CM1
Deux profs, Munoz pour les TD.
Thématique du TD : Travail et immigration.
Introduction : Le travail comme constellation
Notion du travail.
Deux thématiques : Comprendre le travail à partir de la notion de culture et
Professions, groupes professionnels et le drame social du travail.
Évaluation : Dissertation en fin de semestre, 3h + dossier pour TD.
Introduction : Le travail comme constellation
Notion du travail, défini comme : Dépense d’énergie en vue d’un objectif.
Idées :
- Fonction créatrice de la richesse.
- Peut engendrer des douleurs ou de la souffrance.
L’évolution de notre société a vu émerger des formes diverses de travail et évolution
de la définition : « activité organisée, spécialisée et rétribuée ayant pour finalité la
production d’un bien ou d’un service » (Pierre Bouvier).
Parle d’un aspect du travail, il faut clarifier/peaufiner ces définitions.
Naissance de sociologie du travail s’inscrit dans la vision industrielle du monde et
notamment dans l’idée créatrice : production de richesses.
Donc la sociologie est venue combler un vide entre l’économie et la psychologie.
Depuis le début de la sociologie, elle a souvent fait des enquêtes sur le travail (Marx,
Durkheim, Weber), réalité sociale qui a participé à la construction de la sociologie.
Travail : Montre comment se développe une société. Nous montre les modes
d’organisation d’une société.
Également une des valeurs principales de notre société.
C’est un enjeu majeur : structure la vie sociale, représente l’aspect central de la vie
économique.
Il propose aussi l’opportunité de voir à une échelle oindre et presque expérimentale
les processus sociaux à l’œuvre. C’est presque un laboratoire, on voit comment ça
réagit quand il y a des changements.
Ex : la logistique, améliorations technologiques (comme internet, Amazon). Système
automatisé, donc les compétences demandées sont différentes d’une usine qui se fait
à la main. On leur demande de surveiller un système automatisé, dans certains
secteurs on va parler de charges mentales ou cognitives, ils doivent anticiper tout
dysfonctionnement.
Développement robotique : France beaucoup plus reculée comparée à l’Allemagne ou
Corée du Sud.
Histoire de l’analyse du travail montre un mouvement général qui va des aspects les
+ externes à l’activité jusqu’aux dimensions les + fines de l’activité de travail elle
même.
Jusqu’aux 80s/90s, on regardait les conditions de travail des ouvriers mais on
regardait pas ce que les gens faisaient. Les sociologues ne regardaient pas dans les
administration.
La sociologie éprouve une difficulté à cerner le travail.
Elle a été marquée par l’ère industrielle et le taylorisme a pu être l’archétype du
travail industriel. N’a pas disparu, mais prédominait. Donc la sociologie a été
influencée.
A donné une notion mécaniste dominante où le travail apparaît comme une dépense
et la production comme une addition de forces.
Dans sociologie française, on montre les effets de cette taylorisation sur les individus.
La tendinite est la maladie professionnelle la plus déclarée, la Bretagne est celle qui
en compte le plus, à cause de l’industrie agroalimentaire.
Ex : Renifleur, pour éviter que les carcasses mâles ne sentent pas le mâle (ça pue). Il
sent, si ça pue = consommation animale, sinon consommation humaine.
Le bio, ça demande + de manipulations, donc + de tendinites.
En Occident, la notion du travail associe étroitement la dimension « servile » et la
dimension « technique ».
Tripalium, qui veut dire torture. Notion de travail associée à la peine. Mais avant, le
tripalium était un objet technique. Ex : MA, tripalium est une chaise pour aider
l’accouchement.
Tripalium moderne : Outil pour protéger les animaux et soi-même.
En France, cette dimension technique du terme a été ignorée et on a gardé le lien avec
la peine, la torture.
Diversité linguistique :
Chez les Achuars, terme Takat, c’est-à-dire la maîtrise des activités, c’est-à-dire les
activités horticoles (essarter, planter, récolter) et chasse pêche cueillette, etc.
Ils distinguent takat et trabajo. Pour eux takat c’est pas du travail (trabajo).
Distinguent une production pour eux, ou une production pas pour eux mais
rémunérée qu’est le trabajo.
Distinguent travail de qualité de travail de marchandises.
La rationalisation du travail prend ses sources dans la modernisation de nos sociétés.
Weber, Durkheim et Smith avaient déjà souligné ce phénomène.
Question très occidentale. Cette rationalisation va se développer.
Sociologues du travail marqués par la naissance de la société industrielle.
La question de la subordination salariale (G. Friedmann, 1950) produit un « travail en
miettes ».
Aux USA, C. Wright Mills constatait la même chose car les américains compensent
dans le loisir « la très faible qualité de leur travail » (1953).
Ce que le travail industriel empêche : l’autonomie, la créativité et l’épanouissement.
Ces analyses introduisent une dichotomie forte entre travail et loisir.
Travail est rémunéré, donc avant femmes au foyer pas considérées comme travaillant.
Ils vont jusqu’à « regretter » le travail artisanal (F. Vatin, 2016, P. Flichy, 2017).
Ex : Smartphone c’est la vacuité (??), c’est un carnet.
Travailler là où on produit : Agriculteur, enseignant chercheur.
Or, le travail « artisanal » peut être tout aussi « abrutissant » et peu autonome.
Friedmann allait jusqu’à distinguer temps libre et temps libéré. Que font les ouvriers
dans le temps libre ?
Ils vont faire les mêmes activités qu’à l’usine (bricolage, etc), donc temps pas
vraiment libre.
Donc le travail est une activité ingrate.
A. Gorz (1988) lorsqu’il parle d’activités « hétéronomes » par opposition aux
activités « autonomes ».
Ces auteurs aboutissent à une disqualification du travail.
R. Castel (2013) : « Ils sous-estiment la reconnaissance de l’activité laborieuse
comme acte social qui est en même temps la reconnaissance de l’utilité sociale du
travailleur et qui commande son accès à l’espace public et le fait reconnaître comme
sujet du droit ».
Pas reconnu comme facteur social car laborieux, pas bien rémunéré du point de vue
du droit…
Ces analyses auront un prolongement intéressant avec « l’autoproduction dirigée »
(Dujarier, 2008, et Tiffon, 2013). On va observer des activités autrefois rémunérées et
désormais plus.
Ex : Banque, guichets automatisés pour les transactions les plus utilisées.
Donc production qui est dirigée, fonctions maintenant plus rémunérées.
Il y a une forme d’externalisation du travail, mais qui n’est pas rémunéré ou
considérée.
On parle parfois de travail fantôme (Illich, 1981). On ne parle pas de travail au noir !
Ça touche tout type d’organisations. Ex : impôts, prélèvement à la source.
Travail social : Avant, les liquidateurs devaient liquider les arrêts maladies, c’est-à-
dire les confirmer.
Ex : Ikea, concept qui leur a permis de casser la concurrence, monter ses meubles soi-
même. Avant, des employés les montaient chez vous. Aujourd'hui, sur internet,
certains proposent de monter les meubles pour vous contre rémunération.
Donc finalement le « travail » truffe toutes les sphères de la vie sociale…
Quelles conséquences pour l’analyse du travail ?
Le « concept » de travail n’existe pas depuis la plus haute antiquité.
Trois dimensions (ou moments) contradictoires et différents qu’il faut clarifier pour
parler du travail :
- Le travail comme facteur de production
- Le travail comme principe anthropologique
- Le travail comme principe de redistribution et protection
Ces dimensions nous donnent différentes manières d’aborder le travail et d’analyse ce
que font les gens au travail.
1) Le travail comme facteur de production
Adam Smith. Moment historique où le terme « travail » va regrouper des activités
diverses. On va parler de dépense d’énergie. Si on dépense de l’énergie, est-ce qu’on
peut découper en petits actes et leur donner une valeur ?
Attribuer une valeur, qu’on va additionner et qui va nous donner un prix.
Le travail crée de la valeur. Elle passe par la peine, la souffrance, mais c’est une
valeur qu’on peut quantifier.
2) Le travail comme principe anthropologique
Au XIXe se forme l’idée moderne et prométhéenne du travail.
On transforme l’environnement naturel, l’homme a toujours transformé son
environnement.
Par le travail, l’humanité « détruit » le naturel et construit un monde à son image.
La « négativité infinie » fascine Marx (capacité de l’homme de nier…)
Ainsi toute activité humaine est travail, travailler c’est produire.
Une seule activité pour caractériser l’homme : porudire et transformer en humanisant
les « objets » (naturels). Montrer aux autres qu’on est capable…
Marx, dans sa réflexion, utilise les termes du travail.
L’œuvre c’est ce qui caractérise l’homme.
Aspect créatif propre à l’humanité.
3) Le travail comme principe de redistribution et protection
Fin XIXe, une nouvelle dimension apparaît.
Avec la société industrielle, apparaît le salariat.
Marx considère que pour que le travail libère, il fallait sortir du salariat.
Or, le salariat sera la forme où des droits vont s’ancrer.
Il devient central et l’élément qui doit être conservé (cf Robert Castel).
Fin XIXe : des syndicats défendent les droits : heures de travail, etc. Et surtout, on
met en place une assurance sociale, qui vont devenir la base de la protection sociale.
Toutefois il y a une contradiction puissante, fondamentale selon Marx.
Il y a des personnes subordonnées, mais cette soumission signifie d’abandonner
certaines choses. En France, il est très rare de négocier son contrat de travail.
Pour Marx, en vous soumettant vous perdez un peu de votre caractéristique humaine.
Quelle réponse on propose en France ?
Différents âges à la retraite, on part plus tôt si on a commencé plus tôt.
J. Habermas, La crise de l’État-Providence : Citoyen dédommagé même si toujours
attaché au statut de salariat. Série de compromis, qui va jusqu’à occulter certaines
conditions liées au travail.
Donc une contradiction profonde :
Le travail est pensé comme une modalité d’épanouissement individuel/collectif.
Mais sans les moyens pour qu’il devienne une « œuvre » car il reste hétéronome, pas
coopératif.
Dernière dimension dans l’activité de travail qui émerge durant l’ère industrielle :
activité rémunérée, salariat. Compensation pour cette limitation des libertés.
A permis le développement de la protection sociale, mais aussi…
Ces deux idées rentrent en contradiction avec le fait d’être limité dans son autonomie.
Habermas (école de Francfort).
Contradiction profonde : Le travail est pensé comme une modalité d’épanouissement
individuel/collectif, Mais sans les moyens pour qu’il devienne une « œuvre » car il
reste hétéronome, pas coopératif.
Trois dimensions sont complémentaires (ou ne sont pas???), on peut mélanger les
choses, contradictions.
Organisation du travail salarié. La France se caractérise par des formes de travail
assez rigide, hiérarchiques.
Il y a 2 ans, la France était championne des accidents mortels au travail.
David Graeber : Comment comprendre le mal être au travail ? Sur la société
occidentale, comme elle développe des métiers nommés « bullshit jobs », c’est-à-dire
qui n’ont pas de sens socialement. Pas de sens, ne se sentent pas utiles et quittent.
Plus votre travail profite aux autres et moins vous êtes payés (éboueurs, infirmières,
pompiers, etc).
Mais avocat d’affaires, consultant DRH ou conseillers en investissements moins
utiles à la société.
S. Salman, Dujarier.
Marie-Anne Dujarier : s’est intéressée au consulting. On va les payer pour donner des
conseils, analyser des entreprises alors qu’ils n’y connaissent rien. Elle les appelle
des planeurs.
Série des modes d’évaluation des risques psycho…
Karasek, 90s, a développé une échelle qui permettait de mesurer le niveau de stress.
On commence à faire des enquêtes au niveau national, international. C’est une
échelle parmi d’autres.
Ces planeurs utilisent ces échelles, reprennent des fonctionnements qu’ils piquent à
droite à gauche, et les appliquent alors que ces échelles ont été faites pour certains
cas.
S. Saleman a sorti un article sur les coachs en entreprise. Sont payés pour le bien-être
de certaines personnes.
Chauffeurs RATP se font agresser, réponse de la RATP : gestion du stress. Donc les
chauffeurs font des arrêts de travail trop longs.
80 % des arrêts de travail sont très courts, 1 à 3 jours, mais les 20 % restants sont les
plus coûteux, 80 % des coûts.
Deux types d’arrêts : les maladies musculaires, et tout ce qui est lié aux risques
psychosociaux, presque 80 % des arrêts de travail.
Diapositive…
Ex : Les bureaucrates, ont les dit inutiles (déjà Balzac), mais activité de service (???).
Le travail est une constellation multiforme :
- On va se rendre compte qu’on peut aborder l’activité de travail à partir d’un métier
ou d’une profession. Socialisation professionnelle, processus par lequel on passe en
arrivant. Il y a une organisation, on va acquérir de nouvelles connaissances.
Ex : Décathlon, politique d’intégration des nouveaux. On se tutoie, on se fait la bise,
une fois par semaine on se réunit en cercle et on s’applaudit.
- à partir d’un poste : Il y a un technique, il y a un support qui permet de tracer telle
ou telle chose. Des outils, etc. On peut pas imaginer un métier sans outil. On ne peut
pas comprendre le travail sans ces aspects là.
-Une activité :
Qu’est-ce que l’activité ? Les ergonomes nous disent de différencier la tâche de
l’activité.
Tâche = but donné à un individu dans des conditions abstraites et idéales.
Activité = Ce qui se fait dans une situation singulière, ce que l’individu fait quand il
doit réaliser la tâche.
Tâche :
- Règles
- Objectifs centrés sur la production
- Consignes verbales
- Manières dont il convient d’agir
- Moyens techniques à employer
- Une organisation
Activité :
- Écart
- Autonomie
- Transformation (réinterprétation des règles)
- Singulière (la manière dont la personne s’approprie, en fonction de son parcours et
de ses expériences antérieures)
- Partagée
- Manière de décider
Même dans le travail à la chaîne, les écarts existent.
Le travail comme « activité » permet de s’intéresser au faire.
La sociologie s’intéresse à l’activité hic et nunc.
Approche pragmatique, J. Dewley (1916-1675).
L’engagement au travail : pour cet auteur réaliser un travail n’est pas une simple
activité routinière.
Il arrive qu’il y ait des singularités, quand l’individu est confronté à l’incertain,
l’individu est capable de réinventer, de construire quelque chose et de mettre fin à
l’hésitation.
C’est faire face aux imprévus, atteindre une unité malgré les obstacles.
Travailler c’est : construire une cohérence avec des expériences vécues (ex :
immigration, expérience avec pays d’origine).
A. Bidet (2011) nomme cela « le vrai boulot », celui à qui on donne du sens, où à la
fin de la journée on s’estime satisfait.
Sociologie du travail traditionnelle : autonomie = liberté interstitielle, clandestine du
temps et de l’espace.
Sociologie de l’activité du travail : autonomie = invention quotidienne, ajustement à
la situation, c’est le rapport entre la personne et l’acte de travail que porte
l’autonomie.
Cette sociologie va s’intéresser au travail bien fait :
R. Sennett (2000), les effets de l’expansion du travail « sans qualités ». Le travail de
qualité c’est faire en sorte que ce que l’on fait marche bien.
M. De Certeau, L’invention du quotidien (1980) : Dans le bricolage, il voit
l’expression de la créativité plutôt qu’une continuation de l’usine pour l’ouvrier.
Matthew B Crawford, Eloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail
(2010) : banquier, n’aimait pas trop et se passionnait de mécanique de motos. Il finit
par quitter son boulot pour devenir mécanicien, donc il a trouvé du sens à son travail.
Ces deux auteurs montrent l’importance du FAIRE.
L’évolution du malaise au travail se doit à la séparation du faire et de le penser dans
l’acte de travail.
Pour reprendre la constellation multiforme :
On interprète le travail par un métier, un poste, une activité mais aussi par un emploi.
S’intéresser à la question de l’emploi (contrat, horaire, rémunération).
Traitement juridique, etc.
Quand on s’intéresse à l’activité du travail, il faut choisir par quelle porte d’entrée
arriver.
Acquisitions de normes, de valeurs.
Conclusion provisoire.
Conception des individus au travail : Adam Smith, taylorisme, conception mécanique
de l’individu, tout est réparti et les employés n’ont pas à discuter.
Au contraire, cet acte de production (même dans les organisations) finit par
transformer l’individu, qui transforme la réalité, qui ne peut travailler si il ne se l’est
pas approprié.
Une difficulté qu’on trouve dans certaines formes d’organisation du travail,
empêchent de transformer ce travail. Étudié par Y. Clot, psychologue.
Les employés se trouvent face à une contrainte pour produire un travail de qualité,
c’est-à-dire dans lequel on se reconnaît.
Réduire la sociologie du travail qu’au format du travail est réducteur et ne nous
apprend pas grand-chose.
Contrainte salariale : conditions d’emplois dans lequel les individus se trouvent
(CDD, CDI, Intérim, fonctionnaire).
Contrainte productive : résulte de l’activité elle-même.
Le salariat pose une question : ce statut salarial, majoritaire dans la population
française, détermine à bien des égards des situations, mais Dujarier prévient du
compromis qu’il y avait, qui a permit de créer la sécurité sociale, etc.
Mais on a une disjonction : on a d’une part le travail comme une activité, une peine,
un effort, qui produit une chose utile.
Disjonction entre utilité, activité et forme d’emploi.
Ex : hopital public, bloc opératoire. Ces personnes vont considérer que ce travail est
pénible. Si reconnaissance on pense que ça va, mais aujourd'hui ça ne va pas.
À cela va s’ajouter une série de transformations, qui viennent surtout de la sphère
technique.
Ces nouvelles technologies offrent à certains modèles d’organisations des choses
qu’ils avaient du mal à effectuer. Depuis Taylor ce que les formes d’organisation
cherchent à contrôler c’est le temps que les employés mettent pour une tâche, pour
optimiser.
On va chercher à mesurer, il y a des cadences.
Ubiquité : être ici et être ailleurs (connecté, on peut continuer à envoyer des messages
et travailler).
Singularité : on bascule dans une autre dimension.
Le développement est tellement important qu’il faut s’adapter.
Peut se décliner sous différents usages :
Technologies supplétives : suppléer, donner des capacités à des individus pour les
aider à faire des tâches.
Substitutives : discours que technologie détruit de l’emploi. Ex : Révolution
industrielle en Angleterre, les ludistes (?) contre les machines.
Palliatives : comme les exosquelettes.
Beaucoup de discours sur l’introduction des robots.
Tableau entre taux de robots et taux de chômage : Corée du Sud a énormément
robotisé ses industries, pourtant le chômage est bas. Remarque : on peut parler des
types d’emplois.
Selon l’OIT (diapo).
Plateformes, type de travail (??). 5 000 le font de manière régulière, vivent de ça,
« travailleurs du clic ».
Quels sont ces emplois ?
Ex : les trottinettes électriques. Pour prendre, on utilise l’appli et ensuite (en France)
on les laisse un peu partout. Mais il faut les récupérer et les recharger. On a des gens
qui s’inscrivent, la nuit prennent les trottinettes dans un camion, les chargent dans un
garage loué et remettent. Donc concurrence entre ces gens, pas d’arrêt maladie car
pas rémunéré directement en tant que salarié.
Autre exemple : ingénieurs qui ponctuellement vont chercher des failles dans des
sites internet et si ils trouvent une grande, ils ont une grosse prime.
Ex : robot nettoyeur dans les supermarchés. Remplacent le travail de l’agent
ménager, mais il y a quelqu’un qui doit le surveiller pour le remettre en marche, ça
rajoute une charge de travail.
Après les facteurs de changement autour des techniques, un autre facteur qui devient
de plus en plus important : Les impacts du changement climatique sur la sécurité et la
santé au travail (rapport OIT).
70 % des travailleurs sont exposés à une chaleur excessive (2,4 milliards).
Expose aux UV, qui provoquent des cancers.
OIT estime à plus de 20 000 morts/an dû aux UV.
3 hypothèses pour l’avenir :
Organisation du travail hétérogène et inégalités statuaires :
Télétravail.
Tous prestataires de services (fin du salariat) :
Flexisécurité et émergence de nouvelles formes d’organisation du travail :
Flexibilité, possibilité de trouver de l’aide et des compensations. Filet de sécurité.