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Commande d'un convertisseur multicellulaire

cxm ;

Transféré par

mehdi bouallou
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République Algérienne Démocratique et Populaire

M Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université A. MIRA-BEJAIA
Faculté de Technologie
Département de Génie Electrique
Laboratoire de Maitrise des Energies Renouvelables

THÈSE
Présentée par

Mr. Abdi Sidi Mohammed El Amine

Pour l’obtention du grade de

DOCTEUR EN SCIENCES
Filière : Électrotechnique

Option : Systèmes électro-énergétiques

Thème

Commande du convertisseur multicellulaire pour la production


d’énergie d’origine renouvelable

Soutenue le : ………………...... Devant le Jury composé de :

Nom et Prénom Grade

Mr. TAIB Nabil Maître de conférences A Univ. de Bejaia Président


Mr. Ghedamsi Kaci Professeur Univ. de Bejaia Rapporteur
Mr. ACHOUR Abdelyazid Maître de conférences A Univ. de Bejaia Examinateur
Mr. CHOUDER Aissa Maître de conférences A Univ. de M’Sila Examinateur
Mr. FATMI Moulay Bouziane Maître de conférences A C.U. de Ain Temouchent Examinateur
Mr. SOUFI Youcef Maître de conférences A Univ. de Tébessa Examinateur

Année Universitaire : 2017/2018


À ma famille.
Remerciement
Je tiens à exprimer ma gratitude à Monsieur le Professeur Ghedamsi Kaci d’avoir
diriger le présent travail avec autant de conseils et d’aides sur les plans scientifique et
humain. Mes vives et profonds remerciements cher Professeur pour tous ce que vous
avez apporter à mon parcours et pour votre patience. Merci pour votre disponibilité
scientifique et administrative.

Je remercie les Messieurs membres du jury, Dr. SOUFI Youcef, Dr. FATMI Moulay
Bouziane, Dr. CHOUDER Aissa et Dr. ACHOUR Abdelyazid d’avoir réserver leur pré-
cieux temps, et accepter la charge de juger et d’enrichir les débats autour de la théma-
tique. Un grand honneur d’avoir Dr. Taib Nabil, président de la composante du jury.

Le présent travail à été réalisé au sein de l’université de Bejaia au niveau du dépar-


tement du génie électrique. Les réalisations des circuits électroniques et des essaies ont
été soutenus scientifiquement et matériellement par le " Laboratoire de Maitrise des
Énergies Renouvelables ", et partiellement par les moyens pédagogiques du même dé-
partement. Je tiens à remercier tous le personnel des laboratoires pour leurs services
et patiences. Gratitudes particulières aux collègues dans cette université, à qui, je dé-
clare sincèrement leur sympathie et leur hospitalité, je n’oublierai guère cet agréable
passage dans cette université et dans cette ville, Tanemmirt s tussda !.
Table des matières

Page

Liste des acronymes 1

Introduction générale 2

1 Onduleurs multiniveaux - État de l’art 6


1.1 Onduleurs multiniveaux dédiés aux énergies renouvelables (applications
PV) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2 Concept du multiniveaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.1 Mise en cascades des sources de tensions continues . . . . . . . . 9
1.2.2 Onde uniforme et onde non-uniforme . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.2.3 Onduleur multiniveaux symétrique et asymétrique . . . . . . . . 11
1.2.4 Avantages et inconvénients des convertisseurs multiniveaux . . . 11
1.2.5 Exemple d’un onduleur de 5 niveaux sur le marché . . . . . . . . 12
1.3 Quelques topologies des onduleurs multiniveaux . . . . . . . . . . . . . 14
1.3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.3.2 Onduleurs en ponts H cascadés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
[Link] Cellule H . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
[Link] Ponts H en cascades . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
[Link] Multiniveaux en ponts H symétrique et asymétrique . . 18
1.3.3 La topologie du convertisseur clampé par le neutre (NPC) . . . . 21
[Link] Principe de fonctionnement du NPC à trois niveaux . . 23
1.3.4 Convertisseurs multicellulaires à cellules imbriquées ou à conden-
sateurs flottants (FLC) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

i
ii TABLE DES MATIÈRES

[Link] Fonctionnement du FLC . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27


1.3.5 Le convertisseur modulaire multiniveaux M2C . . . . . . . . . . . 29
1.3.6 La topologie de l’onduleur multiniveaux généralisé (P2) . . . . . 30
1.3.7 Topologies hybrides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
1.3.8 Topologie proposée (Onduleur Multicellulaire Arrangé) . . . . . 33
1.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

2 Étude, modélisation et commande d’un convertisseur multicellulaire 35


2.1 Topologie de l’onduleur multicellulaire multini... . . . . . . . . . . . . . . 37
2.1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
2.1.2 Description et fonctionnement du multicellulaire arrangé . . . . . 37
2.1.3 Simulation et expérimentation de l’onduleur multicellulaire ar-
rangé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
[Link] Description . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
[Link] Conception et validation . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
2.2 Stratégies de modulations pour les onduleurs multi... . . . . . . . . . . . 47
2.2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
2.2.2 Modulation de Largeur d’impulsion MLI . . . . . . . . . . . . . . 49
[Link] Expression mathématique générale de la MLI . . . . . . 51
[Link] MLI Multiniveaux appliquée à l’onduleur multiniveaux
arrangé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
2.2.3 La modulation vectorielle (SVM) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
[Link] La modulation vectorielle standard . . . . . . . . . . . . 57
[Link] La modulation vectorielle multiniveaux . . . . . . . . . 58
2.2.4 Élimination sélective des harmoniques (SHE) . . . . . . . . . . . . 58
2.3 Commande au plus proche niveau, NLC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
2.4 Commande du courant par hystérésis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
2.4.1 Hystérésis à simple bande . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
2.4.2 Hystérésis multi-bandes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
2.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
TABLE DES MATIÈRES iii

3 Techniques MPPT appliquées aux générateurs renouvelables 69


3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
3.2 Modèles électriques équivalents d’une cellule PV . . . . . . . . . . . . . . 70
3.3 Expressions mathématiques du comportement de cellules PV . . . . . . 72
3.4 La caractéristique I-V d’une cellule PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
3.4.1 Influence de l’ambiance climatique sur la caractéristique I-V . . . 75
[Link] Effet de l’éclairement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
[Link] Effet de la température . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
3.4.2 Générateur PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
3.4.3 Effet du déséquilibre dans un générateur PV "mismatch" . . . . . 78
3.5 Techniques d’extraction du maximum de puissance "MPPT" . . . . . . . 80
3.5.1 Définition et principe du MPPT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
3.5.2 La méthode Hill climbing . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
3.5.3 MPPT par Perturbation & Observation (P&O) . . . . . . . . . . . 83
3.5.4 MPPT par la logique floue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
[Link] Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
[Link] MPPT floue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
3.5.5 Comparaison entre MPPT par la technique P&O et par la logique
floue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
3.6 Convertisseurs dédiés au MPPT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
3.7 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90

4 Commande et supervision d’un parc de générateurs renouvelables connecté


au réseau électrique via un convertisseur multicellulaire 92
4.1 Schémas de connexions des GPV aux réseaux électriques . . . . . . . . . 95
4.1.1 Configuration à onduleur central . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
4.1.2 Configuration en chaîne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
4.1.3 Configuration en multi-chaîne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
4.1.4 Module-AC et micro onduleurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
4.2 Les problèmes de base de la connexion PV au réseau . . . . . . . . . . . 98
iv TABLE DES MATIÈRES

4.2.1 Conditions exigées pour les onduleurs des GPV connectés aux
réseaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
4.3 Présentation du système proposé pour l’injection de puissance active en ...100
4.4 Étage de conversion DC/DC pour la fonction MPPT . . . . . . . . . . . . 102
4.4.1 Le convertisseur boost en mode de conduction continu (CCM) . . 103
4.5 L’onduleur multiniveaux arrangé dans la chaine de conversion . . . . . 106
4.6 Commande de l’injection de puissance active en monop... . . . . . . . . . 107
4.6.1 Calcule du courant et de la tension de référence . . . . . . . . . . 109
4.6.2 Description du schéma de commande . . . . . . . . . . . . . . . . 111
4.6.3 Ajustement des paramètres du régulateur discret PI . . . . . . . . 113
[Link] Un modèle simplifié . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
[Link] Insertion d’un régulateur non linéaire . . . . . . . . . . 114
[Link] Linéarisation du régulateur autour d’un point de fonc-
tionnement I0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
4.7 Simulation de la chaîne de conversion PV avec l’onduleur multicellu-
laire arrangé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117
4.7.1 Puissances équilibrées des GPV, cas 1 . . . . . . . . . . . . . . . . 117
4.7.2 Puissances déséquilibrées des GPV, cas 2 . . . . . . . . . . . . . . 120
4.7.3 Puissances déséquilibrées des GPV, cas 3 . . . . . . . . . . . . . . 123
4.7.4 Puissances déséquilibrées des GPV, cas 4 . . . . . . . . . . . . . . 125
4.7.5 Puissances déséquilibrées des GPV avec MPPT flou, cas 5 . . . . 128
4.8 Analyses fréquentielles des courants pour les quatre cas de simulations . 130
4.9 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132

Conclusion générale 134


Table des figures

1.1 Exemples de chaines de conversions d’énergies renouvelables : Alimen-


tation directe de la charge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2 Exemples de chaines de conversions d’énergies renouvelables connectée
au réseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3 Mise en série des sources de tensions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4 Gabarit de l’onduleur cinq niveaux ACS 5000 d’ABB [31] . . . . . . . . . 13
1.5 L’onduleur à cinq niveaux produit neuf niveaux de tension entre phases,
ABB [31] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.6 Onduleur à cinq niveaux par phase et entrainement triphasé complet à
neuf niveaux de tension entre phases, ABB [31] . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.7 Classification des onduleurs multiniveaux [44] . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.8 La cellule H ou le pont H . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.9 Tension de sortie d’un pont H . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.10 Topologies multiniveaux symétriques en ponts-H . . . . . . . . . . . . . 18
1.11 Topologies multiniveaux asymétriques, Deux cellules en ponts-H . . . . 20
1.12 Distribution de la puissance active dans les sources DC [68] . . . . . . . 20
1.13 Topologies NPC, trois et cinq niveaux en monophasé . . . . . . . . . . . 22
1.14 Topologie NPC triphasée (Trois bras NPC monophasés) . . . . . . . . . . 23
1.15 ANPC trois niveaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
1.16 Onduleur FLC triphasé, cinq niveaux (représentation verticale) . . . . . 26
1.17 Onduleur FLC à p cellules (représentation horizontale ou en échelle) . . 27
1.18 La topologie modulaire (M2C) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
1.19 La topologie multiniveaux généralisée [74] . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

v
vi TABLE DES FIGURES

1.20 Topologies multiniveaux hybrides [15] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32


1.21 Exemple de topologie multiniveaux hybride [32] . . . . . . . . . . . . . . 33
1.22 Topologie multicellulaire proposée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

2.1 Connexion d’un onduleur au réseau via un filtre du premier ordre (RL) . 36
2.2 Topologies multiniveaux CHB et AMI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
2.3 Représentation verticale de la topologies multicellulaire arrangé, . . . . 39
2.4 Sortie de 13 niveaux et utilisation des sources DC . . . . . . . . . . . . . 40
2.5 Mise en série des convertisseurs AMI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
2.6 Machine à état finis pour produire une onde multiniveaux . . . . . . . . 44
2.7 Chrono-gramme des événements en fonction des angles de commuta-
tions (une demi-période) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
2.8 Circuit d’isolation et de commande des gâchettes de deux cellules du AMI 45
2.9 Mesure du courant(onde sinus) et de la tension(onde par paliers) . . . . 46
2.10 analyse spectrale des signaux expérimentaux du AMI à 13 niveaux . . . 46
2.11 Classification des stratégies de modulations par fréquence de commuta-
tions [34] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
2.12 Une classification des stratégies de modulations multiniveaux [15] . . . 48
2.13 MLI bipolaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
2.14 MLI uni-polaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
2.15 MLI multiniveaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
2.16 Onduleur multiniveaux arrangé symétrique à trois cellules . . . . . . . . 53
2.17 MLI pour l’onduleur multiniveaux arrangé [47] . . . . . . . . . . . . . . 54
2.18 Schéma logique de mise en œuvre de la MLI multiniveaux . . . . . . . . 54
2.19 Allures des signaux de commandes des gâchettes . . . . . . . . . . . . . 55
2.20 Représentation vectorielle des signaux triphasées sinusoïdales . . . . . . 55
2.21 Représentation vectorielle des signaux triphasées sinusoïdales . . . . . . 56
2.22 Secteurs de la SVM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
2.23 Exemple de tension de sortie par la SVM . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
2.24 Secteurs d’une SVM multiniveaux [34] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
2.25 Formulation du problème SHE-PWM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
TABLE DES FIGURES vii

2.26 Angles de commutations pour une symétrie par rapport au quart de


période . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
2.27 Modulation au plus proche niveau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
2.28 Le rapport M f /m en fonction de m . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
2.29 Effet du coefficient M f sur le THD de l’onde multiniveaux . . . . . . . . 63
2.30 Commande par hystérésis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
2.31 Principe de régulation du courant par un hystérésis multi-bandes . . . . 66
2.32 Machine à états finis décrivant la commande par hystérésis multi-bandes
(onduleur de sept niveaux) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
2.33 Hystérésis à six bandes de tolérances (onduleur de sept niveaux) . . . . 67

3.1 Modèle électrique équivalent (schéma équivalent) [10] . . . . . . . . . . . 71


3.2 Caractéristiques I-V et P-V d’une cellule PV . . . . . . . . . . . . . . . . 73
3.3 Effet des conditions d’ambiances sur les courbes (I − V ) (P − V ) d’une
cellule PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
3.4 GPV, association de chaines de modules en parallèles et protections . . . 77
3.5 Effet de l’ombrage sur le comportement d’un GPV . . . . . . . . . . . . . 78
3.6 Adaptation d’impédance par MPPT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
3.7 MPPT par la méthode Hill climbing . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
3.8 Organigramme du MPPT par la méthode Hill climbing . . . . . . . . . . 82
3.9 Principe du MPPT par la méthode P&O . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
3.10 Organigramme du P&O MPPT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
3.11 Principe du régulateur flou utilisé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
3.12 Fonctions d’appartenances des entrées et celle de la sortie . . . . . . . . . 87
3.13 Implémentation du MPPT par logique floue sur Simulink . . . . . . . . . 88
3.14 Courant IL dans la bobine du convertisseur boost . . . . . . . . . . . . . 88
3.15 Rapport cyclique du signal de commande vers l’interrupteur . . . . . . . 89
3.16 MPPT par la méthode P&O et par la logique floue . . . . . . . . . . . . . 89
3.17 Tension du GPV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89

4.1 Chaine de conversion PV connectée au réseau, fonctions macroscopiques


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
viii TABLE DES FIGURES

4.2 Vue d’ensemble des configurations de connexions des GPV au réseau


électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
4.3 Vue d’ensemble des configurations de connexions des GPV au réseau
électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101
4.4 Quelques convertisseurs DC/DC pour la fonction MPPT . . . . . . . . . 102
4.5 Gain idéal et réel du convertisseur boost en régime permanent . . . . . . 103
4.6 Évolution du courant et de la tension en une période de commutation
du boost . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
4.7 Deux onduleurs multicellulaires arrangés en cascade . . . . . . . . . . . 107
4.8 Couplage de l’onduleur/réseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108
4.9 Tension de référence couverte par les paliers de l’onde multiniveaux (Si-
mulation par des sources DC idéales) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
4.10 Schéma fonctionnel de commande pour l’injection de la puissance active
au réseau, le bloc A contient les équations 4.11 et 4.12, les bloc B et C sont
des générateurs sinusoïdaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
4.11 Modèle simplifié . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
4.12 Modèle simplifié intégrant un régulateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
4.13 Modèle simplifié intégrant un régulateur sans considération des dépha-
sages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
4.14 Tension du réseau et celle de l’onduleur sous un éclairement uniforme,
cas 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
4.15 Tensions des liens DC, cas 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
4.16 Puissances des GPV, cas 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
4.17 Courant et tension du réseau, injection de puissance active, cas 1 . . . . 120
4.18 Puissance Pv produite comparée à la puissance active injectée au réseau,
cas 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
4.19 Tension du réseau et celle de l’onduleur sous un éclairement non uni-
forme, échelon d’éclairement sur GPV2 de 1 à 0.2 kW /m2 à t1 = 0.2s, cas
2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
4.20 Zoom sur la figure 4.19, cas 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
4.21 Tensions des liens DC, cas2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
TABLE DES FIGURES ix

4.22 Puissance des GPV, cas2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122


4.23 Courant et tension du réseau, injection de puissance active cas 2 . . . . . 122
4.24 Puissance Pv produite comparée à la puissance active injectée au réseau,
cas 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
4.25 Tension du réseau et celle de l’onduleur sous un éclairement non uni-
forme, cas 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
4.26 Puissance des GPV, cas3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
4.27 Tensions des liens DC, cas3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
4.28 Courant et tension du réseau, injection de puissance active cas 3 . . . . . 125
4.29 Puissance Pv produite comparée à la puissance active injectée au réseau,
cas 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
4.30 Tension du réseau et celle de l’onduleur sous un éclairement non uni-
forme, cas 4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
4.31 Tensions des liens DC, cas 4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
4.32 Puissance des GPV, cas 4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
4.33 Courant du réseau, injection de puissance active cas 4 . . . . . . . . . . . 127
4.34 Puissance Pv produite comparée à la puissance active injectée au réseau,
cas 4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
4.35 Tension du réseau et celle de l’onduleur sous un éclairement non uni-
forme, cas 5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
4.36 Courant du réseau, injection de puissance active cas 5 . . . . . . . . . . . 129
4.37 Tensions des liens DC, cas 5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
4.38 Puissance PV produite comparée à la puissance active injectée au réseau,
cas 5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
4.39 THD du courant Iac simulé dans le cas 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
4.40 THD du courant Iac simulé dans le cas 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131
4.41 THD du courant Iac simulé dans le cas 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131
4.42 THD du courant Iac simulé dans le cas 4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131
4.43 THD du courant Iac simulé dans le cas 5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132
Liste des tableaux

1.1 États redondants de deux cellules H produisant cinq niveaux . . . . . . . 19


1.2 États redondants de deux cellules H produisant sept niveaux . . . . . . . 21
1.3 États du NPC à trois niveaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
1.4 États redondants du FLC produisant cinq niveaux . . . . . . . . . . . . . 28
1.5 États de fonctionnement du convertisseur MMC . . . . . . . . . . . . . . 30

2.1 Combinaisons des cellules pour 13 niveaux, asymétrie de Vdc , 3Vdc , 2Vdc . 40
2.2 Comparaison des topologies CHB et AMI avec sortie de 27-niveaux . . . 43
2.3 THD et coefficients (M f ) pour différentes formes d’ondes NLC (N) . . . . 64

3.1 Éléments de comparaison des méthodes MPPT . . . . . . . . . . . . . . 81


3.2 Table des règles floues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86

4.1 Paramètres de simulation du système PV proposé . . . . . . . . . . . . . 117


4.2 Éclairement uniforme, cas 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
4.3 Éclairement des GPV, cas 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
4.4 Éclairement non uniforme à partir de 0.2s, Cas 3 . . . . . . . . . . . . . . 123
4.5 Éclairement non uniforme à partir de 0.1 s, Cas 4 . . . . . . . . . . . . . . 126

x
Liste des acronymes

AMI : (Arranged Multicellular Inverter) Onduleur multicellulaire arrangé.


CCM : (Continuos Conduction Mode) Mode de conduction continu.
CHB : (Cascaded H-Bridge) Ponts H en cascade.
CV : (Constant Voltage) Tension constante.
FF : Facteur de Forme.
FPGA : (Flow Pregrammable Gate Array).
FSM : (Finit State Machine)Machine à états finis.
GPV : Générateur photovoltaïque.
IC : Incrément de la conductance.
IGBT : Insulated Gate Bipolar Transistor.
MLI : Modulation de Largeur d’Impulsion (PWM).
MPPT : (Maximum Power Point Tracker) Poursuite du point de puissance
maximale.
NLC : Nearest Level Control.
PI : Proportionnel Intégral.
P&O : Perturber et Observer.
PPM : Point de Puissance Maximale.
PUC : (Packed U Cells).
PV : Photovoltaïque.
SPWM : (Sine pulse Width Modulation).
STC : (Standard Test Conditions) Conditions standards de tests .
SVM : (Space Vector Modulation) Modulation vectorielle.
THD : (Total Harmonic Distortion) Taux de Distortion harmonique totales.

1
Introduction générale

L’investissement mondial dans les énergies renouvelables a augmenté pour des rai-
sons économiques, environnementales et stratégiques. Malgré les avantages des éner-
gies actuellement puissantes (fossiles, nucléaires, etc ...), elles constituent économique-
ment une menace pour les opérateurs de centrales et les utilisateurs finaux : la volatilité
et l’insécurité des prix. Par contre, les prix des énergies renouvelables ont continuel-
lement diminué, la plus forte baisse des prix étant observée dans le solaire, -80% au
cours des dix dernières années. Nous avons également vu les prix des éoliennes ter-
restres chuter de 25%, tandis que les offshores commencent à montrer le signe d’une
baisse des prix. Les émissions des gaz à effet de serre s’ajoute aux nuisances de l’en-
vironnement qui ont atteint leur pic durant ce dernier siècle et qui ne cesse malheu-
reusement d’évoluer, les énergies renouvelables sont un moyen propre pour produire
de l’électricité et contribuer à la diminution de cette pollution. La majorité des sources
de pétrole et de gaz sont concentrées dans certaines régions, épuisables ou encore sus-
ceptibles d’être monopolisés, tandis que les énergies renouvelables sont domestiques
et assurent la sécurité d’un approvisionnement continu.
Aujourd’hui, l’énergie solaire, éolienne et hydraulique sont les trois principaux pi-
liers des énergies renouvelables, l’énergie marémotrice est encore en développement
mais quelques projets démontrent son potentiel. Le rythme des investigations aug-
mente à mesure que le coût des technologies directes et indirectes diminue, et que le
rendement continuera d’augmenter. Nous assistons à d’énormes concurrences et des
progrès sur toute la chaîne de productions renouvelables : des équipements plus effi-
caces en énergie, de meilleurs travaux d’ingénierie et de conception de parcs, et plus
particulièrement le saut technologique grâce à l’innovation.
Les applications de PV connectées aux réseaux font l’objet de nombreuses études,

2
ces topologies dédiées sont assujetties à des codes standards et des normes telles que
les tensions de pic et le taux de distorsion harmonique (THD). Dans ces applications,
quatre configurations des groupes PV existent, à savoir la configuration à onduleur
central, en chaîne, en multi-chaînes, ou en modules AC. Le choix entre ces configura-
tions se base techniquement sur la puissance totale et économiquement sur le coût du
kWh. Un groupe PV (GPV) est un ensemble de modules connectés en série et en paral-
lèle, il est affirmé que si un seul module est faible pour quelconque raison, le rendement
total du GPV est considérablement réduit, il est ainsi fortement recommandé d’utiliser
des systèmes de poursuite du point de puissance maximale (MPPT) distribués.

Les sources PV sont non linéaires et leur puissance dépend du point de fonction-
nement (tension, courant), cependant ils ont besoin d’un système d’adaptation d’im-
pédance et d’un algorithme de commande qui glisse le point de fonctionnement vers
la puissance maximale. Les systèmes MPPT sont des algorithmes qui permettent la
recherche du point de puissance maximale en temps réel, dans les GPV à grande puis-
sance la concrétisation du MPPT se fait par un convertisseur DC/DC qui est générale-
ment la topologie boost.

Les centrales PV à plus de 500kW sont préférables car le prix du kWh est considé-
rablement réduit. Le transfert de la puissance active produite aux réseaux électriques
est réalisé par des onduleurs à la taille de cette puissance. Les topologies classiques
à deux et trois niveaux deviennent impuissantes en raison des tensions de seuils des
semi-conducteurs et surtout pour la limitation de la qualité d’énergie qui est expri-
mée par le THD. La solution technologique proposée consiste à utiliser des topologies
multiniveaux, il en résulte d’abord la distribution de la tension élevée sur plusieurs in-
terrupteurs et puis la formation d’une onde à plusieurs paliers plus proche d’une sinu-
soïde au lieu d’un seul, ce qui contribue à l’amélioration du THD tout en optimisant la
taille des filtres électriques. Les topologies multiniveaux sont connues par deux incon-
vénients majeurs qui sont les grands nombres de sources DC et de semi-conducteurs.
Dans ce travail, nous avons mis sous investigation une topologie d’onduleur multicel-
lulaire à sources DC séparées dans une centrale PV connectée au réseau électrique.

page 3
Dans le premier chapitre, un état de l’art est étalé sur les topologies multiniveaux les
plus utilisées et qui permettent la connexion des centrales PV aux réseaux électriques.
Le concept sera exposé d’abord par l’onde multiniveaux dans ces aspects d’uniformité
et de symétrie, puis par les topologies elles-mêmes et les états des interrupteurs pour
former l’onde multiniveaux.

Au deuxième chapitre nous nous intéresserons à la modélisation et à la commande


des convertisseurs multiniveaux et en particuliers la proposition d’une topologie mul-
ticellulaire arrangée en cascade qui s’apprête le mieux à la connexion des systèmes PV
au réseau électrique. Une description détaillée de la topologie arrangée permet de bien
comprendre le principe de commutation des interrupteurs, ensuite une description du
principe de simulation sera présentée. Concernant la réalisation de la topologie le cir-
cuit de commande des semi-conducteurs est donné, après la mise sous tension sur une
charge inductive nous présentons les mesures de la tension et du courant ainsi que
leurs analyses fréquentielles. Enfin, un résumé sur les techniques de modulation (MLI)
et leurs comparaisons vis-à-vis de leurs complexité, rendement et implémentation per-
mettra d’avoir une idée claire sur ces techniques.

Au chapitre trois, nous présenterons quelques modèles des cellules et des modules
PV afin de comprendre le comportement non linéaire de ces sources et de justifier
l’utilisation de poursuite de la puissance maximale (MPPT). Des circuits populaires et
simples qui sont nécessaires à l’adaptation de l’impédance seront aussi discutés pour
la concrétisation du MPPT. Les algorithmes MPPT sont aussi d’une grande importance
car le rendement diffèrent d’une technique à l’autre, il est très utile aussi de mention-
ner les ondulations autour du PPM qui affectent la durée de vie du GPV. Des résultats
de simulations à titre de comparaison seront faites pour la méthode MPPT Perturbe &
Observe et celle basée sur la logique flou.

Au dernier chapitre, un champ PV en multi-chaînes discrétisé en sources DC sépa-


rées sera simulé en connexion au réseau électrique via une inductance en mode mono-
phasé. L’onduleur d’interface est construit en mettant en cascade deux onduleurs mul-
ticellulaire arrangé déjà discutés et étudiés. Ces sources PV séparées ne sont pas équi-

page 4
librées si on considère les conditions aléatoires de l’environnement ou le déséquilibre
naturel de puissance des modules PV (mismatch). De ce fait une onde multiniveaux
uniforme n’est pas toujours possible, et la forme d’onde dépendra donc du déséqui-
libre entre les groupes PV. Finalement, l’injection de la puissance active est commandée
par un simple régulateur classique proportionnel intégral (PI) qui sera paramétré par
une simplification du modèle et une linéarisation autour du point de fonctionnement,
le concept de cette commande est inspiré du principe d’échange de puissances entre
deux sources de tension alternatives monophasées. Des simulations avec des différents
cas de déséquilibres entre les sources PV seront effectuées, ces mêmes programmes se-
ront utilisés pour comparer l’effet des deux techniques MPPT (P&O et MPPT flou).
Les résultats de simulations confirment les performances et le bon fonctionnement du
système de transfert de la puissance active proposé et l’importance du choix d’une
stratégie MPPT.

page 5
Chapitre 1

Onduleurs multiniveaux - État de l’art

Introduction

L’énergie électrique est distribuée sur un réseau câblé où la tension est générale-
ment sinusoïdale, sont amplitude dépend du point de distribution, basse, moyenne,
haute ou très haute tension, quand à sa fréquence, elle est de 50 ou de 60 Hz. Commu-
nément, le dernier élément dans la chaine de production d’électricité est une machine
tournante régulée. Tournant à la vitesse de consigne lui permettra à la fois de mainte-
nir une fréquence fixe, et une production selon la consommation. Les sources d’éner-
gies peuvent être multiples sur le même réseaux, il faudra juste respecter les règles de
connexions des sources alternatives, exigeant la même fréquence et la même ampli-
tude. Actuellement, grâce à l’évolution de l’électronique de puissance, on peut adapter
différentes sources pour l’injection de l’énergie dans le réseau non nécessairement pro-
duite par une machine tournante à la fréquence du réseau, il s’agit des énergies renou-
velables par exemples. Les sources d’origines renouvelables sont nombreuses, les plus
utilisées sont les photovoltaïques et les éoliennes. L’électronique de puissance est aussi
utilisée pour exploiter l’énergie à partir du réseau à des amplitudes et des fréquences
différentes. Ces dispositifs sont appelés convertisseurs de puissances.
Un convertisseur DC/AC est sensé produire à partir de sources continues une ten-
sion alternative contrôlée en amplitude et en fréquence, cet appareil est aussi appelé
onduleur. Quand le nombre de niveaux est au-delà de deux (crête à crête), l’onduleur
est dit multiniveaux. Le nombre élevé de niveaux que produisent les onduleurs multi-

6
niveaux permet l’interconnexion directe des unités de la moyenne tension, c-à-d sans
passer par un transformateur. Les topologies multiniveaux sont préférables quand il
s’agit d’applications où la tension à commuter dépasse la limite des semi-conducteurs
utilisés, mais récemment ils sont aussi sollicités pour diminuer le taux de distorsion
harmonique et minimiser ainsi la taille des filtres statiques. L’onde produite est au-
tant proche d’une sinusoïde quand le nombre de niveaux est autant élevé, ceci justifie
la diminution de la distorsion harmonique et la nécessité de plus de composants de
puissances et un contrôle adapté. Avec plus de niveaux, il est possible de diminuer
considérablement la fréquence de commutation et par conséquence la réduction signi-
ficative des pertes par commutations. En fin, une sélection optimale du nombre de
niveaux s’impose pour un bon rapport de coût / performances, une étude rapportée
en [29] montre un choix optimal de 19 et 43 niveaux pour des systèmes de 11 et 33 kV
respectivement.
Au début, Les convertisseurs multiniveaux ont été introduits pour les tensions éle-
vées, comme dans les applications à courant continu en haute tension (HVDC) pour
établir la connexion frontale entre les lignes DC et AC. De cette manière, les limites
de la tension maximale supportée par les semi-conducteurs ont été dépassées et les
convertisseurs ont pu conduire directement la tension de ligne sans transformateur.
Bien qu’ au début les multiniveaux sont préférables en haute tension et grande puis-
sance, ils sont aussi présents actuellement dans les applications basse tension grâce à
leur pouvoir de produire une source alternative de qualité quasi sinusoïdale, c-à-d à
moindre distorsions harmoniques [17]. Dans ce qui suit nous nous intéresserons aux
onduleurs et particulièrement aux topologies multiniveaux, ce type est systématique-
ment adaptable au sources photovoltaïques où la modularité est recommandée.

1.1 Onduleurs multiniveaux dédiés aux énergies renou-


velables (applications PV)
Les onduleurs sont un moyen de rendre la forme d’onde de l’énergie électrique
compatible avec les charges consommatrices ou les réseaux électriques disponibles.
L’ensemble des applications PV peuvent être classifiées en deux catégories. La pre-

page 7
mière rassemble les sources isolées, c-à-d qui fournissent l’énergie directement à la
charge ; la deuxième englobe ceux connectées au réseaux électrique et alimentent la
charge simultanément avec le réseau [39].
Quelques topologies multiniveaux nécessitent des sources DC séparées qui est un
problème majeur pour leur large intégration, mais dans les applications photovol-
taïques la modularité est bénéfique pour l’extraction du maximum de puissance à par-
tir des GPV. Donc, l’association des GPV et ces multiniveaux réforme leurs inconvé-
nients en avantages communs [8, 35, 61].
La figure (1.1) montre un exemple d’une chaine de conversions d’énergie renouve-
lable PV. Sur la figure (1.2) est illustrée un schéma de connexion d’une source PV au
réseau électrique avec l’installations des compteurs d’énergie, (FiT) et (EgP) sont des
coefficients d’une tarification particulière [72].

Tension DC Tension DC Tension AC


Variable régulée régulée
Conversion Conversion
Filtre Charge
DC/DC DC/AC

F IGURE 1.1: Exemples de chaines de conversions d’énergies renouvelables : Alimentation di-


recte de la charge

FiT EgP

DC Compteur : Compteur : Compteur :


production d'énergie d'énergie Réseau
AC PV injectée consommée

PV
Charges

F IGURE 1.2: Exemples de chaines de conversions d’énergies renouvelables connectée au réseau

page 8
1.2 Concept du multiniveaux

Un onduleur multiniveaux est simplement un convertisseur DC/AC capable de


produire une onde à plusieurs paliers de tensions. La mise en série de plusieurs sources
de tensions pour former une onde multiniveaux était proposée et brevetée par le scien-
tifique H. Baker à MIT en 1975 [4], l’architecture était des ponts H en cascades avec des
sources DC isolées. Les avantages de cette approche incluent une bonne qualité d’éner-
gie, une bonne compatibilité électromagnétique (CEM), de faibles pertes en commuta-
tions et une habilité de commutations en haute tension. Les principaux inconvénients
de cette technique sont le plus grand nombre de semi-conducteurs nécessaires que la
solution à 2 niveaux, et les batteries de condensateurs ou les sources isolées nécessaires
pour créer les paliers de tensions par des bus DC [43, 78]. En 1980, le même groupe de
chercheur introduisit la topologie NPC (Neutral Point Clamped) qui est actuellement
une topologie très utilisée, la même structure fut publié par A. Nabei en 1981 [60].
Une autre topologie aussi répondue, connue sous le nom de convertisseur multicellu-
laire ou a condensateur flottant (FLC : Flying Capacitor), publiée par T.A. Meynard en
1992 [57]. Cette topologie utilise des condensateurs flottants pour fixer les niveaux de
tensions.

1.2.1 Mise en cascades des sources de tensions continues

La Figure (1.3) montre d’une manière simplifiée le principe de former des niveaux
de tensions en paliers alternés positifs et négatifs par des commutations. Ces dernières
devront être très rapides et précises pour la majorité des applications, d’ou la nécessité
d’associer des interrupteurs particuliers à base de semi-conducteurs. Il existe plusieurs
façons de disposer le groupe d’interrupteurs de puissances, la différence selon l’objectif
est apparente dans le nombre de semi-conducteurs utilisés, leurs interconnexions, leurs
types etc ..., il s’agit ainsi de ce qu’on appelle la "topologie".

La commande du groupe d’interrupteurs permettra d’appliquer le niveau de ten-


sion requis à un instant bien précis et pendant la durée juste nécessaire.

page 9
CHAPTER 2. MULTILEVEL INVERTERS

uSM
u1
u 1

M S 0

π π 3π t
2 2

u1
-u 1

(a) Onde à deux niveaux

uSM
u 1 u1

M S
0
π π 3π 2π t
2 2
u1

-u 1
(b) Onde à trois niveaux

un
u SM
u1 un
un −1
M S un − 2
u1
u1
0
π π 3π 2π t
2 2

un

(c) Onde à n-niveaux

F IGURE 1.3: Mise en série des sources de tensions


(c) n- Niveaux

Figure 2.1: Simplified circuit and generated output voltage of a (a)(b)


page 10
two-level, (c)(d) three-level and (e)(f) n-level converter.
1.2.2 Onde uniforme et onde non-uniforme

Les onduleurs multiniveaux peuvent être classifiés par la forme de leur tension de
sortie. Certes, c’est une onde alternative à paliers, chaque palier est considéré comme
un niveau et peu importe la façon dont il est obtenu. Si les niveaux sont équidistants, c-
à-d si ∀n ∈ N et U 6= 0 : Un −Un−1 = U sur la figure 1.3 (c) alors l’onduleur multiniveaux
et dit uniforme, et dans le cas contraire il est dit non-uniforme.

1.2.3 Onduleur multiniveaux symétrique et asymétrique

Pour générer une forme multiniveaux, ils existent deux manières. Dans la première
il s’agit de partager un bus continu sur plusieurs condensateurs et former ainsi des
sources de tensions. La deuxième consiste à insérer directement des sources de ten-
sions isolées. Si les sources de tensions sont égales, alors l’onduleur est dit symétrique
peu importe que l’onde de sortie est uniforme ou non, sinon il est asymétrique. L’asy-
métrie est une très bonne technique pour obtenir un nombre élevé de niveaux en opti-
misant le nombre de sources de tensions, malheureusement cette qualité n’est possible
en applications que pour certaines topologies.

1.2.4 Avantages et inconvénients des convertisseurs multiniveaux

Les convertisseurs multiniveaux ont plusieurs avantages par rapport aux conven-
tionnels à deux niveaux qui utilisent la modulation de largeur d’impulsion (MLI) à
haute fréquence de commutation [34]. Les caractéristiques techniques avantageuses
des convertisseurs multiniveaux peuvent être brièvement résumées comme suit :

• Qualité de forme d’onde en escalier : Produisant en sortie une forme d’onde plus
proche d’une sinusoïde, les convertisseurs multiniveaux non seulement peuvent
générer des tensions avec de très faible THD, mais également peuvent réduire
les efforts dv/dt ; pour cette raison les problèmes de compatibilité électroma-
gnétique peuvent être considérablement réduits.

page 11
• Tension du mode commun (MC) : les convertisseurs multiniveaux produisent une
plus petite tension de MC ; pour cette raison, l’effort dans les roulements d’un
moteur connecté à un onduleur multiniveaux peut être réduit. En outre, on peut
éliminer la tension de MC en employant des stratégies de modulation avancées.

• Courant d’entrée : les convertisseurs multiniveaux peuvent dessiner un courant


d’entrée avec un faible taux de distorsion harmonique (THD).

• Fréquence de commutation : les convertisseurs multiniveaux peuvent fonction-


ner à la fréquence fondamentale et à haute fréquence de commutation MLI. Il
convient de noté qu’une faible fréquence de commutation signifie habituelle-
ment de faibles pertes par commutations, donc le rendement sera amélioré.

Comme sur plusieurs appareils les limites sont présentes, les convertisseurs multi-
niveaux ont quelques inconvénients. Un inconvénient particulier est le grand nombre
d’interrupteurs semi-conducteurs requis. Bien que des commutateurs à tension réduite
puissent être utilisés dans un convertisseur multiniveaux, chaque commutateur exige
un circuit relatif de commande de gâchettes. Ceci peut rendre le système électronique
général plus cher et complexe.

1.2.5 Exemple d’un onduleur de 5 niveaux sur le marché

La forme d’onde d’un onduleur de tension à deux niveaux peut varier en ampli-
tude et en fréquence par modulation MLI, la forme de la tension de sortie est loin
d’être sinusoïdale au prix d’une distorsion harmonique importante du courant et des
pertes supplémentaires. Le convertisseur ACS 5000 d’ABB utilise la technologie à cinq
niveaux de tension afin d’améliorer la forme d’onde [31]. La figure (1.4) montre l’en-
combrement ou le gabarit de l’onduleur.

La forme d’onde de sortie entre phases est reportée sur la figure (1.5), et le schéma
de la topologie avec symbolisation des interrupteurs sont présentés sur la figure (1.6).

page 12
F IGURE 1.4: Gabarit de l’onduleur cinq niveaux ACS 5000 d’ABB [31]

15000 2000
1500
10000
1000
5000
500 A
V

0 0
-500
-5000
-1000
-10000
-1500
-15000 -2000
Point de fonctionnement à 50 Hz
Courant moteur
Tension moteur

F IGURE 1.5: L’onduleur à cinq niveaux produit neuf niveaux de tension entre phases, ABB [31]

page 13
+DC +DC

UDC C C UDC C C
s' s sa' sa
NP i NP a ia

UDC C UDC C
u ua
-DC -DC

+DC

UDC C C
sb' sb

UDC
NP

C
b ib
M
ub
-DC

+DC

UDC C C
sc' sc
NP c ic

UDC C
uc
-DC

(a) Topologie

=∼

(b) Interrupteur

F IGURE 1.6: Onduleur à cinq niveaux par phase et entrainement triphasé complet à neuf ni-
veaux de tension entre phases, ABB [31]

1.3 Quelques topologies des onduleurs multiniveaux

1.3.1 Introduction

Communément, trois structures multiniveaux sont classées comme topologies prin-


cipales. À savoir, en premier le convertisseur à ponts complets H en cascades, en
second la topologie NPC, et en troisième lieu le multicellulaire ou a condensateurs

page 14
flottants [15]. D’autres topologies ont surgi combinant ces trois principales, elles sont
connues dans la littérature par ’topologies hybrides’. plusieurs tentatives de synthèses
des structures multiniveaux sont disponibles telles que [15,40,59,74]. Quelques auteurs
ont proposé des classifications selon le mode d’alimentation DC, l’onde de tension de
sortie ... etc, une classification intéressante et approfondie est proposée en [44], et la
figure (1.7) en présente un résumé.

Convertisseurs statiques
multiniveaux

Structures à Convertisseurs Convertisseurs


Ponts en H fractionnement Multicellulaires Multicellulaires
du bus DC séries parallèles

Mise en Convertisseur Double FC


NPC
série P2 parallèle
SMC

MMC ANPC 5N
ANPC
série

ANPC 5N
ASNPC parallèle

Shared
ASNPC

F IGURE 1.7: Classification des onduleurs multiniveaux [44]

Les différentes familles sont principalement : les ponts en H, les structures utilisant
le fractionnement du bus continu, les convertisseurs multicellulaires séries et paral-
lèles. Elles constituent pour chacune d’entre-elles une base de convertisseurs. Certaines
propriétés peuvent être bien sûr communes à plusieurs familles, et il existe d’autres
classifications différentes proposées par les auteurs dans le domaines.

page 15
1.3.2 Onduleurs en ponts H cascadés

L’onduleur multiniveaux aux ponts H en cascade est l’un des convertisseurs popu-
laires, connu par l’acronyme CHB pour (Cascaded H-Bridge) en anglais.

[Link] Cellule H

La figure (1.8) montre un schéma simplifié d’un onduleur à pont H inverseur mo-
nophasé, dit parfois cellule H.

q1 q2

A
Vdc
Vab
B

q'1 q'2

F IGURE 1.8: La cellule H ou le pont H

Il se compose de deux bras, portant chacun deux composants IGBT avec diodes en
parallèles. Les semi-conducteurs IGBT dans chaque bras sont nécessairement complé-
mentaires pour éviter un court-circuit, donc un seul signal de gâchette est issu depuis
le contrôleur, le deuxième passe simplement par un inverseur ou un circuit intégré dé-
dié (driver). La tension Vd du bus d’alimentation DC de l’onduleur est habituellement
fixe, alors que sa tension de sortie VAB peut être ajustée par des stratégies de modula-
tion bipolaire ou uni-polaire comme illustré sur la figure (1.9). Si la tension de sortie
VAB commute entre les valeurs positives et négatives durant toute la période, il s’agit
d’une modulation bipolaire, figure (1.9a). Si la tension en sortie ne prenne que des va-
leurs positives pendant la première demi période, puis négatives durant la seconde, la
modulation est dite uni-polaire, c’est la plus utilisée, car elle permet d’obtenir un THD
plus intéressant et donc une onde de meilleur qualité, voir figure (1.9b).

page 16
(a) Sortie par modulation bipolaire

(b) Sortie par modulation uni-polaire

F IGURE 1.9: Tension de sortie d’un pont H

Figure 7.2-2 Bipolar PWM for the H-bridge inverter operating at mf = 15, ma = 0.8, fm =
[Link]
Hz, andPonts H en cascades
fcr = 900 Hz.
Il est possible d’utiliser des ponts H en cascades (ou en série) pour la haute et la
moyenne tension (HT et MT). Cette topologie est présentée sur la figure(1.10), elle se
7.2.2 Unipolar Pulse-Width Modulation
compose de plusieurs ponts H monophasés afin de monter en puissance et ou d’amé-

Theliorer le taux modulation


unipolar de distorsionnormally
harmonique (THD)two
requires à lasinusoidal
sortie. En pratique,
modulating le nombre
waves,devm
and vm–, which
cellules dans unaremultiniveaux
of the sameCHB magnitude and frequency
est principalement but 180°
déterminé parout of phasedeas
sa tension
Figure
shown in Fig. Unipolar
7.2-4
fonctionnement 7.2-4. The
et son PWM twowith
coût de two phase-shifted
modulating
fabrication. waves aremodulating
dans waves
compared
Par exemple, leswith(ma fcommon
= 15,MT
variateurs ma =avec
0.8,
trian-
fgular
= 60carrier
Hz, andwave
fcr = 900
vcr,Hz).
generating
m une tension ligne-ligne nominale de two
3300 gating signals,à vneuf
V, un onduleur g1 and vg3, peut
niveaux for the
êtreupper
uti-
switches, S1 and S3,CHB
lisé, où l’onduleur
respectively. It can be observed that the two upper devices do
a un total de 12 cellules de puissance en utilisant des com-
not switch simultaneously, which is distinguished from the bipolar PWM where all
posants de 600V [26]. L’utilisation des cellules de puissances identiques conduit à une
four devices
waveform ofare
vABswitched
is identicalat the same
to that [Link]
shown The
[Link]
7.2-4. output
This modulation switches
voltage vABtechnique
structure modulaire, c’est un moyen très efficace de réduction des coûts de fabrication
is often used in the CHB multilevel inverters.
et de maintenance [86].

7.3L’onduleur
MULTILEVEL
multiniveauxINVERTER
CHB nécessite TOPOLOGIES
un certain nombre d’alimentations conti-
nues (DC) isolées, chacune alimente une cellule de puissance (pont H). Les sources
7.3.1 CHB
de courants Inverter
continus peuventwith Equal
être assurées pardc
des Voltage
redresseurs à diodes après trans-
formateurs par exemple, cela représente parfois un point faible pour cette topologie.
AsDans
the name suggests, thedes
le cas d’utilisation cascaded
sources H-bridge
d’énergiesmultilevel inverter
renouvelables ou lauses multiple
gestion units
distribuée
of H-bridge power cells connected in a series chain to produce high ac voltages. A
page 17
typical configuration of a five-level CHB inverter is shown in Fig. 7.3-1, where
levels. The per-phase diagram of seven- and nine-level inverters are depicted in Fig.
7.3-2, where the seven-level inverter has three H-bridge cells in cascade while the
nine-level has four cells in series. The total number of active switches (IGBTs)
used in the CHB inverters can be calculated by

est recommandée, les sources isolées sont = 6(m – parmi


Nswcomptées 1) les avantages. (7.3-2)

(a) H- cinq niveaux (b) H- neuf niveaux

Figure Per-phase
7.3-2 1.10:
F IGURE diagram
Topologies of seven-
multiniveaux and nine-level
symétriques CHB inverters.
en ponts-H

La coexistence de plusieurs ponts H rend cette structure redondante pour la réali-


7.3.2 H-Bridges
sation de quelques niveaux,with Unequal
cette performance dc Voltages
est reconnue comme un avantage quant
au soulagement
The des semi-conducteurs
dc supply voltages of the H-bridgeet a power
la tolérance
cellsde pannes. in the previous section
introduced
are all the same. Alternatively, different dc voltages may be selected for the power cells.
With
1.3.2.3unequal dc voltages,
Multiniveaux the H
en ponts number of voltage
symétrique levels can be increased without nec-
et asymétrique
essarily increasing the number of H-bridge cells in cascade. This allows more voltage
steps in the inverter
L’exemple output
des ponts H devoltage waveform
la figure for aune
(1.10) montre given number of
composition power cells
symétrique du [5, 6].
Figure 7.3-3 shows two inverter topologies, where the dc voltages for the H-
moment que les sources ont le même niveau de tension. Le nombre de niveaux comp-
bridge cells are not equal. In the seven-level topology, the dc voltages for H1 and
tés de crête-à-crête est exactement le nombre de sources isolées ou de cellules utilisées.
Les paliers de tension peuvent être formés uniquement par l’addition des sources, cela
réduit les possibilités redondantes mais implique une utilisation sans pertes sur les

page 18
sources DC [68]. Le tableau 1.1 représente les combinaisons pour former les paliers
d’un onduleur à cinq niveaux en ponts H (figure 1.10a), on remarque bien la redon-
dance des combinaisons pour les niveaux -E, 0 et +E.

Tableau 1.1: États redondants de deux cellules H produisant cinq niveaux

États des commutateurs Tension VH1 VH2


S11 S31 S12 S32 de sortie
1 0 1 0 2E E E
1 0 1 1 E E 0
1 0 0 0 E E 0
1 1 1 0 E 0 E
0 0 1 0 E 0 E
0 0 0 0 0 0 0
0 0 1 1 0 0 0
1 1 0 0 0 0 0
1 1 1 1 0 0 0
1 0 0 1 0 E -E
0 1 1 0 0 -E E
0 1 1 1 −E -E 0
0 1 0 0 −E -E 0
1 1 0 1 −E 0 -E
0 0 0 1 −E 0 -E
0 1 0 1 −2E -E -E

Les multiniveaux en ponts H offrent aussi la possibilité de la mise en série des


sources DC de différentes tensions, c’est l’un des points intéressants de l’asymétrie
où on augmente le nombre de niveaux en réduisant le nombre de sources comme le
montre la figure (1.11).
Par contre, pour générer certains paliers, il est nécessaire de mettre en série des
sources en opposition de potentiels où la plus petite se comportera comme une charge,
des exemples de calcules sur des connexions de sources DC en opposition sont expli-
quées en [85].
En fait, la question est plus profonde car l’étude menée en [68] montre que ces
pertes sont aussi liées à la méthode de modulation et à la profondeur de modulation.

page 19
7.47.4Carrier-Based PWM
Carrier-Based Schemes 127127
Schemes
PWM

(a) Sept niveaux (b) Neuf niveaux

F IGURE 1.11: Topologies multiniveaux asymétriques, Deux cellules en ponts-H

Figure
Figure
La 7.3-3est
7.3-3
figure (1.12) Per-phase
Per-phase
directement diagram
diagram ofl’étude
relevéeofdeCHB CHB inverters
inverters
[68] with
pourwith
deux unequal
unequal dc voltages.
dc (trinaire
asymétries voltages.:

active power. 1-3-9) et (1-2-6) de neuf niveaux, il est claire que la puissance active prend quelques
fois des valeurs négatives allant jusqu’à 10% de pertes.
H2H2areare
EE and and 2E,2E, respectively.
respectively. The The two-cell
two-cell inverter
inverter legleg is able
is able to produce
to produce seven
seven
voltage
voltage levels:
levels: 3E,3E, 2E,2E, E, E, 0, 0, –E,–E, –2E, –2E, andand
–3E.–3E.
TheThe relationship
relationship between
between thethe voltage
voltage
levels
levels andandtheirtheir corresponding
corresponding switching
switching states
states is summarized
is summarized in Table
in Table 7.3-2.
7.3-2. In the
In the
nine-level
nine-level topology,
topology, thethe dcdc voltage
voltage of ofH2H2 is three
is three times
times thatthat of H1.
of H1. AllAllthethe
ninenine volt-
volt-
age
age levels
levels cancan bebe obtained
obtained byby replacing
replacing thetheH2H2 output
output voltage
voltage of vofH2v= = ±2E
H2±2E in Table
in Table
7.3-2
7.3-2 with
with vH2vH2 = ±3E = ±3E andand then then calculating
calculating thethe inverter
inverter phase
phase voltage
voltage [Link].
There
There areare somesome drawbacks
drawbacks associated
associated withwith
thethe
CHBCHB inverter
inverter using
using unequal
unequal dc dc
[Link]
voltages. Themerits meritsof ofthethemodular modular structure
structure areare essentially
essentially lost.
lost. In In addition,
addition,
switching
switching pattern
pattern design
design becomes
becomes much muchmoremore difficult
difficult duedueto to
thethe reduction
reduction in re-
in re-
dundant
dundant [Link]
switching states
11. Total activestates
power [5].
and first [5]. Therefore,
Therefore,
inverter active power. thisthis inverter
inverter topology
topology hashas limited
limited industrial
industrial
applications.
applications.
This power depends only on the square root function found
(a) asymétrie
in the fundamental componente 1-2-6
of the switching pattern. Fig. 12. (b) asymétrie
Power distribution in a1-3-9
1-3-9 asymmetry.
Figures 12 and 13 show the power distribution of a hybrid
7.4 CARRIER-BASED
7.4 CARRIER-BASED PWM SCHEMES
converter with 3 Finverters
PWM SCHEMES
respectively.
IGUREand 1.12: Distribution
active dans les sources DC [68]
asymmetries 1-3-9 deand la puissance
1-2-6

ndex, the active The change in the asymmetry factors do not modify con-
nverters must besiderably the and,
reference poweron distribution,
the other hand,onlyreduces
affect the switchingpage
the comparison fre- 20
Thecarrier-based
The carrier-based
constants, modulation
modulation
quency displacing schemes
schemes
of the highthe forfor multilevel
multilevel
DC functions inverters
inverters
in converter.
link voltage the modulationcancan
be be generally
generally
index it
Nevertheless,
nged or [Link] the restriction that in certain values of modulation index
classified
classified
ve power equal or Theinto
into two
two categories:
categories:
the balance
smaller DC phase-shifted
phase-shifted
voltage
of active andand level-shifted
level-shifted
cellsconsidering
power can regenerate. modulations.
modulations.
Theinverters
all the regeneration
is Both
Both
do not regenerate of the smaller DC voltage inverters is directly related with
modulation
modulation schemes
schemes cancan
bebe applied
applied to to
sipative chopper. the modulation technique,  thethe
CHB
N CHB
cell inverters.
inverters.
Po = since Polthe
. fundamental component(29)
harmonic content of the patterns generated by this modulation determines the
Le tableau (1.2) résume un exemple de commutations possibles de l’onduleur CHB
à sept niveaux de la figure (1.11a).

Tableau 1.2: États redondants de deux cellules H produisant sept niveaux

États des commutateurs Tension VH1 VH2


S11 S31 S12 S32 de sortie
1 0 1 0 3E E 2E
1 1 1 0 2E 0 2E
0 0 1 0 2E 0 2E
1 0 1 1 E E 0
1 0 0 0 E E 0
0 1 1 0 E -E 2E
0 0 0 0 0 0 0
0 0 1 1 0 0 0
1 1 0 0 0 0 0
1 1 1 1 0 0 0
1 0 0 1 -E E -2E
0 1 1 1 -E -E 0
0 1 0 0 -E -E 0
1 1 0 1 -2E 0 -2E
0 0 0 1 -2E 0 -2E
0 1 0 1 -3E -E -2E

1.3.3 La topologie du convertisseur clampé par le neutre (NPC)

NPC est l’acronyme de l’appellation anglo-saxonne (Neutral Point Clamped), dit


aussi convertisseur à diodes clampés (diode clamped converter). C’est une structure
multiniveaux largement utilisée dans le passé et jusqu’à présent, brevetée par R. Ba-
ker en 1980 [4] puis publiée par A. Nabae et al. en 1981 [60]. La première conception
fût le NPC à trois niveaux 1 dont le but était la réduction du THD du courant et celui
de la tension lors de l’alimentation des moteurs électriques. La structure fonctionne
en montage redresseur ou onduleur, son extension au-delà de trois niveaux est pos-
sible par l’adjonction des semi-conducteurs sur un bras. La figure (1.13) montre les
1. Nombre de niveaux compté sur la tension crête-à-crête

page 21
onduleurs NPC à trois, et à cinq niveaux monophasés, la source de tension continu est
distribuée équitablement sur un nombre pair de condensateurs connectés en série et le
point milieu devient le point neutre de référence du convertisseur.

E
s1
4 C1
D1 s2

D2
s3
E
4 C2
s1 s4
E1
2 c1 D1
E N D3 A
s2 s '1
E
C3
E1 O a 4
D2 s '2
s'1
E1 D3 s '3
2 c2 E
4 C4
s'2 s '4

(a) NPC 3 niveaux (b) NPC 5 niveaux

F IGURE 1.13: Topologies NPC, trois et cinq niveaux en monophasé

Dans un convertisseur NPC produisant m niveaux 2 , chaque bras est composé de


(2(m − 1)) commutateurs connectés en série et (m − 1) condensateurs du bus continu
E
chargé chacun à une tension égale à m−1 . En états d’équilibres, la tension de blocage
maximale appliquée à n’importe quel interrupteur est celle d’un condensateur via des
diodes de blocages, elle est donc réduite. Un bras NPC à cinq niveaux est présenté sur
la figure (1.13b), une diode de clamp (bouclage) peut être remplacer par un groupe de
diodes pour augmenter la capacité de blocage.
La connexion en triphasé est aussi faisable, les trois phases se partagent la même
source de tension continue ce qui constitue un avantage pour cette topologie, ce circuit
est présenté sur la figure(1.14).

2. Nombre de niveaux de crête-à-crête sur la tension simple

page 22
q11 q12 q13
D11 D12 D13
E/2
C1
q21 q22 q23
N
E
q'11 q'22 q'13
D21 D22 D23
E/2
C2
q'21 q'22 q'23

U V W
F IGURE 1.14: Topologie NPC triphasée (Trois bras NPC monophasés)

[Link] Principe de fonctionnement du NPC à trois niveaux

Un bras d’une structure NPC à trois niveaux est montré sur la figure (1.13a), elle
 −E
génère les trois paliers de tensions en Vs = +E
2 , 0, 2 par rapport au point neutre N ,
c’est la plus simple structure NPC où l’équilibrage des tensions des condensateurs est
réalisé naturellement si la valeur moyenne du courant de la charge est nulle. Elle né-
cessite deux diodes de liaisons au point neutre, et quatre interrupteurs avec une diode
anti-retour pour chacun. La source de tension est divisée en deux par les condensa-
teurs, leur commun milieu forme le point neutre N et les tensions de part et d’autre
servent de paliers pour la tension multiniveaux de sortie.

Le tableau 1.3 résume les combinaisons possibles des interrupteurs et la sortie cor-
respondante. L’avantage par rapport à la topologie d’onduleur à deux niveaux, est que
les semi-conducteurs de puissances bloquent une tension inverse égale seulement à
la moitié de celle du bus continu. Cette topologie peut être généralisée et les principes
employés dans la topologie d’onduleur à trois niveaux peuvent être étendus pour l’uti-

page 23
lisation dans des topologies avec n’importe quel nombre de niveaux. Toutes les phases
se partagent toujours le même bus continu, et la méthode de contrôle est relativement
plus difficile.

Tableau 1.3: États du NPC à trois niveaux

Indice États des commutateurs Tension Chemin du courant


s1 s2 s01 s02 de sortie Vs I>0 I<0
1 1 1 0 0 E/2 s1 , s2 D1 , D2
2 0 1 1 0 0 D1 , s2 D2 , s01
3 0 0 1 1 -E/2 D01 , D02 s01 , s02
4 1 0 0 1 // État indéfini

La forme d’onde de trois niveaux a une meilleure qualité spectrale par rapport
à celle d’un onduleur triphasé classique, ce qui rend les filtres passifs peu volumi-
neux. Par contre, cette topologie présentes plusieurs difficultés techniques dans les cas
de grande puissance comme augmenter les contraintes en tension jusqu’à une valeur
égale à E(N-1)/N. Donc, les connexions de plusieurs diodes en série pourraient être
exigées et cela complique la conception et soulève des questions de fiabilité et du coût
de réalisation. Cette topologie exige des diodes de bouclage à vitesse de commutation
élevée qui doivent être capable de supporter le courant de la pleine charge. Différents
calibres de dispositifs de commutations sont nécessaires en raison de leur charges de
conductions différentes.

L’un des inconvénients de cette topologie NPC est que les commutations, et donc
leurs pertes, ne sont pas équitablement réparties sur les semi-conducteurs. Les com-
posants chargés atteignent alors des températures de fonctionnement élevées, ceci pé-
nalise les performances et augmente la probabilité de pannes. Le convertisseur ANPC
(Clampé Activement par le Neutre, figure 1.15 ) est apparu comme alternative, où on
remplace les diodes de blocages par des commutateurs actifs pour permettre une uti-
lisation équilibrées de chaque interrupteur.

page 24
qa q1

E/2
C1
q2
N Vs
E
q'1

E/2
C2
qb q'2

F IGURE 1.15: ANPC trois niveaux

1.3.4 Convertisseurs multicellulaires à cellules imbriquées ou à conden-


sateurs flottants (FLC)

Ce convertisseur est appelé couramment FLC qui est acronyme de l’appellation an-
glaise (FLying Capacitor Converter). Meynard et foch ont introduit le FLC en 1992 [57],
la topologie est similaire a celle du NPC, sauf que les diodes de clamp sont remplacées
par des condensateurs. Cette ressemblance est visible par la représentation verticale
sur la figure(1.16) [36].

Quelques combinaisons de commutations laissent des condensateurs non connec-


tés durant un laps de temps, d’où le nom de condensateurs flottants. La figure(1.17)
montre une représentation horizontale dite aussi en échelle d’un FLC à P cellule en
série, c’est la représentation la plus utilisée.

Chaque couple d’interrupteurs opposés verticalement forme une cellule de commu-


tation ; pour éviter de court-circuiter les sources de tensions, les interrupteurs d’une
cellule sont impérativement commandés d’une manière complémentaire et toutes com-
mandes ne respectant pas cette conditions n’est pas autorisée. Parmi les avantages de
la topologie FLC on peut citer quelques uns :

page 25
E/2

N
C3 C2 C1 C3 C2 C1 C3 C2 C1

E/2

Phase A Phase B Phase C


F IGURE 1.16: Onduleur FLC triphasé, cinq niveaux (représentation verticale)

• La même tension de blocage est supportée par n’importe quel interrupteur.


• La modularité contribue à facilité l’extension vis-à-vis du nombre de niveaux et
les stratégies de commande.
• La même structure est facilement commandée en convertisseur (AC/AC, DC/AC
ou DC/DC), aussi bien pour un transfert unidirectionnel ou bidirectionnel de la
puissance.

Parmi les contraintes à prendre en compte on peut citer :

• Le nombre important de condensateurs qui exige un volume augmenté d’inté-


gration physique.
• La modularité est avantageuse, mais les condensateurs ne sont pas de la même
taille dans chaque cellule. Avec des composants identiques, on insère en série
un nombre Nc de condensateurs par cellule tel que [53] :

Nc = (P2 − P)/2 (1.1)

page 26
• La nécessité d’un algorithme de démarrage qui assure la charge adéquate pour
chaque condensateur.

[Link] Fonctionnement du FLC

Un bras d’onduleur FLC à P cellules imbriquées (Figure 1.17) possède (2 p ) états


possibles de combinaisons pour la commande, générant (p + 1) niveaux différents.

Cellule p Cellule p-1 Cellule 2 Cellule 1

Is
E
2
E E E
N ( p−1) ( p−2) Vs
p p p
E
2

F IGURE 1.17: Onduleur FLC à p cellules (représentation horizontale ou en échelle)

Il existe alors (2 p − p − 1) combinaisons qui produisent des niveaux redondants [53].


En régime permanent et en équilibre la tension aux bornes du condensateur Ck est
sensée être à la valeur Vck avec :

k
Vck = .E (1.2)
P

La tension de blocage δV que doit supporter chaque interrupteur est donc la même
et est égale à :

E
δV = Vck −Vc(k−1) = (1.3)
P

Nous nous baserons sur un onduleur à quatre (4) cellules pour montrer le prin-
cipe de fonctionnement. Il est alors possible de choisir parmi (24 = 16) seize commu-

page 27
tations possibles, pour produire(4 + 1 = 5) cinq niveaux crête-à-crête par phase. Un
bras parmi les trois sur la figure (1.16)représente un onduleur FLC monophasé ; en état
d’équilibre, les condensateurs seront chargés aux valeurs nominales (équation 1.2) et
participerons à donner les niveaux de tension {±E/4, ±E/2, 0} entre la sortie de phase
et le point neutre virtuel N (VUN ). Le tableaux 1.4 montre l’ensemble des combinaisons
possibles, on remarque la redondance des commutations pour les différents niveaux,
cette redondance offre la possibilité d’équilibrer les durées d’utilisation des interrup-
teurs pendants chaque période, et aussi de maintenir les condensateurs à leurs charges
nominales.

Tableau 1.4: États redondants du FLC produisant cinq niveaux

État s4 s3 s2 s1 VAO
1 0 0 0 0 -E/2
2 1 0 0 0 -E/4
3 0 1 0 0 -E/4
4 0 0 1 0 -E/4
5 0 0 0 1 -E/4
6 1 1 0 0 0
7 0 1 1 0 0
8 0 0 1 1 0
9 1 0 1 0 0
10 0 1 0 1 0
11 1 0 0 1 0
12 1 1 1 0 +E/4
13 1 1 0 1 +E/4
14 1 0 1 1 +E/4
15 0 1 1 1 +E/4
16 1 1 1 1 +E/2

page 28
1.3.5 Le convertisseur modulaire multiniveaux M2C

L’origine de l’appellation M2C est MMC, qui est elle même acronyme de l’appel-
lation anglaise Modular Multilevel Converter, cette topologie a été présentée en 2003
par Lesnicar et Marquardt [36, 45]. Son schéma de base est Présenté à la figure (1.18).
Il ressemble un peu à la première topologie du pont H, mais la différence est dans
L’utilisation de demi-ponts au lieu de ponts complets. Les demi-ponts sont générale-
ment appelés sous-modules (SM). La tension à travers chaque sous-module doit être
mesurée et peut donc être contrôlée librement.

Tension
de sortie

Lien DC

F IGURE 1.18: La topologie modulaire (M2C)

Comme on peut le voir sur la figure (1.18), M2C est strictement modulaire et ne né-
cessite pas de supplément de composants externes ou des circuits pour une opération
à quatre quadrants du convertisseur. Il faut remarquer qu’il n’y a pas de condensateur
dans le lien DC, ceci réduit la probabilité d’un court circuit dans la liaison DC. En ce

page 29
qui concerne la fiabilité et la sécurité, il est très bénéfique de remplacer le sous-module
endommagé à chaud. Chaque sous-module peut atteindre deux valeurs de tension en
sortie dans quatre états pendant l’opération, voir le tableau 1.5.

Tableau 1.5: États de fonctionnement du convertisseur MMC

S1 S2 ISM Tension du module CSM


1 0 >0 +VSM En charge
1 0 <0 +VSM En décharge
0 1 >0 0 Sans action
0 1 <0 0 Sans action

Comme inconvénient, on mentionne des températures maximales élevées des conden-


sateurs à haute densité d’énergie et leurs volume qui encombrent l’intégration.
Aujourd’hui, cette topologie de convertisseurs est encore au centre d’intérêt car elle
convient à la production d’énergie solaire, transmission HVDC, la connexion des éo-
liennes au réseau, alimentation électrique des grandes villes et fournitures électriques
pour les réseaux ferroviaires. Des convertisseurs à base du M2C sont utilisés dans le
projet de transmission HVDC Light en 2014, environ 240 km entre Danmark (principa-
lement les systèmes à base d’énergie thermique et éolienne) et la Norvège (principale-
ment les systèmes à base d’énergie hydroélectrique), il s’agit d’une puissance de 700
MW ; Les niveaux de tension sur les deux côtés AC sont sur 400 kV, et sur le côté DC
500 kV. c’est la première fois que le convertisseur est utilisé à haute tension [36].

1.3.6 La topologie de l’onduleur multiniveaux généralisé (P2)

Une topologie généralisée de l’onduleur multiniveaux a été proposé par F. Z. Peng


en 2001. Les topologies citées ci-dessus telles que NPC et FLC peuvent être dérivées
de cette topologie dite aussi P2 [66]. Ce multiniveaux généralisé épargne la tache com-
pliquée d’équilibrage des tensions dans les condensateurs, en fait, l’équilibrage est na-
turellement assuré et indépendamment des caractéristiques de la charge. Cet avantage
économise bien les circuits dédiés de régulations des tension des condensateurs, sans
aucune attention particulière que la puissance est active ou réactive. La figure (1.19)
montre le principe du circuit d’un bras de la topologie multiniveaux P2.

page 30
Ligne 2 niveaux

Ligne 3 niveaux

Ligne 4 niveaux

Ligne 5 niveaux
Ligne N niveaux
Cellule p2 de base

F IGURE 1.19: La topologie multiniveaux généralisée [74]

1.3.7 Topologies hybrides

Outre les trois topologies multiniveaux basiques précédemment rapportées, de nou-


velles structures combinant ces trois ont été proposées et classifiées comme topolo-
gies hybrides. Quelques topologies hybrides utilisées sont présentées sur la figure
(1.20) [15], et la figure (1.21) [32].
Ces structures sont constituées en utilisant la combinaison de deux topologies de
bases tel que prendre un étage NPC ou FLC pour remplacer le pont H en tant que
module de base dans un CHB afin réduire le nombre de sources DC séparées. L’asy-
métrie des multiniveaux hybrides synthétisent des formes d’onde de tension de sortie

page 31
avec un contenu harmonique bien réduit [3, 15, 27, 32, 41]. Cet avantage est atteint en
utilisant des niveaux de tension distincts dans différents modules, ce qui peut générer
plus de niveaux dans la forme d’onde de la tension de sortie et réduit le THD, tout
en empêchant d’augmenter le nombre de sources et de dispositifs de commutations.
Chaque module de puissance d’un multiniveaux hybride peut être utilisé à une ten-
sion DC distincte et une fréquence propre de commutation améliorant l’efficacité et
les caractéristiques de compensation du THD de l’onduleur. Néanmoins, les stratégies
conventionnelles de modulation à largeur d’impulsion (PWM), qui devrait fonctionner
à haute fréquence seulement pour certains étages. Des stratégie de contrôle hybride ont
été proposées où les cellules de tension supérieures sont commutées à basse fréquence
et les cellules à faible puissance sont commuté avec haute fréquence [73].

Vs Vs

N N

(a) (b)

Vs

(c)

F IGURE 1.20: Topologies multiniveaux hybrides [15]

page 32
U V W

Vs Pont H Vs Pont H Vs Pont H


Tension faible
3- niveaux

Tension moyenne
Pont H Pont H Pont H 3 - niveaux
3Vs 3Vs 3Vs

9Vs
Étage principal
Tension forte
2 - niveaux

F IGURE 1.21: Exemple de topologie multiniveaux hybride [32]

1.3.8 Topologie proposée (Onduleur Multicellulaire Arrangé)

La topologie de cet onduleur s’inspire du pont H en cascade et du FLC. Ainsi, on


l’appelle onduleur multicellulaire arrangé, on retrouve les mêmes capacités de puis-
sances avec moins de composants, par conséquent, nous avons moins de pertes par
commutations, une réduction de la taille physique vis-à-vis l’encombrement, et une
économie des circuits de commandes électroniques. La Figure (1.22) est une repré-
sentation multicellulaire verticale des K-étages de la topologie AMI où chaque cellule
comprend deux commutateurs complémentaires. Dans le chapitre suivant nous pré-
senterons plus de détails sur cette topologie.

page 33
Sk1
Etage k

Sk
Etage 2
Vs
Etage 1 S2
S1
Vk V2 V1
S1
S2

Sk
Sk1

F IGURE 1.22: Topologie multicellulaire proposée

1.4 Conclusion
L’intérêt pour les multiniveaux ne cesse de croitre et en conséquence un très grand
nombre de topologies est disponible, nous avons résumé dans ce chapitre les topo-
logies multiniveaux les plus connues et les plus citées dans les articles de recherches
scientifiques. D’une part, le multiniveaux contribue dans l’amélioration significatives
de la qualité de l’énergie à travers la réduction du THD du courant, et d’autre part
ce principe soulage les semi-conducteurs utilisés en multipliant leur nombre. L’incon-
vénient matériel du circuit d’un onduleur multiniveaux ne s’ajoute qu’au niveau de
la taille physique et quant aux algorithmes de commandes, les difficultés sont liées à
la topologie choisie. Parmi les topologies présentées nous avons considéré en particu-
lier celle du multicellulaire arrangé pour le système PV connectée aux réseaux élec-
triques grâce au nombre réduit de ses composants et la caractéristique d’intégration
des sources séparées.

page 34
Chapitre 2

Étude, modélisation et commande d’un


convertisseur multicellulaire

Introduction

Parmi les systèmes d’adaptations des sources d’énergies renouvelables, nous nous
intéresserons dans cette thèse aux concepts de connexions ou d’intégration de ces
sources aux réseaux électriques conventionnels. La tendance est vers les systèmes hy-
brides ou combinés, où des sources renouvelables sont intégrées à petite ou à large
échelle. A faible demande, l’onduleur injecte le surplus renouvelable au réseau, et au
moment d’insuffisance, le réseau compense uniquement la différence. Les applications
du renouvelable à grande échelle, telles que les centrales solaires ou éoliennes injectent
la totalité de la production au réseau, donc il y’a une centralisation pour minimiser les
coûts d’installations et de productions par kW.
La configuration classique de sources renouvelables connectées aux réseaux est fon-
damentalement achevée en deux étapes. La première est réalisée par un convertisseur
AC/DC ou DC/DC selon la source pour conditionnement de l’énergie, et aussi gé-
néralement, pour optimiser la production des sources en cherchant le point de puis-
sance maximale. La deuxième étape représente la conversion DC/AC, la commande
de l’onduleur assure le transfert de l’énergie accumulée dans des éléments intermé-
diaires (condensateur, batterie ...), vers le réseau tout en respectant les exigences de la
qualité d’énergie.

35
Il est nécessaire d’imposer quelques conditions basiques telle qu’une faible dis-
torsion harmonique des courants, réponses dynamiques rapides, régulation des ten-
sions continues intermédiaires et parfois un contrôle bidirectionnel de la puissance.
Un schéma simplifié de connexion onduleur/réseau est illustré sur la figure (2.1), du
moment que la tension Ug est constante, ce schéma permet de contrôler le courant
injecté en maitrisant la tension de l’onduleur. Cette analyse est uniquement valable
si le point milieu M est connectés au neutre N afin que la tension du mode commun
n’affecte pas les tensions de phases [79].

uinv ,iM u g ,i
L R ig ,i
R

S
M N
T

F IGURE 2.1: Connexion d’un onduleur au réseau via un filtre du premier ordre (RL)

Les onduleurs sont contrôlés pour répondre aux exigences, pour produire une onde
de tension alternative il faut prévoir une stratégie de modulation. La modulation conduit
l’onduleur à appliquer le niveau de tension requis à un instant précis et pendant une
durée nécessaire. Donc la stratégie de modulation est un pilote ou un système de com-
mande des interrupteurs de l’onduleur afin d’appliquer correctement un signal de ré-
férence comme une puissance. Les signaux de références sont eux mêmes issues de
l’algorithme de contrôle de l’ensemble du système (sources, convertisseurs et charges).
Quelques techniques de modulation dépendent de la topologie de l’onduleur utilisé.

page 36
2.1 Topologie de l’onduleur multicellulaire multiniveaux
arrangé

2.1.1 Introduction

La topologie de l’onduleur arrangé est inspirée du multicellulaire (FLC) et les pont


H en cascade (CHB) [47, 64]. Ainsi, il est appelé ici par l’acronyme AMI ou onduleur
multicellulaire arrangé (en anglais AMI pour, Arranged Multicellular Inverter) [2] ;
pour la même puissance de conversion en sorties qu’un onduleur CHB nous avons
moins de composants de puissance. Par conséquent, moins de pertes par commuta-
tions, une taille physique réduite, et moins de circuits pour les commandes des semi-
conducteurs.

2.1.2 Description et fonctionnement du multicellulaire arrangé

Un étage de l’onduleur arrangé est exactement le pont H classique. Si l’état conduc-


teur du ième interrupteur est modélisé par la fonction de commutation Si = 1, la tension
de sortie est exprimée par l’équation (2.1)

Vs = (S1 − S2 )V1 (2.1)

La figure (1.22) est une représentation multicellulaire en ligne des K-étages de la


topologie AMI, et la figure (2.2) montre comment on peut obtenir un multicellulaire
arrangé à partir d’un CHB à deux étages avec l’avantage d’éliminer deux interrup-
teurs. Dans chaque étage, une source DC est nécessaire et elle est connectée en inverse
de polarité par rapport à celle de l’étage suivant et précédant. Les interrupteurs de
deux étages successifs sont aussi inversés en disposition et non pas forcément complé-
mentaires en fonctionnement. Cet arrangement des interrupteurs et des sources per-
mettra d’utiliser des niveaux de tensions DC quelconques et variables pour chaque
alimentation, sans se préoccuper de respecter l’ordre croissant de sources DC succes-
sives comme c’est le cas sur le FLC.

page 37
Sb1 Sb3 Sb1

A Sb4
Vdc Vdc

Sb4 Sb2
Sa3 Sb3
Sb2 Sa2
Sa1 Sa3 Vdc

Vdc B

Sa4 Sa2 Sa1 Sa4


(a) Multiniveaux CHB (b) Multiniveaux AMI

F IGURE 2.2: Topologies multiniveaux CHB et AMI

La figure (2.3) montre une représentation verticale, il faut noter que les cellules sont
différemment connectées par rapport à celles utilisées dans le convertisseur FLC ou
NPC. La tension de sortie Vs est en fonction des états des commutateurs comme ex-
primé par l’équation (2.2) :

n
Vs = ∑ (−1)k+1(Sk+1 − Sk ) (2.2)
k=1

Avec un nombre k d’étages, cette topologie requiert un nombre de commutateurs


Nm , comparée à la topologie CHB qui requiert un nombre de commutateurs Nh , la dif-
férence dans le nombre de semi-conducteurs est proportionnelle aux nombre d’étages

page 38
nécessaires et en faveur du AMI (équation 2.3) :



 Nm = 2k + 2



Nh = 4k (2.3)




 Nh − Nm = 2(k − 1)

Vs

Sk1 Cell. k+1 Sk1


Vk
Etage k

Sk Cell. k Sk

V2
Etage 02

S2 Cell. 02 S2
V1
Etage 01

S1 Cell. 01 S1
n
F IGURE 2.3: Représentation verticale de la topologies multicellulaire arrangé,

Supposons que les sources DC ne sont utilisées en série que dans le même sens
de polarité pour produire des niveaux (seulement des combinaisons additives). Par
cette condition, la topologie ne permet pas un nombre significatif de commutations
redondantes, mais devrait réduire considérablement les pertes de puissance parce que
le flux de puissance n’est en aucun cas forcé en inverse. Dans le tableau 2.1 sont pré-
sentés les combinaisons des cellules pour un onduleur multicellulaire arrangé à trois

page 39
niveaux (k = 3) avec une sélection asymétrique des sources : V1 = Vdc ; V2 = 3*Vdc
et V3 = 2*Vdc, i.e {Vdc , 3Vdc , 2Vdc }. La forme d’onde de sortie est construite par 13 ni-
veaux de tension maximale égale à 6*Vdc. Les tensions de sorties à chaque étage sont
représentées sur la figure (2.4).

Tableau 2.1: Combinaisons des cellules pour 13 niveaux, asymétrie de Vdc , 3Vdc , 2Vdc

Index du Amplitude États de commutations Tension


niveau du niveau S4 S3 S2 S1 de sortie
P6 6Vdc 1 0 1 0 V1 +V2 +V3
P5 5Vdc 1 0 1 1 V2 +V3
P4 4Vdc 0 0 1 0 V1 +V2
P3 3Vdc 0 0 1 1 +V2
P2 2Vdc 1 0 0 0 +V3
P1 1Vdc 1 1 1 0 +V1
P0 0 0 0 0 0 0
P0 0 1 1 1 1 0
N1 −1Vdc 0 0 0 1 −V1
N2 −2Vdc 0 1 1 1 −V3
N3 −3Vdc 1 1 0 0 −V2
N4 −4Vdc 1 1 0 1 −V1 −V2
N5 −5Vdc 0 1 0 0 −V2 −V3
N6 −6Vdc 0 1 0 1 −V1 −V2 −V3

Vout

V3

V2

V1
0
F IGURE 2.4: Sortie de 13 niveaux et utilisation des sources DC

page 40
Pour cet onduleur de trois étages comme exemple, on peut montrer que 13 ni-
veaux peuvent être formés au maximum seulement avec l’asymétrie {1 − 3 − 2} ou
{2 − 3 − 1}, c’est-à-dire les combinaisons suivantes :



 V1 = Vdc ,V2 = 3Vdc ,V3 = 2Vdc



ou (2.4)




 V1 = 2Vdc ,V2 = 3Vdc ,V3 = Vdc

où, Vdc est la tension DC de base.

Pour plus de 13 niveaux, il est préférable d’insérer un shunt au lieu d’une source
au quatrième étage. En conséquence, nous aurons des AMIs en série ou en cascade.
Choisissons l’AMI à trois étages comme un élément de base, en poursuivant alors cette
mise en série on peut augmenter le nombre de niveaux de la tension de sortie avec des
AMI de base dont les sources DC sont multiples de sept. La figure (2.5) illustre cette
configuration, où les sources DC sont exprimées comme multiple de Vdc (par unité).
L’équation 2.5 exprime le choix des tensions DC et la sortie V j du jéme élément AMI.



 V1 j =1(7 j−1 )





 V2 j =3(7 j−1 )
(2.5)

 V3 j =2(7 j−1 )





V
j =(S4 j−2 − S4 j−3 )V j1 − (S4 j−1 − S4 j−2 )V j2 + (S4 j − S4 j−1 )V j3

Pour un nombre P d’éléments AMI en cascade, le niveau maximal en sortie est donné
dans l’équation (2.6) :

P
Vmax = ∑ (V1 j +V2 j +V3 j ) (2.6)
j=1

page 41
Etage V3j =2(7j-1)
4j-1
Etage V2j=3(7j-1)
4j-2

Etage V1j=(7j-1)
4j-3
AMI j

Etage Shunt
4(j-1)

Etage 7 V32= 14

Etage 6 V22= 21

Etage 5 V12= 7

AMI 2

Etage 4 Shunt

Etage 3 V31= 2

Etage 2 V21= 3

Etage 1 V11= 1

AMI 1

F IGURE 2.5: Mise en série des convertisseurs AMI

La tension de sortie Vout est exprimée par la somme des tensions V j , et le nombre de
niveaux positifs est donné par N dans l’équation (2.7).


 P


 Vout = ∑ Vj
j=1 (2.7)

 V

 N = max (Nombre de niveaux positifs)
Vdc

Une comparaison pour une forme d’onde de 27 niveaux entre le CHB et la topo-

page 42
logie AMI est faite sur le tableau 2.2. On note que pour certaines valeurs de l’indice
de modulation et pour produire quelques paliers sur l’onde, l’études de distribution
la puissance dans le CHB (voir figure 1.12) prouve que les petites sources DC peuvent
se comporter comme dissipatrices d’énergie en cas d’asymétrie trinaire [68], ceci n’est
pas le cas pour l’AMI, et renforce les avantages de cette topologie.

Tableau 2.2: Comparaison des topologies CHB et AMI avec sortie de 27-niveaux

Sources DC Nombre Nombre


Topologie Commentaire
asymétrique d’interrupteurs de niveaux
CHB 1-3-9 12 27 pertes par inversion DC
CHB 1-3-2-7 16 27 Pas d’inversion DC
AMI 1-3-2-0-7 12 27 Pas d’inversion DC
AMI 1-2-0-4-8 12 31 Pas d’inversion DC

Remarque Pour produire un nombre de niveaux plus élevé, des combinaisons sont
possibles avec des éléments AMI en cascade seulement à deux étages. Citons comme
exemple qu’avec 4 sources DC et 12 commutateurs, les configurations d’asymétries 1-
2-0-4-8 et 1-3-2-0-7 ont le même nombre de sources DC et d’étages, mais produisent 31
et 27 niveaux respectivement.

2.1.3 Simulation et expérimentation de l’onduleur multicellulaire ar-


rangé

[Link] Description

La génération d’une tension de sortie multiniveaux comme celle de la figure (2.4)


nécessite l’application des commutations à des instants bien précis et ordonnés. Une
simple façon pour ce faire consiste a construire une machine à états finis (FSM : Finit
State Machine) qui décrit par des états les indexes des niveaux présentés sur le tableau
2.1. Ainsi, les conditions de passages entre les niveaux sont symbolisés par des événe-
ments notés (ei ), i := 1, 6.

page 43
La figure (2.6) décrit graphiquement ce simple principe qui aidera à l’implémenta-
tion des algorithmes sous FPGA (Flow Programmable Gate Array) par exemple.

e1 e t Vref < 0 e1 e t Vref >=0


e2 e2
N2 N1 P0 P1 P2
e1 e1
e3 e3
Début
N3 N6 P6 P3

e4 e6 e6 e4
e5 e5
N4 N5 P5 P4

F IGURE 2.6: Machine à état finis pour produire une onde multiniveaux

Chaque évènement (ei ) est périodique et c’est un front montant correspondant aux
angles de commutations (θi ) et (π−θi ) (ici i = 1, 6) tel que montré sur le chrono-gramme
sur la figure (2.7), les angles de commutations sont calculés hors-ligne ou en-ligne sui-
vant la technique de modulation choisie et la puissance des systèmes embarqués pour
les calculs. Notons cependant que la stratégie de modulation influence beaucoup les
résultats surtout en parlant de la qualité d’onde, c’est à dire le contenu harmonique.

Horloge
e1
e2 T S T 1
1

e3
e4
e5
e6
T 6
S T 6

P0 P1 P2 P4 P5 P6 P5 P4 P2 P1 P0

SED, V ref >=0

F IGURE 2.7: Chrono-gramme des événements en fonction des angles de commutations (une
demi-période)

page 44
[Link] Conception et validation

L’implémentation du simple algorithme décrit en dessous a été faite sur une carte
contenant un FPGA (Spartan 3AN de XILINX). La commande des interrupteurs de
puissance est accomplie via des circuits pilotes (Driver IR2111), ce circuit intégré contrôle
deux IGBT complémentaires, il servira sur le AMI pour contrôler une cellule. Un cir-
cuit d’isolation photoélectrique qui soit rapide tel que le HCPL3120 est utilisé entre le
driver et la carte à FPGA, la figure (2.8) montre un routage pour la commande de deux
cellules de l’onduleur multicellulaire arrangé.

-5+
CONN-SIL4

-15+
CONN-SIL4
R3
1
2
3
4

100k R6
R4
1
2
3
4
100k
10M D1
1N4007GL
1:Right half bridge

3: left half bridge IR2111_1


U2LM324:A C5
4

FPGA 1
Vcc VB
8 10u
3
R2 R7
4 1 C1 2
IN HO
7
3 2 100k
HCPL 3120_1 150n 100k
2 1 8 3 6
LM324 X1 VS+ COM VS
1 2 7
X2 W R12
11

3 6 4 5
Y1 Z LO
commande 4 5 100k
Y2 VS-
IR2111
AD633J
R8
4 1 40
4

100k
3 C6
2 5 3 38
1 7

GATE
6 10u 5 36
CONN-SIL4
LM324
7 34
R13
11

U2LM324:B R10
FPGA2 100k 100k 9 32
D2 10 31
1N4007GL 11 30
12 29
MASSE FPGA IR2111_2 R15
HCPL 3120_2 C4 1
Vcc VB
8 14 27
2 1 8 150n 100k
X1 VS+

COM
1 2 7 2 7 16 25
X2 W IN HO
3
Y1 Z
6 C7
SIL-100-02 4 5 3 6 10u 18 23
Y2 VS- COM VS
AD633J 4 5 20 21
R1 LO
C8 R14
100k 10u IR2111 CONN-DIL40S
100k

F IGURE 2.8: Circuit d’isolation et de commande des gâchettes de deux cellules du AMI

L’ensemble a été testé sur une charge inductive RL avec :


• (R = 100Ω et L = 0.250H)
• Asymétrie {1 − 3 − 2} =⇒ Vmax = 6Vdc
• Vdc = 20V =⇒ Vmax = 120V
Les mesures de la tension et du courant sont reportées sur une impression d’écran
de l’oscilloscope sur la figure (2.9).

page 45
F IGURE 2.9: Mesure du courant(onde sinus) et de la tension(onde par paliers)

1.6 Fondamental (50Hz) = 0.9995 , THD= 3.21%


Amplitude (% du Fondamental)

1.4
1.2
1
0.8
0.6
0.4
0.2
0
01 3 5 7 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 49
Ordre harmonique
(a) Analyse spectrale du courant

Van, Fondamental (50Hz) = 122.5 V, THD= 7.54%


Amplitude (% du Fondamental)

3.5
3
2.5
2
1.5
1
0.5
0
01 3 5 7 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 49
Ordre harmonique
(b) Analyse spectrale de la tension

F IGURE 2.10: analyse spectrale des signaux expérimentaux du AMI à 13 niveaux

L’analyse spectrale de ces signaux mesurés est faite sous MATLAB en introduisant
les vecteurs des valeurs acquises, les résultats obtenus sont reportés sur la figure( 2.10a)

page 46
pour le courant et sur (2.10b) pour la tension.

2.2 Stratégies de modulations pour les onduleurs multi-


niveaux

2.2.1 Introduction

Les stratégies de modulation de largeur d’impulsion (MLI) utilisées dans les conver-
tisseurs conventionnels peuvent être adaptées aux onduleurs multiniveaux. Il n’existe
pas une classification universelle des méthodes MLI, mais il y’a plusieurs tentatives
dans la littérature du domaine [36]. On peut trouver par exemple une classification en
fonction de la fréquence de commutation puis en fonction de la manière de modulation
tel que montré sur la figure (2.11) [34].

Modulation multiniveaux

MLI commutant à la MLI à haute fréquence


fréquence fondamentale de commutation

Modulation Élimination MLI MLI à élimination MLI


Vectorielle sélective Vectorielle sélective des Sinusoïdale
(SVM) des harmoniques (SVPWM) harmoniques (SPWM)

F IGURE 2.11: Classification des stratégies de modulations par fréquence de commutations [34]

Une autre classification citée ici comme exemple prend en compte la boucle ouverte
ou fermée tel qu’illustré sur la figure (2.12) [15].

page 47
Modulation multiniveaux

SHE-PWM PWM OHS-PWM

Boucle
Boucle fermée
ouverte

Commande du courant
SPWM
par hystérésis
Commande linéaire
SVM
du courant

Commande optimisée
Sigma Delta
du courant

F IGURE 2.12: Une classification des stratégies de modulations multiniveaux [15]

Il existe de nombreuses techniques de modulation particulières adaptées à diffé-


rents types d’onduleurs et leur comparaison mutuelle peut se basée sur plusieurs
points de vues, par exemple les pertes par commutations, la distorsion et la généra-
tion des harmoniques, la complexité des algorithmes ou leur rapidité. Très souvent, la
qualité de la technique de modulation est déterminée par le taux de distorsion harmo-
nique totale (THD).

Le THD exprime le contenu des harmoniques dans la forme d’onde, et peut être
mathématiquement écrit comme suit :
q
∑∞ 2
n=2,3... Vn
T HD = (2.8)
V1

où Vn sont les valeurs RMS des grandeurs prises en compte, et n soit l’ordre harmo-
nique. Il est possible de définir le rapport entre la valeur efficace des harmoniques à

page 48
celle de la grandeur déformée :

q
∑∞ 2
n=2,3... Vn
T HD = q (2.9)
∑∞ 2
n=1,2... Vn

Dans la plupart des applications on considère les rangs entre 2 et 25, pour quelques
normes l’analyse des données doit s’effectuer jusqu’au rang 50. La technique de mo-
dulation la plus utilisée est la modulation de largeur d’impulsion (PWM) par porteuses
pour la commande d’onduleurs de sources de tension. Une autre technique de modu-
lation populaire est la modulation par hystérésis pour le contrôle du courant de sortie
des onduleurs à source de tension [36].

2.2.2 Modulation de Largeur d’impulsion MLI

La modulation de largeur d’impulsions 1 est une technique qui consiste à introduire


des commutations supplémentaires à fréquence plus élevée que la fréquence du fon-
damental, transformant la tension en une suite de créneaux d’amplitude et de largeurs
variables. La MLI peut être réalisée par comparaison d’une onde modulante (référence)
à basse fréquence, généralement une sinusoïde à la fréquence du fondamental, à des
porteuses de haute fréquence de forme triangulaire ou dents de scie. Les instants de
commutations correspondent aux points d’intersections entre les porteuses et la mo-
dulante où la fréquence de commutation est fixée par la fréquence des porteuses [6].

La MLI détermine une sortie bipolaire (voir figure 2.13 ), uni-polaire (voir figure
2.14 ), ou extensible aux onduleurs multiniveaux par plusieurs porteuses ou multi-
porteuses (voir figure 2.15) [34, 51]. Une explication plus détaillée sur la MLI est pré-
sentée en [36].

1. MLI, en français et universellement dite PWM, acronyme de ’Pulse Width Modulation’ en anglais

page 49
1
Référence
0 Porteuse

-1
-1
0
-1
0 0.005 0.01 0.015 0.02
Temps [s]

F IGURE 2.13: MLI bipolaire

1
Porteuse
0 Référence

-1
1
0
-1
0 0.005 0.01 0.015 0.02
Temps [s]
F IGURE 2.14: MLI uni-polaire

0.5

-0.5

-1
0 0.002 0.004 0.006 0.008 0.01 0.012 0.014 0.016 0.018 0.02

30
Van tension de sortie
20

10

-10

-20

-30
0 0.002 0.004 0.006 0.008 0.01 0.012 0.014 0.016 0.018 0.02

F IGURE 2.15: MLI multiniveaux

page 50
[Link] Expression mathématique générale de la MLI

La principale caractéristique de la MLI est le contenu harmoniques (THD). La sui-


vante détermination analytique donne une idée claire de la MLI basée sur la porteuse.
La méthode analytique a été décrite par Bowes et Bird (1975). Il est bien connu que
chaque fonction périodique f (ωt) d’une variable peut être décomposée en un ensemble
infini de fonctions sinus et cosinus (la série de Fourier) [36] :


a0
f (ωt) = + ∑ (av cos(vωt) + bv sin(vωt)) (2.10)
2 v=1

où v est l’ordre harmonique, et :

1
Z π
a0 = f (ωt)dωt. (2.11)
2π −π

1
Z π
av = f (ωt) cos(vωt)dωt. (2.12)
π −π

1
Z π
bv = f (ωt) sin(vωt)dωt. (2.13)
π −π

Le signal de commutation MLI consiste en une fonction périodique de deux va-


riables différentes de fréquences angulaires et déphasages f [w(t), z(t)], où :

w(t) = ωct + θc (2.14)

z(t) = ωr t + θr (2.15)

Où ωc est la fréquence angulaire de la porteuse et θc est son déphasage, ωr est la fré-


quence angulaire de l’onde de référence (fréquence angulaire fondamentale) et θr est

page 51
son déphasage. Bowes a montré que même une fonction de deux variables peut être
décomposée en série de Fourier [36] :

∞ ∞
a00
f (w, z) = + ∑ [a0v cos(vz) + b0v sin(vz)] + ∑ [aµ0 cos(µw) + bµ0 sin(µw)]+
2 v=1 v=1
∞ ∞ (2.16)
+∑ ∑ [aµv cos(µw + vz) + bµv sin(µw + vz)]
µ=1 v=−∞
(v6=0)

Où :

Zπ Zπ
1
aµv = 2 f (w, z)cos(µw + vz)dwdz (2.17)

−π−π

Zπ Zπ
1
aµv = 2 f (w, z)sin(µw + vz)dwdz (2.18)

−π−π

Après la substitution des équations (2.14) et (2.15) à( 2.16), il s’ensuit :


a00
f (t) = + ∑ [a0v cos(vωr t + vθr ) + b0v sin(vωr t)] +
2 v=1

+ ∑ [aµ0 cos(µωct + µθc ) + bµ0 sin(µωct + µθc )]+
µ=1 (2.19)
 
∞ ∞ aµv cos(µωct + µθc + vωr t + vθr )+
+∑ ∑  
µ=1 v=−∞ +bµv sin(µωct + µθc + vωr t + vθr )
(v6=0)

où le premier terme représente la composante continu, le second c’est le fondamen-


tal (alternativement avec des harmoniques indésirables), le troisième représente les
harmoniques des porteuses, et le dernier, les harmoniques latéraux ou mutuels. Ainsi,
il est possible d’exprimer avec l’équation (2.19) tous les motifs commutés d’une MLI
basée sur une porteuse. Alors, la comparaison de diverses stratégies MLI basées sur
les opérateurs est possible du point de vue du contenu harmonique. Finalement, la
fréquence de l’harmonique commandée est représenté par l’expression de ωres :

ωres = vωr + µωc (2.20)

page 52
Le coefficient v détermine l’ordre de l’harmonique de bande latérale dans l’ensemble
des harmoniques qui sont autour du µeme harmonique des porteuses.

[Link] MLI Multiniveaux appliquée à l’onduleur multiniveaux arrangé

On suppose que nous avons trois cellules de commutations dans cette configuration
arrangée, et deux source de tensions V1 = V2 = Vdc tel que le présente la figure (2.16).
Toutes les combinaisons de commutations sont activées dans un cycle de sortie.
Cette topologie comprend alors six commutateurs d’alimentation - deux de moins
que l’onduleur CHB avec huit commutateurs - ce qui réduit considérablement la com-
plexité du circuit de puissance et simplifie le modulateur, du point de vue conception
et mise en œuvre de circuits [47].

S a1 V2 S b1
‐ +

Load
Sa 2 Sb 2
V1
+ ‐

Sa 3 Sb3
B
n

F IGURE 2.16: Onduleur multiniveaux arrangé symétrique à trois cellules

Le schéma de contrôle MLI est introduit pour produire cinq niveaux de tensions en
sortie : 0,Vs , 2Vs , −Vs et − 2Vs , ce nombre de niveaux n’est pas optimal avec ce choix de
symétrie ( sources DC égales). Cette configuration de l’onduleur utilise une stratégie

page 53
de modulation avec deux porteuses (Vtri1 , Vtri2 ) et une référence m(t) pour générer des
signaux pour les commutateurs, leur disposition est montrées sur la figure (2.17).

F IGURE 2.17: MLI pour l’onduleur multiniveaux arrangé [47]

Le schéma logique mis en œuvre pour concrétiser cette MLI est montrée sur la
figure (2.18), et les signaux de commandes pour les interrupteurs de puissances sont
reportés sur la figure (2.19).

witching function of the

j = 1, 2, 3 (5)

j = 1, 2, 3. (6)

hat generate the required


operation modes of the
clearly as follows
F IGURE 2.18: Schéma logique de mise en œuvre de la MLI multiniveaux

page 54
LE I
OMBINATIONS

F IGURE 2.19: Allures des signaux de commandes des gâchettes

2.2.3 La modulation vectorielle (SVM)

Pour tout système triphasé équilibré, les variables peuvent être représentées par
un vecteur dont les composantes, disposées sur 3 axes à 120°, sont les valeurs de ces
variables sur chaque phase. La figure (2.20) représente des variables triphasées sinusoï-
dales, on peut représenter sous forme d’un vecteur, les tensions {U − 0,V − 0,W − 0}.

b a c 3
b

θ 2 θ c
1

F IGURE 2.20: Représentation vectorielle des signaux triphasées sinusoïdales

page 55
Les différentes combinaisons de commande des interrupteurs sont représentées sur
la figure (2.21). A chacune de ces combinaisons correspond une position du vecteur
tension. Ainsi la figure (2.21.k) montre la position du vecteur tension pour la combi-
naison (a), les composantes suivant les axes U, V, W étant alors respectivement égales
à E/2, - E/2, E/2. L’extrémité du vecteur tension a donc seulement 7 positions pos-
sibles (figure 2.22), sur les sommets d’un hexagone pour les combinaisons (a) à (f), et
au centre de l’hexagone (vecteur nul) pour les combinaisons (g) et (h).

E/2
0 V 0 U V W
E/2
E/2
a h
U
E/2 -E/2
w a 0
0
k
b g

0 0 0 0

c d e f

F IGURE 2.21: Représentation vectorielle des signaux triphasées sinusoïdales

V
d c

T2
.b b
e g b 0 T U
U
h

T1
.b
T X
f
a
W a
F IGURE 2.22: Secteurs de la SVM

page 56
[Link] La modulation vectorielle standard

La modulation vectorielle est un cas particulier de la modulation de largeur d’im-


pulsion. Suivant la représentation vectorielle précédente, son principe consiste à consi-
dérer un vecteur tension quelconque comme étant, dans un intervalle de temps T, la
combinaison de 2 vecteurs adjacents et du vecteur nul. Autrement dit (figure 2.23),
pour appliquer la tension X pendant le temps T, il est équivalent d’appliquer :

• la tension (a) pendant le temps T1,


• la tension (b) pendant le temps T2,
• une tension nulle pendant le temps T0,
• avec T = T0 + T1 + T2.

L’algorithme s’occupe de fournir les valeurs de T0, T1, T2. La figure (2.23) donne un
aperçu du chronogramme des tensions sur l’intervalle T. L’intérêt de ce type de modu-
lation est de pouvoir être facilement implémentée dans un microprocesseur. Toutefois,
comme tous les types de modulation, la qualité de celle-ci réside dans la possibilité
d’obtenir une fréquence élevée de modulation, c’est-à-dire d’avoir un nombre élevé
d’intervalles T par période, [18, 77].

a a b h b
E/2
U-0 t
-E/2
V-0 t

W-0 t

T1 T2 T0
T

U-V t

F IGURE 2.23: Exemple de tension de sortie par la SVM

page 57
[Link] La modulation vectorielle multiniveaux

La SVM à plus de trois niveaux a été introduite pour la première fois par Choi
en 1991, [12, 34]. La figure (2.24) montre ce que représente le plan spatial du vecteur
d-q pour un onduleur à six niveaux. Chaque point intégral du plan vectoriel spatial
représente un état de tension de sortie triphasé particulier de l’onduleur. Par exemple,
le point (3, 2, 0) sur le plan vectoriel spatial signifie que, par rapport à la masse, la
phase a est à 3Vdc , la phase b est à 2Vdc et la phase c est à 0Vdc .

b 0,5,0 1,5,0 2,5,0 3,5,0 4,5,0 5,5,0

0,5,1 0,4,0 1,4,0 2,4,0 3,4,0 4,4,0 5,4,0

0,5,2 0,4,1 0,3,0 1,3,0 2,3,0 3,3,0 4,3,0 5,3,0

0,5,3 0,4,2 0,3,1 0,2,0 1,2,0 2,2,0 3,2,0 4,2,0 5,2,0

0,5,4 0,4,3 0,3,2 0,2,1 0,1,0 1,1,0 2,1,0 3,1,0 4,1,0 5,1,0

0,5,5 0,4,4 0,3,3 0,2,2 0,1,1 0,0,0 1,0,0 2,0,0 3,0,0 4,0,0 5,0,0
a

0,4,5 0,3,4 0,2,3 0,1,2 0,0,1 1,0,1 2,0,1 3,0,1 4,0,1 5,0,1

0,3,5 0,2,4 0,1,3 0,0,2 1,0,2 2,0,2 3,0,2 4,0,2 5,0,2

0,2,5 0,1,4 0,0,3 1,0,3 2,0,3 3,0,3 4,0,3 5,0,3

0,1,5 0,0,4 1,0,4 2,0,4 3,0,4 4,0,4 5,0,4

0,0,5 1,0,5 2,0,5 3,0,5 4,0,5 5,0,5


c

F IGURE 2.24: Secteurs d’une SVM multiniveaux [34]

2.2.4 Élimination sélective des harmoniques (SHE)

La modulation par élimination sélective des harmoniques (SHE-PWM) vise l’élimi-


nation ou le contrôle d’un contenu harmonique défini [16], elle est basée sur la décom-

page 58
position par la série de Fourier de la forme d’onde de tension périodique générée par
l’onduleur (équation 2.21), le calcul des angles de commutations (αi ) permet d’éliminer
ou de contrôler les ordres (n) d’harmoniques sélectionnés.

N  
a0 2πnt 2πnt
fN (t) = + ∑ an cos( ) + bn sin( ) (2.21)
2 n=1 T T

Il existe plusieurs façons de formuler un problème SHE-PWM. Comme illustré à la


figure (2.25), La formulation symétriques par rapport au quart de l’onde est la plus
simple et la plus utilisée des problèmes SHE-PWM pour deux niveaux et multiniveaux.
Cette forme d’onde simplifie grandement la formulation et la procédure de résolution,
la série de Fourier sera simplifiée et l’étude se limitera seulement au premier quart de
période de cette onde ; en conséquence, la composante DC, les harmoniques pairs, et
les coefficients des sinus impairs sont tous égaux à zéro, ce qui entraîne un système
d’équation minimal à résoudre.

SHE-PWM

Élimination Minimisation
des harmoniques Optimisation

Symétrie Symétrie aucune Non Symétrie Symétrie Pas de


(quart (demi symétrie uniforme (quart (demi symétrie
d'onde) onde) et variable d'onde) onde)

F IGURE 2.25: Formulation du problème SHE-PWM

La distribution des angles aux différents niveaux est importante, cela peut être in-
corporé dans la formulation du problème, créant plusieurs commutations entre deux
niveaux successifs de la forme d’onde multiniveaux. Pour une symétrie par rapport
au demi et au quart de période (voir figure 2.26), on peut résumer l’expression des

page 59
harmoniques impairs non nuls (i.e pour n impair) par l’équation 2.22.

4 N h i
bn = ∑ (−1)k
cos(nαi ) (2.22)
nπ i=1




 k = 0, pour front montant



et (2.23)




 k = 1, pour front descendant

Vs
3Vdc
référence sinus
2Vdc

Vdc Onde
multiniveaux
0

ω
0    π−  3 π 2π
1 2 3
(a) Une commutation par palier

Įi

Į1 Į1

Į
Į1

Ȧ
Į ʌ

(b) Plusieurs commutations par palier

F IGURE 2.26: Angles de commutations pour une symétrie par rapport au quart de période

page 60
2.3 Commande au plus proche niveau, NLC

Une modulation à basse fréquence est avantageuse pour optimiser les pertes par
commutations, et ainsi délivrer une qualité spectrale d’un THD concurrentiel avec
un nombre réduit de commutations par rapport à la modulation à haute fréquence.
L’élimination sélective des harmoniques est une technique puissante, mais lorsque le
nombre de niveaux augmente le temps de calcul en ligne des angles devra être pris
en compte [20]. La NLC est une approximation simple d’une référence sinusoïdale par
une onde en paliers successifs, elle produit un THD très faible et fournit une solution
plus simple pour l’implémentation en ligne [18,68]. Sur la figure (2.27) est montré com-
ment elle fonctionne sur une forme d’onde à sept niveaux et elle est également étendu
pour plus de niveaux.

3Vdc

5/2 Vdc

2Vdc
référence sinus
3/2 Vdc
Approximation
Vdc directe
1/2 Vdc

0
0 θ1 θ2 θ3 π /2 π
Angles [rad]

F IGURE 2.27: Modulation au plus proche niveau

L’indice de modulation par rapport à la référence est défini par m tel que décrit par
l’équation(2.24) :

Vre f
m= (2.24)
NVdc

où Vre f est l’amplitude de la référence sinusoïde.

page 61
Les angles de commutations sont alors calculés par l’équation (2.25).



 i = 1, N










 2i − 1
θi = π/2 si m≤ (2.25)
 2N







  

 2i − 1

 θi = sin −1
ailleurs
2Nm

Les coefficients de Fourier des harmoniques impaires d’ordres n sont donnés par
hn dans l’équation (2.26), ainsi dans la même équation on retrouve le T HD et M f qui
représente le coefficient de modulation par rapport au fondamental.



 4Vdc N

 n
h = ∑ cos(nθi), n = 1, 3, 5, ...

 nπ i=1









 p ∞
∑n=3 h2n (2.26)
 T HD =

 h1









 h1


Mf =
NVdc

En utilisant les égalités trigonométriques, le fondamental h1 est exprimé en fonction


de l’amplitude de la référence et m dans l’équation (2.27).

s
 2
4Vdc N 2i − 1
h1 = ∑ 1− (2.27)
π i=1 2Nm

La figure (2.28) présente le rapport M f /m en fonction de m, on remarque bien que


pour des valeurs de m ∈ [0.3, 1] le fondamentale est autour de(Vre f ± 4%).
La figure (2.29) Montre le THD en fonction du coefficient M f d’une onde multini-
veaux idéale produite par approximation directe au plus proche niveau et pour dif-

page 62
férents nombre de niveaux. Pour de valeurs de M f ∈ [0.6, 1.2] le THD reste acceptable
pour toutes les configurations choisies.

1,04

1
Rapport (Mf/m)

0.96

0.85
0 0,1 0,5 1 1,2
Indice de modulation(m)

F IGURE 2.28: Le rapport M f /m en fonction de m

30
25 11 Levels
13 Levels
20
THD ( %)

27 Levels
15 69 Levels

10
5
0
0,2 0,4 0,8 1
Coeffiecient Mf

F IGURE 2.29: Effet du coefficient M f sur le THD de l’onde multiniveaux

Une simulation permet de calculer les THD pour des formes d’onde NLC de diffé-
rents nombre de niveaux, le tableau (2.3) résume ces résultats pour un indice de modu-
lation m = 1, les THD sont calculés jusqu’au 51éme et 998ème harmoniques, ces valeurs
de distorsion restent acceptables pour la tension. Le grand problème se pose pour im-
poser une distorsion harmonique des courants inférieure à (3%) en applications sur
différents types de charges.

page 63
Tableau 2.3: THD et coefficients (M f ) pour différentes formes d’ondes NLC (N)

N 3 5 6 13 34
Niveaux 7 11 13 27 69
> 998 éme harmonique
T HD998 % 12.170 7.500 6.330 2.970 1.120
Mf 1.021 1.007 1.007 1.002 1.001
> 51éme harmonique
T HD51 % 11.050 6.360 5.290 1.480 0.330
Mf 1.021 1.010 1.007 1.002 1.001

2.4 Commande du courant par hystérésis

La commande du courant par hystérésis consiste à commuter la tension dans un


sens afin de redresser la direction du courant suivant une référence pour ce dernier.
Ce mécanisme utilise une bande d’hystérésis au lieu d’une seul valeur pour éviter le
phénomène de zènon qui est définie par un nombre de commutation infinie en un
temps fini, voir figure (2.30).

iref iref
i i
discrétisation

h h

Tension Tension

(a) Hystérésis dans le temps continu (b) Hystérésis à temps discret

F IGURE 2.30: Commande par hystérésis

La modulation par hystérésis pour les convertisseurs électroniques de puissance est


attractive en raison de sa réponse dynamique inégalée et sa performance de suivi des
commandes. Son application et ses avantages pour les convertisseurs à deux niveaux
sont bien compris, mais l’extension de cette stratégie aux convertisseurs multiniveaux

page 64
est encore en développement [81].

2.4.1 Hystérésis à simple bande

La figure (2.30a) nous montre la bande d’hystérésis (2h) ou (±h), l’utilisation de


l’électronique numérique et des circuits programmables impose des commandes à
temps discret, et la figure (2.30b) souligne particulièrement d’éventuels dépassements
de la bande d’hystérésis. Il faut noter que h est une bande d’hystérésis appropriée, dont
la taille est conditionnée par la fréquence de commutation maximale autorisée par les
dispositifs de commutations, ainsi que le maximum autorisé du niveau de distorsion
ou d’ondulation du courant. Une valeur faible de h peut conduire à une augmentation
des actions de commutations et en conséquence des pertes par commutation plus im-
portantes, tandis qu’une grande valeur de h peut entraîner une distorsion accrue dans
le courant contrôlé. En conclusion, un compromis est toujours requis pour choisir la
taille de la bande d’hystérésis [28, 81].

2.4.2 Hystérésis multi-bandes

La modulation par hystérésis multi-bandes pour les convertisseurs multiniveaux


utilise des bandes d’hystérésis symétriques pour contrôler les commutations de sorte
que la bande interne provoque la commutation entre deux niveaux adjacents, tandis
que la bande externe provoque un niveau de commutation supplémentaire sollicité
chaque fois que nécessaire. Ce principe a été d’abord proposé dans [52] et repris en
développement plus tard dans plusieurs travaux comme dans [63, 81].
La figure (2.31) illustre ce principe, les commutations de la tension sont en fonction
de l’erreur du courant autour du zéro(car l’erreur idéale est la ligne du zéro), chaque
fois que l’erreur instantanée traverse la limite interne h, la sortie de l’onduleur est dimi-
nuée ou augmentée d’un niveau (en fonction de la limite d’hystérésis qui vient d’être
franchi). Généralement, ce changement de tension poussera l’erreur instantanée à in-
verser sa direction sans atteindre la prochaine bande externe. Cependant, si l’erreur ne
s’inverse pas, il faudra continuer à travers la limite de h à la limite extérieure suivante
(placé à 4h par rapport à h). À ce stade, le niveau supérieur ou inférieur suivant de

page 65
la tension sera commutée. Ce processus continue ainsi jusqu’à ce que la direction de
l’erreur instantané s’inverse. Cette façon permet d’exploiter les avantages des ondu-
leurs multiniveaux, et améliorer le temps de réponse aux changements brusques de la
référence du courant.

Erreur du courant Δh

Δh

Δh

Δh

V dc Tension commutée
V dc
2
Temps

F IGURE 2.31: Principe de régulation du courant par un hystérésis multi-bandes

Si on décrit les états de l’onduleur en fonction de la tension de sortie par une ma-
chine à états finis, on peut illustrer d’une manière simple les conditions de commu-
tations par hystérésis multi-bandes comme sur la figure (2.32). Chaque code de 000 à
111 représente une situation pour produire un niveau de tension par l’onduleur, ainsi
la figure (2.33) montre l’évolution de ce principe sur un axe de tension en fonction de
l’erreur en courant.

page 66
F IGURE 2.32: Machine à états finis décrivant la commande par hystérésis multi-bandes (ondu-
leur de sept niveaux)

F IGURE 2.33: Hystérésis à six bandes de tolérances (onduleur de sept niveaux)

2.5 Conclusion

L’intégration d’une MLI dans la commande d’un onduleur n’est ni une technique
universelle ni systématique, la façon d’appliquer les commandes de commutations né-

page 67
cessite toujours une adaptation sur la topologie de l’onduleur utilisé. Nous avons cité
un exemple de MLI sur l’onduleur multiniveaux arrangé de cinq niveaux symétrique,
et on remarque bien que son extension à plus de cinq niveaux, nécessite carrément une
autre réflexion sur la MLI, et il est de même pour un simple passage d’une configura-
tion symétrique à une configuration asymétrique. L’élimination sélective des harmo-
niques est une modulation à basse fréquence et réduit remarquablement le nombre de
commutations, mais les difficultés demeurent dans le calcul en ligne des angles de com-
mutations pour la régulation, et en particulier lorsque le nombre de niveaux est élevé.
Dans le même contexte de modulation à basse fréquence, la NLC produit un THD sa-
tisfaisant sans calcul nécessaire des angles. La modulation par hystérésis en fonction
de l’erreur du courant suivant une référence reste une technique simple à programmer,
la caractéristique de poursuite avec une dynamique très rapide laisse cette technique
préférable par rapport à d’autres. Tandis que sa mise en œuvre pratique nécessite des
mesures de courants instantanés, et des algorithmes à réactions aussi rapides, chose
qui requiert pratiquement une électronique avancée et onéreuse.

page 68
Chapitre 3

Techniques MPPT appliquées aux


générateurs renouvelables

69
3.1 Introduction

L’énergie renouvelable considérée dans ce travail concerne les générateurs photo-


voltaïques dont l’élément de base est une cellule PV, cette dernière convertit la lumière
du soleil en électricité avec l’avantage principal d’un gisement propre, gratuit, et en
abondance. Comme les cellules solaires individuelles génèrent une tension très basse,
elles sont souvent connectées en série puis en parallèle pour former ce qu’on appel
communément un module solaire. Une sortie plus élevée peut être obtenue en câblant
un certain nombre de modules ensemble pour créer des générateurs solaires pouvant
être de toute taille. Cependant, le système PV présente deux problèmes majeurs : le
faible rendement ; et le coût élevé de l’ensemble cellule PV et chaine d’adaptation de
l’énergie. Le rendement du générateur PV dépend essentiellement des conditions mé-
téorologiques instantanées (bien sûre aléatoires), la caractéristique V-I d’une cellule
solaire est non linéaire et change d’allure en fonction de l’irradiation, la température et
la charge [24, 25]. Les tracés des courbes courant-tension (I-V) et puissance-tension (P-
V) nous révèlent qu’autour d’un point de fonctionnement (Vpm , I pm ) le générateur PV
fournit la puissance maximale (Pm ) , les modèles mathématiques des PV nous aiderons
à développer des algorithmes permettant de ramener et maintenir les PV à fonctionner
autour du point de la puissance maximale, ces algorithmes sont dits universellement
MPPT (Maximum Power Point Tracker).

3.2 Modèles électriques équivalents d’une cellule PV

La cellule PV est faite de matériau semi-conducteur qui transforme directement


l’énergie de la lumière du soleil irradié en énergie électrique. Une cellule PV peut être
représentée par les circuits électriques équivalents, idéal, simple ou pratique comme
illustré sur la figure (3.1a). La mise en série de plusieurs cellules Ns constitue un module
PV, ainsi qu’une mise en parallèle de plusieurs modules forme un panneau PV [10, 75].
Le choix entre ces modèles se fera selon les besoins de l’étude. Ce circuit est constitué
d’une diode qui représente la jonction P-N de la cellule, et d’une source de courant
constant dont l’amplitude dépend de l’intensité du rayonnement. Une résistance ajus-

page 70
table est connectée à la cellule en guise de charge. L’utilisation du circuit électrique
équivalent permet de modéliser les caractéristiques ou le comportement de la cellule
PV.

Modèle pratique

Modèle simple
Modèle Idèal

Iph

(a) Une cellule PV

Modèle pratique
Modèle simple
Modèle Idèal NS
Np RS
  NP


NpIph
NS
RSH


NS
NP

(b) Un panneau PV

F IGURE 3.1: Modèle électrique équivalent (schéma équivalent) [10]

page 71
3.3 Expressions mathématiques du comportement de cel-
lules PV

La caractéristique courant-tension (I = f (V )) d’une cellule idéale PV peut être ex-


primée par un modèle mathématique donné par l’équation (3.1) :

I = I ph − ID (3.1)

Avec ID qui représente le courant à travers la diode, et est donné par :


   
V
ID = Is exp −1 (3.2)
Vth

Où Vth est la tension thermique de la diode exprimée par :

kTA
Vth = (3.3)
q

Finalement, un modèle de l’assemblage de cellules idéales avec un nombre N p en pa-


rallèle et Ns en série est donné par l’équation suivante :
   
qV
I = N p I ph − N p Is exp −1 (3.4)
Ns kTA

Où :
• N p , Ns : nombre de cellules en parallèle, série.
• I ph : photo-courant, proportionnel à l’irradiation G et la surface de la cellule [A].
• Is : courant de saturation de la jonction non éclairée [A], (augmente proportion-
nellement avec la température).
• V : Tension au borne de la cellule [V].
• T : Température absolue de la cellule [K].
• q : Charge électrique élémentaire [1.6 10−19 C].
• k : Constante de Boltzmann [k=1.381 J/K].
• A : Facteur d’idéalité de la jonction ou qualité de la diode (1=<n=<2).
On définit aussi le courant de court-circuit Isc et la tension du circuit ouvert Voc

page 72
pour une seul cellule (Ns = N p = 1). Lorsque les bornes sont court-circuité, la tension
de sortie est nulle, ainsi on peut calculer Isc dans l’équation (3.5) à partir de l’équation
(3.4). Pour un circuit ouvert, le courant de sortie est nul et la tension aux bornes de la
cellule est maximale, on peut écrire alors à partir de l’équation (3.4) l’expression de Voc
sur l’équation (3.6). Cette tension de circuit ouvert Voc est déterminée par les propriétés
du semi-conducteur, car elles dépendent de Is qui lui-même dépend de la densité de
courant de saturation du matériau utilisé.

Isc = I ph (3.5)

   
I ph kTA I ph
Voc = Vth ln +1 = ln +1 (3.6)
Is q Is

3.4 La caractéristique I-V d’une cellule PV

Le modèle idéal d’un panneau PV ou d’un assemblage de cellules PV donné dans


l’équation (3.4) permet de tracer la courbe caractéristique (i = f (v)) montrée sur la
figure (3.2), cette courbe met en exergue l’allure non linéaire d’une source PV.

4
2.5
ISC I = f(V)
3.5 PPM
Puissance P en W

3 IPPM 2
Courant I en A

2.5 PPPM
1.5
2

1.5 1
P = f(V)
1
0.5
0.5
VPPM VOC
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7
Tension V en V

F IGURE 3.2: Caractéristiques I-V et P-V d’une cellule PV

page 73
Le point de fonctionnement sera fixé par l’intersection de la courbe de la charge et
cette caractéristique (I −V ), donc le PV peut se comporter comme une source de tension
ou de courant. On remarque que sur la courbe de puissance (P = g(v)) l’existence d’un
point de puissance maximale (PPM) qui est tributaire de conditions météorologiques
aléatoires et essentiellement de l’éclairement et la température. Les coordonnées parti-
culières sont en (VPPM , IPPM ) et peuvent être estimées à l’aide de Voc et Isc de la manière
suivante :


 0.75 ·Voc ≤ VPPM ≤ 0.9 ·Voc



(3.7)




 0.85 · Isc ≤ IPPM ≤ 0.95 · Isc

Mathématiquement, les coordonnées du PPM sont obtenues par la paire (I,V ) = (I ppm ,Vppm )
solution de l’équation (3.8) :

∂P ∂(IV ) ∂I
= = 0 =⇒ I +V =0 (3.8)
∂V ∂V ∂V

La mesure de la qualité d’une cellule solaire est estimée par le Facteur de Forme (FF).
Sa valeur diminue avec l’augmentation de la température de la cellule, il est donnée
par :

VPPM · IPPM
FF = (3.9)
Voc · Isc

La puissance maximale de sortie de la cellule est donnée par :

Pppm = Vppm · I ppm = Voc · Isc · FF (3.10)

Pppm ,Vppm et I ppm sont des paramètres spécifiés par le fabricant. Ces valeurs sont pour
un ensoleillement, et une température de fonctionnement données. Enfin, pour une
puissance Pin fournie par le soleil, le rendement de la cellule PV est calculé par :

Voc · Isc · FF
η= (3.11)
Pin

page 74
3.4.1 Influence de l’ambiance climatique sur la caractéristique I-V

Le modèle simple est choisi pour tracer les courbes qui montrent l’effet de l’éclai-
rement ou le rayonnement solaire sur les caractéristiques I-V et P-V d’une cellule PV.
On fixe la température à 25°C et on trace les courbes de courant et de puissance pour
chaque valeur de l’éclairement, ainsi on obtient les allures montrée sur la figure (3.3a).
De la même manière, on fixe le rayonnement à 1000 W /m2 et on aura les courbes de la
figure (3.3b).

4 1000 W/m²
1000 W/m²
3.5
800 W/m² 1.5
3 800 W/m²
Puissance (W)
Courant (A)

2.5 600 W/m²


600 W/m²
2 1
400 W/m² 400 W/m²
1.5
1 200 W/m² 0.5 200 W/m²

0.5
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6
Tension [V] Tension [V]

(a) Effet de l’éclairement à la température de 25°C

4 0°C
25°C
3.5 50°C
0°C 1.5
3 75°C
Puissance [W]

25°C
Courant [A]

2.5 50°C
75°C 1
2
1.5
1 0.5
0.5
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6
Tension [V] Tension [V]

(b) Effet de la température sous le rayonnement de 1000W /m2

F IGURE 3.3: Effet des conditions d’ambiances sur les courbes (I −V ) (P −V ) d’une cellule PV

page 75
Sachant qu’en générale l’augmentation de l’éclairement entraine une augmenta-
tion de la température, on s’aperçois que le rendement des sources PV est davantage
affaiblie dans les climat très chaud. Ce qui nous intéresse derrière ces courbes, reste le
changement du PPM sous l’effet de l’ambiance climatique aléatoire :

[Link] Effet de l’éclairement

La variation de l’éclairement influence fortement la valeur du courant de cour-


circuit (Isc ), par contre, la tension du circuit ouvert Voc diminue faiblement ce qui nous
laisse prétendre que la cellule PV se comporte comme une source de tension. Le PPM
est proportionnel à l’éclairement et se situe dans un intervalle étroit de tension si l’éclai-
rement varie (cf. figure 3.3a).

[Link] Effet de la température

L’effet inverse est constaté sous l’influence de la température, le courant de court-


circuit en est faiblement tributaire tandis que la tension du circuit ouvert est fortement
influencée. Le PPM est inversement proportionnel à la température (cf. figure 3.3b)

3.4.2 Générateur PV

On désigne par module PV l’association en série de plusieurs cellules PV. On dé-


signe aussi par un panneau PV plusieurs modules en parallèle, cependant cette asso-
ciation doit se faire par des cellules du même type avec des diodes de sécurité insérées
selon le degré de protection désiré. Par exemple, des diodes anti-retour sont insérées
aux bornes de chaque module ou chaque chaine de modules, et on ajoute des diodes de
by-pass pour chaque chaine montée en parallèle comme schématisé sur la figure (3.4),
bien-sûre ce n’est pas l’unique configuration qui existe, mais c’est la plus qualifiée pour
un bon rapport performance-prix [25].

Diodes anti-retours La diode anti-retour empêche un courant négatif dans les GPV.
Ce phénomène apparait lorsque des chaines de modules connectés en parallèle sont
déséquilibrées en tension (ombrage), ou bien quand une charge en connexion directe
peut basculer du mode récepteur au mode générateur.

page 76
Diodes de bypass (existe en version intégrée au module)
Module
Fusibles ou disjoncteurs

isolations, connecteurs spéciales pour PV


diode anti-retour
de la chaine

_ Sectionneur principale du panneau PV (deux ou quatre poles)


+

F IGURE 3.4: GPV, association de chaines de modules en parallèles et protections

Diodes de by-pass Les diodes by-pass peuvent isoler un sous-réseau de cellules (ou
un module) lorsque l’éclairement n’est pas homogène évitant l’échauffement de la cel-
lule (hot spot), ce qui est susceptible de la détruire par claquage. Il convient donc de
limiter la tension inverse maximale susceptible de se développer aux bornes d’une cel-
lule en plaçant une diode parallèle (by-pass) au niveau de chaque module. La diode pa-
rallèle limite la tension inverse par sa tension directe puisqu’elle devient passante. La
mise en conduction de l’une de ces diodes affecte la caractéristique de sortie d’un géné-
rateur PV, ceci indique certainement une perte d’une partie de la production d’énergie,
mais le hic du problème demeure en la présence de deux maximums de puissance.

page 77
3.4.3 Effet du déséquilibre dans un générateur PV "mismatch"

Les différences des caractéristiques physique ou sous l’effet des conditions exté-
rieurs dans un GPV sont communément appelées "mismatch", deux types de mis-
matchs sont à considérés, le mismatch structurel et le mismatch fonctionnel. Péjora-
tivement, on note l’apparition de deux ou plusieurs PPM locaux qui posent un réel
défi pour les algorithmes de poursuite du PPM qui restent jusqu’à présent des axes de
recherches ouverts et en développements. La figure (3.5) montre ce phénomène sur les
caractéristiques I-V et P-V.

500 70
1kW/m2
450 éclairement homogène
60 1 kW/m2
400 Eclairement homogène
Puissance (kW)

350 50
1 kW/m2 & 0.1 kW/m2
Courant [A]

300 Ombrage partiel


40 1 kW/m2 & 0.1 kW/m2
Ombrage prtiel
250
200 30

150 20
100
10
50
0 0
0 50 100 150 200 250 0 50 100 150 200 250
Tension [V] Tension [V]
(a) Courant-Tension (b) Puissance-Tension

F IGURE 3.5: Effet de l’ombrage sur le comportement d’un GPV

Mismatch structurel Le "mismatch" structurel concerne les nuances physiques des


cellules identiques d’une même technologie, même procédé de fabrication, même construc-
teur, et même série qui sont soumises aux mêmes conditions de fonctionnement auront
des caractéristiques I-V différentes. Les constructeurs garantissent une dispersion des
caractéristiques de leurs cellules PV à +/- 3%, ou +/-5% voire même -5% / +10%. Cette
dispersion occasionne lors de la mise en série ou en parallèle des ces cellules des pertes
par mismatch structurel. En effet le point maximal de puissance de l’ensemble n’est
pas la somme des PPM de chaque cellule. Ces pertes par mismatch sont structurelles à
l’installation et sont présentes quel que soit le fonctionnement. En puissance ces pertes

page 78
sont faibles, comprises entre 1% et 10% [83], mais ces pertes ayant lieu en permanence,
l’énergie perdue sur la durée de vie de l’installation peut être très importante.

Mismatch fonctionnel Un GPV est soumis à plusieurs formes de déséquilibres tel


que l’ombrage partiel,point chaud, la défaillance d’une cellule, ou la défaillance d’un
module ... etc. l’effet de ce déséquilibre provoque une déformation importante de la
caractéristique I-V. Les auteurs montrent que 3% de la surface d’un module ombrée
entraîne une perte de puissance de plus de 50%. Ces différences de conditions de fonc-
tionnement n’auront pas les mêmes conséquences selon le type d’interconnexion et
l’importance de la différence des conditions de fonctionnements des cellules [62].
Le courant qui circule dans des cellules groupées en série dépendant de l’éclai-
rement, il en résulte une déformation de la caractéristique I-V du groupe en cas de
déséquilibre. Cette déformation a deux effets. Le premier effet est la diminution de
la puissance disponible ; la cellule la plus faible impose son point de fonctionnement
ou bien elle est by-passée. De plus, cette déformation peut empêcher la recherche du
PPM restant bloqué sur un maximum local et non sur le PPM global. Une répartition
non uniforme de l’irradiation solaire à des conséquences importantes sur l’énergie pro-
duite lors d’une mise en série de cellules. Les cellules ayant un éclairement plus faible
vont pénaliser l’ensemble des cellules connectées en série. En revanche une différence
de température n’aura que peu d’impact sur des cellules mises en série. La cellule la
plus faible n’induira que très peu de pertes de puissance dans les autres cellules car la
température influence faiblement le courant de la cellule [83].
Dans un groupement parallèle la tension varie très peu en fonction de l’irradiation
solaire, la mise en parallèle de cellules PV éclairées différemment n’a que peu d’impact
sur la tension de fonctionnement. Le courant du groupement en parallèle de cellules
sera la somme des courants de chaque cellule. L’ombrage est donc moins critique dans
le cas d’une mise en parallèle que lors d’une mise en série. En revanche ce sont les diffé-
rences de température qui vont occasionner des hétérogénéités au niveau des tensions
optimales des modules et donc des pertes lors d’une mise en parallèle.

page 79
3.5 Techniques d’extraction du maximum de puissance
"MPPT"

3.5.1 Définition et principe du MPPT

Nous avons vu que le GPV peut délivrer une puissance variable bien qu’il soit sou-
mis aux mêmes conditions météorologiques, le point de puissance de fonctionnement
est fixé alors par la charge. Pour une exploitation optimale d’une installation PV, il faut
contrôler le point de fonctionnement de puissance sur son maximum. Cela est parfait
pour une demande insatiable en puissance, dans les moments d’une surproduction
il faut utiliser comme intermédiaire des technologies de stockages (batteries, bassins
hydrauliques ... etc.). Ces algorithmes de poursuite du PPM sont universellement dits
MPPT acronyme de "Maximum Power Point Tracker". Électriquement, leur rôle est
interprété par une adaptation de l’impédance entre le GPV et la charge pour pouvoir
ramener le point de fonctionnement autour du PPM (c.f figure 3.6) [24,48], la technique
de contrôle communément utilisée consiste à agir sur le rapport cyclique de manière
automatique.

Adaptateur
Éclairement d'impédance
DC

DC ou AC
Température ou Charge
DC DC

DC AC

GPV
Commandes

Algorithme
Mesures MPPT
Tension & courant
F IGURE 3.6: Adaptation d’impédance par MPPT

page 80
Tableau 3.1: Éléments de comparaison des méthodes MPPT

Paramètre Description
Dépendance du GPV Exigeant la connaissance des paramètres du GPV ou non
PPM exacte Une régulation autour du PPM ou un PPM fixe avec risque
de pertes d’énergie
Type du circuit Analogique / numérique
Réglage cyclique Tolérance des oscillations ou ondulations autour du PPM
Vitesse de convergence Temps de réponse pour rejoindre le nouveau PPM
Complexité L’utilisation pratique de l’algorithme
Capteurs Capteurs nécessaires du point de vu économique et main-
tenance

Plusieurs techniques MPPT existent dans la littérature du domaine, une étude com-
parative de plus de soixante méthodes a été menée en [21], basés sur les éléments
de comparaison rapportés sur le tableau (3.1). On citera les MPPT les plus popu-
laires [1, 9, 21] :
• Perturber et Observer, connue sous le nom P&O pour "Perturbe and Observe".
• Incrément de la conductance (IC).
• Méthode de la tension constante, CV pour "Constant Voltage".
• Commandes MPPT “Hill Climbing”.
• Commandes MPPT basées sur des relations de proportionnalité, mesure de VOC
(Fraction de VOC) et mesure de ICC (Fraction de ICC)
• Poursuite par logique floue
• Méthode par les réseaux de neurones artificiels

3.5.2 La méthode Hill climbing

Le principe consiste a suivre la pente positive de la caractéristique P-V, c’est la mé-


thode la plus utilisé grâce à sa simplicité. Cette technique consiste à faire monter le
point de fonctionnement le long de la caractéristique du générateur présentant un
maximum. Un échantillonnage de la puissance de sortie du module photovoltaïque
est achevé afin d’effectuer une comparaison entre la valeur Pk et Pk−1 , la recherche s’ar-

page 81
rête théoriquement quand le point de puissance maximale est atteint. La dérivée de
la puissance est directement utilisée pour contrôler le rapport cyclique à appliquer au
convertisseur statique. La figure (3.7) illustre ce principe, on voit bien l’intérêt d’un
dimensionnement pour que le PPM soit toujours dans la plage autorisée du rapport
cyclique [9].

dPPV
0
dD

dPPV PPM
!0 dPPV
dD 0
P [W]

dD

0% D [%] 100%

F IGURE 3.7: MPPT par la méthode Hill climbing

Mesures de
Vk et I k

Pk Vk .I k

Pk Pk-1
OUI

Pk !Pk-1 dk dk1 −∆d

OUI
dk dk1 ∆d

dk1 dk
Pk1 Pk

F IGURE 3.8: Organigramme du MPPT par la méthode Hill climbing

La figure (3.8) montre l’organigramme de ce principe. Des algorithmes plus per-


formants tels que P&O et IC font partie de la même famille de cette commande. L’in-

page 82
convénient majeur du Hill climbing comme toutes les méthodes qui se basent sur ce
principe se résume aux oscillations permanentes autour du PPM même si celui-ci est
atteint et les conditions sont stables.

3.5.3 MPPT par Perturbation & Observation (P&O)

Le principe du (P&O) consiste à créer cycliquement une très faible perturbation de


la tension du GPV sous contrôle par une action sur le rapport cyclique émis à l’adap-
tateur d’impédance. Cependant, on observe le sens de la variation de la puissance, et
en fonction que cette puissance a augmenté ou a diminué, on décide du sens prochain
de la perturbation de la tension PV dans le but de rester localement autour de la puis-
sance maximale. La figure (3.9) illustre ce principe très simple et l’organigramme sur
la figure (3.10) montre étape par étape les décisions à prendre [1]. Le principal avan-
tage de cette algorithme est qu’il soit indépendant des paramètres du GPV du moment
qu’il contrôle directement la puissance. l’inconvénient majeur est visiblement les oscil-
lations exagérées autour du PPM, on essaye de minimiser leur nombre en diminuant
le pas de la tension de perturbation mais au détriment de la vitesse de convergence,
donc un compromis est a prendre en considération.

Le système Le système
s’approche du PPM. PPM s’éloigne du PPM.
PPPM

ǻP < 0
PPV [W]

ǻP > 0

ǻV > 0 ǻV > 0

VPV [V]
VPPM

F IGURE 3.9: Principe du MPPT par la méthode P&O

page 83
Mesurer
Vk et Ik

Calcul de Pk
Oui

Pk=Pk-1

Non Oui
Pk-Pk-1 > 0

Non Oui Non Oui


Vk-Vk-1 > 0 Vk-Vk-1 > 0

Incrémentation de Décrémentation de Incrémentation de


la perturbation la perturbation la perturbation

Pk-1=Pk
Vk-1=Vk

F IGURE 3.10: Organigramme du P&O MPPT

3.5.4 MPPT par la logique floue

[Link] Introduction

L’utilisation des commandes à base de la logique floue est devenue populaire au


cours de la dernière décennie, car elle peut traiter des entrées imprécises, n’a pas be-
soin d’un modèle mathématique précis et peut gérer la non-linéarité. Cette méthode
s’avère être très performante lors de changement des conditions climatiques, cepen-
dant sa précision en statique est fortement liée à la complexité de la table de vérité
employée entraînant la nécessité du choix obligatoire d’un micro-contrôleur ayant une
grande capacité de calculs tenant compte des nombreuses disparités des paramètres
électriques du panneau [9, 33, 82]. Un régulateur par la logique floue passe par trois
étapes : la fuzzification, le système d’inférence et la défuzzification :

Fuzzification : Le contrôleur de logique floue nécessite que chaque variable d’entrée


ou de sortie soit exprimée en notation d’ensemble floue utilisant des niveaux linguis-

page 84
tiques (variable linguistique). La fuzzification est la transformation d’une valeur nu-
mérique en degré d’appartenance flou.

Moteur d’inférence : La relation des variables linguistique d’entrée et les variables


de sortie du système est régie par un ensemble de règles. Une règle typique serait
du type " SI (entrée.1 est grande et entrée.2 est moyenne) ALORS (sortie est petite)".
Lorsqu’un ensemble de variables d’entrées est lu, chacune des règles a un degré de
vérité dans sa fonction d’appartenance. Des règles logiques sont appliquées sur ces
entrées linguistique pour sélectionner un ensemble de sortie linguistique qui nécessite
une défuzzification.

Défuzzification : À l’inverse de la fuzzification, la défuzzification est le processus


de conversion de la quantité flou en quantité numérique. Il y a plusieurs méthodes
disponibles pour la défuzzification, la plus répandue est la méthode centroïde.

[Link] MPPT floue

Le contrôleur floue est mis en œuvre dans le but d’obtenir le PPM plus vite et aussi
minimiser les fluctuations de tension en régime permanent. Plusieurs manières de for-
muler le problème du MPPT par la logique floue sont disponibles dans la littérature. La
façon de prendre la variation de la puissance et son sens de variation comme entrées,
puis commander des petites variations du rapport cyclique en sortie est particulière-
ment intéressante, car elle est indépendante de la dynamique et des caractéristiques
du module PV. Le régulateur flou utilisé est montré sur la figure (3.11) où GdD est un
gain de sortie.

Règles

GdD
E
dD
dE Fuzzification Inférence Défuzzification -1

F IGURE 3.11: Principe du régulateur flou utilisé

page 85
Généralement les entrées considérées en logique floue sont l’erreur et sa variation.
Dans ce travail l’erreur (E) est prise comme la dérivée de la puissance PPV par rapport
à la tension Vpv qui est sensée être nulle par la régulation. Combiner E avec la valeur
de la variation de l’erreur (dE) par des règles, nous aidera à décider par quelle valeur
(dD) il faudra varier le rapport cyclique (D). les équations (3.12) et (3.13) indiquent
comment calculer ces entrées, et dans l’équation (3.14) on calcule D à chaque itération
k:

dPpv Ppv (k) − Ppv (k − 1)


E(k) = = (3.12)
dVpv Vpv (k) −Vpv (k − 1)

dE(k) = E(k) − E(k − 1) (3.13)

D(k) = D(k − 1) + dD(k) (3.14)

Les fonctions d’appartenances des variables d’entrées et celle de la sortie sont pré-
sentées sur la figure (3.12). Le tableau (3.2) représente la matrice des règles floues où la
sortie est une variation du rapport cyclique.

Tableau 3.2: Table des règles floues

dE \ E NG NP N Z P PP PG
NG NG NG NG NG NP N 00
NP NG NG NG NP N 00 P
N NG NG NP N 00 P PG
Z NG NP N 00 P PP PG
P NP N 00 P PP PG PG
PP N 00 P PP PG PG PG
PG 00 P PP PG PG PG PG

page 86
(a) Erreur E

(b) Variation de l’erreur dE

(c) Variation du rapport cyclique (dD)

F IGURE 3.12: Fonctions d’appartenances des entrées et celle de la sortie

La boite à outils "fuzzy" de MATALB simplifie la programmation de la logique floue


par des fonctions paramétrables. Nous avons pris la table de Mamdani pour l’établis-
sement des règles et la méthode "centroide" pour la déffuzifiction avec un temps de
rafraichissement de la sortie T f = 0.01s. La figure (3.13) montre le schéma d’implémen-
tation du MPPT floue où le bloc "fuzzy1" contient le fichier de toutes les étapes du
régulateur flou.

page 87
D1

dP 2
1 P Saturation
Ipv dP/dV E Sat2
D
Zero-Order
Produit -1 D P 1
Hold2 dE
Division
retard1 Fuzzy1 GdD Genérateur MLI
Sat1

dV
2
retard
Vpv Tf=0.01s

retard2

F IGURE 3.13: Implémentation du MPPT par logique floue sur Simulink

3.5.5 Comparaison entre MPPT par la technique P&O et par la lo-


gique floue

Une simulation comparative des techniques MPPT par la logique floue et la mé-
thode P&O montre que la logique floue présente moins d’oscillations en régime perma-
nent, voir figures (3.16) à (3.15) pour des comparaisons de la puissance Ppv , le courant
de la bobine du convertisseur boost IL , le rapport cyclique D, et la tension du GPV.

0.5

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4


Temps [s]
(a) Éclairement appliqué

(b)

F IGURE 3.14: Courant IL dans la bobine du convertisseur boost

page 88
0.8

0.6

0.4 P&O
floue
0.2

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4


Temps [s]

F IGURE 3.15: Rapport cyclique du signal de commande vers l’interrupteur

F IGURE 3.16: MPPT par la méthode P&O et par la logique floue

F IGURE 3.17: Tension du GPV

3.6 Convertisseurs dédiés au MPPT


L’énergie solaire est très aléatoire, la consommation électrique ou la charge varie
également tout au long de la journée. La puissance générée du GPV dépend de l’inso-

page 89
lation solaire, et afin d’extraire la puissance maximale, nous devons toujours mainte-
nir la résistance de la charge égale à la résistance de la source. Un circuit d’adaptation
d’impédance est requis entre la charge et le GPV. De la caractéristique I-V vu précé-
demment, l’impédance au PPM varie sous différentes conditions d’éclairement et de
température, le rôle du circuit d’adaptation d’impédance est d’ajuster l’impédance in-
terne à laquelle le GPV peut fonctionner à son PPM. Les convertisseurs DC/DC sont
souvent utilisés pour faire correspondre la résistance de la charge à la résistance équi-
valente de Thevenin du GPV pour maximiser la puissance tirée du module. Ces circuits
sont appelés "convertisseurs MPPT", ils peuvent augmenter ou diminuer l’impédance
interne du GPV en ajustant la tension aux bornes du générateur photovoltaïque et le
maintenir autour du PPM [14, 56, 71]. Parmi les convertisseurs DC-DC non isolés et
dédiés au suivi du PPM on cite le boost, Double-boost [83], buck, buck-boost, CUK,
SEPIC, QZS [90], et le convertisseur Zeta. On retrouve des convertisseurs pour MPPT
autres que le DC/DC tel que les onduleurs simples ou multiniveaux dans [76].

3.7 Conclusion

Dans ce chapitre nous nous sommes intéressé aux modèles mathématiques du com-
portement des générateurs photovoltaïques et aux techniques d’extraction du maxi-
mum de puissance. Les modèles équivalents électriques les plus considérés sont le
modèle idéal, le modèle simple, et le modèle pratique, nous avons retenu le modèle
idéal qui ne prend pas en compte les résistances série et parallèle, car nous avons be-
soin uniquement du comportement d’un générateur PV dans un système PV connecté
au réseau électrique. Le comportement d’un générateur PV vis-a-vis sa production
d’énergie est plus influencé par l’éclairement que par la température. La source PV
est non linéaire et son point de fonctionnement en puissance varie selon la charge et
les conditions de l’ambiance, le maintient de ce point autour d’une puissance opti-
male maximale nécessite des convertisseurs intermédiaires. Selon des recherches bi-
bliographiques le convertisseur boost est le plus favorable pour la poursuite du point
de puissance maximale (PPM) grâce à son rendement, et son faible encombrement si
on prend en compte l’aspect économique dans le type d’installation du système PV, la

page 90
commande de ces convertisseurs est basée sur des algorithmes de poursuite du PPM
(MPPT). Un module faible dans un groupe PV soumis au même système MPPT altère
significativement le rendement global, il est alors fortement recommandé d’installer
des systèmes MPPT distribués et éviter la centralisation.

page 91
Chapitre 4

Commande et supervision d’un parc de


générateurs renouvelables connecté au
réseau électrique via un convertisseur
multicellulaire

Introduction

La conversion DC/AC est une étape cruciale pour le contrôle ou la gestion des
échanges d’énergie dans plusieurs systèmes électriques, elle est également essentielle
pour exploiter l’énergie renouvelable des sources telles que les générateurs photovol-
taïques (GPV). Les applications PV connectées aux réseaux font l’objet de nombreuses
études, un aperçu de ces topologies dédiées avec des codes standards et les normes
sont présentées dans [39, 46, 69]. La structure commence à partir de la mise en série ou
en ou parallèle des panneaux PV dans une ou plusieurs chaînes, puis une configura-
tion à une seule étape (directe) avec couplage au réseau via un onduleur [7], ou une
configuration à deux étapes en incluant un DC/DC intermédiaire pour la poursuite du
PPM [13, 58].

Les onduleurs PV connectés au réseau sans l’utilisation de transformateurs sont


préférés en raison de leur plus grande efficacité, du coût inférieur, d’un poids plus

92
léger et une taille réduite par rapport à leurs homologues à base de transformateurs
[56, 65, 88]. Récemment, les modules-AC intelligents sont proposés avec une très haute
intégration d’onduleurs mais pour de très faible puissance PV [11, 54], les topologies
pour MPPT distribuées sont fortement recommandées pour l’optimisation de l’effica-
cité de l’installation globale ainsi que pour maximiser la durée de vie des panneaux
photovoltaïques. La connexion en série/parallèle des panneaux PV, et le choix du type
de convertisseur DC/DC dépendent des limites des plages de tensions disponibles à
l’entrée et celles exigées à la sortie. Une études plus approfondie à propos de ces ques-
tions est mise en exergue dans [84]. Les champs PV à grande échelle émergent en raison
de leur faible coût par kW vis-à-vis l’équipement, leur entretien facile et l’accessibilité,
ainsi que le bon rendement de chaque étage de conversion inclus. Dans ces installa-
tions, des bus de liens DC de tensions plus élevées sont également recommandés pour
optimiser les grosses sections de câblages. Dans ce travail, la structure multi-chaînes
est sélectionnée avec des MPPT distribués assurés par des convertisseurs Boost. Cepen-
dant, des connexions en série et en parallèle peuvent être faites pour former le groupe
PV. Il faut noter qu’il est malheureusement difficile de déterminer un panneau ou un
convertisseur défectueux ou faible dans les grands champs PV. L’étage du DC/AC
est d’une importance prédominante dans les installations de couplage PV-réseau. Cela
dépend d’abord matériellement de la topologie et des composants utilisés comme les
commutateurs à semi-conducteurs, d’autre part sur les stratégies de contrôles les plus
affinées. Concernant l’onduleur à trois niveaux (nombre de niveaux crête à crête) de-
vient vite limité en puissance due aux limites des semi-conducteurs, tension de blo-
cage, commutation à fréquence très élevée, filtres de grande taille et distorsion harmo-
nique totale insatisfaisante notée pour la tension et pour le courant. Dans la gamme
de puissance de centaines de kilowatts on utilise des modules semi-conducteurs qui
pénalisent l’installation par leur coût élevé. Ainsi, l’onduleur multiniveaux est déve-
loppé et devient une solution attrayante dans de nombreux designs dans ces versions
symétriques ou asymétriques. Les stratégies de commandes et les topologies sont bien
résumées dans [15,37], et de récentes structures de GPV connectés aux réseaux peuvent
être trouvées dans [55, 55]. Les multiniveaux nécessitent plus de semi-conducteurs et
de sources DC isolées qui sont d’un grand désavantage. Actuellement, les recherches

page 93
sur les onduleurs multiniveaux visent à optimiser les performances par la création
de nouvelles topologies ou par la commande, on peut citer quelques travaux sur ces
performances tels que l’optimisation du THD [20], des pertes de puissance [38], du
nombre de semi-conducteurs [19] et commutations par période ... etc. On essaye d’aug-
menter le nombre de niveaux afin de s’approcher le plus possible de la forme d’onde
sinusoïdale en sortie. Dans cette optique, une nouvelle topologie multicellulaire arran-
gée est considérée dans ce travail (voir section 2.1.2). Deux modes fonctionnels sont
proposés dans la littérature pour cette topologie, le premier est utilisé en [64], nommé
Packed U Cells (PUC) où l’onduleur est présenté et expérimenté comme une configu-
ration asymétrique incluant une seul source de tension continue et des condensateurs
chargés à des niveaux ascendants de tensions contrôlées. Les condensateurs du PUC
sont dirigés dans la même polarité que ceux du FLC, donc leurs tensions nécessitent
des défis de contrôles performants pendant la réponse transitoire et l’état permanent
tel que connu pour la topologie FLC. Le deuxième mode est présenté dans [47], expéri-
menté et nommé "le nouveau onduleur multicellulaire", chaque étage est alimenté par
une source de tension ou un condensateur de lien DC séparé mais connecté en pola-
rité inversée étage par étage (voir figure 2.3), ces connexions alternativement inversées
rendent ce mode opérationnel plus facile et différent du FLC et du PUC.

Dans ce chapitre nous allons connecter un champ PV au réseau électrique par la


configuration multi-chaîne, les sources DC isolées peuvent bien être établies ou ob-
tenues par l’utilisation des transformateurs toroïdaux comme expérimenté dans [67].
Une autre manière existe, le champ PV est directement discrétisé en sources DC sépa-
rées pour éviter les transformateurs, c’est communément la solution la plus utilisée. Un
onduleur connecté au réseau est construit en mettant en cascade plusieurs onduleurs
multicellulaires par l’insertion d’un niveau zéro intermédiaire, il est appelé l’Onduleur
Multicellulaire Arrangé (AMI). Ces sources PV séparées doivent fournir des tensions
constantes pour alimenter correctement l’onduleur multiniveaux, la mission n’est pas
évidente si l’on considère les conditions aléatoires de l’environnement, éclairement,
température, poussière, surfaces salies, ombrage partiel et déséquilibre de puissance
des modules PV (mismatch). Quelques auteurs présentent des algorithmes d’équili-
brage du lien ou du bus DC comme dans [49], mais quelle serait la solution si l’une

page 94
des puissances des sources PV isolées ou séparées tombe à zéro ? Peu de travaux consi-
dèrent un dur déséquilibre de puissances des sources DC dans un champ PV [22].

4.1 Schémas de connexions des GPV aux réseaux élec-


triques

Les panneaux photovoltaïques et l’onduleur sont les deux principaux composants


d’un système PV qui déterminent le coût, l’efficacité et la performance de l’ensemble
du système PV connecté au réseau. Les autres parties du système, tel que le câblage, le
MPPT, et l’interface au réseau, peuvent considérablement affecter l’efficacité globale.
La tension d’un GPV est de type DC, donc une chaine de conversion est nécessaire
pour l’injection de sa puissance aux réseaux alternatifs. En pleine configuration avec
étages optionnels, cette succession se compose d’un filtre d’entrée, un convertisseur
DC/DC, un lien DC, un onduleur, un filtre de sortie, et un transformateur d’isolation
comme montré sur la figure (4.1).

F IGURE 4.1: Chaine de conversion PV connectée au réseau, fonctions macroscopiques

La structure d’interconnexion des composants joue un rôle important dans les ca-
ractéristiques techniques et financières d’un système PV. Plusieurs travaux de recherches
résument ces différentes structures pour les systèmes monophasés et triphasés [23, 25,
30, 35, 80, 83, 89, 89]. Ces configurations sont normalement classées en cinq groupes
principaux comme le montre la figure (4.2).

page 95
Onduleur central
Onduleur Onduleur
Diodes en chaîne multi-chaînes

Module PV

Module-AC

DC DC DC DC DC

AC AC AC DC DC

DC DC DC
3-phases 1-phase
1 ou 3 AC AC AC
phases
1-phase

F IGURE 4.2: Vue d’ensemble des configurations de connexions des GPV au réseau électrique

4.1.1 Configuration à onduleur central

Dans cette technologie centralisée, le GPV est composé d’un grand nombre de mo-
dules PV connectés en série et en parallèle, l’ensemble est directement lié a un conver-
tisseur DC/AC central, qui est normalement un onduleur triphasé à un étage. La perte
de puissance due à l’ombrage partiel et la discordance physique naturelle entre les cel-
lules PV est élevé dans cette structure puisque un seul module ombré affectera le PPM
de tous les modules non ombrés. Cependant, pour les grands systèmes PV, lorsque des

page 96
précautions appropriées sont prises pour minimiser l’ombrage et l’imperfection d’ho-
mogénéité des caractéristiques "mismatch", la structure centrale est communément la
plus utilisée en raison du rendement élevé des onduleurs de haute puissance, de leur
faible coût par Kw, leur faible encombrement, et la simplicité d’utilisation d’un seul
onduleur.

4.1.2 Configuration en chaîne

Connue aussi par "l’onduleur en rang [83]" ou encore en anglais par "string struc-
ture" [30, 35], chaque chaîne PV est composée d’un nombre limité de modules connec-
tées en séries. Elle est interfacées au réseau par un onduleur d’une taille plutôt modé-
rée. Le PPM de chaque chaîne est déterminé par un MPPT correspondant, ce schéma
de MPPT distribués réduit les pertes de puissance, mais pour les applications à grande
échelle, le coût sera considérablement élevé en raison du grand nombre d’onduleurs.
Les onduleurs en chaîne sont utilisés dans les toits résidentiels et commerciaux ou
industriels de faible à moyenne puissance (autour de 10kw). Leur performance d’om-
brage est faible par rapport aux modules AC, mais elle est élevée par rapport aux struc-
tures centrales.

4.1.3 Configuration en multi-chaîne

Nommée aussi "structure à hacheur en rang [83]", cette configuration à chaînes mul-
tiples est un développement ultérieur de la structure chaîne en un système à deux
étages, plusieurs chaînes avec chacune un convertisseur DC/DC sont connectées à un
onduleur central. Par conséquent, la tension de fonctionnement de chaque chaîne est
contrôlé individuellement, et la perte de puissance du mismatch est diminuée. Cette
structure a gagné en popularité grâce aux avantages tels que sa meilleure efficacité glo-
bale, la possibilité d’une configuration de panneaux PV distribués, de l’utilisation de
différents types de modules PV, et orientation différente du module PV [23, 70].
La puissance des structures multi-chaîne et centrales peut aller au-delà de 1 MW,
donc utilisé dans les applications de puissance moyenne à élevée commerciales ou
industrielles et au réseaux. La structure à chaînes multiples présente de meilleures

page 97
performances d’ombrage partiel mais peut être chère par rapport à la structure cen-
trale, qui est la structure la plus couramment pratiquée dans des applications à grande
échelle, car elle offre également des coûts d’installation et de maintenance plus faibles,
la simplicité de l’interconnexion au réseau, ainsi une surveillance et un contrôle cen-
tralisés.

4.1.4 Module-AC et micro onduleurs

Le module-AC est le résultat de l’intégration d’un petit onduleur dans un module


PV, il en résulte une connexion individuelle directe du module-AC au réseau. Chaque
module-AC effectue un suivi individuel du PPM pour minimiser les mismatch fonc-
tionnels et optimiser la puissance globale de l’installation. Il est nécessite d’effectuer
une amplification de la tension due à la basse tension d’un module PV, ce qui pour-
rait affecter malheureusement l’efficacité globale et le coût. L’installation de ces mo-
dules ne demande pas des connaissances techniques, donc destinés au grand public.
Les micro-onduleurs partagent le même concept, les mêmes avantages et les mêmes
inconvénients avec leurs modules-AC et ne sont pas physiquement inclus dans le mo-
dule et laissent profiter de l’avantage de la modularité. les structures récents peuvent
accepter la connexion de deux modules PV à un micro-onduleurs.
Les modules-AC sont normalement construits pour fonctionner autour de 180-250
W, et donc ils sont utilisés dans des applications résidentielles ou domestiques sur
toits et de faible puissance (pas plus de quelques kW) où la probabilité de l’ombrage
des bâtiments voisins et des arbres est élevé.

4.2 Les problèmes de base de la connexion PV au réseau


L’onduleur est la pièce maitresse en même temps l’élément critique de tout sys-
tème PV connecté au réseau. Le fonctionnement de tels onduleurs peut interférer avec
d’autres appareils électriques ou électroniques à proximité, suite à de surtensions ou de
forts harmoniques indésirables, ou de radiations électromagnétiques. Inversement, les
dysfonctionnements de l’onduleur peuvent potentiellement être induits par les condi-
tions du réseau telles que l’impédance du réseau ou la capacité de court-circuit au point

page 98
de connexion. Les concepteurs de systèmes connectés aux réseaux doivent prendre en
compte ces problèmes et les résoudre [25].

4.2.1 Conditions exigées pour les onduleurs des GPV connectés aux
réseaux

Pour connecter un GPV au réseau électrique il faut que l’installation respecte cer-
taines conditions structurelles et fonctionnelles, on cite quelques unes ci-dessous [25,
42] :
• L’onduleur d’interface doit impérativement fonctionner comme une source de
tension alternative dont la fréquence est imposée par le réseau récepteur de
puissance, donc un fonctionnement entièrement synchrone. même l’amplitude
de cette source doit respecter les conditions standard de couplage de sources
AC.
• Démarrage et synchronisation automatiques en présence d’un éclairement suffi-
sant et arrêt automatique en l’absence d’énergie primaire insuffisante (par exemple
la nuit).
• Prévoir un arrêt d’urgence lors d’une défaillance du réseau pour éviter que les
GPV fonctionnent en mode "islanding".
• L’onduleur doit strictement empêcher le passage de la composante continue
dans le réseau, car cela pourrait interférer avec le fonctionnement du réseau ou
compromettre les dispositifs de protections. Isolation électrique via un transfor-
mateur ou surveillance de ce défaut et arrêt en cas de d’apparition du courant
continu au coté réseau.
• Bon rendement, y compris pour les faibles charges.
• Pertes minimales en circuit ouvert et aptitude au démarrage et à l’arrêt même
pour des faible puissances.
• Les circuits de commandes doivent être alimentés par le côté DC (PV), et justifier
une absorption de puissance minimale à partir du réseau (nulle si c’est possible)
dans un état d’arrêt (la nuit par exemple) pour éviter des pertes inutiles
• Haute fiabilité, plusieurs années de fonctionnement sans problème entre les dé-

page 99
faillances de l’onduleur et une durée de vie de 15-20 ans.
• Fonction MPPT impeccable pour une large plage de puissance, avec un pou-
voir de suivi en tension au minimum 0, 8.VMPP_STC et 1, 25VPPM_STC , c’est-à-dire
la tension VPPM à une température de cellule de 25°C sous un éclairement de
1kW /m2 .
• L’onduleur ne doit pas subir de dommages s’il est exposé à des tensions conti-
nues d’entrée d’au moins 1,4 VMPP_STC , et devrait pouvoir démarrer sans diffi-
culté.
• Filtrage adéquat du côté DC, dans les onduleurs monophasés, la fréquence de
l’énergie injectée dans le réseau est doublée (redressement). Par conséquent, un
condensateur électrolytique suffisamment grand est nécessaire du côté DC pour
empêcher l’ondulation de 100 Hz de la tension d’entrée de devenir très grande,
sinon des fluctuations apparaitront autour du PPM et réduiront la puissance
obtenue du générateur solaire.
• Protection contre les surtensions sur les deux côtés AC et DC.

4.3 Présentation du système proposé pour l’injection de


puissance active en monophasé
La configuration multi-chaînes a une bonne efficacité par la décentralisation des
MPPT avec un seul convertisseur DC/DC par GPV ou bien plusieurs GPV avec cha-
cun son convertisseur, la modularité lui donne la possibilité d’extension. Dans la suite
quatre GPV sont utilisés pour s’adapter à la conception de la topologie de l’onduleur
et bien sûr d’autres configurations de conceptions sont possibles. Chaque groupe est
composé d’un nombre de chaînes PV en parallèle, et l’extraction de l’énergie (MPPT)
de chaque chaîne est réalisée par un convertisseur boost. La configuration du système
proposé est présentée dans la figure (4.3) où :
• Vdci sont les tensions des bus DC.
• R et L sont la résistance et inductance du couplage onduleur-réseau.
• Vg est la tension du réseau.
Il est important de connecter en série un certain nombre de module photovoltaïques

page 100
dans une chaîne, de telle sorte que la tension livrée la plus élevée soit inférieure à la
tension minimale autorisée dans le bus DC afin de respecter la règle de conversion du
boost. La capacité équivalente des condensateurs (Cdi , i = 1 : 4) du lien DC est dimen-
sionnée comme un filtre de la tension de sortie, comme les chaîne DC sont séparées,
toute extension du GPV nécessite une augmentation de cette capacité équivalente sim-
plement par l’insertion d’un condensateur dédié.

PV Groupe 4

PV PV PV

Vinv
PV PV PV

S6 Cell 06 S6
Vdc4
-
DC bus 1 + Vdc4 -
+

S 5
Cell 05 S5
+ L
PV Groupe 3 Vdc3 -
- Vdc3 +
S4 Cell 04 S4

+ e0  0 - R

S3 Cell 03 S3
- Réseau
- Vdc2 +
PV Groupe 2 V g
+
S2 Cell 02 S2
+
PV Groupe 1 + Vdc1 -
-

S1 Cell 01 S1

n
F IGURE 4.3: Vue d’ensemble des configurations de connexions des GPV au réseau électrique

page 101
4.4 Étage de conversion DC/DC pour la fonction MPPT

Le convertisseur buck est le mieux adapté pour les chaînes longues, c-à-d un nombre
élevé de module en série, et le boost lui reprend l’avantage pour les chaînes PV courtes
[84], bien que flexibles dans la plage de tension, les types buck-boost et Cúk, sont ef-
ficaces mais toujours à un coût désavantageux. L’étude menée en [87] montre que le
Boost est avantageux pour la plupart des applications PV, car plus le champ PV est
scindé plus le rendement de la fonction MPPT est meilleur. Le mode de fonctionne-
ment en conduction continu (CCM) vient renforcer les atouts du boost, car cela assure
un couple (I,V) continu au borne du GPV, et c’est primordial pour la longévité des cel-
lules PV. Donc en conclusion, le boost est le plus intéressant des convertisseurs DC/DC
à un coût optimal donné, d’ailleurs c’est le plus populaire et surtout pour les champs
PV. La figure (4.4) montre quatre types de convertisseurs DC/DC très utilisés pour
l’application du MPPT des GPV.

Bus DC Bus DC

PV PV

PV PV

(a) Boost (b) Buck

Bus DC Bus DC

PV PV

PV PV

(c) Buck boost (d) Cuk

F IGURE 4.4: Quelques convertisseurs DC/DC pour la fonction MPPT

page 102
Dans ces structures illustrées on utilise un convertisseur pour chaque module, on
peut aussi prendre un convertisseur par chaîne. Il existe bien sur d’autres circuits tel
que SEPIC, Zeta, qZSC, double boost, ... etc [50, 71, 83, 90]. D’après les synthèses sur
les convertisseurs DC/DC pour la fonction MPPT des PV, le circuit boost est le plus
favorable vu sa simplicité, et il peut être étendu au double boost en cas de besoin d’une
tension continue très élevée en sortie.

4.4.1 Le convertisseur boost en mode de conduction continu (CCM)

Le boost est un convertisseur DC/DC élévateur, son circuit est illustré à la figure
(4.4a). Le paramètre de conception majeur est d’assurer le rapport demandé entre la
tension de l’entrée et celle de la sortie par la régulation du rapport cyclique. Le gain
de tension est idéalement infini, ce n’est jamais le cas dû aux résistances parasites, par
exemple la caractéristique réelle d’un boost est montrée sur la figure (4.5), on remarque
que le gain de tension ne dépasse pas le triple [5].

5
Idéal
4
vs
ve 3 Réel
2

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
D

F IGURE 4.5: Gain idéal et réel du convertisseur boost en régime permanent

Quelques constructeurs de ces survolteurs propose un rapport nominal de cinq, et


jusqu’à vingt pour les doubles boost. Ce convertisseur est commandé périodiquement
par l’ouverture et la fermeture de l’interrupteur de puissance. En mode de conduc-
tion continu, il faut garder le courant de l’inductance relativement constant et surtout
sans décharge complète de l’inductance, i.e (IL 6= 0, ∀t). Le mode CCM comprend deux

page 103
étapes principales : primo, élévation de tension (interrupteur fermé) et secundo trans-
fert de puissance (interrupteur ouvert). La période T du commutateur S est constituée
d’un TON à l’état passant et d’un TOFF à l’état bloqué, on définit le rapport cyclique D
comme étant la quantité (TON /T ) et on peut avoir l’équation suivante :


 T = TON + TOFF



TON = DT (4.1)




 TOFF = (1 − D)T

La figure (4.6) montre les circuits équivalents d’un boost au cours d’une période
de commutation de l’interrupteur S, les diagrammes de la tension et du courant sont
présentés à la figure (4.6b).

Sur la figure (4.6a), le commutateur S est passant avec la durée TON où on retrouve
VL = Ve = L dIdtLon , on obtient alors :


 ZDT

 1 DT

 ILON = Ve dt = Vs

 L L
 0
(4.2)







 Ic = − Vc
R

De la figure (4.6c) qui représente les conditions lorsque le commutateur S est ouvert
avec la durée (T − TON ),on suppose que le condensateur maintient sa tension constante
et on néglige la tension de la diode alors on obtient ce qui suit :

ZT
VE −Vs (VE −Vs )(1 − D)T
ILOFF = dt = (4.3)
L L
Dt

En régime permanent, et supposant que les conditions de la stabilité sont remplies,


alors la tension moyenne de l’inductance durant une période de commutation est nulle
ou la valeur moyenne du courant IL est aussi nulle et il en résulte :

DT (1 − D)T
ILON + ILOFF = 0 =⇒ VE + (VE −Vs ) = 0 (4.4)
L L

page 104
T
IL L Is TON TOFF

VL Ic
+ S
s + t
C
VE Us - Vc R Vs
-
US
ĪL+(1/2ΔIL) t
(a) TON

ILc-c ĪL
IL
ĪL-(1/2ΔIL) _
VC+(1/2ΔVC)
_
IL L Is VC c-c VC
VC
_
VL VC-(1/2ΔVC)
Ic
+ _
+ VOUTc-c
C
VE - Vc R Vs
VOUT _
VOUT
-
VOUT +(1/2ΔVOUT)

(c) TOFF
(b) Allures
F IGURE 4.6: Évolution du courant et de la tension en une période de commutation du boost

On peut alors écrire le gain r du convertisseur boost en mode CCM comme :

Vs 1
r= = (4.5)
VE 1−D

Le rapport cyclique "D" est délimité dans l’intervalle D ∈ [0, 1, 0, 8] par exemple,
le gain "r" de tension se trouve dans r ∈ [1.11, 5] où il peut être considéré comme
r = 1/(1 − D) exclusivement en mode de conduction continue (CCM). D’une part, la
tension du condensateur du lien DC (sortie du GPV amplifiée) est directement affectée
par l’onduleur ou la puissance injectée au réseau, donc peut être régulée via le contrôle
de l’onduleur, d’autre part la tension du GPV (entrée à amplifiée) est réglée par le sys-
tème MPPT.

L’étage d’amplification DC/DC devrait arriver à un compromis entre ces deux der-

page 105
nières tensions et imposer un point de fonctionnement via une régulation du rapport
cyclique qui est lui même limité dans un intervalle. Ailleurs, (le rapport cyclique peut
être saturé vers le haut ou vers le bas) l’entrée est influencée par la tension du lien DC
et vice-versa lorsque la source est de type PV, l’étage DC/DC affecte le PPM et peut
tourner à un mode de conduction discontinue (DCM). En fait dans un premier cas,
supposant que PPM est atteint, alors la puissance produite doit être complètement in-
jectée dans le réseau. Lorsque plus de puissance que le PPM est écoulée dans le réseau,
le convertisseur boost sera incapable de trouver une solution stable, car la tension en
sortie (du lien DC) a tendance à être inférieure à celle d’entrée qui forcera le GPV à
quitter le PPM ou fonctionner en cas extrême en court-circuit, cependant le transfert
de puissance échoue. Dans un second cas, quand le GPV produit plus puissance que
celle injectée dans le réseau, la tension du lien DC augmente continuellement, le rap-
port cyclique étant limité en essayant de vérifier la relation du principe du boost par
laisser la tension d’entrée s’élever et le GPV quitte le PPM et fonctionne juste à faible
puissance. Finalement, le boost affecte le PPM et influence le dimensionnement du lien
DC.

4.5 L’onduleur multiniveaux arrangé dans la chaine de


conversion
L’onduleur multicellulaire arrangé présenté dans la section 2.1.2 est inséré dans
le système PV pour transférer exclusivement la puissance active dans le réseau. Sur
la figure (4.7) est montré un onduleur multicellulaire arrangé à six cellules, chaque
cellule contient deux IGBT complémentaires où leur montage est inversé comparé au
FLC. Chaque source de tension DC représente un bus DC d’un GPV tel qu’illustré sur
la figure (4.3). Un niveau nul (shunt) est inséré à la troisième cellule, le circuit est vu
comme deux onduleurs arrangés en cascade. Cette mise en cascade permet de réaliser
toutes les combinaisons d’addition des tensions dans l’ensemble {Vdc1 ,Vdc2 ,Vdc3 ,Vdc4 }
par exemple Vout = Vdc1 +Vdc3 .
Les sources GPV ne produisent pas les mêmes puissances, donc ils n’ont pas les
mêmes tensions aux PPM, alors les configurations strictement symétrique ou stricte-

page 106
Vinv

S6 Cell 06 S6
+ Vdc4 -
Etage 05

S5 Cell 05 S5
- Vdc3 +
Etage 04

S4 Cell 04 S4
+ e0  0 -
Etage 03

S3 Cell 03 S3
- Vdc2 +
Etage 02

S2 Cell 02 S2
Vdc1 -
Etage 01 +

S1 Cell 01 S1
n
F IGURE 4.7: Deux onduleurs multicellulaires arrangés en cascade

ment asymétrique ne peuvent pas être appliquées. Pour palier à ce problème de dés-
équilibre de tensions, il est possible de commander l’onduleur arrangé afin de pro-
duire trois, cinq, sept ou neuf niveaux crête-à-crête. L’amplitude de chaque niveau
dans l’onde de sortie dépend de la puissance générée par le GPV correspondant. Une
onde à paliers uniforme est possible uniquement en situation de production équilibrée.

4.6 Commande de l’injection de puissance active en mo-


nophasé via l’onduleur arrangé

Le couplage de l’onduleur multiniveaux arrangé est effectué par une inductance L


dont la résistance parasite RL . Le circuit simplifié et le diagramme des tensions corres-
pondant sont illustrés sur la figure (4.8).

page 107
iL RL L

VR VL V inv
VL
Vg V inv ~
~ δ
iL Vg −V R L

(a) Circuit PV-réseau (b) Diagramme de phase pour une puissance


active

F IGURE 4.8: Couplage de l’onduleur/réseau

La tension de sortie de l’onduleur Vinv devrait suivre en amplitude une référence


de tension Vre f et quand au déphasage, elle doit maintenir sa position sur la ligne en
pointillés sur la figure (4.8b) pour assurer uniquement l’injection de puissance active.
Le courant IL est commandé par un régulateur hystérésis et est soumis à un courant
de référence Ire f déphasé de (−π), la détermination du couple (Vre f , Ire f ) sera abordée
dans les paragraphes qui suivent. Alors, le courant de sortie vers le réseau IL est écrit
par l’équation suivante :

diL (t) RL 1
= − iL (t) + (Vg (t) −Vinv (t)) (4.6)
dt L L

Les expressions des références instantanées sont définies par :




 ire f = Ire f sin(ωt − π)



(4.7)




 vre f = Vre f sin(ωt + δ)

L’expression de l’erreur instantanée du courant est donnée par :

ε(t) = ire f (t) − iL (t) (4.8)

La théorie de Lyapunov assure la stabilité de l’erreur ε(t) si et seulement si la condi-

page 108
tion suivante soit toujours vérifiée :

dε(t)
ε(t). <0 (4.9)
dt

Comme Vinv est une onde multiniveaux à paliers constant qui a au minimum trois
niveaux, alors les deux conditions de commutations entre deux paliers successifs en
résultent dans l’équation 4.10 :


 Vinv (t) < vre f (t) + RL .ε(t) si ε(t) > 0



(4.10)




 Vinv (t) > vre f (t) + RL .ε(t) si ε(t) < 0

Le terme RL .ε(t) peut être négligé en régime permanent. Ces conditions d’hystérésis en-
gendrent des commutations infinies en un temps fini (phénomène de ZENON), l’hys-
térésis à temps discret à simple bande sera utilisé pour éviter ce problème.

4.6.1 Calcule du courant et de la tension de référence

La tension instantanée générée par l’onduleur Vinv est commutée selon la référence
Vre f pour sélectionner le palier correspondant, puis dans chaque palier les commu-
tations vers le palier haut ou bas entre les tensions (Vdci ) pour assurer la commande
hystérésis du courant. Cependant, l’allure de la tension de référence doit être entière-
ment couverte par la tension de sortie de l’onduleur tel que montrée sur la figure (4.9).

Puisque les sources PV génèrent des tensions différentes, l’onde multiniveaux sera
(non uniforme) constituée par des paliers de hauteurs différentes mais classées dans
l’ordre ascendant de la base au sommet, cela est possible par les commutations des
cellules. la moitié du dernier palier qui définie par Vmd sur la figure (4.9). L’amplitude
Vre f de la tension de référence vre f (t) présentée dans l’équation 4.7 devra poursuivre
cette tension Vmd car l’objectif du schéma de commande proposé se base uniquement
sur la mesure et la régulation de la tension du lien DC pour effectuer l’injection de la
puissance active.

page 109
400
Vmd

200

Tension [V]
100 Vinv
0 V
ref
-100
-200
-300

0.1 0.105 0.11 0.115 0.12


Temps [s]

F IGURE 4.9: Tension de référence couverte par les paliers de l’onde multiniveaux (Simulation
par des sources DC idéales)

À partir du diagramme sur la figure (4.8b), on déduit l’expression de la référence


en tension dans l’équation 4.11 , en se basant sur le cas idéal où iL (t) = ire f (t) on peut
écrire Vre f = f (Ire f ) :

q q
Vre f = VL2 + (Vg +VR2L ) = (LωIre f )2 + (Vg + RL Ire f )2 (4.11)

Le déphasage δ est aussi calculé du diagramme de la figure (4.8b) en fonction des


paramètres de l’inductance et est exprimé dans l’équation 4.12

 
LωIre f
δ = arctan (4.12)
Vg + RL Ire f

Où ω est la fréquence du réseau en rad/s

n
Vdc = ∑ Vdci (4.13)
i=1

Soit Vdc la somme des tensions des bus continus (équation 4.13), au nombre de n = 4
dans notre cas. Relativement, au lieu de mesurer chaque puissance de chaque GPV,
cette mesure de Vdc nous indiquera quelle devrait la puissance active à injecter au ré-

page 110
seau. L’avantage tiré de ce fait, est que la mesure soit effectuée localement dans l’ondu-
leur et ne concerne que les tensions. La tension globale du lien DC Vdc est directement
influencée par IL , qui dans son état stable est Il = Ire f où on considère alors que Vdc est
lui même influencé par Ire f .

4.6.2 Description du schéma de commande

Sur la figure (4.10) est donné le schéma fonctionnel de commande pour imposer
l’injection de puissance active au réseau.

Vg
+ IL
Ie Vinv - 1
DC/AC LS +R

Vdci
Algorithme de
Table des
Moyenne du commande du
commandes
dernier palier multiniveaux

Vmd +
Vref
-
Vref Hystérésis
Iref
Vref sin(ωt+δ)
PI A δ B

Iref sin(ωt+δ) +
-
C

F IGURE 4.10: Schéma fonctionnel de commande pour l’injection de la puissance active au ré-
seau, le bloc A contient les équations 4.11 et 4.12, les bloc B et C sont des générateurs sinusoï-
daux

La référence du courant Ire f est exactement générée à chaque nouvelle période du


réseau afin de maintenir l’égalité Vmd = Vre f , cette dernière est nécessaire pour que la

page 111
tension de référence soit complètement couverte par la sortie commutée de l’onduleur.
Un régulateur (PI) Proportionnel-Intégrale discret est utilisé pour résoudre périodi-
quement Vmd −Vre f = 0.

Le bloc A ce bloc contient les équations 4.11 et 4.12.

Les blocs B et C Ce sont des générateurs sinusoïdaux où on introduit des synchroni-


seurs de phase avec le réseau (PLL par exemple). Dans ce schéma nous avons utilisé
idéalement la fonction sinus.

Le bloc de commande du multiniveaux inclue l’algorithme de décision pour les


commutations, en premier lieu les tensions des bus DC (Vdci )sont classées dans l’ordre
descendant au début de chaque période de commande et sont rangées dans un vec-
teur V = {V1 ,V2 ,V3 ,V4 }. On obtient alors les paliers ou les niveaux tel que mentionnés
ci-dessous, les niveaux négatifs sont traités de la même manière :

• Niveau_00 : = V 0 = 0
• Niveau_01 : = V1 (Le bus DC qui a la plus grande amplitude de tension)
• Niveau_02 : = V1 +V2 (La somme des tensions des deux bus DC les plus grands)
• Niveau_03 : = V1 +V2 +V3
• Niveau_04 : = V1 +V2 +V3 +V4

Quand la référence instantanée de tension vre f (t) est entre deux niveaux successifs Vi
et Vi+1 , la sortie Vinv est commutées en eux. La commutation vers le niveau haut ou
bas dépend de la sortie logique de la commande hystérésis du courant. pour palier au
problème des commutation infinies cité précédemment, nous utilisons un hystérésis
discrétisé au temps Tc et une simple bande (cf. figure 2.30b) défini par Bn :

Bn = [−∆I, +∆I] (4.14)

Finalement, l’expression dans l’équation 4.10 prend la nouvelle forme donnée par
l’équation 4.15 pour les niveaux positifs, et devrait être arrangée pour les niveaux né-

page 112
gatifs lors de l’implémentation.


 Tantque Vi < Vre f sin(ωt + δ) < Vi+1





 si εk > ∆I alors Vinv (k) = Vi
(4.15)

 Sinon si εk < −∆I alors Vinv (k) = Vi+1





 Sinon Vinv (k) = Vinv (k − 1)

Où εk représente la notation de l’échantillon k du signal ε(kTc ), c’est la version


discrétisée de l’erreur avec la période d’échantillonnage Tc = 0.02s. (rappelons que
ε(t) = ire f (t) − iL (t))

Table des commandes c’est une table qui relie le niveau à appliquer à la bonne com-
binaison des gâchettes du multiniveaux multicellulaire arrangé (voir par exemple le
Tableau 2.1)

Remarque 4.1 Afin de pouvoir injecter de la puissance active, il faut que la tension de l’on-
duleur soit instantanément supérieure à la tension du réseau (voir figure (4.8b)), donc il faut
strictement respecter cette condition pour connecter l’onduleur au réseau.

4.6.3 Ajustement des paramètres du régulateur discret PI

Vu la non linéarité introduite par la racine quarré, l’ajustement des paramètres du


régulateur PI est achevé en simulant le modèle à plusieurs reprises. On peut alternati-
vement utiliser directement "MATLAB PID tools" où il suffit de varier les paramètres
du PI et observer la réponse indicielle jusqu’à l’obtention d’une allure acceptable. Le
critère de performance est basé sur la rapidité de la réponse avec un dépassement mi-
nimum et de préférence ’nul’.

[Link] Un modèle simplifié

Un modèle simplifié du système est proposé sur la figure (4.11) si on néglige l’effet
des commutations du fait que les tensions des bus DC et l’hystérésis sont capable de
produire un courant presque sinusoïdal, où :

page 113
• S : Représente la variable de Laplace.
• Ceq : Représente la capacité équivalente des capacités des bus DC en parallèles.
• Ie : Courant image de la puissance globale produite par les GPV, il n’est pas uti-
lisé dans la commande du système mais juste comme référence dans ce modèle
pour ajuster le régulateur PI.
• Vdc : La tension équivalente de tous les bus DC.
• 1/(Ls + R) : Le modèle de l’inductance de couplage.

Vg
Ie + 1 V dc -+ Ig
1
Onduleur
S C eq LS +R
-

Amplitude de (Ig)

F IGURE 4.11: Modèle simplifié

[Link] Insertion d’un régulateur non linéaire

Vdc est la variable sur laquelle on peut agir, on peut alors insérer un régulateur dont
l’entrée soit la mesure de cette variable à commander. Nous désirons aussi imposer
à Vdc une amplitude qui favorise uniquement l’injection de la puissance active. Pour
ce faire, on choisit un simple régulateur PI combiné avec l’équation de la tension de
référence Vre f (équation 4.11). Cette ensemble forme malheureusement un régulateur
non linéaire, le schéma de la figure (4.11) devient alors après cette proposition comme
celui illustré sur la figure (4.12). Nous avons besoin de ce modèle uniquement pour
réguler l’amplitude de Vre f et celle de Ire f car les angles de déphasages sont fixés par
δ dans l’équation 4.12 pour la tension Vre f , et par (−π) pour le courant de référence.
Dans ce cas le modèle de l’inductance (RL) est remplacé par un gain G0 dont la valeur
est donnée par l’équation 4.16.

!
1 1
G0 = = p (4.16)
R + jLω ω=2π50 R2 + (Lω)2 ω=2π50

page 114
Vg
+
Ie + 1 + Iref Vref - 1 Ig
PI f (Iref) DC/AC
- S C eq LS +R
-
Vref

Amplitude de Ig

F IGURE 4.12: Modèle simplifié intégrant un régulateur

[Link] Linéarisation du régulateur autour d’un point de fonctionnement I0

La linéarisation de la fonction Vre f = f (Ire f ) peut se faire en appliquant un dévelop-


pement limité d’ordre 1 comme ce qui suit à l’équation 4.17 :



 0
 f (Ire f ) ' f (I0 ) + f (I0 )(Ire f − I0 ) =

q
2LωI0 + 2(Vg + RI0 )R (4.17)

 = LωI02 + (Vg + RI0 )2 + q (Ire f − I0 )

 2 2
2 LωI + (Vg + RI0 )
0

qui peut s’écrire sous la forme d’une droite f (Ire f ) = b(I0 )+a(I0 )Ire f , avec a et b constantes
réelles. Si on remplace cette fonction dans son contexte sur la figure (4.12) on obtient
un modèle linéaire autour du point de fonctionnement I0 :
le choix des paramètres du PI pour stabiliser ce système linéaire resteront valables
pour garantir la stabilité de la version non linéaire autour de I0 .
Comme la plage de variation du courant est importante, le système n’est donc plus
invariant dans le temps car les paramètres a = a(I0 ) et b = b(I0 ) prennent des valeurs en
fonction du point de fonctionnement. Le schéma bloc de la figure (4.12) est remplacé
par celui de la figure (4.13), d’où s’ensuit la fonction de transfert G(S) de la boucle
ouverte comme :

 a.G0 1 kS + ki
 G(S) =
Ceq S (ak + 1)S + ki (4.18)


a>0

page 115
k b( I 0 )
Vg
Ie V dc G0
ki + I ref +
V ref +
Ig
+ 1 + + + - 1
a (I 0) √ R +( L ω)2
2
S C eq - S
-
ki
PI=k +
S

abs

F IGURE 4.13: Modèle simplifié intégrant un régulateur sans considération des déphasages

G(S) est une fonction de transfert du premier ordre avec un zéro et un intégrateur,
pour que la boucle à retour unitaire soit stable il suffit que la boucle ouverte le soit
quelque soit la valeur de a(I0 ), c-à-d pour n’importe quel point de fonctionnement. La
stabilité de G(S) est effective si ses pôles et zéros sont dans le demi plan gauche, ces
conditions sont dans l’équation (4.19) :

 −ki


 < 0 =⇒ sign(ki ) = sign(k)

 k
& (4.19)



 −ki

 <0
ak + 1

Alors selon le signe de ki :


 −1

 si ki < 0 =⇒ k < , stabilité impossible

 a

& (4.20)




 si ki > 0 =⇒ k > −1 , stabilité garantie pour tout k>0 car a>0

a

Si ki < 0 la stabilité dépend du point de fonctionnement, et si ce dernier est petit


le gain k tend vers l’infini négatif et donc la stabilité n’est pas garantie. Par contre si
ki > 0, il suffit de prendre un gain k > 0 et la stabilité est garantie autour de tous point
de fonctionnement.

page 116
4.7 Simulation de la chaîne de conversion PV avec l’on-
duleur multicellulaire arrangé

Le système PV connecté au réseau via l’onduleur multicellulaire arrangé est implé-


menté dans l’environnement MATLAB/SIMULINK, les paramètres principaux utili-
sés pour l’ensemble des tests qui suivent sont donnés dans le tableau 4.1. Le système
PV proposé en simulation est sensé fonctionner sous des conditions de déséquilibres
entre les GPV qui le constituent. L’onduleur est sensé être connecté au réseau dans des
conditions de couplages idéaux sans défauts vis à vis les tensions des deux cotés. La
puissance du GPV est directement influencée quelques soit la nature du déséquilibre,
alors pour les tests suivants nous avons choisi de créer quatre cas vis-à-vis le déséqui-
libres de puissances des GPV uniquement par différents niveaux d’éclairement.

Tableau 4.1: Paramètres de simulation du système PV proposé

Paramètres Valeurs
Puissance d’un module PV à 25°C et 1kW /m2 299.40 W
Nbr. de module en parallèle dans un GPV 60.00
Nbr. de module en série dans un GPV 02.00
Fréquence de commutation du convertisseur boost 05.00 kHz
Pas du rapport cyclique pour le MPPT (P&O) 0.001s
Capacité à l’entrée du boost C pv 2 000.00 µF
Capacité à la sortie du boost Cdc 50 000.00 µF
Inductance du convertisseur boost Lb 1.00 mH
Inductance de couplage au réseau L 2.00 mH
Résistance de couplage R 0.05 Ω
Temps d’échantillonnage pour l’hystérésis 10−4 s
Tension de phase du réseau (rms) 220V

4.7.1 Puissances équilibrées des GPV, cas 1

Une situation de production de puissance équilibrée entre les GPV est reproduite en
appliquant un éclaireraient homogène variable sur l’ensemble des GPV. Une variation
indicielle de l’éclairement de 1kW /m2 à 0.5kW /m2 est appliquée à un instant t1 = 0.12s
sur l’ensemble des GPV (Tableau 4.2).

page 117
Tableau 4.2: Éclairement uniforme, cas 1

éclairement [kW /m2 ]


GPV t < t1 t > t1
1 1 0.5
2 1 —–> 0.5
3 1 —–> 0.5
4 1 0.5

Les allures de la tension du réseau, celle de l’onduleur et la tension de référence son


tracées simultanément sur la figure (4.14a). Tous les niveaux dans l’onde à paliers ont
la même amplitude, donc dans ces conditions équilibrées c’est idéalement une onde
uniforme, et tous les GPV sont sollicités dans chaque paliers. On remarque visible-
ment la référence qui prend une avance de phase par rapport à celle du réseau après
l’application d’un éclairement important, c’est la réaction de la régulation pour assurer
le transfert nécessaire de la puissance active.

(a) Echelon d’éclairement à t1 = 0.12s

(b) Zoom

F IGURE 4.14: Tension du réseau et celle de l’onduleur sous un éclairement uniforme, cas 1

page 118
Sous ces conditions homogènes, les tensions des liens DC sont à la même ampli-
tude, la figure (4.15) montre ces tensions.

F IGURE 4.15: Tensions des liens DC, cas 1

Cependant la puissance délivrée de chaque GPV est aussi uniforme avec les autres
telles que montrées sur la figure (4.16).

F IGURE 4.16: Puissances des GPV, cas 1

Le courant du réseau commandé par hystérésis exprime aussi la puissance active


injectée, la figure (4.17) montre ce courant où est tracée aussi la tension du réseau. Le
THD de ce courant est autour de 0.52% mesuré après stabilisation du signal.

La puissance injectée au réseau est comparée à celle produite par les GPV, les tra-
cées des deux puissances sont représentées sur la figure (4.18), le rendement en régime
permanent est autour de 92%.

page 119
F IGURE 4.17: Courant et tension du réseau, injection de puissance active, cas 1

F IGURE 4.18: Puissance Pv produite comparée à la puissance active injectée au réseau, cas 1

4.7.2 Puissances déséquilibrées des GPV, cas 2

Les conditions de déséquilibres sont créés uniquement sur le deuxième GPV, on


applique un changement d’éclairement instantané et idéal de 1.0 vers 0.2kW /m2 à l’ins-
tant 0.2s (Tableau 4.3), on rappel que tous se base sur le changement de l’éclairement
mais c’est la variation de la puissance qui nous intéresse et qu’elle peut être reproduite
autrement tels que par le mismatch, la température, ...etc.

Tableau 4.3: Éclairement des GPV, cas 2

éclairement [kW /m2 ]


GPV t < t1 t > t1
1 1 1
2 1 —> 0.2
3 1 1
4 1 1

page 120
La simulation du système permet de tracer sur la figure (4.19) le comportement de
la tension du réseau et celle de l’onduleur au point de connexion.

F IGURE 4.19: Tension du réseau et celle de l’onduleur sous un éclairement non uniforme, éche-
lon d’éclairement sur GPV2 de 1 à 0.2 kW /m2 à t1 = 0.2s, cas 2

On remarque sur la figure (4.20) le dernier palier qui apparait plus petit que les
autres en amplitude, toutes les commutations dans ce palier ne concernent que le
GPV2, les lignes oscillantes sur cette même figure sont les tensions DC formant les
paliers.

F IGURE 4.20: Zoom sur la figure 4.19, cas 2

Les trois premiers paliers sont équivalents en amplitude et les trois GPV sont sol-
licités dans les trois paliers selon la tension la plus élevée de chaque bus DC à chaque
période de la commande hystérésis. Les tensions des liens DC sont reportées sur la
figure (4.21) où l’amplitude du bus DC du GPV2 est plus petite que les autres. Les
courbes de puissances sont aussi tracées sur la figure (4.22).
Le courant commandé par hystérésis est déphasé de (−π) par rapport à la tension
du réseau, ces deux courbes sont illustrées sur la figure (4.23). La puissance active

page 121
F IGURE 4.21: Tensions des liens DC, cas2

injectée au réseau est comparée avec celle que produit le système PV global sur la
figure (4.24)

F IGURE 4.22: Puissance des GPV, cas2

F IGURE 4.23: Courant et tension du réseau, injection de puissance active cas 2

page 122
F IGURE 4.24: Puissance Pv produite comparée à la puissance active injectée au réseau, cas 2

4.7.3 Puissances déséquilibrées des GPV, cas 3

Dans ce troisième cas on applique un éclairement complètement non uniforme sur


chacun des GPV, sur le tableau (4.4) sont données les valeurs d’éclairements ainsi que
la puissance maximale produite par chaque GPV.

Tableau 4.4: Éclairement non uniforme à partir de 0.2s, Cas 3

GPV éclairement [kW /m2 ] PPM [W] Commutations

1 1.1 39 910 1er palier


2 0.1 02 766 4eme palier
3 0.4 13 050 3eme palier
4 0.7 24 250 2eme palier

Vu ce déséquilibre considérable, chaque GPV agit sur un palier unique et les niveaux
des paliers sont très différents, on obtient alors une onde multiniveaux non uniforme.
Sur la figure (4.25a) on présente la tension du réseau ainsi que celle de l’onduleur,
le déséquilibre est appliqué à l’instant t1 = 0.2s où on observe la forme multiniveaux
qui passe d’une onde uniforme à une onde non-uniforme due au déséquilibre de pro-
duction de puissance entre les GPV. Les lignes qui limitent les paliers sont tracées sur
l’agrandissement à la figure (4.25b).
Comme les deux cas précédents, les tensions des liens DC et les puissances générées
par les GPV sont respectivement reportées sur les figures (4.26) et (4.27).

page 123
(a) Déséquilibre de puissances de tous les GPV à partir de t1 = 0.2s

(b) Zoom

F IGURE 4.25: Tension du réseau et celle de l’onduleur sous un éclairement non uniforme, cas 3

F IGURE 4.26: Puissance des GPV, cas3

Le courant contrôlé par hystérésis est montré sur la figure (4.28) et il est déphasé de
(−π), son amplitude diminue avec la diminution de l’éclairement à partir de t = 0.2s.

La puissance totale injectée au réseau est comparée avec celle produite par les GPV
sur la figure (4.29).

page 124
F IGURE 4.27: Tensions des liens DC, cas3

F IGURE 4.28: Courant et tension du réseau, injection de puissance active cas 3

F IGURE 4.29: Puissance Pv produite comparée à la puissance active injectée au réseau, cas 3

4.7.4 Puissances déséquilibrées des GPV, cas 4

On applique un éclairement complètement non uniforme presque nul sur trois GPV
et un fort éclairement sur le quatrième GPV à l’instant 0.1s, sur le tableau (4.5) sont don-
nées les valeurs d’éclairements ainsi que la puissance maximale produite par chaque

page 125
GPV.
Tableau 4.5: Éclairement non uniforme à partir de 0.1 s, Cas 4

GPV Éclairement [kW /m2 ] PPM [W] Commutations

1 1.0 35 930 1er palier


2 0.1 02 766 paliers 1,2,3
3 0.1 02 766 paliers 1,2,3
4 0.1 02 766 paliers 1,2,3

La figure (4.30) montre la forme d’onde de trois niveaux seulement, c’est unique-
ment la tension du GPV1 qui est commutée sur le premier palier.

(a) Manques de puissances des trois GPV à partir de t1 = 0.1s

(b) Zoom

F IGURE 4.30: Tension du réseau et celle de l’onduleur sous un éclairement non uniforme, cas 4

Les figures (4.31 et 4.32) montre les tensions des liens DC et les puissances de
chaque GPV, on remarque des ondulations importantes et indésirables, c’est un dés-

page 126
équilibre très fort.

F IGURE 4.31: Tensions des liens DC, cas 4

F IGURE 4.32: Puissance des GPV, cas 4

Le courant de la ligne de couplage est tracé sur la figure (4.33), et la puissance active
globale est reportée sur la figure (4.34)

F IGURE 4.33: Courant du réseau, injection de puissance active cas 4

page 127
F IGURE 4.34: Puissance Pv produite comparée à la puissance active injectée au réseau, cas 4

4.7.5 Puissances déséquilibrées des GPV avec MPPT flou, cas 5

La dégradation de la qualité de l’énergie notée au ’cas 4’ sous un fort déséquilibre


est due au oscillations introduite par la technique MPPT ’P&O’. Nous reprenons les
mêmes conditions mais cette fois-ci nous utilisons le MPPT à base de logique floue.
Les mêmes variables illustrées dans le ’cas4’ serons présentées sur les figures suivantes
afin de pouvoir comparer les résultats. La figure (4.35) montre la forme d’onde de la
tension de sortie superposée à la tension de référence et celle du réseau.

F IGURE 4.35: Tension du réseau et celle de l’onduleur sous un éclairement non uniforme, cas 5

Le courant du réseau est présenté à la figure (4.36), nous remarquons une amélio-
ration visible de la forme d’onde comparée à celle de la figure (4.33), l’analyse du THD

page 128
confirme ce gain dans la qualité d’onde (voir figure 4.43).

400

200

-200

-400
0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9
Temps [s]
F IGURE 4.36: Courant du réseau, injection de puissance active cas 5

La figure (4.37) représente les tensions des liens DC, nous observons qu’il y’a moins
d’oscillations autour du PPM avec la commande MPPT floue.

F IGURE 4.37: Tensions des liens DC, cas 5

Les puissances actives totales produites et injectées sont tracées sur la figure (4.38),
et on observe encore que la courbe de la puissance du réseau qui présente plus de
stabilité en régime permanent.

page 129
F IGURE 4.38: Puissance PV produite comparée à la puissance active injectée au réseau, cas 5

4.8 Analyses fréquentielles des courants pour les quatre


cas de simulations
La mesure de la qualité de l’énergie injectée au réseau est mesurée par le THD du
courant dans la ligne de connexion, l’analyse fréquentielle sous forme de barres de
ces courants est présenté graphiquement dans les figures suivantes (4.39, 4.40, 4.41 et
4.42). On constate au 4éme un très mauvais THD sachant que cette situation présente
un déséquilibre extrême, et c’est due aux ondulations de tensions des bus continus,
en fait l’ondulation est aussi importante que l’amplitude du bus DC elle même pour
les trois GPV à faibles puissances, la stabilité du système global n’est pas perdue mais
altérée.
Fondamental (50Hz) = 396 , THD= 0.70%
0.25

0.2

0.15

0.1

0.05

0
0 5 10 15 20 25
Rang harmonique

F IGURE 4.39: THD du courant Iac simulé dans le cas 1

page 130
Fondamental (50Hz) = 641.4 , THD= 0.53%

0.15

0.1

0.05

0
0 5 10 15 20 25 30
Rang harmonique

F IGURE 4.40: THD du courant Iac simulé dans le cas 2

Fondamental (50Hz) = 465.4 , THD= 0.83%

0.4

0.3

0.2

0.1

0
0 5 10 15 20 25
Rang harmonique

F IGURE 4.41: THD du courant Iac simulé dans le cas 3

Fondamental (50Hz) = 221.8 , THD= 18.36%

15

10

0
0 5 10 15 20 25
Rang harmonique

F IGURE 4.42: THD du courant Iac simulé dans le cas 4

page 131
Fondamental (50Hz) = 222.5 , THD= 4.00%
2

1.5

0.5

0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
Rang harmonique

F IGURE 4.43: THD du courant Iac simulé dans le cas 5

4.9 Conclusion

Ce chapitre a été consacré pour la simulation du système PV connecté au réseau


à travers l’onduleur arrangé proposé, une synthèse des différents schémas de ce cou-
plage a été présenté. Au niveau du GPV on conclue que le MPPT centralisé est cer-
tainement moins couteux mais le risque de dégradation importante du rendement est
omniprésent, ceci s’ajoute à la maintenance et la détection des modules défaillants qui
deviennent des missions complexes. La discrétisation maximale pour la fonction MPPT
est fortement recommandée, et s’avère nécessaire pour éviter l’altération du rendement
global de l’installation en cas d’une défaillance locale d’un module. Le convertisseur
boost est selon nos recherches bibliographiques le plus efficace pour la fonction MPPT,
la simulation du système globale PV montre que les limites du gain du convertisseur
boost affecte le PPM et influence le dimensionnement du lien DC.
L’onduleur centrale est très rentable vu que le coût par kW/h est considérablement
réduit, mais puisque la puissance est élevée nous avons eu recours aux topologies mul-
tiniveaux. Nous avons mis la topologie arrangé sous investigation et nous avons pro-
posé la version en cascade, cette topologie nécessite des sources de tensions séparées
ce qui correspond bien avec l’utilisation des GPV. La stratégie de commande proposé
se base uniquement la mesure et la régulation de la tension du lien DC pour effectuer
l’injection de la puissance active, le régulateur intégré est un simple PI classique mais
avec une fonction non linéaire instantanée (sans mémoire ou sans dynamique) en série.

page 132
L’ajustement des paramètres du PI se passe sur un modèle simplifié par linéarisation
autour d’un point de fonctionnement, on se rend compte que pour un certain choix
de ces paramètre la stabilité est garantie autour de tous les points de fonctionnements
seulement la dynamique des transitoires varie. Finalement, les simulations du système
PV connecté au réseau pour injecter la puissance active monophasée montre de bon
résultats vis-à-vis le rendement. Le THD du courant qui exprime la qualité de l’énergie
est plus meilleurs si les sources DC sont plus équilibrées, ce qui est aussi exprimé dans
notre cas par un nombre élevé de niveaux dans l’onde produite par l’onduleur.

page 133
Conclusion générale

Un champ PV connecté au réseau électrique via un onduleur multiniveaux a fait


l’objet d’étude durant cette thèse. Le transfert de la puissance active PV produite a
été accompli à travers deux étapes de conversions, la première réalise la conversion
DC/DC pour concrétiser la fonction MPPT, puis la deuxième qui contient l’étage de
l’onduleur pour le couplage avec le réseau. Pour entreprendre cette étude, d’abord
une recherche sur les modèles mathématiques décrivant un module PV a été effectuée,
et nous avons opté pour le modèle idéal car c’est uniquement le comportement de la
source PV qui nous intéresse. La simulation de ces modèles montre que son point de
fonctionnement en puissance varie selon la charge et les conditions de l’environne-
ment, le maintien de ce point autour d’une puissance maximale requiert des conver-
tisseurs d’adaptation d’impédance. La commande de ces derniers est basée sur des
algorithmes de poursuite du maximum sur une courbe. Nous avons comparé l’effet de
deux techniques MPPT sur le comportement de la régulation de transfert de la puis-
sance active, à savoir la technique P&O qui est très populaire, et la technique MPPT ba-
sée sur la logique floue. La logique floue se montre bien meilleure lorsque nous avons
considéré un fort déséquilibre entre les GPV, et cela grâce à sa capacité de réduire les
oscillations autour de la valeur finale en régime permanent.

L’onduleur de couplage avec le réseau constitue le cœur de ce système, la topologie


multiniveaux arrangée a été étudiée en particulier car elle présente un gain dans le
nombre de composants utilisés, c’est aussi une topologie qui permet d’être alimentée
par des sources déséquilibrées d’amplitudes aléatoires ce qui s’adapte bien avec des
groupes PV. En conséquence, l’onduleur génère une onde uniforme quand les GPV
sont équilibrés, sinon nous avons pu générer une onde multiniveaux non uniforme

134
dont le niveaux de chaque palier dépend du GPV associé. Nous avons conçu un pro-
totype de cette topologie avec un système de modulation au niveau du laboratoire et
nous avons présenté au deuxième chapitre les schémas nécessaires ainsi que des me-
sures de la tension et du courant lors d’un test sur une charge inductive.

Toute la puissance produite par le système PV devrait être transférée au réseau de


distribution, cela élimine le besoin de tout un système de stockage. Cependant, la ré-
gulation de la puissance transférée nécessite une grande précision, car elle affecte in-
directement le système MPPT du moment que les sources PV sont non linéaires. Clas-
siquement on utilise des mesures des puissances des GPV, dans ce travail nous nous
sommes basé uniquement sur la tension du lien DC pour générer une référence de
tension comme image de la puissance active produite. Le régulateur proposé est un
simple PI mais complété par une partie non linéaire afin d’injecter uniquement de la
puissance active produite par les GPV, le principe consiste à maintenir un niveau de
tension constant dans les bus des liens DC. Le modèle non linéaire obtenu a été li-
néarisé autour d’un point de fonctionnement afin de pouvoir situer les paramètres du
régulateur PI pour garantir une stabilité, les outils de simulations (Matlab) nous ont
permis d’affiner les valeurs de ces paramètres pour atteindre certaines performances
désirées.

Dans le cadre des perspectives, une concrétisation du système complet au niveau du


laboratoire est nécessaire, car la simulation nous a bien montré le bon fonctionnement
avec un rendement autour de 90%. Nous avons constaté une influence mutuelle entre
le système MPPT et l’injection de la puissance produite, et nous avons aussi conclu
que le MPPT flou choisi était bien meilleur. C’est un algorithme simple à implémen-
ter mais gourmand en temps de calcul et en énergie. Nous pouvons inscrire dans les
perspectives, le développement de cet algorithme ou bien de le remplacer dans le sens
d’optimiser sa consommation d’une part, et d’autre part, minimiser la répercussion du
système d’injection de puissance sur la fonction MPPT.

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Résumé : Les champs PV à grande échelle sont favorisés pour leur faible coût par kW, mais ils sont exposés à
l'ombrage partiel et à d'autres pertes où le MPPT décentralisé devient nécessaire. Pour une connexion au réseau,
la solution d'onduleur décentralisée est coûteuse et introduit des harmoniques indésirables dans le réseau.
L'onduleur central à trois niveaux est moins coûteux mais limité en puissance et présente également un mauvais
THD du courant. Nous proposons un système MPPT décentralisé basé sur le convertisseur boost, suivi d'un
onduleur central multiniveaux non uniforme pour surmonter les conditions de déséquilibres des GPV. L'idée est
de limiter la puissance dans chaque palier selon la limite des semi‐conducteurs utilisés. L'amplitude de tension
de chaque niveau dépend du GPV correspondant et de la puissance totale du champ PV, on obtient alors une
onde multiniveaux non uniforme. Le courant du réseau est piloté par un hystérésis pour le transfert de la
puissance active, les références de courant et de tension sont générées par une boucle de régulation basée sur
un simple régulateur PI avec un terme instantané non linéaire. Dans de nombreux systèmes PV‐réseau, la
référence de puissance transférée est générée par une mesure de la puissance PV nécessitant de nombreux longs
câbles vers l'unité de contrôle. Dans ce travail, les références de tension et de courant sont générées via le retour
de la somme des tensions des liens DC. Les résultats de la simulation montrent un transfert de la puissance active
vers le réseau avec un THD du courant très faible, même sous des conditions à fort déséquilibre entre les GPV,
en particulier lors de l'utilisation de l'algorithme MPPT à base de logique floue.

Mots clés : PV connectés au réseau, onduleur multiniveaux, GPV déséquilibrés, champ PV, énergie renouvelable.

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Abstract: The large‐scale PV fields are favored for their low cost‐per‐kW, but exposed to a partial shading and
other mismatches where the decentralized MPPT is recommended. For a grid connection, the decentralized
inverter solution is expensive and produces harmonics into the grid. The central three level inverter is lower cost
but power limited and has also a bad current THD. We propose a decentralized MPPT system based on the boost
converter, followed by a central non‐uniform multilevel inverter to overcome the PV‐generators unbalanced
conditions. The idea here, is to limit the power in each level by the safety operation area of the used
semiconductors. So, the voltage amplitude of each level depends on the corresponding PV‐group and the entire
PV field's power, hence, a non‐uniform multilevel wave can be obtained. The grid current is controlled by a
hysteresis relay for the active power transfer, the current and voltage references are generated by a control loop
based on a simple PI regulator with an instantaneous nonlinear term. In many Grid‐PV systems, the transferred
power reference is generated by PV power measurement requiring numerous long wires to the control unit.
Here, the voltage and current references (i.e the transferred power) are generated via the sum of DC‐links
voltages feedback. Simulation results show an active power transfer to the grid with a very low current THD even
under a hard‐unbalanced PV conditions, especially when using the fuzzy logic MPPT algorithm.

Keywords: grid connected PV, multilevel inverter, unbalanced PV‐generators, large scale PV fields, renewable
energy
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‫ ولكنھا تتعرض للتظليل الجزئي و خسائر اخرى حيث يصبح‬،‫الملخص تفضل الحقول الكھروضوئية الواسعة النطاق لتكلفتھا المنخفضة للكيلوواط‬
‫ العاكس الكھربائي الالمركزي مكلف ويدخل الترددات الغير المرغوب فيھا‬،‫ لالتصال بالشبكة‬.‫من الضروري أن تكون م ب ب ت غير مركزية‬
‫ت المركزي على‬.‫ب‬.‫ب‬.‫ نقترح نظام م‬.‫ العاكس المركزي بثالثة مس تويات ھو أقل تكلفة ولكن محدود الطاقة وأيض ا لديه تيار س يء‬.‫في الش بكة‬
‫ الفكرة ھي للحد من الطاقة في كل‬.‫ يليه العاكس المركزي المتعدد المس تويات غير متجانس ة للتغلب على ظروف عدم التوازن‬،‫أس اس تحويل بوس ت‬
‫ لذلك يتم‬،‫ قيمة التوتر في كل مس توى يعتمد على الطاقة المقابلة له والطاقة اإلجمالية الكھروض وئية‬.‫طبقة وفقا لما تتحمله العناص ر المس تخدمة‬
‫ بسيطة مع‬.‫ا‬.‫ يتم إنشاء مراجع التيار والتوتر بواسطة حلقة التحكم على أساس وحدة تحكم ب‬.‫الحصول على موجة متعددة المستويات غير متجانسة‬
‫ يتم توليد مرجع الطاقة المنقولة بواسطة قياس الطاقة الكھروضوئية التي تتطلب العديد من الكابالت‬،‫ في العديد من أنظمة‬.‫مصطلح لحظي غير خطي‬
‫ نتائج المحاكاة تظھر‬.‫س‬.‫ يتم إنش اء التوتر والمرجعية الحالية عن طريق إعادة مجموع الجھد في الرابط د‬،‫ في ھذا العمل‬.‫الطويلة الي وحدة التحكم‬
‫ وخ صو صا عند ا ستخدام‬،‫ حتى في ظل ظروف عالية االختالل بين المولدات الكھرو ضوئية‬،‫د منخفض جدا‬.‫ش‬.‫نقل الطاقة الن شطة لل شبكة مع ت‬
.‫المنطق الغامض‬

.‫ مجموعة كھروضوئية غير متزنة‬،‫ الطاقات المتجددة‬،‫ العاكس الكھربائي متعدد المستويات‬،‫كلمات البحث الحقول الكھروضوئية المتصلة بالشبكة‬

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