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Candidature au poste de Program Manager II

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Dr. AKODJENOU O. D.

Waïdi Cotonou le, 07 octobre 2024


Commissaire Divisionnaire de Police
Tél : (+229) 97595090
E-mail : akodav2@[Link]

A
Monsieur le Coordonnateur du Projet,
CRS-BENIN
Cotonou

Objet : Candidature au poste de Program Manager II-Counterring Violent Extremism and Conflict
Specialist, Bénin

Monsieur/ Madame le Coordonnateur,

Je viens, par la présente lettre, motiver ma candidature au poste de Program Manager II-
Counterring Violent Extremism and Conflict Specialist, Bénin. Mon expérience et ma passion pour
cette mission cruciale font de moi un candidat idéal.

La montée de l'extrémisme violent, l'instabilité politique, et leur impact sur les populations
vulnérables sont des menaces que je comprends intimement. En effet, les défis sécuritaires,
l’accroissement de la violence dans les pays de la sous-région, et les difficultés économiques dues
aux changements climatiques accroissent la vulnérabilité des populations du Nord-Bénin. En
raison de la situation socioculturelle et économique quasi-identique de part et d’autre des frontières
largement poreuses, les déplacements de personnes sont difficilement contrôlables. Cette situation
est favorable à la pratique de certaines activités illicites transfrontalières et à l’implantation de
groupes extrémistes et trafiquants de tous ordres. En outre, la présence de l’État relativement faible
dans ces zones frontalières, a fini par développer au sein des populations résidentes un sentiment
d’abandon.

Dans ce contexte, on assiste à la recrudescence des affrontements entre les hommes armés
et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), au pillage des biens, à des attaques perpétrées contre
les populations civiles et à l’apparition d’engins explosifs entre autres, devenus récurrents dans la
sous-région notamment dans le Sud-Est du Burkina Faso, et les zones frontalières septentrionales
du Togo et du Bénin.
Cette situation requiert une réponse à trois niveaux : l’éducation, le dialogue et la justice,
pour la consolidation de la paix et le renforcement du vivre ensemble.

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Je suis donc très intéressé par ce poste par lequel je pourrai mettre à profit mes
connaissances et expériences professionnelles, et contribuer sous votre autorité à l’atteinte des
objectifs du projet en liaison avec tous les autres acteurs et les communautés concernées.
Ma candidature est d’autant plus motivée par ma capacité à répondre efficacement aux
attentes spécifiques du poste, en apportant une expertise éprouvée dans la gestion des ressources
humaines pour un projet d’une telle complexité, mais aussi des atouts de bonne connaissance du
terrain et de la situation sécuritaire régionale.
En effet depuis plus de 25 années de vie professionnelle, ma carrière s'est entièrement
consacrée à la lutte contre la criminalité, d'abord en tant qu'agent sur le terrain, évoluant ensuite
au sein de la chaîne de commandement. De plus, j’ai, en tant que chercheur, mené mes études
universitaires en matière de Démocratie et des droits de la personne humaine, en droit privé et
sciences criminelles, puis en Études stratégiques, Sécurité et Politiques de défense.

Pendant au moins six (06) années passées à la Brigade Anti Criminalité Antenne Nord,
basée à Parakou, j’ai contribué avec mes collègues, à faire reculer la délinquance dans cette partie
de notre pays. L'un des avantages que j'en ai tirés est une connaissance approfondie des principales
localités des quatre départements du nord du Bénin, ainsi que de leurs spécificités en termes de
défis et de perspectives, tant sur les plans du développement, de la paix que de la sécurité. J'y ai
développé un réseau professionnel solide avec lequel je suis resté en contact jusqu'à aujourd'hui,
grâce à des missions régulières que j'ai continué à effectuer dans la région.
Mon expertise en matière de gestion des défis transfrontaliers s'appuie également sur mon
expérience en tant que commissaire responsable du commissariat frontalier de Sèmè-Kraké, à la
frontière entre le Bénin et le Nigéria, l'un des plus importants postes frontaliers d'Afrique de l'Ouest
en raison du flux migratoire considérable. Dans ce rôle, j'ai eu l'opportunité de superviser
directement la lutte contre diverses formes de criminalité transfrontalière, dont le trafic illicite de
drogues. J'ai dirigé une équipe de soixante-dix personnes, dont cinq officiers, réparties en deux
sections et quatre brigades, avec un secrétariat dédié. J'ai assuré l'organisation et la tenue de
réunions hebdomadaires et mensuelles avec l'équipe de direction afin de renforcer la cohésion et
garantir l'atteinte des objectifs fixés. De plus, j'ai mis en place des formations régulières pour
l'ensemble du personnel, en insistant sur le respect des droits humains, l'éthique et la déontologie
professionnelle.

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Entre 2014 et 2016, j'ai travaillé en collaboration avec des experts internationaux sélectionnés par
l'Ambassade des États-Unis pour élaborer le Manuel de procédure en matière de stupéfiants au
Bénin, puis j'ai été invité à participer à une mission similaire au Togo en 2018. Cette expérience
m'a permis de développer des compétences en travail d'équipe avec des professionnels de diverses
nationalités et secteurs. En tant que Directeur des renseignements généraux et Directeur de
l’Émigration et de l’Immigration du Bénin (2015-2016), j'ai planifié des systèmes de collecte et
d’analyse des renseignements pour soutenir la prise de décision sur des enjeux liés à l'immigration,
à la criminalité transnationale et à la prévention du terrorisme. J’ai également suivi les activités de
Boko Haram et la radicalisation religieuse dans le nord-est du Nigéria, tout en participant à des
échanges sous-régionaux, notamment au sein de l’« Initiative d’Accra », axée sur la lutte contre la
montée du terrorisme au Sahel. De 2019 à 2022, en tant que Chef de la Cellule de pilotage des
réformes du secteur de sécurité puis Coordonnateur du Programme de police communautaire au
Ministère de l’Intérieur, j’ai contribué à la réforme de la Police républicaine, en renforçant la
gouvernance, l’intégrité et le respect des droits humains. J’ai également œuvré à une meilleure
prise en compte des besoins sécuritaires des communautés, en formant agents de police, élus
locaux et journalistes à la co-production de la sécurité.

Ces expériences me permettent de maîtriser les enjeux sécuritaires complexes du nord du Bénin,
particulièrement en matière de radicalisation et de prévention de l'extrémisme violent. De plus, ma
participation à des missions sur le terrain, notamment lors des élections législatives dans l’Atacora
et lors d’évaluations sécuritaires dans l'Alibori, m'a permis d'observer directement les défis et les
solutions locales en matière de sécurité. Ainsi, je suis convaincu que mon parcours et mes
compétences seront un atout précieux pour contribuer aux objectifs du programme NELY et à la
promotion de la paix et de la sécurité dans le nord du Bénin.

En tout état de cause, je suis à même d’apporter une contribution significative à la lutte
contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme dans le Nord du Bénin, avec une
approche profondément ancrée dans la collaboration avec les communautés, surtout les jeunes et
les femmes, en vue de renforcer leur autonomisation et prévenir leur radicalisation.
Actuellement Assistant du Directeur du Cabinet du Ministre de l’Intérieur et de la
Sécurité publique, je suis déchargé de toute fonction contraignante, et donc à même de me rendre
aussitôt disponible pour le travail.

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Avec l’espoir que vous donnerez une suite positive à ma candidature, je vous prie de croire,
monsieur/madame le Coordonnateur, à l’expression de mes sentiments de parfaite considération.

4 sur 4

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