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Géorisques des tremblements à Oujda

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13/02/2014

Université Mohammed Premier


Faculté des Sciences
Département des Sciences de la Terre
Oujda

Cours Géorisques

Géorisques liés aux


tremblements de la terre (séismes)

Pr. AZZOUZ Omar

Qu'est ce qu'un séisme?

Un séisme provient du mot grec seismos, signifiant secousse, il se traduit


en surface par des vibrations du sol qui proviennent de l’ébranlement des
roches en profondeur.

Il se produit suite à la libération instantanée d’énergie lentement


accumulée, au moment où le seuil de rupture mécanique des roches est
atteint

1
13/02/2014

Qu'est ce qu'un séisme?

Origine des séismes

Séismes Artificiels

Séismes naturels

2
13/02/2014

Séismes Artificiels

Ces types des séismes sont liés à l'activité humaine

Mise en eau d'un grand barrage

Exploitation de gaz, etc.

Tirs d'exploration sismique

Tirs de mines et carrières

Essais nucléaires souterrains

Effondrements d'anciennes mines

Séismes naturels

Séismes d’origine Volcanique

Séismes dus à l’ effondrement des cavités

Séismes d’origine Tectonique

3
13/02/2014

Séismes d’origine Volcanique

Ces tremblements de terre se manifestent lorsque le magma


s’accumule dans la chambre magmatique d’un volcan. Tandis
que le sommet du volcan se soulève et que les flancs s’inclinent,
des ruptures dans les roches comprimées sont révélées par une
multitude de microséismes

Séismes d’effondrement
Effondrement à Lille-Hellemmes (France)

 Ces séismes sont très rares, ils se


produisent lors de l’effondrement du
plafond ou d’un « mur » d’une cavité
souterraine

 Leur puissance est très faible en


comparaison à d’autres séismes tels
que les tectoniques.

 Ce type de séismes peut se produire


sur toute la surface du globe

4
13/02/2014

Séismes d’origine tectonique

Le séisme tectonique provient de la rupture par cisaillement


de la roche, avec formation d'une faille, ou le plus souvent la
réactivation d'une ancienne faille (néotectonique);

Il est issue de l’énergie qui s’est accumulée dans la roche pendant


des dizaines d’années et/ou millions d’années sous l’effet des
contraintes tectoniques extérieures.

D ’où vient la rupture de la roche ?

Elle est issue de l’énergie qui s’est accumulée dans la roche pendant des
dizaines d’années et/ou millions d ’années sous l ’effet des contraintes
tectoniques extérieures (mouvement des plaques, montée de magma,…).

L’action d’une contrainte (pression)

Déformation du milieu

Rupture du milieu

5
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Elasticité - Plasticité - Rupture


sont des comportements successifs de la matière continue lorsqu'elle est
soumise à un état de contrainte.

Déformation
plastique
DEFORMATION σ
Déformation
Élastique : le matériau reprend sa élastique seuil de rupture
forme et son volume lorsque la = séisme
contrainte est relachée

Plastique : le matériau reste


déformé lorsque la contrainte est Limite
relachée d'élasticité

Point de rupture: libération de


l’énergie accumulée lors de la
déformation plastique (= séisme)
ε

Lors de la rupture, l’énergie est libérée sous la forme


d’ondes élastiques --> séisme.

Séismes et tectonique des plaques

La plus part des séismes sont liés à ces mouvements et se produisent au


niveau des frontières

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Trois types de limites de plaque

Rides médio-océanique ou rift Zones de subduction

Failles
transformantes

Limites de plaques lithosphériques

Failles Zones de
Rides médio- transformantes subduction
océanique ou rift

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Les frontières transformantes

Au rythme actuel du déplacement (~ 5,5 cm/an), la ville de Los Angeles sera


au droit de San Francisco dans 10 Ma.

L’Afrique se rapproche de l’Europe


La plaque eurasienne, au nord, chevauche la plaque africaine au sud. C'est dans
cette faille de chevauchement que se déclenchent les séismes de la région.

De nos jours, le rapprochement se poursuit suivant une direction SE-NW, à une


vitesse de 4 à 7 mm par an (flèches rouges).
Document exposition « les rivages », lab. Geosciences Azur

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13/02/2014

Séismes = ruptures = formation de failles

dans les zones


d'extension

dans les zones


de compression

Ces deux types de failles induisent des


déplacements verticaux, appelés rejets.

Les zones de
coulissage

Des déplacements horizontaux

Séismes = ruptures = formation de failles

Décrochement

Faille normale

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13/02/2014

Le mécanisme au foyer

Un mécanisme au foyer permet de déterminer


quel type de faille est à l'origine du séisme,
l'orientation de cette faille, ainsi que la
direction de glissement des blocs sur cette
faille.

Cela nous indique si le mouvement associé


est de nature convergente, divergente ou
coulissante.

On illustrera le cas théorique d'une faille


décrochante telle que celle modélisée ci-
dessous. La théorie des mécanismes au foyer
utilise les informations obtenues sur le
premier mouvement reçu à la station. Ainsi, la
composante Nord-sud d'un sismographe
placé en A sera en dilatation alors que pour
une station en B, elle sera en compression.

Le mécanisme au foyer
De manière générale, pour déterminer le mécanisme au foyer:
- on centre, tout d'abord, une sphère autour du foyer du séisme,
- on reporte sur cette sphère le type de mouvement, compressif ou extensif,
et on projette la demi-sphère inférieure sur un plan horizontal.

Le plan ainsi obtenu contient des zones en extension et des zones en


compression, séparées par les projections des plans de faille et auxiliaire.
Puisqu'il existe de nombreuses stations distribuées à la surface du globe, il
est possible de déterminer pour chacune d'entre elles quel était le premier
mouvement reçu sur l'enregistrement.

Au vu des quadrants, il est a priori impossible de distinguer entre le plan de


faille du plan auxiliaire (plan perpendiculaire au plan de faille). Seules les
données de terrain permettent de choisir entre ces deux plans. Chaque type
de failles donne généralement un mécanisme au foyer particulier :

• Les failles normales résultent d’un étirement des roches initiales


(divergence), ce que l’on retrouve au niveau des dorsales océaniques.

• Les failles en décrochement provoquent un déplacement des blocs
uniquement dans le sens horizontal et sont associées aux zones de
convergence.

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13/02/2014

Le mécanisme au foyer

Faille normale et diagramme de


mécanisme au foyer
correspondant.

Faille inverse et diagramme de


mécanisme au foyer correspondant.

Faille en décrochement et le
diagramme au foyer correspondant

Classification des séismes

En fonction de la profondeur on distingue:

- les séismes normaux ou superficiels (profondeur < 60 km) =


frontières de plaques divergentes et frontières de plaque
convergentes (fosses océaniques);

- les séismes intermédiaires (60 < profondeur < 300 km) =


frontières de plaques convergentes;

- les séismes profonds (jusqu’à 700 km de profondeur) =


frontières de plaques convergentes.

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Ride ou rift = zone de divergence

Séismes superficiels

Les frontières convergentes

Trois catégories de séismes

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13/02/2014

Les séismes intraplaques sont superficiels.

Répartition des séismes

5% Zones divergentes

Zones de décrochement

15%

Zones convergentes

75%

Dissipation de l’énergie sismique de la planète

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13/02/2014

Effets de séisme
Enfoncement d’un immeuble à cause
Rupture de la des phénomènes de liquéfaction
surface par jeu
de failles

Destruction
des bâtiments

Reprise d’activité
volcanique

Destructions des
infrastructures

Tsunami ou raz de marée

14
13/02/2014

Tsunami ou raz de marée

Les Risques sismiques

Ce qui intéresse les spécialistes en matière de


prévention sismique ce sont les dégâts dans les
bâtiments que peuvent causer les séismes.
On distingue :
les risques sismiques directs représentés par les
dommages causés par les ébranlements sismiques du
sol. Il s’agit principalement des fissurations et des
effondrements des habitations et des constructions.

Les risques sismique indirect qui sont amplifiés


par les ondes sismique, tel est le cas des
phénomènes de liquéfaction et des mouvements de
terrains qui peuvent causer pour autant des pertes
humaines et matérielles considérables.

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13/02/2014

Les Risques sismiques directs

hôtel Saada avant le séisme


• Ils correspondent aux dégâts causés
directement par les ondes sismiques

• L’ébranlement et les secousses


sismiques engendrent des fractures aux niveau
des structures et aboutissent parfois à
l’effondrement des bâtiments

L'hôtel Saada après le séisme

1) Les glissements Les Risques sismiques indirects

• Ils correspondent aux phénomènes


géologiques amplifiés ou accélérés par les
ondes sismiques

 Mouvements de terrain
 L’instabilité du sol

• Les écroulements sont les plus rapides (chute


d'un pan de falaise)

2) effondrement • Les glissements sont plus lents et se


traduisent par des déplacement en masse des
terrains.

• L'effondrement du toit d'une cavité


souterraine (grotte, galerie de mine...) peut
atteindre la surface.

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13/02/2014

Les Risques sismiques indirects

 Liquéfaction du sol

• Les sollicitations sismiques ont tendance


à densifier les sols granuleux, sableux et
vaseux. Ceci:
augmente rapidement la pression
interstitielle de l’eau,
entraîne la diminution rapide de la
résistance du sol.

Éléments d’études des séismes

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13/02/2014

Les Séismes

 Les Séismes sont des ébranlements de la surface du globe


terrestre.
 Les roches accumulent les contraintes dues à aux
mouvements des plaques de l’écorce terrestre
 au moment où le seuil de rupture des roches est atteint,
celles ci peuvent céder de manière brusque et provoquer un
déplacement qui engendre le séisme.
 Le degré d’intensité d’un séisme dépend de son énergie
Il est lié à la distance sur laquelle la faille joue : plus
elle est importante, plus l’énergie libérée est forte.
Pour les séismes forts, le déplacement relatif peut
atteindre plusieurs mètres sur des distances de
plusieurs kilomètres.

Instruments d’enregistrement des séismes

Sismographes

Pour obtenir une représentation tridimensionnelle de la secousse


sismique, chaque station comporte trois sismographes : deux
enregistrent les mouvements horizontaux (placés nord-sud et est-
ouest), le troisième enregistre les mouvements verticaux.

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13/02/2014

Les sismogrammes
Les sismographes nous permets d’obtenir une trace sismique dite
sismogramme

Elle représente les temps d’ arriver des ondes sismiques

Elle permet de déduire l'épicentre et la magnitude du séisme qui l'a généré

Que ressort-on d ’un sismomètre ?

Les signaux enregistrés sont la combinaison d'effets liés :


 À la source.
 Aux milieux traversés
 Aux instruments de mesure.

La vitesse de propagation et l'amplitude de ces ondes sont modifiées par les


structures géologiques traversées.

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13/02/2014

Les ondes sismiques

Les ondes sismiques sont des ondes élastiques. (L'onde


peut traverser un milieu sans modifier durablement ce
milieu).
On distingue:
A) les ondes de volume qui traversent la Terre
B) les ondes de surface qui se propagent parallèlement à
sa surface. A B

Les ondes sismique

Les ondes de volume :

• se propagent à l'intérieur du
globe.
• Leur vitesse de propagation
dépend du matériau traversé.

Les ondes de surface:

• Ce sont des ondes guidées par


la surface de la Terre.
• Elles sont moins rapides que les
ondes de volume mais leur
amplitude est généralement plus
forte.

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13/02/2014

Ondes sismiques

 Les ondes sismiques sont des ondes élastiques. L'onde peut traverser un
milieu sans modifier durablement ce milieu. L'impulsion de départ va "pousser"
des particules élémentaires, qui vont "pousser" d'autres particules et reprendre
leur place. Ces nouvelles particules vont "pousser" les particules suivantes et
reprendre leur place, etc.

 Ces ondes se propagent dans toutes les directions, on distingue:

les ondes de volume qui traversent la Terre (ondes P et ondes S)

les ondes de surface qui se propagent parallèlement à la surface


(ondes de Love et ondes de Rayleigh)

 Elles se succèdent et se superposent sur les enregistrements des sismomètres

Les ondes de volume

Ondes P

Les ondes P ou ondes primaires


appelées aussi ondes de compression ou
ondes longitudinales.

Le déplacement du sol qui accompagne


leur passage se fait par dilatation et
compression successives, parallèlement à
la direction de propagation de l'onde.

Ce sont les plus rapides (6 km/s près de la surface) et sont enregistrées en


premier sur le sismogramme

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13/02/2014

Les ondes de volume


Ondes S

Les ondes S ou ondes secondaires


appelées aussi ondes de cisaillement
ou ondes transversales

A leur passage, les mouvements du sol


s'effectuent perpendiculairement au sens
de propagation de l'onde

Ces ondes ne se propagent pas dans les milieux liquides, elles sont en
particulier arrêtées par le noyau de la Terre

Leur vitesse est plus lente que celle des ondes P (en surface de l ’ordre
de 4 km/s). elles apparaissent en second sur les sismogrammes

Les apports de la sismologie

La structure interne du globe

Document exposition « les rivages », lab. Geosciences Azur

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13/02/2014

Les ondes de surface

L'onde de Love

Le déplacement est essentiellement


le même que celui des ondes S sans
mouvement vertical

Les ondes de Love provoquent un


ébranlement horizontal qui est la
cause de nombreux dégâts

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13/02/2014

Les ondes de surface

L'onde de Rayleigh

le déplacement est complexe, assez


semblable à celui d'une poussière
portée par une vague

un mouvement à la fois horizontal et


vertical, elliptique.

Caractéristiques d’un séisme

Foyer ou hypocentre
L'endroit où démarre la rupture est appelé foyer du séisme ou hypocentre
(0 à 700 km profondeur)

Epicentre
épicentre Point en surface du globe terrestre situé à la verticale du lieu où
démarre en profondeur le séisme (c'est le premier point touché par les ondes
sismiques).

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13/02/2014

Distance épicentrale

La méthode des cercles

basée sur la différence de propagation


des ondes P et S

Pour une station:


temps d'arrivée de l'onde P: tp = t0 + (d / Vp)
temps d'arrivée de l'onde S: ts = t0 + (d / Vs)

Différence entre les deux relations précédentes :


ts - tp = d . ( 1 / Vs – 1 / Vp)

On connaît les vitesses des ondes P et S dans la croûte et on admet que :


(1 / Vs – 1 / Vp) = 1/8

D’où : d = 8 * (ts - tp)

On établit des abaques et on obtient directement d en fonction de (ts - tp)

Distance épicentrale

Les vitesses de
propagation des deux
types d'ondes (S et P)
dans la croûte terrestre
établies = courbes
étalonnées

Pour une distance entre séisme et point d’enregistrement de 2000 Km, l'onde P mettra
4,5 min et l'onde S mettra 7,5 min = décalage de 3 min

Dans l’exemple, distance correspondant à un décalage de 6 min = 5000 Km

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13/02/2014

Méthode de cercles

Le séisme se trouve sur le périmètre d’un cercle d1


de rayon d1 centré sur une première station
d’enregistrement

d1 Avec une seconde station, on détermine la distance


(d2) séparant cette station de l’épicentre du séisme
d2 Les deux points d’intersection des deux cercles
définissent les deux localisations possibles de
l’épicentre du séisme enregistré

d1
Avec une troisième station, détermination de la
distance (d3) séparant cette station de l’épicentre du
séisme
d3 d2
Un seul point d ’intersection possible entre les trois
cercles définit la position précise de l ’épicentre du
séisme enregistré

Méthode de cercles

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13/02/2014

Intensité d'un séisme

L'intensité d'un séisme est définie en un lieu par rapport aux effets
produits par ce séisme (observés et ressentis par l'homme).

Elle dépend du lieu d'observation


et de la distance épicentrale.

Il existe plusieurs échelles de 12 degrés.

 Échelle de Mercalli (1902) modifiée en 1956.


 Échelle MSK (Medvedev-Sponheur-Karnik) crée en 1964.
• Échelle EMS 92.

Intensité d'un séisme

Échelle de Mercali
• L’ intensité est
déterminée par :
• - l'ampleur des
dégâts causés
par un séisme
• - la perception
du séisme par la
population

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13/02/2014

Mesure d'un Séisme

 L'échelle de Richter

• C’est la magnitude
d'un séisme,
• Elle est calculée à
partir de la quantité
d'énergie dégagée au
foyer.

Un même séisme sera ressenti avec des intensités différentes selon


la distance par rapport à l'épicentre et selon les caractéristiques du
sol

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13/02/2014

Carte isoséiste
Échelle de Mercali

Carte isoséiste
Échelle de MSK

Exemple du
séisme d'Annecy
du 15 juillet 1996

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13/02/2014

Magnitude d'un séisme

La magnitude d'un séisme est liée à l'énergie sismique libérée par un séisme.

NE PAS CONFONDRE INTENSITÉ ET MAGNITUDE

Un séisme de faible magnitude peut être ressenti avec une forte intensité
par l'observateur situé à proximité du foyer (et inversement).

L'évaluation de l'énergie émise par un séisme se fait à partir de l'énergie


contenue dans les ondes de volume.

L’une empirique (Richter).


Deux méthodes
L’autre basé sur la physique des
Milieux solides.

La magnitude

Energie développée au foyer du séisme


La magnitude est mesurée par le logarithme de l’amplitude maximale
des ondes, mesurée en microns, à partir d’un sismomètre placé à
une distance d’environ 100 km par rapport à l’épicentre

M = log A/T + F()


A : amplitude en microns
T : période en secondes
F() : terme empirique = amortissement du signal sismique en fonction de la
distance et de la profondeur

30
13/02/2014

Différentes estimations de la magnitude

ML = Magnitude locale (définie par Richter)


ML = log Amax(D) - log Ao(D)

MS = Magnitude de surface (ondes R)


MS = log Amax/T) + 1,66 logD + 3,3
(25°<D<90°; h<80km, T environ 20s)

Mb = Magnitude de volume (séismes profonds, ondes P)


Mb = log (Amax/T) + Q(D,h)

MD = Magnitude de durée (séismes faibles et proches)


MD = a + b log t + c log t2 + dD

Mw = Magnitude de moment (ou de Kanamori) (la plus fiable pour les


séismes violents)
Mw = (2/3) log Mo – 6,0 (Mo en N.m)

Échelle de Richter (1935)

Calculée à partir de la quantité d'énergie dégagée au foyer fournit la magnitude


(M) d'un séisme:

log (E) = 11,4 + 1,5M

Un séisme de magnitude 8,5 est 100 millions de fois plus fort qu’un séisme de
magnitude 3

Valeur objective = une seule valeur pour un séisme donné

A ce jour, plus fort séisme = 9,5 sur l'échelle de Richter (Chili).

Depuis janvier 2000, nouvelle échelle adoptée par les pays européens :
EMS 98 (European Macroseismic Scale 1998)

31
13/02/2014

Mesure de la magnitude

Elle varie comme le logarithme décimal de l'amplitude, c'est à dire que


si le mouvement du sol est dix fois plus fort, la magnitude augmente
d'une unité

pour un séisme de magnitude 8 est 10 fois plus important qu’un séisme


de magnitude 7 et 100 fois important qu’un séisme de magnitude 6

Échelle de Richter

Magnitude (Richter) Effets du tremblement de terre


Le séisme est non ressenti, mais enregistré
Moins de 3,5
par les sismographes.

De 3,5 à 5,4 Il est souvent ressenti, mais sans dommage.

Légers dommages aux bâtiments bien


De 5,4 à 6 construits, mais peut causer des dommages
majeurs à d’autres bâtisses.
Peut être destructeur dans une zone de 100
De 6,1 à 6,9
km à la ronde.

Tremblement de terre majeur. Il peut causer


De 7 à 7,9
de sérieux dommages sur une large surface.

C’est un très grand séisme pouvant causer


Au-dessus de 8 de très grands dommages dans des zones de
plusieurs centaines de kilomètres.

32
13/02/2014

Mesure d'un Séisme

Mesure de la magnitude (Utilisation de l’abaque)


On convertit le délai entre l'onde P
et l'onde S en distance épicentrale

Ampl. Max(S)= 285 mm

T(S)-T(P)=50 s

33
13/02/2014

La magnitude de Richter
A partir des magnitudes on calcule l’énergie du séisme par une formule du type :

Log E = a + b M

Les coefficients a et b sont définis pour chaque type de magnitude

La magnitude de Richter
Les américains Gutenberg et Richter (1956) observent une relation linaire entre
l’énergie (E) libérée par un séisme et une fonction logarithmique dépendant de
l’amplitude et de la période de l’onde, de la profondeur du foyer et de la distance
épicentrale du séisme.

log E joule  4 , 8  1, 5 M

Document exposition « les rivages », lab. Geosciences Azur

34
13/02/2014

Prévision du risque sismique

Fréquence d'un séisme

Le domaine fréquentiel des ondes enregistrées à la surface de la Terre est très


large.

F = 100 Hz (T = 0,01 s) : vibrations industrielles.

F = 10 Hz : Agitations industrielles, explosions proches.

F = 1 Hz : Explosions lointaines, séismes proches.

F = 0,1 Hz : Ondes de volumes des séismes. Agitations naturelles.

F = 0,01 Hz : Ondes superficielles directes.

F = 0,001 Hz : Ondes superficielles indirectes. Ondes du manteau.

F < 0,001 Hz : Vibrations propres de la Terre. Marées


terrestres.

35
13/02/2014

Fréquence d'un séisme

La fréquence peut donc renseigner sur la nature de l’origine du séisme.

origine nucléaire (Pakistan)

Origine volcanique.

aléas et enjeux sismiques

• Aléa : probabilité du séisme


• Enjeux : hommes, centres de vie, environnement
Risque • Pertes humaines (morts, blessés…)
• Impacts environnementaux (glissement de
terrain, pollution…)

• Destruction des biens (habitations,


infrastructures…)

36
13/02/2014

Effet des ondes sur les constructions

Ondes L et R
- gamme des "basses fréquences » (<1 hertz)
- nocives pour les bâtiments élevés
-destructrices à des distances plus grandes que les
-ondes P et S (quelques dizaines de kilomètres)

Ondes P et S
- gamme des "hautes fréquences » (> à 1 hertz)
-dangereuses pour diverses catégories de
bâtiments bas

deux types de mouvements (et leurs combinaisons)

- à la verticale du foyer, à l’ épicentre = mouvement vertical


- plus loin effet dominant = horizontal, lié au mouvement de la faille

Etude de l'amplification des ondes par des bâtiments

Exemple de la cathédrale de Strasbourg.

37
13/02/2014

Un risque majeur

Conséquences secondaires:
• Glissements de terrains, 1436 Naples-
Italie 30 000 morts
éboulements Brindisi

• Incendies 1531 Lisbonne Portugal 30 000 morts


1693 Catane Italie 60 000 morts
• Tsunamis
1737 Calcutta Inde ~50 000 morts
1797 Quito Equateur 40 000 morts
1906 San Etats-
700 morts
Francisco Unis
1908 Messine Italie 65 000 morts
1920 Ganzu (ou
Chine 180 000 morts
Kan-sou)
1923 Tokyo Japon 143 000 morts
1976 Tangshan Chine 800 000 morts
1980 El-Asnam Algérie 3 500 morts
1985 Mexico Mexique 20 000 morts
1995 Kobe Japon 5 000 morts
1999 Izmit Turquie 20 000 morts

La prédiction

= prévoir précisément lieu / date / magnitude du séisme

2 approches:

Approche probabiliste:

identification zones à risque + probabilité


d’occurrence

Approche déterministe:
identification de signes précurseurs
 interprétation par des processus physiques
réalistes
 élaboration d’un modèle physique prédictif

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13/02/2014

3 modes de prévision et de réponse adaptée

A long terme: plusieurs dizaines d’années = définition de l’aléa, du mode de


construction adapté et renforcement du bâti;

A moyen terme: quelques mois, 1 an = surveillance et instrumentation des


sites à risque;

A court terme : quelques heures à quelques jours = mise en alerte des


réseaux d’intervention, préparation des secours et évacuation des bâtiments

A court et moyen terme

Beaucoup de difficultés pour la prédiction:

• Méconnaissances des facteurs déclenchants


• Paramètres très nombreux à entrer en jeu
• Paramètres physiques des roches difficiles à mesurer en profondeur

A long terme

Évaluation du risque sismique pour une zone donnée =


donner la magnitude maximale pouvant être atteinte +
un pourcentage de chance pour que cette valeur soit atteinte sur une
période de référence.

39
13/02/2014

Evaluation du risque
1.Définition de l’aléa sismique dans une région donnée:

• Installation d’un réseau de surveillance


(Bornes GPS, sismomètres, géodésie spatiale…)
• Identification des failles actives
• Étude de l’histoire sismologique de la région

2. Connaissances des éléments susceptibles d’entraîner des dégâts

• Nature des sous-sols


• Topographie
• Nature et emplacements des bâtiments…

Cartographie du risque sismique

Différentes sciences étudiant les séismes

40
13/02/2014

Étude des « effets de site »

 Nature du sous sol (amplifications des ondes)

 Instabilité des versants (réaction en chaîne)

 Types de bâtiments

 Topographie

Étude et surveillance des phénomènes précurseurs

 Déformation crustale (faille asismique);

 Variation des paramètres hydrologiques;

 Variation des vitesses de propagation des ondes;

 Phénomènes géochimiques ex: augmentation radon dans les eaux


souterraines (dégazage lors de la friction des roches);

 Variation de la résistivité électrique des roches (plusieurs %) et du


potentiel électrique;

 Variation des émissions électromagnétiques;

 Variation du champ magnétique

41
13/02/2014

Récapitulatif des méthodes de mesure

• Enregistrement des secousses par des sismomètres

• Mesure de la déformation sismique d’un lieu : géodésie spatiale;

• Mesure des déplacements verticaux (nivellement) de la surface et des


déplacement horizontaux (triangulation) Ex: surveillance de la faille de San
Andreas (Californie)

• Mesure des déformations de la Terre : Méthode des satellites GPS

• Mesure du « retard au glissement » des plaques

Gestion du risque sismique

42
13/02/2014

Cartes d’isoséistes

Étude macrosismique

 Enquête directe sur le terrain:


envoi de questionnaires aux autorités (maires, instituteurs) de la région
intéressée;

 Carte des courbes isoséistes = zones de même intensité


L’épicentre macrosismique dans l’aire pléistoséiste = isoséiste de degré le
plus élevé

 Forme des isoséistes renseigne sur l’influence des terrains sur la


propagation du mouvement sismique - Rôle important de la nature du sous-
sol = intensité plus grande sur les terrains meubles et alluvionnaires

 Isoséistes resserrées et allongées, = existence d’un accident tectonique


(faille), siège du séisme

 Forme et écartement des isoséistes = fonction de la profondeur du foyer


du séisme.

Cartographie des zones à risques

Mise en sécurité de deux catégories d’installations

1) Ouvrages à risque « normal » conséquences = dommages immédiats


subis par l’ouvrage, ses occupants et son contenu = constructions civiles
ou industrielles et autres ouvrages de génie civil;

2) Installations « à haut risque » désordres, même mineurs = suites


extrêmement graves pour la population et l’environnement;

- industries chimiques traitant ou stockant des produits hautement toxiques


susceptibles de se répandre
- installations de sécurité nucléaire
- grands barrages

Arbitrage entre exigences de sécurité et coût des mesures de protection

43
13/02/2014

Évaluation du risque

L’évaluation complète du risque sismique


est primordiale pour la mise en place d’une politique
de prévention efficace et adaptée.

 constructions aux normes parasismiques;

 développement de la recherche en matière de construction


parasismique;

 information et préparation de la population exposée au risque;

 organisation des moyens de secours et de l’information


d’urgence en cas de séisme;

Effet de site

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13/02/2014

Les effets de site


Les effets de site représentent un enjeu important pour la prévention
parasismique, puisqu’ils peuvent aggraver considérablement les dommages
lors d’un séisme.

La connaissance de la réponse des sols aux séismes permet d’adapter la


réglementation parasismique à ces contraintes lors de l’élaboration de
microzonages et de Plan de Prévention des risques.
Les méthodes expérimentales de détermination des effets de site visent à
obtenir les paramètres de l’amplification sismique par la mesure de séismes ou
de bruit de fond sismique.

les effets de site « lithologiques », pour lesquels un contraste d’impédance entre


un substratum rigide et une couverture meuble provoque des réflexions multiples
puis un piégeage des ondes dans la couche superficielle. Une approximation de
la fréquence de résonance fondamentale Fo
est donnée par Fo = Vs/(4H)
où Vs est la vitesse moyenne des ondes de cisaillement (S) dans la couverture
sédimentaire de hauteur H.

45
13/02/2014

46
13/02/2014

génie parasismique

Génie parasismique = réalisation d’ouvrages et d’installations


capables de résister dans de bonnes conditions à des secousses
importantes

Génie parasismique = réalisation d’ouvrages et d’installations


capables de résister dans de bonnes conditions à des secousses
importantes
Normes de construction parasismique
– Symétrie des bâtiments
– Abaissement du centre de gravité
– Eloignement minimum des bâtiments mitoyens pour éviter l’entrechoquement
– Renforcement des angles
– Limitation du percement d’éléments porteurs

Partenariats concernant
– Le développement d’outils de prévision
– La conduite d’études comparatives
– L’échange d’informations

47
13/02/2014

spectre de réponse

réponse d’un oscillateur simple amorti


5
m
4
Accélération (m/s²)

3
k
2 c
1

0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5
üg
Période (s)

. .
m ü + c u + k u = - m üg ü+2 x u+w²u = - üg

séisme proche/lointain
accélération

séisme proche

séisme lointain
amax
amax

0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 période

48
13/02/2014

analyse de la vulnérabilité

analyse de la vulnérabilité

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13/02/2014

spectre de réponse, suite...

5
mean + s
Peak Ground Acceleration
Spectral Acceleration

4
mean

3 S0

S1

2 S2

S3
1

0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0

Period (s)

préliminaires pour la
prévention
aléa sismique:
• 2 échelles :
– échelle régionale : 1/1 000 000 à 1/500 000
– échelle locale : 1/ 25 000 à 1/5 000
• 2 aspects :
– aspect technique
– aspect réglementaire
• plusieurs volets :
– aménagement et urbanisme
– construction
– organisation des secours
– information - Formation

50
13/02/2014

prévention
aménagement construction
urbanisme bâtiments-équipements
ouvrages d'art

réduction du
risque
sismique

Organisation Information
des secours formation

Prévention en matière
d’aménagement
Tous ces effets peuvent être pris en compte
à l’échelle d’une commune (1/5 000 à 1/10 000).
• deux aspects :

– technique : microzonage sismique (cartographie +


recommandations)

– réglementaire : l’Etat réalise des plans de


prévention des risques naturels prévisibles (PPR) : loi
du 2/2/1995 et décret du 5/10/1995

Il faut développer à terme un urbanisme intégrant


l ’ensemble des aspects liés au risque sismique

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13/02/2014

Prévention en matière de construction


(décret du 14/5/1991)

• Ouvrages à risque normal, pour lesquels les conséquences d’un


séisme demeurent circonscrites à leurs occupants et à leur
voisinage immédiat.

• Ouvrages à risque spécial, pour lesquels les effets sur les


personnes, les biens et l’environnement, de dommages mêmes
mineurs résultant d’un séisme, peuvent ne pas être circonscrits au
voisinage immédiat de ces ouvrages.

ouvrages à risque normal

• faible coût pour les constructions


neuves, si une bonne prise en compte
du parasismique dès le début du projet
• le niveau de protection parasismique
augmente :
– avec un bon choix du site,
– avec de bonnes dispositions constructives,
– avec la qualité des matériaux de construction et de la
réalisation
d’où l’importance du choix de
l’architecte, des bureaux d’étude et de
l’entrepreneur

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13/02/2014

Prévention pour les bâtis existants


Comportement
de l’existant

EVALUATION DECIDEURS
GLOBALE Quel existant ?
AMENAGEMENT Aléa A quel prix ?
URBANISME Vulnérabilité Incitations ?
Scénario de risque

DIAGNOSTIC MAITRES
INDIVIDUEL D’OUVRAGE
CONSTRUCTION Sols et site Quel confortement ?
Construction A quel prix ?

aléa régional

évaluation :
• analyse sismotectonique :
• caractérisation de l ’activité des unités ST :
• probabiliste et/ou déterministe
• lois d ’atténuation

résultats :
• mouvements sismiques :
– Accélérogrammes au rocher
– Spectres de réponse au rocher
par une approche déterministe ou probabiliste

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13/02/2014

aléa régional, suite...

résultats (aspects réglementaires):


• cartographie de l ’aléa

• risque normal : zonage sismique de la France-1985 (déterministe -


historique) Décret du 14 Mai 1991

• risque spécial : zonage déterministe existant de 1998 (BRGM)

mais pas utilisable systématiquement, car démarche


spécifique, qui doit toujours être actualisée

zonage sismique de la France

GUADELOUPE

MARTINIQUE

54
13/02/2014

zonage sismique

LYON
ANNECY

CHAMBERY

GRENOBLE

MONTELIMAR

UNIVERSITE MOHAMMED 1ER


FACULTE DES SCIENCES – OUJDA
FILIERE SCIENCES DE LA TERRE ET DE L’UNIVERS

Séismes
et
réglementation parasismique

55
13/02/2014

plan

• Définition, intérêt et objectifs de la


réglementation Parasismique
• Les séismes (contextes, ondes, paramètres de
mesures)
• Risques sismiques: dégâts et évaluation
• Sismicité au Maroc
• Normes de construction parasismique

Objectifs

 définir les notions de base de cette


réglementation parasismique;
 les zones concernées par cette réglementation;
 domaines d’application de cette réglementation;
 présenter les éléments d’études tenu en
considération par cette réglementation:
- reconnaissance des contextes sismiques
- Les normes et les paramètres liés au sol;
- Les normes et paramètres liés au
bâtiments.

56
13/02/2014

réglementation parasismique

La réglementation parasismique est un ensemble


de lois et de normes techniques appliquées aux
construction
Elle porte sur le renforcement des constructions
faces aux effets néfastes engendrés par les séismes.

Philosophie de la réglementation
parasismique

Le niveau de sécurité requis pour une


structure en zone sismique, dépend en premier
lieu, du niveau de l’intensité du séisme dans la
zone en question.
La philosophie de base pour le calcul
sismique des structures est définie en fonction
de l’importance du séisme contre lequel on
veut se prémunir.

57
13/02/2014

Sismicité du Maroc

Contexte sismotectonique du
Nord du Maroc et du Sud de la
péninsule Ibérique avec la
représentation des principales
failles actives

• Le Maroc est situé sur la limite entre deux plaques tectoniques : la


plaque Eurasienne et la plaque Africaine.

• Il est également au carrefour de différents domaines


sismotectoniques appartenant à différents pays.

• D’après l’analyse des données géophysiques et géologiques, la


limite de plaques, entre Afrique et Ibérie se prolonge depuis
l’Atlantique jusqu’en méditerranée

• Elle passe d’ouest en est d’une limite claire et précise à une zone
diffuse.

58
13/02/2014

Sismicité du Maroc

• la partie septentrionale du Maroc


est soumise à une activité
sismique assez représentative, à
cause de sa situation dans un
domaine de collision continentale
entre les plaques tectoniques
africaine et eurasiatique.
• cette sismicité est associée à des
structures géodynamiques
crustale de la mer d’Alboran et
qui se prolonge par des failles
majeures (Jebha, Nekor etc.).
• Ces structures sont à l’origine du
séisme destructeur du 22
Septembre 1522 qui a frappé
dans le Nord du Rif et à Fès.
• La valeur maximale de la
magnitude enregistrée dans cette
région de 1900 à 2007 est de
l’ordre de 6,4.
La carte sismotectonique du Maroc.

Zonage sismique réglementaire du Maroc

Le territoire national est divisé en 3 zones


sismiques classées comme suit :

 La règlementation parasismique au
Maroc a commencé après le
tremblement de terre du 29 Février
1960 à Agadir. Zones Accélération Couleur
maximale A(g)
 Elle porte sur l’évaluation de l’action
sismique sur l’ensemble du territoire.
 Elle utilise l’approche des zones.
 Cet approche permet de diviser le pays Zone 1: Faible
0.01
en plusieurs zones de sismicité sismicité
homogène et présentant
approximativement le même niveau
de risque sismique pour une
probabilité d’apparition donnée. Zone 2 :
 Dans chaque zone, les paramètres Moyenne 0.08
sismicité
définissant le risque sismique, tels que
l’accélération et la vitesse maximales
horizontales du sol, sont considérées
constants.
Zone 3 : Forte
 Le zonage sismique est basé sur la 0.16
sismicité
détermination des coefficients
d’accélération.

59
13/02/2014

Zonage sismique réglementaire du Maroc

• En complément à la carte de
zonage sismique,il est utile et
nécessaire de joindre une liste
donnant la classification
sismique par wilaya,provinces
et communes du Maroc étant
donné que sur la carte les
limites ne peuvent être
distinguées avec précision.

Zonage sismique réglementaire du Maroc RPS 2011

60
13/02/2014

Les normes de constructions


parasismiques

• Les normes de construction parasismique est


l’ensemble de règles de construction à appliquer aux
bâtiments pour qu'ils résistent le mieux possible à un
séisme.

On distingue:
• normes de construction parasismique liés aux sols

• normes de construction parasismique liés aux bâtiments

Normes de construction parasismique


liés aux sols

1) coefficient de site (S)

 L’intensité avec laquelle un Site Nature du sol


Coefficient
séisme est ressenti en un lieu (S)
donné, dépend dans une
large mesure de la nature des Rocher de toute profondeur
sols traversés par l’onde S1
Sol ferme :épaisseur < 15 m
1.00
sismique .
 des conditions géologiques Solsfermes:épaisseur > 15m
et géotechniques locales. S2
Sols moyennement fermes :
1.20
épaisseur < 15m
 ces effets donnent un Sols mous : épaisseur < 10m
classement des sites en trois
types est adopté en fonction Sols moyennement fermes :
de la classe des sols. S3 épaisseur > 15m 1.50
Sols mous : épaisseur > 10m
 Les sols sont classés selon
leurs caractéristiques
mécaniques en 3 sites

61
13/02/2014

Normes de construction parasismique


liés aux sols

2) Facteur d’amplification (D)

le facteur d’amplification qualifie le comportement de la


structure en fonction de sa période de vibration.

Le facteur
d'amplification
dynamique est
fonction de la
catégorie du site :
S1 ; S2 ; S3 .

Normes de construction parasismique


liés aux bâtiments

 Classe de priorité parasismique

• Le RPS 2008 répartit les bâtiments, Classes de constructions Coefficient I


selon leur usage principal en trois
groupes de priorité sismique. A chaque
Classe I 1.30
groupe correspond un facteur
d’importance ou de priorité sismique.
Classe II 1.20

CLASSE III 1.0

62
13/02/2014

Normes de construction parasismique liés aux


bâtiments
Énergie
F dissipée
F

Énergie absorbée
Énergie
absorbée
La Ductilité

b
a

•le terme ductilité relative à un élément ou à un système structural, traduit sa


capacité de dissiper une grande quantité d’énergie par des déformations
inélastiques substantielle de sa résistance.
•La capacité de dissipation d’énergie d’une structure, dépend de plusieurs
paramètres dont notamment:
•les caractéristiques des matériaux des différentes composantes de la
structure,
•béton et acier ;
•type de système structural…

Normes de construction parasismique liés aux


bâtiments

Ductilité et classes des Bâtiments

 Pour le calcul sismique, une


structure doit avoir un niveau de NIVEAU DU SEISME (v : facteur de
vitesse)
ductilité selon le comportement requis
CLASSES DE
pour cette structure qui traduit sa BATIMENTS
capacité de dissiper l’énergie V≤ 0.1 0 0.10< V≤ 0.20 0.20 < V

provenant du séisme.
 Pour un grand séisme dont la CLASSE I
NDI ND2 ND3
fréquence d’apparition est très longue CLASSE II
par rapport à la vie d’un bâtiment, une CLASSE III ND1 ND2
plus grande ductilité peut être allouée
à la structure.

63
13/02/2014

Normes de construction parasismique liés aux


bâtiments

Facteur de Comportement (K) Système de


ND 1 ND2 ND 3
contreventement

• Le facteur de comportement, ou OSSATURES EN BETON ARME


coefficient de ductilité K, caractérise la capacité Portiques en Béton
de dissipation de l’énergie vibratoire de la 2 3.5 5
armé
structure qui lui est transmise par les secousses
Voile et Portique 2 3 4
sismiques.
Voile 1.4 2.1 2.8
Amortissement Voile couplée 1.8 2.7 3.5
OSSATURES EN ACIER
Type de structure z (en %) Portique à nœuds
3 4.5 6
rigides
Structures en béton armé Ossature contreventée 2 3 4
Ossatures métalliques avec murs extérieurs 5
lourds et cloisons

Ossatures métalliques avec murs extérieurs et • L’amortissement représente les


3
intérieurs légers frottements internes développés dans la
structure en mouvement.

Normes de construction parasismique liés aux


bâtiments

Béton
Il est demandé que :
• le béton utilisé pour les constructions en zones
sismiques ait un comportement stable sous de
grandes dé formations réversibles.

Acier

Il est demandé que :


• Les armatures pour béton armé soient à
haute adhérence.
• La valeur supérieure de la limite
d’élasticité soit é gale à 500MPa.

64
13/02/2014

Normes de construction parasismique liés aux


bâtiments

Choix de site

• Toute construction de bâtiments doit être


interdite au voisinage des failles actives ou
passives.
• Les études du sol du site des fondations
sont obligatoires et conduites de la même manière
que dans le cas des situations non sismiques.

Normes de construction parasismique liés aux


bâtiments

les formes des Structures

• Dans le cas de blocs de bâtiments de forme


en H, L, T, U, Z, il faut utiliser des joints sismiques
pour simplifier la forme de la structure

• Le joint de séparation entre deux blocs adjacents


doit assurer le libre déplacement des blocs sans contact
préjudiciable.
• La largeur du joint entre deux structures ne doit
pas être inférieure à la somme de leurs déformations
latérales respectives incluant les dé formations de
torsion.

65
13/02/2014

Conclusion

La réglementation parasismique constitue à présent le moyen le plus


efficace pour remédier aux préjudices causés par les secousses sismiques.
Dans la plupart des régions sismiques, l’adoption de techniques de
construction vise au faite à réduire les risques liés aux tremblements de
terre.
A l’origine purement empirique, la construction parasismique s’est
progressivement développée et à pris place parmi les techniques de
l’ingénieur, elle est pluridisciplinaire par nature, puisqu’elle fait appel aux:
• sismologue,
• architectes,
• mécaniciens des sols,
• ingénieurs de structures.

Conclusion

Les normes de construction parasismique porte principalement


sur la localisation des sites favorables à l’urbanisation, la conception des
plans des bâtiments et le choix des matériaux de construction.
Dans cette approche, on se base sur l’identification de plusieurs
indices et de coefficients physiques qui caractérisent la nature des sols
et le comportement des structures. Il s’agit principalement des :
• Coefficient de site (S);
• Facteur d’amplification (D);
• Coefficient de ductilité K;
• Coefficient d’Amortissement z;
• Coefficient d’importance ou de priorité I.

66
13/02/2014

résultat de la
réglementation
parasismique

Merci
pour votre
attention

Société face au risque sismique

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13/02/2014

Que faire en cas de tremblement de terre ?


 Dans tous les cas, il faut rester calme

 Si vous êtes à la maison, dans un magasin, au bureau, à l'école

Ne sortez pas, une exception, si vous êtes au rez-de-chaussée, et non loin


d'un espace à ciel ouvert suffisamment large;

Réfugiez-vous sous les structures portantes (murs porteurs, poutres,) ou


bien sous un meuble robuste (table, bureau ou lit);

Tenez-vous loin des fenêtres, vitres, miroirs ou glaces, tableaux et meubles


hauts et pesants (étagères);

Attendez la fin de la secousse. Inutile de courir tout de suite vers les


escaliers, qui seront soit détruits, soit encombrés de gens paniqués;

Ne pas utiliser les ascenseurs qui seront en panne ou présenteront trop de


risques;

N'allez pas sur le balcon;

Que faire après la secousse ?

Immédiatement après la secousse

Ouvrir la porte de la maison pour s'assurer une issue

Sortez après avoir rassemblé tous ceux qui étaient à proximité de


vous. Aidez les personnes âgées et les malades

Ne courez pas à travers ou près des constructions.

Coupez l'eau, l'électricité et le gaz

N'allumez pas de flamme nue

Si vous êtes bloqués par des effondrements, essayez de signaler votre


présence en frappant de temps en temps sur une canalisation métallique
ou une poutre.

Vérifiez l'état des conduites en remettant en circuit successivement


l'eau, le gaz puis l'électricité..

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13/02/2014

Que faire ensuite ?

Mettez-vous à l'écoute de votre radio portative

Réconfortez les personnes choquées, soignez les blessés autour de vous.

N'essayez pas de déplacer les personnes sérieusement blessées, sauf s'il y a


risque immédiat de nouvelle blessure (chute de mur, etc).

Collaborez avec les personnes chargées des secours, renseignez-les.

Ne téléphonez pas, sauf pour signaler les urgences médicales, un incendie, ..

Portez des chaussures fermées

Balayez et nettoyez les médicaments éparpillés et les matériaux nocifs

Ne faites pas fonctionner les interrupteurs ou les appareils électriques si cela


sent le gaz,

Que faire ensuite ?

Ne touchez pas aux fils électriques tombés à terre, ni aux objets en contact
avec ces fils.

Vérifiez l'état des cheminées de votre maison

Prenez garde aux objets en équilibre instable sur les étagères.

Si l'eau est coupée, faites le bilan de vos provisions

Si l'électricité est coupée, planifiez l'utilisation de la nourriture périssable de


manière à consommer d'abord ce qui se gâtera le plus vite.

N'encombrez pas les rues

Soyez prêts pour les répliques

69
13/02/2014

70

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