Filière : Licence d’Éducation (LE) Spécialité : Enseignement primaire
Module : Français 1 (Langue et Communication) Semestre : 1
Professeurs : Mme. MOUDOU, M. EL OUARRAD, M. BENJELLOUN & M. EL HARRAT
I- Les classes grammaticales
Les mots du français se répartissent, selon leurs propriétés grammaticales, en neuf
classes : cinq variables (noms, déterminants, pronoms, adjectifs, verbes) et
quatre invariables (adverbes, prépositions, conjonctions, interjections). La
plupart de ces classes se divisent en sous-classes :
Les classes de mots variables
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Les classes de mots invariables
classes Sous-classes exemples Définitions
Interrogatif Pourquoi, comment, quand… L’adverbe interrogatif sert à
former une proposition
adverbe interrogative, directe ou
Autres adverbes Bien, très, ne…pas, lentement, ici, oui, indirecte.
non, demain, dessous…
Préposition Par, sur, avec, dans, chez, … La préposition
Au-dessus de , à cause de, en raison introduit un complément,
de…. avec lequel elle
forme un groupe prépositionnel
.
De coordination Mais, ou, et, donc, or, ni, car La conjonction de
coordination, relie deux mots,
groupes de mots ou propositions
de même classe grammaticale ou
de même fonction.
Conjonction De subordination Que, comme, quand, si, parce que, La conjonction de
bien que, quoique, si….que, si bien subordination introduit une
que… proposition subordonnée
conjonctive, reliée à la
principale.
Interjection Onomatopée Crac, miaou, boom… L’onomatopée imite de façon
codifiée des bruits ou des cris.
Autres interjections Eh, aïe, holà…. Les interjections manifestent
l’affectivité de l’énonciateur.
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On parle de locution (adverbiale, conjonctive, prépositive...) lorsque plusieurs
mots forment une expression indissociable. Ex.: chez: préposition/à cause de:
locution prépositive
Certains mots appartiennent à plusieurs classes, selon leur emploi. Ex.: que
peut être pronom relatif (Le livre que je dévore est un roman.), conjonction de
subordination (Je sais que la terre tourne.), ou adverbe exclamatif (Que tu es
belle !); certains peut être déterminant indéfini (Certains mammifères vivent
dans l'eau.) ou pronom (Certains l'aiment chaud.); si peut être adverbe (C'est
si bon !/ Non? - Si!), conjonction de subordination (Si tu veux, nous pouvons
aller au cinéma.).
L'adverbe tout s'accorde avec l'adjectif ou le participe passé féminin qu'il
intensifie, quand celui-ci commence par une consonne ou un h aspiré. Ex.: Elle
est tout étonnée et toute contente.
On peut, parfois, donner à un mot une autre classe grammaticale que sa classe
d'origine. Ex.: J'aimerais connaître le pourquoi et le comment. (pourquoi et
comment sont ici des noms)
II- La phrase et ses constituants
1. Description générale :
À l'écrit, la phrase est généralement délimitée par une majuscule
(en début de phrase) et un signe de ponctuation démarcative fort (point,
parfois point d'interrogation ou point d'exclamation en fin de phrase).
À l'oral, une phrase est généralement délimitée par deux pauses
et caractérisée par des variations intonatives.
Les constituants minimaux de la phrase sont : un groupe nominal
sujet (GNS) et un groupe verbal (GV). Elle peut également comporter
des groupes circonstanciels (GC) qui sont des compléments de phrase.
La phrase peut comporter une ou plusieurs propositions, qui
s'organisent autour d'un verbe conjugué. Il y a dans une phrase autant
de propositions que de verbes conjugués. Une phrase comportant une
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proposition est nommée phrase simple, une phrase comportant plusieurs
propositions est nommée phrase complexe.
2. Les groupes syntaxiques
Ils sont déterminés par la nature du mot qui est le noyau du groupe :
Un groupe nominal (GN) a pour noyau un nom (Le petit chat) ;
Un groupe pronominal (GPro) a pour noyau un pronom (Moi qui
vous parle) ;
Un groupe verbal (GV) a pour noyau un verbe (Manger la grenouille)
Un groupe adjectival (GAdj) a pour noyau un adjectif (Belle comme
le jour) ;
Un groupe adverbial (GAdv) a pour noyau un adverbe (Fort
heureusement) ;
Un groupe prépositionnel (GP) commence par une préposition (Dans
la forêt profonde).
3. Le groupe nominal sujet
La phrase de base, ou phrase canonique, en français, est composée de deux
constituants au minimum : le groupe nominal sujet et le groupe verbal. Ils peuvent
être accompagnés d'un groupe circonstanciel. Ce sont les constituants immédiats
de la phrase, c'est à dire les groupes immédiatement repérables.
Le groupe nominal sujet est généralement organisé autour d'un nom (noyau
nominal). Il peut également être constitué d'un verbe à l'infinitif (Mourir
m'enrhume). Le GNS canonique est constitué au minimum d'un déterminant et
d'un nom, auxquels peuvent s'adjoindre des expansions : adjectif qualificatif (le
jeune chien), complément du nom (le chien de la voisine), participe présent
(l'homme marchant dans la rue) ou passé (le chat arrivé hier soir).
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4. Le groupe verbal
Il s'organise autour du verbe conjugué de la phrase simple.
Il est constitué au minimum du verbe.
5. Le groupe circonstanciel
Il occupe la fonction de complément de phrase.
Il n'est pas un complément essentiel.
Il est généralement constitué d’une préposition suivie d'un groupe
nominal mais il peut également être un simple adverbe.
6. Les phrases atypiques :
Ce sont des phrases qui ne répondent pas au modèle canonique GNS + GV (+
GC).
a. Les phrases emphatiques :
- La dislocation : Elle se manifeste par deux caractéristiques qui sont
le détachement d'un constituant en début ou en fin de phrase, et la reprise
de ce constituant par un pronom. (Ma fille, elle a toujours de bonnes
notes » ou « Elle a toujours de bonnes notes, ma fille »
- L'extraction : Ce procédé d'emphase associe un présentatif (« c'est
», « il y a ») et un relatif (« qui », « que » ...) pour extraire de la phrase
canonique un élément qui est mis en relief.
b. Les phrases nominales :
Une phrase nominale est une phrase sans verbe. Elle peut être constituée d'un ou
plusieurs termes, alors séparés par une virgule. Une phrase nominale est construite
autour d’un nom commun. On la rencontre souvent à l’oral, dans les titres et dans les
publicités.
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c. Les phrases impersonnelles
Les phrases impersonnelles ont pour sujet syntaxique le pronom impersonnel « il
». Elles peuvent comporter un verbe impersonnel comme :
Les verbes décrivant des phénomènes météorologiques (Il pleut, il
neige)
Le verbe falloir (Il faut que) ;
Les verbes « avoir », « être » et « faire » dans des locutions telles que
« il y a », « il est » (Il était une fois. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut
pas entendre.) ;
III- Les constituants de la phrase simple
Le nom
1. Généralités
Le nom ou substantif est un mot qui est porteur d’un genre, qui est susceptible de
varier en nombre, parfois en genre qui, dans la phrase, est accompagné
ordinairement d’un déterminant, éventuellement d’un adjectif. Il est apte à servir
de sujet, d’attribut, d’apposition ou de complément.
Si l’on essaie de le définir d’un point de vue sémantique, le nom désigne des
êtres, des choses, des actions, des qualités, etc : un chien, une fenêtre, un
changement, la bonté… .
2. Le nom commun/nom propre
Le nom commun est pourvu d’une signification, d’une définition, et il est utilisé
en fonction de cette signification. Par contre, le nom propre n’a pas de définition.
Il se rattache à ce qu’il désigne, non en fonction d’une convention qui lui est
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particulière. Les noms propres s’écrivent par une majuscule, ils sont généralement
invariables en nombre et se passent souvent de déterminent. On retrouve ainsi :
- Les noms de lieux : villes, villages, rues, monuments, régions, pays,
îles, montagnes, cours d’eau, mers, étoiles et astres (excepté la lune et
le soleil).
- Les noms de personnes : noms de familles, prénoms, pseudonymes
(et aussi les sobriquets, mais pour ceux-ci, la signification n’est pas
toujours absente).
3. Les noms animés et les noms inanimés
Les noms animés désignent des êtres susceptibles de se mouvoir par eux-mêmes
[humains, animaux ou êtres surnaturels (soldat, fourmi, Dieu, Vénus, diable,
centaure…)]. Les autres noms, désignant des choses, des qualités, des actions,
etc., sont inanimés (auto, chaise, pommier, maladie, arrivée).
4. Les noms collectifs et les noms individuels
Un nom collectif désigne un ensemble d’êtres ou de choses (foule, troupeau,
tas…).
Le nom collectif +complément : La foule de jeunes s'est dispersée ; Cette file de
voitures s'allonge rapidement ;
Nom collectif employé seul : la bande est venue me voir.
Un nom individuel désigne par contre un seul être ou une seule chose (homme,
vache, pierre).
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5. Les noms épicènes
Le nom épicène est un nom désignant un être animé qui a la même forme d'écriture
aux deux genres grammaticaux (féminin ou masculin). Alors, il ne s'accorde pas
en genre (artiste, élève, concierge…).
Attention : L'adjectif s'accorde avec le nom épicène auquel il se rapporte : (un
grand scientifique / une grande scientifique ; ces artistes talentueux/ces artistes
talentueuses).
6. Les noms comptables/non comptables
Les noms comptables désignent une réalité ou une matière discontinue, composée
d’éléments que l’on peut facilement compter et se combinent avec tous les
déterminants indiquant la quantification numérale (table, coffre, chien…). Les
noms non comptables peuvent être denses et désignent ainsi une matière continue
(beurre, miel, semoule…).
La substantivation
Consiste à transformer en substantif (c’est-à-dire en nom), un mot qui n’appartient
pas originellement à cette catégorie, notamment un adjectif ou un verbe.
Quelques exemples pour les infinitifs substantivés: le rire, le déjeuner, le dîner,
le souper, l’aller, le retour, le lever, le coucher, le savoir, un avoir (des avoirs),
l’être et le paraître, etc. Pour les adjectifs: le beau, le laid, le petit, le gras, le gros,
le maigre, le vrai, le blanc, le noir... Des expressions contenant un verbe
conjugué: le qu'en-dira-t-on, un rendez-vous, un cessez-le- feu, le qui-vive...Il
existe même quelques rares adverbes substantivés (le pourquoi et le comment).
En bref, on peut substantiver un infinitif, un adjectif, un adverbe ou une expression
contenant un verbe conjugué chaque fois que l'on peut mettre devant lui ou elle
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un déterminant (le ,la, les ,un ,une ,des). Parfois l’élément substantivé est devenu
d’un emploi plus fréquent que l’élément d'origine.
Le verbe
Le verbe se reconnait d’abord par ses variations de forme et par les oppositions
grammaticales qu’elles dénotent, ainsi que par son rôle dans la structure de la
phrase:
Morphologiquement, le verbe est un mot variable qui se conjugue. Il reçoit les
marques spécifiques (les désinences) correspondant, sur le plan de la signification,
au nombre, à la personne, au temps et au mode. La voix, le temps et l’aspect sont
marqués par des auxiliaires qui précèdent le radical verbal, pourvu d’une
désinence de participe passé (il est épuisé, il est parti, elle a chanté) ou d’infinitif
(il va travailler). Le verbe connait par ailleurs des variations de radical, plus
importantes que le nom. Certains verbes ont un radical unique (chanter et
beaucoup de verbes en –er), mais beaucoup de verbes, en particulier les plus
fréquents (avoir, aller, être, faire, etc.) ont un radical qui prend différentes formes.
D’un point de vue syntaxique, le verbe est le terme central de la proposition, le
pivot autour duquel s’organise la phrase. Il est le mot-tête du groupe verbal qu’il
peut constituer à lui seul (les souris dansent) ou associé à un ou plusieurs
compléments (Ali raconte une histoire à ses enfants).
• D’un point de vue sémantique, la tradition grammaticale oppose le
verbe au nom en se fondant sur le découpage du réel: les substances
(statiques) sont dénotées par les noms ou substantifs, alors que les
phénomènes (dynamiques) sont signifiés par les verbes.
1. Les catégories morphologiques associées au verbe
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La personne du verbe est déterminée par son sujet.
Le nombre : comme le nom, le verbe connait l’opposition du
singulier et du pluriel; il tient son nombre de son sujet, avec lequel il
s’accorde. Le nombre du verbe est marqué par la désinence, associée
éventuellement à la variation du radical.
Le mode, le temps et l’aspect constituent trois séries de classement
des formes verbales. Ils se manifestent essentiellement par la variation de
la désinence et éventuellement du radical du verbe.
La voix se définit suivant la façon dont le verbe distribue les rôles
sémantiques de ses actants. Le passage de l’actif au passif provoque la
permutation des actants (sujet et objets actifs deviennent respectivement
complément d’agent et sujet passifs) et des rôles qui leur sont associés (ex
: le cheval a mordu le chien / le chien a été mordu par le cheval)
2. La conjugaison
La forme verbale se décompose en deux constituants: le radical (ou la base) et
la désinence (ou la terminaison): dans « chantait » on distingue le radical
chant- et la désinence –ait .
3. Le radical est l’élément fondamental du verbe du verbe: il porte le
sens lexical stable du verbe . Sa forme est unique pour beaucoup de verbes,
notamment ceux du type « chanter »; elle varie selon le temps, la personne
et le nombre pour certains verbes, notamment les plus fréquents: il va, allait,
ira, qu’il aille.
4. La désinence se soude à la fin de la forme verbale comme un suffixe.
Elle apporte des informations grammaticales sur le mode, et
éventuellement, sur la personne, le nombre et le temps.
Les modes : Les modes constituent des cadres de classement qui regroupent
chacun un certain nombre de formes verbales.
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• Il existe six modes en français : L’indicatif/Le subjonctif/Le
conditionnel/L’impératif/L’infinitif/Le participe.
Ces modes sont appelés personnels parce qu’ils distinguent les personnes au
moyen des désinences spécifiques. Mais ces trois modes ne situent pas de la même
façon le procès dans le temps : l’indicatif, qui possède le système temporel le plus
complet est le seul à pouvoir situer le procès dans les trois époques (passé, présent
et futur), alors que le subjonctif et le conditionnel sont plus limités en formes
temporelles et que l’impératif est essentiellement tourné vers le futur.
L’infinitif et le participe (présent ou passé) sont appelés des modes impersonnels
car ils ne possèdent pas de désinences pour distinguer les personnes.
Les modes Les temps
Temps du discours (des temps qui sont en relation avec le
moment de l’énonciation)
Le présent de l’indicatif (présent de l’énonciation)
Le passé composé –le passé récent
Le futur simple- le futur proche –futur antérieur (deux actions
futures qui vont se passer l’une avant l’autre) ex: quand nous aurons
fini, nous ferons un grand voyage.
L’indicatif Temps du récit (temps qui sont découpés du moment de
l’énonciation)
Passé simple (point de repère dans le passé, action brève, temps de
la narration)
Le passé antérieur (une action antérieure à une action au passé
simple)
L’imparfait (point de repère dans le passé, action passée, longue,
temps de la description, de l’habitude, de la répétition)
Le plus que parfait (action antérieure à une action exprimée à
l’imparfait)
Futur dans le passé (conditionnel)
Le subjonctif Le subjonctif présent/ le subjonctif passé
Le conditionnel Le conditionnel présent/le conditionnel passé
L’impératif présent
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L’impératif
L’infinitif présent/l’infinitif passé
L’infinitif
Le participe Le participe présent/ le participe passé
Les valeurs temporelles
Le présent de l’indicatif : exprime des valeurs différentes selon le contexte, et
selon la raison pour laquelle il est employé :
Le présent de l’énonciation: Il exprime un fait ou une action qui se
déroule au moment de la parole. Exemple: il est 8heures du matin.
Le présent de narration: Il s’emploie dans un récit passé à la place
du passé simple pour rendre les actions plus vivantes. Exemple: j’étais en
plein rêve, et là, le réveil sonne.
Le présent d’habitude : Il exprime un fait ou une action qui se
répète, une habitude. Exemple : chaque jour, je fais mes exercices.
Le présent de vérité générale: On l’utilise pour exprimer des faits
vrais et réels.
Exemple: Paris est la capitale de la France.
Le présent de description: On l’utilise pour décrire un personnage,
un paysage, etc. Exemple : il a des cheveux lisses.
Le présent historique: Il est très utilisé dans les récits historiques ou
les biographies. Exemple: Hitler envahit la Pologne en 1939.
L’imparfait : dans sa valeur temporelle, l’imparfait évoque une action passée en
cours d’accomplissement. Ainsi, une partie de l’action évoquée à l’imparfait est
accomplie alors que l’autre reste à accomplir.
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Les actions habituelles: l’imparfait exprime les actions qui se
répètent habituellement. Exemple: Paul se promenait souvent à pied.
Les actions simultanées: l’imparfait marque une action passée ayant
lieu en même temps qu’une autre action passée.
La narration: dans un récit, l’imparfait peut indiquer le déroulement
d’actions passées qui durent dans le temps.
La description: L’imparfait est le temps descriptif par excellence, le
temps pittoresque de la langue française. Exemple: la veilleuse arrondissait
au plafond une clarté tremblante.
Le passé antérieur : le passé antérieur est un temps du passé en français, qui est
utilisé pour exprimer une action passée, qui s’est déroulée avant une autre action
également passée. Il a plusieurs valeurs :
L’antériorité : Quand une action s’est déroulée avant une autre
action passée. Exemple : J’eus fini mes devoirs avant que mes amis
n’arrivent.
La narration : Le passé antérieur est souvent utilisé dans les récits
littéraires et historiques pour donner une impression de récit achevé et de
narration plus formelle. Exemple: Le roi fut couronné une semaine après
son arrivé au château.
L’irréversibilité: Quand il y a une action qui est considérée comme
définitive, sans possibilité de retour en arrière. Exemple : Une fois qu’il eut
pris sa décision, il ne pouvait plus faire marche arrière.
La surprise ou l’étonnement : le passé antérieur peut exprimer une
action inattendue ou surprenante.
Le futur simple :
Futur de l’énonciation: C’est sa valeur de base. Il situe le fait dans
l’avenir au moment de l’énonciation. Exemple: Ce soir, j’irai au cinéma.
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Futur de promesse: ce futur s’interprète comme une promesse.
Exemple: Je reviendrai, attendez-moi.
Futur de vérité générale : le futur peut exprimer une idée valable
pour l’ensemble des temps à venir, un constat, un proverbe ou une vérité
indéniable.
Futur d’habitude: il exprime -selon le contexte- une action
appelée à se répéter mais dans l’avenir. Exemple: à partir d’aujourd’hui,
j’irai à l’école à vélo.
La valeur injonctive: ce futur permet d’exprimer un ordre ou un
conseil. Exemple: Vous sortirez où je vous le demanderai.
Le futur de politesse: Il est souvent utilisé à l’oral par politesse ou
en vue d’atténuer un ordre. Exemple : vous ferez mieux de partir.
Le futur d’hypothèse: il exprime une simple supposition qui pourra
se vérifier dans l’avenir.
Le futur historique: il s’agit d’un emploi particulier du futur simple
qui présente une action à venir à partir d’un moment du passé. On le
rencontre souvent dans les livres d’histoire.
Les valeurs modales
Les valeurs modales sont associées aux modes qui complètent la conjugaison. Il
s’agit de l’indicatif, du subjonctif, du conditionnel et de l’imparfait.
Les valeurs de l’indicatif: Il s’agit de tout ce qui concerne le réel et
la certitude. Exemple : demain, je ferai mes devoirs. Le futur est utilisé pour
évoquer cette certitude.
Les valeurs du subjonctif: on retrouve les actions incertaines, le
souhait ou le regret. Exemple : J’ai peur qu’il soit en retard.
Les valeurs du conditionnel: le futur dans le passé (Exemple : on
savait que vous viendriez aujourd’hui) ; l’incertitude (Exemple : le devoir
aurait lieu demain.)
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Les valeurs de l’impératif : la demande, l’ordre ou le conseil.
Exemple : Sois plus précis dans tes réponses. Le verbe être est conjugué à
l’impératif et a pour valeur le conseil.
Les valeurs aspectuelles du verbe
L’aspect du verbe se définit comme la façon dont la structure verbale présente
l’action. Voici quelques notions d’aspects à connaitre :
L’aspect inaccompli: Quand l’action est en cours de déroulement
(inachevée). Les formes simples de l’indicatif ont toutes une valeur
inaccomplie. Exemple: Les élèves font leur devoir.
L’aspect accompli: Quand l’action est achevée (finie). Les formes
composées de l’indicatif ont une valeur accomplie. Exemple : Imane sauta.
L’aspect perfectif: Quand le verbe comporte une limitation de
durée. Il ne supporte pas de complément de durée. Exemple: Le dentiste
arrache une dent. Remarque: Les verbes « naitre » et « mourir » sont
perfectifs car ils sont obligatoirement limités dans le temps.
L’aspect imperfectif: Quand le verbe ne présuppose aucune limite
de durée. Exemple : Il conserve les dessins de ses enfants dans une boite en
bois.
L’aspect inchoatif: Il fait référence à l’entrée dans l’action (Usage
de commencer à/de plus l’infinitif ; se mettre à plus l’infinitif). Exemple :
Il commence à parler. / Elle se met à danser.
L’aspect duratif: il exprime une action qui dure (usage d’en train de
plus infinitif). Exemple : Ali est en train de réparer sa voiture.
L’aspect progressif: il exprime une progression (usage d’aller plus
le gérondif du verbe). Exemple : Son état de santé va s’améliorant.
L’aspect terminatif: Il indique la fin de l’action (usage de finir de
plus infinitif) ,(achever de plus infinitif),(cesser plus infinitif ).
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L’aspect itératif: Lorsqu’il y a une répétition de l’action. (usage de
C.C.T) Exemple: Marie rit souvent.
IV- La phrase complexe
On appelle phrase simple une phrase qui ne contient qu'une seule proposition,
et phrase complexe une phrase qui contient plus d'une proposition, c’est à dire
plusieurs verbes conjugués. Ces propositions peuvent être :
Juxtaposées, reliées entre elles par un signe de ponctuation.
Coordonnées, reliées entre elles par une conjonction de coordination.
Subordonnées, reliées entre elles par une conjonction de
subordination ou un pronom relatif.
Les propositions
Une proposition est un ensemble de mots organisés autour d'un verbe,
généralement conjugué.
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1. Les types de propositions
Proposition indépendante : Elle ne dépend d'aucune autre
proposition et aucune autre proposition ne dépend d'elle. Ex.: Il ne me reste
pas un moment de libre. (É. Sautour)
Proposition principale : Une autre proposition dépend d'elle. Il n'y
a pas de proposition principale sans proposition subordonnée. Ex.: Le
sommeil pèse sur nos paupières lorsqu'il faut rester six heures debout. (É.
Sautour)
Proposition subordonnée : Elle dépend d'une autre proposition. Il
ne peut y avoir de proposition subordonnée sans proposition principale et
inversement. Ex.: Le sommeil pèse sur nos paupières lorsqu'il faut rester
six heures debout. (É. Sautour)
2. Il existe deux types de propositions subordonnées :
Proposition subordonnée relative : Elle complète toujours
un groupe nominal ou un pronom. Elle est introduite par un
pronom relatif (qui, que, dont...) qui a une fonction dans la
subordonnée. Elle a pour fonction : complément de l'antécédent.
L'antécédent est le groupe nominal ou le pronom complété par la
relative. Ex- Je ne veux pas m'étendre trop sur des faits que vous ne
voudriez pas croire. (É. Sautour).
Proposition subordonnée conjonctive : Elle est introduite
par une conjonction de subordination (que, quand...) ou une locution
conjonctive (dès que, parce que...) ou par un adverbe interrogatif (si,
comment...).
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3. Une proposition subordonnée conjonctive peut être :
Complétive : Elle est introduite par la conjonction que, qui
n'a pas de fonction dans la subordonnée. Elle se rattache au verbe
de la principale, dont elle est sujet, attribut, ou le plus souvent C.O.D.
Ex. : Je me suis aperçu alors que je ne pouvais pas m'y habituer.
(Camus)
N.B : Certaines subordonnées complétives, compléments d'objet
indirects du verbe de la principale, sont introduites par "à ce que" ou
"de ce que".
Ex.: Je me réjouis de ce que tu sois là.
Interrogative indirecte : Elle sert à poser indirectement une
question. Elle est introduite par un adverbe, un pronom ou un
adjectif interrogatif (si, quand, pourquoi, qui, quel...) ou par ce que,
ce qui.... Elle a pour fonction, le plus souvent: C.O.D. du verbe de
la principale. Ex.: Le soldat se demande si les officiers sont
compétents/Je ne sais ce qu'il vola, je ne sais où il vola. (Hugo)
Circonstancielle : Elle indique dans quelle(s)
circonstance(s) a lieu l’action exprimée par la principale. Elle est
souvent introduite par une conjonction de subordination ou une
locution conjonctive. Elle a pour fonction: complément
circonstanciel de cause, temps, but... du verbe de la principale. Ex.:
Quand je suis entré dans ce métier, je l'ai fait abstraitement, en
quelque sorte. (Camus)
Cause : introduite par parce que, puisque, comme, étant donné que...
+ indicatif
Temps : introduite par quand, lorsque, dès que, après que... +
indicatif ; avant que, jusqu'à ce que...+ subjonctif
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But : introduite par afin que, pour que, de peur que... + subjonctif
conséquence : introduite par si bien que, de sorte que, à tel point que,
tellement... +indicatif ; trop/assez... pour que...+ subjonctif
Opposition/concession : introduite par tandis que, alors que... + indicatif,
bien que, quoique...+ subjonctif
Condition ou hypothèse : introduite par si+ indicatif, à condition que +
subjonctif, au cas où + indicatif ou conditionnel
Comparaison: introduite par comme, de même que ... + indicatif
4. Cas particulier : la proposition subordonnée infinitive
La proposition subordonnée infinitive est classée à part car elle n'est introduite
par aucun mot subordonnant. Elle présente toujours trois caractéristiques :
- elle est introduite sans mot subordonnant ;
- son verbe est à l'infinitif ;
- cet infinitif a un sujet qui est exprimé dans la phrase et qui est différent de
celui du verbe de la proposition principale.
Ex : Carmen entend [Don José s'approcher].
Nature = prop. sub. Infinitive (verbe à l'infinitif = « s'approcher » / sujet de
l'infinitif = « Don José »)
On trouve ces propositions après des verbes de perception (entendre, voir,
regarder...).
Une proposition subordonnée infinitive est COD du verbe dont elle dépend.
Ex : Don José regarde [Carmen danser].
Nature = prop. sub. Infinitive ; Fonction = COD du verbe regarder.
Attention : Il ne faut pas confondre que pronom relatif et que conjonction de
subordination. Pour cela, il faut bien repérer le mot complété par que.
Quand que est un pronom relatif, il complète toujours un nom ou un pronom.
Ex : La fille que tu vois est dans ma classe.
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Que = pronom relatif. La proposition subordonnée qu'il introduit est une
proposition subordonnée relative qui complète le nom « fille ».
Quand que est une conjonction de subordination, elle complète un verbe.
Ex : Je veux que tu rentres à l'heure.
Que = conjonction de subordination. La proposition subordonnée qu'elle
introduit est une proposition subordonnée complétive qui complète le verbe «
veux ».
La conjonction :
o La conjonction est un mot invariable qui sert à joindre et à mettre en
rapport, soit deux propositions (de même nature ou de nature différente),
soit deux mots de même fonction dans une proposition.
o Une locution conjonctive est une réunion de mots équivalant à une
conjonction : Afin que, à moins que, pour que, c'est-à-dire, etc.
o On distingue deux espèces de conjonctions :
A- Les conjonctions de coordination : sont celles qui servent à joindre
soit deux propositions de même nature, soit deux éléments de même
fonction dans une proposition :
Ex : Je pense, donc je suis. (Descartes.)/ La patience et la persévérance sont deux
forces.
-Les principales conjonctions de coordination sont : et, ou, ni, mais, car, or, donc,
cependant, toutefois, néanmoins.
-Les Principaux rapports indiqués par les conjonctions (et locutions conjonctives)
de coordination :
1° Addition, liaison : et, ni, puis, ensuite, alors, aussi, bien plus, jusqu'à, comme,
ainsi que, aussi bien que, de même que, non moins que, avec.
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2° Alternative, disjonction : ou, soit... soit, soit... ou, tantôt... tantôt, ou bien.
3° Cause: car, en effet, effectivement.
4° Conséquence: donc, aussi, partant, alors, ainsi, par conséquent, en
conséquence, conséquemment, par suite, c'est pourquoi.
5° Explication: savoir, à savoir, c'est-à-dire, soit.
6° Opposition, restriction: mais, au contraire, cependant, toutefois, néanmoins,
pour tant, d'ailleurs, aussi bien, au moins, du moins, au reste, du reste, en
revanche, par contre, sinon.
7° Transition: or.
B- Les conjonctions de subordination : sont celles qui servent à
joindre une proposition subordonnée à la proposition dont elle dépend :
Ex : On a perdu bien peu quand on garde l'honneur. (Voltaire.)
Les principaux rapports indiqués par les conjonctions (et locutions conjonctives)
de subordination sont :
1° But: afin que, pour que, de peur que, etc.
2° Cause: comme, parce que, puisque, attendu que, vu que, étant donné que, etc.
3° Comparaison: comme, de même que, ainsi que, autant que, plus que, moins
que, selon que, suivant que, comme si, etc.
4° Concession, opposition: bien que, quoique, alors que, tandis que, etc.
5° Condition, supposition: si, au cas où, à condition que, pourvu que, à moins que,
etc.
6° Conséquence: que, de sorte que, en sorte que, de façon que, de manière que,
etc.
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7° Temps: quand, lorsque, comme, avant que, alors que, dès lors que, tandis que,
depuis que, etc
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