Introduction
Partie théorique : LBO définitions et caractéristiques
Définition et objectifs LBO
Montage utilisé par un LBO
Différents types de LBO
Les effets de leviers du LBO
Motifs du LBO
Effets des LBO sur les sociétés cibles
Partie pratique : Etude de cas
Conclusion
Les effets de leviers du LBO
En réalité, l’intérêt primordial d’une acquisition par LBO réside dans le fait qu’elle conjugue
quatre types d’effets de levier : le levier financier, le levier juridique, le levier fiscal, le levier
social.
Le levier financier : est la condition sans laquelle le LBO ne peut pas exister. Il peut
être défini par la différence entre la rentabilité économique et la rentabilité financière
d’un investissement. Cette dernière qui doit être supérieure à la première afin de
couvrir les charges financières et créer de la valeur (effet de levier positif).
Le levier juridique : C’est un levier qui consiste à démultiplier la puissance du
contrôle de l’acquéreur grâce à la création d’une société holding ou d’une succession
de holdings en cascade ;
Le levier fiscal : La holding bénéficie d’une économie d’impôt grâce au recours à
l’endettement pour acquérir la cible parce que l’option pour le régime d’intégration
fiscale permettra d’imputer le bénéfice de la cible sur le déficit fiscal de la holding.
Le levier managérial : qui consiste à renforcer la motivation et la fidélité de l’équipe
de management de la société cible au moyen de schémas d’intéressement garantissant
un alignement de leurs intérêts avec ceux des investisseurs repreneurs.
Effets des LBO sur les sociétés cibles
Selon la théorie du free
cash flow développée
par Jensen
(1989)
2
,
le LBO permet de
réduire les conflits
d’intérêts entre
actionnaires et
dirigeants.
L’endettement élevé,
l’augmentation
de la part du capital
détenu par les dirigeants
et le contrôle
exercé par les
investisseurs en capital
engendrent de fortes
motivations pour les
dirigeants à maximiser
la valeur de la
firme. De nombreuses
études empiriques
3
ont montré que les
firmes reprises en LBO
ont une meilleure
performance écono-
mique après l’opération
que les autres firmes de
leur secteur
d’activité.
Selon la théorie du free
cash flow développée
par Jensen
(1989)
2
,
le LBO permet de
réduire les conflits
d’intérêts entre
actionnaires et
dirigeants.
L’endettement élevé,
l’augmentation
de la part du capital
détenu par les dirigeants
et le contrôle
exercé par les
investisseurs en capital
engendrent de fortes
motivations pour les
dirigeants à maximiser
la valeur de la
firme. De nombreuses
études empiriques
3
ont montré que les
firmes reprises en LBO
ont une meilleure
performance écono-
mique après l’opération
que les autres firmes de
leur secteur
d’activité.
Selon la théorie des free cash-flow développée par Jensen (1989) le LBO permet de réduire
les conflits d’intérêts entre actionnaires et dirigeants. L’endettement élevé, l’augmentation de
la part du capital détenu par les dirigeants et le contrôle exercé par les investisseurs en capital
engendrent de fortes motivations pour les dirigeants à maximiser la valeur de la firme. De
nombreuses études empiriques ont montré que les firmes reprises en LBO en une meilleure
performance économique après l’opération que les autres firmes de leur secteur d’activité.
Le principal débat concernant les rachats d’entreprises avec effet de levier est relatif aux
raisons de la meilleure performance apparente de la nouvelle structure organisationnelle
représentée par le LBO (Jensen, 1986, 1989). La question fondamentale est de savoir si cette
meilleure performance résulte de divers transferts de richesse ou est due à une véritable
création de valeur. Outre l’hypothèse du free cash-flow, les principaux arguments théoriques
et empiriques concernant les effets des LBO sur les sociétés cibles sont les suivants :
Les avantages fiscaux associés à la déductibilité des intérêts de la dette peuvent être
une source importante de gains dans les LBO, ce qui peut induire un transfert de
richesse au détriment de l’administration fiscale.
Les détracteurs des LBO affirment qu’il n’y a pas de véritable création de valeur dans
ces opérations mais uniquement des transferts de richesse au détriment des créanciers
et des salariés de la société rachetée.
Les LBO peuvent avoir des effets négatifs sur la compétitivité à long terme des
sociétés cibles, dans la mesure où la dette risque d’empêcher les dépenses
d’investissement. Toutefois, selon l’hypothèse de l’efficience, la mauvaise politique
d’investissement de la cible peut être une motivation des LBO.
Motifs du LBO
La technique du LBO est particulièrement adaptée aux problèmes de transmission
patrimoniale et aux problèmes de stabilité d’actionnariat.
En réalité, parmi les motifs de réalisation du LBO :
Les restructurations du groupe : si une filiale rentable ne s’intègre pas à la stratégie
d’évolution d’un groupe, les dirigeants peuvent être tout à fait intéressés par un
LMBO qui permettra de pérenniser la filiale et de se constituer un patrimoine. Sans
oublier, qu’une cession en LMBI à des investisseurs externes peut être aussi
intéressante pour désendetter la maison-mère par exemple ou ajuster l’actionnariat.
La sortie du marché boursier : cela s’explique par le fait que lorsqu’une entreprise
souhaite sortir du marché boursier, elle utilise la technique du LBO pour l’achat de ses
actions cotées publiquement.
Minimisation de la pression fiscale : L’avantage fiscal procuré par l’opération du LBO
est la principale source de gain ayant motivé l’opération.