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Cameroun et institutions judiciaires CEMAC

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Extrait de l'ouvrage :

Le Cameroun et le droit international EAN : 978-2-233-00735-3


Ss la dir. de J.-L. Atangana éditions [Link] 2014

LE CAMEROUN, LA COUR DE JUSTICE DE LA CEMAC1


2
ET LA COUR COMMUNE DE JUSTICE ET D’ARBITRAGE DE L’OHADA

ATHANASE FOKO
Maître de conférences,
Université de Ngaoundéré

L’attachement du Cameroun aux institutions internationales est classique. Son


loyalisme et sa participation aux organisations internationales dont il est membre
sont indubitables. C’est dans cette optique que l’on peut situer la filiation de ce pays
avec la Cour de justice de la CEMAC (CJ-CEMAC) et la Cour Commune de Justice
et d’Arbitrage de l’OHADA (CCJA), hautes institutions judiciaires3 fonctionnelles
en Afrique dont il a contribué amplement à la création.
En effet, la CEMAC a pour principal socle le traité institutif signé le 16 mars 1994 à
Ndjaména au Tchad. Cette institution sous-régionale s’est en réalité substituée à la
défunte Union Douanière des Etats de l’Afrique Centrale (UDEAC), elle- même
créée en 1964 à travers un traité signé à Bangui en République centrafricaine4. En
application du Consensus de for Lamy, le Cameroun occupe alors le poste clé du
Secrétariat exécutif, épicentre de cette Union.
De manière générale, le Cameroun fait partie des pays qui ont particulièrement
œuvré, afin que leurs chefs d’Etat puissent signer l’important texte du 16 mars 1994

1
Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale.
2
Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires.
3
La question de savoir si la CCJA est une juridiction communautaire est très discutée. En faveur de cette
désignation, voir notamment P.-G. Pougoué et Y. R. Kalieu Elongo, in Introduction critique à
l’OHADA, PUA, 2008, pp. 40 et s. D’après ces auteurs, la CCJA est l’expression d’un « pouvoir
communautaire » au regard de ses caractéristiques et de ses attributions. Par rapport à ses
caractéristiques, cette haute juridiction n’a pas besoin d’être acceptée. Elle est obligatoire et dans les
domaines assignés, sa compétence est exclusive. Elle ne peut sous peine de déni de justice refuser de
statuer. Elle n’est pas réservée exclusivement aux Etats, les personnes physiques et morales peuvent
aussi la saisir. Elle bénéficie d’une indépendance organique et a un pouvoir autonome, la nationalité
d’un juge n’ayant aucune incidence sur le fonctionnement de la Cour. Par rapport à ses attributions, et
de manière générale, on perçoit toujours un signe de construction d’un espace juridique intégré. Par sa
nature, le droit uniforme a une force spécifique de pénétration dans l’ordre juridique interne et en même
temps, implique une application uniforme dans l’ordre juridique OHADA. D’où la fonction régulatrice
de la CCJA. Contre la désignation de la CCJA de juridiction communautaire, voir surtout les juristes
publicistes et en l’occurrence les Professeurs M. Nguélé Abada et J. Mouangué Kobila. Ceux-ci
fondent leur thèse globalement sur le fait que l’OHADA est dépourvue d’un certain nombre
d’institutions qui caractérisent une communauté : un parlement communautaire, une banque centrale et
une monnaie commune notamment.
4
Voir S.F. Mboumegne Dzesseu, Le juge de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique
centrale, Mémoire de DEA, Dschang, 2004, p.2. Voir aussi F. Onana Etoundi, « Les expériences
d’harmonisation des lois en Afrique », Revue de l’Ersuma, n°1, 2012, p.14.

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Le Cameroun et le droit international EAN : 978-2-233-00735-3
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198 DROIT DE L’INTEGRATION REGIONALE ET SOUS-REGIONALE

sur la CEMAC. Ont travaillé en ce sens, outre le chef d’Etat de la République du


Cameroun, ceux des Républiques du Congo, de la Centrafrique, du Gabon, de la
Guinée Equatoriale et du Tchad5.
En effet, face au bilan mitigé de l’UDEAC, c’est à partir de 1991 que les
responsables de cette Union ont entrepris de la réformer. Le Cameroun va alors
abriter à Yaoundé en décembre 1991, une importante réunion des chefs d’Etat au
cours de laquelle est décidée la mise sur pied d’un programme régional de réformes.
En tant que pays hôte et soucieux d’encourager la poursuite des objectifs visés, le
Cameroun a une position entièrement favorable par rapport à ce programme qui est
le résultat des réflexions menées aussi bien par les experts de la Banque des Etats de
l’Afrique Centrale, dont le siège est à Yaoundé6, de la Banque mondiale, du
Secrétariat général de l’UDEAC que par certains fonctionnaires des Etats membres.
Constitué de trois volets, en l’occurrence, le transport et le transit inter –Etats des
pays de l’Afrique centrale ; la réforme fiscalo-douanière et la mise en place de la
CEMAC, ce programme a connu son point d’orgue le 5 février 1998, lorsqu’ à la fin
de leur 33è sommet, les chefs d’Etat ont proclamé la fin de l’UDEAC et la naissance
de la CEMAC. C’est l’article 1er du tout premier traité de la CEMAC, dit Traité de
N’djamena, qui institue la Cour de justice de la CEMAC.
Cette Cour dont le Cameroun a ainsi contribué grandement à la création avec
l’adoption du traité du 16 mars 19947, voit le jour avec trois autres institutions
communautaires au sens strict8 : l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC),
l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC) et le Parlement communautaire.
Aux termes de l’article 5 du traité du 16 mars 1994 sus-citée, la « Cour de justice
communautaire comporte deux chambres : une Chambre judiciaire et une Chambre
des comptes. La Chambre judiciaire assure le respect du droit dans l’interprétation et
dans l’application du (…) traité et des conventions subséquentes. La Chambre des
comptes assure le contrôle des comptes de l’Union. La composition, le
fonctionnement et le champ de compétence de chacune des deux Chambres sont
contenus dans la convention instituant l’Union économique de l’Afrique centrale ».
En droite ligne de l’heureuse option choisie et en application des dispositions de
l’article 39 du même traité, la conférence de chefs d’Etat de la CEMAC a adopté le 5

5
Celui-ci est le pays dépositaire du traité.
6
Ces institutions sont ainsi expressément désignées par l’article 1er de l’Additif relatif au système
institutionnel et juridique de la CEMAC.
7
Il faut préciser qu’en réalité, les actes fondateurs de la CEMAC sont ce traité et son l’Additif relatif au
système institutionnel et juridique de la CEMAC. Ce sont ces textes qui définissent les grands piliers de
l’intégration des six Etats membres.
8
Outre ces institutions, les « principaux organes » de la CEMAC ont aussi été créés : la Conférence des
chefs d’Etat, le Conseil des ministres, le Comité ministériel, le Secrétariat exécutif, le Comité inter-
Etat, la Banque des Etats de l’Afrique centrale et l’Institution de financement du développement ».
9
« Les quatre Institutions citées à l’article 2 ci-dessus feront l’objet de conventions séparées, à annexer
respectivement au présent traité et dont elles feront intégralement partie ».

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COUR DE JUSTICE DE LA CEMAC & COUR COMMUNE DE JUSTICE ET D’ARBITRAGE DE L’OHADA 199

juillet 1996 quatre importantes conventions internationales dont celle régissant la


Cour de justice communautaire10.
Le système normatif de cette haute juridiction, créée avec la pleine volonté politique
du Cameroun a connu un renforcement avec quatre actes additionnels11 réglementant
le système juridictionnel de la CEMAC, adoptés le 14 décembre 2000 : l’Acte
additionnel n°06/00/CCE-041-CCE-CJ-02 portant Statut de la Chambre judiciaire ;
l’Acte additionnel n°07/00/CCE-041-CCE-CJ-02 portant Statut de la Chambre des
comptes ; l’Acte additionnel n°04/00/CCE-041-CCE-CJ-02 portant Règles de
procédures de la Chambre judiciaire ; l’Acte additionnel n°05/00/CCE-041-CCE-
CJ-02 portant Règles de procédures de la Chambre des comptes.
A la date du 14 décembre 2000, la quasi-totalité des conditions légales étaient donc
réunies en vue du fonctionnement effectif de la CJ-CEMAC, presque au même
moment que celui de la CCJA12.
Cette dernière haute juridiction s’inscrit dans le cadre global de la création de
l’OHADA. Au même titre que la CEMAC, elle a une histoire dont le Cameroun a
participé de façon remarquable à la construction.
Il faut se souvenir que l’espace juridique qu’offrait chaque Etat membre de
l’OHADA était peu sécurisé à cause, d’une part, de l’obsolescence du droit, et
d’autre part, du fonctionnement inadapté de la justice.
Sur le plan juridique et pour prendre appui sur une doctrine avertie, « Le constat
final à propos du contexte législatif africain avant l’OHADA est qu’il y avait
véritablement une insécurité juridique pour quiconque, aurait voulu connaître la
législation applicable dans l’un de ces pays, et à plus forte raison dans l’ensemble
des pays concernés. Eparpillement des textes, législation disparate et inadaptée,
vétusté et archaïsme des textes : tels sont les maux qui caractérisaient les législations
d’Afrique à la veille de l’OHADA (…) ».13
Sur le plan judiciaire, l’insécurité était la conséquence d’une part, de l’insuffisance
de la formation des magistrats et des auxiliaires de justice, notamment en matière
économique et financière, et d’autre part, de la modicité des moyens humains et
matériels dont sont généralement dotées les juridictions14. En ce sens, Ph. Tiger
souligne si justement que l’insécurité judiciaire était « manifeste de façons diverses :
décisions contestables, décisions en délibéré depuis plusieurs années, exécutions
impossibles, négligences diverses, méconnaissance des règles de déontologie,

10
Un texte de 35 articles. Voir Y. Kalieu Elongo, M.-C. Kamwe Mouaffo et G. Taty, Compilation des
documents relatifs au Séminaire de formation sur « Le contentieux devant la Cour de justice de la
CEMAC », Programme d’appui au secteur de la justice, Limbé du 23 au 26 mai 2011, pp.17 et s.
11
Voir article 21 du traité de Ndjaména. Ceux-ci ont un caractère normatif contrairement à ceux qui ont
un caractère décisionnel comme l’Acte additionnel n°1/2000/CEMAC/CJ/CE du 10 février 2000
portant nomination des membres de la Cour de justice de la CEMAC.
12
Comme on l’expliquera plus loin, c’est à la date du 11 octobre 2001 que se situe le début de la
production judiciaire de cette Cour, même si ses premiers avis ont été rendus en 1999.
13
F. Anoukaha, Abdoullah Cisse, Ndiaw Diouf, J. Nguebou Toukam , P. G. Pougoué et Moussa Samb,
OHADA, Sociétés commerciales et GIE, collection droit uniforme africain, Bruylant, Bruxelles,
UNIDA, Juriscope , 2002, p. 16. Voir aussi J. Nguebou Toukam, « Environnement juridique et
développement du secteur privé », Revue Africaine des Sciences Juridiques, 2001, Vol.2, n° 1, p. 20.
14
Voir A. Mouloul, Comprendre l’OHADA, PUA, 2009, p.21.

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200 DROIT DE L’INTEGRATION REGIONALE ET SOUS-REGIONALE

accueil des moyens dilatoires les plus évidents et renvois à répétition qui finissent
par décourager les demandeurs de bonne foi »15.
Pour mettre un terme à cette situation pouvant justifier une certaine réticence des
investisseurs en Afrique, l’idée d’un droit harmonisé des affaires afin de rationaliser
l’environnement juridique des entreprises est lancée en avril 1991 à Ouagadougou
au Burkina Faso par les ministres des Finances de la zone franc. Le projet s’est
davantage précisé à la réunion des mêmes ministres à Paris en octobre 1991, où pour
joindre l’acte à la parole, la mission est confiée à une Commission spéciale présidée
par le très célèbre juge Kéba M’baye16.
Aux assises des membres de Gouvernement du 16 avril 1992 à Yaoundé au
Cameroun, un rapport présenté et remis par la Commission sus-désignée est
examiné, et lors de la Conférence des chefs d’Etat et de délégations de France et
d’Afrique tenue à Libreville les 5 et 6 octobre 1992, le projet d’harmonisation du
droit des affaires est approuvé. Il est alors demandé aux ministres des Finances et de
la Justice de tous les Etats concernés de s’y pencher en priorité. Un « Directoire »
composé de trois personnalités en l'occurrence : Kéba M’baye, ancien vice -
président de la Cour internationale de justice de la Haye ; Martin Kirsch, conseiller
honoraire à la Cour de Cassation française et Michel Gentot, président de la section
du contentieux du Conseil d’Etat français, est chargé de la réalisation du projet. Pour
la suite, l’Organisation devant naître du traité devait se substituer au « Directoire »
afin de poursuivre l’œuvre d’harmonisation du droit des affaires.
Aux réunions des ministres de Justice, de l’Economie et des Finances des 7 et 8
juillet 1993 à Libreville, ainsi que des 21 et 22 septembre 1993 à Abidjan, le projet
est finalisé. C’est alors, que le traité instituant une entité dénommée « Organisation
pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires » 17 est signé le 17 octobre
1993 à Port-Louis en Ile Maurice par la plupart des pays africains de la zone franc18.
Né avec pour objectif fondamental, « l’harmonisation du droit des affaires dans les
Etats partie par l’élaboration et l’adoption des règles communes simples, modernes
et adaptées à la situation de leurs économies »,19 ce traité est devenu un véritable

15
[Link], Le droit des affaires en Afrique, OHADA, Que sais-je ?, PUF, 2001, p. 21.
16
Eminent juriste africain : ancien président de la Cour suprême du Sénégal, ancien président du Conseil
constitutionnel du même pays, ancien vice-président de la Cour internationale de justice de la Haye.
17
Actuellement, dix sept Etats sont membres de l’OHADA : la République du Bénin, le Burkina Faso, la
République du Cameroun, la République centrafricaine, la République Fédérale Islamique des
Comores, la République du Congo, la République de Côte d’Ivoire, la République gabonaise, la
République de Guinée, la République de Guinée Bissau, la République de Guinée équatoriale, la
République du Mali, la République du Niger, la République du Sénégal, la République du Tchad, la
République du Togo et la République démocratique du Congo. Au départ, le traité fut signé par 14
Etats, en l’occurrence ceux énumérés à l’exclusion de la Guinée Bissau, la Guinée Conakry et la
République démocratique du Congo qui ne l’ont signé que par la suite.
18
Il s’agit d’un certain nombre d’Etats d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale. Au lendemain de leur
indépendance, la zone franc comprenait les Etats africains suivants : le Bénin (ex-Dahomey), le
Burkina Faso (ex Haute-Volta), le Cameroun, la Centrafrique, les Comores, le Congo, la Côte d’Ivoire,
le Gabon, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad, le Togo. Madagascar et la
Mauritanie n’en font plus partie. La Guinée équatoriale et la Guinée Bissau l'ont rejoint, ce que
s’apprête à faire aussi la Guinée Conakry.
19
Article 1er du traité.

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COUR DE JUSTICE DE LA CEMAC & COUR COMMUNE DE JUSTICE ET D’ARBITRAGE DE L’OHADA 201

monument dans le domaine qu’il s’est assigné.20 Incontestable outil pouvant mieux
servir la politique choisie par les autorités compétentes qui ont compris que la
sécurité juridique et judiciaire est de nature à inspirer la confiance, l’esprit
d’entreprise, de conquête et de croissance,21 ce texte est né avec plusieurs
institutions dont : le Conseil des ministres composé des ministres chargés de la
Justice et des Finances de chaque Etat-partie, du Secrétariat permanent, organe
rattaché au Conseil des ministres, de l’Ecole régionale supérieure de la magistrature
et de la Cour commune de justice et d’arbitrage22. Fraîchement créée, la CCJA,
haute juridiction d’un genre nouveau en Afrique, était appelée à fonctionner pour
remplir ses missions. A cet effet, le Cameroun a joué l’un des rôles de premier plan
(I). Avec le temps, lorsqu’il a fallu accroître l’efficacité de cette juridiction
d’Abidjan23 et de celle de la CJ-CEMAC, le Cameroun a apporté une fois de plus,
une contribution notoire (II).
I. LE CAMEROUN ET L’EFFECTIVITE DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEMAC ET DE
LA COUR COMMUNE DE JUSTICE ET D’ARBITRAGE DE L’OHADA

La contribution du Cameroun au fonctionnement effectif de la Cour de Justice de la


CEMAC et de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage de l’OHADA a eu lieu à
travers d’une part, des actions stables (A) et d’autre part, des actions variables (B).
A. LA CONTRIBUTION A TRAVERS DES ACTIONS STABLES
Cette contribution à travers des actions stables a été particulièrement déterminante,
que l’on envisage la situation de la CJ-CEMAC ou celle de la CCJA de l’OHADA.
A propos de la CJ –CEMAC, l’implication du Cameroun est allée bien au-delà de la
contribution à la mise sur pied de ses textes fondateurs. Afin de faciliter la phase

20
Voir notamment P. G. Pougoué, Présentation générale et procédure en OHADA, PUA, 1998 ; P. Tiger,
Le droit des affaires en Afrique, OHADA, Que sais-je ? PUF, 2001, op. cit. ; S. Abdoulaye,
« L’Afrique et le droit OHADA, investir en Afrique », Gaz. Pal., n° Spécial, 48 et 49 des 17 et 18 févr.
1999 ; P. Aregba, « Sécurisation de l’environnement juridique des entreprises », Actes de la 2ème
édition du Forum Rhône-Alpes/Afrique sur le thème «L’investissement étranger face aux enjeux du
Traité de l’OHADA» , 2000 , 2ème partie ; F. A. Bikpo, L’investissement étranger face aux enjeux du
Traité de l’OHADA, 2000, 3ème partie ; J. Issa Sayegh, « L’intégration juridique des Etats africains dans
la zone franc », Penant, 1997, n° 824, p. 125 ; M. Kirsh, « Historique de l’organisation pour
l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) », Penant, n° 824, ibid, p. 129 ; J. Lohoues
Oblé, « L’apparition d’un droit international des affaires en Afrique », Revue Internationale de Droit
Comparé, 1999, n° 3, p. 542 ; J. Youmsi, « L’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique
(OHADA) : un instrument pour le développement des investissements dans un climat de sécurité
juridique et judiciaire », Juridis Périodique, n° 30, 1997, p. 98 ; J. Issa Sayegh et J. Lohoues Oble,
Harmonisation du droit des affaires, collection droit uniforme africain, Bruylant, Bruxelles, UNIDA,
Juriscope , 2002 ; G. Kenfack Douajni, « L’abandon de souveraineté dans le Traité OHADA », Penant,
1999, n° 830, p. 125 ; J. Issa Sayegh, « L’OHADA, instrument d’intégration juridique des pays
africains de la zone franc », Rev. Jur. com., 1999, p. 237, T. Gervais De Lafond, « Le Traité relatif à
l’harmonisation du droit des affaires en Afrique », Gaz. Pal., 1985, doct., p. 1084.
21
J. Issa Sayegh et J. Lohoues Oble, OHADA, Harmonisation du droit des affaires, op. cit., p. 92.
22
Voir article 14 du traité.
23
Sur la relation entre les deux hautes juridictions, voir J. Mouangué Kobila, « La relation entre la Cour
de justice de la CEMAC et la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’OHADA », Actes du
colloque de Bordeaux, 28-29 septembre 2009 sur « La concurrence des organisations régionales en
Afrique, pp. 343 et s.

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