Université Sorbonne Paris Nord, Institut Galilée
Parcours aménagé, second semestre (PAm2)
Année universitaire 2022-2023
Outils mathématiques 1
Exercices
1 Introduction aux nombres complexes
Exercice 1.1. Mettre sous forme cartésienne les nombres complexes suivants.
(a) z1 = (2 − i)(3 + 8i)
(b) z2 = (1 − i)(1 + i)
(c) z3 = i(1 − 3i)2 .
Exercice 1.2. Soit z = (1 + i)5 .
1. Déterminer |z| sans développer l’expression de z.
2. Déterminer la forme cartésienne de z.
Exercice 1.3. Soit z = a + bi ∈ C∗ .
1. Déterminer la forme cartésienne de z/z.
2. En déduire l’ensemble des nombres complexes z tels que Re(z/z) = 0.
z−i
Exercice 1.4. Déterminer l’ensemble des z ∈ C tels que = 1.
z+i
z + 2i
Exercice 1.5. Déterminer l’ensemble des z = a + bi ∈ C\{1} tels que soit
z−1
(a) un nombre réel.
(b) un imaginaire pur.
Exercice 1.6. Résoudre les équations suivantes d’inconnue z ∈ C :
(a) z + 2i = iz − 1
(b) (2 − i)z + 1 = (3 + 2i)z − i
(c) (4 − 2i)z 2 = (1 + 5i)z.
Exercice 1.7. Soit a ∈ R et soit n ∈ N∗ . Soit z ∈ C\{−i} tel que
n
1 + zi 1 + ai
= (1)
1 − zi 1 − ai
1. Calculer le module du membre de droite de l’égalité (*).
2. En déduire une relation entre |1 + zi| et |1 − zi|.
3. En déduire que si z satisfait l’égalité (*), alors z ∈ R.
Exercice 1.8. Soit f l’application définie sur C\{−i} par
z−i
f (z) = .
z+i
1. Démontrer que f est injective.
2. Démontrer qu’il n’existe aucun z tel que f (z) = 1.
3. Démontrer que quel que soit z ′ ̸= 1 il existe z tel que f (z) = z ′ .
1
2 Le plan complexe, forme trigonométrique
Exercices à connaître pour l’évaluation continue : 2.1, 2.2, 2.4 et 2.6.
Exercice 2.1. Dessiner les ensembles des points d’affixe z satisfaisant chacune des conditions suivantes :
a) Re(z) = 3 b) Im(z) = −2 c) |z|2 = 1
d) z = z e) Im(z) = 2Re(z) + 3
Exercice 2.2. Mettre sous forme exponentielle les nombres complexes suivants :
√
√ − 2i
z1 = 1 + 3i z2 = 9i z3 = −3 z4 =
1+i
√ 3
(1 + 3i)
z5 = z6 = sin(x) + cos(x)i.
(1 − i)5
Exercice 2.3. Déterminer la forme trigonométrique des nombres suivants :
z1 = 4eiπ/4 z2 = 3ieiπ/6 z3 = −2ei2π/3 z4 = z1 z2 z5 = z1 z2 /z3 .
∗
Exercice 2.4. Soit z = reiθ (où r ∈ R+
∗ et θ ∈ R) et soit n ∈ N . Déterminer la forme trigonométrique des
nombres suivants :
1
z2 z −z zn.
z
√
Exercice 2.5. On pose z1 = 1 + 3i, z2 = 1 + i et z3 = z1 /z2 .
1. Déterminer la forme algébrique de z3 .
2. Déterminer la forme trigonométrique de z3 .
3. En déduire les valeurs exactes de cos(π/12) et sin(π/12).
Exercice 2.6. Déterminer la forme algébrique des nombres complexes suivants :
√ !20
6 1 + 3i (1 + i)2000
(2 + 2i) √ .
1−i (i − 3)1000
z + z′
Exercice 2.7. Soient z, z ′ ∈ C tels que |z| = |z ′ | = 1 et zz ′ ̸= −1. Démontrer que ∈ R.
1 + zz ′
Exercice 2.8. Déterminer les nombres complexes z ∈ C∗ tels que |z| = |1/z| = |1 − z|.
3 Équations algébriques dans C
Exercices à connaître pour l’évaluation continue : 3.1, 3.3, 3.5 et 3.6.
Exercice 3.1. Résoudre dans C les équations suivantes :
3z + 2
2z 2 + 6z + 5 = 0, z 2 + z + 1 = 0, = z + 3.
z+1
Exercice 3.2. Soit z ∈ C de forme algébrique x + yi et tel que z 2 = 15 − 8i.
1. Démontrer que x et y vérifient les équations
2 2
x −y
= 15
2xy = −8 .
2
x + y2 = 17
2
2. Déterminer les couples (x, y) ∈ R2 solutions de la première et de la troisième équation de ce système.
3. En déduire les couples (x, y) ∈ R2 solutions des trois équations.
4. En déduire l’ensemble des nombres complexes z tels que z 2 = 15 − 8i.
Exercice 3.3. Déterminer les racines carrées des nombres suivants :
z1 := 3 + 4i et z2 := 8 − 6i.
√
Exercice 3.4. Soit z := 3 + i.
1. Déterminer les racines carrées de z sous forme algébrique.
2. Déterminer les racines carrées de z sous forme trigonométrique.
3. Déduire des questions précédentes une expression de cos(π/12).
Exercice 3.5. Résoudre dans C les équations du second degré suivantes :
z 2 − 2iz − 1 + 2i = 0 et iz 2 + (4i − 3)z + i − 5 = 0.
Exercice 3.6. Résoudre dans C les équations suivantes :
−4
z 4 = −1, z 5 = −i et z6 = √ .
1 + 3i
4 Géométrie du plan
Exercices à connaître pour l’évaluation continue : 4.1, 4.4, 4.5 et 4.6.
Exercice 4.1. Placer géométriquement sur le plan complexe les points E, F , G et H d’affixes
zF
zE = 2e(π/3)i zF = −e(π/6)i zG = −zE zF zH = − .
zE
Exercice 4.2.
1. Placer les points A, B, C et D d’affixes zA = −1 + i, zB = −1 − i, zC = 2i et zD = 2 − 2i.
zC − zA
2. Calculer et en déduire la nature du triangle ACD.
zD − zA
3. Déterminer le point I et le rayon r tels que A, B, C et D soient sur le cercle de centre I et de rayon r.
√ √
Exercice 4.3. Soit f : C −→ C définie par f (z) = 1 + 3 i z + 3(1 − i).
1. Déterminer les points fixes de f .
2. Déterminer le rapport de f .
3. Quelle est la nature géométrique de f ?
Exercice 4.4. Déterminer le lieu géométrique des points M dont l’affixe z vérifie
1. |z − i| = |z + i|.
|z − 3 + i|
2. = 1.
|z + 5 − 2i|
3. |(1 + i)z − 2i| = 2.
4. |3 + zi| = |3 − zi|.
Exercice 4.5. Déterminer l’ensemble des points M du plan dont l’affixe z vérifie
1. arg(z − 2) = π/2 [2π].
2. arg(z − 2) = π/2 [π].
3. arg(zi) = π/4 [2π].
3
z−1+i
Exercice 4.6. Déterminer l’ensemble des nombres z ∈ C\{−5 + 3i} tels que ∈ R.
z + 5 − 3i
Exercice 4.7. On suppose trouvé un triangle équilatéral ABC dont les sommets sont à coordonnées entières.
On note zA , zB et zC les affixes de A, B et C.
1. En utilisant que C est l’image de B par la rotation de centre A et d’angle π/3 ou −π/3, déterminer la
forme cartésienne de zC en fonction de celles de zB et de zA .
2. En déduire, à l’aide de la partie réelle de zC , que Im(zA ) = Im(zB ).
3. De même, démontrer que Re(zA ) = Re(zB ).
4. Conclure.
5 Géométrie vectorielle
−2
2 1 0
Exercice 5.1. Démontrer sans calcul que 1 , 0 , 2 , 4 est une famille liée.
−1 −1 7 5
2 4
Exercice 5.2. Déterminer un réel t tel que la famille , soit liée.
5 2+t
−2 −1 1
Exercice 5.3. Soient v1 = −1 , v2 = 0 et v3 = 1 .
1 2 1
1. Les vecteurs v1 et v2 sont-ils colinéaires ?
2. Les vecteurs v1 et v3 sont-ils colinéaires ?
3. Les vecteurs v2 et v3 sont-ils colinéaires ?
4. La famille {v1 , v2 , v3 } est-elle libre ?
1 2 1
Exercice 5.4. Démontrer que la famille 2 , 0 , 1 est libre.
−3 −1 1
−2 −2
2
Exercice 5.5. Démontrer que la famille 1 , 0 , 2 est liée.
−1 1 1
1 0 2
Exercice 5.6. Soient les vecteurs u1 = 0 , u2 = −1 et v := −2 .
1 5 2
1. Démontrer que la famille {u1 , u2 } est libre.
2. Démontrer que v n’est pas une combinaison linéaire de u1 et u2 .
3. Déduire des questions précédentes que {u1 , u2 , v} est une base de R3 .
r
Exercice 5.7. Déterminer l’ensemble des couples (r, s) tels que u = s soit une combinaison linéaire des
1
2 3
vecteurs v1 = 3 et v2 = 2 .
1 1
4
6 Produit scalaire
Exercices à connaître pour l’évaluation continue : 6.1, 6.3, 6.4 et 6.7.
Exercice 6.1. Dans l’espace ordinaire, on considère les points A = (1, 1, 1), B = (2, 3, 2), C = (3, 4, −1),
D = (1, 2, 2) et E = (1, 2, 1).
1. Démontrer que le triangle ABC est rectangle.
2. Démontrer que le triangle ADE est isocèle.
Exercice 6.2. Développer les expressions suivantes, où u et v sont des vecteurs de R3 :
(u + v) · (u − v) ∥u + v∥2 + ∥u − v∥2 .
Exercice 6.3. On donne les points A = (1, 2, 3), B = (3, 0, 1) et C = (−1, 0, 1).
1. Justifier que ces trois points définissent un plan P.
0
2. Démontrer que le vecteur → −n = 1 est normal au plan P.
−1
3. En déduire une équation cartésienne de P.
4 1
Exercice 6.4. Soient u = −2 et v = 2 . Déterminer la projection orthogonale de u sur v, puis la
−1 1
projection orthogonale de v sur u.
√ √
Exercice 6.5. Dans le plan, soient les droites D1 et D2 d’équations respectives y = − 3x−3 et y = 3x+7.
1. Déterminer un vecteur directeur ui de Di (i = 1, 2).
2. Calculer l’angle défini par u1 et u2 .
3. En déduire l’angle fait par les droites D1 et D2 .
1 −1
Exercice 6.6. Soit t ∈ R et soient les vecteurs u = et v = .
1 t
1. Exprimer cos(α) en fonction de t, où α est l’angle défini par u et v.
2. En déduire les valeurs de t pour lesquels α = π/3.
Exercice 6.7. Déterminer
une équation cartésienne de la droite D passant par A = (0, 1, −1) et orthogonale
2 0
aux vecteurs u = −1 et u′ = 3 .
−1 −3
Exercice 6.8.
√ √
1/ 2 2x
1. Appliquer l’inégalité de Cauchy-Schwarz à u = 1 et v = y .
√ √
1/ 5 5z
2. En déduire que si 2x2 + y 2 + 5z 2 ⩽ 1, alors (x + y + z)2 ⩽ 17/10.
7 Produit vectoriel, produit mixte
Exercice 7.1. Développer l’expression (u + v) ∧ (u − 2v + 3w).
Exercice 7.2. Soit {u, v, w} une base orthonormée directe. Simplifier les expressions suivantes, géométri-
quement puis avec la formule du produit vectoriel.
(a) u ∧ u (b) u ∧ v (c) u ∧ w (d) w ∧ u.
5
Exercice 7.3. Soit {u, v, w} une base orthonormée directe de R3 . On considère les points A = (1, 2, 3),
B = (3, 0, 1) et C = (−1, 0, 1).
1. Justifier que les points A, B et C définissent un plan.
0
2. Démontrer que le vecteur n = 1 est normal au plan (ABC).
−1
3. En déduire une équation cartésienne du plan (ABC).
1 0 1
Exercice 7.4. On considère les vecteurs u = 0 , v = 1 et w = 1 . Calculer u∧(v∧w) et (u∧v)∧w.
1 1 0
Qu’en déduit-on ?
1 −2 −1
Exercice 7.5. On considère les vecteurs u = −1 , v = −1 et w = 0 . Démontrer que la famille
1 1 2
{u, v, w} est une base indirecte de R3 .
Exercice 7.6. On considère un cube (OP QRST U V ) ayant pour faces carrées (OP QR), (OP T S) et (ORV S)
et dont les arêtes sont de longueur 1. Soit M le milieu de [ST ]. Calculer l’aire du triangle (OM U ).
Exercice 7.7. Soient les points A = (2, 0, 0), B = (−2, 0, 1), C = (−1, 0, 1) et D = (0, 1, 1).
−−→ −→ −−→
1. Déterminer le volume du parallélépipède construit sur AB, AC et AD.
−−→ −→ −−→
2. Déterminer si la base {AB, AC, AD} est directe ou indirecte.
0 2 1
Exercice 7.8. Soit a ∈ R. On pose u = 1 , v = 3 et w = a . Déterminer, selon les valeurs de a,
a 1 0
si la famille {u, v, w} forme une base directe, une base indirecte ou une famille liée.
Exercice 7.9. On considère quatre points quelconques Ω, A, B et C. Démontrer l’égalité
−−→ −→ −→ −→ −→ −→ −→ −→
AB ∧ AC = ΩA ∧ ΩB + ΩB ∧ ΩC + ΩC ∧ ΩA .
8 Fonctions
Exercices à connaître pour l’évaluation continue : 8.1, 8.2, 8.3 et 8.5.
Exercice 8.1. Pour chaque expression suivante, déterminer l’ensemble des x pour lesquelles elle a un sens,
et en déduire la définition d’une fonction à partir d’elle.
√ x+1
x+1 ln(1 − 2x2 ) .
x3 − 2x
R −→ R
Exercice 8.2. Soit la fonction f : .
x 7−→ x2 − 2x + 2
1. Déterminer l’image de f .
2. Déterminer f −1 ([1, 2]).
3. La fonction f est-elle injective ? surjective ?
4. Déterminer un ensemble Y qui puisse servir d’ensemble d’arrivée à f et qui rende f surjective.
5. Déterminer un ensemble X tel que f|X soit injective.
√
Exercice 8.3. Soient les fonctions f et g de R dans R définies pour tout x ∈ R par f (x) = x2 + 2 et
g(x) = ln(x2 + 2x + 2).
6
1. Vérifier que f et g sont bien définies sur R.
2. Déterminer les fonctions g ◦ f et f ◦ g.
(
x pour |x| ≥ 1,
Exercice 8.4. Soit f : R −→ R définie par f (x) := . Sans calculatrice, tracer le graphe
−x pour |x| < 1
de f et déterminer f ◦ f .
Exercice 8.5. Pour chacune des fonctions suivantes, déterminer son image, l’image de I =] − 1, 3] et l’image
réciproque de J = [−2, 4[.
R −→ R R −→ R
f : g : 2
x 7−→ 1 − 2x x 7−→ x + 6x − 5
] − 1, +∞[ −→ R
h : .
x 7−→ ln(x + 1)
Exercice 8.6. Soient a et b deux réels.
1. Soit fa la fonction définie de [a, +∞[ dans R par f (x) = x2 − 3x + 2. Déterminer l’ensemble des valeurs
de a pour lesquelles fa est injective.
2. Déterminer la plus grande valeur de b telle que l’expression x2 − 3x + 2 définit une fonction gb de R
dans [b, +∞[.
3. Déterminer la plus petite valeur de a et la plus grande valeur de b telle que l’expression x2 − 3x + 2
définit une bijection de [a, +∞[ dans [b, +∞[.
9 Fonctions d’une variable réelle
Exercice 9.1. L’objectif de l’exercice est de démontrer que la fonction f définie sur R par f (x) = x2 est
croissante sur R+ .
1. Soit x ⩾ 0, soit x′ > x et soit h = x′ − x. Exprimer f (x + h) − f (x) en fonction de x et de h.
2. Déterminer le signe de l’expression trouvée.
3. Conclure.
4. Démontrer de la même manière que f est décroissante sur R− .
Exercice 9.2. Soit la fonction f définie sur R∗ par f (x) = 1/x.
1. Démontrer que f|R∗+ est strictement décroisssante.
2. Démontrer que f|R∗− est strictement décroisssante.
3. La fonction f est-elle décroissante ?
Exercice 9.3.
1. Donner une définition mathématique de la fonction partie entière, qui à tout réel x associe sa partie
entière E(x).
2. Démontrer que E est une fonction croissante. Est-elle strictement croissante ?
3. La fonction E est-elle paire ? impaire ? périodique ?
nπ o sin(x)
Exercice 9.4. On définit la fonction tangente sur X = R\ + kπ : k ∈ Z par tan(x) = .
2 cos(x)
1. Démontrer que X est symétrique.
2. Démontrer que la fonction tangente est impaire.
3. Démontrer que la fonction tangente est périodique, et trouver sa période.
7
Exercice 9.5. Pour tout n ∈ N on définit la fonction fn sur R par fn (x) = xn . Démontrer que fn est paire
quand n est pair, et impaire quand n est impair.
Exercice 9.6. Soient f et g deux fonctions définies sur R. On suppose que f est 2-périodique et que g est
3-périodique. Démontrer que f + g est 6-périodique.
Exercice 9.7. Soit f une fonction définie sur un ensemble symétrique.
f (x) + f (−x) f (x) − f (−x)
1. Simplifier l’expression + .
2 2
2. En déduire que toute fonction définie sur un ensemble symétrique est la somme d’une fonction paire et
d’une fonction impaire.
10 Étude de fonctions
Exercices à connaître pour l’évaluation continue : 10.1, 10.3, 10.5 et 10.6.
sin(2x)
Exercice 10.1. Soit la fonction f définie sur R∗ par f (x) = . Démontrer que f se prolonge par
x
continuité en 0.
x+1
Exercice 10.2. Soit la fonction f définie sur R\{−1} par f (x) = . Démontrer que x3 + 1 = (x +
x3 + 1
1)(x2 − x + 1) et en déduire que f se prolonge par continuité en −1.
Exercice 10.3. Soit la fonction f définie sur R par f (x) = x7 − 3x6 + 2x4 + x + 2.
1. Démontrer que f tend vers −∞ quand x tend vers −∞.
2. En déduire qu’il existe un réel a tel que f (a) < 0.
3. En considérant la limite de f en +∞, démontrer de même qu’il existe b tel que f (b) > 0.
4. En déduire que f possède une racine réelle.
√
Exercice 10.4. Un réel a étant donné, on considère l’expression x2 − ax + a.
1. Déterminer l’ensemble A des valeurs de a pour lesquelles cette expression a un sens pout tout réel x.
√
2. Pour a ∈ A, déterminer si la fonction f définie sur R par f (x) = x2 − ax + a est paire ou impaire.
3. Pour a ∈ A, étudier les variations de f .
Exercice 10.5. Soit f une fonction continue définie sur [−2, 4] et dont le tableau de variations est le suivant :
x −2 −1 2 4
1 2
f (x)
−1 0
Déterminer le nombre de solutions de l’équations f (x) = 0.
Exercice
√ 10.6. L’objectif de l’exercice est de déterminer une suite d’approximations de plus en plus précises
de 2. On définit la fonction f sur [1, 2] par f (x) = x2 − 2.
√
1. Démontrer que f a une unique racine (qu’on note 2).
√
2. Calculer f (3/2), et en déduire que 2 < 3/2.
√
3. Calculer f (5/4) et en déduire que 2 > 5/4.
4. Utiliser les questions
√précédentes pour proposer une méthode pour obtenir des approximations de plus
en plus précises de 2.
8
11 Fonctions réciproques des fonctions classiques
Exercice 11.1. Calculer les valeurs suivantes :
2π 2π 4π 17π
arccos cos arccos cos − arccos cos arccos sin .
3 3 3 3
√
Exercice 11.2. Soit la fonction f définie sur [1, +∞[ par f (x) = x3 − 1.
1. Étudier la fonction f .
2. En déduire que f est injective.
3. Déterminer l’image I de f .
4. Démontrer que f est une bijection de [1, +∞[ dans I.
5. Donner une expression explicite de la réciproque f −1 de cette bijection.
Exercice 11.3. Démontrer que, pour tout x ∈ [−1, 1], on a :
arccos(x) + arccos(−x) = π.
ex − 1
Exercice 11.4. Soit la fonction f définie sur R par f (x) = .
ex + 1
1. Étudier les variations de f et ses limites en +∞ et −∞.
2. Déterminer l’intervalle J tel que la fonction f : R −→ J soit bijective.
3. Donner une expression explicite de la réciproque f −1 de cette bijection.
2x π
Exercice 11.5. Déterminer x ∈ R tel que arcsin = .
1 + x2 3
2
Exercice 11.6. Soit f : I −→ I la fonction définie par f (x) = eln (x)
, où I = [1, +∞[.
1. Démontrer que f est une bijection.
2. Déterminer une expression explicite de f −1 .
Exercice 11.7. Soit f une fonction impaire et bijective de R dans R. Démontrer que f −1 est impaire.
3 π
Exercice 11.8. Démontrer l’inégalité 0 < arccos < .
4 4
Exercice 11.9. Étudier les fonctions f et g définies sur R par f (x) = arccos(cos(x)) et g(x) = arcsin(sin(x)),
et tracer leur graphe.
12 La fonction tangente, fonctions convexes
∗ 1
Exercice 12.1. On définit sur R la fonction f par f (x) = arctan(x) + arctan .
x
1. Démontrer que f (x) = π/2 pour tout x > 0 et que f (x) = −π/2 pour tout x < 0.
2. La fonction f a-t-elle une limite en 0 ?
Exercice 12.2. Résoudre l’équation arctan(2x + 3) = π/3 pour x ∈ R.
Exercice 12.3. Déterminer les ensembles de définition des expressions tan(arctan(x)) et arctan(tan(x)),
puis simplifier ces expressions.
h
1 πi
Exercice 12.4. Démontrer que 2 arctan ∈ 0, .
3 2
9
Exercice 12.5. Un étudiant arrivant en retard à l’Université et venant de la passerelle du T11 souhaite
traverser au plus vite les voies du T8 malgré le tram qui arrive. L’étudiant court à 15 km/h, le tram roule
à 30 km/h. La zone dangereuse est d’une largeur de 4 m. Lorsque l’étudiant arrive au bord de cette zone
(en E), le tram est à 7 m. L’objectif de l’exercice est de déterminer l’angle θ le plus sûr pour permettre à
l’étudiant en E de rejoindre le point E ′ .
1. Exprimer le temps t que mettra l’étudiant à traverser en fonction de θ.
2. Exprimer le temps t′ que le tram mettra pour atteindre le point E ′ en fonction de θ.
3. En déduire une fonction f (θ) définie sur [0, π/2[ telle que f (θ) > 0 si, et seulement si, l’étudiant ne se
fait pas percuter.
4. Déterminer l’angle θ qui assure le maximum de sécurité.
Exercice 12.6. Démontrer que la fonction arctangente est convexe sur R− et concave sur R+ .
Exercice 12.7. Soit f la fonction définie sur R par f (x) = x3 . Déterminer une partition de R en deux
intervalles, I et J, telle que f|I soit convexe et f|J soit concave.
Exercice 12.8. Démontrer les inégalités suivantes et les illustrer graphiquement.
2
1. sin(x) ⩾ x pour tout x ∈ [0, π/2].
π
2. ex ⩾ 1 + x pour tout x ∈ R.
10