La serre semi-enterrée
Jean-François ROUSSELOT*
ROUSSELOT J.-F., 2013.- Underground greenhouses. L’Orchidophile 199: 367-370.
Jean-François ROUSSELOT est le créateur de l’entreprise Undergreen Concept, qui propose
de vous accompagner tout au long de la création et de l’aménagement de votre serre semi-
enterrée. Dans ce bref publi-communiqué, il expose les points forts de son concept.
Revisitant le principe déjà bien connu de la serre semi-enterrée, Jean-Paul ROUSSELOT a
développé un projet innovant qui permet de cultiver les orchidées dans un cadre esthétique
et économe en énergie. Vous trouverez par ailleurs les coordonnées de son entreprise dans
la publicité qui paraît depuis déjà quelques numéros dans notre revue.
La serre semi-enterrée (Fig. 1) est une véri- naturelle. L’hiver, les déperditions de chaleur
table innovation. Comme une serre tradition- sont moindres (bonne inertie) et la tempéra-
nelle, elle vous permet de cultiver des plantes ture de la serre diminue lentement, même sans
tropicales ou même d’élever des espèces ani- chauffage. L’été, vous maintenez une certaine
males exotiques tout au long de l’année. La par- fraîcheur grâce à la partie ombragée qui est re-
ticularité du concept que nous avons développé couverte de terre et évitez que vos plantes soient
est de s’intégrer totalement à votre environne- trop exposées aux rayons du soleil.
ment paysagé. Isolée sur votre terrain ou ratta-
chée à votre maison, elle ajoute une valeur Une construction sur mesure
esthétique à votre jardin. La mise en place d’une serre nécessite tout
La création de ce type de serre a été menée d’abord une étude de votre terrain pour déter-
suite à une réflexion sur l’économie d’énergie, miner la meilleure orientation et bénéficier
le design, l’intégration dans le paysage, et son d’un maximum de soleil en hiver. Le concept
utilité même durant les périodes estivales. Dans semi-enterré permet de poser la partie vitrée de
un premier temps, diminuer les pertes de cha- la serre à ras du sol et de profiter des premiers
leur et créer une isolation des plus performante rayons du soleil rasants.
et naturelle. Dans un second temps éviter de Le gros œuvre de la serre est en blocs de
« poser » une serre classique coûteuse en chauf- béton, comme une construction traditionnelle.
fage, sans isolation ni charme au milieu d’un La structure interne peut être en bois traité (la-
espace naturel. suré ou peinte selon les teintes de votre choix)
La serre semi-enterrée est entre autre inspi- ou en PVC. Les parties vitrées sont en double
rée des antiques constructions islandaises : les vitrage pour favoriser encore une fois l’isola-
maisons sont protégées du vent et du froid par tion et la surface du toit en polycarbonate pour
des murs en terre ou complètement enterrés, ex- éviter l’effet loupe qui brûle les plantes en été.
ceptée la façade avant. Le but est de profiter du La finition extérieure est un bardage en bois la-
sol, une ressource calorifique gratuite dont suré ou peint selon vos envies. Grâce à ce
l’isolation est reconnue. La serre est ainsi en- concept, tout est réalisable. Vous imaginez votre
fermée dans un élément des plus isolants: la terre. serre à votre image, à la forme et aux dimen-
sions qui vous conviennent, tout en l’intégrant
Une isolation optimale le plus harmonieusement possible à votre ter-
En enterrant directement une partie de la rain. Toutes les réalisations sont uniques et sur
serre dans le sol, vous bénéficiez d’une isolation mesures.
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Selon vos habitudes et vos envies, vous pou-
vez aussi adapter ce concept de serre hors du
sol. En faisant appel à un professionnel, vous
créez ensemble votre serre idéale et l’adaptez
vos à besoins.
Une serre paysagée
Le principal atout de la serre paysagée est
d’ajouter une valeur décorative à votre jardin
et de s’intégrer parfaitement à votre environ-
nement. Qu’elle soit isolée sur votre terrain ou
attenante à votre maison ou à votre garage, la
serre se fond entièrement dans le paysage. Pour
l’agrémenter, nous privilégions des matériaux
locaux qui correspondent au style de votre mai-
son (pierres locales, pierres sèches, bois…).
Vous pouvez ainsi imaginer un parement en
pierre qui s’accordera à votre façade (Fig. 2).
Un équipement adapté
Pour agrémenter votre serre et l’adapter à
vos besoins, certaines installations peuvent se
rajouter sur simple demande. Un récupérateur
d’eau de pluie peut vous faire réaliser quelques
économies. Un système de brumisation pro-
grammable peut vous
aider dans la culture
des plantes tropicales.
Le bâti étant en maté-
riaux rigides tout est
possible en termes
d’aménagement inté-
rieur (installation d’un
bassin, d’un mur végé-
tal, de systèmes de sus- 2
pension ou encore
d’étagères fixées au mur…) (Figures 3 & 4).
Fig .1.– La serre semi-enterrée intégrée au
paysage du jardin (Photo J.-F. ROUSSELOT).
Fig. 2.– Un exemple des revêtements possibles
utilisés en bardage ou parement (bois lasuré,
pierres sèches) (Photo J.-F. ROUSSELOT).
Fig. 3.– Un aménagement très structuré pour
la culture des orchidées ou autres végétaux
(Photo J.-F. ROUSSELOT). 1
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Fig. 4.– Un autre exemple, ici beaucoup plus « naturel » qui ne demande
qu’à devenir un véritable écosystème (Photo J.-F. ROUSSELOT).
Zoom sur la culture des orchidées Pour éviter les trop grosses montées en tem-
La culture de plantes comme les orchidées, les pérature lors des mois d’été la toiture de la serre
agrumes ou les espèces tropicales nécessite un est recouverte d’une bâche PVC blanche ayant
complément de chaleur pour les journées sans pour but de tamiser les rayons du soleil sans
soleil ou les nuits d’hiver. Dans ce cas, l’instal- supprimer la luminosité.
lation d’une pompe à chaleur réversible présente Afin de renouveler l’air ambiant, des extrac-
de nombreux avantages : elle vous permet de ré- teurs sont installés (type VMC autonome).
chauffer la serre en hiver et de la rafraîchir en été
et elle assure une ventilation indispensable Conclusion
pour éviter les moisissures. De plus, cette solu- L’autre but de ce type de serre est de créer un
tion reste économique car grâce à l’isolation op- espace de nature à part entière, développement
timale de la serre, le chauffage devient inutile dès d’espèces animales (grenouilles, rainettes, lé-
les premiers rayons du soleil. Son fonctionnement zards) et d’espèces végétales (mousses, fou-
est géré automatiquement. L’installation est di- gères). La serre vit et évolue dans le temps,
mensionnée en fonction de la région, de l’orien- comme un écosystème unique.
tation et du volume de la serre.
*Jean-François ROUSSELOT
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FICHE DE CULTURE
Cattleya elongata