Estimation d'un Modèle SETAR en Finance
Estimation d'un Modèle SETAR en Finance
Mémoire Présenté
Pour L’Obtention Du Diplôme De Master
En Mathématique Financière
Thème
abb
bbb
bbb
bbb
bbb
bbb
bbb
bbb
bbb
bbb
bbb
bbb
bbb
bbc
d e
Estimation Et Prévision D’un Modèle
d e
Self-Exciting Threshold Autorégressive
fgg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggh
Président : Mr [Link]
Examinatrice : Mme [Link]
Introduction générale 2
3 Simulation 40
3.1 Modèle 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3.2 Modèle 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
3.3 Modèle 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
4 Prévision 48
4.1 Méthodes de Prévision Ponctuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
4.1.1 Méthode Analytique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
4.1.2 Méthodes de Simulation Numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
4.1.3 Méthode ”Naı̈ve” ou Méthode dite du ”Skeleton” . . . . . . . . . . 53
4.1.4 Méthode Normal Forecast Error (NFE) . . . . . . . . . . . . . . . 53
4.1.5 Méthode de l’estimation Dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
4.2 Application sur des données réelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
5 Conclusion générale 58
Bibliographie. 59
1
Introduction générale
Dans le cadre des modèles markoviens introduit par Hamilton (1988 ; 1989) et
étendu par plusieurs auteurs, entre autres, Chang-Jin Kim (1994), le mécanisme de
transition repose sur une variable d’état inobservable qui est supposée suivre une
chaı̂ne de Markov. A chaque période de temps, il existe donc une certaine probabilité
d’appartenir à un régime donné. En revanche dans les modèles à seuil, le mécanisme
de transition s’effectue alors à l’aide d’une variable de transition observable, d’un seuil
et d’une fonction de transition. La difficulté de ce type de modèle repose donc sur la
définition de cette variable observable, il existe cependant des méthodes statistiques,
telles que les tests de linéarité pour nous guider dans ce choix.
2
3
Cependant, cette démarche impose trois limitations qui ne sont pas toujours
soutenables. Premièrement, le passage subit d’un régime à l’autre, même si la variation
de la variable de transition est minime. Il parait souvent plus logique que le passage
d’un régime à l’autre se fasse graduellement. La seconde limite qui découle également du
mécanisme de transition est que la distance au seuil n’affecte pas le passage d’un régime
à l’autre, seul le fait d’être supérieur ou inférieur au seuil importe.
Troisièmement , ce modèle ne peut inclure qu’un nombre limité de régimes comme dans
le cas du modèle à changements de régimes markoviens, il n’est donc pas toujours possible
de prendre en compte des mécanismes non-linéaires complexes . Pour cette cause, chan
et Tong (1987) et Luukkonen, Saikkonen Teräsvirta (1988) ont proposé de remplacer la
fonction indicatrice des modèles à transition brutales par une fonction continue et bornée
entre 0 et 1 afin d’autoriser une transition lisse entre les régimes extrêmes. Cette démarche
a alors l’avantage de répondre simultanément aux trois critiques formulées précédemment.
peut être non linéaire sur la période globale considérée, mais linéaire par sous période.
Un modèle SETAR est ainsi formé de relations linéaires par morceaux. Parallèlement à la
modélisation des asymétries cycliques et des changements de comportements, ces modèles
on été utilisés pour traiter des enjeux de non-stationnarité. Ainsi, la non -stationnarité
d’un processus (établie dans un cadre linéaire) peut être remise en cause dans un cadre
non-linéaire. Cela peut être le cas d’un processus qui suit une marche aléatoire dans une
zone centrale mais qui aurait un comportement stable dans les régimes extrêmes (voir
Caner et Hansen, 1997).
Ces modèles reposent sur l’idée selon laquelle l’économie peut se situer dans
deux régimes différents. Toutefois , contrairement aux modèles TAR où le passage d’un
régime à un autre se fait de façon brutale ;la transition sera douce dans le cas des
processus STAR. On introduit ainsi un lissage sur le temps permettant d’atténuer les
changements de régimes. Il peut dés lors exister un continuum d’états entre les deux
régimes extrêmes. Les modèles STAR sont principalement utilisés pour caractériser le
cycle économique ou l’évolution de certaines variables macroéconomiques et financière.
Notre objectif dans ce travail est d’estimer les paramètres d’un modèle SETAR
par la méthode des moindres carrés ordinaire et de prévoir à partir de ce modèle les
données d’une série réelle par la méthode de prévision ponctuelle Monte Carlo (MC).
Ce présent mémoire est structuré comme suit :
modèles de type SETAR à deux régimes et à l’ordre p=1. Nous avons montrer, par
simulation, la performance de la méthode d’estimation des paramètres du modèle
SETAR. Nous avons retenu pour chaque paramètre, l’estimateur moyen ainsi que
la variance empirique.
Les modèles à seuil sont particulièrement intéressants dans la mesure ou ils permettent
de tenir compte des phénomènes d’asymétrie et des ruptures de forte amplitude.
Les modèles les plus couramment utilisés dans cette catégorie sont les modèles SETAR
ou le changement de régime est régi par un seuil.
Enfin, il est également possible de considérer que les événements construits sur la
variable de transition dépendent de valeurs de paramètres inconnus. Par exemple, si la
variable de transition yt est simplement le temps, yt = t, cela revient à poser que les
dates de changement de régimes sont inconnues. Ainsi, dans un modèle à deux régimes,
on aura :
6
7 CHAPITRE 1. MODÈLES NON LINÉAIRES À SEUIL
p1 q1
φ10 + Σi=1 φ1i yt−i + 1t + Σj=1 θ1j 1,t−j si yt−d ≤ c
yt = (1.1)
φ20 + Σpi=2 φ2i yt−i + 2t + Σqj=2
2 2
θ2j 2,t−j si yt−d > c
où 1t et 2t sont deux bruits blancs de variance respective σ12 et σ22 L’entier d est
le paramètre de délai et le réel inconnu c qui coupe le support de y en deux sous-espaces,
est un paramètre de seuil.
Ainsi, lorsque y est inférieur à c, alors d périodes plus tard, la variable y sera générée par
un certain processus ARMA(p1 , q1 ) ; en revanche, si y est plus élevé que c alors après d
périodes y obéira à un autre processus ARMA(p2 , q2 ).
K pk qk
X X X
yt = (φk0 + φki yt−i + kt + θkj k,t−j ) × 1(yt−d ∈Ri )
k=1 i=k j=k
où kt est un bruit blanc de variance σk2 pour k = 1,. . . ,K.
Les segments Ri =]ci−1 ; ci ] forment une partition de l’espace des réels conformément aux
valeurs des paramètres de seuil ci tels que −∞ =c0 < c1 < . . . < cK = +∞. Enfin 1()est
une fonction indicatrice prenant la valeur 1 si yt−d ∈ Ri et 0 si non
Ainsi Tong (1983) considère le cas où la variable de transition est l’expliquée elle-
même obtenant alors le modèle Self-Exciting TARMA (noté SETARMA) dans lequel il
impose également l’absence de changement dans les processus en bruits blancs entre les
régimes, soit kt = t .
Face aux difficultés rencontrées dans le cas général, la majorité des travaux se
fonde sur des simplifications de ces structures générales pour ne retenir que des processus
à seuils en moyennes mobiles (TMA) et surtout autorégressifs (TAR).[6]
q1 q2
X X
yt = θ1i t−i + θ2i 1(yt−d ≤c) t−i + t (1.3)
i=1 j=1
Comme pour les MA il est cependant nécessaire d’imposer des conditions d’inver-
sibilité.
A notre connaissance, seules des conditions suffisantes ont été énoncées par Ling
et Tong (2005) pour un TMA quelconque, et des conditions nécessaire et suffisante pour
un TMA(1) par Ling, Tong et Li (2005) .
Le processus SETMA est également analysé par De Gooijer (1998) qui propose en
particulier un test de Lagrange de l’hypothèse MA versus SETMA.
Ces processus engendrent naturellement des réponses asymétriques aux chocs : lorsque
yt−d est supérieur à c alors le poids de t−i dans la détermination deyt est donné par σ1i , en
revanche ce poids est égal à σ1i +σ2i lorsque yt−d est inférieur ou égal à la valeur du seuil c.
Dans l’esprit, un processus proche est considéré par Wecker (1981) dans lequel
deux filtres MA(q) sont utilisés, l’un fondé sur les innovations passées positives et l’autre
sur les innovations passées négatives.
Ainsi, en définissant +
t = max(0; t ) et −
t = min(0; t ), un processus asMA(q)
soit encore :
q q
X X
yt = θi +
t−i + γi 1(t−i ≤0) t−i + t
i=1 i=1
Un test de linéarité versus une réponse asymétrique au sein d’une telle structure a
été proposé par Brännäs, De Gooijer et Teräsvirta (1998)[1][6].
On fait référence aux modèles STAR (granger, Teräsvirta, 1993, Teräsvirta 1998 et
potter, 1992) L’ensemble de ces modèles remet en cause la non stationnarité d’un
processus établie dans un cadre linéaire. Les modèles SETAR (” Self-Exciting Threshold
autorégressive ”) sont le prolongement des modèles de classe TAR (“ Threshold au-
torégressive ”) introduits par Tong et Lim(1980)[14].
l’idée sous-jacente de ce type d’approche est qu’une relation peut être non linéaire
sur la période globale considérée mais linéaire par sous périodes.
(1) Pp1 (1) (1)
φ0 + i=1 φi yt−i + t , si yt−d < c1
(2) Pp2 (2) (2)
φ0 + i=1 φi yt−i + t , si c1 ≤ yt−d < c2
yt = (1.5)
...
φ(k) + Ppk φ(k) y + (k) , si y ≥ c
0 i=1 i t−i t t−d k−1
autorégressifs linéaire .
Lorsque les ordres des retards sont identiques pour chaque équation ,c’est-à-dire si
Pi = p ∀ les modèles SETAR se ramènent aux modèles TAR d’ordre p qui s’écrivent :
(1) (1) (1)
φ0 + pi=1 φi yt−i + t , si yt−d < c1
P
φ(2) (2) (2)
Pp
0 + i=1 φi yt−i + t , si c1 ≤ yt−d < c2
yt =
...
φ(k) + Pp φ(k) y + (k) , si y ≥ c
0 i=1 i t−i t t−d k−1
Les variables yt−i sont des valeurs de l’endogène retardée ,mais il est également
possible d’introduire des variables explicatives autres que l’endogène retardée ,selon
Tong(1990)[15].Caner et Hansen(2001)[2].
La variable de seuil est une variable qui ne figure pas parmi les variables explica-
tives (endogène ou exogène).
Le choix de la variable de transition (ou seuil)peut être inspiré par la théorie économique
mais une solution athéorique est aussi envisageable :par exemple comme le précise le
paragraphe suivant , la procédure de spécification du modèle à seuil permet de décider
quelle variable retenir[7].
Dans le cas particulier où l’ordre autorégressif p vaut 1 dans chaque régime,on
peut énoncer le théoreme suivant :
Remarque
On introduisant des termes MA dans chaque régime du modèle SETAR,on obtient les
processus [Link]́s précédemment.
le modèle à seuil le plus simple est obtenu pour k=2 :
V̂ j = σ̂(j)
2
(X 0 X)−1
Il s’agit ici du cas le plus simple (modèle de référence) où les sous-périodes de
réalisation des différents régimes sont connus. Le modélisateur dispose donc d’une
information complète :
Un modèle précurseur :
Deux types de modèles à seuils sont considérés : les modèles autorégressifs à tran-
sition brutale (TAR) et à transition souple (STAR). La variable de seuil (dans le modèle
TAR) ou de transition (dans le modèle STAR), notée st , est une variable exogène
appartenant ou non à l’ensemble des variables exogènes xt du modèle et dont la valeur
prise à chaque instant détermine, par rapport à un échelle de seuils ci à estimer, le régime
en action à cet instant.
où, comme précédemment, les Ri =]ci−1 , ci ] sont des segments de la droite réelle
dont les bornes sont données par les valeurs des paramètres de seuil ci ordonnées de
sorte que −∞ =c0 < c1 < . . . < cK = +∞ ,pi est l’ordre du polynôme de retards dans le
Dans leur travail pionnier, Tong et Lim (1980) montrent que le modèle SETAR
permet de rendre compte de différentes formes d’asymétrie, comme une asymétrie de
durée entre les phases ascendantes et les phases descendantes ou une asymétrie de
fréquence entre oscillations d’amplitudes hautes et basses.
Il est en outre montré qu’une telle modélisation permet de générer des cycles-limites, qui
sont les solutions périodiques asymptotiques indépendantes des conditions initiales.
L’estimation des paramètres d’un modèle SETAR est complexe du fait notamment
de la difficulté inhérente à l’identification de la variable de seuil et de l’absence d’une
méthode d’estimation globale simple.
Les différentes approches, fondées sur l’idée fondamentale que le modèle est linéaire
à l’intérieur de chaque régime, préconisent des méthodes séquentielles d’estimations
conditionnelles aux valeurs de d et de c.
Dans cette optique, Tong et Lim (1980) proposent d’estimer les paramètres du
modèle SETAR à deux régimes suivant une procédure basée sur le critère AIC adapté à
chaque paramètre.
p1
φ10 + Σi=1 φ1i yt−i + 1t si yt−d ≤ c
yt =
φ20 + Σpi=2
2
φ2i yt−i + 2t si yt−d > c
p p
X X
yt = (φ10 + β1i yt−i )1yt−d ≤ c + (φ20 + β2i yt−i )1yt−d > c + t (1.7)
i=1 i=1
1 si yt−d ≤ c
0 si yt−d > c
On suppose que l’erreur t est une martingale par rapport aux valeurs passées de
yt et est homoscédastiques.
Pour un couple (d,c) donné, les paramètres des deux représentations AR linéaires sont
estimés par les moindres carrés selon que, à chaque instant t, yt−d dépasse ou non le seuil c.
Des conditions suffisantes de stationnarité des SETAR ont été données mais ces
conditions apparaissent comme très restrictives lorsqu’on les compare aux conditions
nécessaires et suffisantes qui sont connues pour des cas particuliers (Chang (1993), De
Gooijer et De Bruin (1998), Tong(1990)).
Or, dans ce cas particulier les conditions à la fois nécessaire et suffisante dans un modèle
à deux régimes sont connues et correspondent aux contraintes φ11 < 1, φ21 < 1, φ11 φ21 < 1.
De toute évidence, la condition suffisante de Chang est alors beaucoup trop res-
trictive et il est par exemple possible de construire un SETAR stationnaire dans lequel
un des régimes est gouverné par un AR non stationnaire[9].
−2yt−1 + t si yt−1 ≤ 0
yt =
0.6yt−1 + t si yt−1 > 0
C’est un processus stationnaire alors même que l’un des régimes est gouverné par
un AR explosif. Du fait de ce coefficient φ11 = −2 , yt sera plus souvent positif que
négatif de sorte que E[yt ] > 0.
Ainsi, l’espérance de ce processus sans terme constant est non nulle. Par contraste, on
rappelle qu’un AR est d’espérance non nulle précisément si et seulement si son équation
fait apparaı̂tre un terme constant non nul.
Dans un modèle SETAR la variable de transition est constituée par le niveau décalé
de l’expliquée, yt−d .
Enders et Granger (1998), Enders et Siklos (2001), Caner et Hansen (2001) ont
suggéré d’utiliser également la variation décalée ∆yt−d = yt − yt−d . Un argument
statistique est avancé : si le processus gouvernant y tout en étant stationnaire possède
une racine proche de l’unité (near unit root process) alors il peut être préférable de
considérer la série en différence. Indépendamment de cet argument, il est possible que la
variable étudiée soit-elle que les agents font particulièrement attention à l’amplitude des
variations plutôt qu’au niveau lui-même.
Ce peut par exemple être le cas pour les taux d’intérêt, les taux de change et,
plus généralement, les rendements des actifs financiers.
K pk
X X
yt = (φk0 + φki yt−i + kt ) × 1(∆yt−d ∈Ri ) (1.8)
k=1 i=1
k
X
AIC(p1 , . . . , pk ) = [Tk log σ̂k2 + 2(pk + 2)] (1.9)
k=1
k
X Tk (Tk + Pk + 1)
AICc(p1 , . . . , pk ) = [Tk log σ̂k2 + ] (1.10)
k=1
Tk Tk − Pk − 3
k
X
BIC(p1 , . . . , pk ) = [Tk log σ̂k2 + (pk + 1) log Tk ] (1.11)
k=1
Des simulations de Monte Carlo réalisées par ces auteurs paraissent indiquer que
le critère BIC est préférable sur grands échantillons alors que sur petits échantillons
l’emploi du critère d’Akaike corrigé AICc serait préférable.
On trouve également des critères de validation de choix des paramètres d’un SE-
TAR dans De Gooijer (2001) et Galeano et Peña(2004).
Dans le cas simple caractérisé par une seule fonction de transition qui vient pondérer les
équations AR afférentes à deux dynamiques différentes dans lesquelles on suppose pour
[Link] l’égalité des variances des résidus, Un modèle STAR à deux régimes s’écrit :
p p
X X
yt = (φ10 + φ1i yt−i )×[1−F (st ; c, γ)]+(φ20 + φ2i yt−i )×F (st ; c, γ)+t γ > 0 (1.12)
i=1 i=1
où F (st ; c, γ) est une fonction de transition continûment dérivable sur l’intervalle[0,1].
La variable de transition st peut être une valeur retardée de yt comme dans les
modèles SETAR mais aussi une variable exogène ou une fonction de variables exogènes
(van Dijk, Franses et Teräsvirta, 2000).
t est une erreur aléatoire supposée iid de moyenne nulle et de variance constante.
Les fonctions de transition usuellement utilisées dans les modèles STAR sont la
fonction logistique d’ordre 1 :
auquel cas on parle d’un modèle STAR logistique ou LSTAR, ou la fonction expo-
nentielle d’ordre 1 :
La fonction logistique définit une correspondance univoque entre le signe d’un (im-
portant) écart au seuil, ωt , et un régime donné(en effet, la fonction (1.13) implique que
lorsque ωt tend vers −∞ et +∞,F (st ; c, γ) tend respectivement vers 0 et 1. Ainsi, si st
est petit (grand) devant a, le modèle (1.12) se réduit au premier (deuxième) régime).
Un modèle à deux régimes avec fonction de transition logistique est donc appro-
prié pour décrire des dynamiques asymétriques comme celles d’un régime d’expansion et
d’un régime de récession.
de plus st = yt−d , le modèle LSTAR se confond avec le modèle SETAR , tandis que
lorsque γ = 0, il s’identifie à un modèle linéaire puisque la fonction de transition est égale
à 0,5.
Figure 1.1 – fonction de transition d’un modéle LSTAR F(st , c, γ)pour c=0
Du fait de la forme quadratique retenue,la fonction exponentielle, quant à elle, définit une
correspondance entre les valeurs de la variable de transition proches du seuil (ωt faible) et
l’un des régimes, et les valeurs de la variable de transition éloignées du seuil par valeurs
inférieures ou supérieures (|ωt | élevé) et l’autre régime(La fonction (1.14) implique en effet
que F (st ; c, γ) tend vers 0 lorsque ωt tend vers 0 et vers 1 lorsque ωt tend vers +∞ ou - ∞.
Ce cas correspond donc à un modèle à trois régimes où les régimes extrêmes sont
symétriques, à l’image d’un modèle d’intervention de la banque centrale sur le marché
des changes où l’intervention a lieu (régimes extrêmes) lorsque le taux de change
s’écarte substantiellement par valeurs positives ou négatives de sa valeur d’équilibre.
L’intervention n’a pas lieu (régime intermédiaire) dans le cas contraire.
Figure 1.2 – fonction de transition d’un modéle ESTAR F(st , c, γ)pour c=0
Une procédure en deux étapes est généralement employée : pour des valeurs données
de la pente et des paramètres de transition, on trouve les estimateurs des MCO des
paramètres φ.
Ces derniers étant alors fixés, on recherche les estimateurs des moindres carrés
non linéaires des premiers. Le processus est itéré jusqu’à ce qu’un critère de convergence
soit satisfait.
La référence à une variable d’état offre alors une description alternative parcimo-
nieuse.
où t est un bruit blanc gaussien de variance constante σ2 , et donc ici seul l’espérance
est autorisée à changer.
on est en récession.
0 > 0 si st = 0
(st ) = (1.16)
1 < 0 si st = 1
avec pij +pii =1 ∀i, j, k ∈ {0, 1} Ainsi, la probabilité que le système soit dans l’état j en t +
1 ne dépend que de l’état dans lequel il se trouvait à la période immédiatement précédente.
En d’autres termes, le futur du processus ne dépend que de son état actuel et est
indépendant de son passé.
Cette structure de base peut naturellement être amendée par exemple en considérant
plus de deux états.
La variance du bruit peut aussi être dépendante du régime, soit σt =σ 2 (st ).
Par ailleurs, avec une équation telle que (1.16), le changement d.état provoque un
saut immédiat de la série vers son nouveau niveau. Krolzig (1997) montre qu’un
ajustement graduel du niveau de la série peut être pris en compte par une structure
autorégressive avec un terme constant fonction de cette variable d’état :
Il est également possible de faire dépendre les valeurs des coefficients autorégressifs
du régime en vigueur indiqué par st. En ce cas, il peut arriver que la racine d’un
des polynômes autorégressifs soit unitaire, voire explosive, alors que le processus est
globalement stationnaire.
Un des intérêts des applications empiriques est qu’il est possible d’obtenir les es-
timateurs des probabilités associées aux régimes inobservés conditionnellement à
l’ensemble d’information disponible et donc de fournir une indication sur l’historique de
ces régimes.
Il est ainsi possible de comparer les enseignements du modèle avec des informations
tierces, l’exemple type étant la datation des cycles US du NBER[6].
où st est une indicatrice binaire prenant ses valeurs dans l’ensemble {0,1},ρ un co-
efficient réel et t un bruit blanc gaussien.
Cette équation est couplée à une hypothèse relative à la probabilité de l’état décrit par
st qui est supposée ne dépendre que de la valeur passée de la variable d’intérêt y :
Il est aisé de voir qu’un cas particulier de processus SETAR à 3 régimes peut être
dérivé de cette structure.
En effet, en posant :
1 si|yt | > c > 0
p(yt ) = (1.21)
0 sinon
il vient :
ρyt−1 + t si |yt | > c > 0
yt = (1.22)
yt−1 + t si non
Le rapport avec les processus à transition douce STAR peut être illustré en considérant
une spécification de type logistique sur la probabilité prévisionnelle :
P (yt )
log[ ] = δ0 δ1 f (yt ) (1.23)
1 − P (yt )
où f () est une fonction croissante avec |yt |. Comme d’après (1.20), on a :
exp[δ0 + δ0 f (yt−1 )]
E[∆yt |yt−1 ] = b × { } × yt−1 (1.25)
1 + δ0 + δ0 f (yt−1 )
exp[δ0 + δ0 f (yt−1 )]
E[∆yt |yt−1 ] = b × { } × yt−1 + t (1.26)
1 + δ0 + δ0 f (yt−1 )
Dans sa forme la plus générale, le modèle ACR est un processus vectoriel tel que :
Les hypothèses néces- saires à ce résultat ainsi [Link] discussion des estimateurs
du maximum de vraisemblance sont présentées dans Rahbek et Shephard (2002). Une
application univariée au taux de change franc-mark est réalisée par Bec, Rahbek et
Shephard (2005).
Les auteurs discutent notamment des probabilités conditionnelles des deux régimes
tirées respectivement d’un ACR et d’un SETAR.
En particulier il n’est pas fait état de résultats relatifs à une utilisation à des fins
de prévision de l’ACR[6].
La méthode des moindres carrée ordinaire (MCO) est une méthode d’estimation des
paramètres visant à minimiser la somme des carrés des erreurs commises par le modèle
sur l’ensemble des données.
Cette méthode d’estimation consiste à chercher les valeurs des paramètres qui
minimisent le critère des moindres carré donné par (Y − Xb)0 (Y − Xb) une technique
de résolution consiste à dériver le critère par rapport aux paramètres et rechercher les
solutions qui annulent ces dériver.
27
28 CHAPITRE 2. ESTIMATION D’UN MODÈLE SETAR PAR LA MÉTHODE MCO
méthode des moindres carrés ordinaire n’est facilement applicable que dans le cas
linéaire, nous avons exprimé le modèle SETAR sous la forme d’un modèle de régression
linéaire multiple. Nous commençons, tout d’abord, par l’estimation des paramètres
du modèle SETAR par MCO,et par la suite, tester l’hypothèse de linéarité contre son
alternative qui est le modèle SETAR.
Conditions de Gauss-Markov
Sous les conditions de Gauss Markov (S2 ) : H0 E(Y ) = Xb et H1 : E(Y Y 0 ) = 1σ 2 Nous
énonçons les propriétés des estimateurs b̂ et Ŷ comme suit :
Propriété 1 :
Sous le système d’hypothèse (S2 ) l’estimateur des moindres carres ordinaires b̂ est
un estimateur linéaire sans bais du vecteur des paramètres b(i.e E(b̂ = b̂) de matrice de
variance covariance égal à (X 0 X)−1 σ 2 .
Propriété 2 :
Propriété 3 :
• Dans ce cas on a transformé une relation non linéaire en relation linéaire, soit d’utiliser
des méthodes d’estimation spécifiques pour modèles non linéaires .
Il s’agit d’estimer les paramètres du modèles SETAR par la méthode des moindres
carrées ordinaire, cette méthode est applicable sur des modèles linéaires, comme le
SETAR est un modèle non linéaire donc il faut l’écrire sous la forme d’un modèle de
régression multiple linéaire comme suit :
(1) Pp (1)
φ0 + i=1 φi yt−i + t si yt−d ≤ c
1
yt = (2.3)
(2) Pp2 (2)
φ0 + i=1 φi yt−i + t si yt−d > c
on pose :
(2)
θ0 = φ0
(2)
θ1 = φ1
..
.
(2)
θp = φp
et
(1) (2)
φ0 = φ0 − φ0
(1) (2)
φ1 = φ1 − φ1
..
.
(1) (2)
φq = φp − φp
yt = θ0 +θ1 yt−1 +. . .+θp yt−p +φ0 1(yt−d≤r ) +φ1 1(yt−d≤r ) yt−1 +. . .+φq 1(yt−d≤r ) yt−q +t (2.5)
yt−i si i = 1, 2 . . . , p
Xt,i = 1(yt−d≤r ) si i = p + 1 (2.7)
1 y si i = p + 2 . . . , p + q + 1
(yt−d≤r ) t+p+1−i
1 X1,1 X1,2 . . . X1,p X1,p+1 X1,p+2 . . . X1,p+q+1
1 X2,1 X2,2 . . . X2,p X2,p+1 X2,p+2 . . . X2,p+q+2
.. .. .. .. .. .. ..
X=
. . . . . . .
(2.8)
1 Xn−1,1 Xn−1,2 . . . Xn−1,p Xn−1,p+1 Xn−1,p+2 . . . Xn−1,p+q+1
1 Xn,1 Xn,2 . . . Xn,p Xn,p+1 Xn,p+2 . . . Xn,p+q+1
En utilisant ces notations, on constate que le vecteur y 0 =(y1 , . . . , yn ),est une réalisation
du vecteur aléatoire y satisfaisant le modèle linéaire :
y = Xb +
avec
b0 = (b0 , b1 , . . . , bp+q+1 )0
Rappelons que le principe de l’estimation par la méthode des moindres carrés consiste à
trouver les estimation s du vecteur des paramètres pour lesquelles la somme des erreurs
carrés Q(b/Y,X) suivant soit minimale :
=Y 0 Y − 2b0 XY + b0 (X 0 X)b
(X 0 X)b = X 0 Y (2.9)
Donc, dans toute la suite , on suppose , sauf mention contraire ,que la matrice X
est de rang plein et donc la matrice X 0 Xest inversible. Cette dernière matrice carrée est
de la forme :
n nX̄1 nX̄2 ... nX̄p+q+1
n n n
2
nX̄1 P P P
i=1 Xi,1 i=1 Xi,1 Xi,2 ... i=1 Xi,1 Xi,p+q+1
.. .. .. .. ..
. . . . .
X 0X =
Pn Pn Pn
nX̄p+q i=1 X i,p+q X i,1 i=1 X i,p+q X i,2 . . . i=1 X i,p+q+1 X i,p+q+1
Pn Pn Pn 2
nX̄p+q+1 i=1 Xi,p+q+1 Xi,1 i=1 Xi,p+q+1 Xi,2 . . . i=1 Xi,p+q+1
(2.10)
Sous cette condition l’équation normale (2.9) possède une solution unique donnée par :
b̂ = (X 0 X)−1 X 0 Y (2.11)
on montre facilement que la fonction objective à savoir la forme quadratique Q(b/Y,X)
atteint vraiment sa valeur minimale pour cette solution. en effet la somme des erreurs
carrés peut s’écrire sous la forme suivante :
=(Y − X b̂)0 (Y − X b̂) + (b − b̂)0 X 0 X(b − b̂) − 2(Y − X b̂)0 X(b − b̂)
(Y − X b̂)0 X = (X 0 Y − X 0 X b̂)0 = (X 0 Y − X 0 Y )0
Alors l’expression de la somme des erreurs aux carrés s’écrit comme suit :
C’est une somme de deux quantités positives ou nulles, la première ne dépend pas du
vecteur b et la deuxième prend sa valeur minimale pour b = b̂ ce qui achève la preuve.
Donc, trouver les estimateurs des moindres carrées d’un modèle SETAR revient à
minimiser la somme des erreurs au carrés notée Q(b/Y,X) .
1 X1,1 X1,2 . . . X1,p X1,p+1 X1,p+2 . . . X1,p+q+1
1 X2,1 X2,2 . . . X2,p X2,p+1 X2,p+2 . . . X2,p+q+2
.. .. .. .. .. .. ..
X=
. . . . . . .
(2.12)
1 Xn−1,1 Xn−1,2 . . . Xn−1,p Xn−1,p+1 Xn−1,p+2 . . . Xn−1,p+q+1
1 Xn,1 Xn,2 . . . Xn,p Xn,p+1 Xn,p+2 . . . Xn,p+q+1
et
X1,p+1 X1,p+2 ... X1,p+q+1
X2,p+1 X2,p+2 . . . X2,p+q+1
.. .. .. ..
X2n×(q+1) =
. . . .
(2.14)
Xn−1,p+1 Xn−1,p+2 . . . Xn−1,p+q+1
Xn,p+1 Xn,p+2 . . . Xn,p+q+1
Par conséquent , le vecteur des paramètres de régression b est aussi composé de deux
blocs,de la forme b0 = (b01 , b02 ) avec :
0 0
b1 = (b0 , b1 , . . . , bp )
b02 = (bp+1 , bp+2 , . . . , bp+q+1 )0
par la suite , on déduit facilement la matrice carrée X 0 [Link] matrice est de la forme :
0
X1 X1 X10 X2
X1
X 0 X = (X1 , X2 )0 = pour une sèrie de taille n (t=1, n)
0 0
X2 X2 X1 X 2 X2
bloc1 :
Pn Pn Pn
n 1 Xi,1 1 Xi,2 ... 1 Xi,p
Pn Pn 2 Pn Pn
1 Xi,1 1 Xi,1 1 Xi,1 Xi,2 . . . 1 Xi,1 Xi,p
Pn Pn Pn 2 Pn
1 Xi,2 1 Xi,1 Xi,2 1 Xi,2 ... 1 Xi,2 Xi,p
0
X1 X1 = (2.15)
.. .. .. .. ..
. . . . .
Pn Pn Pn Pn 2
1 Xi,p 1 X i,1 X i,p 1 X i,2 X i,p . . . 1 Xi,p
bloc2 :
Pn Pn Pn
1 Xi,p+1 1 Xi,p+2 ... 1 Xi,p+q+1
Pn Pn Pn
1 Xi,1 Xi,p+1 1 Xi,1 Xi,p+2 . . . 1 Xi,1 Xi,p+q+1
Pn Pn Pn
1 Xi,2 Xi,p+1 1 Xi,2 Xi,p+2 . . . 1 Xi,2 Xi,p+q+1
0
X1 X 2 = (2.16)
.. .. .. ..
. . . .
Pn Pn Pn
1 Xi,p Xi,p+1 1 Xi,p Xi,p+2 . . . 1 Xi,p Xi,p+q+1
bloc 3 :
Pn Pn Pn Pn
1 Xi,p+1 1 Xi,1 Xi,p+1 1 Xi,2 Xi,p+1 ... 1 Xi,p Xi,p+1
Pn Pn Pn Pn
1 X i,p+2 1 X i,1 X i,p+2 1 X i,2 X i,p+2 . . . 1 Xi,p Xi,p+2
0
X2 X1 =
.. .. .. .. ..
. . . . .
Pn Pn Pn Pn
1 Xi,p+q+1 1 Xi,1 Xi,p+q+1 1 Xi,2 Xi,p+q+1 . . . 1 Xi,p Xi,p+q+1
(2.17)
bloc 4 :
Pn 2
Pn Pn
1 Xi,p+1 1 Xi,p+1 Xi,p+2 ... 1 Xi,p+1 Xi,p+q+1
Pn Pn 2 Pn
1 Xi,p+1 Xi,p+2 1 Xi,p+2 ... 1 Xi,p+2 Xi,p+q+1
0
X2 X2 = (2.18)
.. .. .. ..
. . . .
Pn Pn Pn 2
1 Xi,p+1 Xi,p+q+1 1 Xi,p+2 Xi,p+q+1 . . . 1 Xi,p+q+1
UMBB
n n n n n n
n Σi=1 yi−1 Σi=1 yi−2 . . . Σi=1 yi−p Σi=1 1 Σi=1 1yi−1 . . . Σi=1 1yi−q
n n 2 n n n n 2 n
Σi=1 y1−i Σi=1 yi−1 Σi=1 yi−1 yi−2 . . . Σi=1 yi−1 yi−p Σi=1 1yi−1 Σi=1 1yi−1 ... Σi=1 1yi−1 yi−q
. . . . . . .
.. .. .. .. .. .. ..
X 0 X = Σi=1 (2.19)
n n n n 2 n n n
yi−p Σi=1 yi−1 yi−p Σi=1 yi−2 yi−p . . . Σi=1 yi−p Σi=1 1yi−p Σi=1 1yi−p yi−1 . . . Σi=1 1yi−p yi−q
n n n n n n n
Σi=1 1 Σi=1 1yi−1 Σi=1 1yi−2 . . . Σi=1 1yi−p Σi=1 1 Σi=1 1yi−1 . . . Σi=1 1yi−q
n n 2 n 2 n n n 2 n
Σi=1 yi−1 Σi=1 1yi−1 Σi=1 1yi−2 . . . Σi=1 1yi−1 yi−p Σi=1 1yi−1 Σi=1 1yi−1 ... Σi=1 1yi−1 yi−q
n n n n n n n 2
Σi=1 1yi−q Σi=1 1yi−1 yi−q Σi=1 1yi−2 yi−q . . . Σi=1 1yi−q yi−p Σi=1 1yi−q Σi=1 1yi−1 yi−q . . . Σi=1 1yi−q
Nabil et Oussama
39 CHAPITRE 2. ESTIMATION D’UN MODÈLE SETAR PAR LA MÉTHODE MCO
Or,le calcul de l’estimateur des moindres carrés du vecteur des paramétres b , pour un
modèle SETAR, noté b̂ exige le calcul de la matrice (X 0 X)−1 pour cela , nous énonçons
le théoreme qui établie l’inverse d’une matrice selon ce théoréme la matrice X 0 X étant
une matrice symétrique non singuliére et X10 X1 est bien une sous matrice inversible par
conséquent X 0 X est donnée sous la forme suivante :
(X10 X1 )−1 + (X10 X1 )−1 (X10 X2 )−1 .V 22 (X20 X1 )−1 (X10 X1 )−1 −(X10 X1 )−1 (X10 X2 )−1 V 22
0 −1
(X X) =
−V 22 (X20 X1 )−1 (X10 X1 )−1 V 22
b̂ = (X 0 X)−1 X 0 Y
(X10 X1 )−1 + (X10 X1 )−1 (X10 X2 )−1 .V 22 (X20 X1 )−1 (X10 X1 )−1 −(X10 X1 )−1 (X10 X2 )−1 V 22 X10
=
.
−V 22 (X20 X1 )−1 (X10 X1 )−1 V 22 X20
(X10 X1 )−1 + (X10 X1 )−1 (X10 X2 )−1 .V 22 (X20 X1 )−1 (X10 X1 )−1 X1 − (X10 X1 )−1 (X10 X2 )−1 V 22 X1
.Y
−V 22 (X20 X1 )−1 (X10 X1 )−1 V 22 X2
b̂1
Notons b̂ = avec :
b̂2
b̂1 =[(X10 X1 )−1 + (X10 X1 )−1 (X10 X2 )−1 .V 22 (X20 X1 )−1 (X10 X1 )−1 X1 −
(X1 X1 )−1 (X10 X2 )−1 V 22 X1 ].Y
0
et
40
41 CHAPITRE 3. SIMULATION
3.1 Modèle 1
Soit le modèle SETAR(2,1,1) suivant :
1 − 0.5yt−1 + t si yt−1 ≤ 1
yt =
1 − 0.2yt−1 + t si yt−1 > 1
Ou encore :
Les résultats de simulation du modèle sont présentés dans les tableaux (de 1 à 4) suivants :
(1) (1) (2) (2)
N=50 φ0 φ1 φ0 φ1
valeur vrai 1 -0.5 1 -0.2
Estimateur moyen(b̂moy ) 1.0346 -0.5008 0.9663 -0.1834
Ecart-type empirique 0.0609 0.0436 0.0565 0.0254
tableau(1.1)
3.2 Modèle 2
1 + 0.9yt−1 + t si yt−1 ≤ 1
yt =
1 + 0.7yt−1 + t si yt−1 > 1
3.3 Modèle 3
1 + 0.9yt−1 + t si yt−1 ≤ 1
yt =
1 + 0.5yt−1 + t si yt−1 > 1
A partir des résultats de simulation du modèle SETAR d’ordre 1 (tables (1 :1) jusqu’à
(1 :4)), on constate que plus que la taille de l’échantillon est importante (de 50 à 1000)
plus que les valeurs estimées du vecteur des paramètres se rapprochent des vraies valeurs.
Afin de montrer l’effet de l’ergodicité dans le cas, d’un modèle SETAR d’ordre 1,
nous avons choisi deux modèles (modèle 2 et 3) dont les paramètres sont proche de 1. En
comparant les tableaux (1 :3) ; (2 :1) et (3 :1) où la taille est fixée à N = 500 nous avons
remarquer, pour les paramètres phi0 et phi1, que leur estimation est plus précise dans la
région d’ergodicité (tableau (1 :3)) que lorsqu’on s’éloigne de cette région (tableaux (2 :1)
et (3 :1)).
Une prévision est l’interprétation dans le futur d’une série d’observations effectuées
à des dates fixés. Ces observations correspondent aux enregistrements des quantités de
consommation ou de commandes de certains produits et sont généralement exprimées
en effectifs ou en unités de mesures quelconques. On les appelle séries temporelles ou
chronologiques.
De façon générale, que ce soit dans un modèle linéaire ou non linéaire, il existe trois
principales formes de prévision : les prévisions ponctuelles, les intervalles de confiance et
la densité de prévision. Dans le cas des modèles linéaires de type ARMA, seules les deux
premières formes de prévisions sont généralement utilisées. Les intervalles de confiance
supposés symétriques et continus permettent alors de rendre compte de l’incertitude
autour de l’erreur de prévision au même titre que la variance de l’erreur de prévision. En
revanche pour ces modèles, la fonction de densité de la prévision est rarement, voir jamais
reproduite, puisque comme nous l’avons évoqué en introduction les modèles linéaires ne
permettent pas de reproduire les phénomènes, tels que l’asymétrie ou la multi moda-
lités, susceptibles d’être analysés et interprétés lors de l’examen de la densité de prévision.
Au contraire, dans le cas des modèles non linéaires les trois formes de prévisions
retrouvent toutes leurs justifications et leur intérêt.
48
49 CHAPITRE 4. PRÉVISION
yt = F (xt , θ) + t (4.1)
où t est i.i.d(0, σ2 )et xt désigne un ensemble de variables pouvant inclure à la fois des
variables exogènes et des valeurs retardées de la variable endogène. On appelle skeleton,
l’espérance conditionnelle du processus yt , i.e. F (xt ; θ) : Soit yt+h|t
ˆ le prédicteur optimal
de yt+h compte tenu de l’ensemble d’information disponible à la date t ; noté Ωt ; et soit
t+h|t
ˆ l’erreur de prévision associée à yt+h|t
ˆ . Par définition, on a :
ˆ = E[yt+h |Ωt ]
yt+h|t h≥1 (4.2)
ˆ = yt+h − yt+h|t
t+h|t ˆ (4.3)
Quel que soit le modèle non linéaire envisagé, la prévision à l’horizon d’une période
(h = 1) ne pose pas de problème particulier. Puisque E[t+h |Ωt ] = 0, la prévision ponctuelle
optimale à l’horizon un correspond toujours au skeleton :
yt+h|t
ˆ = F (xt+1 ; θ) (4.4)
Dès lors, la prévision ponctuelle à l’ordre un de tout modèle non linéaire peut s’obtenir
de façon analytique comme s’était le cas pour les modèles linéaires. En revanche, pour
un ordre de prévision h > 1, dans le cas de certains modèles non linéaires, il n’existe pas
de formule analytique permettant d’obtenir aisément cette prévision ponctuelle. C’est en
particulier le cas des modèles à seuil pour lesquels on est obligé d’avoir recours à différentes
méthodes d’approximation ou méthodes numériques pour obtenir les prévisions. Avant
d’évoquer ces dernières, commençons par considérer le cas le plus simple dans lequel il
existe une forme analytique aux prévisions ponctuelles.
où 1(t−j >0) désigne la fonction indicatrice valant 1 si t−j > 0 et 0 dans le cas contraire.
On suppose que le résidu ”t est distribué selon une loi normale N (0, σ2 ). Comme men-
tionné précédemment, la prévision à l’ordre 1 est équivalente au skeleton :
q q
X X
ŷt+h|t = µ + θj t+1−j + ψj t+1−j 1(t+1−j >0) (4.6)
j=1 j=1
La formule de la prévision à l’ordre 2 est similaire à celle d’un modèle de type moyenne
mobile linéaire à l’exception du terme correspondant à l’espérance de la variable censurée,
i.e. t+1 1(t+1 >0) :
q q
X X
ŷt+1|t = µ + θj t+2−j + ψj t+2−j 1(t+2−j >0) + ψ1 E[t+1 1(t+1 >0) ] (4.7)
j=1 j=2
Rappelons que même si t est un processus centré sur 0, l’espérance√ de la variable normale
tronquée t 1(t >0) n’est pas nulle et vérifie E[t 1(t >0) ] = σ/ 2π On obtient ainsi :
q q
X X σ
ŷt+2|t = µ + θj t+2−j + ψj t+2−j 1(t+2−j >0) + ψ1 √ (4.8)
j=2 j=2
2π
De façon générale si l’ordre de prévision h est inférieur à l’ordre q de la moyenne mobile,
ˆ = E[yt+h |Ωt ] ; vérifie :
la prévision ponctuelle à l’ordre h ; notée yt+h|t
q q h−1
X X σ X
ŷt+h|t = µ + θj t+h−j + ψj t+h−j 1(t+h−j >0) + √ ψj (4.9)
j=h j=2
2π j=1
yt = F (yt−1 ; θ) + t (4.11)
où F (yt−1 ; θ) est une fonction non linéaire et θ un ensemble de paramètres. Considérons
le cas d’un modèle STAR où la variable de transition correspond au niveau de l’endogène
retardé d’une période ; i.e. xt = yt−1 . La fonction F (yt−1 ; θ) est alors définie par :
F (yt−1 ; θ)=(φ1,0 + φ1,1 yt−1 ) × [1 − G(yt−1 ; γ, c)] + (φ2,0 + φ2,1 yt−1 ) × G(yt−1 ; γ, c)(4.12)
Comme nous l’avions mentionné, à l’horizon d’une période, sachant que E[t+1 |Ωt ] = 0,
la prévision ponctuelle optimale correspond simplement au skeleton :
Toutefois, pour un ordre h supérieur à une période, il n’est plus possible D’obtenir une
forme analytique de la prévision. Par exemple, si l’on souhaite prévoir le niveau de yt+2 ,
le prédicteur optimal s’écrit alors sous la forme suivante :
Tout le problème tient alors au fait que de façon générale l’opérateur linéaire espérance
ne peut pas être inter changé avec la fonction non linéaire F (.). En d’autres termes, tout
le problème provient du fait que :
Z +∞
ŷt+2|t = F (ŷt+1|t + t+1 ; θ)|Ωt )f ()d (4.18)
−∞
oùf () désigne la fonction de densité du choc t+1 : Etant donné qu’il n’est généralement
pas possible de dériver une expression analytique de cette intégrale, l’évaluation de
N
MC 1 X (i)
ŷt+2|t = ŷ
N i=1 t+2|t
N
1 X (i)
= F (ŷt+1|t ; θ) + t+1 (4.19)
N i=1
Une méthode alternative consiste à ré-échantillonner les résidus historiques, notés ˆt en
(1) (i) (N )
tirant des séquences ˆt+1 , . . . , ˆt+1 , . . . ˆt+1 dans la séquence des résidus historiques 1 , 2 , t
B
La prévision ponctuelle de yt+2 par méthode de Bootstrap, notée ŷt+2|t , est définie de
façon similaire par la quantité moyenne :
N
B 1 X (i)
ŷt+2|t = ŷ
N i=1 t+2|t
N
1 X (i)
= F (ŷt+1|t ; θ) + t+1 (4.20)
N i=1
Les avantages et inconvénients respectifs de ces deux méthodes sont bien connus.
L’avantage essentiel de la méthode Bootstrap par rapport à la méthode de Monte
Carlo est qu’elle ne nécessite a priori aucune hypothèse sur la distribution de t+1 . La
généralisation de ces deux formules conduit des relations de récurrence qui permettent
(par simulations) d’obtenir la valeur de la prévision ponctuelle à un horizon h quelconque.
Ainsi, de façon générale, les prévisions ponctuelles obtenues par méthode de Monte Carlo
et de Bootstrap sont définies par les relations suivantes pour h ≥ 2 :
N
MC 1 X (i)
ŷt+h|t = ŷ (4.21)
N i=1 t+h|t
où dans le cas de la méthode de Monte Carlo, on :
i (i)
ŷt+j|t = F (ŷt+j−1|t , θ) + t+j−1 (4.22)
et dans le cas de la méthode de Bootstrap :
i (i)
ŷt+j|t = F (ŷt+j−1|t , θ) + ˆt+j−1 (4.23)
(i) (i)
où t+j−1 et ˆt+j−1 désignent respectivement deux tirages du choc t+h−1 issus soit d’une
distribution postulée a priori, soit d’un tirage au hasard dans la séquence historique des
chocs estimés. La condition initiale de ces relations de récurrence étant alors fournie par
le skeleton pour l’ordre h = 1 (équation 4.13).
N
ŷt+j|t = E[F (ŷt+j−1|t , θ)|Ωt ] = F (ŷt+1|t ; θ (4.24)
avec ŷt+1|t = F (yt ; θ) (cf. équation 4.13). On obtient alors une formule récursive facile
à mettre en œuvre et qui ne nécessite aucune simulation numérique. Pour un ordre h
quelconque la valeur de la prévision ’naı̈ve’ est définie par une relation récursive de la
forme :
N N
ŷt+h|t = F (ŷt+h|t ; θ) h ≥ 1 (4.25)
Cette méthode ”naı̈ve”, ou méthode dite du ”skeleton”, a été utilisée entre autres par
Tong (1990) et Brown et Mariano (1989). Naturellement, elle conduit à une forte perte
d’efficacité et à des prévisions biaisées. Lin et Granger (1994) montrent ainsi que les
méthodes de type Bootstrap ou Monte Carlo dominent largement la méthode naı̈ve en
termes de biais de prévision dans de nombreux exercices de simulations.
Z +∞
ŷt+2|t = F (ŷt+1|t + t+1 ; θ)f ()d (4.26)
−∞
ou encore
Z +∞
ŷt+2|t = F (yt+1 ; θ)g(yt+1 |Ωt )dyt−1 (4.27)
−∞
où g(yt+1 |Ωt ) désigne la distribution conditionnelle de yt+1 par rapport à l’ensemble
d’information Ωt Comme le note Van Dijk (2002), cette distribution correspond à la
distribution du résidu t+1 avec une moyenne égale à F (yt+1 |Ωt ). En effet, compte tenu
de la définition de la prévision à l’ordre un (équation 4.13), l’erreur de prévision t+1 est
définie par l’écart entre le vrai processus yt+1 et le skeleton, i.e. t+1 =yt+1 − F (yt ; θ) : Par
conséquent, la fonction de densité associée à l’erreur de prévision t+1 ; notée f (t+1 ) ;
peut se réécrire sous la forme f [yt+1 − F (yt ; θ)] : Conditionnellement à l’ensemble
d’information Ωt ; le skeleton F (yt ; θ) est connu. Ainsi, la densité non conditionnelle
des erreurs de prévision f (t+1 ) correspond en fait à la densité conditionnelle du vrai
processus yt+1 centré sur F (yt ; θ) : Enfin, sachant que le skeleton F (yt+1 ; θ) correspond à
l’espérance conditionnelle de yt+2 sachant yt+1 ; la prévision optimale peut s’écrire sous
la forme suivante :
Z +∞
ŷt+2|t = E(yt+2 |yt+1 )g(yt+1 |Ωt )dyt−1 (4.28)
−∞
Z +∞
g(yt+h|Ωt ) = g(yt+h |yt+h−1 )g(yt+h−1 |Ωt )dyt+h−1 (4.29)
−∞
Toutefois, cette méthode peut s’avérer très lourde à implémenter notamment pour
des valeurs de h élevées. Une solution alternative consiste à supposer que l’erreur de
prévision commise à l’horizon h - 1 est normalement distribuée. Formellement, on suppose
que l’erreur t+h−1 = yt+h−1 − ŷt+h−1|t est distribuée selon une loi normale de moyenne
2
nulle et de variance σh−1 Sous cette hypothèse, la distribution conditionnelle g(yt+h−1 |Ωt )
correspond à une distribution normale d’espérance égale à ŷt+h−1|t , et de variance égale
2
à σh−1 Cette méthode, fondée sur l’hypothèse de normalité de la dernière erreur de
prévision et proposée initialement par Pemberton (1987), est connue sous le nom de
méthode NFE pour Normal Forecast Error.
yt = G(yt−1 ; θ) + vt (4.32)
où vt désigne une combinaison éventuellement non linéaire des chocs t et t−1 . Ce modèle
simplifié peut être estimé et dès lors, à partir de cette relation estimée, il est possible de
prévoir directement yt+2 à partir uniquement de l’observation de yt :
Cette fonction G(yt , θ̂) sauf pour le cas particulier d’une prévision à l’ordre h = 1 ne
correspond naturellement pas au skeleton F (yt ; θ) du modèle non linéaire. Cette méthode
discutée dans Granger et Teräsvirta (1993) a notamment été utilisée par Clements et
Smith (1997) dans le cadre des modèles SETAR.[4].
Nous avons choisi pour notre application la série du Log Lynx canadien sur la
période (1821-1934) . En effet, Le graphique ci-dessous présente (en base log10) les
nombres annuels de lynx mis aux enchères à Londre durant les années par la Hudson Bay
Compagny ; soit 114 observations. Ces nombres reflètent dans une certaine proportion
l’évolution de la population des lynx dans la région MacKenzie River au nord-ouest du
Canada où ils sont capturés. Cette série historique a fait l’objet de plusieurs études, elle
sert de référence pour différentes méthodes de modélisation.
Les prévisions calculées, par la méthode Monte Carlo (MC), à partir de ce modèle à
l’horizon h=15 sont représentées dans le tableau ci-dessous :
tableau(4.1)
Figure 4.2 – Prévisions de la série log10 du nombre de lynx canadien à partir d’un
SETAR(2,2,2)
A partir des résultats obtenus précédemment ainsi que le graphe présenté ci-dessus,
nous jugeons globalement que les prévisions obtenues à partir du modèle SETAR d’ordre
2 sont satisfaisantes. En effet, les valeurs prédites se rapprochent des valeurs réelles et les
écarts calculés sont très petits. En conclusion, le modèle SETAR d’ordre 2 à bien modélisé
la série sous étude.
Les paramètres estimés sont vraiment proches des paramètres réels du modèle
simulé. De même pour les prévisions de la série réelle du log lynx canadien par la
méthode de Monte Carlo, les valeurs prédites sont proches des données réelles.
En conclusion, les modèles de séries chronologiques à seuils sont en effet très complexe
58
59 Conclusion
et la théorie dans ce domaine est encore incomplète commençons par l’ergodicité, l’exis-
tence de solution stationnaire unique et l’identification avec l’estimation des paramètres
seuils.
[1] Brännäs, K., De Gooijer, J. G. et Teräsvirta, T., ”Testing linearity against nonlinear
moving average models”, Communications in Statistics : Theory and Methods 27, pp.
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[2] Caner et Hansen 2001, threshold Autoregressions with a unit root econometrical 69(6)
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[3] Céline Baranger - Julien Mathiaud , Méthode de Monte-Carlo,2012/2013.
[4] [Link] et [Link], Modèle Non linéaires et Prévision,2006
[5] Hwai-chang,ching-kang and tze leung,Time series and related topic ,lecture notes ins-
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[6] gilbert colletaz,christophe hurlin, modèles non linéaire et prévisions ( 2007)
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[8] Léonard Moulin,Le modèle linéaire multiple,(2015/2016).
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