« Etre en vie, c'est être en mouvement, en constante possibilité de
changement, chute ou croissance » . Tels sont les propos de l’écrivaine
française Sylvie Germain. Ainsi, la quête de la croissance économique et le
désir d’améliorer ses conditions peuvent justifier les actions entreprises par l’être
humain . Etymologiquement, le terme croissance vient du mot latin crescere
(naître, venir à la vie ). Selon la définition de François Perroux, la croissance
économique correspond à « l'augmentation soutenue pendant une ou plusieurs
périodes longues d’un indicateur de dimension, pour une nation, le produit
global net en termes réels. » À court terme, les économistes utilisent plutôt le
terme d'« expansion », qui s'oppose à « récession », et qui indique une phase de
croissance dans un cycle économique. On peut distinguer plusieurs formes de
croissance .En effet, nous pouvons parler d’une croissance intensive(…..)d’une
croissance extensive ( ……). De même, nous pouvons parler d’une croissance
effective (…..) et d’une autre potentielle (…). Nous pouvons également distinguer
la croissance exogene de celle endogène. La croissance économique constitue
d’ores et déjà, le souci majeur des décideurs politiques, et des pays industrialisés
et des pays en voie de développement. En effet, avec la croissance économique
beaucoup de problèmes peuvent être résolus à savoir le chômage, les déficits
budgétaires et commerciaux, la pauvreté, l’exclusion et la discrimination.
Au moment où les classiques et les néoclassiques considèrent la croissance
économiques comme étant un phénomène exogène, d’autres économistes ont
tenté de prouver que la croissance est endogène, prônant ainsi le rôle des
politiques économiques volontaristes dans l’amélioration de cette dernière. Ceci
dit , la politique budgétaire correspond à l'ensemble des modifications de
l'imposition ou des dépenses publiques. Combinée à la politique monétaire, la
politique budgétaire forme la politique conjoncturelle. Ainsi une politique
budgétaire est dite expansionniste ……..et une autre restrictive ….
Dans la pratique, il est surtout question des politiques budgétaires de stimulation
de l'activité, dans les périodes de creux économique, sous la forme de baisse de
l'imposition ou de hausse de certaines dépenses, ce qui conduit à une dégradation
du solde public qualifié de déficit budgétaire voire même public
Avant les années 1930, la fonction principale du budget de l’État était
d’assurer le financement des administrations (des services publics). On ne lui
attribuait pas de rôle économique. La gravité de la crise de 1929 va conduire les
pouvoirs publics à considérer le budget de l’État comme un levier de la politique
économique. Les travaux de l’économiste britannique J. M. Keynes montrant que
l’utilisation du budget pouvait avoir une influence sur la demande des agents
économiques (consommation, investissement) et, par conséquent sur le niveau de
l’activité. Chose qui va donner un fondement théorique à cette nouvelle
approche. Dans ce cadre , le New Deal (« Nouvelle donne » en français) est le
nom donné par le président des États-Unis F. Roosevelt à sa politique
interventionniste mise en place pour lutter contre les effets de la Grande
dépression aux États-Unis. Ce programme s'est déroulé entre 1933 et 1938, avec
pour objectif de soutenir les couches les plus pauvres de la population, et réussir
une réforme innovante des marchés financiers .
Jean Fourastié, dans son livre Les Trente Glorieuses, ou la révolution
invisible , publié en 1979 avait utilisé l’expression des trente glorieuses, une
période témoignant du succès de l’interventionnisme étatique et surtout des
succès des plans de relance .Néanmoins, les années 1970 verront l’inflation
s’accélérer, notamment suite au choc pétrolier de 1973, ainsi que le chômage.
Dans le même temps, les taux de croissance diminuent : c’est la stagflation. Une
période marquée par le creusement des déficits publics .Actuellement, et depuis le
déclenchement de la crise financière de 2008 , l'économie mondiale reste prise au
piège d'une croissance faible, marquée par la faiblesse de l'investissement, des
échanges, de la productivité et des salaires, ainsi que le surendettement dans
certains pays. La politique budgétaire expansionniste a été excessivement
sollicitée, engendrant un accroissement des risques et des crises. Un tel constat
nous pousse à soulever certains points .Etait- il rationnel de recourir aux dépenses
étatiques pour sortir de la crise ? L’instrument des finances publiques est –il
capable de stimuler d’une manière durable et soutenable la croissance.
L’ensemble de ces questions nous pousse à s’interroger sur l'ampleur de la
marge de manœuvre budgétaire dont disposent les pays ainsi que la hausse
temporaire de leur déficit qu'ils peuvent se permettre d'enregistrer afin de booster
leur croissance.
Afin de répondre à notre problématique , nous allons adopter un plan en
deux parties, la première sera consacrée à expliquer le rôle des finances publiques
dans la relance , pour passer par la suite aux enjeux et aux risque d’un tel choix
sur la croissance.
Plan
I/ Le déficit budgétaire , un levier temporaire pour la croissance
1. Les finances publiques au service de l’investissement et de l’emploi
2. Les finances publiques au service la croissance inclusive
II/ Cependant, le creusement des déficits peuvent entraver la croissance
[Link] déficit à l’endettement et au ralentissement de la croissance
[Link] un dosage optimal des finances publiques pour une éfficacité la po
budgétaire