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Processus de transformation du cacao

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Romaric Tchouala
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Concassage, décorticage et dégermage [35,21,43,29,34,30]

Le but de ces opérations est de séparer les différents éléments: la coque


(ou tégument),

l'amande (les cotylédons) et le germe. La torréfaction rend la coque


cassante et, de ce fait,

facilite le concassage des fèves.

Au cours de cette étape, les fèves torréfiées et refroidies, dont la coque a


éclaté, sont brisées

entre deux rouleaux striés tournant à des vitesses différentes. Puis coques
et cotylédons sont

séparés à l'aide d'un système de succion pneumatique qui, dans un


courant d'air, emporte les

débris de coques, plus légers que les cotylédons. Pelures et impuretés


restantes sont séparées

par densité sur des tamis vibrants, de façon qu'il ne reste que les
cotylédons.

Mais sur chacun d'eux subsiste un germe ligneux qui n'est pas comestible;
celui-ci est retiré à

l'aide d'une dégermeuse, dans laquelle passent les fèves décortiquées.

Torréfaction [35,4,43,21,29,34,30,8]

La torréfaction est une étape cruciale qui consiste à griller les fèves entre
100 et 140°C pendant

20 à 40 minutes.

Elle a plusieurs fonctions. En premier lieu, elle développe l’arôme du cacao


à partir des

Précurseurs ; c’est elle aussi qui donne aux fèves leur belle couleur
«chocolat ». En outre, elle
Dessèche d’une part la pellicule qui enveloppe le «grué » (partie
véritablement comestible de

La graine), facilitant son élimination, et d’autre part le grué lui-même,


abaissant son taux

D’humidité à 1,5-2%. Il est ainsi prêt pour le concassage. Enfin elle permet
de détruire les

Moisissures et d’éliminer une partie de l’acide acé[Link] de la


pâte de cacao

Les différentes opérations nécessaires à l’obtention de la pâte de cacao


sont réalisées en

Chocolateries.

A. Nettoyage et calibrage [35,43,21,29,8,34]

Les fèves de cacao arrivent à la chocolaterie dans l’état dans lequel elles
ont quitté les

Plantations des pays producteurs. Elles ont été fermentées et séchées,


mais il s’agit toujours

D’une matière première, la partie comestible se trouvant à l’intérieur


d’une peau dure,

Poussiéreuse, portant des restes de pulpe séché[Link] [21,29,39,46]

La dernière étape avant l’exportation du cacao est le stockage ; il a lieu à


plusieurs niveaux :
Chez le planteur, chez l’acheteur et chez l’exportateur.

Certains producteurs ne voient dans le stockage que l’action d’entreposer


du cacao plus ou

Moins longtemps, puis de contrôler son humidité et éventuellement de le


ressécher avant sa

Vente.Séchage [35,43,4,21,29,30,39,46,8]

Après la fermentation vient le séchage. Dans quelques cas assez rares, les
fèves sont lavées

Entre fermentation et séchage pour finir d’éliminer la pulpe résiduelle mais


cela nuit à l’arôme.

Le séchage des graines permet l’arrêt de la fermentation, la diminution de


leur humidité et

L’élimination de l’acide acétique.

Il ne doit être ni trop lent, les fèves moisiraient, ni trop rapide, elles
deviendraient acides. Pour

Ce faire deux possibilités existent : le séchage solaire et le séchage


artificiel.

Cette étape consiste à peser une quantité bien précise de diverses


variétés de cacao, puis à

verser le tout dans un mélangeur cylindrique situé en amont des broyeurs.

Le mélange des fèves est généralement moins précis pour le cacao en


poudre que pour le
chocolat. Ce dernier exige de la part du chocolatier un immense savoir-
faire, la connaissance

des arômes caractéristiques des diverses variétés ne s'acquérant qu'après


des années

d'expérience.

Il existe de subtiles différences entre le parfum de chaque type de fève et


l'arôme final est

obtenu en mélangeant deux ou trois variétés, voire davantage, après la


torréfaction. Le

chocolatier doit déterminer la juste proportion de fèves corsées et de


fèves à l'arôme délicat

pour produire un bon chocolat, et il gardera jalousement le secret de sa


formule.

Les variétés de fèves sont couramment divisées en deux catégories:

- les variétés corsées: Accra, Cuba, Dominique, Grenade, Para, Surinam, St


Lucia, Trinidad

- les variétés à l'arôme délicat: Caracas, Jamaica, Java, Madras, Maurice,


Seychelles, Sri

Lanka

On obtient un excellent chocolat en mélangeant 42 % de Trinidad, 21 % de


Para et 37 % de

Caracas.

E. Broyage et affinage [21,35,4,43,29,34,30,8]

Les cotylédons concassés (nibs) sont broyés à chaud (50 à 70°C) dans une
série de rouleaux de

plus en plus serrés qui les réduisent en fines particules. On utilise aussi
des moulins

cylindriques, à disques, à broches, à billes. Le point de fusion du beurre de


cacao se situant à

34-35°C, le résultat du broyage est une pâte fluide épaisse et odorante,


brune foncée, dite

«pâte de cacao» ou encore «liqueur de cacao» (nom scientifique).

La pâte de cacao peut être maintenue fluide à la chaleur, ou moulée et


refroidie; elle porte
alors le nom de «masse de cacao».

Cette étape est suivie d'un second broyage, l'affinage, qui a pour effet de
réduire la granulation

des particules solides en une taille imperceptible à la langue et au palais


(généralement entre 20

et 30 microns).

Conservation [35,21,29]

La chaleur et l'humidité sont les principaux ennemis du chocolat, car


toutes deux peuvent faire

apparaître un voile à sa surface. La température idéale pour le conserver


se situe entre 10°C et

15°C (soit légèrement supérieure à celle qui règne dans un réfrigérateur),


tandis que l'humidité

doit être comprise entre 60 et 70 %.

Une température trop élevée provoque un changement de l'état cristallin


du beurre de cacao; il

apparaît un «blanchiment gras» du à la remontée à la surface des cristaux


de beurre, qui

recristallisent ensuite. Ce voile n'affecte pas le goût du chocolat mais en


gâche l'aspect. De

plus, du fait de sa forte teneur en beurre de cacao, une température trop


élevée fera ramollir le

chocolat et nuira à son brillant - au-delà de 32°C, il fondra.E. Moulage et


enrobage [35,29,35,43,8]

La pâte de chocolat, tempérée et liquide, se prête au moulage. Pour des


tablettes pleines (ou

Massives), elle est coulée dans les moules, par le biais d’une peseuse, ou
doseuse, qui garantit

Un poids constant. Les moules défilent ensuite sur une tapoteuse


mécanique, qui, par une
Trépidation continue, permet à la masse de se tasser et d’épouser la forme
des moules, tout en la

Débarrassant des bulles d’air restantes. Les moules passent enfin dans un
tunnel de

Réfrigération, à 6-7°C environ. Le chocolat s’y refroidit ct, en se solidifiant,


se rétracte dans les

Moules. Il ne reste alors qu’à démouler les tablettes, dans un lieu dont la
température doit être

De 14-15°C, puis à les conditionner.

Pour les tablettes pleines comportant une garniture (fruits secs, entiers ou
concassés, fruits

Confits…), l’ajout de la garniture au chocolat se fait avant le remplissage


des moules et le

Processus reste donc le même.

Tempérage [4,35,21,29,34,43,8]

Avant de travailler le chocolat, qu’il soit noir ou au lait, le chocolatier doit


procéder au

Tempérage. Cette opération complexe assure au chocolat son aspect


brillant, sa «casse », sa

Bonne conservation, son onctuosité, ainsi que sa facilité de travail


(moulage et enrobage).
Pendant les opérations précédentes, la pâte de chocolat a sans cesse été
maintenue à une

Température supérieure au point de fusion du beurre de cacao. Le chocolat


doit être tempéré

Pour passer de l’état liquide à l’état solide.

C’est un processus délicat dans la mesure où le beurre de cacao contient


plusieurs types de

Matières grasses qui ont toutes des points de fusion différents. Si la pâte
de chocolat est

Refroidie trop lentement, une partie des matières grasses reste liquide et
se sépare de la masse,

Ce qui crée un voile à la surface du chocolat lorsque celui-ci se solidifie. De


plus le beurre se

Solidifie en différentes structures cristallines, dans un intervalle de


température allant de 17 à

35°C environ. Or la température idéale du chocolat destiné au moulage ou


à l’enrobage se situe

Entre 24 et 28°C, selon les pâtes. Il convient donc d’éviter que ne se


produise cette diversité de

Cristaux, pour obtenir une cristallisation homogène du beurre de cacao.

B. Broyage-affinage [35,21,29,34,43,46]
Le broyage-affinage permet d’abaisser la granulosité de la pâte de
chocolat, encore trop

Grossière (environ 100 microns), à celle demandée dans les spécifications


du produit (jusqu’à

20 microns). Il se fait dans des broyeurs à cinq cylindres superposés de


plus en plus serrés et

Tournant de plus en plus vite. La pression y est de 30 bars.

Un fin film de pâte passe entre les deux premiers cylindres, puis s’étire
vers la deuxième paire

De rouleaux en glissant à travers une fente à l’écartement soigneusement


réglé. Lorsque la pâte

De chocolat sort du cinquième cylindre, elle est fine comme du papier à


cigarettes. Ce broyage

Facilite le déchirement des cellules de cacao et l’écrasement des cristaux


de sucre. Les

Particules solides sont réduites à une taille imperceptible à la langue et au


palais, c’est-à-dire à

Moins de 20 microns.

C’est en partie à ce broyage que le chocolat doit son onctuosité. C’est à lui
aussi, s’il est bien
Mené, que le chocolat doit sa qualité.

Pour certains chocolatiers industriels, l’affinage s’arrête là, mais le


chocolat de bonne qualité

Subit un traitement supplémentaire, le conchage.

C. Conchage [35,4,21,29,34, 18,43,46,8]

Le conchage intervient aussitôt après le broyage-affinage et fait du


chocolat un produit stable.

Cette opération s’effectue dans de grandes cuves, les conches. C’est le


chocolatier suisse

Rodolfe Undt qui les inventa en 1879. Le nom conche vient de l’espagnol
concha, coquillage,

Et fait référence à la forme première de l’appareil. En effet le conchage


était autrefois effectué

Dans un récipient en forme de coquille.

Aujourd’hui, il existe deux types de conches :

- Les conches longitudinales à l’intérieur desquelles des rouleaux de


granite écrasent la pâte

Suivant un mouvement continu de va-et-vient.


- Les conches circulaires, plus fréquentes, dotées de rotors ayant un
mouvement circulaire.

Malaxage [35,21,29,34,43,46,8]

La pâte de cacao, maintenue fluide par la chaleur, est mélangée au


beurre de cacao et au sucre

En poudre (saccharose). Le tout est malaxé dans un mélangeur jusqu’à


obtention d’une masse

Fluide et grasse. On obtient du chocolat noir. Pour fabriquer du chocolat


au lait, on ajoute dans

Le mélangeur du lait en poudre.

Le malaxage a lieu dans un pétrin rond avec une base horizontale


circulaire sur laquelle passent

De lourdes meules de granite. Ces mélanges se font automatiquement


ce qui garantit une

Parfaite régularité de la production.

Le rôle de cette opération est d’homogénéiser le mélange et de


l’amener à la consistance

Voulue pour le broyage. A ce stade, la masse obtenue possède déjà un


goût agréable mais a un

Aspect granuleux d’où l’objet de l’opération suivante qui permet de


réduire la taille des
Particules à moins de 25 microns.

Cette étape consiste à peser une quantité bien précise de diverses


variétés de cacao, puis à

Verser le tout dans un mélangeur cylindrique situé en amont des


broyeurs.

Le mélange des fèves est généralement moins précis pour le cacao en


poudre que pour le

Chocolat. Ce dernier exige de la part du chocolatier un immense savoir-


faire, la connaissance

Des arômes caractéristiques des diverses variétés ne s’acquérant


qu’après des années

D’expérience.

Il existe de subtiles différences entre le parfum de chaque type de fève


et l’arôme final est

Obtenu en mélangeant deux ou trois variétés, voire davantage, après la


torréfaction. Le

Chocolatier doit déterminer la juste proportion de fèves corsées et de


fèves à l’arôme délicat

Pour produire un bon chocolat, et il gardera jalousement le secret de sa


formule.

Les variétés de fèves sont couramment divisées en deux catégories :


- Les variétés corsées : Accra, Cuba, Dominique, Grenade, Para,
Surinam, St Lucia, Trinidad

- Les variétés à l’arôme délicat : Caracas, Jamaica, Java, Madras,


Maurice, Seychelles, Sri

Lanka

On obtient un excellent chocolat en mélangeant 42 % de Trinidad, 21 %


de Para et 37 % de

Caracas.

D. Broyage et affinage [21,35,4,43,29,34,30,8]

Les cotylédons concassés (nibs) sont broyés à chaud (50 à 70°C) dans
une série de rouleaux de

Plus en plus serrés qui les réduisent en fines particules. On utilise aussi
des moulins

Cylindriques, à disques, à broches, à billes. Le point de fusion du beurre


de cacao se situant à

34-35°C, le résultat du broyage est une pâte fluide épaisse et odorante,


brune foncée, dite

«pâte de cacao» ou encore «liqueur de cacao» (nom scientifique).

La pâte de cacao peut être maintenue fluide à la chaleur, ou moulée et


refroidie ; elle porte
Alors le nom de «masse de cacao».

Cette étape est suivie d’un second broyage, l’affinage, qui a pour effet
de réduire la granulation

Des particules solides en une taille imperceptible à la langue et au


palais (généralement entre 20

Et 30 microns).

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