Université Ibn Khaldoun Tiaret - Faculté des Sciences
Appliquées - Département des Sciences et de la Technologie
Date : 14/01/2024 Deuxième Année et les Endettés LMD-ST. Durée : 1h 30 min
Examen de Maths 03
Exercice 01 [04 points] : 1) Décomposer en éléments simples la fonction :
1
F (s) = .
(s + 1)(s + 2)
2) Utiliser la transformation de Laplace pour résoudre le système suivant :
′′ ′
y + 3y + 2y = 0
′
y(0) = 0 et y (0) = 1.
Exercice 02 [05 points] : Étudier la nature des séries numériques suivantes :
+∞ +∞ n n +∞
X ln n X e X nn
1) 5
2) 3) n · n!
.
n=1
n n=1
n n=1
4
Exercice 03 [05 points] :
1) Déterminer la nature d’intégrale généralisée suivante :
Z +∞
1
dx.
1 x + x4 + 3
8
2) Calculer l’intégrale généralisée suivante :
Z +∞
arctan x
I= dx.
1 x2
Exercice 04 [06 points] : Soit f une fonction 2π-périodique définie par :
f (x) = π − |x| et − π ≤ x ≤ +π.
1) Tracer le graphe de cette fonction sur l’intervalle [−3π, +3π].
2) Calculer les coefficients de Fourier de f .
3) Écrire le développement en série de Fourier de f .
4) En déduire la valeur des sommes suivantes :
+∞ +∞
X 1 X 1
a) A = b) B = .
n=0
(2n + 1)2 n=0
(2n + 1)4
Université Ibn Khaldoun Tiaret - Faculté des Sciences
Appliquées - Département des Sciences et de la Technologie
Date : 14/01/2024 Deuxième Année LMD-ST. Matière : Maths 03
Corrigé de l’examen Final
Exercice 01 :
1) La décomposition de F :
1 a b (a + b)s + 2a + b
F (s) = = + = . 0.50
(s + 1)(s + 2) s+1 s+2 (s + 1)(s + 2)
a+b=0 a=1
En identifiant les coefficients, on obtient : =⇒ Donc :
2a + b = 1 b = −1
1 1 1
F (s) = = − . 0.50
+
0.50
s2 + 3s + 2 s+1 s+2
2) La résolution du système :
′′ ′
L y + 3L y + 2L y = L 0 . Alors :
′
s2 L y − sy(0) − y (0) + 3sL y − 3y(0) + 2L y = 0. Donc : 01
1
2
s + 3s + 2 L y = 1 =⇒ L y = 2
, 0.50
s + 3s + 2
et l’on déduit du 1) que :
1 1
y(t) = L −1
− = e−t − e−2t ; t ≥ 0. 0.50
+
0.50
s+1 s+2
X
Exercice 02 : la nature des séries de la forme un :
+∞
X ln n
1)
n=1
n5
On sait que ln n < n; ∀n ≥ 1. Donc :
ln n n 1
5
< 5 = 4. 0.50
n n n
+∞
X 1
Puisque est convergente (c’est une série de Riemann : α = 4 > 1). 0.50
n=1
n4
+∞
X ln n
On déduit que
n5
converge par le critère de comparaison. 0.50
n=1
1
+∞ n n
X e
2)
n=1
n
• Le terme un est positif, donc on peut appliquer le critère de Cauchy :
" n # n1
√ n
e en
On a : n u = = . 0.50
n
n n
√ en
lim n
un = lim = +∞ > 1. 0.50
n−→+∞ n−→+∞ n
+∞ n n
X e
Donc : diverge par le critère de Cauchy. 0.50
n=1
n
+∞
X nn
3)
n=1
4n · n!
• Le terme un > 0 ∀n ≥ 1 , donc on peut appliquer le critère de D’Alembert :
(n + 1)n+1 (n + 1)n (n + 1) (n + 1)n
On a : un+1 = = = . 0.50
4n+1 · (n + 1)! 4n · 4 · n!(n + 1) 4n · 4 · n!
un+1 (n + 1)n n
4 · n!
lim = lim n ×
n−→+∞ un n−→+∞ 4 · 4 · n!
nn
1 1 n e
= lim 1 + = < 1. 0.50
+
0.50
4 n−→+∞ n 4
+∞
X nn
Donc : converge d’après le critère de D’Alembert. 0.50
n=1
4n · n!
Exercice 03 :
1) Étude de la nature de l’intégrale généralisée suivante :
Z +∞
1
dx.
1 x8 + x4 + 3
1
• La fonction x 7−→ est continue et positive sur [1, +∞[.
+ x4 + 3 x8
Il n’y a donc qu’un seul problème en +∞.
1 1
f (x) = ∼ g(x) = . 0.50
x + x4 + 3
8 +∞ x8
2
+∞
Z
1
Puisque 8
dx converge Intégrale de Riemann 1er type α = 8 > 1 . 01
1 x
Z +∞
1
On déduit que dx converge par le critère d’équivalence. 0.50
1 x + x4 + 3
8
2) Calcul de l’intégrale I :
arctan x
• La fonction x 7−→ est continue sur [1, +∞[.
x2
Pour calculer l’intégrale I, on fait une intégration par parties, on choisit :
1 1 1
u(x) = arctan x d’où u′ (x) = et v ′
(x) = d’où v(x) = − . 0.50 +
0.50
1 + x2 x2 x
Z +∞ +∞ Z +∞
arctan x arctan x 1
I= dx = − + dx 0.50
1 x2 x 1 1 x(x2 + 1)
Z 1
arctan x π 1 x
= − lim + + − 2 dx 0.50
x−→+∞ x 4 0 x x +1
+∞
√
π 2
= 0 + + ln x − ln x + 1 0.50
4 1
π x √
= + lim ln √ + ln 2
4 x−→+∞ x2 + 1
π √
= + ln 2. 0.50
4
Exercice 04 : Soit f une fonction 2π-périodique définie par :
f (x) = π − |x| et − π ≤ x ≤ +π.
1) Le graphe de f : 01
Figure 1 – Le graphe de f sur [−3π, +3π].
2) Les coefficients de Fourier de f :
On a : f : [−π, π] −→ R une fonction 2π-périodique, définie par f (x) = π − |x|.
1. On a |f (x)| ≤ π, donc elle est bornée.
3
2. f|[−π,0] est croissante continue et f|[0,π] est décroissante continue.
f satisfait les conditions du théorème donc elle est développable en série de Fourier. De
plus La fonction f est paire donc : bn = 0 ; ∀n ≥ 1. 0.50
Z +π Z π
2 2
a0 = f (x) dx = (π − x) dx = π. 0.50
π 0 π 0
+π
2 π
Z Z
2
an = f (x) cos(nx) dx = (π − x) cos(nx) dx
π 0 π 0
!
π
1 π
Z
I.P.P 2 sin(nx)
= (π − x) + sin(nx) dx 0.50
π n 0 n 0
π
2 cos(nx) 2 h i
= 0+ − = 2 1 − cos(nπ) . 0.50
nπ n 0 nπ
2 1 − (−1)n
= . 0.50
n2 π
• Nous remarquons que les coefficients d’indices pairs sont nuls. Alors :
0 si n = 2p
an = 4
si n = 2p + 1.
π(2p + 1)2
3) Le développement de f en série de Fourier.
+∞
a0 X
On sait que S(x) = + an cos(nx) + bn sin(nx) .
2 n=1
Puisque f est continue sur R donc : S(x) = f (x). 0.50
+∞
π 4 X cos(2n + 1)x
0.50
f (x) = π − |x| = + ; ∀x ∈ R. (1)
2 π n=0 (2n + 1)2
4) Déduisans les sommes :
4-a) On remplace x par 0 dans l’équation (1), on obtient :
+∞ +∞
π 4X 1 X 1 π2
π−0= + =⇒ = . 0.50
2 π n=0 (2n + 1)2 n=0
(2n + 1)2 8
4-b) On peut appliquer l’égalité de Parseval. On a :
+∞
2 +π |a0 |2 X
Z
|f (x)|2 dx = + |an |2 . Donc, on obtient :
π 0 2 n=1
+∞ +∞
π
2π 2 π 2 16 X π4
Z
2 1 X 1
(π−x)2 dx = = + 2 =⇒ = . 0.50
+0.50
π 0 3 2 π n=0 (2n + 1)4 n=0
(2n + 1) 4 96