Qu'est-ce qu'un SMHST ?
Un Système de Management de la Santé et de la Sécurité au Travail (SMHST) est une
approche structurée et systématique mise en place par une organisation pour prévenir les
accidents du travail, les maladies professionnelles et améliorer les conditions de travail. Il
s'agit d'un ensemble de politiques, de procédures et de pratiques visant à garantir la santé et la
sécurité de tous les travailleurs.
Pourquoi mettre en place un SMHST ?
Obligation légale: Dans de nombreux pays, les entreprises sont tenues par la loi de
mettre en place un système de management de la santé et de la sécurité au travail.
Amélioration de l'image de l'entreprise: Un SMHST efficace montre l'engagement
de l'entreprise envers ses salariés et sa responsabilité sociale.
Réduction des coûts: Les accidents du travail ont un coût humain et financier
important. Un SMHST permet de réduire ces coûts.
Amélioration de la productivité: Un environnement de travail sûr et sain favorise la
motivation des salariés et améliore leur performance.
Conformité réglementaire: Un SMHST permet de s'assurer que l'entreprise respecte
toutes les exigences légales en matière de santé et de sécurité au travail.
Les bénéfices d'un SMHST pour l'entreprise et les salariés
Pour l'entreprise :
o Réduction des accidents du travail et des maladies professionnelles
o Amélioration de l'image de marque
o Augmentation de la productivité
o Réduction des coûts liés aux accidents
o Meilleure gestion des risques
Pour les salariés :
o Amélioration des conditions de travail
o Réduction des risques pour la santé et la sécurité
o Sentiment de sécurité et de bien-être
o Meilleure qualité de vie au travail
I. Les fondements du SMHST
La réglementation
La mise en place d'un SMHST est encadrée par différentes réglementations nationales et
internationales. Les principales références sont :
Le Code du travail: Ce code regroupe l'ensemble des lois et règlements relatifs aux
relations individuelles et collectives du travail, ainsi qu'à la santé et à la sécurité au
travail.
Les normes ISO 45001: Il s'agit d'une norme internationale qui spécifie les exigences
pour un système de management de la santé et de la sécurité au travail. Elle fournit un
cadre pour aider les organisations à améliorer leurs performances en matière de santé
et de sécurité.
Les principes généraux
Un SMHST repose sur plusieurs principes fondamentaux :
L'engagement de la direction: La direction doit montrer son engagement en matière
de santé et de sécurité en allouant les ressources nécessaires et en communiquant
clairement ses attentes.
La participation des salariés: Les salariés doivent être impliqués dans la mise en
place et le suivi du système. Ils doivent être consultés et informés sur les questions de
santé et de sécurité.
L'amélioration continue: Le SMHST est un processus dynamique qui doit être
amélioré en permanence. Il est essentiel de mettre en place un système de suivi et
d'évaluation pour identifier les points faibles et mettre en œuvre des actions
correctives.
Les étapes clés de la mise en place d'un système de management :
1. Phase de lancement et d'engagement
Décision de la direction : L'engagement formel de la direction est primordial. Elle
doit affirmer la nécessité du système, allouer les ressources nécessaires et
communiquer clairement les objectifs.
Formation d'une équipe projet : Cette équipe sera chargée de piloter le projet. Elle
doit être composée de représentants de différents services de l'entreprise.
Communication : Informer l'ensemble du personnel des raisons de mettre en place un
système de management et des bénéfices attendus.
2. Analyse de la situation existante
Audit initial : Réaliser un audit pour évaluer la situation actuelle de l'entreprise par
rapport aux exigences de la norme choisie (ISO 9001, ISO 14001, ISO 45001, etc.).
Identification des écarts : Comparer les pratiques actuelles avec les exigences de la
norme pour identifier les points forts et les points faibles.
Analyse des risques : Identifier les risques potentiels pour la qualité, l'environnement,
la sécurité, etc.
3. Définition des objectifs et de la politique
Définition des objectifs : Fixer des objectifs clairs, mesurables, atteignables, réalistes
et temporellement définis (SMART).
Élaboration de la politique : Rédiger une politique générale qui exprime
l'engagement de l'entreprise en matière de qualité, d'environnement, de sécurité, etc.
4. Conception du système
Choix de la norme : Sélectionner la norme qui répond le mieux aux besoins de
l'entreprise.
Adaptation de la norme : Adapter la norme au contexte spécifique de l'entreprise.
Définition des processus : Décrire les processus clés de l'entreprise et leurs
interrelations.
Élaboration des procédures : Rédiger des procédures détaillées pour chaque
processus.
Mise en place des documents : Créer les documents nécessaires (manuel qualité,
registres, etc.).
5. Mise en œuvre
Formation du personnel : Former l'ensemble du personnel aux nouveaux outils et
méthodes.
Communication interne : Maintenir une communication régulière pour informer le
personnel des avancées du projet.
Déploiement du système : Mettre en œuvre progressivement le système dans
l'ensemble de l'entreprise.
6. Vérification et suivi
Auto-évaluations : Réaliser des auto-évaluations régulières pour vérifier la
conformité du système.
Audits internes : Effectuer des audits internes pour identifier les points
d'amélioration.
Revues de direction : Organiser des revues de direction régulières pour évaluer les
performances du système et prendre les décisions nécessaires.
7. Amélioration continue
Analyse des données : Analyser les données collectées pour identifier les tendances et
les opportunités d'amélioration.
Actions correctives : Mettre en place des actions pour corriger les non-conformités.
Actions préventives : Mettre en place des actions pour prévenir les problèmes futurs.
Les clés de la réussite d'un système de management :
Engagement de la direction : La direction doit être un moteur dans la mise en place
et le maintien du système.
Implication du personnel : Tous les employés doivent être impliqués et formés.
Communication : Une communication claire et régulière est essentielle.
Amélioration continue : Le système doit être considéré comme un processus
dynamique et en constante évolution.
I. Mise en œuvre et fonctionnement d'un SMHST
Une fois les fondements posés (réglementation, principes généraux), la mise en œuvre du
SMHST nécessite une approche méthodique et une implication de tous les acteurs de
l'entreprise.
1. Élaboration du document unique d'évaluation des risques (DUER)
Le DUER est un document central dans le SMHST. Il permet d'identifier, d'évaluer et de
hiérarchiser les risques professionnels présents dans l'entreprise.
Identification des risques: Tous les risques potentiels doivent être recensés : risques
physiques (bruits, vibrations, températures extrêmes), risques chimiques, risques
biologiques, risques psychosociaux, etc.
Évaluation des risques: Pour chaque risque identifié, il faut évaluer sa probabilité
d'occurrence et sa gravité potentielle.
Hiérarchisation des risques: Les risques sont classés par ordre d'importance afin de
prioriser les actions de prévention.
Plan d'action: Des actions de prévention sont mises en place pour maîtriser les
risques identifiés.
2. Définition des objectifs HSE
Les objectifs HSE sont des cibles à atteindre en matière de santé et de sécurité au travail. Ils
doivent être SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes, Temporellement
définis).
Exemples d'objectifs: Réduire le nombre d'accidents de travail de 20% en un an,
former 100% du personnel aux gestes de premiers secours, etc.
3. Mise en place des procédures
Les procédures sont des documents qui décrivent la manière de réaliser une tâche de manière
sûre. Elles doivent être claires, concises et facilement accessibles.
Exemples de procédures: Procédure de levage de charges, procédure d'utilisation
d'un appareil de protection individuelle, procédure d'intervention en cas d'urgence, etc.
4. Formation et sensibilisation
La formation et la sensibilisation des salariés sont essentielles pour assurer l'efficacité du
SMHST.
Formation initiale: Elle permet aux nouveaux arrivants d'acquérir les connaissances
nécessaires pour travailler en toute sécurité.
Formation continue: Elle permet de maintenir et d'actualiser les connaissances des
salariés.
Sensibilisation: Elle vise à modifier les comportements et à développer une culture de
prévention.
5. Consultation et participation des salariés
Les salariés doivent être associés à la mise en œuvre du SMHST.
Représentants du personnel: Ils jouent un rôle important dans la consultation et la
participation des salariés.
Réunions d'information: Elles permettent de communiquer sur les enjeux de la santé
et de la sécurité au travail.
Boîte à idées: Elle encourage les salariés à proposer des améliorations.
6. Suivi et évaluation
Le suivi et l'évaluation permettent de vérifier l'efficacité du SMHST et d'identifier les points à
améliorer.
Indicateurs de performance: Ils permettent de mesurer les progrès réalisés.
Audits: Ils permettent de vérifier la conformité du SMHST aux exigences légales et
réglementaires.
Revues de direction: Elles permettent d'évaluer les performances du système et de
définir de nouveaux objectifs.
7. Amélioration continue
Le SMHST est un processus dynamique qui doit être amélioré en permanence.
Analyse des écarts: Il faut identifier les écarts entre les objectifs fixés et les résultats
obtenus.
Actions correctives: Des actions doivent être mises en œuvre pour corriger les écarts.
Actions préventives: Des actions doivent être mises en place pour prévenir la
récurrence des problèmes.
En résumé, la mise en œuvre et le fonctionnement d'un SMHST nécessitent une implication
de tous les acteurs de l'entreprise et une démarche d'amélioration continue.
IV/ Mise en œuvre et fonctionnement
Cette partie est cruciale car elle décrit comment le système de management de la santé et de la
sécurité au travail (SMHST) est concrètement mis en place et maintenu au quotidien.
1. Formation, sensibilisation et compétence
Pourquoi c'est important : Assurer que tous les employés ont les connaissances et
les compétences nécessaires pour travailler en toute sécurité.
Les différents types de formation : Initiale, continue, spécifique (risques particuliers,
utilisation d'équipements, etc.).
La sensibilisation : Modifier les comportements, créer une culture de prévention.
L'évaluation des compétences: Vérifier l'acquisition des compétences et identifier les
besoins de formation supplémentaires.
Exemples de thèmes de formation : Les risques professionnels, les premiers secours,
l'utilisation des EPI, la conduite à tenir en cas d'incident.
2. Consultation et communication
L'importance de la communication : Favoriser l'implication de tous, assurer une
bonne compréhension du système.
Les différents canaux de communication : Réunions, affichages, intranet, boites à
idées.
La consultation des salariés: Tenir compte de leurs avis et de leurs préoccupations.
La communication vers l'extérieur : Informer les sous-traitants, les clients, etc.
3. Documentation
L'importance de la documentation: Permet de formaliser le système, de le rendre
traçable et de faciliter les audits.
Les différents types de documents: Document unique d'évaluation des risques
(DUER), procédures, instructions, registres.
La mise à jour régulière: La documentation doit être adaptée aux évolutions de
l'entreprise et de la réglementation.
4. Maîtrise des documents et données
Accès aux documents: S'assurer que les documents sont accessibles à tous ceux qui
en ont besoin.
Conservation des documents: Définir une durée de conservation pour chaque type de
document.
Protection des données: Respecter la réglementation en vigueur en matière de
protection des données personnelles.
5. Maîtrise opérationnelle
Suivi des indicateurs de performance: Nombre d'accidents, taux de fréquence, taux
de gravité.
Réalisation d'audits: Vérifier la conformité du système aux exigences légales et
réglementaires.
Analyse des écarts: Identifier les causes des problèmes et mettre en place des actions
correctives.
6. État d'alerte et réponse à une situation d'urgence
Plan d'urgence: Définir les actions à mettre en œuvre en cas d'accident ou d'incident
grave.
Formation des équipes d'intervention: Donner les moyens aux équipes d'intervenir
rapidement et efficacement.
Exercices d'entraînement: Simuler des situations d'urgence pour vérifier l'efficacité
du plan.
Communication en cas d'urgence: Informer rapidement les personnes concernées.
En résumé, la mise en œuvre et le fonctionnement d'un SMHST nécessitent une
approche globale qui intègre :
La formation et la sensibilisation de tous les acteurs.
Une communication efficace.
Une documentation complète et à jour.
Un suivi régulier de la performance du système.
Une préparation aux situations d'urgence.
Partie 1 : Les fondamentaux du SMHST
La réglementation : Présentation des principaux textes législatifs et réglementaires
(Code du travail, normes ISO 45001).
Les principes généraux : Engagement de la direction, participation des salariés,
amélioration continue, approche basée sur les risques.
Les éléments clés d'un SMHST : Politique HSE, organisation, planification, mise en
œuvre, évaluation, amélioration.
Partie 2 : La mise en place d'un SMHST
L'analyse initiale : Évaluation des risques existants (physiques, chimiques,
biologiques, psychosociaux), identification des besoins en matière de prévention.
L'élaboration du document unique d'évaluation des risques (DUER) :
Méthodologie, contenu (identification des dangers, évaluation des risques, actions de
prévention), exemples concrets.
La définition des objectifs HSE : Comment fixer des objectifs SMART (Spécifiques,
Mesurables, Atteignables, Réalistes, Temporellement définis).
L'organisation du système : Désignation d'un responsable HSE, création d'un comité
HSE, définition des rôles et responsabilités.
Partie 3 : Le fonctionnement du SMHST
La planification : Élaboration d'un plan d'action pour atteindre les objectifs fixés.
La mise en œuvre : Formation des salariés, communication (réunions, affichages,
intranet), diffusion de l'information.
Le suivi et l'évaluation : Indicateurs de performance (taux d'accidents, nombre de
jours d'arrêt de travail), audits, revues de direction.
L'amélioration continue : Analyse des écarts, actions correctives et préventives,
cycle de Deming (PDCA).
Partie 4 : Les outils du SMHST
Les outils d'analyse des risques : AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de
leurs Effets et de leur Criticité), arbres des causes, etc.
Les outils de communication : Réunions, affichages, intranet, boites à idées.
Les outils de suivi : Tableaux de bord, logiciels de gestion de la sécurité.