MATHÉMATIQUES I Filière PSI
On rappelle que si Φ et Ψ sont deux formes linéaires sur un espace vectoriel
réel E telles que Ψ s’annule sur le noyau de Φ , alors il existe un réel λ tel que
Ψ = λΦ .
Notations et objectifs du problème
• On note E l’espace C ( [ 0, 1 ], IR ) des fonctions continues sur [ 0, 1 ] à valeurs
réelles.
• Pour a réel strictement positif, on note :
1
E a = f ∈ E ,
∫0 f (x ) dx = a .
• On considère, dans l’espace physique usuel, un plan vertical P orienté,
muni d’un repère orthonormé direct ( O ; i , j ) d’axes ( O x , Oy ) , de sorte que
l’axe Ox soit dirigé par l’accélération de la pesanteur g : on écrit alors
g = g i avec g > 0 . On note A le point de coordonnées ( 1, a ) où a > 0 . À toute
1
fonction f de classe C sur [ 0, 1 ] , telle que, f ( 0 ) = 0 et f ( 1 ) = a , on associe
son graphe ( Γ ) . Un point mobile M ( t ) , lâché du point O sans vitesse initiale
et soumis à l’action de la pesanteur, est assujetti à se déplacer sur ( Γ ) . Si T
est le temps mis par ce mobile pour parvenir au point A , les coordonnées x ( t )
2
et y ( t ) de M ( t ) sont des fonctions de classe C sur [ 0, T ] satisfaisant aux con-
ditions suivantes :
x (0) = y (0) = x '(0) = y '(0) = 0
x '(t ) > 0
pour 0 < t ≤ T
gx ( t ) = 1--- dx 2
------- ( t ) + ------- ( t )
dy 2
2 dt dt
On se propose d’étudier le problème du brachistochrone relatif à A : déterminer
les courbes ( Γ ) telles que le temps T soit minimum.
Partie I - Étude d’une courbe paramétrée
On note ( C ) la courbe du plan P décrite, dans le repère ( O ; i , j ) , par le point
M ( θ ) de coordonnées ( x ( θ ) ,y ( θ ) ) avec :
x ( θ ) = 1 – cos 2θ
.
y ( θ ) = 2θ – sin 2 θ
I.A - Préciser des transformations géométriques simples laissant ( C ) globale-
ment invariante.
I.B - Tracer ( C ) dans le système d’axes ( O x , Oy ) représentés de sorte que l’axe
Ox soit vertical et dirigé vers le bas. Calculer la longueur du sous arc de ( C )
délimité par deux points de rebroussement consécutifs.
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I.C - Déterminer, moyennant une orientation convenable des sous arcs réguliers
de ( C ) , une fonction vectorielle
∞
θ τ ( θ ) de classe C sur IR ,
telle que, pour tout point M ( θ ) régulier de ( C ) , le vecteur τ ( θ ) soit le premier
vecteur du repère de Frénet relatif à ce point.
I.D - Déterminer de même, une fonction numérique
∞
θ α ( θ ) , de classe C sur IR ,
telle, que pour tout θ : α ( θ ) = ( i , τ ( θ ) ) mod 2π .
En déduire la valeur du rayon de courbure R ( θ ) en un point régulier de ( C ) rela-
tivement aux orientations choisies précédemment.
I.E - Pour tout réel λ ∈ [ 0, 1 ] , on note g λ la fonction numérique définie sur [ 0, 1[
par :
s λ s
---------------------- .
2
1–λ s
I.E.1) Prouver que g λ est intégrable sur [ 0, 1[ . On posera, pour x ∈ [ 0, 1 ] :
x
f λ(x ) = ∫0 g λ ( s ) ds et on notera ( C λ ) le graphe de f λ .
I.E.2) Sans calculer l’intégrale, démontrer que la fonction : λ f λ ( 1 ) est
continue et strictement croissante sur [ 0, 1 ] .
I.E.3) Dans cette question, on suppose que 0 < λ < 1 et on pose λ = sin ω avec
ω ∈ ]0,π ⁄ 2[ . Pour θ ∈ [ 0, ω ] exprimer
sin 2 θ
f λ --------------
-
λ2
en fonction de λ et θ . En conclure que ( C λ ) est homothétique à un sous arc de
( C ) . Calculer, en fonction de ω , la valeur de f λ ( 1 ) .
I.E.4) Préciser la valeur de f 1 ( 1 ) .
Partie II - Étude d’un problème de minimum
II.A - Si z ∈ E , montrer que la fonction :
1 + z 2(x )
x ---------------------------
x
est intégrable sur ]0,1] . On posera dans la suite :
1 1 + z 2(x )
U (z ) = ∫0 --------------------------
x
- dx .
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Justifier l’existence de :
m (a ) = inf U (z ) et donner un encadrement de m ( a ) .
z ∈ Ea
II.B - Déterminer la limite de m ( a ) quand a tend vers 0 .
II.C - Dans cette question, on cherche une condition nécessaire sur le réel a > 0
pour qu’existe z ∈ E a vérifiant : U ( z ) = m ( a ) . On désigne par ( a, z ) un tel couple
dont on suppose l’existence.
II.C.1) Soit h 0 ∈ E 0 , démontrer que la fonction φ définie sur IR par :
φ(t ) = U (z + t h0) (1)
1
est de classe C .
II.C.2) Exprimer φ' ( 0 ) sous forme d’une intégrale ; en déduire l’existence d’un
réel λ , indépendant de h , tel que :
1 z (x )h(x ) dx 1
∀h ∈ E , ∫0 ---------------------------
------- = λ ∫ h ( x ) dx .
-
1 + z (x ) x
2 0
II.C.3) On fixe x 0 ∈ ]0, 1[ et N ∈ N ∗ tel que
1
---- < min ( x 0 ,1 – x 0 ) .
N
Pour n > N , on note h n l’élément de E défini par :
• h n ( x ) = 0 pour x – x 0 ≥ 1 ⁄ n .
• h n est affine sur [ x 0 – 1 ⁄ n , x 0 ] et sur [ x 0 , x 0 + 1 ⁄ n ] .
• hn (x 0) = n .
Soit f ∈ C ( ]0, 1 [ ,IR ) . La fonction h n f se prolonge en une fonction continue sur
[ 0, 1 ] . Démontrer que :
1
n → ∞ ∫0
lim h n ( x ) f ( x ) dx = f (x 0) .
II.C.4) Prouver que, pour tout x ∈ [ 0, 1 ] :
z (x )
---------------------------- = λ x .
2
1 + z (x )
Montrer que λ ∈ ]0, 1[ et donner l’expression de z sur [ 0, 1 ] .
II.C.5) Montrer que 0 < a < π ⁄ 2 .
II.D - On se donne réciproquement un réel a ∈ ]0, π ⁄ 2[ .
II.D.1) Démontrer l’existence d’un unique λ ∈ ]0, 1[ tel que a = f λ ( 1 ) .
II.D.2) Montrer que, si h 0 ∈ E 0 , la fonction :
t U (g λ + t h0) .
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est convexe sur IR .
II.D.3) Prouver que U ( g λ + h 0 ) ≥ U ( g λ ) .
II.D.4) Déduire de ce qui précède que si a ∈ ]0, π ⁄ 2[ , il existe un unique z ∈ E a
tel que U ( z ) = m ( a ) . Donner, en fonction de ω ∈ ]0, π ⁄ 2[ , tel que sin ω = λ , les
valeurs de a et de m ( a ) .
Partie III - Étude du brachistochrone relatif à A
On considère maintenant le problème du brachistochrone défini dans le préam-
bule dont on reprend les notations. Le réel λ est défini comme dans II.D.1.
1
III.A - f étant une fonction quelconque de classe C sur [ 0, 1 ] , exprimer, à l’aide
de U ( f ' ) , le temps mis par le point mobile M ( t ) décrivant ( Γ ) pour parvenir au
point A .
III.B - En déduire que, si 0 < a < π ⁄ 2 , le problème du brachistochrone a une solu-
tion unique ( Γ ) que l’on précisera et calculer le temps T mis par le mobile, décri-
vant ( Γ ) pour parvenir en A .
III.C - Pour t ∈ [ 0, T ] , calculer, en fonction de λ et t , la vitesse numérique v ,
l’accélération normale γ N et l’accélération tangentielle γ T du mobile au point
M ( t ) de ( Γ ) orientée dans le sens des t croissants ( v ≥ 0 ) (on pourra s’aider d’un
paramètre judicieux).
••• FIN •••
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