Méthodes Projectives en Psychologie
Méthodes Projectives en Psychologie
1. Rappel et introduction
L'examen psychologique a donc ses propres contraintes, ses propres exigences et s’appuie
sur des méthodes et un dispositif particulier. Il a donc ses particularités intrasubjectives
et intersubjectives, en termes de mouvements transférentiels qui sont mobilisés dans le
cadre spécifique de la rencontre.
Tout travail sur le test en général revient à s’interroger sur les opérations mentales mises
en œuvre au cours de la passation de l’épreuve. Celles-ci traduisent le mode de
fonctionnement psychique du sujet et ses capacités à activer ou non ses processus de
liaison.
➢ Dans cette perspective l’examen psychologique vise un objet : le psychisme et
ses processus qui ne sont pas observables en soi ; les processus psychiques ne
sont observables qu’à travers les effets qu’ils produisent.
➢ La pratique de l'examen psychologique ne peut donc se résumer à la notion de la
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Nous prenons comme cadre de référence le modèle psychanalytique. C'est un modèle qui
a été développé en France dans les années 70 par Didier Anzieu, Nina Rausch de
Traubenberg, Vica Shentoub, Catherine Chabert.
2. Perception et projection
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La situation comportera les mêmes enjeux au TAT. Cependant les planches du TAT sont
figuratives : elles représentent des personnes en situation, des paysages qui sollicitent les
mêmes mécanismes d’adaptation au réel ; cependant le mouvement projectif est moins
régressif qu’au Rorschach, de par la structuration des planches. Le TAT va
particulièrement solliciter la façon dont s’agencent, s’organisent les représentations de
choses au sein des scénarii fantasmatiques. Il prend en compte la syntaxe, ce qui n’est pas
le cas du Rorschach, et accorde une plus grande place au travail de la mise en mots, au
travail de la symbolisation secondaire.
A/ Le psychodiagnostic de Rorschach
1. Caractéristiques du matériel :
Matériel : 10 planches (planche I : noire, planche II et III : noir et rouge, planche IV, V,VI,VII
: noires, planche VIII, IX, X : colorées)
Planches I, IV, V, VI, IX : planches compactes favorisant : une approche perceptive globale
et la projection d’images ; rendant compte d’une représentation de soi en référence
directe avec la notion d’identité ; constituant une forme de mise à l’épreuve des limites
entre dedans et dehors, entre le sujet et l’autre ; mettant en évidence la capacité du sujet
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à se représenter comme individu à part entière (image du corps distinct, identifié dans
son appartenance subjective). Planches II, III, VII : planches construites en configuration
bilatérale favorisant :
Planche VIII : compacte dans sa masse centrale et bilatérale sur les côtés (apparition des
couleurs pastel) : associations en référence à la représentation de soi et aux
représentations de relations.
Planches II, III : planches dites rouges combinant l’organisation bilatérale et l’apparition
du rouge stimulant : l’émergence de mouvements pulsionnels intégrés ou non à des
scénarios relationnels sexuels et/ou agressifs. Le rouge appelle des affects forts parfois
violents et les représentations qui sont susceptibles d’y être associées.
Planches VII : à part sur le plan chromatique (gris clair et ouverte sur un large espace
blanc à l’origine des sollicitations latentes privilégiées du féminin maternel.
Planches VIII, IX, X : planches pastel engageant des mouvements régressifs liés à la nature
des couleurs passées et aux infléchissements progressifs de la passation.
2. La passation
a- La consigne :
La consigne pour le Rorschach est proposée de différentes manières, elle change d’un
théoricien à un autre et d’un praticien à un autre. Ces différentes formulations vont de la
plus brève comme celle proposée par Rorschach (1921)3 à la plus détaillée comme celle
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La consigne telle que proposée par Chabert (1983) : « Je vais vous montrer dix planches
et vous me direz tout ce à quoi elles vous font penser, ce que vous pouvez imaginer à partir
de ces planches » fait appel aussi bien à la perception qu’à la projection. Ainsi, le test
présente une double exigence ; d’une part, il invite le sujet à faire face à un monde interne
fantasmatique. D’autre part, il le maintient attaché à un monde réel en sollicitant ses
mécanismes perceptifs (Chabert, 1983, p. 23).
Nous rejoignons Chabert (1983) pour dire que la consigne du Rorschach est très souple
et qu’elle est modulable selon les sujets. Il est important cependant d’observer l’exigence
dont nous avons parlé, celle de la double invitation perception/projection. Il ne s’agit pas
uniquement de voir mais d’imaginer, c’est cette libre expression qui est intéressante dans
le Rorschach.
b- L’enquête :
On procède à l’enquête aux limites quand certains types de réponses sont absents du
protocole à savoir l’absence de réponses banales pour les planches III et V.
L’intérêt de l’enquête aux limites est de permettre de « situer un individu comme sujet
dans son rapport à une réalité humainement socialisée en mettant en évidence sa
participation ou son accession plus ou moins effective à un champ symbolique affectif »
(Chabert, 1983, p. 30).
d- L’épreuve du choix :
Il s’agit de proposer au sujet de choisir parmi les planches les deux qu’il a « le plus
aimées » et les deux qu’il a « le moins aimées ». L’intérêt de cette épreuve est de faire appel
à l’affect. Elle lui permet de manifester des investissements positifs ou négatifs par
rapport au test. Elle donne également l’occasion au sujet de développer ses réponses en
4 « On va vous donner une série de dix planches, l’une après l’autre, qui représentent des dessins constitués par des
taches d’encre. Regardez chaque planche aussi longtemps qu’il vous plaira, mais ne manquez pas de dire tout ce que
vous voyez. Lorsque vous avez terminé une planche, donnez-la à l’examinateur pour lui montrer que vous avez fini ».
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Planche I
Contenu manifeste : C’est une planche compacte, avec des découpes centrales qui font
apparaître des taches blanches. Sa configuration appelle aussi bien une figure unitaire
qu’un découpage en deux ou en trois : partie centrale et les deux parties latérales.
• Une bonne capacité d’adaptation peut se traduire par des réponses de bonne
qualité formelle où l’image du corps paraît intègre (« un papillon », « une danseuse
qui tourne sur elle-même »).
• Une représentation du corps parfois atteinte, notamment au travers d’une prise en
compte des lacunes vécues comme « manque » (« un papillon avec des trous dans
les ailes »).
• Une adaptation de surface traduisant la forte valeur défensive de la réponse (« un
masque ») avec une composante phobique et éventuellement une modalité
antidépressive (« un masque de carnaval ») pour contrer la sensibilité du sujet face
à l’aspect dysphorique et sombre de la tache.
• Le recours aux procédés défensifs en investissant la sphère intellectuelle par une
mise à distance (« une carte géographique »).
• Des réponses évoquant la présence d’un regard malveillant ou même la sensation
de se sentir observé, peuvent renvoyer à un vécu de type paranoïde dans le rapport
au monde extérieur (« un visage méchant au regard persécuteur »)
Dans un registre plus archaïque, elle réactive la relation à une figure maternelle
prégénitale soit sécurisante soit menaçante.
Planche II
C'est une planche compacte, avec une dimension bilatérale plus marquée qui fait
apparaître un espace blanc important et des taches rouges. La sollicitation émotionnelle
est souvent vive.
Cependant le rouge évoque l'ancrage pulsionnel, elle vient solliciter le sujet dans ses
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Registre archaïque : « une tache d'huile avec du sang ». Réponse peu personnalisée, avec
un déterminant peu courant, qui évoque un contenant plutôt défaillant.
Dans un registre très élaboré : interaction entre deux personnages (« deux sportifs qui
s’affrontent en compétition »). (Possibilité de dépasser le conflit suggéré par le pôle
pulsionnel à travers le rouge).
Planche III
Caractérisée également par sa bilatéralité. C’est une planche qui apporte une certaine
détente par la mise en relation des personnages qu’elle sollicite la plupart du temps.
L’absence de réponse humaine à cette planche, chez un adulte, est toujours l’indice d’un
trouble concernant la structuration de l’identité, d’une difficulté concernant le processus
de séparation-individuation et/ou d’un malaise sur le plan relationnel.
Registre archaïque : investie en position renversée (v) (« un vampire avec le sang qui coule
»).
Registre très élaboré : interaction entre deux personnes avec différenciation sexuelle des
personnes.
Planche IV
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Registre très élaboré : intégration de la charge d'angoisse qui est plus menaçante. (« un
ogre assis sur un tronc »).
Planche V
Planche compacte, mais plus harmonieuse et plus équilibrée. C’est celle qui est la plus
proche de la réalité (d’où sa cotation en banalité) : elle est généralement apaisante, sauf
s’il y a persistance de l’anxiété apparue à la planche IV.
Registre très élaboré : référence unitaire de type (« un papillon qui vole »). À noter qu’il
s’agit là d’une « banalité » c'est-à-dire de la planche qui traduit le mieux l’adaptation au
monde extérieur.
Planche VI
Planche unitaire où l’axe de symétrie est marqué. Deux parties : l'une, inférieure
compacte et massive, l'autre supérieure, plus effilée. Il y a une marque prégnante de la
symétrie à partir de l'estompage.
Registre évolué : reconnaissance de la forme d'ensemble qui intègre les deux parties
(« peau de bête »).
Registre très évolué : renvoie à la dimension sexuée dans une identification sexuelle
masculine (partie supérieure) et féminine (partie inférieure).
Planche VII
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La partie blanche est importante et souvent associée à la planche II. La bilatéralité est
très marquée et lui confère la possibilité d’amener le sujet à la représentation de relations.
Les deux formes gris-noir peuvent facilement évoquer des silhouettes humaines en
mouvement ou non. Le rapport fond/forme se pose de manière particulière. Elle est
considérée par C. Chabert comme particulièrement évocatrice des relations précoces.
Planche VIII
Première planche couleur qui apporte souvent une certaine détente. Planche compacte
(en son centre) et bilatérale (en ses côtés) avec des couleurs pastel. A ce titre, elle
réactive des vécus d’ordre émotionnel et affectif.
Registre élaboré : la présence de banalité renvoie à une bonne adaptation face au monde
extérieur et la capacité à intégrer et canaliser les affects (« deux lions qui grimpent sur
des montagnes couvertes de forêts »).
Planche IX
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Planche X
Est caractérisée d’une part par la dispersion des taches et des couleurs, d’autre part, par
sa position de dernière planche. La réaction émotionnelle dépend de l’acceptation ou de
la résistance à la sollicitation latente.
Sollicitation latente : La dispersion des taches sollicite l’intégration psychique. C’est aussi
la planche de la séparation (fin de l'examen clinique). Les évocations iront donc soit dans
le sens de l’intégration des couleurs dans une dimension festive par exemple de type
scène (« un feu d’artifice autour de la tour Eiffel »), soit dans une forme de désintégration
du côté du morcellement.
Registre archaïque : représentation qui ne permet pas une identification claire des
différents éléments : (« des îles dans la mer », « une personne déchiquetée »).
Registre élaboré : représentation qui montre le souci d'un découpage avec intégration des
différents éléments colorés provoquant des scènes d'animaux ou d'humains (« deux
personnages féeriques qui s’avancent dans un décor lumineux »).
4. Analyse du protocole
A partir de ses impressions d’ensemble et la particularité du discours du sujet (style,
logique, continuité/discontinuité, fluidité/hétérogénéité, nature des associations) qui
devront être mise à l’épreuve par une analyse détaillée, le clinicien va établir d’éventuelles
orientations et hypothèses de travail à confirmer ou non par la suite.
- réponses « Détail » : D, Dd, Dbl : localisation partielle de la planche selon trois catégories
de découpes : D portant sur les parties les plus faciles à interpréter ; Dd portant sur les
parties les moins utilisées et/ou plus petites, Dbl sur les lacunes blanches à l’intérieur des
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tâches.
- les réponses animales (A) : elles indiquent des mécanismes mentaux automatisés se
déroulant sans intervention de la réflexion. Ils indiquent un appauvrissement de la pensée
s’ils sont exclusifs.
- les autres contenus : contenus à valeur sexuelle : réponses à symbolisme phallique (pl II
: pointe médiane, « clocher pointu »), réponses à symbolisme sexuel féminin (fleur,
coquillage, vase : pl II, IV, VI, VII, IX) ; contenus à valeur agressive : objets tranchants ou
pointus (pinces, piques, ciseaux, hachoirs,...), certains contenus A féroces (hyènes,
mangoustes, loups,...), réponses feu et sang dans lesquelles l’aspect ravageant et violent
domine., contenus ruine, fragments, morceaux (surgissement de tendances destructrices)
; contenus à valeur régressive : évocation d’éléments (eau par exemple) rend compte de
mouvements régressifs, éprouvés dans un contexte de plaisir (fonds marins, eaux calmes,
étang dans une clairière,...) ou de déplaisir (boue, eau sale, tempête horrible,...). Les
contenus « plantes », certains contenus « géographie » ou « paysage » prennent souvent
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- les réponses banales (Ban) : elles témoignent d’une adaptation sociale élémentaire. 5 à
7 : normal ; au-delà de 5 à 7 : conformisme excessif ; < à 3 : insuffisance d’insertion sociale.
• la nature de l'angoisse
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Ce qui le différencie c'est le caractère figuratif des planches : elles s'appuient sur
l'évocation de conflits, en particulier dans le registre œdipien mais pas exclusivement
dans ce registre ; certaines planches sollicitent le registre narcissique. La tâche du sujet
consiste en une mobilisation psychique face au TAT qui va consister en une
déconflictualisation des enjeux portés par le matériel et des sollicitations latentes. Les
problématiques dominantes concernent le registre de la conflictualité œdipienne, le lien
œdipien, la triangulation œdipienne, la scène primitive, l'inscription de la différence des
sexes et des générations.
Pour chaque planche il s'agit pour le sujet de produire un récit selon la consigne : « je vais
vous montrer des images, et pour chacune vous allez imaginer une histoire ». On
s'interroge sur les modalités qui président à cette tentative de déconflictualisation du
conflit œdipien, sur la qualité des défenses mise en œuvre au travers de la verbalisation
(refoulement, dénégation, déni, isolement ...), et sur la qualité des instances interdictrices
(Surmoi) et de l'idéal (Moi idéal, Idéal du Moi). C'est une mise à l'épreuve de la capacité
de jeu du sujet, dans une articulation possible entre les sollicitations manifestes et les
sollicitations latentes de la planche, et dans une articulation entre les sollicitations
perceptives et une appropriation subjective mettant en jeu le stimulus (matériel) et
l'expérience propre du sujet.
Description : C'est une épreuve où on ne propose pas toutes les planches à tous les sujets.
Certaines sont propres aux hommes ou aux femmes, certaines aux enfants ou aux
adultes. La pratique du TAT a évolué dans une perspective psychodynamique et le
dispositif de passation a été modifié depuis V. Shentoub qui l'avait initialement mis
au point.
Au cours de la passation, le psychologue prend des notes fidèles des récits, mais
aussi des éléments non verbaux, et des temps de latence. L'analyse se fait autour
de deux traitements :
- les sollicitations latentes qui permettent de repérer les stratégies utilisées par le sujet
- les procédés de récit avec l'hypothèse selon laquelle la verbalisation quelle qu'elle
soit porte en elle-même les procédures défensives utilisées par le sujet.
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Planche 1 :
CM : un garçon, la tête entre les mains, regarde un violon posé devant lui.
CL : renvoie à l’image d’un enfant, l’accent porte donc sur l’immaturité fonctionnelle face
à un objet d’adulte (pas un jouet), un objet phallique. Le conflit peut porter sur la difficulté
voire l’impossibilité à utiliser cet objet dans l’immédiat avec, aux deux extrêmes, la
position dépressive (incapacité, impuissance) et la position mégalomaniaque (toute
puissance).
Planche 2 :
CM : scène champêtre, un homme avec un cheval, une femme adossée à un arbre, une
jeune fille au premier plan tient des livres.
Planche 3BM
CM : un individu affalé au pied d’une banquette (âge et sexe indéterminé, objet également
flou)
Planche 4
CM : une femme près d’un homme qui se détourne (différence des sexes mais non de
génération)
Planche 5
CM : une femme d’âge moyen, la main sur la poignée de la porte, regarde à l’intérieur d’une
pièce
CM : un homme, de face, l’air soucieux et une femme âgée qui regarde ailleurs (différence
des sexes et différence de génération)
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CL : renvoie à une relation mère/fils dans un contexte de malaise. Le conflit peut se nouer
autour de l’interdit du rapprochement œdipien objectivé au niveau de l’image par l’espace
qui sépare les deux protagonistes de même que par leur position respective
CM : deux têtes d’homme côte à côte : l’un « vieux » tourné vers l’autre « jeune » qui fait
la moue (différence de génération, pas de différence des sexes, pas d’immaturité
fonctionnelle)
CL : rapproché de type père/fils dans un contexte de réticence du fils au niveau des idées
(corps exclus). Le conflit peut se nouer autour du rapprochement entre ces deux
personnages avec deux pôles : tendresse/opposition.
CM : une jeune femme assise au premier plan se retournant vers un homme qui se
penche sur elle (pas de différence de génération marquée, différence des sexes)
CM : une femme, livre à la main, penchée vers une petite fille à l’expression rêveuse qui
tient un poupon dans les bras (différence de génération, immaturité fonctionnelle de la
petite fille).
Planche 8BM
CM : un homme couché, deux hommes penchés sur lui avec un instrument. Au premier
plan, un garçon, seul, qui tourne le dos à la scène, et un fusil (pas de différence des sexes
et de génération, pas d’immaturité fonctionnelle).
CL : renvoie à une scène d’agressivité ouverte mettant en présence des hommes adultes
et un adolescent dans un contexte de positions contrastées active/passive. Le conflit
peut se nouer autour de la scène d’agressivité ouverte du deuxième plan en la reliant au
garçon et au fusil du premier plan. Il renvoie au problème de l’agression corporelle qui
peut être vécue au niveau de la castration ou au niveau de la destruction.
CM : une jeune femme, derrière un arbre, portant des objets, regarde une deuxième
jeune femme qui court en contre bas (pas de différence de génération ni de sexe, pas
d’immaturité fonctionnelle).
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Planche 10
CM : un couple qui s tient embrassé (seuls les visages sont représentés, le contraste noir
et blanc est accentué).
Planche 11
Planche 12BG
CM : paysage boisé au bord d’un cours d’eau avec au premier plan un arbre, une barque...
et arrière imprécis.
Planche 13B
CM : un petit garçon assis au seuil d’une cabane aux planches disjointes (contraste entre
la lumière à l’extérieur et l’intérieur très noir).
CL : renvoie à la capacité à être seul, l’accent porte ici sur l’immaturité fonctionnelle
(image d’un enfant) et sur la précarité du refuge maternel symbolisé par la cabane
(capacité de fantasmer l’objet absent).
Planche 13MF
Planche 19
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Planche 16
Elle est proposée en dernier avec une consigne modifiée "imagine l'histoire que tu veux"
CL : renvoie à la manière dont le sujet structure ses objets privilégiés et aux relations
qu’il établit avec eux (niveau auquel il se place, poids et impact des procédés défensifs).
En l’absence de support imagé, les éléments transférentiels peuvent y devenir
prégnants.
3. Dépouillement
Les procédés
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Ces procédés peuvent être utilisés de façon ponctuelle et soulignent alors le recours à des
défenses qui ne s’inscrivent pas obligatoirement dans une problématique de
fonctionnement limite. Par ex. quelques procédés CN accompagnant une majorité de
procédés B : B2/B3) signeraient une problématique narcissique sous-jacente à la
principale d’ordre hystérique.
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les rôles à la fois (différent d B3-3) sans perte totale des repères entre dedans/dehors
(CM-2).
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Brelet-Foulard F., Chabert C. (sous la direction de) Nouveau Manuel du TAT. Approche
psychanalytique, Paris, Dunod, 2003.
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Psychogramme
H:
Hd : H% :
(H) :
A:
Ad : A% :
(A) :
F:
F% :
G: F+% :
BAN :
G% :
K:
Elém. :
D: kan :
Frag. :
R: D% : kp :
Obj. :
kob :
Anat. :
Refus : Dd :
Géo. :
Dd% : FC :
Bot. :
Tps total : CF :
Scène :
Tps/rép. moyen : Dbl : C:
Nature :
Tps latence moyen : Dbl% : FC' :
Arch. :
C'F :
Abstr. :
T. Appr. : Do : C' :
Symb. :
Do% :
Sang :
TRI : FE :
Sexe :
F.c. : Succession : EF :
E:
Éléments qualitatifs :
RC% : Choix + :
Choix - : FClob :
Chocs :
ClobF :
Eq. chocs :
Clob :
Persev. :
Remarques Sym. :
Remarques C. :
Crit. Obj. :
Crit. Subj. :
Descriptions :
Retournements
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Bibliographie du cours :
Bibliographie suggérée :
Bibliographie TAT
Bibliographie Rorschach
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