Étude des Suites Numériques en Économie
Étude des Suites Numériques en Économie
24 juin 2018
DOSSIER DE TD
SEMESTRE 1
1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21.
Exercice 2
1. Trouver les termes manquants :
u0 u1 u2 u3 u4 u5
première suite −1 3 7 11 ? 19
deuxième suite 0 1 3 7 ? 31
troisième suite 1 3 5 7 ? ?
quatrième suite 0 1 4 9 ? 25
2. On donne ci-dessous l’expression du terme général d’une suite.
Associer à chaque formule la suite correspondante :
un = 2n + 1 un = −1 + 4n un = n2 un = 2n − 1
3. On donne ci-dessous les relations de récurrence liant deux termes consécutifs d’une suite.
Associer à chaque formule la suite correspondante :
un+1 = 2un + 1 un+1 = un + 2n + 1 un+1 = un + 2 un+1 = un + 4
2 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Exercice 4
Soit Pn la propriété suivante : 4n + 1 est divisible par 3.
1. Démontrer que si Pn est vraie alors Pn+1 est vraie.
2. Que peut-on en conclure ?
Exercice 5
Soit (un ) la suite définie par u0 = 1/2 et un+1 = un + n.
1. Calculer les 4 premiers termes de la suite.
n2 − n + 1
2. Démontrer par récurrence que : ∀n ∈ N, un = .
2
Exercice 6
Soit x > −1. Montrer par récurrence que : ∀n ∈ N, (1 + x)n > 1 + nx.
Exercice 7
Démontrer que ∀n > 2, 4n + 3n 6 5n .
Exercice 8
n (n + 1) (2n + 1)
Montrer par récurrence que ∀n ∈ N∗ , 12 + 22 + 32 + · · · + n2 = .
6
Exercice 10
1. Soit (un ) une suite arithmétique telle que u7 = 4 et u13 = 17. Calculer
40
X
uk = u5 + u6 + u7 + u8 + · · · + u40 .
k=5
2. Soit (wn ) une suite géométrique telle que w7 = 512 et w12 = 16 384. Calculer
51
X
wk = w5 + w6 + w7 + w8 + · · · + w51 .
k=5
Exercice 11
Une suite géométrique u est strictement croissante et ses termes sont strictement négatifs.
1. Justifier que la raison r de la suite est telle que 0 < r < 1.
2. On suppose que u1 × u3 = 64 et que u1 + u2 + u3 = −28. Calculer u1 , u2 , u3 .
Exercice 12
Calculer les sommes suivantes :
3 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
1. S = 1 + 4 + 16 + · · · + 16 384
2. S = 1 − 31 + 19 + · · · + 6 561
1
3. S = 1 + 4 + 7 + · · · + 16384
Exercice 13
Au début de l’année, le cheveu d’une personne mesure 10 cm. Chaque mois, les cheveux de cette personne
poussent de 9 mm. On note `0 = 10.
Pour tout n > 1, on note `n la longueur des cheveux, exprimée en centimètre au bout du nième mois.
1. Calculer `1 , `2 et `3 .
2. Exprimer `n+1 en fonction de `n .
3. Quelle est la nature de la suite (`n ) : préciser ses éléments caractéristiques et en déduire l’expression
de `n en fonction de n.
4. Quelle sera la longueur des cheveux de cette personne au bout d’un an ?
Exercice 14
Soit (un ) une suite arithmétique de raison r = 5 et de premier terme u0 = 2.
X n
Déterminer n ∈ N tel que uk = 6 456.
k=3
Exercice 15
1 n+1 u
Soit (un ) la suite définie par u1 = et un+1 = u . On pose vn = n pour tout n ∈ N∗ .
3 3n n n
1. Montrer que la suite (vn ) est géométrique.
2. En déduire l’expression de un en fonction de n.
Exercice 16
On considère les suites (un ) et (vn ) définies par :
u =2
0
4un + 3 un − 3
un+1 = u + 2 et vn =
un + 1
n
1. Calculer u1 , v0 et v1
2. Montrer par récurrence que : ∀n ∈ N on a un > 0.
3. (a) Exprimer vn+1 en fonction de vn .
(b) En déduire la nature de la suite (vn ) puis exprimer vn en fonction de n.
4. À l’aide d’une relation liant un et vn , exprimer un en fonction de vn puis de n.
Exercice 17
Afin d’acquérir une boutique en centre ville, un investisseur doit contracter un prêt d’un montant de 100 000
e. Il contacte deux banques A et B, son objectif étant de trouver la solution la plus avantageuse.
Les calculs seront arrondis à l’euro près.
BANQUE A
La banque A lui propose de rembourser son prêt en 7 annuités. La première annuité sera de 15 000 e puis
les annuités augmenteront de 1 800 e chaque année. On note u0 le premier versement puis un le versement
à l’issue de l’année n.
1. Calculer le montant des deux versements suivants.
4 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
1. On suppose qu’un état réalise des grands travaux et investit pour cela un milliard d’euros : ∆I = Y0 =
1 000 exprimé en millions d’euros.
(a) Calculer les revenus supplémentaires Y1 et Y2 générés durant les deux années suivantes.
(b) À l’étape n + 1, exprimer le revenu supplémentaire Yn+1 en fonction de Yn .
En déduire la nature de la suite (Yn ), exprimer alors Yn en fonction de n.
(c) En déduire que la somme des revenus générés à l’étape n.
P
(d) Le nombre d’étapes n étant "grand", exprimer la somme de revenus supplémentaires, notée Y,
engendrée par un investissement ∆I.
1
k= est appelé multiplicateur kenéysien.
1−c P
(e) Dans le cas de la France où c = 0, 84, calculer Y.
2. Si on donne une prime de 100 millions d’euros à des chômeurs qui consomment 99% de leur revenu,
P
en France, calculer Y.
5 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
3. Paradoxe : Démontrer que, quelque soit la propension marginale à consommer, la somme de l’épargne
engendrée est toujours égale à l’investissement ∆I.
Exercice 25 Vrai-Faux
Soit (un ) une suite numérique réelle.
1) Si (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones alors (un ) est monotone Vrai Faux
2) Si (u2n ) et (u2n+1 ) sont décroissantes alors (un ) est décroissante Vrai Faux
4) Si (u2n ) et (u2n+1 ) sont bornées alors (un ) est bornée Vrai Faux
5) Si (u3n ) et (u3n+1 ) sont majorées alors (un ) est majorée Vrai Faux
6) Si (un ) est minorée par 2 alors (un2 ) est minorée par 4 Vrai Faux
Exercice 26
1. Déterminer la convergence de la suite de terme général
exp(n) + 2
vn = .
1 − 2 exp(n)
6 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Exercice 27
Soit a > 0. On définit la suite (un )n>0 par u0 un réel vérifiant u0 > 0 et par la relation
!
1 a
un+1 = u + .
2 n un
√
On se propose de montrer que (un ) tend vers a.
1. Montrer que
(un 2 − a)2
un+1 2 − a = .
4un 2
√
2. Montrer que si n > 1 alors un > a.
un+1
3. Montrer que la suite (un )n>1 est décroissante (Indication : calculer un ).
√
4. En déduire que la suite (un ) converge vers a.
Exercice 29
Soit (un ) une suite telle que (u2n ), (u2n+1 ) et (u3n ) convergent.
On cherche à démontrer que (un ) converge.
1. Peut-on appliquer le résultat de cours : Si (u2n ), (u2n+1 ) convergent vers une même limite ` alors (un )
converge vers ` ?
2. Démontrer que (u2n ), (u3n ) ont la même limite.
3. Démontrer que (u2n+1 ), (u3n ) ont la même limite.
4. Conclure.
Exercice 30
Calculer la limite des suites dont le terme général est le suivant :
√ 1 √
1) un = n − √ 4) un = n2 + 3n − 1 − n
n
2n − 3n
2) un = n3 − n2 5) un =
2n + 3n
n2 − 2n (n + 1)2 − n2
3) un = 6) un = √
3+n n2 + 1 − n
7 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Exercice 31
12 + 22 + . . . + n2
On considère la suite (un ) définie par : un = , ∀n > 1.
13 + 23 + . . . + n3
n (n + 1) (2n + 1)
On rappelle que 12 + 22 + 32 + · · · + n2 = (cf. exercice en début de chapitre).
6
!2
n (n + 1)
1. Démontrer que 13 + 23 + 33 + . . . + n3 = , ∀n > 1.
2
2. Déterminer la limite de la suite (un ).
Exercice 32
1 + (−1)n n
On considère la suite (un ) définie par : un = .
n
Montrer, en utilisant des suites extraites de (un ), que la suite est divergente.
Exercice 33
(n + (−1)n )2
On considère la suite (un ) définie par : un = .
n2 + 1
Montrer, en utilisant des suites extraites que la suite (un ) est convergente.
Exercice 34
n 1
P
On considère la suite (Sn ) définie, ∀n > 1, par : Sn = .
k=1 k
P
1. Exprimer S2n − Sn à l’aide d’un seul symbole .
1 1
2. Vérifier que ∀k ∈ {n + 1, . . . , 2n}, > .
k 2n
1
En déduire que ∀n ∈ N∗ , S2n − Sn > .
2
3. En utilisant un raisonnement par l’absurde, montrer que la suite (Sn ) diverge.
Exercice 37
n
X 1
Pour tout n ∈ N∗ , on pose un = .
k
k=1
8 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Exercice 39
1
On considère la suite (un ) définie par u0 = 6 et ∀n ∈ N, un+1 = un + 2.
3
1. Montrer par récurrence sur n que (un ) est minorée par 3.
2. Montrer que (un ) est décroissante.
3. Justifier que (un ) converge et préciser sa limite.
Exercice 42
n (−1)k
P
Soit (un ) la suite définie par : ∀n ∈ N, un = .
k=0 k + 1
9 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Remarque 2. En poussant les calculs jusque n = 200, on trouve 0, 690 6 ln(2) 6 0, 696...
Exercice 43
√ u + vn
Soient a et b deux réels tels que 0 < a 6 b. On pose u0 = a, v0 = b et ∀n ∈ N, un+1 = un vn , vn+1 = n .
2
1. Montrer que ∀n ∈ N 0 < un 6 vn .
2. Montrer que (un ) est croissante, (vn ) décroissante et qu’elles convergent vers la même limite.
3. Montrer que ∀n ∈ N
1
0 6 vn+1 − un+1 6 (v − un )2 .
8a n
1
4. On suppose désormais que a = 1 et b = 2. Établir alors que ∀n ∈ N, 0 6 vn − un 6 n .
82 −1
5. En déduire une valeur approchée de la limite commune à 10−10 près.
Exercice 45 (
u0 = 1
On considère la suite (un ) définie par :
un+1 = 2un − 5
1. Calculer u1 , u2 et , u3
2. Résoudre l’équation 2x − 5 = x. (On notera ` la solution)
3. On pose vn = un − `, ∀n ∈ N.
(a) Exprimer vn+1 en fonction de vn .
(b) En déduire la nature de la suite (vn ) et ses éléments caractéristiques.
(c) Exprimer vn et Sn = v0 + v1 + . . . + vn en fonction de n.
4. On pose Tn = u0 + u1 + . . . + un . Exprimer un et Tn en fonction de n.
Exercice 46
On place 2 000 e, avec intérêts annuels composés (c’est-à-dire qu’à la fin de chaque année, les intérêts sont
incorporés au capital), à un taux de 4%, et on ajoute au capital 1 000 e au début de chaque année suivante.
On note un la somme dont on dispose au début de la n-ème année, en convenant que u1 = 2000.
10 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
1. Calculer un pour n = 1, 2, 3.
2. Calculer un+1 en fonction de un . Quelle est la nature de la suite (un ) ?
3. Déterminer l’expression de un en fonction de n.
4. Après combien d’années dispose-t-on d’au moins 29 000 e ?
Exercice 47 (
u0 = 1,
On considère la suite (un ) définie par : √
un+1 = e2 un ∀n ∈ N
On pose vn = ln(un ) ∀n ∈ N.
1. Démontrer que (vn ) est une suite arithmético-géométrique.
2. Déterminer l’expression de vn en fonction de n.
3. En déduire l’expression de un en fonction de n puis la limite de (un ) quand n → +∞.
Exercice 48 (
u0 = 0, u1 = 1
On considère la suite (un ) définie par :
un+2 = 3un+1 − 2un ∀n ∈ N
1. On pose wn = un+1 − 2un ∀n ∈ N.
Exprimer wn+1 en fonction de wn puis un+1 en fonction de un . Quelle est la nature de la suite (un ) ?
2. Déterminer l’expression de un en fonction de n.
3. En déduire la limite de (un ) quand n → +∞.
Exercice 50
Dans chacun des cas suivants, exprimer un en fonction de n :
1 1
1. u0 = −1, u1 = − et un+2 = (un+1 + un ), ∀n ∈ N.
6 6
1 1
2. u0 = −1, u1 = et un+2 = un+1 − un , ∀n ∈ N.
2 4
3. u0 = 1, u1 = 1 et un+2 = un+1 + un , ∀n ∈ N.
11 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
5. u0 = 1, u1 = 3 et un+2 = −2un+1 − un , ∀n ∈ N.
6. u0 = 2, u1 = 1 et un+2 = −un , ∀n ∈ N.
Indication : Poser vn = u2n et wn = u2n+1 et étudier ces suites.
Exercice 51
Soient
( (un ) et (vn ) deux suites vérifiant :
un+1 = 1, 5un − vn
, u0 = 2 et v0 = 1
vn+1 = −0, 5un + vn
1. Calculer u1 et v1 .
2. Exprimer un+2 en fonction de un+1 et un .
3. Déduire des questions précèdentes l’expression de un puis celle de vn , en fonction de n.
4. Étudier la convergence de (un ) et (vn ).
Exercice 52
Reprendre l’exercice précédent avec (un ) et (vn ) deux suites vérifiant :
(
un+1 = −2un + vn
, u0 = 1 et v0 = 4
vn+1 = 2un − 3vn
Exercice 53
Dans une zone de marais, on s’intéresse à la population de libellules. On note P0 la population initiale et Pn
la population au bout de n années.
Des études ont permis de modéliser l’évolution de Pn de la manière suivante :
1
Pn+2 − Pn+1 = (Pn+1 − Pn ) (1)
2
On suppose que P0 = 40 000 et P1 = 60 000.
On définit l’accroissement de population pendant la ni ème année par la différrence Pn − Pn−1 .
1. Calculer l’accroissement de population pendant la première année, la deuxième année et la troisième
année. En déduire P2 et P3 .
2. Grâce à l’égalité (6), déterminer la nature de la suite (Pn ).
3. Déterminer l’expression de Pn en fonction de n.
4. Justifier que (Pn ) converge et préciser sa limite.
1. Démontrer que : pour tout n > 2, In = ak(Rn−1 − Rn−2 ) et Rn = a(k + 1)Rn−1 − akRn−2 + b.
2. Par la suite, on suppose que a = 1, b = 0 et k , 1.
12 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Exercice 55
On considère la suite (un ) définie par :
∀n ∈ N, un+1 = 3un + 4n
(
u0 = 0
un
1. Quelle est la nature (arithmétique, géométrique, ...)de la suite (vn ) définie pour tout n par vn = 4n ?
2. Donner une expression du terme général de un en fonction de n.
3. En déduire lim un .
n→+∞
1. (a) Tracer la courbe représentative de f sur [−2, +∞[ et représenter les premiers termes de la suite.
(b) Quelles conjectures peut-on faire ?
2. Montrer que l’intervalle [0, 2] est stable par f . En déduire que la suite (un ) est bornée.
3. Étudier la monotonie de la suite (un ).
4. Démontrer que (un ) converge et calculer sa limite.
Exercice 57
2x + 2
Soit f la fonction définie sur l’intervalle [0; 1] par f (x) = .
x+3
On considère la suite (un ) définie par : u0 = 0 et ∀n ∈ N, un+1 = f (un ).
1. Montrer que l’intervalle [0; 1] est stable par f . En déduire que (un ) est bornée.
2. Montrer que la suite (un ) est croissante.
3. Démontrer que (un ) converge et calculer sa limite.
Exercice 58
2
On considère la suite (un ) définie par u0 = 1 et un+1 = un2 + , ∀n ∈ N.
un
2
1. Étudier la fonction f définie sur I = [1, +∞[ par f (x) = x2 + et que justifier I est stable par f .
x
2. Démontrer que la suite (un ) est croissante.
3. (a) Vérifier que : ∀x ∈ R, x3 − x2 + 2 = (x + 1)(x2 − 2x + 2).
(b) En déduire que f n’a pas de point d’équilibre dans I.
4. Que peut-on en déduire pour la suite (un ) ?
Exercice 59
1
On considère la suite (un ) définie par u0 ∈ R et un+1 = un (un2 − 3un + 4), ∀n ∈ N.
2
1
1. Soit f la fonction définie sur R par f (x) = x(x2 − 3x + 4)
2
13 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Exercice 60
1
On considère la suite (un ) définie par u0 = et un+1 = (1 − un )2 , ∀n ∈ N.
2
1. Étudier la fonction f définie par f (x) = (1 − x)2 et justifier que I = [0, 1] est stable par f .
1
2. Démontrer que la suite (u2n ) est croissante et converge vers ` avec 6 ` 6 1.
2
1
3. Démontrer que la suite (u2n+1 ) est décroissante et converge vers ` 0 avec 0 6 ` 0 6 .
4
4. 3 2 2
(a) Vérifier que : ∀x ∈ R, x − 4x + 4x − 1 = (x − 1)(x − 3x + 1).
(b) Déterminer les points d’équilibre de g = f ◦ f .
(c) En déduire que ` = 1 et que ` 0 = 0
5. Que peut-on en déduire pour la suite (un ) ?
Exercice 61
On considère la suite (un ) définie par u0 > 1 et un+1 = un2 − 2un + 2, ∀n ∈ N.
1. Soit f la fonction définie sur R par f (x) = x2 − 2x + 2.
(a) Étudier les variations de f sur R.
(b) Vérifier que l’intervalle I = [1, +∞[ est stable par f
(c) Étudier le signe de f (x) − x sur R, préciser les points fixes de f .
2. Étudier le comportement de (un ) dans chacun des cas suivants :
(a) u0 ∈]1, 2[,
(b) u0 > 2.
3. Que se passe-t-il si u0 < 1 ?
Exercice 62
On appelle suite de Fibonacci la suite (Fn ) définie par Fn+2 = Fn+1 + Fn , F0 = 1 et F1 = 1.
14 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
(e) Étudier la monotonie de (u2n+1 ) et justifier que cette suite converge vers ` 0 ∈ [1, 2].
3. En étudiant les points fixes de f ◦ f , démontrer que ` = ` 0 .
4. Que peut-on en conclure pour la suite (un ) ?
Exercice 63
On considère la suite (un ), définie par :
un + 8
u0 = 0 et un+1 = , ∀n ∈ N
2un + 1
x+8
1. Soit f la fonction définie sur [0, +∞[ par f (x) = .
2x + 1
(a) Étudier la fonction f sur [0, +∞[ (limites, variations).
(b) Justifier que l’intervalle I = [0, 8] est stable par f .
17x + 16
(c) Démontrer que : ∀x > 0, f ◦ f (x) = .
4x + 17
(d) Déterminer les points fixes de f ◦ f dans I
2. (a) Étudier la monotonie de la suite (u2n ).
(b) Démontrer que la suite (u2n ) converge et préciser sa limite.
3. (a) Étudier la monotonie de (u2n+1 ).
(b) Démontrer que (u2n+1 ) converge et préciser sa limite.
4. Que peut-on en déduire pour la suite (un ) ?
Exercice 64
3
On définit la suite (un ) par : u0 = 0 et un+1 = , ∀n ∈ N
un + 2
3
1. Soit f la fonction définie sur I = [0, 2] par f (x) = .
2+x
(a) Étudier la fonction f sur I.
(b) Justifier que l’intervalle I est stable par f .
(c) Étudier les points fixes de f dans I.
2. Dans un repère d’unité graphique 10 cm, représenter la courbe de f et les premiers termes de la suite
(un ).
3. On pose g = f ◦ f . Étudier les points fixes de g dans I.
4. En étudiant les suites extraites (u2n ) et (u2n+1 ), démontrer que (un ) converge.
Exercice 65
1
On définit la suite (un ) par : u0 > 0 et un+1 = (un2 + 8), ∀n ∈ N
6
15 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
kn
∀n ∈ N, |un − `| 6 |u − u1 |
1−k 0
16 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
!n−1
1
(a) Utiliser cette majoration pour démontrer que : ∀n ∈ N, |un − `| 6 √ .
3
(b) Comment doit-on choisir n pour que l’erreur commise en remplaçant ` par un soit inférieure à
10−2 ?
(c) Pourquoi utiliser cette majoration plutôt que celle obtenue à la question 2.
Exercice 12
4 + 3x
1. Soit f la fonction définie sur I = [0, +∞[ par f (x) = .
3 + 2x
1
(a) Démontrer que f est contractante sur I (avec k = ).
9
(b) En déduire que f admet un unique point d’équilibre ` dans I. Calculer `.
2. On considère la suite (un ) définie par u0 = 0 et un+1 = f (un ), ∀n ∈ N
(a) Justifier que la suite (un ) converge vers `.
(b) En utilisant la majoration donnée dans l’exercice précédent, déterminer n pour que un soit une
valeur approchée de ` à 10−6 près.
Exercice 13
1
1. Démontrer que l’équation x − √ = 1 admet une unique solution α et que α ∈ [1, +∞[.
x
1
2. On considère la suite (un ) définie par u0 = 1 et un+1 = 1 + √ , ∀n ∈ N
un
1
(a) Étudier la fonction f définie par f (x) = 1 + √ et justifier que I = [1, +∞[ est stable par f .
x
1
(b) Démontrer que f est contractante sur I (avec k = ). Que peut-on en déduire ?
2
3. (a) Justifier que α est l’unique point d’équilibre de f .
(b) Comment choisir n pour que un soit une valeur approchée de α à 10−3 près ?
Exercice 14
Soit l’équation
x = 1 + e−x . (E)
1. En étudiant la fonction x 7→ 1 + e−x − x, démontrer que l’équation (6) admet une unique solution α sur
R et que α ∈ [1, 2].
2. On considère la suite (un ) définie par u0 = 1 et un+1 = 1 + e−un , ∀n ∈ N
(a) Étudier la fonction f : x 7→ 1 + e−x et justifier que I = [1, 2] est stable par f .
1
(b) Démontrer que ∀n ∈ N, |un+1 − α| 6 |un − α|.
e
3. (a) En déduire que (un ) converge.
(b) Comment choisir n pour que un soit une valeur approchée de α à 10−3 près ?
Exercice 15
3
On considère la suite (un ) définie par u0 = 2 et un+1 = , ∀n ∈ N
2 + un2
3
1. Étudier la fonction f définie par f (x) = et justifier que l’intervalle I = [0, +∞[ est stable par f .
2 + x2
17 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Exercice 16
On investit un capital C0 > 0.
Le placement a un taux de 5% par an et des frais de gestion de 50 e par an.
On note Cn le capital après n années (∀n ∈ N).
1. Exprimer Cn+1 en fonction de Cn .
2. Soit f la fonction définie sur R par f (x) = 1, 05x − 50.
(a) Démontrer que f admet un unique point d’équilibre et que cet équilibre est instable.
(b) Que peut-on en déduire ?
3. On pose Dn = Cn − 1000, ∀n ∈ N.
(a) Démontrer que la suite (Dn ) est géométrique.
(b) Exprimer Dn puis Cn en fonction de n.
4. Conclure
Exercice 17
un2
On considère la suite (un ) définie par u0 ∈ R et un+1 = − 2un + 3, ∀n ∈ N.
2
1. Déterminer les points d’équilibre et préciser leur nature.
2. Déterminer, le cas échéant, leur intervalle de stabilité.
Exercice 18
1
On considère la suite (un ) définie par u0 = et un+1 = 1 − un2 , ∀n ∈ N.
2
1. Étudier la fonction f définie par f (x) = 1 − x2 et justifier que I = [0, 1] est stable par f .
2. Démontrer que f admet un unique point d’équilibre ` ∈ I. Quelle est la nature de ce point d’équilibre ?
3. (a) Vérifier que : ∀x ∈ R, x3 − 2x + 1 = (x − 1)(x2 + x − 1).
(b) Déterminer les points d’équilibre de g = f ◦ f .
4. Démontrer que (u2n ) converge vers 0 et que (u2n+1 ) converge vers 1.
Justifier que cette convergence est rapide.
Exercice 19
un
On considère la suite (un ) définie par u0 = 1 et un+1 = 2
, ∀n ∈ N
un + 1
x
1. Étudier la fonction f définie par f (x) = et justifier que I = [0; 1] est stable par f .
x2 + 1
2. Démontrer que l’unique point d’équilibre de f dans I est 0. Calculer f 0 (0), peut-on conclure ?
3. Démontrer que la suite (un ) converge vers 0.
Exercice 20
1. On considère la suite (un ) définie par 0 < u0 6 1 et un+1 = f (un ), ∀n ∈ N avec f (x) = x + x3 .
(a) Étudier la fonction f et justifier que l’intervalle I = [0, +∞[ est stable par f .
(b) Démontrer que l’unique point d’équilibre de f dans I est 0.
Calculer f 0 (0), peut-on conclure ?
18 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Exercice 21
On considère la fonction f : R −→ R définie par
x3 2x 1
f (x) = + +
9 3 9
et on définit la suite (xn )n>0 en posant x0 = 0 et xn+1 = f (xn ) pour n ∈ N.
1. Montrer que l’équation x3 − 3x + 1 = 0 possède une solution unique α ∈]0, 1/2[.
2. Montrer que l’équation f (x) = x est équivalente à l’équation x3 − 3x + 1 = 0 et en déduire que α est
l’unique solution de l’équation f (x) = x dans l’intervalle [0, 1/2].
3. Montrer que la fonction f est croissante sur R+ et que f (R+ ) ⊂ R+ . En déduire que la suite (xn ) est
croissante.
4. Montrer que f (1/2) < 1/2 et en déduire que 0 6 xn < 1/2 pour tout n > 0.
5. Montrer que la suite (xn )n>0 converge vers α.
Exercice 22
un + 2
On définit la suite (un ) par : u0 = 1 et un+1 = , ∀n ∈ N∗
un + 1
x+2
1. Soit f la fonction définie sur I = [1, +∞[ par f (x) =
x+1
(a) Justifier que l’intervalle I est stable par f .
1
(b) Démontrer que f est -contractante sur I.
4
(c) Que peut-on en déduire ?
2. On note ` l’unique point fixe de f dans I. Calculer `.
1
3. Montrer que |un − `| 6 4n |u0 − `|. (On détaillera le raisonnement)
kn
4. On rappelle que si f est k-contractante sur I, on a |un − `| 6 |u − u1 |, ∀n ∈ N.
1−k 0
1
(a) Démontrer que |un − `| 6 , ∀n ∈ N.
6 · 4n−1
(b) Déterminer n pour que un soit une valeur approchée de ` à 10−4 près.
19 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
20 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Éléments de correction
Les éléments de correction n’ont pas pour objectif de donner un corrigé type. Parfois la rédaction est volontairement
lacunaire, c’est au lecteur de combler les manques pour parfaire sa compréhension des sujets abordés.
Correction 1
1. u0 = 1, u2 = 2.
2. Le 5ème terme de cette suite est u4 , il vaut 5.
3. Le terme qui précède u5 est u4 et vaut 5.
4. Le terme qui précède un est un−1 , le terme qui suit un est un+1
5.
n 2 4
un+1 u3 = 3 u5 = 8
un + 1 u2 + 1 = 2 + 1 = 3 u4 + 1 = 5 + 1 = 6
un−1 + 2 u1 + 2 = 3 u3 + 2 = 3 + 2 = 5
6.
un+2 = un+1 + un
Correction 2
1.
u0 u1 u2 u3 u4 u5
première suite −1 3 7 11 15 19
deuxième suite 0 1 3 7 15 31
troisième suite 1 3 5 7 9 11
quatrième suite 0 1 4 9 16 25
2.
première suite un = −1 + 4n un+1 = un + 4
deuxième suite un = 2n − 1 un+1 = 2un + 1
troisième suite un = 2n + 1 un+1 = un + 2
quatrième suite un = n2 un+1 = un + 2n + 1
Correction 3
1. Pn vraie, donc il existe un entier k tel que 10n − 1 = 9k.
21 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
2. On procède de même
Correction 4
1. On procède comme dans l’exercice précédent.
Correction 5
1. u0 = 1/2, u1 = 1/2, u2 = 3/2 et u3 = 7/2
2. Posons
n2 − n + 1
Pn : un = (2)
2
P0 est vraie. Supposons Pn vraie.
n2 − n + 1
un+1 = un + n = + n d’après (2
2)
2
n2 + n + 1 (n + 1)2 − n (n + 1)2 − (n + 1) + 1
un+1 = = =
2 2 2
Donc si Pn est vraie alors Pn+1 l’est également. La proposition est donc vraie quelque soit l’entier n
d’après le principe de récurrence.
Correction 6 Posons :
Pn : (1 + x)n > 1 + nx (3)
• P0 est vraie car 1 + x > 0 et (1 + x)0 = 1 > 1 + 0 × x
• Supposons Pn vraie.
(1 + x)n+1 = (1 + x)(1 + x)n > (1 + x)(1 + nx) en utilisant le fait que 1 + x > 0 et (3
3)
(1 + x) n+1
> 1 + (n + 1)x + nx2 > 1 + (n + 1)x car nx2 > 0
Donc si Pn est vraie alors Pn+1 l’est également. La proposition est donc vraie quelque soit l’entier n
d’après le principe de récurrence.
Correction 7 Posons :
Pn : 4n + 3n 6 5n (4)
22 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Donc si Pn est vraie alors Pn+1 l’est également. La proposition est donc vraie quelque soit n > 2 d’après
le principe de récurrence.
Correction 8 Posons :
n (n + 1) (2n + 1)
Pn : 12 + 22 + 32 + · · · + n2 = (5)
6
1×2×3
• P1 est vraie car 12 =
6
• Supposons Pn vraie.
n+1 n
X n (n + 1) (2n + 1)
k2 k 2 + (n + 1)2 = + (n + 1)2
P
= d’après (5
5)
k=1 6
k=1
n+1
X n(2n + 1) + 6(n + 1) 2n2 + 7n + 6
k2 = (n + 1) × = (n + 1) ×
6 6
k=1
n+1
X (2n + 3)(n + 2) (n + 1) (n + 2) (2(n + 1) + 1)
k 2 = (n + 1) × =
6 6
k=1
Donc si Pn est vraie alors Pn+1 l’est également. La proposition est donc vraie quelque soit n > 1 d’après
le principe de récurrence.
Correction 9
1. u10 = −28 et u20 = −58.
2. u3 = 11 et u6 = 20.
3. u0 = 22 et u1 = 21.
4. u8 = 15 et S8 = 80.
Correction 10
P40 u5 +u40
1. La somme vaut : k=5 uk = 2 × (40 − 5 + 1), cherchons u5 et u40 .
u13 −u7
u13 = u7 + 6 × r ⇒ r = 6 = 6 = 13 17−4
6
Donc u5 = 4 − 2 13
6 = − 1
3 et u 40 = 17 + 27 × 13
6 = 75, 5.
P40 − 13 +75,5
Ainsi, k=5 uk = 2 × 46 = 10373 6 .
P51 1−q47
2. La somme vaut : k=5 wk = w5 × 1−q , cherchons w5 et la raison q.
q
w13 = w7 × q5 ⇒ q = 5 16384
512 = 2 et w5 = 128.
P51 47
Ainsi, k=5 wk = 128 × 22−1 −1
= 254 − 128 = 18 014 398 509 481 856.
23 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Correction 11 u1 = −16, u2 = −8 et u3 = −4
Correction 12
1. S = 1 + 4 + 16 + · · · + 16 384 = 21845
2. S = 1 − 31 + 19 + · · · + 6 561
1
= 4921
6561
3. S = 1 + 4 + 7 + · · · + 16384 = 44 747 435
Correction 13
1. `1 = 10, 9, `1 = 11, 8 et `3 = 12, 7.
2. `n+1 = `n + 0, 9
3. (`n ) est une suite arithmétique de premier terme `0 = 10 et de raison 0, 9. Donc `n = 10 + 0, 9n.
4. Au bout d’une année, la longueur des cheveux de cette personne est de 20,8 cm.
Correction 15
1.
n+1
un+1 un 1 1 1
vn+1 = = 3n = un = × nvn = vn
n+1 n+1 3n 3n 3
1
Donc (vn ) est géométrique de premier terme v1 = 3 et de raison 13 .
n−1 n
2. un = n × vn = n3 31 = n 13 .
Correction 16
1. u1 = 11/4, v0 = −1/3 et v1 = −1/15
4u + 3
2. Si un > 0 alors n > 0 donc la propriété est héréditaire ; comme u0 > 0 quelque soit n un > 0.
un + 2
3. (a)
4un + 3
−3
un+1 − 3 u +2 u −3 1 u −3 1
vn+1 = = n = n = × n = v
un+1 + 1 4un + 3 5un + 5 5 un + 1 5 n
+1
un + 2
Donc (vn ) est une suite géométrique de premier terme v0 = −1/3 et de raison 1/5.
1 1 n
vn = −
3 5
24 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
(b)
1 1 n
vn + 3 − 3 5 + 3
un = = n
1 − vn 1 + 13 15
Correction 17
1. u1 = 16 800 et u2 = 18 600
2. un+1 = 1 800 + un . (un ) est une suite arithmétique de premier terme 15 000 et de raison 1 800.
3. u6 = 15 000 + 6 × 1800 = 25 800
4. Il remboursera 7 × 15 000+25
2
800
= 142 800 €
1. v1 = 20 400 et v2 = 20 808
2. vn+1 = 1, 02vn . (vn ) est une suite géométrique de premier terme 20 000 et de raison 1,02.
3. v6 = 20 000 × 1, 066 ' 28370
7
4. Il remboursera 20 000 1−1,02
1−1,02 ' 148686 €.
La première offre est plus intéressante.
1 − 2n
2× = 16 777 214.
1−2
n vaut 23.
Correction 19 Comme x , −1
Correction 20
1. (a) Y1 = cY0 = 1 000c et Y2 = 1 000c2
(b) (Yn ) est une suite géométrique de premier terme 1 000 et de raison c. Yn = 1 000cn
n
X 1 − cn+1
(c) Yk = 1 000 .
1−c
k=0
X 1
(d) Pour n grand Y = 1 000 car lim cn+1 = 0 (0 < c < 1)
X 1 − c n→+∞
25 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Correction 21
(n + 1)2 n2 1 1 1
1. un+1 − un = − n = 2n+1 ((n + 1)2 − 2n2 ) = 2n+1 (−n2 + 2n + 1) = 2n+1 (−(n − 1)2 + 2) Or pour n > 4,
2n+1 2
−(n − 1)2 + 2 < 0. Donc (un ) est décroissante.
n + 2 n + 1 (n+2)(n−1)−n(n+1) −2
2. un+1 − un = − = n(n−1)
= n(n−1) < 0. Donc (un ) est décroissante.
n n−1
(n + 1)! n!
3. un+1 − un = n+1 − n = 3n! n+1 (n + 1 − 3) > 0 dès que n > 2. Donc (un ) est croissante.
3 3
4. un+1 − un = (n + 1)2 − (n + 1) + 1 − (n2 − n + 1) = 2n > 0. Donc (un ) est croissante.
Correction 22
u1 + · · · + un+1 u1 + · · · + un
vn+1 − vn = −
n+1 n
n(u1 + · · · + un+1 ) − (n + 1)(u1 + · · · + un )
vn+1 − vn =
n(n + 1)
nun+1 − (u1 + · · · + un )
vn+1 − vn =
n(n + 1)
un+1 − u1 + un+1 − u2 + · · · + un+1 − un
vn+1 − vn =
n(n + 1)
n2 − 1 < n2
√
n2 − 1 < n
√
n2 − 1 − n < 0
un < 0
26 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
(b) Minoration
16n
−2n 6 −2
n − 2n + 1 6 n2 − 1
2
(n − 1)2 6 n2 − 1
√
n − 1 6 n2 − 1
√
−1 6 n2 − 1 − n
−1 6 un
2.
1 6 vn 6 3
1 vn 3
+2 6 +2 6 +2
3 3 3
7
6 vn+1 6 3
3
1 6 vn+1 6 3
Correction 24
1.
0 6 un 6 1
2 6 2un + 2 6 4 et 3 6 un + 3 6 4
2 2un + 2 3
0< 6 6 < 1 car tous les termes sont positifs
4 un + 3 4
0 6 un+1 6 1
2.
2un + 2 2u + 2 − un2 − 3un −un2 − un + 2
un+1 − un = − un = n =
un + 3 un + 3 un + 3
Le dénominateur est positif car un > 0 donc le signe de un+1 −un ne dépend que du signe du numérateur.
Considérons la fonction polynômiale f : x 7−→ −x2 − x + 2 cette fonction du second degré admet deux
racines -2 et 1, donc sur [0; 1] f (x) > 0. (f (x) 6 0 «à l’extérieur des racines»). On peut en déduire que
un+1 − un > 0 et par suite que la suite (un ) est croissante.
Correction 25
1) Si (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones alors (un ) est monotone Faux
6) Si (un ) est minorée par 2 alors (un2 ) est minorée par 4 Faux
27 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Correction 26
1.
exp(n) + 2 en (1 + 2e−n ) 1 + 2e−n 1
vn = = n −n = −n →−
1 − 2 exp(n) e (e − 2) e −2 2
2. w0 = 0 ∈ [0; 2], supposons que 0 6 wn 6 2.
wn − 4 wn − 3 + 1 1
wn+1 = = = 1+
wn − 3 wn − 3 wn − 3
0 6 wn 6 2
−3 6 wn − 3 6 −1
1 1 1
6 6
−1 wn − 3 −3
1 2
0 6 1+ 6 62
wn − 3 3
Correction 27
1.
!2
2 1 un2 + a
un+1 −a = −a
4 un
1
= 2 (un4 − 2aun2 + a2 )
4un
1 (un2 − a)2
=
4 un2
2
2. Il est clair que pour n >√0 on a un > 0. D’après l’égalité précédente pour n > 0, un+1 − a et comme un+1
est positif alors un+1 > a.
√
Soit n > 1. Calculons le quotient de un+1 par un : uun+1 = 12 1 + ua2 or ua2 6 1 car un > a. Donc uun+1 6 1
n n n n
et donc un+1 6 un . La suite (un )n>1 est donc décroissante.
√
3. La suite (un )n>1 est décroissante et minorée par a donc elle converge vers une limite ` > 0. D’après la
relation !
1 a
un+1 = u +
2 n un
quand n → +∞ alors un → ` et un+1 → `. À la limite nous obtenons la relation
1 a
`= `+ .
2 `
√ √
La seule solution positive est ` = a. Conclusion (un ) converge vers a.
28 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Correction 28
1.
0 6 vn 6 1
0 6 vn × un 6 un car un > 0
Comme un 6 1, ∀n > 0, un × vn 6 un 6 1.
2. D’après l’inégalité précédente et le théorème d’encadrement, lim un = 1. Les rôles de un et vn étant
n→+∞
symétrique, on montre de la même manière que lim un = 1.
n→+∞
Correction 29
1. Non, l’hypothèse «vers la même limite» n’est pas donné dans l’énoncé.
2. Soit l la limite de (u2n ) et l 0 la limite de (u3n ). u6n = u2×3n = u3×2n donc (u6n ) est une suite extraite de
(u2n ) et de (u3n ) donc (u6n ) converge vers une limite que l’on note l 00 . D’une part l 00 = l car (u6n ) est
une suite extraite de (u2n ) et de même on a l 00 = l 0 , donc l = l 0
3. Le produit de deux nombres impairs étant impair, la suite (u3(2n+1) ) est une suite extraite de (u2n+1 ) et
de (u3n ). En procédant de la même manière que précédemment, on montre que (u2n+1 ), (u3n ) ont la
même limite.
4. Des questions précédentes, on obtient que (u2n ), (u2n+1 ) ont la même limite, d’après le cours (un )
converge.
Correction 30
√ 1
1. un = n − √ , lim un = +∞
n
2. un = n3 − n2 = n3 (1 − 1/n), lim un = +∞
n2 − 2n n(1−2/n)
3. un = = 1+3/n , lim un = +∞
3+n
√ 1−1/(3n)
4. un = n2 + 3n − 1 − n = √ 2 3n−1 = 3√ . lim un = 3/2
n +3n−1+n 1+3/n−1/n2 +1
2n − 3n (2/3)n −1
5. un = = n , lim un = −1
2n + 3n 1+(2/3)
√
(n + 1)2 − n2 ((n+1)2 −n2 )( n2 +1+n)
6. un = √ = 1 , lim un = +∞
n2 + 1 − n
Énoncé de l’exercice n°30.
Correction 31
1. On peut procéder par récurrence, l’hérédité repose sur l’égalité :
!2 !2
n2 2 2
! ! !
n (n + 1) 3 2 2 n + 4n + 4 2 (n + 2) (n + 1) (n + 2)
+ (n + 1) = (n + 1) + (n + 1) = (n + 1) = (n + 1) =
2 4 4 4 2
29 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
2.
12 + 22 + . . . + n2
un =
13 + 23 + . . . + n3
n(n+1)(2n+1)
6
un = n(n+1) 2
2
4(2n + 1)
un =
6n(n + 1)
Donc lim un = 0.
Correction 32 Raisonnons par l’absurde, soit l la limite de la suite (un ). Donc les suites extraites u2n et u2n+1
convergent vers `.
1−(2n+1)
Or u2n = 1+2n
2n → 1 et u2n+1 = 2n+1 → −1.
Ce qui est absurde car ces suites sont extraites d’une suite qui tend vers ` (` = 1 = −1 ! !), donc la suite (un )
est divergente.
Correction 33 En utilisant le théorème qui donne la limite d’une fraction rationnelle en +∞ on obtient :
Correction 34
P2n 1
1. S2n − Sn = k=n+1 k
1 1
2. Si ∀k ∈ {n + 1, . . . , 2n} alors k 6 2n et k > 2n .
2n 2n
X 1 X 1 1 1
S2n − Sn = > = n× =
k 2n 2n 2
k=n+1 k=n+1
3. Supposons que (Sn ) converge vers `. La suite extraite (S2n ) converge également vers `. Par passage à la
limite l’inégalité précédente devient :
1
`−` > .
2
Ceci est absurde, donc Sn diverge.
1
La série de terme général k est appelée la série harmonique, elle est divergente.
30 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Correction 36
1.
16 k 6n
2
1+n 6 k + n2 6 n + n2
√ √ √
1 + n2 6 k + n2 6 n + n2 car la fonction racine est croissante
1 1 1
√ 6 √ 6√
n + n2 n2 + k 1 + n2
n n
P 1 n n
√ 6 √ 6√ 6 √ =1
n + n2 2
k=1 n + k 1+n 2 n2
r
n2 n
P 1
6 √ 61
n + n2 k=1 n2 + k
r
n
6 un 61
n+1
n
lim =1 r
n
2.
n +
√ 1 donc lim = 1. D’après le théorème d’encadrement, (un ) converge et lim un = 1.
lim X = 1
n+1
X→1
Correction 37
1. La courbe de la fonction logarithme est en dessous de sa tangente en 1, donc ∀u > 0, ln(1 + u) 6 u.
1 1
2. ln(x + 1) − ln(x) = ln( x+1
x ) = ln(1 + x ) 6 x
31 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
3.
n n
X 1 X
un = > ln(1 + k) − ln(k) = ln(1 + n) − ln(1) = ln(1 + n)
k
k=1 k=1
Correction 38
1. (a)
2un + 2 u −1
un+1 − 1 = −1 = n
un + 3 un + 3
(b) • u0 ∈ [0; 1]
• Si un ∈ [0; 1], alors un+1 > 0 (quotient de sommes de termes positifs). De plus, un − 1 est négatif
de même que un+1 − 1 d’après la question précédente, donc un+1 6 1. Donc un+1 ∈ [0; 1].
2.
2un + 2 −un2 − un + 2
un+1 − un = − un =
un + 3 un + 3
Comme un est positif, le signe de un+1 −un ne dépend que de celui de −un2 −un +2. Le signe de −un2 −un +2
est celui de la fonction polynomiale f : x 7−→ −x2 − x + 2 sur [0; 1].
x 0 1
Signe de
+ 0
−x2 − x + 2
Correction 39
1. • u0 6 3
• Supposons que un 6 3.
un 6 3
1
u 61
3 n
1
u +2 6 3
3 n
un+1 6 3
2.
1 −2 −2
un+1 − un = un + 2 − un = un + 2 = (u − 3) > 0
3 3 3 n
Donc la suite (un ) est croissante.
32 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
3. La suite (u) est croissante et majorée donc elle converge vers un nombre `. Par passage à la limite
1
l’égalité un+1 = un + 2 donne ` = 13 ` + 2, donc ` = 3.
3
Énoncé de l’exercice n°39.
Correction 40
1. On procède par récurrence sur n,
an + 2bn 2an + bn bn − an 1 b0 − a0 b0 − a0
bn+1 − an+1 = − = = × = n+1
3 3 3 3 3n 3
b0 − a0
2. • D’après la question précédente lim(bn − an ) = lim = 0 car 3 > 1 et lim 3n = +∞, donc
3n
lim an = lim bn .
b0 −a0
• an+1 −an = bn −a
3 = 3n+1 > 0 car a0 < b0 , donc (an ) est une suite croissante. bn+1 −bn =
n an −bn
3 = − b30n+1
−a0
<
0, donc la suite (bn ) est croissante.
Les suites (an ) et (bn ) sont donc adjacentes.
3. Les suites (an ) et (bn ) sont adjacentes elles convergent vers un nombre `.
3an + 3bn
un+1 = an+1 + bn+1 = = an + bn = un
3
La suite (un ) est constante et tend donc vers 2`, on obtient ainsi ` = (a0 + b0 )/2. Donc (an ) et (bn )
a + b0
convergent vers 0 .
2
Énoncé de l’exercice n°40.
Correction 41
1
1. • un+1 = un + (n+1) 2 , donc (un ) est croissante.
1 1 n+n(n+1)−(n+1)2
vn+1 − vn = (n+1)2
+ n+1 − n1 = n(n+1)2
= −1
n(n+1)2
< 0, donc (vn ) est décroissante.
1
• vn − un = donc lim vn − un = 0.
n,
En conclusion, les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes.
2.
n un vn
1 1 2
2 1,25 1,75
3 1,3611111111 1,6944444444
n un vn
4 1,4236111111 1,6736111111
1 1 2
5 1,4636111111 1,6636111111
2 5/4 7/4
10 1,5497677312 1,6497677312
3 49/36 61/36
25 1,6057234036 1,6457234036
4 205/144 241/144
50 1,6251327336 1,6451327336
100 1,6349839002 1,6449839002
150 1,638289573 1,6449562397
200 1,639946546 1,644946546
Correction 42
33 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
1. •
2n+1 2n
X (−1)k X (−1)k (−1)2n+1
u2n+1 − u2n = − = →0
k+1 k+1 2n + 2
k=0 k=0
•
(−1)2n+2 (−1)2n+3 1 1
u2(n+1)+1 − u2n+1 = u2n+3 − u2n+1 = + = − >0
2n + 3 2n + 4 2n + 3 2n + 4
La suite (u2n+1 ) est croissante.
(−1)2n+1 (−1)2n+2 1 1
u2(n+1) − u2n = u2n+2 − u2n = + =− + <0
2n + 2 2n + 3 2n + 2 2n + 3
La suite (u2n ) est décroissante.
Ainsi les suites (u2n ) et (u2n+1 ) sont adjacentes.
2.
n u2n u2n+1
0 1 0,5
1 0,833333 0,583333
n u2n u2n+1
2 0,783333 0,616667
0 1 1/2
3 0,759524 0,634524
1 5/6 7/12
4 0,745635 0,645635
2 47/60 37/60
5 0,736544 0,653211
3 319/420 533/840
6 0,730134 0,658705
4 1879/2520 1627/2520
7 0,725372 0,662872
8 0,721695 0,666140
9 0,718771 0,668771
Correction 43
1. Il s’agit d’un résultat classique : «la moyenne arithmétique est plus grande que la moyenne géomé-
trique».
En voici une preuve. La fonction logarithme est concave : la courbe se trouve au dessus de n’importe
laquelle de ses sous-pente.
34 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Donc
a+b ln(a) + ln(b) a+b √ a+b √
ln( )> ⇔ ln( ) > ln( ab) ⇔ > ab
2 2 2 2
Ainsi
un 6 vn
Par récurrence, on montre que 0 < un .
2. √ √
( un vn − un ) × ( un vn + un ) u v − un2 un
un+1 − un = √ = √n n =√ (v − un ) > 0
un vn + un un vn + un un vn + un n
un − vn
vn+1 − vn = <0
2
Donc les suites (un ) et (vn ) sont monotones et bornées (0 < u0 6 un 6 vn 6 v0 ), donc elles convergent.
x+y
Notons ` et ` 0 leurs limites. On a 0 < u0 6 ` 6 ` 0 6 v0 . La fonctions x 7−→ 2 étant continue, par passage
à la limite on obtient :
` + `0
`0 = ⇔ ` = `0
2
√ un +vn
3. Remarquons que a 6 un vn et a 6 2
2
n +vn
u
2 − un vn (un + vn )2 − 4un vn 1
vn+1 − un+1 = un +vn 6 = (vn − un )2
2 + un vn 8a 8a
4. Procédons par récurrence. Pour n = 0 v0 − u0 = b − a = 1, l’inégalité est vraie. Supposons l’inégalité
vraie au rang n.
D’après la première question 0 6 vn+1 − un+1 . D’après la question précédente :
1 1 1 2 1 1
vn+1 − un+1 6 (vn − un )2 6 2n −1 = n+1 = n+1
8 8 8 82 −2+1 82 −1
5. Remarquons tout d’abord que un 6 ` 6 vn ainsi :
1
|un − `| 6 |un − vn | 6 n
82 −1
1
n 6 10−10
82 −1
−(2n − 1) log(8) 6 −10
10
2n > +1
log(8)
10
ln( log(8) + 1)
n> ' 3, 59
ln(2)
Donc à partir de n = 4, |un − `| 6 10−10 .
un vn
0 1 2
1 1,4142135623731 1,5
2 1,45647531512197 1,45710678118655
3 1,45679101393956 1,45679104815426
4 1,45679103104691 1,45679103104691
35 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
` ' 1, 45679103104691.
Correction 44
1.
2. hn+1 = hn × 0, 9995 + 400
3. On résout l’équation l = 0, 9995l + 400, l = 800000. Posons, vn = un − 800000, vn est une suite géo-
métrique de premier terme -700000 et de raison 0,9995. Donc vn = −700000 × 0, 9995n et un =
800000 − 700000 × 0, 9995n
4. lim un = 800000.
Correction 45
1. u1 = −3, u2 = −11 et u3 = −27.
2.
2x − 5 = x ⇔ x = 5
3. (a)
Correction 46
1. u1 = 2000 × 1, 04 + 1000 = 3080, u2 = 3080 × 1, 04 + 1000 = 4203, 2, u3 ' 5371, 33
2. un+1 = 1, 04un + 1000, (u) est une suite arithmético-géométrique.
3. un = 27000 × (26/25)n − 25000.
4.
Correction 47
1. vn+1 = ln(un+1 ) = 2 + 12 ln(un ) = 2 + 21 vn
36 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
2. vn = −4(1/2)n + 4
3.
un = exp(vn ) = exp(−4(1/2)n + 4)
et lim un = e4 .
Correction 48
1.
Donc la suite (wn ) est constante. Quelque soit n, wn = w0 = 1. Ainsi un+1 = 2un + 1.
2. (un ) est une suite arithmético-géométrique :
un = 2n − 1
Correction 49
1.
Yn = −2 200(1/2)n + 3 200
Correction 50
−1 n n
1. un = 5 (2(−1/3) + 3(1/2) )
2. un = 0, 5n (2n − 1)
√ √ n √ √ n
5+5 5+1 − 5+5 − 5+1
3. un = 10 2 + 10 2
2+(−2)n
4. un = 3
5. un = (1 − 4n) × (−1)n
37 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
(b) Seconde méthode u2 = −2, u3 = −1, u4 = 2, u5 = 1 etc. Montrons par récurrence que :
n
2 × (−1) 2 si n est pair
un =
(−1) n−1
2 si n est impair
L’hypothèse est vraie au rang 0 et au rang 1. Supposons que l’hypothèse soit vraie jusqu’au rang n
(récurrence forte).
Si n + 1 est pair alors, n est impair et n − 1 est pair.
n−1 n+1
un+1 = −un−1 = −2 × (−1) 2 = 2 × (−1) 2 .
Si n + 1 est impair alors, n est pair et n − 1 est impair.
n−2 n
un+1 = −un−1 = −(−1) 2 = (−1) 2 .
Donc si l’hypothèse est vraie au rang n, elle l’est au rang n + 1 étant vraie au rang 0 et 1, elle l’est
quelque soit n.
Correction 51
(
un+1 = 1, 5un − vn
vn+1 = −0, 5un + vn
u0 = 2 et v0 = 1.
1. u1 = 1, 5 × 2 − 1 = 2 et v1 = −0, 5 × 2 + 1 = 0
2.
3. La suite (un ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2, son équation caractéristique est r 2 −2, 5r +1 = 0.
∆ = 6, 25 − 4 = 2, 25 = 1, 52 . r1 = 2 et r2 = 21 . un = A2n + B0, 5n . D’après les conditions initiales on a :
2
A = 3
(
A+B = 2
⇔
2A + 0, 5B = 2 4
B =
3
38 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
3 2 4 2 4 4 1
vn = ( 2n + 0, 5n ) − ( 2n+1 + 0, 5n+1 ) = 0, 5n − 2n
2 3 3 3 3 3 3
En résumé :
2 n 4
n
un = 3 2 + 3 0, 5
4 1
vn = 0, 5n − 2n
3 3
n n
4. lim 2 = +∞ et lim 0, 5 = 0 donc lim un = +∞ et lim vn = −∞.
Énoncé de l’exercice n°51.
Correction 52 On obtient :
un = 2(−1)n − (−4)n
(
vn = 2(−1)n + 2(−4)n
En étudiant les limites de (u2n ) et (u2n+1 ), on montre que (un ) n’a pas de limite ((vn ) non plus).
Énoncé de l’exercice n°52.
Correction 53
1. P1 − P0 = 20 000, P2 − P1 = 10 000 et P3 − P2 = 5 000. On en déduit P2 = 70 000 et P3 = 75 000.
2.
3 1
Pn+2 = Pn+1 − Pn
2 2
Donc (Pn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2.
3. L’équation caractéristique est r 2 − 1, 5r + 0, 5 = 0, on obtient : Pn = 80 000 − 402000
n
n
4. Comme 2 > 1, lim 2 = +∞ et lim Pn = 80 000.
Énoncé de l’exercice n°53.
Correction 54
1. Soit n > 2.
In = k(Cn − Cn−1 ) = k(aRn−1 + b − (aRn−2 + b)) = ak(Rn−1 − Rn−2 )
39 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Correction 55
1.
3un + 4n
vn+1 = = 3vn + 1
4n
Donc (vn ) est une suite arithmético-géométrique.
Correction 56
u3
u2
u1
~
O ~ı
u0 u1 u2u3
1.
Il
√ semblerait que la suite soit convergente. Et que sa limite soit égale à 2, une solution de l’équation
x + 2 = x.
2.
06 x 62
26
x+2 6 4
√ √ √
06 26 x + 2 6 2 car la fonction x 7−→ x est croissante.
06 f (x) 62
Donc l’intervalle [0, 2] est stable par f . L’intervalle [0; 2] étant borné, la suite (un ) est bornée.
3.
√ √
2 + un − 2 + un−1 √ √
un+1 − un =√ √ × ( 2 + un + 2 + un−1 )
2 + un + 2 + un−1
(2 + un ) − (2 + un−1 ) un − un−1
un+1 − un =√ √ =√ √
2 + un + 2 + un−1 2 + un + 2 + un−1
40 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Hn : {un+1 − un > 0}
√
H0 est vraie car u1 − u0 = 2 > 0.
Supposons que Hn soit vraie. Comme un+1 −un et un −un−1 ont le même signe, Hn+1 est vraie également.
La propriété est vraie au rang 0, elle est héréditaire ; donc d’après le principe de récurrence la
proposition Hn est vraie pour tout entier naturel n. En conséquence la suite (un ) est croissante.
4. La suite est croissante et bornée, d’après le théorème de convergence√monotone elle est convergente.
Soit ` ∈ [0; 2] sa limite. En utilisant la continuité de la fonction x 7−→ x + 2 sur [0; 2], on obtient :
√
` = 2+`
`2 − ` − 2 = 0
(` − 2)(` + 1) = 0
Correction 57
4
1. Dressons le tableau de variation de f (f 0 (x) = (x+3)2
).
x 0 1
Signe de
+
f 0 (x)
1
Variations de
f
2
3
Donc l’intervalle [0; 1] est stable par f . Et la suite (un ) est bornée car [0; 1] est bornée.
2
2. La fonction f est croissante et u1 = 3 > u0 , donc la suite est croissante.
3. La suite est croissante et bornée, d’après le théorème de convergence monotone elle est convergente.
Soit ` ∈ [0; 1] sa limite. En utilisant la continuité de la fonction f sur [0; 1], on obtient :
2` + 2
`=
`+3
`2 + ` − 2 = 0
(` + 2)(` − 1) = 0
Correction 58
2(x3 −1)
1. f 0 (x) = 2x − x22 = x2
41 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
x 1 +∞
Signe de
0 +
f 0 (x)
+∞
Variations de
f
3
f (a) = a
2
a2 + = a
a
a3 − 2a + 2
= 0 ⇔ (a + 1)(a2 − 2a + 2) = 0 car a , 0
a
a = −1 exclu car a > 1
ou a2 − 2a + 2 = 0
Or le discriminant de ce polynôme du second degré est négatif, donc l’équation f (a) = a, n’a pas
de solution sur [1; +∞[ : f n’a pas de point d’équilibre dans I.
4. La suite (un ) est croissante, supposons qu’elle converge vers une limite `. Dans ce cas ` ∈ I et f admet
un point d’équilibre sur I, d’après la question précédente c’est exclu, donc (un ) diverge.
(un ) est croissante et divergente donc lim un = +∞.
u3
u2
u1 ~
O ~ı
u3
Correction 59
1. (a) f 0 (x) = 12 (3x2 − 6x + 4). On montre facilement que f 0 (x) > 0 sur R donc f est strictement croissante
sur R.
42 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
x −∞ 0 1 2 +∞
Signe de − 0 + + +
x
Signe de − − + +
0
x−1
Signe de − − − +
0
x−2
Signe de
− 0 + 0 − 0 +
δ(x)
L’intervalle ] − ∞; 0[ est stable par f , sur cet intervalle δ(x) < 0, donc u1 < u0 , la suite (un ) est
décroissante. Comme il n’y a pas de point d’équilibre sur cet intervalle, la suite (un ) diverge vers
−∞.
(b) u0 ∈]0, 1[,
x 0 1
Signe de
+
f 0 (x)
1
Variations de
f
0
L’intervalle [0; 1] est stable par f , sur cet intervalle δ(x) > 0, donc u0 < u1 , la suite (un ) est
croissante. Elle est majorée par 1, donc elle converge vers un réel ` > u0 > 0. Comme 1 est
l’unique point d’équilibre strictement positif de cet intervalle, lim un = 1.
43 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
x 1 2
Signe de
+
f 0 (x)
2
Variations de
f
1
L’intervalle [0; 1] est stable par f , sur cet intervalle δ(x) < 0, donc u0 > u1 , la suite (un ) est
décroissante. Elle est minorée par 1, donc elle converge vers un réel ` 6 u0 < 2. Comme 1 est
l’unique point d’équilibre strictement plus petit que 2 de cet intervalle, lim un = 1.
(d) u0 > 2.
x 2 +∞
Signe de
+
f 0 (x)
+∞
Variations de
f
2
L’intervalle [2; +∞] est stable par f , sur cet intervalle δ(x) > 0, donc u0 < u1 , la suite (un ) est
croissante. Si elle convergeait ce serait vers un réel plus grand que u0 > 2. Or il n’y a pas de point
d’équilibre strictement plus grand que 2, donc la suite diverge en croissant.
lim un = +∞
Correction 60
1. f 0 (x) = −2(1 − x). f 0 (x) < 0 sur [0; 1].
x 0 1
Signe de
−
f 0 (x)
1
Variations de
f
0
44 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
(1 − (1 − x)2 )2 = x
x4 − 4x3 + 4x2 = x
x(x3 − 4x2 + 4x − 1) = x(x − 1)(x2 − 3x + 1) = 0
√ √
5−3 5+3
L’ensemble des solutions est {− 2 ; 2 ; 1; 0}. Seules trois solutions appartiennent à l’intervalle
√
3− 5
[0; 1], donc f ◦ f admet trois points fixes sur [0; 1] : 0, 2 et 1.
√
3− 5
(c) 2 ' 0, 38 < [ 12 ; 1], donc l’unique point fixe de l’intervalle [ 12 ; 1] est 1. Ainsi, la suite (u2n )
√
3− 5
converge en croissant vers 1. De même, 2 < [0; 14 ] et la suite (u2n+1 ) converge en décroissant
vers 0.
5. (u2n ) et (u2n+1 ) sont deux suites extraites de (un ) qui ne converge pas vers la même limite donc (un )
diverge.
u4
u2
~
u1
u3
O ~ı
u3 u1 u0 u2 u4
Correction 61
1. (a) C’est une fonction polynômiale du second degré.
45 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
x −∞ 0 1 2 +∞
Signe de
− − 0 + +
f 0 (x)
+∞ +∞
Variations de
f 2 2
1
Correction 62
1. Facile
2. (a)
1 2 3
u0 = =1 u1 = =2 u2 = = 1, 5
1 1 2
(b)
Fn+2 Fn+1 + Fn 1
un+1 = = = 1+
Fn+1 Fn+1 un
(c) f 0 (x) = − x12
x 0 +∞
Signe de
−
f 0 (x)
+∞
Variations de
f
1
46 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
et
x 1 2
2
Variations de
f
3
2
f (f (x)) = x
1 1
1+ 1
= x ⇔ 1 + x+1 = x
1+ x x
√
2x + 1 2 1+ 5
= x ⇔ x −x−1 = 0 ⇔ x =
x+1 2
√
1− 5
(En effet 2 < [1; 2])
√
Donc l’unique point fixe de f ◦ f sur [1; 2] est φ = 1+2 5 .
Comme l’unique point fixe de f ◦ f sur [1; 2] est φ, la continuité de f ◦ f sur [1; 2] assure que
lim u2n+1 = ` 0 = φ.
Comme l’unique point fixe de f ◦ f sur [1; 2] est φ, la continuité de f ◦ f sur [1; 2] assure que
lim u2n = ` = φ.
3. Les suites extraites (u2n ) et (u2n+1 ) convergent vers la même limite φ, donc (un ) converge vers φ.
Correction 63
−15
1. (a) f 0 (x) = (2x+1)2
<0
x −∞ −1 +∞
2
1 +∞
2
Variations de
f
−∞ 1
2
x 0 8
8
Variations de
f
16
17
47 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
(c)
x+8
x+8 + 8 17x + 16
f (f (x)) = = 2x+1
x+8
=
2x + 1 2 2x+1 + 1 4x + 17
(d)
17x + 16
f (f (x)) = x ⇔ = x ⇔ 4x2 = 16 ⇔ x = 2
4x + 17
En effet −2 < [0; 8]. Donc 2 est l’unique point fixe de f ◦ f sur [0; 8].
2. (a) f est décroissante sur [0; 8] qui est un intervalle stable par f , donc (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones
de monotonies contraires. Comme u1 = 8 et u2 = 16 17 > u0 , la suite (u2n ) est croissante.
La suite (u2n ) est croissante et majorée par 8 (l’intervalle [0; 8] est stable par f ). Donc d’après le
théorème de convergence monotone la suite (u2n ) est convergente.
(b) De plus f ◦ f est continue sur [0; 8] donc (u2n ) converge vers l’unique point fixe de f ◦ f sur
l’intervalle [0; 8], c’est à dire 2.
3. (a) D’après la question 2 a) la suite (u2n+1 ) est décroissante.
(b) En reprenant les arguments de 2 b), on montre que la suite (u2n+1 ) est décroissante minorée et
converge vers l’unique point fixe de f ◦ f sur [0; 8], à savoir 2.
4. Les suites extraites (u2n ) et u2n+1 convergent vers la même limite 2, donc (un ) converge vers 2.
u1
u3
u5
u4
u2
~
O ~ı
u0 u2 u4 u5 u3 u1
Correction 64
48 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
1. (a)
x 0 2
3
2
Variations de
f
3
4
2.
3(x+2)
3. g(x) = 2x+7 ,
Sur [0; 2], g(x) = x ⇔ x = 1.
4. f étant décroissante sur l’intervalle stable [1; 2], (u2n ) et (u2n+1 ) sont de monotonies contraires, plus
précisément (u2n ) est croissante (u2 = 67 > 0 = u0 ) et (u2n+1 ) est décroissante. Ces deux suites sont
bornées, donc elles convergent (théorème de convergence monotone). Notons l et l 0 leurs limites
respectives. Les limites l et l 0 sont des points fixes de f ◦ f sur l’intervalle [0; 2]. Or f ◦ f ne possède
qu’un seul point fixe sur l’intervalle [0; 2], donc l = l 0 = 1.
Comme (u2n ) et (u2n+1 ) converge vers 1, (un ) converge vers 1.
Énoncé de l’exercice n°64.
Correction 65
1. (a) f est une fonction polynomiale du second degré. f est croissante sur [0; +∞[. Et l’intervalle
[0; +∞[ est stable par f .
(b) f (x) = x ⇔ x = 2 ou x = 4
f 0 (x) = 13 x, donc :
• |f 0 (2)| = 32 < 1, 2 est un point fixe attractif de f .
• |f 0 (4)| = 34 > 1, 4 est un point fixe répulsif de f .
(c)
u0 ∈ [0; 2[ u0 ∈]2; 4[ u0 ∈]4; +∞[
Signe de f (x) − x positif négatif positif
Sens de variation de (un ) croissante décroissante croissante
49 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
4
2. (a) f est croissante et f (0) = 3 et f (2) = 2, donc [0; 2] est stable par f .
(b) La suite est croissante et bornée donc elle converge vers l’unique point fixe de l’intervalle de
stabilité. Donc la suite (un ) converge vers 2.
3. On procède de même et on montre que (un ) converge en décroissant vers 2
4. On montre que (un ) diverge vers +∞.
Correction 11
1. f 0 (x) = √ 1
2x+1
x 1 +∞
Signe de
+
f 0 (x)
+∞
Variations de
f
3
f (x) = x
√ 2x + 1 = x2
(
2x + 1 = x ⇔ ⇔ 2x + 1 = x2 car x > 1
x>0
√ √
x = 1 + 2 car 1 − 2 < [1, +∞[
√ √
Donc ` = 1 + 2. La fonction f est croissante donc la suite (un ) est monotone, u1 = 3 > u0 la suite (un )
est croissante.
50 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
La fonction f est continue et dérivable sur I et sur cet intervalle |f 0 (x)| 6 √1 . D’après l’inégalité des
3
accroissement finis, on a
Appliquons ce résultat à la suite (un ). Tous les termes de la suite appartiennent à I et f (`) = `.
1
|u1 − `| 6 √ × |u0 − `|
3
1
|u2 − `| 6 √ × |u1 − `|
3
.. ..
. .
1
|un − `| 6 √ × |un−1 − `|
3
D’où
!n
1
∀n ∈ N, |un − `| 6 √ |u0 − `|
3
3. Le membre de droite de l’inégalité tend vers 0 lorsque n tend vers +∞, donc lim un = `
4. (a) n
√1 !n−1
3 √1
|un − `| 6 1
|1 − 3| = √
1− √ 3
3
(b)
!n−1
1
√ < 10−2
3
4
n > 1+ ' 9, 38
log(3)
Donc dès que n > 10, l’erreur commise en remplaçant ` par un soit inférieure à 10−2 .
(c) Cette inégalité ne dépend pas de ` qui dans certain cas est inconnu.
Correction 12
1
1. (a) f 0 (x) = (3+2x)2
, sur [0; +∞[ 0 6 f 0 (x) 6 91 . Donc la fonction f est contractante.
(b) La fonction f est contractante sur [0; +∞[ et cet intervalle est stable par f , donc f possède
un unique point fixe sur cette intervalle et toute suite définie par u0 ∈ [0; +∞[ et un+1 = f (un )
converge vers ce point fixe.
√
Sur [0; +∞[, l’équation f (x) = x n’a qu’une solution 2.
2. (a) Voir 1 b)
51 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
(b) f (1) = 43 .
n
1
9 4 1 1
|un − `| 6 |0 − | =
1
1− 3 9
2 32n−1
!
1 1 −6 1 6 − log(2)
< 10 ⇔ n > ' 6, 47
2 32n−1 2 log(3)
Donc dès que n > 7, un est une valeur approchée de l à 10−6 près.
Correction 13
1
1. Étudions la fonction g : x 7−→ x − √ sur [1; +∞[.
x
x 1 α1 +∞
Signe de
+ +
g 0 (x)
+∞
Variations de 1
g
0
1
Donc l’équation x − √ = 1 admet une unique solution α ∈ [1, +∞[.
x
2. (a) f 0 (x) = − 21 x√1 x < 0.
x 1 +∞
Signe de
−
f 0 (x)
2
Variations de
f
1
0, 5n
∀n ∈ N, |un − α| 6 |u − u1 | ⇔ |un − α| 6 0, 5n−1
1 − 0, 5 0
Ainsi
3
|un − α| 6 0, 5n−1 < 10−3 ⇔ n > 1 + ' 10, 96
log(2)
Correction 14
52 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
x −∞ α1 +∞
+∞
Variations de 1
g
−∞
x 1 2
Signe de
−
f 0 (x)
(e1 +1)
Variations de e1
f
(e2 +1)
e2
Donc l’intervalle I = [1, 2] est stable par f . (1 < 1 + e−2 < 1 + e−1 < 2).
(b) D’après l’inégalité des accroissements finis appliquée à la fonction f dérivable sur l’intervalle
[1; 2].
Or supx∈[1;2] |f 0 (x)| = 1e
L’intervalle [1; 2] étant stable par f , ∀n ∈ N; un ∈ [1; 2]. En appliquant (II) pour x = un et y = α,
on obtient :
1
|un+1 − α| 6 |un − α|
e
3. (a)
1
|u1 − α| 6 × |u0 − α|
e
1
|u2 − α| 6 × |u1 − α|
e
.. ..
. .
1
|un − α| 6 × |un−1 − α|
e
D’où
n
1
∀n ∈ N, |un − α| 6 |u0 − α|
e
Comme le membre de droite tend vers 0 lorsque n tend vers +∞, d’après le théorème de compa-
raison, (un ) converge vers α.
53 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
(b)
1
|u0 − α| 6 |u0 − u1 | + |u1 − α| 6 |u0 − u1 | + |u0 − α|
e
1
(1 − )|u0 − α| 6 |u0 − u1 |
e
e
|u0 − α| 6 |u − u1 |
e−1 0
n n
1 1 e
|un − α| 6 |u0 − α| 6 |u − u1 |
e e e−1 0
1
|un − α| 6 n−1 |1 + e−1 − 1|
e × (e − 1)
1
|un − α| 6 n
e × (e − 1)
Si l’on souhaite obtenir une valeur approchée de α à au moins 10−3 près de α, il suffit de prendre
n tel que :
1
6 10−3
en × (e − 1)
−n log(e) − log(e − 1) 6 −3
3 − log(e − 1)
n> ' 6, 37
log(e)
n un
0 1
1 1,36787944117144
2 1,25464638004358
3 1,28517667455953
4 1,27660171082938
5 1,27898375885919
6 1,2783199970162
7 1,27850479653501
8 1,27845333373792
9 1,27846766409407
10 1,27846367358186
Correction 15
1. La fonction est dérivable sur I = [0, +∞[ et f 0 (x) = − (x26x
+2)2
<0
x 0 +∞
Signe de
0 −
f 0 (x)
3
2
Variations de
f
0
L’intervalle [0; 32 ] ⊂ [0; +∞[, donc l’intervalle I = [0, +∞[ est stable par f .
54 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
2. (a) Facile
(b)
f (x) = x
3
2
=x
x +2
x3 + 2x − 3 = 0
(x − 1)(x2 + x + 3) = 0
x = 1 car x2 + x + 3 ne s’annule pas sur [0; +∞[
Donc f admet un unique point d’équilibre ` = 1. Cet équilibre est stable car f 0 (1) = − 69 (|f 0 (1)| < 1).
3. La fonction f admet un unique point fixe stable sur l’intervalle [0; +∞[.
6x(x2 −6)
Étudions f 0 sur [0; +∞[, f 00 (x) = (x2 +2)3
et
√
x 0 6 +∞
3
Signe de
− 0 +
f 00 (x)
0 0
Variations de
f0 √
− 9326
55 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Correction 16
1. Cn+1 = 1, 05Cn − 50
50
2. (a) f (x) = x ⇔ x = 0,05 = 1 000
(b) f 0 (x) = 1, 05,
donc f 0 (1000) > 1, l’équilibre est instable. La suite (Cn ) ne converge pas vers le point
d’équilibre.
3. (a) Dn = 1, 05Dn−1
(b) Dn = 1, 05n × (C0 − 1 000) et Cn = 1 000 + 1, 05n × (C0 − 1 000)
4. Si C0 > 1 000 alors Cn diverge vers +∞, si C0 = 1 000 alors Cn = 1 000 sinon les frais ne sont pas
couverts par les intérêts et Cn devient négatif à partir d’un certain moment.
x2
Correction 17 On pose f (x) = 2 − 2x + 3
1.
x2 √
− 2x + 3 = x ⇔ x = 3 ± 3
2
√ √
Premier point d’équilibre l = 3 − 3, f 0 (l) = 1 − 3.
√
Ainsi |f 0 (l)| < 1, donc 3 − 3 est un point d’équilibre stable.
56 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
√ √
Second point d’équilibre l = 3 + 3, f 0 (l) = 1 + 3.
√
Ainsi |f 0 (l)| > 1, donc 3 + 3 est un point d’équilibre instable.
√
2. Étudions le bassin d’attraction de l = 3 − 3.
• Étude de f 0 (x)
|f 0 (x)| < 1 ⇔ 1 < x < 3
x 1 2 3
Signe de
− 0 +
f 0 (x)
3 3
2 2
Variations de
f
1
Donc
√ la fonction f est stable et contractante sur ]1; 3[, donc si u0 ∈]1; 3[, la suite (un ) converge vers
1 − 3. De plus si u0 = 1 ou u0 = 3, u1 = 32 ∈]1; 3[ donc (un ) converge également.
√
• Sur [3; 3 + 3[.
√
x 1 2 3+ 3
Signe de
− 0 +
f 0 (x)
3 √
2 3+3
Variations de
f
1
√
Sur l’intervalle ]3; 3 + 3[, la fonction p est croissante et f (x) < x, donc la suite est strictement
décroissante. De plus l’intervalle [1, 3 + (3)] est stable par f .
√
Donc si u√0 ∈ [2; 3 + 3[ il existe un rang à partir duquel un ∈ [1; 3[. Donc (un ) converge vers l.
• u0 = 3 + 3. √
La suite est stationnaire un = 3 + 3.
57 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
√
• u0 > 3 + 3. √
La fonction f est croissante et stable sur ]3 + 3; +∞[ et sur cet intervalle f (x) > x. Donc la suite
(un ) est strictement croissante et comme il n’y a pas de point fixe sur cet intervalle, la suite diverge
en croissant.
√ √
• u0 ∈]1 − 3; 1[, d’après le tableau de variation de f , u1 ∈] 32 ; 3 + 3[, donc (un ) converge vers l.
√ √
• Si u0 = 1 − √ 3 alors ∀n > 1, u√
n = 3 + 3, la suite est stationnaire à partir du rang 1.
• Si u0 < 1 − 3 alors u1 > 3 + 3, la suite diverge vers +∞.
√ √ √ √
u0 ∈]1 − 3; 3 + 3[ u0 > 3 + 3 u0 < 1 − 3
√ √
En résumé, le bassin d’attraction de l est ]1 − 3; 3 + 3[.
Correction 18
x 0 1
Signe de
0 −
f 0 (x)
1
Variations de
f
0
1.
D’après le tableau de variation, l’intervalle I = [0; 1] est stable par f .
2. Comme x ∈ [0; 1], √
5−1
f (x) = x ⇔ x =
2
√ √
5−1
Donc f admet un unique point d’équilibre ` = 2 . f 0 (x) = −2x et f 0 (`) = − 1+25
< −1. Ainsi, ` est un
point d’équilibre instable.
3. (a) Vérifiez vous même ! !
(b)
f (f (x)) = x
1 − (1 − x2 )2 = x
x4 − 2x2 + x = 0
x(x3 − 2x + 1) = x(x − 1)(x2 + x − 1) = 0
√
5−1
Ainsi g possède 3 points d’équilibre dans [0; 1] : 0, 1 et 2 .
58 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
4. Comme f est stable sur [0; 1] et décroissante alors (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones et de monotonies
contraires. u0 = 12 , u1 = 43 et u2 = 16 7
< u0 . Ainsi, (u2n ) est décroissante et (u2n+1 ) croissante.
(u2n ) étant décroissante et la fonction f ◦ f étant continue sur l’intervalle [0; 1] (stable par f ◦ f ), (u2n )
converge vers un point fixe de f ◦ f , le seul point fixe inférieur à u0 = 0, 5 est 0. Donc (u2n ) converge
vers 0. √
On procède de même pour (u2n+1 ) et comme 5−1 2 < u1 < 1 et (u2n+1 ) est croissante, (u2n+1 ) converge
vers 1.
g(x) = f ◦ f (x) = 2x2 − x4 . g 0 (x) = 4x − 4x3 et g 0 (0) = g 0 (1) = 0. Les points fixes sont super-attractifs. La
convergence est donc très rapide.
Correction 19
(x−1) (x+1)
1. On étudie le signe de f 0 (x) = − .
(x2 +1)2
x 0 1
Signe de
+
f 0 (x)
1
2
Variations de
f
0
Donc la fonction f est stable sur [0; 1] (f ([0; 1]) = [0; 21 ] ⊂ [0; 1]).
2.
x 1 −x3
= x ⇔ x( − 1) = 0 ⇔ =0⇔x=0
x2 + 1 1 + x2 1 + x2
Donc l’unique point d’équilibre de f dans I est 0. Comme f 0 (0) = 1, on ne peut pas savoir directement
s’il s’agit d’un équilibre stable ou instable.
3. La fonction est croissante, donc la suite est monotone. Comme u0 = 1 et u1 = 12 , la suite (un ) est
monotone ; elle est bornée donc convergente. La fonction f étant continue sur [0; 1], (un ) converge vers
le point fixe de f . En conclusion, (un ) converge vers 0.
59 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
Correction 20
1. (a) f 0 (x) = 1 + 3x2 ,
x 0 +∞
Signe de
+
f 0 (x)
+∞
Variations de
f
0
(c)
60 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
(d) Comme f est croissante et que f (x) > x sur ]0; +∞[, la suite (un ) est croissante. Donc ∀n > 0,
0 < u0 6 un . Donc la suite est divergente, (si elle convergeait, la continuité de f assure que ce
serait vers le seul point fixe de f , c’est à dire 0, ce qui est exclu). Le point fixe est instable.
2. L’étude précédente peut-être reprise pour f (x) = x − x3 et I = [0, 1].
√
x 0 3 1
3
Signe de
+ 0 −
f 0 (x)
√
2 3
Variations de 9
f
0 0
En revanche, comme f (x) < x, la suite (un ) est décroissante et converge vers le point fixe 0. Il s’agit ici
d’un point fixe attractif.
Correction 21
Correction en video
1. La fonction polynomiale x 7−→ P(x) = x3 − 3x + 1 est continue et dérivable sur R et sa dérivée est
P0 (x) = 3x2 − 3, qui est strictement négative sur ] − 1, +1[. Par conséquent P est strictement décroissante
sur ] − 1, +1[. Comme P(0) = 1 > 0 et P(1/2) = −3/8 < 0 il en résulte grâce au théorème des valeurs
intermédiaires qu’il existe un réel unique α ∈]0, 1/2[ tel que P(α) = 0.
2. Comme f (x) − x = (x3 − 3x + 1)/9 il en résulte que α est l’unique solution de l’équation f (x) = x dans
]0, 1/2[.
3. Comme f 0 (x) = (x2 + 2)/3 > 0 pour tout x ∈ R, on en déduit que f est strictement croissante sur R.
Comme f (0) = 1/9 et limx→+∞ f (x) = +∞, on en déduit que f (R+ ) = [1/9, +∞[. Comme x1 = f (x0 ) = 1/
9 > 0 alors x1 > x0 = 0 ; f étant strictement croissante sur R+ , on en déduit par récurrence que xn+1 > xn
pour tout n ∈ N ce qui prouve que la suite (xn ) est croissante.
4. Un calcul simple montre que f (1/2) < 1/2. Comme 0 = x0 < 1/2 et que f est croissante on en déduit
par récurrence que xn < 1/2 pour tout n ∈ N (en effet si xn < 1/2 alors xn+1 = f (xn ) < f (1/2) < 1/2).
61 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
5. D’après les questions précédentes, la suite (xn ) est croissante et majorée, elle converge donc vers un
nombre réel ` ∈]0, 1/2]. De plus comme xn+1 = f (xn ) pour tout n ∈ N, on en déduit par continuité de f
que ` = f (`). Comme f (1/2) < 1/2, On en déduit que ` ∈]0, 1/2[ et vérifie l’équation f (`) = `. D’après la
question 2, on en déduit que ` = α et donc (xn ) converge vers α.
Énoncé de l’exercice n°21.
Correction 22
1. (a) L’étude de f sur [1; +∞[ donne :
x 1 +∞
Signe de
−
f 0 (x)
3
2
Variations de
f
1
2 6 1+x
4 6 (1 + x)2
1 1
2
6
(1 + x) 4
1
|f 0 (x)| 6
4
(c) L’intervalle I est fermé, f est stable par f , f est contractante, donc f admet un unique point fixe
sur I et la suite (un ) converge vers ce point fixe.
2.
f (x) = x
x+2
=x
x+1
x2 = 2
√ √
x = 2 car − 2 < I
√
Donc ` = 2.
3. Comme f est stable sur I, tous les termes de la suite (un ) appartiennent à I ; en utilisant le fait que f
est 14 -contractante sur I on obtient :
1
|un − `| = |f (un−1 ) − f (`)| 6 |u − `|
4 n−1
1
|un−1 − `| = |f (un−2 ) − f (`)| 6 |u − `|
4 n−2
..
.
1
|u1 − `| 6 |u − `|
4 0
62 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
!n
1
En multipliant termes à termes, on obtient : ∀n ∈ N, |un − `| 6 √ |u0 − `|.
3
4. (a) u1 = 32 , en utilisant la formule rappelée dans l’énoncé pour k = 14 , on obtient :
1
4n 3
|un − `| 6 3
|1 − |
4
2
1
4n 1
|un − `| 6 3
4
2
1 2 1 1
|un − `| 6 n
= n−1 ×
4 3 4 6
1
(b) Si 4n−1
× 16 6 10−4 alors un − ` 6 10−4 .
1 1
6 10−4
×
4n−1 6
−(n − 1) log(4) − log(6) 6 −4
4 + log(6)
n > 1+ ' 8, 9
log(4)
Correction 23
1. Posons h(x) = x3 + 2x2 + 10x, h est dérivable (fonction polynômiale) h0 (x) = 3x2 + 4x + 10, le discriminant
de ce trinôme du second degré est négatif, donc h0 (x) > 0 et h est strictement croissante :
x 1.3 α1 2
Signe de
+ +
h0 (x)
36
Variations de 20
h
18.577
x 0 2
Signe de
0 −
f 0 (x)
2
Variations de
f
2
5
f ([0; 2]) ⊂ [0; 2], donc [0; 2] est un intervalle stable par f .
63 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
(b)
f (x) = x
20 − x3 − 2x2
=x
10
x3 + 2x2 + 10x = 20
x 1 2
Signe de
−
f 00 (x)
−7
10
Variations de
f0
−2
D’après le tableau de variation de f 0 , |f 0 (α)| > 1, donc α est un point fixe répulsif pour f .
(c) Le point fixe étant répulsif, la suite (un ) est divergente.
2. (a)
x 1 2
Signe de
−
g 0 (x)
20
13
Variations de
g
10
9
x 1 2
Signe de
+
g 00 (x)
−10
27
Variations de
g0 −80
169
80 80
Ainsi |g 0 (x)| = 169 , g est 169 -contractante.
(d) Nous sommes dans les conditions d’application de la proposition du cours ([1; 2] intervalle stable
fermé, g contractante) donc (vn ) converge vers α.
64 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques
(e) Donc
80 n
( 169 ) 20
|vn − α| 6 89
|1 − |
169
13
80 n 91
|vn − α| 6 ( )
169 89
80 n 91
On cherche n tel que ( 169 ) 89 6 10−7
n log(80/169) + log(91/89) 6 −7
−7 − log(91/89)
n>
log(80/169)
n > 21, 58
Dès que n > 22, vn est une valeur approchée de α à 10−7 près.
n vn
0 1
1 1,538 461 538
2 1,295 019 157
3 1,401 825 309
4 1,354 209 390
5 1,375 298 092
6 1,365 929 788
7 1,370 086 003
8 1,368 241 023
9 1,369 059 812
.. ..
. .
22 1,368 808 101
23 1,368 808 110
24 1,368 808 106
25 1,368 808 108
26 1,368 808 107
65 M. Pelini, V. Ledda