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Étude des Suites Numériques en Économie

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Faculté des Sciences Économiques et Sociales - Université de Lille

Licence 1 / Économie - Gestion


Techniques Mathématiques de l’Économiste - Suites numériques

Étude des suites numériques


M. Pelini, V. Ledda

24 juin 2018

DOSSIER DE TD
SEMESTRE 1

Table des matières


1 Exercices relatifs au CHAPITRE 1 2
1.1 La notion de suite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Démonstration par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Suites de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Propriétés élémentaires des suites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

2 Exercices relatifs au CHAPITRE 2 7


2.1 Limite d’une suite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2 Théorème d’encadrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.3 Théorème de convergence monotone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.4 Suites adjacentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

3 Exercices relatifs au CHAPITRE 3 10


3.1 Suite arithmético-géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2 Récurrence double . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

4 Exercices relatifs au CHAPITRE 4 13

5 Exercices relatifs au CHAPITRE 5 16


Étude des suites numériques

1 Exercices relatifs au CHAPITRE 1


1.1 La notion de suite
 Exercice 1
Voici les premiers termes de la suite (un ) avec n = 0, 1, 2, · · · .

1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21.

1. Que vaut u0 ? Que vaut u2 ?


2. Quel est le 5ème terme de cette suite ? Comment est-il désigné ?
3. Comment désigne-t-on le terme qui précède u5 ? Que vaut-il ?
4. De manière générale, comment désigne-t-on le terme qui précède un , le terme qui suit un ?
5. Calculer pour n = 2 et n = 4 les nombres suivants :
(a) un+1
(b) un + 1
(c) un−1 + 2
6. Quelle relation lie un , un+1 et un+2 .

 Exercice 2
1. Trouver les termes manquants :

u0 u1 u2 u3 u4 u5
première suite −1 3 7 11 ? 19
deuxième suite 0 1 3 7 ? 31
troisième suite 1 3 5 7 ? ?
quatrième suite 0 1 4 9 ? 25
2. On donne ci-dessous l’expression du terme général d’une suite.
Associer à chaque formule la suite correspondante :
un = 2n + 1 un = −1 + 4n un = n2 un = 2n − 1
3. On donne ci-dessous les relations de récurrence liant deux termes consécutifs d’une suite.
Associer à chaque formule la suite correspondante :
un+1 = 2un + 1 un+1 = un + 2n + 1 un+1 = un + 2 un+1 = un + 4

1.2 Démonstration par récurrence


 Exercice 3
Pour tout entier naturel n, on considère les deux propriétés suivantes :
Pn : ”10n − 1” est divisible par 9
Qn : ”10n + 1” est divisible par 9
1. Démontrer que si Pn est vraie alors Pn+1 est vraie.
2. Démontrer que si Qn est vraie alors Qn+1 est vraie.
3. Un étudiant affirme donc que Pn et Qn sont vraies pour tout n ∈ N.
Expliquer pourquoi il commet une erreur grave.
4. Démontrer que Pn est vraie pour tout n ∈ N.
5. Peut-on faire de même Qn ?

2 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

 Exercice 4
Soit Pn la propriété suivante : 4n + 1 est divisible par 3.
1. Démontrer que si Pn est vraie alors Pn+1 est vraie.
2. Que peut-on en conclure ?

 Exercice 5
Soit (un ) la suite définie par u0 = 1/2 et un+1 = un + n.
1. Calculer les 4 premiers termes de la suite.
n2 − n + 1
2. Démontrer par récurrence que : ∀n ∈ N, un = .
2
 Exercice 6
Soit x > −1. Montrer par récurrence que : ∀n ∈ N, (1 + x)n > 1 + nx.
 Exercice 7
Démontrer que ∀n > 2, 4n + 3n 6 5n .
 Exercice 8
n (n + 1) (2n + 1)
Montrer par récurrence que ∀n ∈ N∗ , 12 + 22 + 32 + · · · + n2 = .
6

1.3 Suites de référence


 Exercice 9
Soit (un ) une suite arithmétique dont on notera r la raison et u0 le premier terme.
Sn désignera la somme des n + 1 premiers termes.
1. Sachant que u0 = 2 et r = −3, calculer u10 et u20 .
2. Sachant que u0 = 2 et u2 = 8, calculer le quatrième et le septième terme.
3. Sachant que u5 = 17 et u10 = 12, calculer u0 et u1 .
4. Sachant que u0 = −1 et r = 2, calculer u8 et S8 .

 Exercice 10
1. Soit (un ) une suite arithmétique telle que u7 = 4 et u13 = 17. Calculer
40
X
uk = u5 + u6 + u7 + u8 + · · · + u40 .
k=5

2. Soit (wn ) une suite géométrique telle que w7 = 512 et w12 = 16 384. Calculer
51
X
wk = w5 + w6 + w7 + w8 + · · · + w51 .
k=5

 Exercice 11
Une suite géométrique u est strictement croissante et ses termes sont strictement négatifs.
1. Justifier que la raison r de la suite est telle que 0 < r < 1.
2. On suppose que u1 × u3 = 64 et que u1 + u2 + u3 = −28. Calculer u1 , u2 , u3 .

 Exercice 12
Calculer les sommes suivantes :

3 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

1. S = 1 + 4 + 16 + · · · + 16 384
2. S = 1 − 31 + 19 + · · · + 6 561
1

3. S = 1 + 4 + 7 + · · · + 16384

 Exercice 13
Au début de l’année, le cheveu d’une personne mesure 10 cm. Chaque mois, les cheveux de cette personne
poussent de 9 mm. On note `0 = 10.
Pour tout n > 1, on note `n la longueur des cheveux, exprimée en centimètre au bout du nième mois.
1. Calculer `1 , `2 et `3 .
2. Exprimer `n+1 en fonction de `n .
3. Quelle est la nature de la suite (`n ) : préciser ses éléments caractéristiques et en déduire l’expression
de `n en fonction de n.
4. Quelle sera la longueur des cheveux de cette personne au bout d’un an ?

 Exercice 14
Soit (un ) une suite arithmétique de raison r = 5 et de premier terme u0 = 2.
X n
Déterminer n ∈ N tel que uk = 6 456.
k=3
 Exercice 15
1 n+1 u
Soit (un ) la suite définie par u1 = et un+1 = u . On pose vn = n pour tout n ∈ N∗ .
3 3n n n
1. Montrer que la suite (vn ) est géométrique.
2. En déduire l’expression de un en fonction de n.

 Exercice 16
On considère les suites (un ) et (vn ) définies par :

u =2
 0



4un + 3 un − 3
 un+1 = u + 2 et vn =


un + 1

n

1. Calculer u1 , v0 et v1
2. Montrer par récurrence que : ∀n ∈ N on a un > 0.
3. (a) Exprimer vn+1 en fonction de vn .
(b) En déduire la nature de la suite (vn ) puis exprimer vn en fonction de n.
4. À l’aide d’une relation liant un et vn , exprimer un en fonction de vn puis de n.

 Exercice 17
Afin d’acquérir une boutique en centre ville, un investisseur doit contracter un prêt d’un montant de 100 000
e. Il contacte deux banques A et B, son objectif étant de trouver la solution la plus avantageuse.
Les calculs seront arrondis à l’euro près.

BANQUE A
La banque A lui propose de rembourser son prêt en 7 annuités. La première annuité sera de 15 000 e puis
les annuités augmenteront de 1 800 e chaque année. On note u0 le premier versement puis un le versement
à l’issue de l’année n.
1. Calculer le montant des deux versements suivants.

4 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

2. Exprimer un+1 en fonction de un . En déduire la nature de la suite (un ).


3. Quel sera le montant du dernier versement ?
4. Quelle sera la somme totale remboursée par l’emprunteur ?
BANQUE B
La banque B lui propose elle aussi de rembourser son prêt en 7 annuités. La première annuité sera de
20 000 e puis les annuités augmenteront de 2% chaque année. On note v0 le premier versement puis vn le
versement à l’issue de l’année n.
1. Calculer le montant des deux versements suivants.
2. Exprimer vn+1 en fonction de vn . En déduire la nature de la suite (vn ).
3. Quel sera le montant du dernier versement ?
4. Quelle sera la somme totale remboursée par l’emprunteur ?
Conclure
 Exercice 18
Déterminer n ∈ N tel que 2 + 4 + 8 + ... + 2n = 16 777 214.
 Exercice 19
Résoudre, dans R − {−1}, l’équation −x + x2 − x3 + ... + x8 = 0.
 Exercice 20 Le multiplicateur Keynésien et le paradoxe de l’épargne
L’économiste Keynes (1883-1946) a étudié les effets d’un supplément d’investissement ∆I, dit "marginal",
injecté dans l’économie d’un pays. On suppose que le taux d’épargne d’un pays est s (0 < s < 1). Ainsi,
en moyenne, toute personne de ce pays consomme une proportion c = 1 − s des revenus qu’il reçoit. Le
coefficient c est appelé propension marginale à consommer.

Principe du multiplicateur Keynnésien :


On s’intéresse aux suppléments de revenus engendrés par un supplément d’investissement ∆I.
Étape 0 : Le supplément d’investissement ∆I est considèré comme un supplément de revenu noté Y0 .
Étape 1 : Ce supplément de revenu Y0 est dépensé (et donc réinjecté dans l’économie) à hauteur de cY0 . Il
engendre donc un revenu supplémentaire Y1 = cY0 .
Et ainsi de suite...
Ainsi l’investissement de départ ∆I engendre des revenus marginaux Yk à chaque étape k de la chaîne.
à l’étape n, la totalité des revenus supplémentaires engendrés par cet investissements ∆I est la somme des
Xn
revenus marginaux Yk .
k=0

1. On suppose qu’un état réalise des grands travaux et investit pour cela un milliard d’euros : ∆I = Y0 =
1 000 exprimé en millions d’euros.
(a) Calculer les revenus supplémentaires Y1 et Y2 générés durant les deux années suivantes.
(b) À l’étape n + 1, exprimer le revenu supplémentaire Yn+1 en fonction de Yn .
En déduire la nature de la suite (Yn ), exprimer alors Yn en fonction de n.
(c) En déduire que la somme des revenus générés à l’étape n.
P
(d) Le nombre d’étapes n étant "grand", exprimer la somme de revenus supplémentaires, notée Y,
engendrée par un investissement ∆I.
1
k= est appelé multiplicateur kenéysien.
1−c P
(e) Dans le cas de la France où c = 0, 84, calculer Y.
2. Si on donne une prime de 100 millions d’euros à des chômeurs qui consomment 99% de leur revenu,
P
en France, calculer Y.

5 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

3. Paradoxe : Démontrer que, quelque soit la propension marginale à consommer, la somme de l’épargne
engendrée est toujours égale à l’investissement ∆I.

1.4 Propriétés élémentaires des suites


 Exercice 21
Étudier la monotonie des suites dont le terme général est le suivant :
n2 n+1
1. un = n , ∀n > 4 2. un = , ∀n > 2
2 n−1
n!
3. un = , ∀n > 2 4. un = n2 − n + 1, ∀n ∈ N
3n
 Exercice 22
u1 + · · · + un
Soit (un ) une suite croissante. Pour tout n ∈ N∗ , on pose vn = .
n
Démontrer que (vn ) est croissante.
 Exercice 23
Démontrer que les suites définies ci-dessous sont bornées :

1. Pour tout n ∈ N∗ , un = n2 − 1 − n. (On démontrera que −1 6 un 6 0).
v
2. Pour tout n ∈ N, vn+1 = n + 2 et v0 = 1. (On démontrera par récurrence que 1 6 vn 6 3).
3
 Exercice 24
2un + 2
On considère la suite (un ) définie par u0 = 0 et un+1 = , ∀n ∈ N
un + 3
1. Démontrer que (un ) est bornée.
On utilisera une récurrence pour montrer que ∀n ∈ N, un ∈ [0, 1].
2. Démontrer que (un ) est croissante.

 Exercice 25 Vrai-Faux
Soit (un ) une suite numérique réelle.

1) Si (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones alors (un ) est monotone  Vrai  Faux

2) Si (u2n ) et (u2n+1 ) sont décroissantes alors (un ) est décroissante  Vrai  Faux

3) Si (un ) est décroissante alors (un3 ) est décroissante  Vrai  Faux

4) Si (u2n ) et (u2n+1 ) sont bornées alors (un ) est bornée  Vrai  Faux

5) Si (u3n ) et (u3n+1 ) sont majorées alors (un ) est majorée  Vrai  Faux

6) Si (un ) est minorée par 2 alors (un2 ) est minorée par 4  Vrai  Faux
 Exercice 26
1. Déterminer la convergence de la suite de terme général

exp(n) + 2
vn = .
1 − 2 exp(n)

6 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

2. Soit (wn ) la suite définie par :


wn − 4

wn+1 = w − 3




 n .

 w0 = 0
Montrer que tous les termes de la suite (wn ) sont compris entre 0 et 2.

 Exercice 27
Soit a > 0. On définit la suite (un )n>0 par u0 un réel vérifiant u0 > 0 et par la relation
!
1 a
un+1 = u + .
2 n un

On se propose de montrer que (un ) tend vers a.
1. Montrer que
(un 2 − a)2
un+1 2 − a = .
4un 2

2. Montrer que si n > 1 alors un > a.
un+1
3. Montrer que la suite (un )n>1 est décroissante (Indication : calculer un ).

4. En déduire que la suite (un ) converge vers a.

2 Exercices relatifs au CHAPITRE 2


2.1 Limite d’une suite
 Exercice 28
Soit (un ) et (vn ) deux suites réelles telles que ∀n > 0, un ∈ [0; 1], vn ∈ [0; 1] et lim un × vn = 1.
n→+∞
1. Montrer que ∀n > 0, un × vn 6 un 6 1.
2. En déduire que (un ) et (vn ) convergent et donner leurs limites.

 Exercice 29
Soit (un ) une suite telle que (u2n ), (u2n+1 ) et (u3n ) convergent.
On cherche à démontrer que (un ) converge.

1. Peut-on appliquer le résultat de cours : Si (u2n ), (u2n+1 ) convergent vers une même limite ` alors (un )
converge vers ` ?
2. Démontrer que (u2n ), (u3n ) ont la même limite.
3. Démontrer que (u2n+1 ), (u3n ) ont la même limite.
4. Conclure.

 Exercice 30
Calculer la limite des suites dont le terme général est le suivant :
√ 1 √
1) un = n − √ 4) un = n2 + 3n − 1 − n
n
2n − 3n
2) un = n3 − n2 5) un =
2n + 3n
n2 − 2n (n + 1)2 − n2
3) un = 6) un = √
3+n n2 + 1 − n

7 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

 Exercice 31
12 + 22 + . . . + n2
On considère la suite (un ) définie par : un = , ∀n > 1.
13 + 23 + . . . + n3
n (n + 1) (2n + 1)
On rappelle que 12 + 22 + 32 + · · · + n2 = (cf. exercice en début de chapitre).
6
!2
n (n + 1)
1. Démontrer que 13 + 23 + 33 + . . . + n3 = , ∀n > 1.
2
2. Déterminer la limite de la suite (un ).

 Exercice 32
1 + (−1)n n
On considère la suite (un ) définie par : un = .
n
Montrer, en utilisant des suites extraites de (un ), que la suite est divergente.
 Exercice 33
(n + (−1)n )2
On considère la suite (un ) définie par : un = .
n2 + 1
Montrer, en utilisant des suites extraites que la suite (un ) est convergente.
 Exercice 34
n 1
P
On considère la suite (Sn ) définie, ∀n > 1, par : Sn = .
k=1 k
P
1. Exprimer S2n − Sn à l’aide d’un seul symbole .
1 1
2. Vérifier que ∀k ∈ {n + 1, . . . , 2n}, > .
k 2n
1
En déduire que ∀n ∈ N∗ , S2n − Sn > .
2
3. En utilisant un raisonnement par l’absurde, montrer que la suite (Sn ) diverge.

2.2 Théorème d’encadrement


 Exercice 35
n!
En utilisant le théorème d’encadrement, démontrer que : → 0.
nn
 Exercice 36
n
P 1
On considère la suite (un ) définie par : un = √ .
2
k=1 n + k
r
n
1. En encadrant chaque terme de la somme, démontrer que 6 un 6 1, ∀n > 1.
n+1
2. En déduire que (un ) est convergente et préciser sa limite.

 Exercice 37
n
X 1
Pour tout n ∈ N∗ , on pose un = .
k
k=1

1. Montrer que ∀u > 0, ln(1 + u) 6 u.


1
2. En déduire que ∀x > 0, ln(x + 1) − ln(x) 6 .
x
3. Démontrer que un → +∞.

8 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

2.3 Théorème de convergence monotone


 Exercice 38
1 2u + 2
La suite (un ) est définie par u0 = et ∀n ∈ N, un+1 = n .
2 un + 3
1. (a) Calculer un+1 − 1.
(b) Démontrer par récurrence sur n que ∀n ∈ N on a : 0 6 un 6 1.
2. Démontrer que la suite (un ) est croissante.
3. Déduire des questions précédentes que (un ) converge et calculer sa limite.

 Exercice 39
1
On considère la suite (un ) définie par u0 = 6 et ∀n ∈ N, un+1 = un + 2.
3
1. Montrer par récurrence sur n que (un ) est minorée par 3.
2. Montrer que (un ) est décroissante.
3. Justifier que (un ) converge et préciser sa limite.

2.4 Suites adjacentes


 Exercice 40
Soient a0 et b0 deux réels fixés avec a0 < b0 .
2an + bn a + 2bn
On considère les suites (an ) et (bn ) définies par : ∀n ∈ N, an+1 = et bn+1 = n .
3 3
b0 − a 0
1. Démontrer que ∀n ∈ N, bn − an = .
3n
2. Montrer que ces deux suites sont adjacentes.
3. On pose un = an + bn . Montrer que la suite (un ) est constante.
a + b0
En déduire que (an ) et (bn ) convergent vers 0 .
2
 Exercice 41
n 1 1
Soient (un ) et (vn ) les suites définies par : ∀n ∈ N∗ , un =
P
2
et vn = un + .
k=1 k n

1. Montrer que (un ) et (vn ) sont adjacentes.


π2
2. On peut démontrer que la limite commune des suites (un ) et (vn ) est .
6
(a) Calculer u1 , u2 , u3 , v1 , v2 et v3 .
(b) En déduire un encadrement de π2 entre deux fractions puis entre deux réels.

Remarque 1. En poussant les calculs jusque n = 20, on trouve 9, 576 6 π2 6 9, 877...


La convergence n’est pas très rapide.

 Exercice 42
n (−1)k
P
Soit (un ) la suite définie par : ∀n ∈ N, un = .
k=0 k + 1

1. Montrer que (u2n ) et (u2n+1 ) sont adjacentes.


2. On peut démontrer que la limite commune des suites (u2n ) et (u2n+1 ) est ln(2).

9 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(a) Calculer un pour n ∈ {0, ..., 5}


(b) En déduire un encadrement de ln(2) entre deux fractions puis entre deux réels.

Remarque 2. En poussant les calculs jusque n = 200, on trouve 0, 690 6 ln(2) 6 0, 696...

 Exercice 43
√ u + vn
Soient a et b deux réels tels que 0 < a 6 b. On pose u0 = a, v0 = b et ∀n ∈ N, un+1 = un vn , vn+1 = n .
2
1. Montrer que ∀n ∈ N 0 < un 6 vn .
2. Montrer que (un ) est croissante, (vn ) décroissante et qu’elles convergent vers la même limite.
3. Montrer que ∀n ∈ N
1
0 6 vn+1 − un+1 6 (v − un )2 .
8a n
1
4. On suppose désormais que a = 1 et b = 2. Établir alors que ∀n ∈ N, 0 6 vn − un 6 n .
82 −1
5. En déduire une valeur approchée de la limite commune à 10−10 près.

3 Exercices relatifs au CHAPITRE 3


3.1 Suite arithmético-géométrique
 Exercice 44
Une certaine ville compte actuellement 100 000 habitants. On estime qu’elle perd chaque année 0,05% de sa
population et dans le même temps que 400 nouveaux habitants viennent s’y installer. On note hn le nombre
d’habitants de cette commune pour l’année n (h0 = 100 000, n ∈ N).
1. Déterminer les 3 premiers termes de la suite (hn ).
2. Exprimer hn+1 en fonction de hn et en déduire la nature de la suite (hn ).
3. Donner une expression de hn en fonction de n.
4. Quelle est - selon ce modèle - l’estimation du nombre d’habitants de cette commune dans 10 ans ?
5. La suite (hn ) est-elle convergente ? Le cas échéant donner sa limite.

 Exercice 45 (
u0 = 1
On considère la suite (un ) définie par :
un+1 = 2un − 5
1. Calculer u1 , u2 et , u3
2. Résoudre l’équation 2x − 5 = x. (On notera ` la solution)
3. On pose vn = un − `, ∀n ∈ N.
(a) Exprimer vn+1 en fonction de vn .
(b) En déduire la nature de la suite (vn ) et ses éléments caractéristiques.
(c) Exprimer vn et Sn = v0 + v1 + . . . + vn en fonction de n.
4. On pose Tn = u0 + u1 + . . . + un . Exprimer un et Tn en fonction de n.

 Exercice 46
On place 2 000 e, avec intérêts annuels composés (c’est-à-dire qu’à la fin de chaque année, les intérêts sont
incorporés au capital), à un taux de 4%, et on ajoute au capital 1 000 e au début de chaque année suivante.
On note un la somme dont on dispose au début de la n-ème année, en convenant que u1 = 2000.

10 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

1. Calculer un pour n = 1, 2, 3.
2. Calculer un+1 en fonction de un . Quelle est la nature de la suite (un ) ?
3. Déterminer l’expression de un en fonction de n.
4. Après combien d’années dispose-t-on d’au moins 29 000 e ?

 Exercice 47 (
u0 = 1,
On considère la suite (un ) définie par : √
un+1 = e2 un ∀n ∈ N
On pose vn = ln(un ) ∀n ∈ N.
1. Démontrer que (vn ) est une suite arithmético-géométrique.
2. Déterminer l’expression de vn en fonction de n.
3. En déduire l’expression de un en fonction de n puis la limite de (un ) quand n → +∞.

 Exercice 48 (
u0 = 0, u1 = 1
On considère la suite (un ) définie par :
un+2 = 3un+1 − 2un ∀n ∈ N
1. On pose wn = un+1 − 2un ∀n ∈ N.
Exprimer wn+1 en fonction de wn puis un+1 en fonction de un . Quelle est la nature de la suite (un ) ?
2. Déterminer l’expression de un en fonction de n.
3. En déduire la limite de (un ) quand n → +∞.

3.2 Récurrence double


 Exercice 49
On suppose que l’économie d’un pays évolue selon le système suivant dans lequel Yn , Cn et In désignent
respectivement
 le revenu, la consommation et l’investissement l’année n.
Y = C + In 10
+
 n n



 Cn = 50 + 0, 8Yn

 I = 100 + 0, 1Y + 0, 05Y

n n n−1
On suppose que Y0 = 1 000.

1. Exprimer Yn en fonction de Yn−1 . Quelle est la nature de (Yn ) ?


2. Déterminer le revenu d’équilibre Ye .
3. Démontrer que (Yn ) converge vers Ye .

 Exercice 50
Dans chacun des cas suivants, exprimer un en fonction de n :
1 1
1. u0 = −1, u1 = − et un+2 = (un+1 + un ), ∀n ∈ N.
6 6
1 1
2. u0 = −1, u1 = et un+2 = un+1 − un , ∀n ∈ N.
2 4

3. u0 = 1, u1 = 1 et un+2 = un+1 + un , ∀n ∈ N.

4. u0 = 1, u1 = 0 et un+2 = −un+1 + 2un , ∀n ∈ N.

11 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

5. u0 = 1, u1 = 3 et un+2 = −2un+1 − un , ∀n ∈ N.

6. u0 = 2, u1 = 1 et un+2 = −un , ∀n ∈ N.
Indication : Poser vn = u2n et wn = u2n+1 et étudier ces suites.

 Exercice 51
Soient
( (un ) et (vn ) deux suites vérifiant :
un+1 = 1, 5un − vn
, u0 = 2 et v0 = 1
vn+1 = −0, 5un + vn
1. Calculer u1 et v1 .
2. Exprimer un+2 en fonction de un+1 et un .
3. Déduire des questions précèdentes l’expression de un puis celle de vn , en fonction de n.
4. Étudier la convergence de (un ) et (vn ).

 Exercice 52
Reprendre l’exercice précédent avec (un ) et (vn ) deux suites vérifiant :
(
un+1 = −2un + vn
, u0 = 1 et v0 = 4
vn+1 = 2un − 3vn

 Exercice 53
Dans une zone de marais, on s’intéresse à la population de libellules. On note P0 la population initiale et Pn
la population au bout de n années.
Des études ont permis de modéliser l’évolution de Pn de la manière suivante :
1
Pn+2 − Pn+1 = (Pn+1 − Pn ) (1)
2
On suppose que P0 = 40 000 et P1 = 60 000.
On définit l’accroissement de population pendant la ni ème année par la différrence Pn − Pn−1 .
1. Calculer l’accroissement de population pendant la première année, la deuxième année et la troisième
année. En déduire P2 et P3 .
2. Grâce à l’égalité (6), déterminer la nature de la suite (Pn ).
3. Déterminer l’expression de Pn en fonction de n.
4. Justifier que (Pn ) converge et préciser sa limite.

 Exercice 54 Oscillateur de Samuelson (Paul Samuelson, prix Nobel d’économie en 1970)


On désigne par Rn le revenu national d’un pays la ni ème année suivant une année de référence.
Ce revenu se répartit en consommation directe Cn et en investissement In = Rn − Cn .
La consommation dépend du revenu mais avec un retard d’une période Cn = aRn−1 + b, pour n > 1.
L’investissement est réalisé pour répondre à l’accroissement de la consommation totale. On supposera qu’il
y a proportionnalité In = k(Cn − Cn−1 ), pour n > 1.

1. Démontrer que : pour tout n > 2, In = ak(Rn−1 − Rn−2 ) et Rn = a(k + 1)Rn−1 − akRn−2 + b.
2. Par la suite, on suppose que a = 1, b = 0 et k , 1.

(a) Exprimer Rn en fonction de n, R0 et R1 .


1
(b) Étudier la convergence de (Rn ) pour k = .
4

12 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

 Exercice 55
On considère la suite (un ) définie par :

∀n ∈ N, un+1 = 3un + 4n
(

u0 = 0
un
1. Quelle est la nature (arithmétique, géométrique, ...)de la suite (vn ) définie pour tout n par vn = 4n ?
2. Donner une expression du terme général de un en fonction de n.
3. En déduire lim un .
n→+∞

4 Exercices relatifs au CHAPITRE 4


 Exercice 56 √
Soit f la fonction définie sur [−2, +∞[ par : f (x) = 2 + x. On considère la suite (un ) définie par :

 u0 = 0


 p .
∀n ∈ N,un+1 = 2 + un

1. (a) Tracer la courbe représentative de f sur [−2, +∞[ et représenter les premiers termes de la suite.
(b) Quelles conjectures peut-on faire ?
2. Montrer que l’intervalle [0, 2] est stable par f . En déduire que la suite (un ) est bornée.
3. Étudier la monotonie de la suite (un ).
4. Démontrer que (un ) converge et calculer sa limite.

 Exercice 57
2x + 2
Soit f la fonction définie sur l’intervalle [0; 1] par f (x) = .
x+3
On considère la suite (un ) définie par : u0 = 0 et ∀n ∈ N, un+1 = f (un ).
1. Montrer que l’intervalle [0; 1] est stable par f . En déduire que (un ) est bornée.
2. Montrer que la suite (un ) est croissante.
3. Démontrer que (un ) converge et calculer sa limite.

 Exercice 58
2
On considère la suite (un ) définie par u0 = 1 et un+1 = un2 + , ∀n ∈ N.
un
2
1. Étudier la fonction f définie sur I = [1, +∞[ par f (x) = x2 + et que justifier I est stable par f .
x
2. Démontrer que la suite (un ) est croissante.
3. (a) Vérifier que : ∀x ∈ R, x3 − x2 + 2 = (x + 1)(x2 − 2x + 2).
(b) En déduire que f n’a pas de point d’équilibre dans I.
4. Que peut-on en déduire pour la suite (un ) ?

 Exercice 59
1
On considère la suite (un ) définie par u0 ∈ R et un+1 = un (un2 − 3un + 4), ∀n ∈ N.
2
1
1. Soit f la fonction définie sur R par f (x) = x(x2 − 3x + 4)
2

13 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(a) Étudier les variations de f sur R.


(b) Étudier le signe de f (x) − x sur R, préciser les points fixes de f .
2. Étudier le comportement de (un ) dans chacun des cas suivants :
(a) u0 < 0,
(b) u0 ∈]0, 1[,
(c) u0 ∈]1, 2[,
(d) u0 > 2.

 Exercice 60
1
On considère la suite (un ) définie par u0 = et un+1 = (1 − un )2 , ∀n ∈ N.
2
1. Étudier la fonction f définie par f (x) = (1 − x)2 et justifier que I = [0, 1] est stable par f .
1
2. Démontrer que la suite (u2n ) est croissante et converge vers ` avec 6 ` 6 1.
2
1
3. Démontrer que la suite (u2n+1 ) est décroissante et converge vers ` 0 avec 0 6 ` 0 6 .
4
4. 3 2 2
(a) Vérifier que : ∀x ∈ R, x − 4x + 4x − 1 = (x − 1)(x − 3x + 1).
(b) Déterminer les points d’équilibre de g = f ◦ f .
(c) En déduire que ` = 1 et que ` 0 = 0
5. Que peut-on en déduire pour la suite (un ) ?

 Exercice 61
On considère la suite (un ) définie par u0 > 1 et un+1 = un2 − 2un + 2, ∀n ∈ N.
1. Soit f la fonction définie sur R par f (x) = x2 − 2x + 2.
(a) Étudier les variations de f sur R.
(b) Vérifier que l’intervalle I = [1, +∞[ est stable par f
(c) Étudier le signe de f (x) − x sur R, préciser les points fixes de f .
2. Étudier le comportement de (un ) dans chacun des cas suivants :
(a) u0 ∈]1, 2[,
(b) u0 > 2.
3. Que se passe-t-il si u0 < 1 ?

 Exercice 62
On appelle suite de Fibonacci la suite (Fn ) définie par Fn+2 = Fn+1 + Fn , F0 = 1 et F1 = 1.

1. Calculer F2 et F3 puis démontrer par récurrence que : ∀n ∈ N, Fn > 0.


F
2. On pose un = n+1 .
Fn
(a) Calculer u0 , u1 et u2
1
(b) Démontrer que ∀n ∈ N, un+1 = 1 + .
un
1
(c) Étudier la fonction f définie sur ]0, +∞[ par f (x) = 1 + et justifier que l’intervalle I = [1, 2] est
x
stable par f .
(d) Étudier la monotonie de (u2n ) et justifier que cette suite converge vers ` ∈ [1, 2].

14 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(e) Étudier la monotonie de (u2n+1 ) et justifier que cette suite converge vers ` 0 ∈ [1, 2].
3. En étudiant les points fixes de f ◦ f , démontrer que ` = ` 0 .
4. Que peut-on en conclure pour la suite (un ) ?

Remarque 3. Le réel ` est appelé «nombre d’or».

 Exercice 63
On considère la suite (un ), définie par :
un + 8
u0 = 0 et un+1 = , ∀n ∈ N
2un + 1
x+8
1. Soit f la fonction définie sur [0, +∞[ par f (x) = .
2x + 1
(a) Étudier la fonction f sur [0, +∞[ (limites, variations).
(b) Justifier que l’intervalle I = [0, 8] est stable par f .
17x + 16
(c) Démontrer que : ∀x > 0, f ◦ f (x) = .
4x + 17
(d) Déterminer les points fixes de f ◦ f dans I
2. (a) Étudier la monotonie de la suite (u2n ).
(b) Démontrer que la suite (u2n ) converge et préciser sa limite.
3. (a) Étudier la monotonie de (u2n+1 ).
(b) Démontrer que (u2n+1 ) converge et préciser sa limite.
4. Que peut-on en déduire pour la suite (un ) ?

 Exercice 64
3
On définit la suite (un ) par : u0 = 0 et un+1 = , ∀n ∈ N
un + 2
3
1. Soit f la fonction définie sur I = [0, 2] par f (x) = .
2+x
(a) Étudier la fonction f sur I.
(b) Justifier que l’intervalle I est stable par f .
(c) Étudier les points fixes de f dans I.
2. Dans un repère d’unité graphique 10 cm, représenter la courbe de f et les premiers termes de la suite
(un ).
3. On pose g = f ◦ f . Étudier les points fixes de g dans I.
4. En étudiant les suites extraites (u2n ) et (u2n+1 ), démontrer que (un ) converge.

 Exercice 65
1
On définit la suite (un ) par : u0 > 0 et un+1 = (un2 + 8), ∀n ∈ N
6

1. On considère la fonction f définie sur [0, +∞[ par


1
f (x) = (x2 + 8)
6
(a) Étudier la fonction f .

15 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(b) Déterminer les points fixes de f et préciser leur nature.


2. Étudier la monotonie de (un ) suivant les valeur de u0 .
3. On suppose que u0 ∈]0, 2[
(a) Justifier que l’intervalle [0, 2] est stable par f .
(b) Que dire alors de (un ) ?
4. On suppose que u0 ∈]2, 4[
(a) Justifier que l’intervalle [2, 4] est stable par f .
(b) Que dire alors de (un ) ?
5. On suppose que u0 ∈]4, +∞[
(a) Justifier que l’intervalle [4, +∞[ est stable par f .
(b) Que dire alors de (un ) ?

5 Exercices relatifs au CHAPITRE 5


 Exercice 11

On considère la suite (un ) définie par u0 = 1 et un+1 = 2un + 1, ∀n ∈ N

1. Étudier la fonction f définie par f (x) = 2x + 1 et justifier que l’intervalle I = [1, +∞[ est stable par f .
!n
1
2. Démontrer que f admet un unique point d’équilibre ` dans I et ∀n ∈ N, |un − `| 6 √ |u0 − `|.
3
3. Que peut-on en déduire pour la suite (un ) ?
4. On rappelle que, dans le cas d’une fonction k-contractante sur I, on a :

kn
∀n ∈ N, |un − `| 6 |u − u1 |
1−k 0

16 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

!n−1
1
(a) Utiliser cette majoration pour démontrer que : ∀n ∈ N, |un − `| 6 √ .
3
(b) Comment doit-on choisir n pour que l’erreur commise en remplaçant ` par un soit inférieure à
10−2 ?
(c) Pourquoi utiliser cette majoration plutôt que celle obtenue à la question 2.

 Exercice 12
4 + 3x
1. Soit f la fonction définie sur I = [0, +∞[ par f (x) = .
3 + 2x
1
(a) Démontrer que f est contractante sur I (avec k = ).
9
(b) En déduire que f admet un unique point d’équilibre ` dans I. Calculer `.
2. On considère la suite (un ) définie par u0 = 0 et un+1 = f (un ), ∀n ∈ N
(a) Justifier que la suite (un ) converge vers `.
(b) En utilisant la majoration donnée dans l’exercice précédent, déterminer n pour que un soit une
valeur approchée de ` à 10−6 près.

 Exercice 13
1
1. Démontrer que l’équation x − √ = 1 admet une unique solution α et que α ∈ [1, +∞[.
x
1
2. On considère la suite (un ) définie par u0 = 1 et un+1 = 1 + √ , ∀n ∈ N
un
1
(a) Étudier la fonction f définie par f (x) = 1 + √ et justifier que I = [1, +∞[ est stable par f .
x
1
(b) Démontrer que f est contractante sur I (avec k = ). Que peut-on en déduire ?
2
3. (a) Justifier que α est l’unique point d’équilibre de f .
(b) Comment choisir n pour que un soit une valeur approchée de α à 10−3 près ?

 Exercice 14
Soit l’équation

x = 1 + e−x . (E)
1. En étudiant la fonction x 7→ 1 + e−x − x, démontrer que l’équation (6) admet une unique solution α sur
R et que α ∈ [1, 2].
2. On considère la suite (un ) définie par u0 = 1 et un+1 = 1 + e−un , ∀n ∈ N
(a) Étudier la fonction f : x 7→ 1 + e−x et justifier que I = [1, 2] est stable par f .
1
(b) Démontrer que ∀n ∈ N, |un+1 − α| 6 |un − α|.
e
3. (a) En déduire que (un ) converge.
(b) Comment choisir n pour que un soit une valeur approchée de α à 10−3 près ?

 Exercice 15
3
On considère la suite (un ) définie par u0 = 2 et un+1 = , ∀n ∈ N
2 + un2
3
1. Étudier la fonction f définie par f (x) = et justifier que l’intervalle I = [0, +∞[ est stable par f .
2 + x2

17 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

2. (a) Vérifier que : ∀x ∈ R, x3 + 2x − 3 = (x − 1)(x2 + x + 3).


(b) Démontrer que f admet un unique point d’équilibre ` ∈ I. Quelle est la nature de ce point
d’équilibre ?
3. Conclure

 Exercice 16
On investit un capital C0 > 0.
Le placement a un taux de 5% par an et des frais de gestion de 50 e par an.
On note Cn le capital après n années (∀n ∈ N).
1. Exprimer Cn+1 en fonction de Cn .
2. Soit f la fonction définie sur R par f (x) = 1, 05x − 50.
(a) Démontrer que f admet un unique point d’équilibre et que cet équilibre est instable.
(b) Que peut-on en déduire ?
3. On pose Dn = Cn − 1000, ∀n ∈ N.
(a) Démontrer que la suite (Dn ) est géométrique.
(b) Exprimer Dn puis Cn en fonction de n.
4. Conclure

 Exercice 17
un2
On considère la suite (un ) définie par u0 ∈ R et un+1 = − 2un + 3, ∀n ∈ N.
2
1. Déterminer les points d’équilibre et préciser leur nature.
2. Déterminer, le cas échéant, leur intervalle de stabilité.

 Exercice 18
1
On considère la suite (un ) définie par u0 = et un+1 = 1 − un2 , ∀n ∈ N.
2
1. Étudier la fonction f définie par f (x) = 1 − x2 et justifier que I = [0, 1] est stable par f .
2. Démontrer que f admet un unique point d’équilibre ` ∈ I. Quelle est la nature de ce point d’équilibre ?
3. (a) Vérifier que : ∀x ∈ R, x3 − 2x + 1 = (x − 1)(x2 + x − 1).
(b) Déterminer les points d’équilibre de g = f ◦ f .
4. Démontrer que (u2n ) converge vers 0 et que (u2n+1 ) converge vers 1.
Justifier que cette convergence est rapide.

 Exercice 19
un
On considère la suite (un ) définie par u0 = 1 et un+1 = 2
, ∀n ∈ N
un + 1
x
1. Étudier la fonction f définie par f (x) = et justifier que I = [0; 1] est stable par f .
x2 + 1
2. Démontrer que l’unique point d’équilibre de f dans I est 0. Calculer f 0 (0), peut-on conclure ?
3. Démontrer que la suite (un ) converge vers 0.

 Exercice 20
1. On considère la suite (un ) définie par 0 < u0 6 1 et un+1 = f (un ), ∀n ∈ N avec f (x) = x + x3 .
(a) Étudier la fonction f et justifier que l’intervalle I = [0, +∞[ est stable par f .
(b) Démontrer que l’unique point d’équilibre de f dans I est 0.
Calculer f 0 (0), peut-on conclure ?

18 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(c) Représenter les premiers termes de la suite (un ) ?


(d) Le point d’équilibre est-il stable ou instable ? Le démontrer.
2. Même question pour f (x) = x − x3 et I = [0, 1].

 Exercice 21
On considère la fonction f : R −→ R définie par

x3 2x 1
f (x) = + +
9 3 9
et on définit la suite (xn )n>0 en posant x0 = 0 et xn+1 = f (xn ) pour n ∈ N.
1. Montrer que l’équation x3 − 3x + 1 = 0 possède une solution unique α ∈]0, 1/2[.
2. Montrer que l’équation f (x) = x est équivalente à l’équation x3 − 3x + 1 = 0 et en déduire que α est
l’unique solution de l’équation f (x) = x dans l’intervalle [0, 1/2].
3. Montrer que la fonction f est croissante sur R+ et que f (R+ ) ⊂ R+ . En déduire que la suite (xn ) est
croissante.
4. Montrer que f (1/2) < 1/2 et en déduire que 0 6 xn < 1/2 pour tout n > 0.
5. Montrer que la suite (xn )n>0 converge vers α.

 Exercice 22
un + 2
On définit la suite (un ) par : u0 = 1 et un+1 = , ∀n ∈ N∗
un + 1
x+2
1. Soit f la fonction définie sur I = [1, +∞[ par f (x) =
x+1
(a) Justifier que l’intervalle I est stable par f .
1
(b) Démontrer que f est -contractante sur I.
4
(c) Que peut-on en déduire ?
2. On note ` l’unique point fixe de f dans I. Calculer `.
1
3. Montrer que |un − `| 6 4n |u0 − `|. (On détaillera le raisonnement)
kn
4. On rappelle que si f est k-contractante sur I, on a |un − `| 6 |u − u1 |, ∀n ∈ N.
1−k 0
1
(a) Démontrer que |un − `| 6 , ∀n ∈ N.
6 · 4n−1
(b) Déterminer n pour que un soit une valeur approchée de ` à 10−4 près.

 Exercice 23 Équation de Fibonacci


En 1223, l’empereur romain Frédéric II,
II soumit trois problèmes à Léonard de Pise, plus connu sous le
nom de Fibonacci
Fibonacci. L’un des problème se présente de manière moderne comme la résolution de l’équation
d’inconnue x :

x3 + 2x2 + 10x = 20 (F)


On se propose de résoudre cette équation numériquement.
1. Montrer que (F F) admet une unique solution sur R et que cette solution appartient à l’intervalle [1, 3; 2].
Notons α cette solution.
(
20−x3 −2x2 un+1 = f (un )
2. On pose f : x 7−→ 10 et .
u0 = 1

19 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(a) Montrer que l’intervalle [0; 2] est un intervalle stable par f .


(b) Montrer que α est un point fixe répulsif de f .
(c) Que peut-on dire de la suite (un ) ?
(
20 vn+1 = g(vn )
3. On pose g : x 7−→ x2 +2x+10 et .
u0 = 1
(a) Montrer que l’intervalle [1; 2] est un intervalle stable par g.
(b) Montrer que α est un point fixe attractif de g.
(c) Que peut-on dire de la suite (vn ) ?
(d) En déduire une valeur approchée à 10−7 près de α.

20 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

Éléments de correction
Les éléments de correction n’ont pas pour objectif de donner un corrigé type. Parfois la rédaction est volontairement
lacunaire, c’est au lecteur de combler les manques pour parfaire sa compréhension des sujets abordés.

Correction 1
1. u0 = 1, u2 = 2.
2. Le 5ème terme de cette suite est u4 , il vaut 5.
3. Le terme qui précède u5 est u4 et vaut 5.
4. Le terme qui précède un est un−1 , le terme qui suit un est un+1
5.
n 2 4
un+1 u3 = 3 u5 = 8
un + 1 u2 + 1 = 2 + 1 = 3 u4 + 1 = 5 + 1 = 6
un−1 + 2 u1 + 2 = 3 u3 + 2 = 3 + 2 = 5
6.
un+2 = un+1 + un

La suite définie par


(
un+2 = un+1 + un
u0 = u1 = 1
est la suite de Fibonacci
Fibonacci.

Énoncé de l’exercice n°1.

Correction 2
1.
u0 u1 u2 u3 u4 u5
première suite −1 3 7 11 15 19
deuxième suite 0 1 3 7 15 31
troisième suite 1 3 5 7 9 11
quatrième suite 0 1 4 9 16 25
2.
première suite un = −1 + 4n un+1 = un + 4
deuxième suite un = 2n − 1 un+1 = 2un + 1
troisième suite un = 2n + 1 un+1 = un + 2
quatrième suite un = n2 un+1 = un + 2n + 1

Énoncé de l’exercice n°2.

Correction 3
1. Pn vraie, donc il existe un entier k tel que 10n − 1 = 9k.

10n+1 − 1 = 10n × 10 − 1 = (9k + 1) × 10 − 1 = 9(10k + 1)

donc Pn+1 est vraie.

21 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

2. On procède de même

10n+1 + 1 = 10n × 10 + 1 = (9k − 1) × 10 + 1 = 9(10k − 1)


3. On ne peut évoquer le principe de récurrence car l’initialisation n’a pas été vérifiée
4. P0 est vraie, la propriété étant héréditaire, elle est vraie quelque soit n > 0.
5. Non, car Q0 est fausse 2 n’est pas divisible par 9.

Énoncé de l’exercice n°3.

Correction 4
1. On procède comme dans l’exercice précédent.

4n+1 + 1 = 4 × 4n + 1 = 4 × (3k − 1) + 1 = 3 × (4k − 1)


2. Certainement pas que les nombres de la forme 4n + 1 sont divisible par 3. Car P0 est fausse (2 n’est pas
divisible par 3).

Énoncé de l’exercice n°4.

Correction 5
1. u0 = 1/2, u1 = 1/2, u2 = 3/2 et u3 = 7/2
2. Posons
n2 − n + 1
Pn : un = (2)
2
P0 est vraie. Supposons Pn vraie.

n2 − n + 1
un+1 = un + n = + n d’après (2
2)
2
n2 + n + 1 (n + 1)2 − n (n + 1)2 − (n + 1) + 1
un+1 = = =
2 2 2
Donc si Pn est vraie alors Pn+1 l’est également. La proposition est donc vraie quelque soit l’entier n
d’après le principe de récurrence.

Énoncé de l’exercice n°5.

Correction 6 Posons :
Pn : (1 + x)n > 1 + nx (3)
• P0 est vraie car 1 + x > 0 et (1 + x)0 = 1 > 1 + 0 × x
• Supposons Pn vraie.

(1 + x)n+1 = (1 + x)(1 + x)n > (1 + x)(1 + nx) en utilisant le fait que 1 + x > 0 et (3
3)
(1 + x) n+1
> 1 + (n + 1)x + nx2 > 1 + (n + 1)x car nx2 > 0

Donc si Pn est vraie alors Pn+1 l’est également. La proposition est donc vraie quelque soit l’entier n
d’après le principe de récurrence.

Énoncé de l’exercice n°6.

Correction 7 Posons :
Pn : 4n + 3n 6 5n (4)

22 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

• P2 est vraie car 42 + 32 = 52


• Supposons Pn vraie.

5n+1 = 5 × 5n > 5 × (4n + 3n ) d’après (4


4)
n+1
5 > 5 × 4n + 5 × 3n > 4n+1 + 3n+1

Donc si Pn est vraie alors Pn+1 l’est également. La proposition est donc vraie quelque soit n > 2 d’après
le principe de récurrence.

Énoncé de l’exercice n°7.

Correction 8 Posons :
n (n + 1) (2n + 1)
Pn : 12 + 22 + 32 + · · · + n2 = (5)
6
1×2×3
• P1 est vraie car 12 =
6
• Supposons Pn vraie.
n+1 n
X n (n + 1) (2n + 1)
k2 k 2 + (n + 1)2 = + (n + 1)2
P
= d’après (5
5)
k=1 6
k=1
n+1
X n(2n + 1) + 6(n + 1) 2n2 + 7n + 6
k2 = (n + 1) × = (n + 1) ×
6 6
k=1
n+1
X (2n + 3)(n + 2) (n + 1) (n + 2) (2(n + 1) + 1)
k 2 = (n + 1) × =
6 6
k=1

Donc si Pn est vraie alors Pn+1 l’est également. La proposition est donc vraie quelque soit n > 1 d’après
le principe de récurrence.

Énoncé de l’exercice n°8.

Correction 9
1. u10 = −28 et u20 = −58.
2. u3 = 11 et u6 = 20.
3. u0 = 22 et u1 = 21.
4. u8 = 15 et S8 = 80.

Énoncé de l’exercice n°9.

Correction 10
P40 u5 +u40
1. La somme vaut : k=5 uk = 2 × (40 − 5 + 1), cherchons u5 et u40 .
u13 −u7
u13 = u7 + 6 × r ⇒ r = 6 = 6 = 13 17−4
6
Donc u5 = 4 − 2 13
6 = − 1
3 et u 40 = 17 + 27 × 13
6 = 75, 5.
P40 − 13 +75,5
Ainsi, k=5 uk = 2 × 46 = 10373 6 .
P51 1−q47
2. La somme vaut : k=5 wk = w5 × 1−q , cherchons w5 et la raison q.
q
w13 = w7 × q5 ⇒ q = 5 16384
512 = 2 et w5 = 128.
P51 47
Ainsi, k=5 wk = 128 × 22−1 −1
= 254 − 128 = 18 014 398 509 481 856.

23 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

Énoncé de l’exercice n°10.

Correction 11 u1 = −16, u2 = −8 et u3 = −4

Énoncé de l’exercice n°11.

Correction 12
1. S = 1 + 4 + 16 + · · · + 16 384 = 21845
2. S = 1 − 31 + 19 + · · · + 6 561
1
= 4921
6561
3. S = 1 + 4 + 7 + · · · + 16384 = 44 747 435

Énoncé de l’exercice n°12.

Correction 13
1. `1 = 10, 9, `1 = 11, 8 et `3 = 12, 7.
2. `n+1 = `n + 0, 9
3. (`n ) est une suite arithmétique de premier terme `0 = 10 et de raison 0, 9. Donc `n = 10 + 0, 9n.
4. Au bout d’une année, la longueur des cheveux de cette personne est de 20,8 cm.

Énoncé de l’exercice n°13.

Correction 14 On cherche n > 0 tel que :


2+3×5 + 2+n×5
(n − 3 + 1) × = 6 456
2
On trouve n = 50.
Énoncé de l’exercice n°14.

Correction 15
1.
n+1
un+1 un 1 1 1
vn+1 = = 3n = un = × nvn = vn
n+1 n+1 3n 3n 3
1
Donc (vn ) est géométrique de premier terme v1 = 3 et de raison 13 .
 n−1  n
2. un = n × vn = n3 31 = n 13 .

Énoncé de l’exercice n°15.

Correction 16
1. u1 = 11/4, v0 = −1/3 et v1 = −1/15
4u + 3
2. Si un > 0 alors n > 0 donc la propriété est héréditaire ; comme u0 > 0 quelque soit n un > 0.
un + 2
3. (a)
4un + 3
−3
un+1 − 3 u +2 u −3 1 u −3 1
vn+1 = = n = n = × n = v
un+1 + 1 4un + 3 5un + 5 5 un + 1 5 n
+1
un + 2
Donc (vn ) est une suite géométrique de premier terme v0 = −1/3 et de raison 1/5.
1 1 n
 
vn = −
3 5

24 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(b)
1 1 n
 
vn + 3 − 3 5 + 3
un = =  n
1 − vn 1 + 13 15

Énoncé de l’exercice n°16.

Correction 17
1. u1 = 16 800 et u2 = 18 600
2. un+1 = 1 800 + un . (un ) est une suite arithmétique de premier terme 15 000 et de raison 1 800.
3. u6 = 15 000 + 6 × 1800 = 25 800
4. Il remboursera 7 × 15 000+25
2
800
= 142 800 €
1. v1 = 20 400 et v2 = 20 808
2. vn+1 = 1, 02vn . (vn ) est une suite géométrique de premier terme 20 000 et de raison 1,02.
3. v6 = 20 000 × 1, 066 ' 28370
7
4. Il remboursera 20 000 1−1,02
1−1,02 ' 148686 €.
La première offre est plus intéressante.

Énoncé de l’exercice n°17.

Correction 18 On cherche n ∈ N tel que :

1 − 2n
2× = 16 777 214.
1−2
n vaut 23.

Énoncé de l’exercice n°18.

Correction 19 Comme x , −1

−x + x2 − x3 + ... + x8 = 0 ⇔ (1 + x)(−x + x2 − x3 + ... + x8 ) = 0


En développant le produit on obtient x9 − x = x(x8 − 1) = 0. Donc les solutions de l’équation sont 0 et 1.

Énoncé de l’exercice n°19.

Correction 20
1. (a) Y1 = cY0 = 1 000c et Y2 = 1 000c2
(b) (Yn ) est une suite géométrique de premier terme 1 000 et de raison c. Yn = 1 000cn
n
X 1 − cn+1
(c) Yk = 1 000 .
1−c
k=0
X 1
(d) Pour n grand Y = 1 000 car lim cn+1 = 0 (0 < c < 1)
X 1 − c n→+∞

(e) Pour c = 0, 84, Y = 6 250 (M€).


X 1
2. Y = 0, 1 × = 10 (M€).
1 − 0, 99

25 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

3. E1 = ∆I × s = sY0 , E2 = sY1 et En = sYn−1 . Donc


X 1 s
E=s Y = s × ∆I = ∆I = ∆I
1−c s
Énoncé de l’exercice n°20.

Correction 21
(n + 1)2 n2 1 1 1
1. un+1 − un = − n = 2n+1 ((n + 1)2 − 2n2 ) = 2n+1 (−n2 + 2n + 1) = 2n+1 (−(n − 1)2 + 2) Or pour n > 4,
2n+1 2
−(n − 1)2 + 2 < 0. Donc (un ) est décroissante.
n + 2 n + 1 (n+2)(n−1)−n(n+1) −2
2. un+1 − un = − = n(n−1)
= n(n−1) < 0. Donc (un ) est décroissante.
n n−1
(n + 1)! n!
3. un+1 − un = n+1 − n = 3n! n+1 (n + 1 − 3) > 0 dès que n > 2. Donc (un ) est croissante.
3 3
4. un+1 − un = (n + 1)2 − (n + 1) + 1 − (n2 − n + 1) = 2n > 0. Donc (un ) est croissante.

Énoncé de l’exercice n°21.

Correction 22
u1 + · · · + un+1 u1 + · · · + un
vn+1 − vn = −
n+1 n
n(u1 + · · · + un+1 ) − (n + 1)(u1 + · · · + un )
vn+1 − vn =
n(n + 1)
nun+1 − (u1 + · · · + un )
vn+1 − vn =
n(n + 1)
un+1 − u1 + un+1 − u2 + · · · + un+1 − un
vn+1 − vn =
n(n + 1)

Or (un ) est croissante, donc ∀k ∈ ~1; n, un+1 − uk > 0.


Donc
vn+1 − vn > 0
La suite (vn ) est croissante.

Énoncé de l’exercice n°22.

Correction 23 Soit n un entier strictement positif.


1. (a) Majoration

n2 − 1 < n2

n2 − 1 < n

n2 − 1 − n < 0
un < 0

26 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(b) Minoration
16n
−2n 6 −2
n − 2n + 1 6 n2 − 1
2

(n − 1)2 6 n2 − 1

n − 1 6 n2 − 1

−1 6 n2 − 1 − n
−1 6 un

2.
1 6 vn 6 3
1 vn 3
+2 6 +2 6 +2
3 3 3
7
6 vn+1 6 3
3
1 6 vn+1 6 3

Énoncé de l’exercice n°23.

Correction 24
1.
0 6 un 6 1
2 6 2un + 2 6 4 et 3 6 un + 3 6 4
2 2un + 2 3
0< 6 6 < 1 car tous les termes sont positifs
4 un + 3 4
0 6 un+1 6 1

2.
2un + 2 2u + 2 − un2 − 3un −un2 − un + 2
un+1 − un = − un = n =
un + 3 un + 3 un + 3
Le dénominateur est positif car un > 0 donc le signe de un+1 −un ne dépend que du signe du numérateur.
Considérons la fonction polynômiale f : x 7−→ −x2 − x + 2 cette fonction du second degré admet deux
racines -2 et 1, donc sur [0; 1] f (x) > 0. (f (x) 6 0 «à l’extérieur des racines»). On peut en déduire que
un+1 − un > 0 et par suite que la suite (un ) est croissante.

Énoncé de l’exercice n°24.

Correction 25
1) Si (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones alors (un ) est monotone Faux

2) Si (u2n ) et (u2n+1 ) sont décroissantes alors (un ) est décroissante Faux

3) Si (un ) est décroissante alors (un3 ) est décroissante Vrai

4) Si (u2n ) et (u2n+1 ) sont bornées alors (un ) est bornée Vrai

5) Si (u3n ) et (u3n+1 ) sont majorées alors (un ) est majorée Faux

6) Si (un ) est minorée par 2 alors (un2 ) est minorée par 4 Faux

27 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

Énoncé de l’exercice n°25.

Correction 26
1.
exp(n) + 2 en (1 + 2e−n ) 1 + 2e−n 1
vn = = n −n = −n →−
1 − 2 exp(n) e (e − 2) e −2 2
2. w0 = 0 ∈ [0; 2], supposons que 0 6 wn 6 2.

wn − 4 wn − 3 + 1 1
wn+1 = = = 1+
wn − 3 wn − 3 wn − 3

0 6 wn 6 2
−3 6 wn − 3 6 −1
1 1 1
6 6
−1 wn − 3 −3
1 2
0 6 1+ 6 62
wn − 3 3

Ainsi, on obtient le résultat demandé par récurrence sur n.

Énoncé de l’exercice n°26.

Correction 27
1.
!2
2 1 un2 + a
un+1 −a = −a
4 un
1
= 2 (un4 − 2aun2 + a2 )
4un
1 (un2 − a)2
=
4 un2

2
2. Il est clair que pour n >√0 on a un > 0. D’après l’égalité précédente pour n > 0, un+1 − a et comme un+1
est positif alors un+1 > a.

Soit n > 1. Calculons le quotient de un+1 par un : uun+1 = 12 1 + ua2 or ua2 6 1 car un > a. Donc uun+1 6 1
 
n n n n
et donc un+1 6 un . La suite (un )n>1 est donc décroissante.

3. La suite (un )n>1 est décroissante et minorée par a donc elle converge vers une limite ` > 0. D’après la
relation !
1 a
un+1 = u +
2 n un
quand n → +∞ alors un → ` et un+1 → `. À la limite nous obtenons la relation
1 a
 
`= `+ .
2 `
√ √
La seule solution positive est ` = a. Conclusion (un ) converge vers a.

Énoncé de l’exercice n°27.

28 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

Correction 28
1.

0 6 vn 6 1
0 6 vn × un 6 un car un > 0

Comme un 6 1, ∀n > 0, un × vn 6 un 6 1.
2. D’après l’inégalité précédente et le théorème d’encadrement, lim un = 1. Les rôles de un et vn étant
n→+∞
symétrique, on montre de la même manière que lim un = 1.
n→+∞

Énoncé de l’exercice n°28.

Correction 29
1. Non, l’hypothèse «vers la même limite» n’est pas donné dans l’énoncé.
2. Soit l la limite de (u2n ) et l 0 la limite de (u3n ). u6n = u2×3n = u3×2n donc (u6n ) est une suite extraite de
(u2n ) et de (u3n ) donc (u6n ) converge vers une limite que l’on note l 00 . D’une part l 00 = l car (u6n ) est
une suite extraite de (u2n ) et de même on a l 00 = l 0 , donc l = l 0
3. Le produit de deux nombres impairs étant impair, la suite (u3(2n+1) ) est une suite extraite de (u2n+1 ) et
de (u3n ). En procédant de la même manière que précédemment, on montre que (u2n+1 ), (u3n ) ont la
même limite.
4. Des questions précédentes, on obtient que (u2n ), (u2n+1 ) ont la même limite, d’après le cours (un )
converge.

Énoncé de l’exercice n°29.

Correction 30

√ 1
1. un = n − √ , lim un = +∞
n
2. un = n3 − n2 = n3 (1 − 1/n), lim un = +∞
n2 − 2n n(1−2/n)
3. un = = 1+3/n , lim un = +∞
3+n
√ 1−1/(3n)
4. un = n2 + 3n − 1 − n = √ 2 3n−1 = 3√ . lim un = 3/2
n +3n−1+n 1+3/n−1/n2 +1
2n − 3n (2/3)n −1
5. un = = n , lim un = −1
2n + 3n 1+(2/3)

(n + 1)2 − n2 ((n+1)2 −n2 )( n2 +1+n)
6. un = √ = 1 , lim un = +∞
n2 + 1 − n
Énoncé de l’exercice n°30.

Correction 31
1. On peut procéder par récurrence, l’hérédité repose sur l’égalité :
!2 !2
n2 2 2
! ! !
n (n + 1) 3 2 2 n + 4n + 4 2 (n + 2) (n + 1) (n + 2)
+ (n + 1) = (n + 1) + (n + 1) = (n + 1) = (n + 1) =
2 4 4 4 2

29 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

2.
12 + 22 + . . . + n2
un =
13 + 23 + . . . + n3
n(n+1)(2n+1)
6
un =  n(n+1) 2
2
4(2n + 1)
un =
6n(n + 1)

Donc lim un = 0.

Énoncé de l’exercice n°31.

Correction 32 Raisonnons par l’absurde, soit l la limite de la suite (un ). Donc les suites extraites u2n et u2n+1
convergent vers `.
1−(2n+1)
Or u2n = 1+2n
2n → 1 et u2n+1 = 2n+1 → −1.
Ce qui est absurde car ces suites sont extraites d’une suite qui tend vers ` (` = 1 = −1 ! !), donc la suite (un )
est divergente.

Énoncé de l’exercice n°32.

Correction 33 En utilisant le théorème qui donne la limite d’une fraction rationnelle en +∞ on obtient :

(2n + (−1)2n )2 (2n + 1)2


u2n = = →1
(2n)2 + 1 4n2 + 1

(2n + 1 + (−1)2n+1 )2 (2n)2


u2n+1 = = →1
(2n + 1)2 + 1 (2n + 1)2 + 1
Comme (u2n ) et (u2n+1 ) convergent vers la même limite (1), (un ) converge vers 1.

Énoncé de l’exercice n°33.

Correction 34
P2n 1
1. S2n − Sn = k=n+1 k
1 1
2. Si ∀k ∈ {n + 1, . . . , 2n} alors k 6 2n et k > 2n .

2n 2n
X 1 X 1 1 1
S2n − Sn = > = n× =
k 2n 2n 2
k=n+1 k=n+1

3. Supposons que (Sn ) converge vers `. La suite extraite (S2n ) converge également vers `. Par passage à la
limite l’inégalité précédente devient :
1
`−` > .
2
Ceci est absurde, donc Sn diverge.
1
La série de terme général k est appelée la série harmonique, elle est divergente.

Énoncé de l’exercice n°34.

30 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

Correction 35 Pour tout entier k compris entre 2 et n, on a k 6 n ; ainsi :


n! 1 × 2 × 3 · · · n 1 n n
0 6 n
= n
6 × × ··· ×
n n n n n
| {z }
n−1 facteurs
n! 1
0 6 6
nn n
n!
Comme lim n1 = 0, le théorème d’encadrement affirme que : → 0.
nn
Énoncé de l’exercice n°35.

Correction 36
1.

16 k 6n
2
1+n 6 k + n2 6 n + n2
√ √ √
1 + n2 6 k + n2 6 n + n2 car la fonction racine est croissante
1 1 1
√ 6 √ 6√
n + n2 n2 + k 1 + n2
n n
P 1 n n
√ 6 √ 6√ 6 √ =1
n + n2 2
k=1 n + k 1+n 2 n2
r
n2 n
P 1
6 √ 61
n + n2 k=1 n2 + k
r
n
6 un 61
n+1

 n

 lim =1 r
n

2. 
 n +
√ 1 donc lim = 1. D’après le théorème d’encadrement, (un ) converge et lim un = 1.
 lim X = 1

 n+1
X→1

Énoncé de l’exercice n°36.

Correction 37
1. La courbe de la fonction logarithme est en dessous de sa tangente en 1, donc ∀u > 0, ln(1 + u) 6 u.

1 1
2. ln(x + 1) − ln(x) = ln( x+1
x ) = ln(1 + x ) 6 x

31 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

3.
n n
X 1 X
un = > ln(1 + k) − ln(k) = ln(1 + n) − ln(1) = ln(1 + n)
k
k=1 k=1

Comme lim ln(1 + n) = +∞, le théorème de comparaison donne lim un = +∞.

Énoncé de l’exercice n°37.

Correction 38
1. (a)
2un + 2 u −1
un+1 − 1 = −1 = n
un + 3 un + 3
(b) • u0 ∈ [0; 1]
• Si un ∈ [0; 1], alors un+1 > 0 (quotient de sommes de termes positifs). De plus, un − 1 est négatif
de même que un+1 − 1 d’après la question précédente, donc un+1 6 1. Donc un+1 ∈ [0; 1].
2.
2un + 2 −un2 − un + 2
un+1 − un = − un =
un + 3 un + 3
Comme un est positif, le signe de un+1 −un ne dépend que de celui de −un2 −un +2. Le signe de −un2 −un +2
est celui de la fonction polynomiale f : x 7−→ −x2 − x + 2 sur [0; 1].

x 0 1
Signe de
+ 0
−x2 − x + 2

Ainsi un+1 − un > 0, la suite u est croissante.


2x+2
3. La suite u est croissante et majorée donc elle converge vers une limite ` ∈ [0; 1]. La fonction x 7−→ x+3
2u + 2
étant continue sur [0; 1], par passage à la limite dans un+1 = n , on obtient :
un + 3
2` + 2
`= ⇔ f (`) = 0
`+3
L’unique solution de f (x) = 0 sur [0; 1] étant 1, ` = 1.

Énoncé de l’exercice n°38.

Correction 39
1. • u0 6 3
• Supposons que un 6 3.

un 6 3
1
u 61
3 n
1
u +2 6 3
3 n
un+1 6 3

2.
1 −2 −2
un+1 − un = un + 2 − un = un + 2 = (u − 3) > 0
3 3 3 n
Donc la suite (un ) est croissante.

32 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

3. La suite (u) est croissante et majorée donc elle converge vers un nombre `. Par passage à la limite
1
l’égalité un+1 = un + 2 donne ` = 13 ` + 2, donc ` = 3.
3
Énoncé de l’exercice n°39.

Correction 40
1. On procède par récurrence sur n,

an + 2bn 2an + bn bn − an 1 b0 − a0 b0 − a0
bn+1 − an+1 = − = = × = n+1
3 3 3 3 3n 3
b0 − a0
2. • D’après la question précédente lim(bn − an ) = lim = 0 car 3 > 1 et lim 3n = +∞, donc
3n
lim an = lim bn .
b0 −a0
• an+1 −an = bn −a
3 = 3n+1 > 0 car a0 < b0 , donc (an ) est une suite croissante. bn+1 −bn =
n an −bn
3 = − b30n+1
−a0
<
0, donc la suite (bn ) est croissante.
Les suites (an ) et (bn ) sont donc adjacentes.
3. Les suites (an ) et (bn ) sont adjacentes elles convergent vers un nombre `.

3an + 3bn
un+1 = an+1 + bn+1 = = an + bn = un
3

La suite (un ) est constante et tend donc vers 2`, on obtient ainsi ` = (a0 + b0 )/2. Donc (an ) et (bn )
a + b0
convergent vers 0 .
2
Énoncé de l’exercice n°40.

Correction 41
1
1. • un+1 = un + (n+1) 2 , donc (un ) est croissante.

1 1 n+n(n+1)−(n+1)2
vn+1 − vn = (n+1)2
+ n+1 − n1 = n(n+1)2
= −1
n(n+1)2
< 0, donc (vn ) est décroissante.
1
• vn − un = donc lim vn − un = 0.
n,
En conclusion, les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes.
2.
n un vn
1 1 2
2 1,25 1,75
3 1,3611111111 1,6944444444
n un vn
4 1,4236111111 1,6736111111
1 1 2
5 1,4636111111 1,6636111111
2 5/4 7/4
10 1,5497677312 1,6497677312
3 49/36 61/36
25 1,6057234036 1,6457234036
4 205/144 241/144
50 1,6251327336 1,6451327336
100 1,6349839002 1,6449839002
150 1,638289573 1,6449562397
200 1,639946546 1,644946546

Énoncé de l’exercice n°41.

Correction 42

33 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

1. •
2n+1 2n
X (−1)k X (−1)k (−1)2n+1
u2n+1 − u2n = − = →0
k+1 k+1 2n + 2
k=0 k=0

(−1)2n+2 (−1)2n+3 1 1
u2(n+1)+1 − u2n+1 = u2n+3 − u2n+1 = + = − >0
2n + 3 2n + 4 2n + 3 2n + 4
La suite (u2n+1 ) est croissante.

(−1)2n+1 (−1)2n+2 1 1
u2(n+1) − u2n = u2n+2 − u2n = + =− + <0
2n + 2 2n + 3 2n + 2 2n + 3
La suite (u2n ) est décroissante.
Ainsi les suites (u2n ) et (u2n+1 ) sont adjacentes.
2.
n u2n u2n+1
0 1 0,5
1 0,833333 0,583333
n u2n u2n+1
2 0,783333 0,616667
0 1 1/2
3 0,759524 0,634524
1 5/6 7/12
4 0,745635 0,645635
2 47/60 37/60
5 0,736544 0,653211
3 319/420 533/840
6 0,730134 0,658705
4 1879/2520 1627/2520
7 0,725372 0,662872
8 0,721695 0,666140
9 0,718771 0,668771

Énoncé de l’exercice n°42.

Correction 43
1. Il s’agit d’un résultat classique : «la moyenne arithmétique est plus grande que la moyenne géomé-
trique».
En voici une preuve. La fonction logarithme est concave : la courbe se trouve au dessus de n’importe
laquelle de ses sous-pente.

34 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

Donc
a+b ln(a) + ln(b) a+b √ a+b √
ln( )> ⇔ ln( ) > ln( ab) ⇔ > ab
2 2 2 2
Ainsi

un 6 vn
Par récurrence, on montre que 0 < un .
2. √ √
( un vn − un ) × ( un vn + un ) u v − un2 un
un+1 − un = √ = √n n =√ (v − un ) > 0
un vn + un un vn + un un vn + un n
un − vn
vn+1 − vn = <0
2
Donc les suites (un ) et (vn ) sont monotones et bornées (0 < u0 6 un 6 vn 6 v0 ), donc elles convergent.
x+y
Notons ` et ` 0 leurs limites. On a 0 < u0 6 ` 6 ` 0 6 v0 . La fonctions x 7−→ 2 étant continue, par passage
à la limite on obtient :

` + `0
`0 = ⇔ ` = `0
2
√ un +vn
3. Remarquons que a 6 un vn et a 6 2
2
n +vn
u
2 − un vn (un + vn )2 − 4un vn 1
vn+1 − un+1 = un +vn 6 = (vn − un )2
2 + un vn 8a 8a
4. Procédons par récurrence. Pour n = 0 v0 − u0 = b − a = 1, l’inégalité est vraie. Supposons l’inégalité
vraie au rang n.
D’après la première question 0 6 vn+1 − un+1 . D’après la question précédente :

1 1 1 2 1 1
 
vn+1 − un+1 6 (vn − un )2 6 2n −1 = n+1 = n+1
8 8 8 82 −2+1 82 −1
5. Remarquons tout d’abord que un 6 ` 6 vn ainsi :

1
|un − `| 6 |un − vn | 6 n
82 −1
1
n 6 10−10
82 −1
−(2n − 1) log(8) 6 −10
10
2n > +1
log(8)
10
ln( log(8) + 1)
n> ' 3, 59
ln(2)
Donc à partir de n = 4, |un − `| 6 10−10 .
un vn
0 1 2
1 1,4142135623731 1,5
2 1,45647531512197 1,45710678118655
3 1,45679101393956 1,45679104815426
4 1,45679103104691 1,45679103104691

35 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

` ' 1, 45679103104691.

Énoncé de l’exercice n°43.

Correction 44
1.
2. hn+1 = hn × 0, 9995 + 400
3. On résout l’équation l = 0, 9995l + 400, l = 800000. Posons, vn = un − 800000, vn est une suite géo-
métrique de premier terme -700000 et de raison 0,9995. Donc vn = −700000 × 0, 9995n et un =
800000 − 700000 × 0, 9995n
4. lim un = 800000.

Énoncé de l’exercice n°44.

Correction 45
1. u1 = −3, u2 = −11 et u3 = −27.
2.
2x − 5 = x ⇔ x = 5
3. (a)

vn+1 = un+1 − 5 = 2un − 5 − 5 = 2(vn + 5) − 10 = 2vn

La suite v est une suite géométrique de premier terme -4 et de raison 2.


(b) Donc vn = −4 × 2n et Sn = −4 × 1 − 2n+1 1 − 2 = 4(1 − 2n+1 )
4. un = vn + 5 = 5 − 4 × 2n .
n
X
Tn = vn + 5 = 5(n + 1) + Sn = 5(n + 1) + 4(1 − 2n+1 )
k=0

Énoncé de l’exercice n°45.

Correction 46
1. u1 = 2000 × 1, 04 + 1000 = 3080, u2 = 3080 × 1, 04 + 1000 = 4203, 2, u3 ' 5371, 33
2. un+1 = 1, 04un + 1000, (u) est une suite arithmético-géométrique.
3. un = 27000 × (26/25)n − 25000.
4.

27000 × (26/25)n − 25000 > 29000


(26/25)n > 2
ln(2)
n> ' 17, 67
ln( 26
25 )

Dans 18 ans, on disposera d’au moins 29 000 euros.

Énoncé de l’exercice n°46.

Correction 47
1. vn+1 = ln(un+1 ) = 2 + 12 ln(un ) = 2 + 21 vn

36 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

2. vn = −4(1/2)n + 4
3.
un = exp(vn ) = exp(−4(1/2)n + 4)

et lim un = e4 .

Énoncé de l’exercice n°47.

Correction 48
1.

wn+1 = un+2 − 2un+1 = 3un+1 − 2un − 2un+1 = un+1 − 2un = wn

Donc la suite (wn ) est constante. Quelque soit n, wn = w0 = 1. Ainsi un+1 = 2un + 1.
2. (un ) est une suite arithmético-géométrique :

un = 2n − 1

3. Ainsi lim un = +∞. (2 > 1).

Énoncé de l’exercice n°48.

Correction 49
1.

Yn = Cn + In + 10 = 50 + 0, 8Yn + 100 + 0, 1Yn + 0, 05Yn−1 + 10 = 0, 9Yn + 0, 05Yn−1 + 60


0, 1Yn = 0, 05Yn−1 + 160
Yn = 0, 5Yn−1 + 1 600

(Yn ) est une suite arithmético-géométrique.


2. À l’équilibre Ye = 0, 5Ye + 1600, donc Ye = 3 200.
3. On applique le cours concernant les suites arithmético-géométrique et on obtient :

Yn = −2 200(1/2)n + 3 200

Comme | 12 | < 1, (Yn ) converge bien vers 3 200.

Énoncé de l’exercice n°49.

Correction 50
−1 n n
1. un = 5 (2(−1/3) + 3(1/2) )
2. un = 0, 5n (2n − 1)
√ √ n  √   √ n
5+5 5+1 − 5+5 − 5+1
3. un = 10 2 + 10 2
2+(−2)n
4. un = 3
5. un = (1 − 4n) × (−1)n

37 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

6. (a) Première méthode.


L’équation caractéristique est r 2 + 1 = 0, les solutions sont r = ±i, |r| = 1 et arg(i) = π
2 [2π].
π π
un = Acos( n) + Bsin( n)
2 2
À l’aide des conditions initiales, on obtient :
(
A=2
B=1
Donc  n
π π  2 × (−1) 2 si n est pair

un = 2 cos( n) + sin( n) = 

2 2 (−1) n−1
 2 si n est impair

(b) Seconde méthode u2 = −2, u3 = −1, u4 = 2, u5 = 1 etc. Montrons par récurrence que :
 n
 2 × (−1) 2 si n est pair


un = 
(−1) n−1
 2 si n est impair

L’hypothèse est vraie au rang 0 et au rang 1. Supposons que l’hypothèse soit vraie jusqu’au rang n
(récurrence forte).
Si n + 1 est pair alors, n est impair et n − 1 est pair.
n−1 n+1
un+1 = −un−1 = −2 × (−1) 2 = 2 × (−1) 2 .
Si n + 1 est impair alors, n est pair et n − 1 est impair.
n−2 n
un+1 = −un−1 = −(−1) 2 = (−1) 2 .
Donc si l’hypothèse est vraie au rang n, elle l’est au rang n + 1 étant vraie au rang 0 et 1, elle l’est
quelque soit n.

Énoncé de l’exercice n°50.

Correction 51
(
un+1 = 1, 5un − vn
vn+1 = −0, 5un + vn
u0 = 2 et v0 = 1.
1. u1 = 1, 5 × 2 − 1 = 2 et v1 = −0, 5 × 2 + 1 = 0
2.

un+2 = 1, 5un+1 − vn+1 = 1, 5un+1 − (−0, 5un + vn )


un+2 = 1, 5un+1 + 0, 5un − vn = 1, 5un+1 + 0, 5un − (−un+1 + 1, 5un )
un+2 = 2, 5un+1 − un

3. La suite (un ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2, son équation caractéristique est r 2 −2, 5r +1 = 0.
∆ = 6, 25 − 4 = 2, 25 = 1, 52 . r1 = 2 et r2 = 21 . un = A2n + B0, 5n . D’après les conditions initiales on a :
 2
A = 3
( 
A+B = 2


⇔

2A + 0, 5B = 2  4
B =


3

38 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

Donc un = 23 2n + 43 0, 5n . En reportant dans la première équation, on obtient :

3 2 4 2 4 4 1
vn = ( 2n + 0, 5n ) − ( 2n+1 + 0, 5n+1 ) = 0, 5n − 2n
2 3 3 3 3 3 3
En résumé :
2 n 4

n
un = 3 2 + 3 0, 5




4 1


 vn = 0, 5n − 2n


3 3
n n
4. lim 2 = +∞ et lim 0, 5 = 0 donc lim un = +∞ et lim vn = −∞.
Énoncé de l’exercice n°51.

Correction 52 On obtient :
un = 2(−1)n − (−4)n
(

vn = 2(−1)n + 2(−4)n
En étudiant les limites de (u2n ) et (u2n+1 ), on montre que (un ) n’a pas de limite ((vn ) non plus).
Énoncé de l’exercice n°52.

Correction 53
1. P1 − P0 = 20 000, P2 − P1 = 10 000 et P3 − P2 = 5 000. On en déduit P2 = 70 000 et P3 = 75 000.
2.
3 1
Pn+2 = Pn+1 − Pn
2 2
Donc (Pn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2.
3. L’équation caractéristique est r 2 − 1, 5r + 0, 5 = 0, on obtient : Pn = 80 000 − 402000
n
n
4. Comme 2 > 1, lim 2 = +∞ et lim Pn = 80 000.
Énoncé de l’exercice n°53.

Correction 54
1. Soit n > 2.
In = k(Cn − Cn−1 ) = k(aRn−1 + b − (aRn−2 + b)) = ak(Rn−1 − Rn−2 )

Rn = Cn + In = aRn−1 + b + ak(Rn−1 − Rn−2 ) = a(1 + k)Rn−1 − akRn−2 + b


2. (a)
Rn = (1 + k)Rn−1 − kRn−2 (6)
Il s’agit d’une suite récurrente linéaire d’ordre 2. Son équation caractéristique est :
r 2 − (1 + k)r + k = 0 (7)
(1+k)−(1−k)
∆ = (1 + k)2 − 4k = (1 − k)2 > 0 car k , 1. Les racines de l’équation (7
7) sont r1 = 2 = k et
(1+k)+(1−k)
r2 = 2 = 1. Donc Rn = A + Bk n .
Les conditions initiales amènent :
 R1 − R0  R − R0
(
A + B = R0

 B =

 B= 1
k 1 k−1
 

⇔
 − ⇔


A + kB = R1 R − R kR0 − R1
A = R0 − 1 0
 
A =

 

k−1 k−1
Ainsi
! 
kR0 − R1 R − R0 n

Rn = + 1 k
k−1 k−1

39 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(b) Pour k = 0, 25, k n → 0 et lim Rn = (4R1 − R0 )/3.

Énoncé de l’exercice n°54.

Correction 55
1.
3un + 4n
vn+1 = = 3vn + 1
4n
Donc (vn ) est une suite arithmético-géométrique.

Énoncé de l’exercice n°55.

Correction 56

u3
u2

u1

~

O ~ı
u0 u1 u2u3

1.
Il
√ semblerait que la suite soit convergente. Et que sa limite soit égale à 2, une solution de l’équation
x + 2 = x.
2.
06 x 62
26
x+2 6 4
√ √ √
06 26 x + 2 6 2 car la fonction x 7−→ x est croissante.
06 f (x) 62

Donc l’intervalle [0, 2] est stable par f . L’intervalle [0; 2] étant borné, la suite (un ) est bornée.
3.
√ √
2 + un − 2 + un−1 √ √
un+1 − un =√ √ × ( 2 + un + 2 + un−1 )
2 + un + 2 + un−1
(2 + un ) − (2 + un−1 ) un − un−1
un+1 − un =√ √ =√ √
2 + un + 2 + un−1 2 + un + 2 + un−1

40 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

Le numérateur étant positif, un+1 − un et un − un−1 ont le même signe.


Montrons par récurrence que la suite (un ) est croissante.

Hn : {un+1 − un > 0}

H0 est vraie car u1 − u0 = 2 > 0.
Supposons que Hn soit vraie. Comme un+1 −un et un −un−1 ont le même signe, Hn+1 est vraie également.
La propriété est vraie au rang 0, elle est héréditaire ; donc d’après le principe de récurrence la
proposition Hn est vraie pour tout entier naturel n. En conséquence la suite (un ) est croissante.
4. La suite est croissante et bornée, d’après le théorème de convergence√monotone elle est convergente.
Soit ` ∈ [0; 2] sa limite. En utilisant la continuité de la fonction x 7−→ x + 2 sur [0; 2], on obtient :


` = 2+`
`2 − ` − 2 = 0
(` − 2)(` + 1) = 0

Donc ` = 2, car ` > 0. En conclusion la suite (un ) tend en croissant vers 2.

Énoncé de l’exercice n°56.

Correction 57
4
1. Dressons le tableau de variation de f (f 0 (x) = (x+3)2
).

x 0 1
Signe de
+
f 0 (x)
1
Variations de
f
2
3

Donc l’intervalle [0; 1] est stable par f . Et la suite (un ) est bornée car [0; 1] est bornée.
2
2. La fonction f est croissante et u1 = 3 > u0 , donc la suite est croissante.
3. La suite est croissante et bornée, d’après le théorème de convergence monotone elle est convergente.
Soit ` ∈ [0; 1] sa limite. En utilisant la continuité de la fonction f sur [0; 1], on obtient :

2` + 2
`=
`+3
`2 + ` − 2 = 0
(` + 2)(` − 1) = 0

Donc ` = 1, car ` > 0. En conclusion la suite (un ) tend en croissant vers 1.

Énoncé de l’exercice n°57.

Correction 58
2(x3 −1)
1. f 0 (x) = 2x − x22 = x2

41 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

x 1 +∞
Signe de
0 +
f 0 (x)
+∞
Variations de
f
3

D’après le tableau de variation f (I) = [3; +∞[⊂ I, I est stable par f .


2. I est un intervalle stable par f , f est croissante sur I et u0 6 u1 , donc (un ) est croissante.
3. (a) (x + 1)(x2 − 2x + 2) = x3 − 2x2 + 2x + x2 − 2x + 2 = x3 − x2 + 2.
(b) Soit a > 1 l’abscisse d’un éventuel point d’équilibre de f dans I.

f (a) = a
2
a2 + = a
a
a3 − 2a + 2
= 0 ⇔ (a + 1)(a2 − 2a + 2) = 0 car a , 0
a 
a = −1 exclu car a > 1


ou a2 − 2a + 2 = 0


Or le discriminant de ce polynôme du second degré est négatif, donc l’équation f (a) = a, n’a pas
de solution sur [1; +∞[ : f n’a pas de point d’équilibre dans I.
4. La suite (un ) est croissante, supposons qu’elle converge vers une limite `. Dans ce cas ` ∈ I et f admet
un point d’équilibre sur I, d’après la question précédente c’est exclu, donc (un ) diverge.
(un ) est croissante et divergente donc lim un = +∞.

u3

u2
u1 ~
O ~ı
u3

Énoncé de l’exercice n°58.

Correction 59
1. (a) f 0 (x) = 12 (3x2 − 6x + 4). On montre facilement que f 0 (x) > 0 sur R donc f est strictement croissante
sur R.

42 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(b) δ(x) = f (x) − x = 12 x(x2 − 3x + 2) = 21 x(x − 1)(x − 2)

x −∞ 0 1 2 +∞
Signe de − 0 + + +
x
Signe de − − + +
0
x−1
Signe de − − − +
0
x−2
Signe de
− 0 + 0 − 0 +
δ(x)

2. Remarquons tout d’abord que


— R est stable par f ;
— f admet trois points d’équilibre qui ont pour abscisses respectives 0, 1 et 2.
(a) u0 < 0
x −∞ 0
Signe de
+
f 0 (x)
0
Variations de
f
−∞

L’intervalle ] − ∞; 0[ est stable par f , sur cet intervalle δ(x) < 0, donc u1 < u0 , la suite (un ) est
décroissante. Comme il n’y a pas de point d’équilibre sur cet intervalle, la suite (un ) diverge vers
−∞.
(b) u0 ∈]0, 1[,
x 0 1
Signe de
+
f 0 (x)
1
Variations de
f
0

L’intervalle [0; 1] est stable par f , sur cet intervalle δ(x) > 0, donc u0 < u1 , la suite (un ) est
croissante. Elle est majorée par 1, donc elle converge vers un réel ` > u0 > 0. Comme 1 est
l’unique point d’équilibre strictement positif de cet intervalle, lim un = 1.

43 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(c) u0 ∈]1, 2[,

x 1 2
Signe de
+
f 0 (x)
2
Variations de
f
1

L’intervalle [0; 1] est stable par f , sur cet intervalle δ(x) < 0, donc u0 > u1 , la suite (un ) est
décroissante. Elle est minorée par 1, donc elle converge vers un réel ` 6 u0 < 2. Comme 1 est
l’unique point d’équilibre strictement plus petit que 2 de cet intervalle, lim un = 1.
(d) u0 > 2.

x 2 +∞
Signe de
+
f 0 (x)
+∞
Variations de
f
2

L’intervalle [2; +∞] est stable par f , sur cet intervalle δ(x) > 0, donc u0 < u1 , la suite (un ) est
croissante. Si elle convergeait ce serait vers un réel plus grand que u0 > 2. Or il n’y a pas de point
d’équilibre strictement plus grand que 2, donc la suite diverge en croissant.

lim un = +∞

Énoncé de l’exercice n°59.

Correction 60
1. f 0 (x) = −2(1 − x). f 0 (x) < 0 sur [0; 1].

x 0 1
Signe de

f 0 (x)
1
Variations de
f
0

D’après le tableau de variation, l’intervalle [0; 1] est stable par f .


2. u2n = f ◦ f (u2(n−1) ), la fonction f ◦ f étant la composée de deux fonctions décroissantes est croissante
sur [0; 1]. L’intervalle [0; 1] est stable par f ◦ f .
u1 = f (u0 ) = 14 , u2 = f (u1 ) = 16
9
ainsi u2 > u0 en conséquence la suite (u2n ) est croissante. Comme (u2n )
est croissante et majorée par 1 elle converge vers un réel que l’on note `. ` > u0 = 12 donc 12 6 ` 6 1.
3. u2n+1 = f ◦f (u2(n−1)+1 ), la fonction f ◦f étant la composée de deux fonctions décroissantes est croissante
sur [0; 1]. L’intervalle [0; 1] est stable par f ◦ f .
u1 = f (u0 ) = 14 , u3 = f (u2 ) = 256
49
ainsi u3 < u1 en conséquence la suite (u2n+1 ) est décroissante. Comme
(u2n+1 ) est décroissante et minorée elle converge vers un réel que l’on note ` 0 . ` 0 6 u1 = 14 donc
1 0
4 > ` > 0.

44 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

4. (a) (x − 1)(x2 − 3x + 1) = x3 − 4x2 + 4x − 1


(b) Résolvons l’équation f ◦ f (x) = x sur [0; 1].

(1 − (1 − x)2 )2 = x
x4 − 4x3 + 4x2 = x
x(x3 − 4x2 + 4x − 1) = x(x − 1)(x2 − 3x + 1) = 0
√ √
5−3 5+3
L’ensemble des solutions est {− 2 ; 2 ; 1; 0}. Seules trois solutions appartiennent à l’intervalle

3− 5
[0; 1], donc f ◦ f admet trois points fixes sur [0; 1] : 0, 2 et 1.

3− 5
(c) 2 ' 0, 38 < [ 12 ; 1], donc l’unique point fixe de l’intervalle [ 12 ; 1] est 1. Ainsi, la suite (u2n )

3− 5
converge en croissant vers 1. De même, 2 < [0; 14 ] et la suite (u2n+1 ) converge en décroissant
vers 0.
5. (u2n ) et (u2n+1 ) sont deux suites extraites de (un ) qui ne converge pas vers la même limite donc (un )
diverge.

u4
u2
~

u1
u3

O ~ı
u3 u1 u0 u2 u4

Énoncé de l’exercice n°60.

Correction 61
1. (a) C’est une fonction polynômiale du second degré.

45 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

x −∞ 0 1 2 +∞
Signe de
− − 0 + +
f 0 (x)
+∞ +∞
Variations de
f 2 2
1

(b) D’après le tableau de variation


Donc l’intervalle [1; +∞[ est stable par f .
(c) δ(x) = f (x) − x = x2 − 3x + 2 = (x − 1)(x − 2)
x 1 2 +∞
Signe de + +
0
x−1
Signe de − +
0
x−2
Signe de
0 − 0 +
δ(x)

2. (a) Cas u0 ∈]1, 2[ :


Dans ce cas, u1 < u0 , donc la suite est décroissante. Étant minorée, elle converge vers un point
d’équilibre plus petit que u0 . Or u0 < 2, (un ) converge vers 1.
(b) Cas u0 > 2 : Dans ce cas, u1 > u0 , donc la suite est croissante. Si la suite convergeait ce serait vers
un point d’équilibre plus grand que u0 or u0 > 2 et il n’y a pas de point d’équilibre plus grand
que 2. Donc la suite (un ) diverge vers +∞ (la suite est monotone).
3. Lorsque u0 < 1, on a l’alternative suivante :
— soit u0 < 0, dans ce cas d’après le tableau de variation, u1 > 2 et l’on peut appliquer le même
raisonnement que précédemment et conclure que lim un = +∞ ;
— soit 0 < u0 < 1, dans ce cas d’après le tableau de variation, u1 ∈]1; 2[ et l’on peut appliquer le même
raisonnement que précédemment et conclure que lim un = 1 ;
— soit u0 = 1, dans ce cas la suite est stationnaire et lim un = 1.

Énoncé de l’exercice n°61.

Correction 62
1. Facile
2. (a)
1 2 3
u0 = =1 u1 = =2 u2 = = 1, 5
1 1 2
(b)
Fn+2 Fn+1 + Fn 1
un+1 = = = 1+
Fn+1 Fn+1 un
(c) f 0 (x) = − x12

x 0 +∞
Signe de

f 0 (x)
+∞
Variations de
f
1

46 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

et
x 1 2
2
Variations de
f
3
2

Donc d’après le tableau de variation, l’intervalle [1; 2] est stable par f .


(d) u2n = f ◦ f (u2(n−1) ), la fonction f ◦ f étant la composée de deux fonctions décroissantes est
croissante sur [1; 2]. L’intervalle [1; 2] est stable par f ◦ f .
u0 = 1, u2 = f ◦ f (u0 ) = 1, 5 ainsi u0 < u2 en conséquence la suite (u2n ) est croissante. Comme (u2n )
est croissante et majorée, elle converge vers un réel `, avec ` ∈ [1, 2].
(e) u2n+1 = f (u2n ), or (u2n ) converge vers ` ∈ [1, 2] et la fonction f est continue sur [1; 2].
Donc la suite (u2n+1 ) converge vers f (`) = ` 0 .
(f) Cherchons les points fixes de f ◦ f sur l’intervalle [1; 2].

f (f (x)) = x
1 1
1+ 1
= x ⇔ 1 + x+1 = x
1+ x x

2x + 1 2 1+ 5
= x ⇔ x −x−1 = 0 ⇔ x =
x+1 2

1− 5
(En effet 2 < [1; 2])

Donc l’unique point fixe de f ◦ f sur [1; 2] est φ = 1+2 5 .
Comme l’unique point fixe de f ◦ f sur [1; 2] est φ, la continuité de f ◦ f sur [1; 2] assure que
lim u2n+1 = ` 0 = φ.
Comme l’unique point fixe de f ◦ f sur [1; 2] est φ, la continuité de f ◦ f sur [1; 2] assure que
lim u2n = ` = φ.
3. Les suites extraites (u2n ) et (u2n+1 ) convergent vers la même limite φ, donc (un ) converge vers φ.

Énoncé de l’exercice n°62.

Correction 63
−15
1. (a) f 0 (x) = (2x+1)2
<0

x −∞ −1 +∞
2
1 +∞
2
Variations de
f
−∞ 1
2

(b) L’intervalle [0; 8] est stable par f en effet :

x 0 8
8
Variations de
f
16
17

47 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(c)
x+8
x+8 + 8 17x + 16
f (f (x)) = = 2x+1
x+8
=
2x + 1 2 2x+1 + 1 4x + 17
(d)
17x + 16
f (f (x)) = x ⇔ = x ⇔ 4x2 = 16 ⇔ x = 2
4x + 17
En effet −2 < [0; 8]. Donc 2 est l’unique point fixe de f ◦ f sur [0; 8].
2. (a) f est décroissante sur [0; 8] qui est un intervalle stable par f , donc (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones
de monotonies contraires. Comme u1 = 8 et u2 = 16 17 > u0 , la suite (u2n ) est croissante.
La suite (u2n ) est croissante et majorée par 8 (l’intervalle [0; 8] est stable par f ). Donc d’après le
théorème de convergence monotone la suite (u2n ) est convergente.
(b) De plus f ◦ f est continue sur [0; 8] donc (u2n ) converge vers l’unique point fixe de f ◦ f sur
l’intervalle [0; 8], c’est à dire 2.
3. (a) D’après la question 2 a) la suite (u2n+1 ) est décroissante.
(b) En reprenant les arguments de 2 b), on montre que la suite (u2n+1 ) est décroissante minorée et
converge vers l’unique point fixe de f ◦ f sur [0; 8], à savoir 2.
4. Les suites extraites (u2n ) et u2n+1 convergent vers la même limite 2, donc (un ) converge vers 2.

u1

u3
u5
u4
u2
~
O ~ı
u0 u2 u4 u5 u3 u1

Énoncé de l’exercice n°63.

Correction 64

48 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

1. (a)

x 0 2
3
2
Variations de
f
3
4

(b) Voir tableau de variation


(c) Sur l’intervalle [0; 2], f (x) = x ⇔ x = 1, donc f admet un unique point fixe sur [0; 2].

2.
3(x+2)
3. g(x) = 2x+7 ,
Sur [0; 2], g(x) = x ⇔ x = 1.
4. f étant décroissante sur l’intervalle stable [1; 2], (u2n ) et (u2n+1 ) sont de monotonies contraires, plus
précisément (u2n ) est croissante (u2 = 67 > 0 = u0 ) et (u2n+1 ) est décroissante. Ces deux suites sont
bornées, donc elles convergent (théorème de convergence monotone). Notons l et l 0 leurs limites
respectives. Les limites l et l 0 sont des points fixes de f ◦ f sur l’intervalle [0; 2]. Or f ◦ f ne possède
qu’un seul point fixe sur l’intervalle [0; 2], donc l = l 0 = 1.
Comme (u2n ) et (u2n+1 ) converge vers 1, (un ) converge vers 1.
Énoncé de l’exercice n°64.

Correction 65
1. (a) f est une fonction polynomiale du second degré. f est croissante sur [0; +∞[. Et l’intervalle
[0; +∞[ est stable par f .
(b) f (x) = x ⇔ x = 2 ou x = 4
f 0 (x) = 13 x, donc :
• |f 0 (2)| = 32 < 1, 2 est un point fixe attractif de f .
• |f 0 (4)| = 34 > 1, 4 est un point fixe répulsif de f .
(c)
u0 ∈ [0; 2[ u0 ∈]2; 4[ u0 ∈]4; +∞[
Signe de f (x) − x positif négatif positif
Sens de variation de (un ) croissante décroissante croissante

49 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

4
2. (a) f est croissante et f (0) = 3 et f (2) = 2, donc [0; 2] est stable par f .
(b) La suite est croissante et bornée donc elle converge vers l’unique point fixe de l’intervalle de
stabilité. Donc la suite (un ) converge vers 2.
3. On procède de même et on montre que (un ) converge en décroissant vers 2
4. On montre que (un ) diverge vers +∞.

Énoncé de l’exercice n°65.

Correction 11
1. f 0 (x) = √ 1
2x+1

x 1 +∞
Signe de
+
f 0 (x)
+∞
Variations de
f
3

D’après le tableau de variation l’intervalle I = [1, +∞[ est stable par f .


2.

f (x) = x
√ 2x + 1 = x2
(
2x + 1 = x ⇔ ⇔ 2x + 1 = x2 car x > 1
x>0
√ √
x = 1 + 2 car 1 − 2 < [1, +∞[
√ √
Donc ` = 1 + 2. La fonction f est croissante donc la suite (un ) est monotone, u1 = 3 > u0 la suite (un )
est croissante.

50 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

La fonction f est continue et dérivable sur I et sur cet intervalle |f 0 (x)| 6 √1 . D’après l’inégalité des
3
accroissement finis, on a

∀(x; y) ∈ I2 ; |f (x) − f (y)| 6 sup |f 0 (x)| × |x − y|


x∈I

Appliquons ce résultat à la suite (un ). Tous les termes de la suite appartiennent à I et f (`) = `.

1
|u1 − `| 6 √ × |u0 − `|
3
1
|u2 − `| 6 √ × |u1 − `|
3
.. ..
. .
1
|un − `| 6 √ × |un−1 − `|
3

D’où
!n
1
∀n ∈ N, |un − `| 6 √ |u0 − `|
3
3. Le membre de droite de l’inégalité tend vers 0 lorsque n tend vers +∞, donc lim un = `
4. (a)  n
√1 !n−1
3 √1
|un − `| 6 1
|1 − 3| = √
1− √ 3
3

(b)
!n−1
1
√ < 10−2
3
4
n > 1+ ' 9, 38
log(3)

Donc dès que n > 10, l’erreur commise en remplaçant ` par un soit inférieure à 10−2 .
(c) Cette inégalité ne dépend pas de ` qui dans certain cas est inconnu.

Énoncé de l’exercice n°11.

Correction 12
1
1. (a) f 0 (x) = (3+2x)2
, sur [0; +∞[ 0 6 f 0 (x) 6 91 . Donc la fonction f est contractante.
(b) La fonction f est contractante sur [0; +∞[ et cet intervalle est stable par f , donc f possède
un unique point fixe sur cette intervalle et toute suite définie par u0 ∈ [0; +∞[ et un+1 = f (un )
converge vers ce point fixe.

Sur [0; +∞[, l’équation f (x) = x n’a qu’une solution 2.
2. (a) Voir 1 b)

51 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(b) f (1) = 43 .
 n
1
9 4 1 1
|un − `| 6 |0 − | =
1
1− 3 9
2 32n−1
!
1 1 −6 1 6 − log(2)
< 10 ⇔ n > ' 6, 47
2 32n−1 2 log(3)

Donc dès que n > 7, un est une valeur approchée de l à 10−6 près.

Énoncé de l’exercice n°12.

Correction 13
1
1. Étudions la fonction g : x 7−→ x − √ sur [1; +∞[.
x

x 1 α1 +∞
Signe de
+ +
g 0 (x)
+∞
Variations de 1
g
0

1
Donc l’équation x − √ = 1 admet une unique solution α ∈ [1, +∞[.
x
2. (a) f 0 (x) = − 21 x√1 x < 0.

x 1 +∞
Signe de

f 0 (x)
2
Variations de
f
1

D’après le tableau de variation, l’intervalle [1; +∞[ est stable par f .


(b) Sur [1; +∞[, |f 0 (x)| 6 21 , donc la fonction f est contractante sur I. Comme l’intervalle fermé I est
stable par f , la fonction f admet un unique point fixe et la suite (un ) converge vers ce point fixe.
1
3. (a) f (x) = x ⇔ x − √ = 1, donc d’après la question 1 a), α est l’unique point fixe de f sur I.
x
(b) Comme la fonction f est contractante,

0, 5n
∀n ∈ N, |un − α| 6 |u − u1 | ⇔ |un − α| 6 0, 5n−1
1 − 0, 5 0
Ainsi

3
|un − α| 6 0, 5n−1 < 10−3 ⇔ n > 1 + ' 10, 96
log(2)

Énoncé de l’exercice n°13.

Correction 14

52 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

1. g : x 7→ 1 + e−x − x, g 0 (x) = −e−x − 1 < 0.

x −∞ α1 +∞
+∞
Variations de 1
g
−∞

De plus g(1) × g(2) = e−1 × (e−2 − 1) < 0, donc α ∈ [1; 2].


2. (a) f 0 (x) = −e−x .

x 1 2
Signe de

f 0 (x)
(e1 +1)
Variations de e1
f
(e2 +1)
e2

Donc l’intervalle I = [1, 2] est stable par f . (1 < 1 + e−2 < 1 + e−1 < 2).
(b) D’après l’inégalité des accroissements finis appliquée à la fonction f dérivable sur l’intervalle
[1; 2].

∀(x, y) ∈ [1; 2]2 ; |f (x) − f (y)| 6 sup |f 0 (x)||x − y| (I)


x∈[1;2]

Or supx∈[1;2] |f 0 (x)| = 1e
L’intervalle [1; 2] étant stable par f , ∀n ∈ N; un ∈ [1; 2]. En appliquant (II) pour x = un et y = α,
on obtient :

1
|un+1 − α| 6 |un − α|
e
3. (a)

1
|u1 − α| 6 × |u0 − α|
e
1
|u2 − α| 6 × |u1 − α|
e
.. ..
. .
1
|un − α| 6 × |un−1 − α|
e

D’où
 n
1
∀n ∈ N, |un − α| 6 |u0 − α|
e
Comme le membre de droite tend vers 0 lorsque n tend vers +∞, d’après le théorème de compa-
raison, (un ) converge vers α.

53 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(b)
1
|u0 − α| 6 |u0 − u1 | + |u1 − α| 6 |u0 − u1 | + |u0 − α|
e
1
(1 − )|u0 − α| 6 |u0 − u1 |
e
e
|u0 − α| 6 |u − u1 |
e−1 0
 n  n
1 1 e
|un − α| 6 |u0 − α| 6 |u − u1 |
e e e−1 0
1
|un − α| 6 n−1 |1 + e−1 − 1|
e × (e − 1)
1
|un − α| 6 n
e × (e − 1)

Si l’on souhaite obtenir une valeur approchée de α à au moins 10−3 près de α, il suffit de prendre
n tel que :

1
6 10−3
en × (e − 1)
−n log(e) − log(e − 1) 6 −3
3 − log(e − 1)
n> ' 6, 37
log(e)

n un
0 1
1 1,36787944117144
2 1,25464638004358
3 1,28517667455953
4 1,27660171082938
5 1,27898375885919
6 1,2783199970162
7 1,27850479653501
8 1,27845333373792
9 1,27846766409407
10 1,27846367358186

Énoncé de l’exercice n°14.

Correction 15
1. La fonction est dérivable sur I = [0, +∞[ et f 0 (x) = − (x26x
+2)2
<0

x 0 +∞
Signe de
0 −
f 0 (x)
3
2
Variations de
f
0

L’intervalle [0; 32 ] ⊂ [0; +∞[, donc l’intervalle I = [0, +∞[ est stable par f .

54 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

2. (a) Facile
(b)

f (x) = x
3
2
=x
x +2
x3 + 2x − 3 = 0
(x − 1)(x2 + x + 3) = 0
x = 1 car x2 + x + 3 ne s’annule pas sur [0; +∞[

Donc f admet un unique point d’équilibre ` = 1. Cet équilibre est stable car f 0 (1) = − 69 (|f 0 (1)| < 1).
3. La fonction f admet un unique point fixe stable sur l’intervalle [0; +∞[.
6x(x2 −6)
Étudions f 0 sur [0; +∞[, f 00 (x) = (x2 +2)3
et

x 0 6 +∞
3
Signe de
− 0 +
f 00 (x)
0 0
Variations de
f0 √
− 9326

D’après le tableau de variation :



0 9 6
|f (x)| 6 <1
32
Donc f est contractante et stable sur l’intervalle fermé [0; +∞[, la suite (un ) converge vers l’unique
point fixe de f , i.e. 1.

55 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

Énoncé de l’exercice n°15.

Correction 16
1. Cn+1 = 1, 05Cn − 50
50
2. (a) f (x) = x ⇔ x = 0,05 = 1 000
(b) f 0 (x) = 1, 05,
donc f 0 (1000) > 1, l’équilibre est instable. La suite (Cn ) ne converge pas vers le point
d’équilibre.
3. (a) Dn = 1, 05Dn−1
(b) Dn = 1, 05n × (C0 − 1 000) et Cn = 1 000 + 1, 05n × (C0 − 1 000)
4. Si C0 > 1 000 alors Cn diverge vers +∞, si C0 = 1 000 alors Cn = 1 000 sinon les frais ne sont pas
couverts par les intérêts et Cn devient négatif à partir d’un certain moment.

Énoncé de l’exercice n°16.

x2
Correction 17 On pose f (x) = 2 − 2x + 3
1.
x2 √
− 2x + 3 = x ⇔ x = 3 ± 3
2
√ √
Premier point d’équilibre l = 3 − 3, f 0 (l) = 1 − 3.

Ainsi |f 0 (l)| < 1, donc 3 − 3 est un point d’équilibre stable.

56 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

√ √
Second point d’équilibre l = 3 + 3, f 0 (l) = 1 + 3.

Ainsi |f 0 (l)| > 1, donc 3 + 3 est un point d’équilibre instable.

2. Étudions le bassin d’attraction de l = 3 − 3.

• Étude de f 0 (x)
|f 0 (x)| < 1 ⇔ 1 < x < 3

x 1 2 3
Signe de
− 0 +
f 0 (x)
3 3
2 2
Variations de
f
1
Donc
√ la fonction f est stable et contractante sur ]1; 3[, donc si u0 ∈]1; 3[, la suite (un ) converge vers
1 − 3. De plus si u0 = 1 ou u0 = 3, u1 = 32 ∈]1; 3[ donc (un ) converge également.

• Sur [3; 3 + 3[.

x 1 2 3+ 3
Signe de
− 0 +
f 0 (x)
3 √
2 3+3
Variations de
f
1

Sur l’intervalle ]3; 3 + 3[, la fonction p est croissante et f (x) < x, donc la suite est strictement
décroissante. De plus l’intervalle [1, 3 + (3)] est stable par f .

Donc si u√0 ∈ [2; 3 + 3[ il existe un rang à partir duquel un ∈ [1; 3[. Donc (un ) converge vers l.
• u0 = 3 + 3. √
La suite est stationnaire un = 3 + 3.

57 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques


• u0 > 3 + 3. √
La fonction f est croissante et stable sur ]3 + 3; +∞[ et sur cet intervalle f (x) > x. Donc la suite
(un ) est strictement croissante et comme il n’y a pas de point fixe sur cet intervalle, la suite diverge
en croissant.
√ √
• u0 ∈]1 − 3; 1[, d’après le tableau de variation de f , u1 ∈] 32 ; 3 + 3[, donc (un ) converge vers l.
√ √
• Si u0 = 1 − √ 3 alors ∀n > 1, u√
n = 3 + 3, la suite est stationnaire à partir du rang 1.
• Si u0 < 1 − 3 alors u1 > 3 + 3, la suite diverge vers +∞.

√ √ √ √
u0 ∈]1 − 3; 3 + 3[ u0 > 3 + 3 u0 < 1 − 3
√ √
En résumé, le bassin d’attraction de l est ]1 − 3; 3 + 3[.

Énoncé de l’exercice n°17.

Correction 18
x 0 1
Signe de
0 −
f 0 (x)
1
Variations de
f
0
1.
D’après le tableau de variation, l’intervalle I = [0; 1] est stable par f .
2. Comme x ∈ [0; 1], √
5−1
f (x) = x ⇔ x =
2
√ √
5−1
Donc f admet un unique point d’équilibre ` = 2 . f 0 (x) = −2x et f 0 (`) = − 1+25
< −1. Ainsi, ` est un
point d’équilibre instable.
3. (a) Vérifiez vous même ! !
(b)

f (f (x)) = x
1 − (1 − x2 )2 = x
x4 − 2x2 + x = 0
x(x3 − 2x + 1) = x(x − 1)(x2 + x − 1) = 0

5−1
Ainsi g possède 3 points d’équilibre dans [0; 1] : 0, 1 et 2 .

58 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

4. Comme f est stable sur [0; 1] et décroissante alors (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones et de monotonies
contraires. u0 = 12 , u1 = 43 et u2 = 16 7
< u0 . Ainsi, (u2n ) est décroissante et (u2n+1 ) croissante.
(u2n ) étant décroissante et la fonction f ◦ f étant continue sur l’intervalle [0; 1] (stable par f ◦ f ), (u2n )
converge vers un point fixe de f ◦ f , le seul point fixe inférieur à u0 = 0, 5 est 0. Donc (u2n ) converge
vers 0. √
On procède de même pour (u2n+1 ) et comme 5−1 2 < u1 < 1 et (u2n+1 ) est croissante, (u2n+1 ) converge
vers 1.
g(x) = f ◦ f (x) = 2x2 − x4 . g 0 (x) = 4x − 4x3 et g 0 (0) = g 0 (1) = 0. Les points fixes sont super-attractifs. La
convergence est donc très rapide.

Énoncé de l’exercice n°18.

Correction 19
(x−1) (x+1)
1. On étudie le signe de f 0 (x) = − .
(x2 +1)2

x 0 1
Signe de
+
f 0 (x)
1
2
Variations de
f
0

Donc la fonction f est stable sur [0; 1] (f ([0; 1]) = [0; 21 ] ⊂ [0; 1]).
2.
x 1 −x3
= x ⇔ x( − 1) = 0 ⇔ =0⇔x=0
x2 + 1 1 + x2 1 + x2
Donc l’unique point d’équilibre de f dans I est 0. Comme f 0 (0) = 1, on ne peut pas savoir directement
s’il s’agit d’un équilibre stable ou instable.
3. La fonction est croissante, donc la suite est monotone. Comme u0 = 1 et u1 = 12 , la suite (un ) est
monotone ; elle est bornée donc convergente. La fonction f étant continue sur [0; 1], (un ) converge vers
le point fixe de f . En conclusion, (un ) converge vers 0.

59 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

La convergence est très lente :

Énoncé de l’exercice n°19.

Correction 20
1. (a) f 0 (x) = 1 + 3x2 ,
x 0 +∞
Signe de
+
f 0 (x)
+∞
Variations de
f
0

D’après le tableau de variation, l’intervalle I = [0, +∞[ est stable par f .


(b) f (x) = x ⇔ x = 0. Et f 0 (0) = 1, il s’agit d’un point fixe douteux. On ne peut pas conclure
directement.

(c)

60 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(d) Comme f est croissante et que f (x) > x sur ]0; +∞[, la suite (un ) est croissante. Donc ∀n > 0,
0 < u0 6 un . Donc la suite est divergente, (si elle convergeait, la continuité de f assure que ce
serait vers le seul point fixe de f , c’est à dire 0, ce qui est exclu). Le point fixe est instable.
2. L’étude précédente peut-être reprise pour f (x) = x − x3 et I = [0, 1].

x 0 3 1
3
Signe de
+ 0 −
f 0 (x)

2 3
Variations de 9
f
0 0

En revanche, comme f (x) < x, la suite (un ) est décroissante et converge vers le point fixe 0. Il s’agit ici
d’un point fixe attractif.

Il est à noter qu’il s’agit d’une convergence très lente.

Énoncé de l’exercice n°20.

Correction 21
Correction en video
1. La fonction polynomiale x 7−→ P(x) = x3 − 3x + 1 est continue et dérivable sur R et sa dérivée est
P0 (x) = 3x2 − 3, qui est strictement négative sur ] − 1, +1[. Par conséquent P est strictement décroissante
sur ] − 1, +1[. Comme P(0) = 1 > 0 et P(1/2) = −3/8 < 0 il en résulte grâce au théorème des valeurs
intermédiaires qu’il existe un réel unique α ∈]0, 1/2[ tel que P(α) = 0.
2. Comme f (x) − x = (x3 − 3x + 1)/9 il en résulte que α est l’unique solution de l’équation f (x) = x dans
]0, 1/2[.
3. Comme f 0 (x) = (x2 + 2)/3 > 0 pour tout x ∈ R, on en déduit que f est strictement croissante sur R.
Comme f (0) = 1/9 et limx→+∞ f (x) = +∞, on en déduit que f (R+ ) = [1/9, +∞[. Comme x1 = f (x0 ) = 1/
9 > 0 alors x1 > x0 = 0 ; f étant strictement croissante sur R+ , on en déduit par récurrence que xn+1 > xn
pour tout n ∈ N ce qui prouve que la suite (xn ) est croissante.
4. Un calcul simple montre que f (1/2) < 1/2. Comme 0 = x0 < 1/2 et que f est croissante on en déduit
par récurrence que xn < 1/2 pour tout n ∈ N (en effet si xn < 1/2 alors xn+1 = f (xn ) < f (1/2) < 1/2).

61 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

5. D’après les questions précédentes, la suite (xn ) est croissante et majorée, elle converge donc vers un
nombre réel ` ∈]0, 1/2]. De plus comme xn+1 = f (xn ) pour tout n ∈ N, on en déduit par continuité de f
que ` = f (`). Comme f (1/2) < 1/2, On en déduit que ` ∈]0, 1/2[ et vérifie l’équation f (`) = `. D’après la
question 2, on en déduit que ` = α et donc (xn ) converge vers α.
Énoncé de l’exercice n°21.

Correction 22
1. (a) L’étude de f sur [1; +∞[ donne :
x 1 +∞
Signe de

f 0 (x)
3
2
Variations de
f
1

D’après le tableau de variation f est stable sur I (f (I) =]1; 32 ] ⊂ I)


−1
(b) f 0 (x) = (x+1)2
, f 0 est croissante en tant que composée de deux fonctions décroissante donc |f 0 (x)| 6
|f 0 (1)| = 1 . Ainsi la fonction f
est 14 -contractante sur I.
4
On peut également travailler de la manière suivante :
Sur [1; +∞[,

2 6 1+x
4 6 (1 + x)2
1 1
2
6
(1 + x) 4
1
|f 0 (x)| 6
4
(c) L’intervalle I est fermé, f est stable par f , f est contractante, donc f admet un unique point fixe
sur I et la suite (un ) converge vers ce point fixe.
2.
f (x) = x
x+2
=x
x+1
x2 = 2
√ √
x = 2 car − 2 < I

Donc ` = 2.
3. Comme f est stable sur I, tous les termes de la suite (un ) appartiennent à I ; en utilisant le fait que f
est 14 -contractante sur I on obtient :

1
|un − `| = |f (un−1 ) − f (`)| 6 |u − `|
4 n−1
1
|un−1 − `| = |f (un−2 ) − f (`)| 6 |u − `|
4 n−2
..
.
1
|u1 − `| 6 |u − `|
4 0

62 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

!n
1
En multipliant termes à termes, on obtient : ∀n ∈ N, |un − `| 6 √ |u0 − `|.
3
4. (a) u1 = 32 , en utilisant la formule rappelée dans l’énoncé pour k = 14 , on obtient :

1
4n 3
|un − `| 6 3
|1 − |
4
2
1
4n 1
|un − `| 6 3
4
2
1 2 1 1
|un − `| 6 n
= n−1 ×
4 3 4 6

1
(b) Si 4n−1
× 16 6 10−4 alors un − ` 6 10−4 .

1 1
6 10−4
×
4n−1 6
−(n − 1) log(4) − log(6) 6 −4
4 + log(6)
n > 1+ ' 8, 9
log(4)

Dès que n > 9, l’écart entre ` et un est inférieur à 10−4 .

Énoncé de l’exercice n°22.

Correction 23
1. Posons h(x) = x3 + 2x2 + 10x, h est dérivable (fonction polynômiale) h0 (x) = 3x2 + 4x + 10, le discriminant
de ce trinôme du second degré est négatif, donc h0 (x) > 0 et h est strictement croissante :

x 1.3 α1 2
Signe de
+ +
h0 (x)
36
Variations de 20
h
18.577

(a) On étudie la fonction f .

x 0 2
Signe de
0 −
f 0 (x)
2
Variations de
f
2
5

f ([0; 2]) ⊂ [0; 2], donc [0; 2] est un intervalle stable par f .

63 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(b)

f (x) = x
20 − x3 − 2x2
=x
10
x3 + 2x2 + 10x = 20

Donc α est un point fixe de f .


1
f 0 (x) = 10 (−3x2 − 4x)

x 1 2
Signe de

f 00 (x)
−7
10
Variations de
f0
−2

D’après le tableau de variation de f 0 , |f 0 (α)| > 1, donc α est un point fixe répulsif pour f .
(c) Le point fixe étant répulsif, la suite (un ) est divergente.
2. (a)

x 1 2
Signe de

g 0 (x)
20
13
Variations de
g
10
9

D’après le tableau de variation g est stable sur l’intervalle [1; 2].


(b)
g(x) = x ⇔ x3 + 2x2 + 10x = 20
Donc α est l’unique point fixe de g.
2x+2
(c) g 0 (x) = −20 (x2 +2x+10)2,
2
+2x−2
g 00 (x) = 120 (xx2 +2x+10) 0
3 > 0 sur [1; 2], donc le tableau de variation de g est donné par :

x 1 2
Signe de
+
g 00 (x)
−10
27
Variations de
g0 −80
169

80 80
Ainsi |g 0 (x)| = 169 , g est 169 -contractante.
(d) Nous sommes dans les conditions d’application de la proposition du cours ([1; 2] intervalle stable
fermé, g contractante) donc (vn ) converge vers α.

64 M. Pelini, V. Ledda
Étude des suites numériques

(e) Donc
80 n
( 169 ) 20
|vn − α| 6 89
|1 − |
169
13
80 n 91
|vn − α| 6 ( )
169 89
80 n 91
On cherche n tel que ( 169 ) 89 6 10−7

n log(80/169) + log(91/89) 6 −7
−7 − log(91/89)
n>
log(80/169)
n > 21, 58

Dès que n > 22, vn est une valeur approchée de α à 10−7 près.
n vn
0 1
1 1,538 461 538
2 1,295 019 157
3 1,401 825 309
4 1,354 209 390
5 1,375 298 092
6 1,365 929 788
7 1,370 086 003
8 1,368 241 023
9 1,369 059 812
.. ..
. .
22 1,368 808 101
23 1,368 808 110
24 1,368 808 106
25 1,368 808 108
26 1,368 808 107

Énoncé de l’exercice n°23.

65 M. Pelini, V. Ledda

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