2013 – 2014
Mme DRAME
La planification des apprentissages
Selon le Guide pédagogique du CEB, la répartition traditionnelle prend insuffisamment en
charge l’articulation des contenus. Plusieurs apprentissages sont souvent programmés dans
une logique d’accumulation de connaissances entraînant une absence de visibilité et de
cohérence dans la progression.
Avec l’entrée par les compétences, l’enseignant doit opérer une rupture en considérant
désormais la répartition comme un premier niveau d’intégration. La planification devient ici
un outil indispensable permettant à l’enseignant d’organiser dans le temps et dans l’espace
une progression cohérente et articulée des apprentissages. Le choix des disciplines et des CB à
programmer ne doit donc pas relever du hasard. Il doit se faire autant que possible en fonction
d’un projet ou d’un thème fédérateur des apprentissages.
I. QUELLES APPROCHES POUR PLANIFIER ?
Deux approches de planification sont ici présentées.
I.I LA PLANIFICATION EN PARTANT DIRECTEMENT DU LIVRET
La compétence est l’élément structurant du programme. La planification dans ce cas
consiste à répartir les objectifs et contenus par CB et par discipline en partant directement du
Livret. Une telle approche permet à terme une programmation équilibrée des CB et des
disciplines mais, elle peut être limitée par le manque d’intégration globale des activités
menées dans les différentes CB.
I.I.I LA PLANIFICATION A PARTIR D’UN PROJET OU D’UN THEME
Pour une planification au service de l’intégration, les projets constituent une bonne
entrée. Il est en effet possible d’avoir des situations très complexes dans le cadre d’un projet
ou d’un thème qui prend en charge plusieurs CB relevant de disciplines différentes.
Les activités liées à la préparation et à l’organisation de la Semaine de l’école peuvent
par exemple, être le creuset de plusieurs apprentissages (communication écrite, arts
scéniques, arts plastiques, histoire, éducation civique…).
La planification à partir d’un projet a l’avantage d’assurer plus de cohérence dans la
progression et un sens global aux apprentissages programmés dans le temps.
Une planification centrée uniquement sur le projet présente cependant des limites réelles
liées au développement de tous les aspects du programme. Elle peut en effet entraîner
l’enseignant à créer un déséquilibre dans le choix et la programmation des CB.
Il appartient à l’enseignant d’y veiller en opérant à temps aux réajustements nécessaires
pour que toutes les CB et disciplines soient prises en compte. Le recours à la première
modalité permettra de rétablir l’équilibre.
Les deux approches peuvent donc coexister dans des rapports de complémentarité.
Le conseil à donner à l’enseignant quel que soit le modèle de planification adopté est de
veiller autant que possible à une articulation cohérente entre les apprentissages provenant de
CB et de disciplines différentes.
Le tableau de planification des apprentissages
Recourir au travail de groupe pour l’élaboration d’un tableau de planification.
1. Quels sont les principes sur lesquels les enseignants doivent se fonder pour élaborer une
bonne planification ?
La cohérence horizontale : consiste à veiller à la pertinence dans l’enchainement des
contenus enseignés. Il ya un ordre de préséance à respecter dans la planification pour
toutes les disciplines. Par exemple en conjugaison on ne peut pas aborder le passé
composé avant les verbes avoir et être au présent.
La cohérence verticale : c’est le fait de tenir compte de l’interdisciplinarité et de la
transdisciplinarité dans la logique de progression. Par exemple la production d’un
texte narratif requiert l’installation d’une banque de mots en vocabulaire liée au champ
lexical abordé et le fait d’enseigner les verbes d’action, le présent de narration, le
passé simple etc.. et en grammaire les types de phrase.
L’articulation entre l’emploi du temps et la planification : il faut calculer le temps
institutionnel alloué à chaque discipline pour procéder à sa distribution hebdomadaire.
Par exemple : si le temps institutionnel consacré à la grammaire pour la 2 ème étape est
égal à 1 heure, on ne peut prévoir pour la semaine plus de 2 OS déroulable en 30 mn
chacun. Il advient également de respecter les moments consacrés au renforcement
pédagogique.
L’articulation entre la démarche méthodologique de l’activité et la planification des
apprentissages. Il faut maîtriser le nombre de séances nécessaires pour dérouler une
activité donnée. De ce principe découle l’importance de connaître les démarches
méthodologiques.
La flexibilité : La planification doit tenir compte du rythme et du niveau d’acquisition
de la classe. Il ressort de cette considération qu’il faut à chaque fois faire le bilan des
connaissances et opérer à des réajustements.
Le travail d’équipe : La mutualisation des connaissances appelle à faire le deuil du
splendide isolement. Dans cette perspective, la planification par étape et par groupe
s’avère très importante.
2. Quelles sont les forces et faiblesses de chaque modalité de planification : mensuelle,
bimestrielle, trimestrielle, semestrielle, annuelle ?
Types de planification Forces Faiblesses
- Permet de procéder à des - Ne permet une vision synoptique du
régulations rapprochées et projet à dérouler
Mensuelle d’organiser un report des items - Le visiteur n’est pas informé à
non exécutés première vue du projet planifié.
- Amoindrit le risque d’erreurs - Les moments d’intégration
n’apparaissent pas.
- Donne une vision synoptique de - Difficulté d’exploiter le tableau qui
l’ensemble du palier ou du projet est complexe onéreux en espace
bimestrielle, trimestrielle, à dérouler et les moments - Ne favorise des régulations en cas de
semestrielle, annuelle d’intégration perturbations ou d’absence de
- Permet la visualisation maîtrise.
automatique du projet par les
élèves, l’inspecteur…