Guide Pratique de la Franchise
Guide Pratique de la Franchise
M INSIM
Paris Graduate Institut International de
School of Management Management
Thème
La Franchise
© 2007
1
La Franchise
2
Dédicace
A ma tendre épouse,
une femme admirable et exceptionnelle.
3
Sommaire.
Introduction ……………………………………………………………………07
Première partie : L’univers de la franchise.
4
Chapitre 2 : les différentes formes de franchises.
1. Les formes traditionnelles de franchises ..................................................27
1.1/ La franchise de production ................................................................27
1.2/ La franchise de distribution ...............................................................27
1.3/ La franchise industrielle ....................................................................27
1.4/ La franchise de services ....................................................................27
2. Les autres formes de franchises ...............................................................27
2.1/ Les « masters » franchises ................................................................28
2.2/ Les « corner » franchises ..................................................................28
2.3/ Les « multi » franchises ....................................................................28
3. Les autres formes de distributions proches de la franchise ......................28
3.1/ Le commerce associé : ......................................................................29
3.1.1/ La joint-venture .........................................................................29
3.1.2/ Le consortium ............................................................................29
3.1.3/ Les coopératives ........................................................................29
3.2/ Le commerce intégré : .......................................................................30
3.2.1/ Commission affiliation ..............................................................30
3.2.2/ Concession .................................................................................30
5
Chapitre 3 : La franchise en Algérie :
3.1/ Développement de la franchise en Algérie .........................................40
3.2/ Les problèmes qui font face au développement ................................40
3.2.1/ Le vide juridique .........................................................................40
3.2.2/ Le transfert des royalties .............................................................41
3.2.3/ Le problème du bail ....................................................................41
3.3/ La franchise créatrice d’emploi ..........................................................42
Conclusion .........................................................................................................44
Bibliographie .....................................................................................................45
Annexes :
Annexe 1 : Sommaire type de contrat de franchise ……………………...47
Annexe 2 : Loi Doubin en France (texte intégral) ……………………….49
6
Introduction :
De nos jours la franchise est devenue incontournable dans de nombreux
secteurs du commerce et des services. Elle permet de bénéficier de l’expérience
et de l’assistance d’entreprises qui ont prouvé la rentabilité de leur concept. Ce
n’est pour autant une assurance tous risques ; le franchiseur reste un
entrepreneur indépendant responsable de la bonne marche de son affaire.
Ce mémoire est un guide, il est aussi un outil de travail au quotidien dans
le quel j’ai mis l’accent sur les aspects pratiques des différentes démarches et
réflexions à tenir. Vous trouverez entre autres :
Toutes les définitions sur (la franchise, le franchiseur, le franchisé, les
contrats de franchises, le droit de la franchise, la loi Doubin et son décret
d’application, etc.).
Les différentes formes de franchises (de distribution, de production, de
service, masters franchises corner franchises, pluri franchises, …) et
autres formes de distribution se rapprochant de la franchise (joint-venture,
coopératives, licences, …).
Les différents types de clauses (clauses délicates, difficiles, publicités,
confuses, etc.).
Ce mémoire, répond aux questions suivantes :
Comment bien choisir son franchiseur ?
Quels sont les avantages et les inconvénients de la franchise ?
Quelle est la situation de la franchise en Algérie ?
Quels sont les différents problèmes qui font face au développement de la
franchise en Algérie ?
Les réponses à ses questions devront permettre à ceux qui sont intéressés
par cette forme commerciale de mieux comprendre le phénomène de la
franchise.
7
Première partie :
L’univers de la franchise.
8
Chapitre 1 : l’origine de la franchise.
1. Histoire de la franchise :
9
(1) Histoire de la franchise, Rodica Helena Muth ; Franchise Export (méthode), Chotard & Associés.
(2) Histoire de la franchise, Espace franchisé, Conseil franchise ; [Link]
2. Définitions :
2.1 La franchise :
La franchise est un système de commercialisation de produits et /
ou de services et / ou de technologies, basé sur une collaboration
étroite et continue entre des entreprises juridiquement et
financièrement distinctes et indépendantes, le franchiseur et ses
franchisés, dans lequel le franchiseur accorde à ses franchisés le
droit, et impose l’obligation d’exploiter une entreprise en
conformité avec le concept du franchiseur. Le droit ainsi concédé
autorise et oblige le franchisé, en échange d’une contribution
financière directe ou indirecte, à utiliser l’enseigne et / ou la marque
de produits et / ou de services, et autres droits de propriété
intellectuelle, soutenu par l’apport continu d’assistance
commerciale et / ou technique, dans le cadre et pour la durée d’un
contrat de franchise écrit, conclu entre les parties à cet effet. (3)
La franchise est une forme de collaboration entre une entreprise
franchisante et une ou plusieurs entreprises franchisées. Il s’agit
d’exploiter un concept original établi par le franchiseur. En fait, ce
système repose sur un réseau national ou international
d’entrepreneurs indépendants, regroupés sous une enseigne
commune.
La franchise selon la FFF (Fédération Française de Franchise) est
une méthode de collaboration entre une entreprise, le franchiseur, et
plusieurs entreprises, les franchisés, pour exploiter un concept
commun composé de trois éléments :
a. La propriété ou le droit d’usage de signes de ralliements de la
clientèle (enseigne, marque, logo, symbole, …).
b. L’usage d’une expérience et la mise au point d’un savoir-
faire.
c. Une collection de produits et / ou de services et / ou
technologies.
2.2 Principe de la franchise :
La franchise est un accord commercial et juridique par lequel une
entreprise appelée le franchiseur s’engage à fournir à une seconde entreprise,
dite franchisé, un savoir-faire, une formation et une assistance permanente en
contre partie d’une rémunération.
10
(3) Définition franchise, contrat de franchise ; [Link]
11
C’est une personne ou une société qui achète une franchise à un
franchiseur auquel il est lié par un contrat dont il doit respecter les
règles. Il doit consacrer ses efforts au développement du réseau.
2.5 Le contrat de franchise :
Contrat par lequel une société dénommée "franchiseur" concède un
droit d'utilisation de son enseigne, de ses marques et de ses
procédés commerciaux à un ensemble d'entités juridiquement
indépendantes dénommées "franchisés". Cette concession se fait
contre le reversement de royalties et est le plus souvent assortie d'un
droit d'entrée initial. Les franchisés s'engagent par ailleurs à
respecter un cahier des charges précisant les conditions d'utilisation
des symboles de la franchise et enventuellement les procédés de
délivrance du service (franchise de service). Au niveau mondial le
franchiseur le plus connu est probablement Mc Donald's dont la
grande majorité des points de ventes sont la propriété de franchisés
juridiquement indépendants. (6)
12
a. Les droits du franchiseur.
b. Les droits du franchisé.
c. Les biens et / ou services fournis au franchisé
d. Les obligations du franchiseur.
e. Les obligations du franchisé.
f. Les conditions financières pour le franchisé.
g. La durée du contrat.
h. Les conditions de renouvellement.
i. Les conditions dans lesquelles pourront s’opérer la cession ou
le transfert des droits découlant du contrat et les conditions de
préemption du franchiseur.
j. Les conditions d’utilisation par le franchisé des signe de
ralliement de la clientèle appartenant au franchiseur :
enseigne, marque, logo, …etc.
k. Le droit du franchiseur de faire évoluer son concept de
franchise.
l. Les clauses de résiliation du contrat.
m. Les clauses prévoyant la récupération par le franchiseur de
tout élément corporel ou incorporel lui appartenant en cas de
cessation du contrat avant l’échéance prévue.
(Voir le sommaire type de contrat de franchise en annexes 1)
13
Cette étape, dite précontractuelle, a pour objet de permettre à chaque partie de se
confirmer dans sa décision de collaborer. A ce titre le franchiseur doit fournir
une information sincère et la plus complète possible. En apportant toute
information utile pour garantir ou assurer un consentement libre et éclairé du
franchisé. La loi exige que, soient divulguées au candidat franchisé, vingt (20)
jours avant la signature du contrat ou avant le versement de toute somme
d’argent, certaines informations et documents dont le contenu est fixé par décret.
Notons que si le franchiseur doit respecter cette loi, d’autres systèmes de
commerce y sont également soumis (concession, coopérative, etc.), dès lors
qu’est transmise, au titre du contrat, une enseigne, une marque en contrepartie
d’un engagement d’exclusivité ou de quasi-exclusivité. Seuls les faux
franchiseurs seront gênés par cette loi. (8)
Enfin, l’altération du consentement déterminée par des données inexactes
ou manquantes peut avoir pour effet l’annulation ou la résiliation du contrat.
D’où l’importance juridique du DIP (Document d’Information Précontractuel).
Il est aussi un document commercial à fort contenu d’image s’il est bien réalisé,
document de synthèse qui reprend l’ensemble de l’information pertinente dont le
candidat a besoin pour asseoir sa conviction et passer à l’acte.
2.5.2/ Le pacte de préférence :
Le pacte de préférence est l’une des figures les moins contraignantes des
avants contrats. Le promettant s’engage seulement à proposer au bénéficiaire la
conclusion du contrat pour le cas où il souhaiterait conclure ; lorsqu’il se décide
à contracter, le promettant doit adresser prioritairement l’offre au bénéficiaire.
La nature et le régime du pacte de préférence demeurent discutés. Les
difficultés se focalisent autour des conséquences de sa violation ; que se passe
t’il si le promettant conclut le contrat projeté avec un tiers sans en avoir au
préalable informé le bénéficiaire ? A l’évidence, un tel comportement emporte
l’allocation de dommages et intérêts. La jurisprudence admet par ailleurs que si
le tiers connaissait l’existence du pacte de préférence et l’intention du
bénéficiaire de s’en prévaloir, le contrat peut être annulé. Cette jurisprudence est
souvent contestée, ceci pour au moins deux raisons :
La double preuve requise pour l’annulation est particulièrement
rigoureuse, d’autant qu’il s’agit d’une preuve psychologique quasi-
impossible à établir.
La sanction adéquate devrait consister dans une substitution du
bénéficiaire au tiers, or, cette substitution dans les droits du tiers
acquéreur n’a jusqu’à présent jamais été admise. (9)
14
2.5.3/ fondamentaux des contrats :
Le contrat est un compromis entre la sécurité juridique recherchée, la
préservation des intérêts des contractants et le respect des législations
applicables. Il fixe le cadre des relations, il est la loi particulière des parties en
présence et à valeur de Loi. Il contient l’essentiel, il est exhaustif, mais ne
saurait contenir le détail des procédures d’exécution ; pour cela il renvoie aux
conditions générales de ventes et aux manuels opératoires, qui sont évolutifs.
Pour autant qu’il respecte le droit applicable, il a la force obligatoire et le juge
ne peut se suppléer aux parties pour modifier tout ou partie des conditions
prévues au contrat.
[Link]/ Contrat de franchise qui, parfois, ne dit pas son nom :
Il arrive très fréquemment en pratique que l’on se trouve en présence d’un
contrat, instaurant un véritable rapport de franchise, mais qui a été qualifié d’un
autre nom (souvent un nom vague, passe partout, du type « contrat de
partenariat »). La qualification donnée par l’auteur n’affecte pas la valeur du
contrat. Un contrat de franchise qui ne dit pas son nom reste un contrat de
franchise, tout au plus cela traduit un manque de clarté de son auteur qui n’a pas
clairement défini sa stratégie de développement, ou qui pense être plus attractif
en évitant d’en prononcer le nom, ou encore pour certains (de plus en plus rares)
cherche vainement à échapper à une réglementation qu’il croit spécifique à la
franchise, alors qu’elle s’applique indistinctement à tous les contrats de
distribution. Le juge n’est pas lié par le nom que les parties ont donné au contrat
et dispose en tout état de cause d’un pouvoir de requalification du contrat.
[Link]/ Les éléments du contrat qui reflètent la franchise :
La difficulté de distinguer un contrat de franchise d’un autre contrat
(concession, agréation, licence de marque, …etc.) est largement palliée par la
recherche systématique du transfert de savoir-faire qui reste l’élément
déterminant et distinctif du système par rapport à d’autres modes de distribution
intégrée. La convention est de franchise s’il y est fait référence à un savoir-faire,
une formation et une assistance initiale et permanente, des normes à respecter.
[Link]/ Ne pas négliger l’étude du contrat :
Il faut se garder de se hâter de signer un contrat comme il s’agissait d’une
simple formalité ; en pensant notamment qu’un contrat de franchise est un
document type, et qu’il ne s’agit pas d’un document qui peut peser dans la
décision du franchisé. Le contenu du contrat est un élément de décision du
franchisé. Et, parce qu’il n’existe pas de contrat type de franchise (domaine de
liberté contractuelle), il faut l’étudier au cas par cas. Enfin, le contrat reflète
l’organisation ou le flou qui peuvent régner dans le réseau.
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[Link]/ Idées reçues sur le volume du contrat :
Etudier un contrat, c’est d’abord apprécier son volume. Peut on juger un
contrat à son volume ? Ici aussi il faut se méfier des idées reçues.
Un contrat léger, contenant des considérations générales, apparaît plus
souple comme laissant une plus grande liberté dans l’instauration des relations et
peut être plus attrayant, plus vendeur. Mais il laisse également une plus large
place à l’insécurité juridique ; soit que le franchiseur ne s’engage pas à
grand-chose, ne définit pas clairement ses obligations, soit qu’il laisse trop de
liberté dans l’exploitation des normes au franchisé, source de désordre dans le
réseau.
Au contraire, il ressort d’un contrat très détaillé, une impression d’un
encadrement très étroit des droits et obligations, une faible marge de manœuvre
laissée à l’exploitant. Le candidat peut avoir l’impression qu’il disposera de
moins de liberté qu’avec un contrat plus léger.
Dans la mesure où le contrat est surtout rédiger et signé pour prévenir les
litiges entre les contractants, mieux intéressant pour les deux parties qu’il soit
détaillé ; cerner contractuellement la difficulté c’est déjà avoir prévenu et évité
dans une large mesures les différends. Mieux vaut donc un contrat détaillé,
exhaustif, que de vagues accords qui se prêtent à l’équivoque et à toutes les
interprétations.
Le contrat détaillé est un élément positif d’appréciation du
professionnalisme du franchiseur, mais il importe alors que le contrat soit
équilibré, que l’exhaustivité ne concerne pas seulement les droits et les
obligations du franchisé mais également que le franchiseur s’est assigné au
service des exploitants.
Il existe un rapport d’interdépendance qui se traduit dans le contrat par une
recherche d’équilibre. L’équilibre ne signifie pas pour autant l’égalité, car les
deux parties ne se placent pas aux même endroit, le franchisé est un commerçant
indépendant, responsable de sa gestion ; le franchiseur, garant de l’intérêt
général du réseau, doit jouer le rôle d’instructeur, de moteur et de contrôleur de
la bonne application du concept et du respect de l’image.
Ainsi, toute obligation, notamment imposée au franchisé, doit avoir pour
corollaire une réciprocité justifiée. Par exemple, le fait d’obliger le franchisé à se
soumettre à des procédures de contrôle peut être justifié par la défense du
concept et de l’image de marque du réseau ; c’est une obligation qui bénéficie à
tous les membres. (10)
(10) Fondamentaux des contrats, Nathalie Gastagnon ; [Link]
2.5.4/ La nature des différentes clauses :
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Indispensable restent les clauses qui sont communes à la majorité des contrats de
franchise.
[Link]/ Du côté du franchisé :
Le franchisé reconnaît la formule de la franchise en connaissance de
cause, après l’avoir étudiée et comprise grâce à la documentation que lui
aura fournie le franchiseur au cours des entretiens, ainsi qu’aux références
obtenues auprès des quelques autres franchisés.
Il s’engage à l’appliquer loyalement et se soumet volontiers à la formation
professionnelle.
Il s’oblige à ne pas vendre la marchandise du franchiseur en dehors de son
ou de ses points de vente en bonne et due forme, ni en gros à d’autres
commerçants, ni l’exporter ; mais aussi, à ne pas commercialiser dans son
établissement des produits étrangers présentés sous la marque ou
l’étiquette du franchiseur sans l’autorisation de celui-ci.
La marque appartient, exclusivement, au franchiseur ; il n’en est que
l’usager autorisé, strictement en qualité de franchisé, et conformément
aux clauses du contrat (le franchiseur peut l’enregistrer officiellement
comme tel). Il doit, aussi, signaler au franchiseur dans un délai convenu
toute contrefaçon, imitation frauduleuse ou usurpation de marque
découverte sur le marché.
Il n’y a pas de solidarité financière entre le franchisé et le franchiseur
quant aux dettes contractées par l’un ou l’autre. Sur tous les documents de
gestion, registre de commerce, etc. il est tenu de faire apparaître, à côté de
l’appellation de la marque, son nom ou sa raison sociale suivie de la
mention « franchisé ».
Il s’engage formellement à :
Ne pas pratiquer ni organiser des activités similaires ou calquées sur le
modèle du franchiseur pendant toute la durée du contrat.
Ne pas ouvrir un nouveau point de vente sans l’autorisation écrite du
franchiseur.
Ne pas changer d’adresse.
Ne pas modifier la décoration convenue, la surface de vente, ni les
dimensions des vitrines, sans prévenir et obtenir l’accord du franchiseur.
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Régler, aux dates et selon les modalités convenues, les montants dus, les
factures.
Investir annuellement une somme sur le chiffre d’affaire, dans la
publicité locale.
Accepter un droit de regard sur la comptabilité.
Remettre au franchiseur le bilan annuel.
Signaler au franchiseur toute nouvelle concurrence ainsi que toute
concurrence déloyale se manifestant sur le marché.
Informer sans ambages le franchiseur de tout accident financier
détériorant la santé de son unité franchisée.
Ne pas engager le point de vente dans une hypothèque.
Ne pas le mettre en vente sans l’accord du franchiseur, lequel se réserve
le droit du premier refus dans un certain délai ; dans ce cas la valeur
marchande sera établie par un cabinet d’experts agréés par les deux
parties intéressées.
Communiquer régulièrement à une date donnée, le chiffre d’affaire
réalisé.
Dresser tous les mois, un inventaire.
[Link]/ Du côté du franchiseur :
Déposer la marque, le brevet, etc.
Enregistrer le franchisé en tant qu’usager de la marque pour la durée du
contrat, laquelle sera fixée à une période intéressante et raisonnable pour
le contrat, à savoir directement proportionnelle à l’effort d’investissement
initial.
Assurer la formation professionnelle.
La transmission du savoir-faire.
Fournir l’assistance dans la recherche des locaux et dans leur
négociation ; mais aussi, la mise à disposition des plans d’agencements.
Prodiguer des conseils dans le choix des premières commandes, dans la
publicité de lancement et les techniques de gestion.
Informer les franchisés sur la vie du réseau, sur l’évolution du marché
concerné.
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Faire évoluer, sans retard, tous les franchisés de ses éventuelles
innovations.
Informer les franchisés de tout changement d’actionnaires majoritaires,
de vente, d’introduction de la société en bourse.
Tenir compte de l’évolution de la demande du marché, en adaptant
constamment la gamme de ses produits.
Fournir régulièrement et en temps utile la liste des fournisseurs agréés,
les articles commandés, les articles déconseillés et les articles à retirer de
la vente.
Maintenir le niveau de qualité des articles proposés aux franchisés.
Informer les franchisés sur les éventuelles difficultés financières de la
société.
S’obliger à chercher, à comprendre et à trouver la meilleure solution aux
difficultés et problèmes soulevés par ses franchisés. (11)
2.5.5/ Les différents types de clauses :
a. Les clauses délicates.
b. Les clauses difficiles.
c. La clause de publicité.
d. Les clauses confuses.
e. Les clauses dangereuses.
f. Les clauses obligatoires.
[Link]/ Les clauses délicates :
Restent à peut prés toujours les mêmes, pouvant déclancher une réaction
de susceptibilité, d’amour propre, de sensibilité touchée brutalement. Elles
concernent :
Le droit de propriété physique de l’enseigne, en d’autres termes, celle-ci
appartient au franchiseur, lequel la prête ou la loue au franchisé pour la
durée du contrat. Cela suppose que, dans le cas d’une résiliation du
contrat, d’une part, il a le droit de la retirer avec un préavis et, d’autre
part, le franchisé n’est pas autorisé à la remplacer. Cette clause est
porteuse d’une charge psychologique ; difficile à accepter, elle à
certainement un pouvoir dissuasif qui peut s’avérer un gendarme efficace.
(11) La nature des différentes clauses, Rodica Helena Muth ; Franchise export (méthode)
Le droit du franchisé de désigner librement son successeur en cas
d’incapacité physique, psychique ou décès. La meilleure solution serait de
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mentionner, si possible, dans le contrat même, le nom de la personne
envisagée.
Le droit de prendre un associé, de modifier la structure juridique de son
exploitation, pour des raisons strictement personnelles (divorce, partage,
succession, désir de développer ou de changer son champ d’activités, etc.
[Link]/ Les clauses difficiles :
Ce sont des clauses à imposer comme à faire accepter se réfèrent à
quelques aspects d’ordre général. Présentes dans la plupart des contrats de
franchise, elles traitent :
Les cas précis et détaillés dans lesquels l’une aussi bien que l’autre des
parties, peut mettre fin brutalement au contrat.
Ré-exiger le versement d’un droit d’entrée.
L’interdiction, pendant un temps, après la fin du contrat, d’exercer une
activité similaire voire concurrente.
L’engagement de rendre au franchiseur non seulement tout le matériel
documentaire constituant les éléments du savoir-faire, tous les signes
d’identification de la marque, voire de ralliement de la clientèle, mais
encore de garder le secret. Malheureusement, ce genre de clause vire
facilement au ridicule.
[Link]/ La clause de publicité :
Présentée, le plus souvent, d’une manière schématique en trois ou quatre
lignes, se résume à fixer un minimum du chiffre d’affaires comme
investissement obligatoire pour le franchisé dans la publicité locale.
En plus, toutes les initiatives devront être soumises, au préalable, à
l’accord du franchiseur. L’appréciation de ce chiffre est délicate car, selon la
qualité de l’emplacement ainsi que celle du créneau, il peut varier de 1 à 5 sur le
même marché.
En contre partie, le franchiseur assure la publicité nationale. Pour que
l’équilibre règne entre les deux côtés, ce dernier se doit de consulter ses
franchisés à cet égard. Etant donné qu’ils sont en prise directe avec le marché,
les retombées les concernent directement. Eux aussi peuvent avoir des idées
bonnes et utiles.
D’ailleurs, l’autorité à sens unique dans la publicité s’avère être une
pomme de discorde permanente, peu enrichissante et, dans certains cas, source
de conflits.
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Rares sont les candidats qui saisissent ces aspects avant de s’engager dans
la franchise. Mais, par la suite, s’étant réveillés, ils en veulent au franchiseur de
ne pas demander leur avis et ne pas tenir compte de leurs critiques ou
suggestions.
[Link]/ Les clauses confuses :
Matière aux interprétations spéculatives, parlent souvent de « l’assistance
marketing » fournie par le franchiseur. Si aucune précision, aucun détail ou
énumération n’y est inséré, elle veut dire beaucoup et rien à la fois. Car le
marketing, en général autant que dans le contexte d’un contrat de franchise, ne
peut être dissocié du produit. Rappelons que son rôle est de :
Chercher, trouver, inventer les meilleurs moyens pour vendre les produits
existants déjà.
Les améliorer, les adapter, les modifier, si nécessaire.
Eliminer ceux qui sont dépassés, rejetés par le marché.
Proposer la création de nouveaux articles pour lesquels il doit réussir à
susciter la demande du créneau.
Œuvrer à la parfaite symbiose entre ce dernier et les produits qu’on lui
offre au sein d’un environnement économique toujours en évolution, qu’il
se doit d’observer sans répit.
La réalité pratique montre que dans la majorité des cas, aucune
collaboration de marketing n’existe entre franchisés et franchiseur.
[Link]/ Les clauses dangereuses :
Sont, avant tout, celles se rapportant :
Aux prix de vente.
Aux conditions de location imposées au franchisé par le franchiseur
possesseur des locaux.
Aux éventuels arrangements financiers intervenus entre franchiseur et
franchisé.
A la prise de participation du franchiseur en tant qu’associé.
A la licence de fabrication ou de cession de brevets.
Dans chaque cas de figure (mais pour des raisons différentes, polarisées,
pourtant, autour du même souci d’éviter un éventuel risque d’annulation du
contrat par une instance judiciaire en cas de litige), des contrats séparés sont
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conclus entre les deux parties. Evidemment, celui de franchise et de location
portera sur la même durée.
[Link]/ Les clauses obligatoires :
Tout contrat de franchise doit prévoir des clauses traitant des fautes non
intentionnelles ainsi que des fautes dolosives. Pour les premières, le franchiseur
fera preuve de compréhension, de flexibilité d’esprit et de bonne volonté, offrant
pécheur la possibilité de réparer l’erreur. En ce qui concerne les deuxièmes,
relevant de la malhonnêteté, de la faute prémédité, voir l’escroquerie, en
fonction des circonstances, des mobiles, de la portée des préjudices, etc., après
analyse attentive et explication détaillée, il se réserve le droit de mettre fin au
contrat ( détails de procédure à mentionner).
A l’inverse, peut apparaître une violation des engagements contractuels
affectant les intérêts du franchisé ; comme le non respect de l’exclusivité de la
zone territoriale ; ou, la concurrence déloyale faite par le biais de produits de
marques complémentaires semant la confusion dans le public ; et aussi, le
lancement d’une deuxième chaîne de franchise sous une autre marque mais avec
des produits similaires.
Toutes ces actions représentent de graves fautes dolosives commises par le
franchiseur. S’il a omis, par négligence, de les évoquer dans le contrat comme
possibles éventualités normales, sa culpabilité sera frappée de sanctions infligées
par le(s) franchisé(s). Les conséquences peuvent provoquer la perte du marché
non sans passer, au préalable, par des procès. La crédibilité et l’honneur du
franchiseur partiront en fumée. Moralité : l’équilibre intelligent doit régner entre
ces clauses à double tranchant. (12)
2.5.6/ Maintenir un bon rapport franchiseur / franchisé :
Au départ, la plupart des franchiseurs et des franchisés se sentent confiants
en l’avenir de la relation commerciale qu’ils ont établie dans une région
spécifique, mais leurs bons rapports doivent se maintenir pour qu’une franchise
soit un succès.
Pour qu’ils se perturbent, des plans doivent être établis au début du
processus. Quand ils se rencontrent pour la première fois, les deux parties
doivent concevoir un système où seront listés les caractéristiques et les éléments
de réussite du franchisé ainsi que les moyens apportés par le franchiseur pour
l’assistance.
(12) Les différents types de clauses, Rodica Helena Muth ; Franchise export (méthode)
Les futurs franchisés peuvent bien avoir un certain nombre de qualités,
cependant, ils doivent être capables de travailler dans la structure de l’entreprise
sans être frustrés, ni vouloir changer des choses pour améliorer la franchise, ce
qui risquerait de créer des tensions qui ne sont pas nécessaires.
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Dès qu’un accord est signé, les franchiseurs doivent accepter de recevoir
des suggestions, tout en restant fermes sur le fait qu’ils restent responsables.
De plus, même si le produit ou le service attire en soi un franchisé, la façon
dont la franchise est dirigée, est le plus important. Donc, il est conseillé aux
franchisés de se méfier des franchiseurs qui ne les voient que comme des clients
au lieu de collaborateurs.
Quand il rejoint une entreprise, la formation continue et la communication
sont importantes, mais ce qu’il y a d’essentiel, c’est que le franchisé ait un
contact avec qui échanger sur les problèmes rencontrés, afin que les solutions
soient rapidement trouvées, sinon, il aura vite beaucoup de difficultés.
Dès qu’une inquiétude est levée, le franchisé doit noter comment le
franchiseur a résolu le problème. Il faudrait analyser comment cela influe sur
toute la franchise, comment le personnel ou les systèmes peuvent être améliorés,
pour que le problème ne se reproduise pas. Ce système garantit que les
franchisés sont confiants et qu’ils ont un excellent niveau de support.
En travaillant ensemble, en ayant des rôles clairs et bien définis, en réglant
les problèmes aussi efficacement que possible, un rapport de confiance va
s’établir entre franchiseur et franchisé. (13)
2.6 Le droit de la franchise :
2.6.1 Qu’est ce que le droit de la franchise?
Il se situe au croisement du droit des affaires (droit commercial et des
société, droit des obligations) et des droits spéciaux (concurrence,
consommation, propriété intellectuelle) qui constituent autant de spécificités et
de combinaisons.
2.6.2 C’est un droit largement jurisprudentiel :
Le contentieux de la franchise est habituellement porté devant les
tribunaux de commerce, ce qui pourrait donner une certaine diversité de
décisions. Mais, les thèmes abordés devant les juges sont souvent récurrents
(violation des obligations d’exclusivité, non respect de l’obligation
précontractuelle d’information, contestations relatives à la substance du savoir-
faire, à l’assistance, non respect du concept, …etc) de sorte qu’on retrouve une
23
Les juridictions civiles apportent également leur éclairage en la matière.
Parce que le tribunal de grande instance est compétent pour tous les litiges qui
touchent aux droits de propriété intellectuelle, éléments fondamentaux de la
relation de franchise, la juridiction civile est amener à rendre des décisions
concernant l’application des contrats de franchise.
Le conseil de la concurrence est souvent amener à se pencher sur le
contenu et l’exécution des contrats de franchise qui posent habituellement et par
essence des questions touchant aux pratiques restrictives de concurrence. Le
conseil apporte un éclairage essentiel à la pratique des contrats de franchise.
24
risques de dépendances économique des commerçants indépendants (droit de la
concurrence et protection des consommateurs, réglementation de la publicité).
De plus, c’est un domaine où intervient avec une certaine autorité, ce que
l’on peut qualifier de droit conventionnel. C’est là la richesse et une particularité
intéressante du droit de la franchise. Bien que l’émergence de ce droit soit un
phénomène tout à fait récent, il a atteint très rapidement, et grâce notamment à
l’implication de ses acteurs et aux efforts de rationalisation des instances telles
que les fédérations, un degré de maturité avancé avec l’élaboration au plan
européen d’un droit « coutumier » : le code de déontologie de la franchise.
Il s’agit là d’une codification officielle d’usages conventionnels, l’usage étant,
rappelons-le un comportement professionnel constant, notoire et ancien
(relativement peu ancien cependant en la matière). Cette codification a pour
effet de faciliter la preuve de l’existence de tel usagers, et pourrait leur donner
un caractère sinon obligatoire, tout au moins officiel.
Citons enfin l’existence d’une norme AFNOR (association française de
normalisation), qui a édicté une série de règles ; les praticiens et, souvent même
les juristes, ignorent le caractère obligatoire de cette norme ; en vertu du décret
du 26 janvier 1984 elles sont considérées comme applicables en principe même
lorsque le contrat ne s’y réfère pas. (14)
2.7 La loi Doubin (France) :
2.7.1 Pourquoi la loi Doubin ?
La loi Doubin en France s’applique pour les Franchises comme pour les
autres réseaux. Pour simplifier, nous dirons qu’elle s’applique dès lors qu’il
s’agit d’une exploitation en réseau avec une obligation d’exclusivité totale ou
partielle pour l’exercice de l’activité visée au contrat. La jurisprudence a
tendance à considérer que de plus en plus de réseaux doivent s’y conformer.
25
Qui est le franchiseur ?
Qui sont ses dirigeants ?
L’histoire et l’état du réseau.
La liste des franchisés.
Les sorties du réseau.
Les obligations financières et juridiques.
Un état du marché national.
Un état du marché local.
Des annexes utiles : Bilan, …etc. (15)
(Voir le texte intégral de la loi Doubin en France en annexes)
26
1 Les formes traditionnelles de la franchise :
On distingue quatre grands types de franchises selon le secteur d’activité :
La franchise de production.
La franchise de distribution.
La franchise industrielle.
La franchise de services.
1.1 La franchise de production :
Le franchisé constitue un point de vente du producteur (ex.
RODIER, PHILDAR, YVES ROCHER, GODIVA, Upignac).
1.2 La franchise de distribution :
Le franchisé bénéficie directement de la puissance d'achat du
distributeur qui sélectionne les fournisseurs (ex. les magasins distribués
par CARREFOUR comme les GB Partners et les Contacts GB, les AD
Delhaize).
1.3 La franchise industrielle :
Le franchisé est un industriel qui, moyennant licence, produit et
commercialise des produits imaginés par le franchiseur (ex. COCA-
COLA, YOPLAIT).
1.4 La franchise de services :
27
Pour exporter un concept à l’étranger, les enseignes ont souvent
recours à la master franchise. Cette formule accorde le droit à un
franchisé de développer des franchises locales dans un pays ou un
région donnés. (17)
2.2 Multi-franchise :
Certains franchisés possèdent plusieurs points de vente d’une
même chaîne. On les appelle les multi-franchisés. A ne pas confondre
avec les pluri-franchisés (propriétaires de magasins de plusieurs
enseignes différentes). (18)
2.3 Corner franchise :
Du point de vue juridique, un corner est une mini-franchise : le
commerçant affilié accorde en effet l’exclusivité d’une partie de sa
surface de vente à une seule marque. Il aménage ce corner selon les
directives du franchiseur, accepte ses exigences, etc. L’opération fait
donc l’objet d’un contrat comparable à un contrat de franchise. Ce
contrat peut comporter des droits d’entrée et des royalties. Toutefois,
l’objectif du franchiseur étant d’augmenter ses ventes et, bien souvent,
de séduire son partenaire pour le convaincre de passer à une franchise
complète, dans la plupart des cas il ne prend pas de royalties et se
contente d’une marge sur ses produits, comme n’importe quel
fournisseur. Souvent, il fournit les meubles et accessoires destinés à
présenter les articles. Il arrive enfin qu’il s’engage sur une exclusivité
territoriale. Le contrat obéit donc théoriquement à la loi Doubin qui
impose au franchiseur de fournir un Document d’Information
Précontractuelle (DIP) au candidat 20 jours avant la signature. En
pratique, le fonctionnement des corners est généralement plus souple.
Les enjeux étant moins importants que pour une franchise complète, les
corners n’ont jamais, à notre connaissance, entraîné de procès entre
franchiseurs et franchisés. (19)
3 Les autres formes de distributions proches de la franchise : On distingue
deux formes :
- Le commerce associé :
La joint-venture.
Le consortium.
La coopérative.
28
La commission affiliation.
La concession.
3.1 Le commerce associé :
Il est composé de sociétés qui conjuguent leurs efforts pour
obtenir les meilleures conditions d’achat, la gestion et la
commercialisation mais tout en conservant leur indépendance juridique.
(20) On peut y trouvé :
3.1.1 La joint-venture :
C’est une forme de partenariat entre deux entreprises.
D’après la signification anglo-saxonne, une joint-venture
possède certaines caractéristiques ; d’abord, l’association doit
se faire sur un projet bien déterminé, commun et avec un
partenaire industriel extérieur. Ensuite, les deux entreprises
travaillent ensemble afin d’optimiser leurs gains. Elles
s’investissent à part égale. La joint-venture est un contrat fait
dans les règles et par là même implique le respect de
différentes choses. Les deux entreprises qui signent ce
partenariat, s’engagent à agir au mieux pour la société, de
respecter un principe de parité et de s’écouter pour chaque
prise de décision. L’idée maîtresse est que la joint-venture est
un partenariat, les tâches doivent donc être partagées. Les deux
entreprises prennent les mêmes risques et s’engagent de la
même façon. La solidarité et le respect mutuel sont deux points
très importants dans cette collaboration. (21)
3.1.2 Le consortium :
C’est une association de sociétés, de banques et autres en
vue de réaliser des opérations ensemble. (22)
3.1.3 La coopérative :
C’est la forme la plus ancienne de commerce organisé ;
elle remonte au second empire, mais elle a su s’adapter, de
sorte qu’elle comporte parmi les leaders dans des secteurs
comme l’optique, le bricolage, les jouets, la parfumerie, etc.
son principe est simple ; on adhère à une coopérative en
achetant une part de capital pour un coût très souvent inférieur
29
chaque adhérent dispose d’une voix. On peut quitter une
coopérative du jour au lendemain en revendant sa part de
capital. Toutefois, certaines font signer des contrats d’enseigne
de plusieurs années pour éviter les départs de magasins bien
placés qui suscitent les convoitises des concurrents. Elles
fournissent à leurs adhérents des services comparables à ceux
des franchises (centrales d’achats, assistance, élaboration de
nouveau produits, compagnes de promotion). Les grands
réseaux de coopératives sont très stables et ont fait la preuve
de leur sérieux. (23)
3.2 Le commerce intégré :
C’est une forme de commerce qui regroupe des points de vente
appartenant ou dépendant de grandes enseignes. Dans le commerce
intégré, le référencement et les achats sont les plus souvent centralisés.
(24) On peut y trouvé :
30
Deuxième partie :
La franchise
31
Le choix d’une franchise est, pour la plupart des personnes, l’une des
décisions les plus importantes de leur vie puisque non seulement elle met en jeu
un investissement et une responsabilité importante du futur franchisé mais aussi
parce qu’elle dictera en bonne partie sa façon de vivre et de travailler pendant
plusieurs années.
Aussi, le choix d’une franchise et d’un franchiseur solide, sérieux et
honnête dont la franchise répond aux aspirations du futur franchisé doit-il être
fait de façon méticuleuse et, surtout, selon une démarche logique et complète.
Dans ce présent chapitre, nous décrirons sommairement le processus. Ce
cheminement se fait par étapes, de sorte que vous avancez progressivement dans
votre cheminement d’achat tout en l’analysant au fur et à mesure. La plupart du
temps, il vous est ainsi possible d’éviter un élan d’enthousiasme momentané qui
peut naître lorsque vous croyez avoir déniché une opportunité commerciale
intéressante. Il est important de suivre les étapes dans l’ordre où elles sont
présentées ci-après, car chacune s’appuie sur des connaissances acquises lors
des étapes précédentes.
Première étape : Acquérir des connaissances de base sur le franchisage :
Moyens possibles :
Suivre les séminaires sur la franchise.
Lire les documents traitant de façon plus élaborée du franchisage.
Lire différentes revues et documents d’affaires reliés à l’industrie du
franchisage.
Discuter et échanger avec des personnes compétentes engagées
activement dans le milieu des affaires et, si possibles, de la franchise.
Deuxième étape : Faire son auto examen :
Essayez de découvrir, par un examen de votre situation actuelle et de vos
objectifs, les facteurs suivants :
Dans quel secteur d’activité êtes-vous capable et désireux de fonctionner ?
(ici, il y aura lieu d’obtenir des informations sur les avantages, les
inconvénients et les contraintes de chaque domaine d’activité envisagé)
De quel montant disposez-vous pour investir dans une franchise ?
Etes-vous prêt à risquer ce que vous avez accumulé comme biens en
l’investissant dans une franchise ?
Quelle est votre capacité d’emprunt ?
32
Quel est votre degré réel d’ambition ? (quels sont vos objectifs pour les
cinq à dix prochaines années ?)
Troisième étape : Etablir une grille d’évaluation :
A l’aide du résultat d’auto examen accompli à la deuxième étape, établir une
grille d’évaluation en indiquant précisément ce que vous avez les moyens de
faire et ce que vous recherchez, notamment :
Secteur d’activité visé.
Etre disponible pour l’investissement.
Montant d’emprunt que vous êtes prêt et capable d’assumer.
Emplacement et territoire où vous êtes disposé à travailler.
Rendement visé de la franchise.
Autres caractéristiques souhaitées de la franchise que vous désirez
acquérir.
Quatrième étape : Recherche de franchiseurs :
Rendu à la quatrième étape, il convient de rechercher des franchiseurs dont
les données correspondent à la grille d’évaluation établie à l’étape précédente.
De tels franchiseurs peuvent être recherchés notamment par les moyens
suivants :
Le guide des franchises.
En visitant les salons de la franchise.
En communiquant avec les associations de la franchise.
En se renseignant sur les franchises disponibles dans des journaux et
revues d’affaires qui publient des annonces de franchiseurs.
Cinquième étape : Sélection et rencontre avec quelques franchiseurs :
Sélectionner des franchiseurs (deux à quatre si possible) qui conviennent à
vos critères. Avoir avec eux des rencontres préliminaires afin de vérifier si leur
réseau correspond bien à la grille d’évaluation que vous avez établie.
Sixième étape : Visite d’établissements franchisés à titre de consommateur :
L’objectif de cette étape est d’avoir une opinion sur le réseau comme
consommateur, après avoir visité de trois à cinq établissements franchisés sans
vous être annoncé au préalable.
Vous devrez, à la suite de ces visites, porter un jugement relativement aux
aspects suivants : qualité de service, apparence, qualité de la marchandise et des
produits, courtoisie du personnel, propreté, situation des établissements, qualité
de la clientèle, etc.
33
Egalement, cette visite vous permettra de vérifier le degré d’uniformité des
différents établissements.
Septième étape : Nouvelle rencontre avec le franchiseur :
Si, une fois toute les étapes préalables accomplies, vous êtes toujours
intéressé à poursuivre vos démarches avec le franchiseur choisi, vous aurez avec
ce dernier de nouveaux entretiens afin de vous assurer que le franchiseur et son
concept correspondent bien à vos attentes.
Huitième étape : Rencontre avec vos franchisés :
Au cours de rencontres avec des franchisés que vous aurez vous-même choisis
(généralement de deux à quatre), vous discuterez des éléments dont vous avez
parlé avec le franchiseur jusqu’à cette étape, afin de voir si les réponses des
franchisés correspondent à celles du franchiseur et des autres franchisés.
Neuvième étape : Obtenir un rapport crédit sur le franchiseur :
Il s’agit d’obtenir auprès d’une agence rendant ce service, un rapport de
solvabilité sur le franchiseur.
Il faut s’assurer de bien obtenir un rapport de crédit sur l’entité franchisée qui
apparaîtra comme franchiseur au contrat de franchise, et non sur l’ensemble des
compagnies pouvant appartenir à un même franchiseur.
Cette étape peut être accomplie directement ou par l’entremise de votre
avocat, qui obtient souvent ce type de rapport et qui est en mesure d’en juger la
qualité.
Dixième étape : vérification des dossiers judiciaires du franchiseur :
Il s’agit, soit directement ou par l’intermédiaire d’un avocat, de vérifier le
contenu des dossiers judiciaires des trois (03) dernières années, dans lesquels le
franchiseur est impliqué en tant que demandeur ou défendeur devant toutes les
instances disponibles.
Onzième étape : S’assurer des services de conseillers compétents :
Il est absolument indispensable que tout nouveau franchisé, avant de signer
quoi que ce soit (y compris une lettre d’intention ou tout autre document) ou de
verser n’importe quelle somme à qui que ce soit, s’entoure de deux conseillers,
absolument essentiels dans sa démarche, à savoir :
Un comptable, et préférablement un comptable qui possède des connaissances
dans le domaine d’activité choisi.
Un conseiller juridique (avocat ou notaire) qui possède une expérience
antérieure valable dans le domaine du franchisage.
34
L’ensemble de ces étapes sont nécessaires. Il est important que vous soyez en
mesure de faire de façon pratique ces vérifications afin de vous assurer du
sérieux d’un réseau de franchises. Si pour un raison quelconque, il vous est
impossible de faire l’une ou l’autre des vérifications, vous devrez considérer que
l’investissement projeté présente un risque plus élevé puisque vous ne pouvez en
évaluer une facette importante. Il est essentiel cependant, d’analyser non
seulement le franchiseur mais aussi un projet de franchise et les éléments
particuliers de ce projet (le coût, les perspectives, la situation, le budget,
l’investissement requis, les possibilités de rentabilité, le rendement, le site, etc.),
il demeure donc important que, tout au long de votre démarche, votre avocat et
votre comptable vous suivent de prés. Ces personnes sont aussi indispensables
pour vous aider à comprendre et à interpréter les renseignements obtenus. (1)
35
2.1 Les avantages pour les franchiseurs : Vus sous l'angle du
franchiseur, les principaux avantages du franchisage sont:
36
Vus sous l'angle du franchiseur, les principaux inconvénients du
franchisage sont:
37
Vus sous l'angle du franchisé, les principaux avantages du franchisage
sont:
38
que ce soit au cours du contrat et même, pendant une certaine période de
temps, après la fin de son terme,
Le fait que le franchisé est, dans une bonne mesure, à la merci de son
franchiseur ainsi que des aléas que le réseau pourrait subir en raison de
facteurs sur lesquels il n'a aucun contrôle,
Une difficulté accrue de vendre son entreprise à cause des règles
contractuelles stipulées à la convention de franchise,
Une difficulté aussi très importante de mettre fin à l'exploitation de son
entreprise à sa guise à cause des engagements contractés par la convention
de franchise et des recours disponibles au franchiseur si le franchisé
décidait de cesser d'exploiter son entreprise,
L'encadrement serré du franchiseur empêche souvent le franchisé de
pouvoir réaliser ses idées et sa créativité et limite aussi l'expansion de ses
affaires (puisque le franchisé ne pourra généralement, sans l'accord du
franchiseur, ouvrir des établissements additionnels). (2)
39
locaux aux normes internationales. Mais quels sont les problèmes qui font face
au développement de la franchise? (3)
40
aux opérations commerciales et douanières », explique pour sa part,
Mr. GHERNAOUT Med, expert financier. Il ajoute «Si c’est pour éviter des
abus de transferts illégaux, il vaut mieux que la Banque d’Algérie s’intéresse
aux opérations d’importations de biens et des autres services tels que les
télécoms ».
41
créer 500.000 emplois en moins de dix (10) ans, à l’instar de ce qui à été réalisé
en Afrique du Sud ». Selon lui, les avantages que recèle la franchise sont
immenses. « Cela permet la création de PME, un transfert technologique et du
savoir-faire avec un taux de perte d’entreprises réduit à 7% ».
(4) Les problèmes qui font face au développement ; Article « Le soir d’Algérie », une trentaine de franchisés
déjà en Algérie, des installations en douceur ; du jeudi 18 octobre 2007 ; page 3.
(5) La franchise créatrice d’emploi ; Synthèse de Billal, d’après le jour d’Algérie ; [Link]
3.4/ Les franchises installées en Algérie :
L’Algérie et son vaste marché de 33 millions de consommateurs
commence à intéresser les grandes enseignes internationales qui l’ont longtemps
boudée à cause de l’instabilité politique et sécuritaire des années 90.
Actuellement, des enseignes de renom se sont installées dans plusieurs
villes du pays, et la tendance ne fera qu’aller crescendo puisque la destination
Algérie intéresse, désormais, de nombreuses marques internationales,
soucieuses, pour leur part, d’étendre leurs parts de marché.
Dans le tableau qui suit, voici quelques franchises installées en Algérie et
leurs domaine d’activités :
42
Les franchises Domaine d’activité
Yves Rocher Parfums et instituts de beauté
Carré Blanc Textile
Celio Vêtements pour hommes
Hippopotamus Restauration
Quick Restauration rapide
Carrefour Grande surface
Speedy Entretien et réparation
automobile
Swatch Montres Swisse
Hertz Location de véhicules
Conclusion :
Pour résumer, la franchise est un contrat commercial conclu « intuitu
personae » par lequel le franchiseur concède le droit d’utiliser sa marque, son
savoir-faire au franchisé.
Le contrat de franchise consiste surtout en des licences de droits de
propriété intellectuelle (marques, signes distinctifs …) ou de savoir-faire pour la
vente ou la distribution de biens ou de services. Il est, aussi, le moyen le plus
emprunté pour exploiter son savoir-faire et en retirer les fruits.
Ce mémoire est une réflexion de ma part à ceux qui veulent se lancer dans
la franchise commerciale. Ils découvriront l’étonnante et passionnante richesse
de la franchise. Une authentique formule d’économie moderne et prometteuse
43
pour les entreprises, de pérennité et de prospérité, qui ne sont jamais le fait du
hasard mais une réelle compétence.
En Algérie, la promulgation de la loi cadre sur la franchise, va donner un
essor et un élan appréciable et supplémentaire pour le développement de cette
forme commerciale qui a fait de réelles preuves de part le monde.
Bibliographie :
Histoire de la franchise ; Rodica Helena Muth ; Franchise export (méthode)
Histoire de la franchise ; Conseil franchises ; [Link]
Définition franchise ; Contrat de franchise ; [Link]
Principe franchise ; Franchise (réseau commercial) ; [Link]
Définition franchiseur ; Principes directeurs ; [Link]
Contrat de franchise ; Marketing ; [Link]
Contrat de franchise ; [Link]
L’information précontractuelle ; La loi Doubin (France) ;
[Link]
Le pacte de préférence ; [Link]
Fondamentaux des contrats ; Nathalie Gastagnon ;
44
[Link]
La nature des différentes clauses ; Rodica Helena Muth ; Franchise export
(méthode)
Maintenir un bon rapport franchiseur / franchisé ; [Link]
Le droit de la franchise ; [Link]
La loi Doubin (France) ; Lois et contrats ; [Link]
Les formes de franchises ; Business Center ; [Link]
Master franchise ; Parlez-vous franchise ? ; [Link]
Multi franchise ; Parlez-vous franchise ? ; [Link]
Corner franchise ; Le spécialiste de la transmission d’entreprises et de … ;
[Link]
Commerce associé ; Lexique action commerciale ; [Link]
Joint-venture ; Définition et fonctionnement ; [Link]
Consortium ; Définitions et synonymes ; [Link]
La coopérative ; Franchise – Entreprendre ; [Link]
Définition commerce intégré ; [Link]
Commission affiliation ; [Link]
Concession ; [Link]
Comment bien choisir sa franchise ? ; Franchises en développement ;
[Link]
Avantages et inconvénients du franchisage ; Jean H. Gagnon ;
[Link]
Le développement de la franchise en Algérie ; Article El-Watan ;
[Link]
Les problèmes qui font face au développement ; Article Le Soir d’Algérie ;
Edition du Jeudi 18 octobre 2007, page 3.
La franchise créatrice d’emploi ; Synthèse de Billal, d’après le Jour d’Algérie ;
[Link]
45
ANNEXES
CONDITIONS GENERALES
[ARTICLE 1] Objet
[ARTICLE 4] Internet
[ARTICLE 6] Durée
46
[ARTICLE 7] Responsabilité et indépendance des parties
[8.4] formation
[8.5] assistance
[9.4] contrôles
[9.6] concurrence
[9.7] confidentialité
CONDITIONS FINANCIERES
47
[10.5] Conditions générales de vente
[10.6] TVA
TRANSMISSION DU CONTRAT
FIN DU CONTRAT
48
Ce document, dont le contenu est fixé par décret, précise notamment
l'ancienneté et l'expérience de l'entreprise, l'état et les perspectives de
développement du marché concerné, l'importance du réseau d'exploitants, la
durée, les conditions de renouvellement, de résiliation et de cession du contrat
ainsi que le champ des exclusivités.
Lorsque le versement d'une somme est exigé préalablement à la signature
du contrat mentionné ci-dessus, notamment pour obtenir la réservation d'une
zone, les prestations assurées en contrepartie de cette somme sont précisées par
écrit, ainsi que les obligations réciproques des parties en cas de dédit.
Le document prévu au premier alinéa ainsi que le projet de contrat sont
communiqués vingt jours au minimum avant la signature du contrat où, le cas
échéant, avant le versement de la somme mentionnée à l'alinéa précédent.
Décret n°91-337 du 4 avril 1991 :
Décret portant application de l'article 1er de la loi n°89-1008 du 31
décembre 1989 relative au développement des entreprises commerciales et
artisanales et à l'amélioration de leur environnement économique, juridique et
social.
Article 1 :
Le document prévu au premier alinéa de l'article 1er de la loi du 31
décembre 1989 susvisée doit contenir les informations suivantes :
49
Les informations mentionnées à l'alinéa précédent peuvent ne porter que sur les
cinq dernières années qui précèdent celle de la remise du document. Elles
doivent être complétées par une présentation de l'état général et local du marché
des produits ou services devant faire l'objet du contrat et des perspectives de
développement.
Doivent être annexés à cette partie du document les comptes annuels des deux
derniers exercices ou, pour les sociétés faisant publiquement appel à l'épargne,
les rapports établis au titre des deux derniers exercices en application du
troisième alinéa de l'article 341-1 de la Loi n° 66537 du 24 juillet 1966 sur les
sociétés commerciales.
5/ Une présentation du réseau d'exploitants qui doit comporter :
a) la liste des entreprises qui en font partie avec l'indication pour chacune
d'elles du mode d'exploitation convenu.
b) L'adresse des entreprises établies en France avec lesquelles la personne
qui propose le contrat est liée par des contrats de même nature que celui dont la
conclusion est envisagée : la date de conclusion ou de renouvellement de ces
contrats est précisée.
Lorsque le réseau compte plus de cinquante exploitants, les informations
mentionnées à l'alinéa précédent ne sont exigées que pour les cinquante
entreprises les plus proches du lieu de l'exploitation envisagée.
c) Le nombre d'entreprises qui, étant liées au réseau par des contrats de
même nature que celui dont la conclusion est envisagée, ont cessé de faire partie
du réseau au cours de l'année précédant celle de la délivrance du document. Le
document doit préciser si le contrat est venu à expiration ou s'il a été résilié ou
annulé.
d) S'il y a lieu, la présence, dans la zone d'activité de l'implantation prévue
par le contrat proposé, de tout établissement dans lequel sont offerts avec
l'accord exprès de la personne qui propose le contrat, les produits ou services
faisant l'objet de celui-ci ;
6/ L'indication de la durée du contrat proposé, des conditions de renouvellement,
de résiliation et de cession, ainsi que le champ des exclusivités.
Le document doit, en outre, préciser la nature et le montant des dépenses et
investissements spécifiques à l'enseigne ou à la marque que la personne
destinataire du projet de contrat devra engager avant de commencer
l'exploitation.
Article 2 :
50
Sera punie des peines d'amendes prévues par les contraventions de la 5ème
classe toute personne qui met à la disposition d'une personne un nom
commercial, une marque ou une enseigne en exigeant d'elle un engagement
d'exclusivité ou de quasi-exclusivité pour l'exercice de son activité sans lui avoir
communique, vingt jours au moins avant la signature du contrat, le document
d'information et le projet de contrat mentionnés à l'article 1er de la loi du 31
décembre 1989 susvisée. En cas de récidive, les peines d'amendes prévues pour
la récidive des contraventions de la 5ème classe sont applicables.
Article 3 :
Le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de l’industrie et de
l’aménagement du territoire et le ministre délégué au commerce et à l’artisanat
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui
sera publié au Journal officiel de la République française.
51