.
avec ou sans calculs :
1t
X→ X AX −t B X (A symétrique réelle , B ∈ M n 1 (R) Preuve La condition nécessaire est évidente vu que les dérivées partielles sont
2
déjà des dérivées directionnelles.
Pour la condition suffisante, on utilise le fait que si les dérivées partielles sont
A → P −1 AP, A → An , A → A −1 continues alors f est différentiable, ce qui permet d’écrire que pour tout h ∈ E ,
p
∂f
D h f (x ) = h j , et de conclure quant à la continuité de x → D h f (x ).
P
j =1 ∂ xj
Définition 1.3
f : U ∈ E → F , une application différentiable, β et β 0 deux bases respec-
tives de E et F , la matrice jacobienne de f de a relativement à β et β 0 Exemple 5
est la matrice de d (f )(a ) relativement à ces bases. et si dim E = dim F ,
le Jacobien est le déterminant de la matrice jacobienne. Soit 
R2 −→ R
 ( x 2 −y 2
f : x y x 2 +y 2 si (x , y ) 6= (0, 0)
 (x , y ) →
0 sinon
Expression :
f est de classe C 1 .
‚
∂ fi
Œ En effet : Il est clair que f est de classe C 1 sur R2 \{(0, 0)}.
J β ,β 0 f (a ) = (a ) ∈ M np (R) Il est à noter que la dérivée partielle en (0, 0) si elle existe est donnée
∂ xj i ,j ∂f f (x ,0)− f (0,0)
par (0, 0) =lim
∂x x →0 x
En effet cette expression découle du fait que : f (x ,0)− f (0,0) ∂f
= 0, donc (0, 0) = 0.
n n
x ∂x
X X ∂ fi ∂f x y +4x 2 y 3 −y 5
4
d f (a ).e j = (d f i (a ).e j )"i = ( (a ))"i Ailleurs (x , y ) = (x 2 +y 2 )2 .
i =1 i =1
∂ xj ∂x
En utilisant les majorations suivantes :
Notation : Si E = Rn =F
x 4 ≤ (x 2 + y 2 )2 , x 2 y 2 ≤ (x 2 + y 2 )2 , y 4 ≤ (x 2 + y 2 )2

On obtient
∂f
| (x , y )| ≤ 4|y |
¨
n n
R −→ R ∂x
f :
x = (x 1 , ..., x n ) → f (x ) = (f 1 (x ), ..., f n (x ))
∂f ∂f
Il s’ensuite lim (x , y ) = 0 = (0, 0), et donc la continuité de
différentiable en a , alors le Jacobien relativement aux bases canoniques (x ,y )→(0,0) ∂x ∂x
∂f
est noté : .
D(f 1 , ..., f n ) ∂x
(a ) ∂f
D(x 1 , ..., x n ) De la même façon on a aussi la continuité de
∂y

Exemple 4: Coordonnées polaires


Proposition 1.9
Une fonction f : U → F est de classe C 1 si et seulement si ses fonctions
¨ composantes dans une base de F sont de classe C 1 .
R2 −→ R2
f :
(r, θ ) → (x = r cos(θ ), y = r sin(θ ))

Relativement aux bases canoniques la matrice Jacobienne est : Définition 1.5


U , V deux ouverts respectifs de E et F , on appelle un C 1 difféomor-
‚ Œ
cos(θ ) −r sin(θ ) phisme de U vers V toute application f : U → V bijective et telle que f
sin(θ ) r cos(θ ) et f −1 soient de classe C 1 .

Par conséquent :
D(x , y ) Proposition 1.10
((r, θ )) = r
D(r, θ ) Si f est C 1 difféomorphisme alors ∀a ∈ U , d f (a ) est un isomorphisme
et (d f (a ))−1 = d f −1 (f (a )) et par conséquent dimE = dimF

Définition 1.4 Preuve f ◦ f −1 = I V , on différentie au point f (a ), on obtient


Une fonction f : U → F est de classe C 1 si ∀h ∈ E , D h (f ) existe et
continue.
d f (a ) ◦ d f −1 (f (a )) = d I V (f (a )) = I F

De même f −1 ◦ f = I U , et en différentiant en a , on obtient


Lemme 1.1
Si f admet des dérivées partielles continues alors f est différentiable. d f −1 (f (a )) ◦ d f (a ) = d I U (a ) = I E

D’où le résultat.

[Link]@[Link]
CALCUL DIFFÉRENTIEL

Théorème 1.2 Relativement à la base canonique de M n (R),


Si f : U → V = f (U ) injective, classe C 1 et telle que ∀a ∈ U , d f (a ) est
∂ det
un isomorphisme, alors V = f (U ) est un ouvert et f est un C 1 difféo- (M ) = (−1)i +j ∆i j
∂ xi j
morphisme.
D’où
X
Corollaire 1.3 h i j (−1)i +j ∆i j = tr t Com(M)H = 〈Com(M), H〉
€ Š
d (det)(M ).H =
f : U → f (U ) de classe C 1 , injective est un C 1 difféomorphisme si et i ,j
seulement si le jacobien ne s’annulle pas.

Proposition 1.11 Corollaire 1.5


– Une combinaison linéaire de deux fonctions de classe C 1 est une
(
fonction de classe C 1 . Rp → Rn
– F = K, si f , g : U → K sont de classe C 1 , alors g f est de classe C 1 et 1. Si f : , et
f x = (x 1 , .., x p ) → f (x ) = (f 1 (x ), ..., f n (x ))
si g ne s’annulle pas alors g est aussi de classe C 1 (
Rn → G
g: sont de classe C 1 , alors on a :
y = (y 1 , .., y n ) → g (y )
Corollaire 1.4 ∂g◦f X n
∂g ∂ fi
Toute fonction f : U ⊂ Rp → R polynômiale est de classe C 1 . (a ) = (f (a )) (a )
∂ xj i =1
∂ y i ∂ xj
Et en notant (y 1 , ..., y n ) = (f 1 (x ), ..., f n (x )), on obtient la formule
connue sous le nom de formule de la chaine :
Exemple 6 ∂ g (y 1 , ..., y n ) X n
∂g ∂ yi
(a ) = (y ) (a )
∂ xj i =1
∂ y i ∂ xj
C’est la meilleur façon dire que l’application déterminant matricielle
est de classe C 1 .

Exemple d’application 3: Changement de variable


Proposition 1.12
La composée de deux fonctions de classe C 1 est une fonction de classe On se donne une fonction f : U → R de classe C 1 , on se propose
C 1 et en particulier : Étant donné f : U ⊂ E → F une application de de chercher un ouvert ∆ de R2 tel que le changement en polaire
classe C 1 . (r, θ ) → (x , y ) constitue un C 1 difféomorphisme de ∆ dans U . Dans
1. Si ϕ : I → U est de classe C 1 alors f ◦ ϕ est de classe C 1 et ∀t ∈ I : cet ouvert U on veut résoudre l’équation dite aux dérivées partielles
(f ◦ ϕ)0 (t ) = d f (ϕ(t )).ϕ 0 (t ) ∂f ∂f
x 2 + y 2 + (x +y )=0
2. Si E = Rp et ϕ1 , ..ϕp des fonctions de I dans R, telles que ∀t ∈ ∂x ∂y
I , (ϕ1 (t ), ..., ϕp (t )) ∈ U alors f (ϕ1 , ..., ϕp ) est de classe C 1 et
n
X ∂f
(f (ϕ1 , .., ϕp ))0 (t ) = (ϕ1 (t ), ..., ϕp (t ))ϕi0 (t )
i =1
∂ xi Solution le changement en polaire consiste à poser

(
x = r cos(θ )
Preuve C’est un résultat qui se déduit de la proposition 1.2 et le théorème 1.1 y = r sin(θ )

pour assurer la bijectivité et le fait que U soit un ouvert on impose à θ


Remarque 4
d’appartenir à ] − π, π[ et du fait que

Matriciellement la formule de composition de différentiabilité s’écrit : D(x , y )


((r, θ )) = r
D(r, θ )
J β ,β 00 (g ◦ f )(a ) = J β 0 ,β 00 (g )(f (a ))J β ,β 0 (f )(a )
on impose aussi à r d’appartenir à l’intervalle ]0, +∞[.
β , β 0 β 00 des bases respectivement de E , F,G . Dans ces conditions, si on pose ∆ = R∗+ ×] − π, π[ et U = R2 \{(x , 0) x ≤ 0}, on
¨
∆ −→ U
a l’application X : est bijective de classe
(r, θ ) → (r cos(θ ), r sin(θ ))
1 1
C dont le jacobien est non nul. Donc X est un C difféomorphisme.
Exemple 7
Résolvons sur U l’équation aux dérivées partielles :
¨ ∂f ∂f
M n (R) −→ R x 2 + y 2 + (x +y )=0
Montrons que det : est de classe C 1 et que ∂x ∂y
M → det(M )
On pose alors x = r cos(θ ), y = r sin(θ ),
∀M ∈ M n R : d (det)(M ).H = 〈com(M), H〉. ∀H ∈ Mn (R) f (x , y ) = f (r cos(θ ), r sin(θ )) = g (r, θ ). Avec

L’application déterminant est de classe C 1 , parce qu’elle est polynô- ∂g ∂x ∂f ∂y ∂ f



(r, θ ) = (x , y ) + (x , y )
miale. ∂r ∂r ∂x ∂r ∂y

∂ g ∂x ∂f ∂y ∂ f
Pour M = (x i j ), nous avons (r, θ ) = (x , y ) + (x , y )
∂θ ∂θ ∂x ∂θ ∂y
n
X
det(M ) = (−1)i +j x i j ∆i j
i =1

[Link]@[Link]
CALCUL DIFFÉRENTIEL

Soit Donc
∂g ∂f ∂f

(r, θ ) = cos(θ ) (x , y ) + sin(θ ) (x , y ) −−−→ 2 € ∗
∂r ∂x ∂y
 Š
g r a d µ(x ) = u ◦ u (x ) − ku (x )k2 x
∂ g ∂f ∂f kx k 4
(r, θ ) = −r sin(θ ) (x , y ) + r cos(θ ) (x , y )
∂θ ∂x ∂y
Les formules inverses s’obtiennent en résolvant le sytème linéaire on ob- 2. Si ¨ on reprend la fonction de l’exemple
tient : M n (R) −→ R
∂f ∂g f : , on vu que f est de classe C 1
)∂ g

(x , y ) = cos(θ ) (r, θ ) − sin(θ (r, θ ) M → det M
∂x ∂r r ∂θ

et
∂ f ∂ g ) ∂ g
(x , y ) = sin(θ ) (r, θ ) + cos(θ (r, θ ) d f (M ).h = 〈Com (M ), H 〉

∂y ∂r r ∂θ
Donc
−−−→
Théorème 1.3 - (d’invertion locale) g r a d f (M ) = Com (M )
f : U → F une application de classe C 1 . Soit a ∈ U tel que d f (a ) soit
inversible. Alors il existe un voisinage ouvert U 0 ⊂ U de a et un voisi-
nage ouvert V de f (a ) tels que la restriction f /U 0 de f à U 0 soit un C 1
difféomorphisme de U 0 vers V . Expression dans une BON :
Si (e 1 , ..., e p ) est une BON de E , alors le grandient s’exprime :
p
X ∂f
−−−→
2 Fonctions numériques de classe C 1 g r a d f (a ) =
∂ xj
(a )e j
j =1

Proposition 2.1 Ceci grâce au fait que


L’ensemble C 1 (U ) des fonctions numériques de classe C 1 est une R
algèbre. p p X ∂f p
−−−→ X −−−→ X
g r a d f (a ) = 〈e j , g r a d f (a )〉e j = (d f (a ).e j )e j = (a )e j
j =1 j =1 j =1
∂ xj

Définition 2.1
E étant un espace euclidien, f : U → R une fonction de classe C 1 , Théorème 2.1 - Inégalité des accroissements finies
−−−→
l’unique vecteur noté g r a d f (a ) tel que U un ouvert convexe de E euclidien, f : U → R de classe C 1 , ∀a ,b ∈ U :
−−−→
∀x ∈ E : d f (a ).h = 〈 g r a d f (a ), x 〉 s’appelle gradient de f en a . −−−→
| f (b ) − f (a )| ≤ kb − a k sup k g r a d f (x )k
x ∈[a ,b ]

Exemples 1 Preuve Considérons l’application

1. Si on reprend les fonctions de l’exemple d’application 1. §


[0, 1] −→ R
ϕ: t → f (a + t (b − a ))
E un espace euclidien.
¨
E −→ R −−−→
a) g 1 : g 1 est différentiable et On a ϕ 0 (t ) = d f (a + t (b − a )).(b − a ) = 〈 g r a d f (a + t (b − a )), (b − a )〉, en utilisant
x → kx k2 l’inégalité des accroissement finis dans le cas réel pour ϕ entre 0 et 1 et l’inégalité
de Cauchy-schwartz on obtient l’inégalité souhaitée.
d g 1 (x ) : h → 2〈x , h〉
Théorème 2.2
Donc g 1 est de classe C 1 et U un ouvert connexe par arcs de E euclidien, f : U → R de classe C 1 .

−−−→
g r a d g 1 (x ) = 2x f est constante ssi d (f ) = 0

b) ¨
E \{0} −→ R Preuve le sens direct est trivial.
g2 :
x → kx k Pour l’autre sens et dans le cas où U est convexe le résultat est immédiat grace à
l’inégalité des accroissement finis.
g 2 est différentiable et on a Supposons que d f = sur U connexe par arcs, raisonnons par l’absurde et suppo-
sons qu’il existe a ,b ∈ U tel que f (a ) 6= f (b ). soit α : [0, 1] → U continue telle que
〈x , h〉 α(0) = a , α(1) = b . Posons
d g 2 (x ).h =
kx k A = {t ∈ [0, 1], f (α(t )) = f (α(0)) = f (a )}

Donc g 2 est de classe C 1 et A est une partie bornée de R donc admet une borne supérieure, soit c = sup A, la
caractérisation séquentielle de la borne supérieure et la continuité de α et f feront
−−−→ x que c ∈ A, et on c < 1, U est un ouvert, donc il existe r > 0 tel que B (α(c ), r ) ⊂ U .
g r a d g 2 (x ) = B (α(c ), r ) est un convexe, où d f = 0, donc f est constante sur B (α(c ), r ), et par suite
kx k nulle sur cette boule.
α continue en c < 1, donc pour t > c et t voisin de c , on a α(t ) ∈ B (α(c ), r ) ce qui
c) contredira la maximalité de c .
ku (x )k2
µ:x →
kx k2 Définition 2.2
µ est différentiable et a ∈ U est un point critique pour une fonction U → R de classe C 1 si
d f (a ) = 0.
2
d µ(x ).h = 〈u ∗ ◦ u (x ) − ku (x )k2 x , h〉
kx k4

[Link]@[Link]
CALCUL DIFFÉRENTIEL

Proposition 2.2 Calculons le laplacien de f en coordonnées polaires. Nous avons


U un ouvert, si f admet un extremum local en a , alors a est un point déja obtenu dans l’exemple d’application 3 les formules liant les
critique de f . premières dérivées partielles et qui sont

∂f ∂g sin(θ ) ∂ g

(x , y ) = cos(θ ) (r, θ ) − r (r, θ )
∂x ∂r ∂θ

Preuve On suppose que f admet par exemple un maximum relatif en a . ∂ f ∂ g cos(θ ) ∂ g
(x , y ) = sin(θ ) (r, θ ) + r (r, θ )

Il existe r > 0, B (a , r ) ⊂ U et ∀x ∈ B (a , r ), f (x ) ≤ f (a ). ∂y ∂r ∂θ
soit 
 
 I= − r , r −→ R
On dérive une deuxième fois, on obtient :
ϕ: |khk khk
t → f (a + t h) ∂ 2f ∂ ∂g sin(θ ) ∂ g
  
(x , y ) = cos(θ ) cos(θ ) (r, θ ) − (r, θ )
ϕ est de classe C 1 , admettant un maximum en 0, I est un ouvert, donc ϕ 0 (0) = 0.
∂x 2 ∂r ∂r r ∂θ
Mais ϕ 0 (0) = d f (a ).h, donc d f (a ) = 0. sin(θ ) ∂ ∂g sin(θ ) ∂ g
 
− cos(θ ) (r, θ ) − (r, θ )
r ∂θ ∂r r ∂θ

3 Dérivées partielles d’ordre supérieur


∂ 2f ∂ ∂g cos(θ ) ∂ g
 
(x , y ) = sin(θ ) sin(θ ) (r, θ ) + (r, θ )
f étant une fonction de classe C 1 , β = (e 1 , ..., e p ) étant une base de E , ∂y2 ∂r ∂r r ∂θ
∂ 2f
pour tout i , j ∈ |[1, p ], ∂ x ∂ x si elle existe est la ieme dérivée partielle de cos(θ ) ∂ ∂g cos(θ ) ∂ g
 
i j + sin(θ ) (r, θ ) + (r, θ )
∂f r ∂θ ∂r r ∂θ
relativement à la base β . et on dit que f est de classe C 2 si toutes
∂ xj
Soit
ces dérivées partielles dites d’ordre 2 existent et sont continues, et par
récurence on définit toutes les dérivées partielles d’ordre k > 2. ∂ 2f ∂ 2g cos(θ ) sin(θ ) ∂ 2 g sin2 (θ ) ∂ 2 g
(x , y ) = cos2 (θ ) (r, θ ) − 2 (r, θ ) + (r, θ )
Pour une fonction de classe C 2 , nous avons l’existence pour tout ∂ x2 ∂ r2 r ∂ r∂ θ r2 ∂ θ2
p p
∂f cos(θ ) sin(θ ) ∂ g sin2 (θ ) ∂ g
h = h i e i de D h f (x ) = (x ), et aussi l’existence pour tout + (r, θ ) + (r, θ )
P P
hi 2
r2 ∂θ r ∂r
i =1 i =1 ∂ xi
p p Pp
∂ 2f
k= k j e j , de D k2 ,h f (x ) = D k (D h f )(x ) = k j h i ∂ x ∂ x (x ). Par conti-
P P
j i
j =1 j =1i =1 ∂ 2f ∂ 2g cos(θ ) sin(θ ) ∂ 2 g cos2 (θ ) ∂ 2 g
nuité des dérivées partielles, nous avons aussi la continuité de (x , y ) = sin2 (θ ) (r, θ ) + 2 (r, θ ) + (r, θ )
∂ x2 ∂ r2 r ∂ r∂ θ r2 ∂ θ2
cos(θ ) sin(θ ) ∂ g cos2 (θ ) ∂ g
− 2 (r, θ ) + (r, θ )
x → D k2 ,h f (x ) r2 ∂θ r ∂r

Finalement le Laplacien en coordonnées polaires :


∂ 2g ∂ 2g ∂g
Théorème 3.1 - (de Schwartz) ∆ f (x , y ) = ∂ r2
(r, θ ) + r12 ∂ θ 2 (r, θ ) + r1 (r, θ )
∂r
Si f est de classe C 2 , alors pour tout a ∈ U
∂ 2f ∂ 2f
(a ) = (a ) i , j ∈ |[1, p ]|
∂ xi ∂ x j ∂ x j ∂ xi Théorème 3.2 - Formule de Taylor à l’ordre 2
Autrement dit, l’application : Si f : U ∈ Rp → R de classe C 2 , U un ouvert de E , alors :
(h, k ) → D k2 ,h (a ) 1
f (a + h) = f (a ) + d f (a ).h + qa (h) + o(khk2 )
est une forme bilinéaire symétrique de forme quadratique 2
En particuler pour p = 2, on obtient :
2
X ∂ 2f
qa : h → D h,h f (a ) = hi k j (a ) ∂f ∂f 1

∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f


i ,j
∂ xi ∂ x j f (a + h) = f (a ) + h 1
∂x
(a ) + h 2
∂y
(a ) +
2
h 21
∂x 2
(a ) + 2h 1 h 2
∂ x∂ y
(a ) + h 22
∂y 2
(a ) + o(khk2 )

De matrice dans la base β :


∂ 2f
‚ Œ
H (f )(a ) = (a ) Théorème 3.3 - Condition suffisante d’existence d’extremum
∂ xi ∂ x j i ,j
appelée matrice Hessiènne de f en a . f : U ∈ RP → R de classe C 2 , U un ouvert de E , a un point critique de
f.

Exemple 8: Changement de variable dans les dérivées d’ordre su- 1. Si la forme quadratique qa est définie positive, alors f admet un
perieur minimum relatif en a .
2. Si la forme quadratique qa est définie négative, alors f admet un
U =¨R2 \{(x , 0), x ≤ 0}. maximum relatif en a .
U −→ R ∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
f : une fonction de classe C 2 dans laquelle, En particulier pour p = 2, si on pose r = ∂ x2
(a ), s= ∂ x∂ y
(a ), t = ∂y2
(a )
(x , y ) → f (x , y )
on veut effectuer la changement en polaire : 1. Si r t − s 2 > 0, alors
( a) r > 0 : f présente un minimum relatif en a
x = r cos(θ )
b) r < 0 : f présente un maximum relatif en a
y = r sin(θ )
2. Si r t − s 2 < 0, alors a n’est ni un maximum ni un minimum relatif
On¨ obtient une nouvelle fonction pour a , on dit qu’on a disposition en col en a
∆ = R∗+ ×] − π, π[ −→ R
g: , liée à f par la relation
(r, θ ) → g (r, θ )

f (x , y ) = f (r cos(θ ), r sin(θ )) = g (r, θ )

[Link]@[Link]
CALCUL DIFFÉRENTIEL

Preuve D’après la formule de Taylor à l’ordre 2 on a :


Exercice 2

1 x +y
f (a + h) = f (a ) + qa (h) + o(khk2 ) Maximum de (1+x 2 )(1+y 2 ) sur K = [0, 1]2 ? Etablir d’abord qu’il y a un
2
maximum atteint sur K , chercher séparément le maximum surp le bord
du carré puis montrer que s’il est atteint sur K̇ alors il vaut 3 8 3 . Quel
p
1. a) Si qa est définie positive, alors h → qa (h) est une norme, si on
l’adopte dans la formule de Taylor on obtient : est le maximum finalement sur K ? (CCP 2007)
1
f (a + h) − f (a ) = qa (h) + o(qa (h)) Exercice 3
2
1
ö qa (h) Etudier les extremums relatifs de
2
1)(x,y)→ sin x sin y sin(x + y ).
et donc au voisinage de 0, on a f (a + h) ≥ f (a ).
Ce qui correspond à un minimum relatif.
2)(x,y)→ x 2 + x y + y 2 − 3x − 6y .
b) Si qa est définie négative, alors h → −qa (h) est une norme, un raison- 3)(x,y)→ x 3 + x y 2 + −x 2 y − y 3 .
nement analogue à celui qui précède montre que f admet cette foi-ci
un maximum relatif en a .
2. p = 2.
La matrice de qa dans la base canonique est 4 Extrema liés multiplicateurs de Lagrange
r s
 ‹
H= s t
On parle d’extrémum lié lorsqu’on cherche à maximiser ou minimiser
une fonction de plusieurs variables f (x 1 , ..., x n ) lorsque ces variables sont
Soit λ1 , λ2 les valeurs propres de H liées par certaines relations. Un théorème général permet bien souvent
a) Si det H = r t − s 2 > 0 et r > 0, alors s est aussi > 0, et on a λ1 λ2 = de résoudre le problème de la recherche des extrema liés.
det H >, λ1 , λ2 sont de même signe qui celui de λ1 +λ2 = r +t > 0, donc
λ1 et λ2 sont strictements positifs, et ensuite qa est définie positive. f
admet donc un minimum relatif en a . Théorème 4.1
b) Si r t − s 2 > et r < 0, un raisonnement analogue montre que qa est Soient f , ϕ1 , ..., ϕp des fonctions de classe C 1 sur un ouvert U de Rn , à
définie négative, ce qui correspond donc à un maximum relatif.
valeurs dans R et V l’ensemble défini par :
c) Si r t − s 2 < 0, les valeurs propres sont de signes opposés. par exemple
λ1 < 0 < λ2 . soit e 1 (resp e 1 ) un vecteur propre unitaire associé à λ1 V = {x ∈ U ; ϕ1 (x ) = ... = ϕp (x ) = 0}
(resp λ2 ).
Toujours d’après la formule de Taylor on a Si la restriction de f à V admet un extrémum local en a , et si les diffé-
rentielles d ϕ1 (a ), ..., d ϕp (a ) sont des formes linéaires indépendantes,
1 t2
f (a + t e i ) − f (a ) qa (t e i ) + o(t2 ) = qa (e i ) + o(t2 ) alors il existe des réels λ1 , ..., λp tels que :
2 2
t 2 p
= λi + o(t2 )
X
2 d f (a ) = λi ϕi (a )
t 2
i =1
ö λi
2 Ces réels λ1 , ..., λp sont appelés multiplicateurs de Lagrange.
Donc pour t assez petit, on a

f (a + t e 1 ) − f (a ) ≤ 0
Exemple 9
f (a + t e 2 ) − f (a ) ≥ 0
f ne présente ni un minimum si un maximum relatif en a .
Cherchons le maximum de la fonction
p
f (x ) = n
x 1 ...x n
Exemple d’application 4
sur l’ensemble défini par
Trouvons les extrema sur R2 de
n
P
4 4
xi
f (x , y ) = x + y − 4x y i =1
V = {(x 1 , .., x n ) ∈ Rn+ , = 1}
n
En résolvant le sytème
En un point où le maximum est atteint, on a forcément x i > 0 et
n
∂f
 P
xi
(a ) = 0 i =1
∂x on peut appliquer le théorème précédent avec ϕ(x ) = − 1. On

n
∂ f obtient
(a ) = 0
∂y ∃λ ∈ R; d f (a ) = λd ϕ(a )
on aboutit aux points critique suivants : (0, 0), (1, 1) et (−1, −1) Mais
∂f 1 f (a )
(a ) =
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f ∂ xi n ai
(x , y ) = 12x 2 , (x , y ) = −4, = 12y 2
∂x 2 ∂ x∂ y ∂y2 et
∂g 1
1. En (0, 0) : r = 0, s = −4, t = 0, r t − s 2 < 0 pas d’extremum local. (a ) =
∂ xi n
2. En (1, 1) : r = 12, s = −4, t = 12, r t − s 2 > 0, r > 0, minimum
ce qui entraîne
local.
f (a ) = λa 1 = ... = λa n
3. En (−1, −1) : f (x , y ) = f (−x , −y ), même conclusion qu’en (1, 1).
En particulier, on obtient que tous les a i sont égaux et qu’il sont tous
On remarque que :
égaux à 1. Ainsi, sur V , on a f (x ) ≥ 1. Par homogénéité, on obtient
f (x , y ) − f (1, 1) = (x 2 − 1)2 + (y 2 − 1)2 + 2(x − y )2 ≥ 0

On peut conclure que (1, 1) et (−1, −1) sont minimum globaux.

[Link]@[Link]
CALCUL DIFFÉRENTIEL

l’inégalité des moyennes arithmétiques et géométriques


n
P
xi
p
n i =1
x 1 ..x n ≤
n

[Link]@[Link]

Vous aimerez peut-être aussi