Anatomie pour le Mouvement
Anatomie pour le Mouvement
com
Retrouver ce titre sur [Link]
Elisabeth Apsit
Dr Marie-Hélène Barrèrre
Philippe Benoit
Micheline Bier
Dr Jean Briend
Lise Cazaentre
Anne Climent-Sarrion
Jean-Claude Courtot
Isabelle Detrez
Régine Guillemot
Evelyne Guilmâtre
François Grimal
Roger-Pierre Jouannot
René Jourdain
Marie-Hélène Labat
Hélène Lagouanelle
Pascal et Ursula Meyniel
Jean-François Midoux
Marie-Pierre Rostain
Dr Jacques Samuel
François Sebben
Yvonne Ténenbaum
Troyen Tinena
Patrick Tomatis
Nuria Vives
Antoine et Henriette Vogels
Gisèle Wolff
Dr Jean Zammitt
Brigitte Hap
Joséphine Contreras
Jacqueline Hauquier
Bernard Coignard
Retrouver ce titre sur [Link]
Préface
Les anatomistes ont eu longtemps comme seul souci la description aussi précise que possible des structures
et il était logique d’appliquer à l’appareil locomoteur la même règle que celle utilisée pour les viscères : le
fonctionnement en était soit méconnu, soit décrit de façon indépendante de l’anatomie.
Peu à peu toutefois, au début du xxe siècle, les descriptions anatomiques concernant l’appareil locomoteur
se sont complétées de l’action des muscles, et du fonctionnement des articulations ; on était encore dans le
domaine de la physiologie élémentaire analytique. Plus récemment, les biomécaniciens se sont penchés sur
le fonctionnement interne des structures : élasticité, contrainte, etc... en se souciant à vrai dire assez peu de la
fonction.
D’une façon comme d’une autre, on reste dans le domaine assez fermé du laboratoire qui ne prend pas
vraiment en charge la fonction.
L’aspect fonctionnel a surtout été exposé en terme d’efficacité sans trop se préoccuper de la façon dont « ça
se passait», cherchant surtout à plier le corps aux impératifs de la technique pour en faire un instrument docile
au service de l’expression.
La kinésithérapie a permis de faire une synthèse grâce à la décomposition des cinèses en leurs composantes
neuro-physiologiques et anatomo-mécaniques, ce qui permet de mieux cerner les effets thérapeutiques et d’en
comprendre les mécanismes d’action.
De nombreuses personnes, intéressées aux techniques corporelles (danse, mime, théâtre, yoga, relaxation,
etc...), sont venues à la kinésithérapie pour y trouver ces analyses statiques et cinétiques facilitant l’application
de ces différentes techniques : c’est le chemin qu’a suivi Blandine Calais, venue de la danse à la kinésithérapie.
Très vite, l’idée que les danseurs pourraient tirer le plus grand profit d’une meilleure connaissance interne
de leur corps, s’imposa à elle.
Elle conçut alors un enseignement adapté à leur besoin : la représentation simultanée des structures et du
mouvement qu’elles assurent facilitant l’exécution du geste.
De nombreux danseurs et danseuses, et très vite d’autres professionnels de l’expression corporelle, vinrent
suivre ses cours qui ne sont pas de l’anatomie pour l’anatomie, ni le mouvement pour le mouvement, mais de
«l’anatomie pour le mouvement», titre qu’elle a retenu pour ce livre, raccourci utilitaire évident où n’est écrit
de l’anatomie que ce qui est nécessaire pour le mouvement.
J’ai eu beaucoup de plaisir à voir naître successivement l’idée, le démarrage du cours et enfin la parution du
présent ouvrage qui concrétise des années de réflexions et d’enseignement.
Il fallait à la fois la double expérience de danseuse et de kinésithérapeute, l’intelligence de concevoir et la
volonté de transmettre à l’autre pour réussir cette entreprise.
Ayant connu Blandine Calais comme étudiante en kinésithérapie, je peux témoigner de sa qualité de
kinésithérapeute, de son intelligence et de son goût pour l’enseignement.
La forme même du message est particulière : le texte et les dessins (qui sont tous originaux) sont interpénétrés
- des exemples de postures et de mouvements sont analysés.
Cet ouvrage servira à tous ceux qui, par leur profession, ont à s’occuper du corps en mouvement ; au moins
dans un premier temps pour ceux qui devront ultérieurement en approfondir la connaissance, il sera l’ouvrage
de référence pour tous les autres.
Je lui souhaite le franc succès qu’il mérite.
Avant-propos
Nous attirons l’attention du lecteur sur quelques notions particulières à la conception de cet ouvrage.
Ce livre présente des bases d’anatomie reliées à l’observation du mouvement. L’étude du crâne en est exclue,
de même que celle des viscères, des systèmes nerveux et circulatoire. Seule a été retenue l’étude des os,
articulations et muscles.
Le plan n’est pas rigoureusement identique dans tous les chapitres, sa logique étant d’éviter les redites et un
volume trop important de l’ouvrage.
C’est ainsi que certaines régions sont étudiées ensemble, car les mêmes muscles les mobilisent. Parfois,
cependant, les répétitions sont inévitables, elles sont alors limitées et le texte renvoie à la page où la description
est la plus complète.
Le texte est écrit en deux calibres d’écriture : grands caractères pour une première lecture, petits caractères
pour plus de détails.
Les termes utilisés sont ceux de la nouvelle nomenclature (suivie de l’ancienne nomenclature).
Les dessins montrent les éléments du côté droit, pour permettre une orientation et un repérage plus faciles.
Les articulations sont souvent dessinées «os écartés», afin de mieux voir les surfaces articulaires.
Chaque muscle est dessiné seul, sans figuration de ses éléments de voisinage. Ceci permet de mieux saisir sa
fonction.
Son innervation, radiculaire et tronculaire, est ajoutée (inn. :), en général après «Son action».
Le premier chapitre présente des généralités (très succinctes) permettant au lecteur de connaître des termes
qui sont utilisés dans les chapitres suivants. Il est donc nécessaire pour le débutant.
Pour la suite du livre, la lecture peut commencer par n’importe quel chapitre, qu’il est toutefois conseillé de
lire dans l’ordre.
Un index (dernières pages) permet de retrouver les mots écrits en gras dans le texte. Il renvoie à la page où le
mot est expliqué pour la première fois.
Ce livre se présente comme une première approche de l’anatomie du mouvement. Son but est de familiariser
le lecteur avec des termes et des notions de base, permettant à celui-ci, s’il le désire, l’accès à des ouvrages plus
spécialisés (voir Bibliographie).
Retrouver ce titre sur [Link]
Sommaire
Afin de mieux visualiser certains exercices ou mouvements, l’ouvrage comporte des flashcodes (type
code QR), codes barres en deux dimensions, qui vous permettent d’accéder à des vidéos sur notre
site depuis votre mobile. Vous trouverez ces flashcodes tout au long de l’ouvrage. Pour les consulter,
téléchargez depuis votre smartphone une application «Code QR» ou «Flashcode ».
Une fois installée, lancez l’application sur votre smartphone et visez le flashcode qui vous fera
accéder au contenu multimédia. Si vous ne disposez pas d’outils technologiques permettant de les lire
ou si vous préférez les voir directement sur notre site, voici l’url qui vous permettra de les visualiser :
[Link] Dans cette page, cliquez sur l’onglet « vidéos».
Les vidéos accessibles par l’intermédiaire des « Qr Codes » sont proposées gratuitement, en « bonus » de l’ouvrage, et
sont réalisées sous la seule responsabilité de leurs auteurs. L’éditeur de l’ouvrage n’assure aucune garantie d’aucune sorte
quant à leur contenu ni quant aux résultats de leur utilisation par le lecteur. Ce dernier est seul responsable de l’usage
qu’il en fait et toutes conséquences qui en résultent pour lui et les tiers.
L’éditeur ne garantit pas non plus que ces vidéos seront toujours accessibles en toutes circonstances, des difficultés,
contraintes ou évolutions techniques pouvant entraîner leur inaccessibilité temporaire ou définitive. Il ne garantit pas
plus ni l’ajout de nouvelles vidéos, ni plus généralement le maintien de ce type de bonus associés aux ouvrages qu’il
publie et est libre de décider d’y mettre fin à tout moment, sans que le lecteur soit fondé à s’en plaindre à quelque titre
que ce soit.
Retrouver ce titre sur [Link]
GÉNÉRALITÉS
La « position anatomique »
L’étude de l’anatomie pour comprendre le mouve-
ment observe principalement trois systèmes :
– les os, éléments du squelette,
– reliés entre eux par les articulations,
– et mobilisés par les muscles.
7
Généralités Retrouver ce titre sur [Link]
Exemple :
flexion
de hanche. Exceptions :
antépulsion
pour l’épaule…
Exemple :
extension du cou.
... et flexion
plantaire
pour la cheville
et le pied.
8
Généralités Retrouver ce titre sur [Link]
– vers la ligne
médiane
du corps, – loin de la ligne
est appelé médiane du corps,
une adduction ; est appelé une
abduction.
Exemple :
adduction
de hanche.
Exemple :
abduction
d’épaule.
Pour le tronc
et le cou,
un mouvement
en plan frontal
est appelé
Pour les doigts et les orteils,
inclinaison latérale. la ligne médiane du corps
est remplacée par l’axe de la
main (troisième doigt) ou
Exemple : du pied (deuxième orteil).
inclinaison
latérale droite.
Exemple :
l’abduction du premier
ou du cinquième doigt
éloigne ceux-ci
de l’axe de la main
et non de la ligne
médiane du corps.
9
Généralités Retrouver ce titre sur [Link]
– en dehors – en dedans
s’appelle s’appelle
une rotation une rotation
externe interne
ou latérale, ou médiale.
Exemple : Exemple :
rotation rotation
externe interne
ou latérale ou médiale
de hanche. d’épaule.
Pour
l’avant-bras,
ces mouvements
s’appellent…
pronation,
supination.
Pour le tronc,
les rotations s’effectuent
à droite
En réalité, Exemple :
ou à gauche. les mouvements flexion
du corps se font + abduction
le plus souvent + rotation externe
dans des pour la position
plans mixtes. «tailleur».
10
Généralités Retrouver ce titre sur [Link]
– la face externe,
– la face interne
de l’humérus.
Exemples :
superficiel :
proximal : près de la surface – couche
près du centre externe profonde,
11
Généralités Retrouver ce titre sur [Link]
Le squelette
Le squelette est une armature qui constitue le support rigide du corps.
les os longs
C’est une armature mobile, (comme le radius
dont les pièces (les os), et l’ulna),
servent de leviers où la dimension
pour les tractions en longueur
des muscles. domine,
les os
courts
(comme le talus),
les os
plats
(comme
la scapula).
L’os doit sa rigidité à ses composants minéraux (environ 2/3).
En même temps, il possède une certaine élasticité, grâce à ses composants organiques (1/3).
Ces deux qualités sont indispensables à la solidité de l’os
(si l’os était trop rigide, il serait cassant, si l’os était trop souple, il serait déformable).
– contraintes
en flexion,
12
Généralités Retrouver ce titre sur [Link]
L’os
Quand on regarde l’architecture d’un os long,
on voit qu’elle est conçue L’épiphyse, en coupe,
pour résister à ces contraintes. montre une structure
d’os alvéolée :
l’os spongieux.
une
deux extrémités :
partie
les épiphyses,
centrale :
la diaphyse.
Au niveau
des surfaces articulaires,
l’os est recouvert
de cartilage articulaire.
13
Généralités Retrouver ce titre sur [Link]
Les articulations
Les os s’unissent entre eux par des zones appelées articulations.
Celles-ci sont plus ou moins mobiles.
Dans certaines, les os sont simplement réunis par une zone de tissu fibreux.
Ces articulations permettent peu ou pas de mouvements. Elles seront signalées au passage.
Celles qui seront le plus souvent abordées sont les articulations discontinues ou diarthroses. La liaison
des deux os est alors un dispositif permettant des mobilisations répétées, qui est observé ici en détail.
Les deux parties osseuses qui entrent en contact ont une forme qui leur permet de s’ajuster l’une sur
l’autre et également de bouger l’une sur l’autre : ce sont les surfaces articulaires.
Il y en a de multiples formes, les principales pouvant être comparées à des systèmes
mécaniques simples :
– un cylindre plein
dans un cylindre creux :
ceci permet des mouvements
dans un seul plan,
comme une charnière de porte
(exemple : la radio-ulnaire),
– deux fragments de cylindre,
un creux et un plein :
c’est une articulation
qui permet des mouvements
dans un seul plan
(exemple : la tibio-tarsienne),
14
Généralités Retrouver ce titre sur [Link]
15
Généralités
Les surfaces sont recouvertes d’un revêtement blanc nacré, brillant : le cartilage
Celui-ci est d’une composition proche de l’os,
mais plus hydratée, plus élastique.
Son rôle est de protéger l’os situé en dessous.
Le cartilage n’est pas vascularisé, il est nourri par la synovie (voir plus loin)
et par l’os qu’il recouvre.
D’autres formations peuvent se trouver dans l’articulation, comme…
16