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Devoir corrigé de topologie 2009

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Nasser TALL BOUBACAR
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1

Université Claude Bernard Lyon I


Licence STS troisième année : Topologie
Printemps 2009

Devoir maison : corrigé

Exercice 1. 1.
2.

i) ⇒ iii) On a A ⊂ B(x, r) avec x ∈ X et r > 0. Soient a, a0 ∈ A, on a d(a, a0 ) ≤


d(a, x) + d(x, a0 ) ≤ 2r, on en déduit que diam(A) ≤ 2r.
iii) ⇒ ii) Soit x ∈ X, on cherche r > 0 tel que A ⊂ B(x, r). Choisissons a ∈ A, et montrons
que r = diam(A) + d(a, x) convient. Si a0 ∈ A, on a d(a0 , x) ≤ d(a0 , a) + d(a, x) ≤
diam(A) + d(a, x) = r, ce qu’on voulait.
ii)⇒ i) clair.

3. Il est clair que diam(A) ≤ diam(A), montrons donc l’inégalité réciproque. Soit ε > 0,
et soient b, b0 ∈ A. Il existe a, a0 ∈ A tels que a ∈ B(b, ε) et a0 ∈ B(b0 , ε). On a donc
d(b, b0 ) ≤ d(b, a) + d(a, a0 ) + d(a0 , b0 ) ≤ ε + diam(A) + ε. Ceci étant vrai pour tout
ε > 0, on en déduit d(b, b0 ) ≤ diam(A) et finalement diam(A) ≤ diam(A).
4. Posons d(A, B) = inf a∈A,b∈B d(a, b) : on appelle ce nombre la distance de A à B.
Soient c, c0 ∈ A ∪ B; on va montrer que d(c, c0 ) ≤ diam(A) + d(A, B) + diam(B). Si
c, c0 ∈ A, cette inégalité est claire car d(c, c0 ) ≤ diam(A); même chose si c, c0 ∈ B.
Supposons maintenant c ∈ A et c0 ∈ B (le cas symétrique étant similaire). Soit ε > 0.
Par définition de d(A, B), il existe a ∈ A, b ∈ B tel que d(a, b) ≤ d(A, B) + ε. On a
alors d(c, c0 ) ≤ d(c, a)+d(a, b)+d(b, c0 ) ≤ diam(A)+d(A, B)+ε+diam(B). Ceci étant
vrai pour tout ε, on obtient l’inégalité attendue d(c, c0 ) ≤ diam(A)+d(A, B)+diam(B).
Ceci montre que A ∪ B est borné, et que diam(A ∪ B) ≤ diam(A) + d(A, B) + diam(B).

Exercice 2. 1. Soient x, y ∈ co(A), et soit t ∈ [0, 1], on veut montrer que (1 − t)x + ty ∈
co(A). Or si C est un convexe qui contient A, on a x, y ∈ C (car C contient A) et donc
(1 − t)x + ty ∈ C (car C est convexe). On en déduit
\
(1 − t)x + ty ∈ C
C convexe
C⊃A

ce qu’on voulait.
2. Dans E = R, on a co(N) = R. En effet co(N) contient chaque couple d’entiers {n, n+1}
(car N ⊂ co(N)) et donc co(N) contient chaque intervalle [n, n + 1] (car co(N) est
convexe).
D’autre part co { n1 : n ∈ N∗ } =]0, 1]. En effet co { n1 : n ∈ N∗ } contient la réunion
 

de tous les intervalles [ n1 , 1], et donc co { n1 : n ∈ N∗ } ⊃]0, 1]. Réciproquement, ]0, 1]


1 ∗ 1 ∗

est convexe et il contient { n : n ∈ N }. Mais alors ]0, 1] ⊃ co { n : n ∈ N } .
2

3. Dans E = R2 , l’enveloppe convexe du graphe de la fonction : R → R définie par


x 7→ e−|x| est égal à
{(x, y) ∈ R2 ; 0 < y < 1} ∪ {(0, 1)}.
On constate sur cet exemple que le graphe A est un fermé de R2 mais que l’enveloppe

convexe co(A) n’est pas fermée.

Exercice 3. Commençons par montrer l’inclusion A4B ⊂ (A4C) ∪ (C4B) (même si


l’énoncé permettait de l’utiliser sans la démontrer). Soit x ∈ A4B = (A \ B) ∪ (B \ A).
Supposons que x ∈ A \ B (l’autre cas étant symétrique). Si x ∈ C, on a x ∈ C \ B, et donc
x ∈ C4B. Si x 6∈ C, on a x ∈ A \ C, et donc x ∈ A4C. Dans les deux cas on obtient bien
x ∈ (A4C) ∪ (C4B), ce qu’on voulait.

1. Montrons maintenant l’inégalité

d(A, B) ≤ max{d(A, C), d(C, B)}

De l’inclusion A4B ⊂ (A4C) ∪ (C4B) on déduit l’inégalité

min(A4B) ≥ min(min(A4C), min(C4B)).


 
1 1 1
En passant à l’inverse on obtient min(A4B) ≤ max min(A4C) , min(C4B) , ce qui donne
l’inégalité attendue.
2. L’équivalence d(A, B) = 0 ⇔ A = B découle immédiatement de la définition, de même
que l’égalité d(A, B) = d(B, A). Enfin, l’inégalité triangulaire est une conséquence
de l’inégalité ultramétrique (c’est-à-dire l’inégalité démontrée dans la question précé-
dente). Ainsi d définit une distance sur P(N∗ ).
3. Si A = B les deux côtés de l’équivalence sont clairement vraie. Supposons donc A 6= B.
Par définition on a
1
d(A, B) < ⇐⇒ min(A4B) > n.
n
Or min(A4B) > n signifie que tout entier p ≤ n ou bien appartient à la fois à A et à
B, ou bien n’appartient à aucun des deux. On a donc

min(A4B) > n ⇐⇒ A ∩ [1, n] = B ∩ [1, n].

4. Montrons que la suite (Xn ), où Xn = {1, 2n , 3n , . . .}, converge vers le singleton X =


{1}. Si n ∈ N∗ est fixé, et que p > n, on a Xp ∩ [1, 2n ] = {1} (car 2p > 2n ), et donc par
la question précédente d(X, Xp ) < 21n . Ainsi d(X, Xp ) → 0 quand p → ∞, ce qu’on
voulait.

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