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Comprendre la misophonie : cas clinique

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La misophonie ou l’aversion pour le bruit : à propos d’un cas clinique

Claude-René Jacot

Tanja Eric

Othman Sentissi

DOI: 10.53738/REVMED.2015.11.462.0466

Résumé

La misophonie est un trouble psychique caractérisé par une aversion à certains sons produits par un
autre individu. Malgré la chronicité de cet état et le dysfonctionnement induit, la misophonie est à ce
jour peu connue des professionnels de santé mentale et n’est pas répertoriée dans les classifications
internationales. En effet, nous n’avons retrouvé que peu d’éléments significatifs dans la littérature
scientifique concernant l’éthiopathogénie, la prévalence et les critères sociodémographiques de ce
trouble, et la recherche dans ce domaine est loin d’être exhaustive.

Une prise en soins adaptée d’une patiente souffrant de misophonie au sein d’un centre de consultation à
Genève nous a conduits à explorer cette affection afin de mieux la circonscrire et de mieux comprendre
sa sémiologie et ses répercussions.

Introduction

La misophonie est décrite comme étant un état chronique caractérisé par une aversion à certains sons
produits par un autre individu, tels que les bruits gutturaux, nasaux ou buccaux (mâchement de gomme,
claquement des lèvres), le clic du stylo, ou le tapotement des doigts sur la table ou sur un clavier.1–3 Ce
trouble est à distinguer des acouphènes (origine auditive ou neurologique) ou de la phonophobie qui est
une crainte d’entendre due à une sensation auditive insupportable, produite par les sons environnants.
L’incidence de ce trouble dans la population générale n’est pas connue,4 avec une estimation de 10%
chez les personnes souffrant d’acouphènes.4–6 Dans la littérature, nous avons retrouvé la présence de
cette symptomatologie sans distinction de genre ni d’âge. En effet, plusieurs études de cas cliniques
rapportent des associations à des comorbidités telles que le syndrome de Tourette et un TOC (trouble
obsessionnel compulsif) chez un enfant de 10 ans,7 un trouble anxieux ou dépressif chez les adultes,5 ou
bien des troubles des conduites alimentaires.8

Les sons impliqués dans la misophonie ont le point commun d’être répétitifs, provoquant une réaction
aversive immédiate avec une anxiété, une colère et un sentiment de dégoût important, accompagnés
d’une envie impulsive de faire cesser ce bruit de manière immédiate afin de soulager ses symptômes.2
De plus, la majorité des sujets souffrant de misophonie relatent que les bruits émanant d’enfants ou
d’animaux ne sont pas incommodants, et que les individus sources des bruits aversifs sont ainsi des
adultes dans la totalité des cas. Il est à noter que près de 55% des personnes atteintes ont rapporté des
cas similaires au sein de leur famille, amenant l’hypothèse d’une cause génétique à ce trouble.3

Plusieurs études2,9 ont constaté que les types de sons les plus fréquemment pourvoyeurs de réactions
aversives chez les patients atteints de cette affection sont les bruits de gorge ou de mastication émanant
d’un autre individu, souvent un proche. Les symptômes les plus fréquemment rencontrés sont ainsi une
irritabilité importante et un sentiment de dégoût qui se transforment rapidement en un sentiment de
colère. Il est également mis en évidence un sentiment de perte de contrôle, pouvant provoquer chez le
sujet un sentiment d’impuissance face à la stimulation, aboutissant dans des cas plus rares à une
agressivité verbale, voire physique. Les sujets en souffrance mettent souvent en place des stratégies
d’évitement.3 Ils ont ainsi tendance à éviter certaines situations qui pourraient les exposer aux stimuli,
ou utilisent plusieurs alternatives visant à contrecarrer les sons aversifs, se servant de boules Quies,
écoutant de la musique ou se parlant à euxmêmes pour se détendre. Le degré de dysfonctionnement
varie d’un sujet à l’autre, mais le point commun est le sentiment de honte ressenti par les personnes
souffrant de misophonie.3

A l’instar des phobies sociales, le sujet souffrant de misophonie peut recourir à des stratégies
d’évitement, pouvant perturber sévèrement son fonctionnement social, professionnel et familial. Une
symptomatologie commune avec d’autres pathologies psychiatriques telles que l’anxiété dans le TOC ou
la réaction aversive à certains stimuli dans le syndrome de stress post-traumatique (PTSD),1 fait de la
misophonie un trouble qui pourrait bientôt être considéré comme une pathologie à part entière dans les
classifications des troubles psychiatriques. Certains auteurs5,10 préconisent que la misophonie peut être
considérée comme un ensemble de symptômes faisant partie du TOC, ou de l’anxiété généralisée ou du
trouble de la personnalité schizotypique,10 tout en admettant la nécessité d’étayer ces affirmations par
des études. D’autres auteurs proposent que la misophonie soit classifiée en tant que discret trouble
psychiatrique qui ferait partie du spectre des TOC, et que sa catégorisation dans la nosologie
psychiatrique serait à même de permettre de reconnaître la souffrance des personnes atteintes,
informer les thérapeutes et encourager la recherche sur ce sujet.1,5 Il a été rapporté que l’aversion aux
sons peut évoluer vers une aversion visuelle, par exemple une intolérance aux mouvements de lèvres.9

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En 2009, une étude princeps concernant 50 patients présentant des symptômes évocateurs d’une
misophonie, réalisée à Amsterdam,1 a permis d’affiner les critères diagnostiques en utilisant notamment
une échelle d’évaluation spécifique à la misophonie, nommée Amsterdam Misophonia Scale, qui est une
version adaptée du Y-BOCS (Yale-Brown Obsessive-Compulsive Scale, échelle utilisée pour mesurer la
sévérité des TOC). L’A-MISO-S permet de mesurer la sévérité et l’impact du trouble sur le
fonctionnement à travers six items. Les patients ont été questionnés sur : 1) la date d’apparition de leur
trouble ; 2) le degré de dysfonctionnement social lié à celui-ci ; 3) le degré de colère ressenti ; 4) la
résistance contre l’impulsion ; 5) le contrôle sur leurs pensées et leur colère et 6) le temps passé à éviter
des situations en lien avec leur trouble. Les scores de 0-4 sont considérés comme non significatifs de
misophonie, 5-9 misophonie légère, 10-14 modérée, 15-19 sévère et 20-24 extrême.

Le mécanisme étiopathogénique de la misophonie est peu clair et un nombre insuffisant d’études ont
été menées à ce jour concernant les hypothèses neurobiologiques, certains auteurs ayant émis celle
d’une diminution de la réponse aux potentiels auditifs N1 chez des patients souffrant de misophonie.11
Cette diminution de la réponse fait évoquer un déficit neurobiologique chez ces patients et pourrait
traduire un handicap de la transmission auditive. D’autres auteurs ont suggéré une augmentation des
connexions neuronales entre des régions du cortex auditif et des structures limbiques, qui pourrait être à
l’origine d’une synesthésie entre le son et l’émotion ressentie.3 Par ailleurs, la proximité entre la
misophonie et les TOC n’est pas seulement clinique mais ces deux troubles pourraient partager les
mêmes circuits neuronaux avec une mauvaise régulation de certains neurotransmetteurs tels que la
sérotonine et la dopamine dans le système limbique et le ganglion basal.12

Les études concernant ce trouble étant encore à leurs balbutiements, il nous a paru intéressant de
rapporter, pour la première fois dans un article en français, un cas de misophonie que nous avons pris en
charge dans un centre de la consultation psychiatrique du secteur Jonction à Genève, et d’en exposer
l’évolution après une prise en charge psychothérapeutique de type cognitivo-comportemental.
Vignette clinique

Il s’agit de Madame A., âgée de 50 ans, d’origine argentine, en Suisse depuis de nombreuses années. Elle
est mariée à un compatriote et a une fille de dix ans. Elle travaille dans l’animation scolaire. La patiente
n’a aucun antécédent psychiatrique et n’a jamais consulté de thérapeute auparavant. Elle nous est
adressée par son médecin traitant en raison d’un problème d’intolérance à certains bruits, devenue de
plus en plus importante les semaines précédentes et provoquant des difficultés au sein de sa sphère
familiale.

Statut mental

Mme A. a des capacités intellectuelles dans les normes. Sur le plan thymique et affectif, elle est calme,
sans symptomatologie physique ou psychique d’anxiété patente pendant l’entretien et rapporte parfois
de la tristesse et de la honte, notamment en évoquant ses difficultés actuelles familiales. Elle ne
présente pas d’anhédonie franche. Nous notons la présence de bonnes capacités d’introspection. Le
discours est cohérent dans son ensemble, informatif et spontané, sans altération de la forme et du cours
de la pensée. Nous ne mettons pas en évidence de trouble de la conscience, de l’orientation dans le
temps, dans l’espace, ni concernant sa situation ou sa personne.

Mme A. met en avant son intolérance à certains sons, elle nous rapporte ne plus supporter les bruits de
mastication produits par son mari lorsqu’ils sont à table, ressentant un sentiment de dégoût important,
une irritabilité et un sentiment de colère à son égard. De même, elle présente la même symptomatologie
face à des individus mâchant du chewing-gum dans les transports publics, finissant par descendre du
véhicule pour retrouver son calme. Par contre, elle ne se sent pas indisposée sur son lieu de travail, étant
pourtant avec les enfants lorsqu’ils mangent leur repas de midi, de même qu’avec sa fille lorsque celle-ci
partage le repas familial. La patiente se dit atteinte de ce trouble depuis son enfance, mais peut exprimer
que ses difficultés se sont péjorées depuis plusieurs mois, dans le cadre d’une remise en question de son
couple et du décès d’un parent proche au sein de sa famille. Elle exprime un sentiment
d’incompréhension et de honte face à sa situation, se disant en perte de repères face à l’intensification
de la fréquence des symptômes, l’obligeant à recourir de plus en plus à des stratégies d’évitement.

Il n’y a pas d’idées noires ni la présence d’éléments de la lignée psychotique.

Du point de vue de la personnalité de Mme A., nous retrouvons une structure assez stable avec des
mécanismes de défense peu variables, un bon fonctionnement psychique et nous ne constatons pas de
déviation significative et durable des pensées et des perceptions avec des performances sociales et
relationnelles préservées.
Évaluations psychométriques

Nous avons effectué une série d’entretiens et d’échelles, à commencer par le MINI, le MADRS, la STAI, et
l’A-MISO-S.

Le MINI (Mini-International Neuropsychiatric Interview) est un questionnaire semi-structuré pour les


diagnostics selon le DSM et la CIM, et celui-ci n’a révélé aucune psychopathologie.

Le MADRS (Montgomery and Asberg Depression Rating Scale) indique un score nul pour la préévaluation
et un score de 6 pour la postévaluation. Ces résultats indiquent que la patiente présente une
normothymie. Lors de la seconde évaluation, la patiente était dans une période de fragilité due
notamment à la préménopause, ce qui pourrait expliquer la légère augmentation des scores du MADRS.

Le STAI (State-Trait Anxiety Inventory), lors de la première passation, a montré un score de 40 pour
l’anxiété-trait et de 27 pour l’anxiété-état. La deuxième passation a révélé un score de 38 pour l’anxiété-
trait et de 30 pour l’anxiété-état, ces résultats sont dans les normes et ne montrent pas de changements
significatifs entre les deux évaluations.

L’A-MISO-S1 (Amsterdam Misophonia Scale), lors de la première passation, a montré un score de 11,
score en faveur d’une misophonie modérée et la deuxième évaluation un score de 7, ce qui indique une
atténuation de la symptomatologie. Il est à noter que lorsque nous avons effectué la première passation
de ces échelles, la patiente avait déjà commencé les expositions depuis deux mois (voir ci-après), de ce
fait, elle avait favorablement évolué.

Traitement

Nous n’avons pas trouvé de recommandations thérapeutiques précises concernant la misophonie, avec
plutôt la mise en exergue du traitement des comorbidités associées (somatique4 ou psychique). Dans le
cadre de la prise en charge de cette patiente, nous avons proposé un suivi psychothérapeutique de type
cognitivo-comportemental, sous forme d’entretiens individuels à raison d’une fois par semaine, pour un
total de quinze séances. Dans un premier temps, nous avons proposé des expositions progressives en
séance et à l’extérieur aux stimuli provoquant la symptomatologie précitée, et avons demandé à la
patiente d’évaluer l’intensité des symptômes anxieux, de colère, d’irritabilité et de dégoût. Nous avons
également ciblé les entretiens sur l’affirmation de soi et l’auto-observation afin qu’elle parvienne à mieux
connaître le lien entres les pensées, les émotions et son comportement.

Discussion

Selon les différents travaux que nous avons parcourus dans cette brève revue de la littérature, nous
avons constaté que le critère diagnostique le plus important de la misophonie est la réaction aversive à
certains sons. Mme A. présente une symptomatologie évocatrice d’une misophonie pure, avec la
présence de stimuli spécifiques déclenchant une série de symptômes en cascade, avec en premier lieu
une réaction physique aversive, commençant par une irritabilité et du dégoût et se transformant
rapidement en colère. Le stimulus à l’origine de la symptomatologie de notre patiente est caractéristique
et similaire à ceux rencontrés chez les personnes souffrant de misophonie, à savoir les bruits en lien avec
des mâchements de bouche, provoquant des réactions aversives chez 81% des patients atteints.1
Néanmoins, aucune autre réaction aversive à d’autres stimuli, tels que le cliquement d’un stylo ou le
tapotement des doigts sur un clavier, n’a été évoquée par Mme A. Nous ne notons pas de réaction
agressive verbale ou physique chez la patiente, qui se décrit comme une personnalité plutôt calme et
disciplinée. La patiente exprime également des phobies d’impulsion dans certaines situations, craignant
de se montrer impolie vis-à-vis des personnes à la source des stimuli aversifs.

Conformément aux sujets ayant participé à une étude récente,3 nous pouvons noter que cette patiente
présente une anxiété et un stress importants en réponse à certains sons répétitifs, mais elle n’exprime
pas de peur vis-à-vis de ceux-ci. De plus, elle a pu exprimer se sentir offensée par certains sons, se
laissant envahir par des pensées négatives et agressives vis-à-vis des personnes sources. Elle rapporte
également, comme cela est mis en évidence par certains travaux,1,3 des symptômes physiques lors des
épisodes, tels qu’une tension musculaire et une oppression au niveau de la poitrine.

Néanmoins, contrairement à d’autres travaux 7 qui ont rapporté l’existence de comorbidités


psychiatriques quasiment systématiques chez les patients atteints de misophonie, cette patiente ne
présente aucun autre trouble psychiatrique, avec l’absence d’antécédents psychiatriques. Il s’agit,
comme souligné plus haut, d’une misophonie pure sans terrain psychiatrique prédisposant aux difficultés
actuelles.

Nous n’avons pas trouvé de résultats probants concernant l’utilisation de psychotropes chez les
personnes souffrant de misophonie, et selon les données actuelles, peu d’effets cliniques satisfaisants
ont été obtenus par le biais d’anxiolytiques, d’antidépresseurs ou d’antipsychotiques.10 Par conséquent,
dans ce contexte, nous avons privilégié une psychothérapie de type cognitivo-comportemental.
En effet, l’évolution clinique de Mme A. a été nettement favorable. Avec la prise en charge proposée, la
patiente a pu s’exposer de manière progressive et investie, et a présenté une diminution importante des
stratégies d’évitement ainsi qu’une nette atténuation des émotions négatives ressenties lors des
expositions aux stimuli. Elle parvient par ailleurs, grâce à des stratégies d’affirmation de soi, à exprimer
de manière plus cadrée ses émotions, ses besoins et ses limites, améliorant de ce fait son
fonctionnement social, familial et professionnel.

Nous avons pu constater que la thérapie a permis une nette amélioration de la symptomatologie
présente au début du suivi, permettant dans un premier temps à la patiente de mieux connaître son
trouble, et dans un second temps de maîtriser les émotions en lien avec les stimuli. Nous pouvons
néanmoins noter la persistance d’une symptomatologie résiduelle à bas bruit, principalement lors de
périodes de fragilité psychique, mais d’une intensité moindre par rapport au début de la prise en charge.

Conclusion

Nous avons ainsi pu observer que les stratégies cognitivo-comportementales pourraient être d’un grand
bénéfice pour le traitement de la misophonie, encore peu connue à l’heure actuelle et espérons que cet
article attirera l’attention des cliniciens et des chercheurs pour une meilleure compréhension clinique et
étiopathogénique de ce trouble.

Les auteurs n’ont déclaré aucun conflit d’intérêts en relation avec cet article.

Auteurs

Claude-René Jacot

Service de psychiatrie générale

Département de santé mentale et de psychiatrie

HUG, Cappi Jonction

Rue des Bains 35, 1205 Genève

Tanja Eric

Service de psychiatrie générale

Département de santé mentale et de psychiatrie


HUG, Cappi Jonction

Rue des Bains 35, 1205 Genève

Othman Sentissi

Service de psychiatrie adulte, Département de psychiatrie, CAPPI Jonction, HUG

Rue des Bains 25, 1205 Genève

[Link]@[Link]
La misophonie : “La haine du son”

La misophonie se caractérise par une aversion des sons et des bruits faits par autrui.

Cette “haine du son” se traduit par une maladie neuro-psychique et s’associe à une anomalie cérébrale.
La misophonie provoque chez le patient une hyperactivation du cortex insulaire inférieur qui en temps
normal permet d’être attentif à ce qui se passe dans l’environnement.

Les personnes atteintes de misophonie sont hypersensibles des oreilles et peuvent, aux moindre bruits
stressants, se mettre à crier ou pleurer. L’irritabilité importante de ce phénomène psychique provoque
de l’anxiété et du dégoût auditif, voire une colère chronique chez la majorité des patients.

Comment savoir si l’on est misophone ?

La misophonie apparaît souvent jeune, en général entre 12 et 15 ans. La misophonie se détecte lorsque
les petits bruits environnements deviennent agaçants et irritants. Fréquemment, les sons gênants qui
reviennent le plus chez les patients atteints de misophonie sont les bruits de bouche, nasaux, clavier ou
encore les fourchettes qui grincent dans l’assiette.

Strident pour la majorité de la population, ces bruits deviennent un véritable fléau pour les misophones.

Les conséquences de la misophonie

Les troubles physiques et psychologiques liés à cette maladie peuvent être nombreux.

Souvent accompagnée d'anxiété, de TOC, de dépression ou de trouble du comportement alimentaire, la


misophonie est avant tout un problème auditif, mais devient par la suite un vrai problème pour la vie
sociale de la personne affectée par ce défaut neuro-psychique.

La misophonie créée donc au fur et mesure un problème d’auto-exclusion de la personne qui, à force de
ne plus supporter les bruits, s’agace et se met en retrait à cause de cette haine du son. Peu compris des
autres personnes, les misophones sévères souffrent d’un trouble compliqué à comprendre tant leurs
réactions peuvent sembler démesurées pour de simples bruits du quotidien.
Quelques chiffres sur la Misophonie

15% c’est le nombre de personnes atteintes de misophonie en France à différentes formes de degrés.

10% des personnes ayant des acouphènes souffrent de misophonie

55% des personnes étant misophone ont des antécédent familiaux de trouble auditifs

1990 : Année durant laquelle ce problème cérébral et auditif fut considéré comme une maladie par les
médecins.

2000 : Apparition du terme misophonie

Quels traitements pour la misophonie ?

Il n’existe pas de traitements scientifiques à proprement parler pour soigner la misophonie. Cependant,
des solutions existent pour calmer et apaiser les patients atteints par ce trouble auditif.

Pour le traitement de la misophonie il est recommandé d’avoir recours à des solutions


psychothérapeutiques, avec des thérapies cognitivo-comportementales ou d’habituation aux bruits. Les
traitements médicamenteux comme les anxiolytiques ou les antidépresseurs ne sont pas conseillés, car
peu, voire pas efficaces contre la misophonie.

Contre la misophonie il n’y a pas d’appareil auditif adapté, mais les bouchons sur-mesure, les boules
quies ou les casques anti-peuvent aider à éviter de déclencher ces troubles neurologiques.

La misophonie, un trouble psychique peu diagnostiqué

La misophonie affecte plus d’une personne sur dix à différents degrés. Souvent, à faible degré, cette
maladie n’est donc pas diagnostiquée chez son porteur. Les cas de misophonie détecté sont très souvent
des cas sévères qui sont extrêmement fragilisés auditivement par ce problème qui agresse leur système
auditif. La misophonie est donc une maladie qui affecte de nombreuses personnes et proposant peu de
solutions de traitement.

Les conséquences psychologiques et physiques de cette maladie provoquent l’isolement et la colère


interne des personnes atteintes.

A la moindre gêne auditive, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé où vous rendre dans
votre centre ideal audition où un expert audioprothésiste vous conseillera sur les démarches à suivre
pour apaiser cette pathologie

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