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Comprendre le Droit Français et ses Branches

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Comprendre le Droit Français et ses Branches

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Partie 1 : La notion de droit

La définition du droit

Le régime juridique français est un régime civiliste influencer par le droit romain
dans laquelle la principale source du droit est la loi

Le droit est l'ensemble des règles de conduite humaine permettant d'organiser la vie
en société et ayant un caractère sanctionnateur.

Il a 3 fonctions principales :
 Organiser la vie en société (fixer les règles en société)
 Réguler la vie en société (pacifier les relations sociales)
 Exprimer les valeurs de la société

Le droit + est le droit applicable à un moment donné.

On distingue :
 Les droits objectifs, ensemble des règles de droit qui dirige les rapports entre
les individus et avec les choses. En France, il est essentiellement codifié.
 Les droits subjectifs se sont des faveurs attribuer à un individu en particulier
(droit de propriété, droit à la vie privé.

La règle de droit

Les caractères de la règle de droit :


 La règle de droit est légitime : Prise par une autorité publique compétente
qui a le pouvoir de la créer (le parlement, le gouvernement, etc.)
 La règle de droit est générale et abstraite : s'applique de façon uniforme à
tous et elle n’est pas faites pour régir des cas particulier)
 La règle de droit est obligatoire : l’existence de sanction.

En pratique l'application de la règle de droit nécessite le passage du « général au


particulier », par un raisonnement déductif qui s'appelle le syllogisme

Evolution du droit français

26 août 1789, adoption de la déclaration des droits de l’homme est du citoyen

1791, Loi d’Allarde : La liberté du commerce

21 mars 1804 promulgation de 36 lois réunis dans un Code civil français. Ce Code à trois
caractéristiques :
 Il est technique
 Il prône l'individu
 Il est laïque (juridiquement le mariage devient civil)

Son domaine est très large :


 Droit des personnes (Le respect de la vie privé, ...)
 Droit des familles (Mariage, divorce, ...)
 Droit des biens (Droit de propriété, ...)
 Droit des obligations et des contrats (Responsabilité, ...)
4 autres Codes napoléonien :
 Code de procédure civil 1806
 Code de commerce 1807
 Code pénal 1810
 Code de l'instruction criminel 1812

De 1812 à 1880, période de triomphe du code civil, influence forte en Europe, au Québec, au
Moyen Orient et en Amérique latine

De 1880 à 1945 une crise du code civil, quelques lacunes apparaissent en raison de son
inadaptation à la révolution industrielle. Il va y avoir une grande évolution des mœurs

1910, code du travail.

Multiplication de grande décision de la Cour de cassation, qui va consacrer de grand


principes, exemples : responsabilité du fait des choses que l'on a sous sa garde, théorie de
l'abus de droit...

Depuis 1945, plusieurs grandes réformes qui ont été incorporer dans le CC : Les régimes
matrimoniaux, le droit d'affiliation, réforme du droit des contrat en 2016...

Depuis les années 70-80 on fait face à une abondante législation marquée par une idéologie
avec des excès contestable multiplication des revendications à laquelle le code civil doit
résister

Les différentes branches du droit objectifs

 Le droit public : Régit de l'organisation de l'Etat et de ses institutions, le


rapport entre les personnes publiques ou entre les personnes publiques et
privé. Il a pour but de satisfaire l’intérêt général (Juridictions administratives).
- Le droit constitutionnel : Régit l'organisation de l'Etat et de ses institutions
- Le droit administratif : Régit le fonctionnement de l'administration.
- Le droit fiscal : Ensemble des règles relatives à l'impôt

 Le droit privé : Régit des rapports entre les personnes privés (particulier ou
entreprise). Il a pour but de garantir les intérêts individuels (Juridiction
judicaires).
- La procédure civile : Aspect contentieux du droit privé (hors pénal)
- Le droit du travail : Relations entre employeurs et salariés
- Le droit international privé : Régit des rapports privés avec éléments
d’extranéité.
- Le droit des affaires : Règles applicables aux commerçants, société

Aujourd'hui chaque branche se subdivisent, exemple le droit affaire se divisent en droit des
société, droit bancaire...

Le droit civil est le socle commun sur lequel s'élève presque tout l'édifice juridique
français et domine tout le droit privé. Recouvre l'ensemble des individus et de leurs
activités : droit de la vie, droit de l'argent, droit de la famille, ... (les autres branches du droit
sont des droits spéciaux avec une réglementation spécifique).

Les disciplines du droit mixte


Il s'agit des droits qui combinent des règles de droit privée et de droit public, défense d'un
intérêt privée et de l'intérêt général.
 Le droit de l'environnement : Règle visant la protection de l'environnement, droit
récent et complexe avec une dimension internationale
 Le droit du pénal : Sanctionne des comportements privés au nom de la société
entière

Droit interne et droit international

 Le droit interne est mis en place par un état souverain et s’applique à


l’intérieur de celui-ci.
 Le droit international s’applique en présence d'un élément d'extranéité (personne
étrangère, situé à l'étranger). On distingue le droit international privé (rapport entre
personne privé de nationalité différentes) et le droit international publique (il régit
les rapports des états entre eux).

Les classifications du droit : Les personnes

1/Les personnes physiques = Êtres humains

Eléments d'identification : nom, prénom, nationalité, domicile, actes d'état civil.


 La personnalité juridique (aptitude à être titulaire de droits) est reconnue à tout
individu né vivant et viable, dès sa naissance.
 La personnalité disparaît avec la « mort naturelle »
 Lorsqu'une personne est absente (a cessé de paraître à son domicile sans
nouvelle), la fin de la personnalité découle d'un Jugement déclaratif
d'absence après un certain délai.
 Lorsqu'une personne disparaît « dans des circonstances de nature à mettre sa
vie en danger, lorsque son corps n'a pu être retrouvé », la fin de la
personnalité découle d'une déclaration Judiciaire du décès.

2/Les personnes morales


 Le début de la personnalité morale : Il faut une volonté de fondateurs et de
formalités qui sont variables selon le type de personne morale.
 La fin de la personnalité morale : Elle intervient par sa dissolution qui peut à voir
des causes variées (décisions volontaires des associés, décisions légales ou
judiciaires...)
 Eléments d’identification : Calqué sur la personne physique (nom, domicile)

Certaines personnes appelées juridiquement « Incapables » ne possèdent pas tous les


attributs de la personnalité juridique.
 Capacité de jouissance : Aptitude à acquérir certains droits et obligations. La privation
de la capacité de jouissance est toujours partielle et motivée par la sanction ou par la
protection.
Chez la personne morale la capacité est limitée à son objet sociale.

 Capacité d’exercice : Aptitude à exercer soi-même les droits dont on est titulaire. La
privation de la capacité d’exercice : la personne à tous les droits mais ne peux pas les
exercer, une personne chargée d’assister ou de le représenter l’incapable dans les
actes de la vie civils est désignée.
Chez la personne morale la capacité est exercée par ceux qui ont le pouvoir de la
représenter (dirigeants)
 Le mineur non émancipé : Individu de – de 18ans, il est soumis à une autorité
parentale et il est frappé d’une incapacité générale d’exercice. Les parents disposent
d’un droit de les représenter dans tous les actes de la vie civile.

 Le majeur protégé : Personne qui ne peux pas subvenir à ses besoins seuls car il est
en incapacité mentales ou physiques.
Les classifications du droit : Les choses
Il s'agit de tout objet matériel ou immatériel. Il y a des choses corporelles (maison,
voiture, meuble...) et incorporelles (clientèle, marque, brevet, actions de société, rentes
viagères...).

1/La distinction entre meubles et immeubles


Il existe plusieurs catégories de meubles :
 Les meubles par nature : Tout ce qui peut se déplacer ou être déplacé. Ex : mobilier,
voiture, navire, livres…
 Les meubles par anticipation : Ce sont des immeubles par nature qui deviennent des
meubles par arrachement. Ex : récolte enraciné, matériaux extrait d’une carrière.
 Les meubles par détermination de la loi : Tous les biens incorporels.

Il existe catégories d’immeubles :


 Les immeubles par nature : Tout ce qui ne peut ni se déplacer, ni être déplacé (sol, de
ce qui est fixé au sol (constructions), et des végétaux).
 Les immeubles par destination : Meubles par nature, matériellement ou
économiquement rattachés par son propriétaire à un immeuble.
 Les immeubles par l’objet auquel il s’applique : Il s’agit des droits et actions
attaché à un immeuble

2/Les autres distinctions

 Choses appropriées : Les choses ont un propriétaire


 Choses communes : Elles n'appartiennent à personne et leur usage est commun à
tous (air, eau...)
 Choses sans maître : Sans propriétaire mais qui n'ont pas vocation à le rester (gibier,
trésor...).

Choses fongibles et non fongibles :


 Fongibles : Choses interchangeables entre elles (ex : un certain nombre de billets de
banque...).
 Non fongibles : Choses individualisées qui ne peuvent pas être remplacées par une
autre (un terrain...).

Choses consomptibles et non consomptibles :


 Consomptibles : Choses qui se détruisent par le 1ª usage que l'on en fait (matière
première…).
 Non consomptibles : Choses susceptibles d'un usage prolongé (voiture.).

Choses frugifères et choses productives :


 Frugifères : Il existe des fruits naturels (produits spontanés de la terre), industriels
(obtenus par le travail de l'humain), et civils (revenus en argent d'une chose).
 Productives : Produit fourni par une chose sans périodicité avec altération de sa
substance (matériaux extraits d'une mine...).

Les droits
Les droits organisent les rapports entre les personnes ou entre les personnes et les
choses.

La notion de patrimoine :
Au sens juridique « ensemble des biens d'une personne, envisagé comme formant
une universalité de droit. »
 Le patrimoine est universel (actif et passif indissociables)
 Le patrimoine est lié à la personne.
- Toute personne a un patrimoine : Cela est indépendant de la situation de son
titulaire
- Toute personne n'a qu'un patrimoine : Ensemble de ses biens forme une
masse qui ne peut pas être divisée
- Tout patrimoine est lié à une seule personne : Une personne ne peut pas
céder entre vifs son patrimoine (seulement une partie)

Droits patrimoniaux : Valeur pécuniaire et sont inclus dans le patrimoine d'un individu. Ils
sont cessibles, transmissibles, prescriptibles, et saisissables.
Ex : droit réel sur un bien (propriété...), droit de créance contre une personne…

Droits extrapatrimoniaux : Pas de valeur pécuniaire. Ils sont incessibles, intransmissibles,


imprescriptibles et insaisissables.
Ex : droits de l'homme (liberté de penser, d'aller et venir...), droits liés à la personne (respect
vie privée, droit à l'image...), droits liés à la famille (autorité parentale…).

La distinction du droits réels et du droit personnels


Un droit réel est celui qui confère à son titulaire un pouvoir direct et immédiat sur
une chose. Il se décomposent en :
 Droits réels principaux : Droit de propriété.
 Droits réels accessoires : Droits sur une chose qui constituent l'accessoire d'un droit
personnel qu'ils ont vocation à garantir

Un droit personnel (ou obligation) est le lien de droit entre 2 personnes, en vertu
duquel l'une d'entre elles (le créancier), peut exiger de l'autre (le débiteur),
l'exécution d'une prestation (de donner, faire ou ne pas faire). Ils sont en nombre
illimité et peuvent naître :
 D’un acte juridique, manifestation de volontés destinés à produire des effets
juridiques.
Ex : par un contrat de vente, l'acheteur est débiteur de l'obligation de payer le prix
dont le vendeur est créancier.
 D'un fait juridique, événement indépendant de volonté mais d'où découlent des effets
de droit.
Ex : décès, accident.
Partie 2 : Les sources du Droit

Description de la hiérarchie des normes


Il existe une grande diversité de normes internes de notre droit interne et internationaux. Cela
fait naitre des difficultés d’articulation et de potentiel conflits.
Le principe de la hiérarchie des normes ou « pyramide de Kelsen » est qu'une
norme inférieure ne peut déroger à une norme supérieure.

1/Le bloc de constitutionnalité

Au sommet de la hiérarchie des normes, figure le bloc de constitutionnalité. Il est composé


de :
 Déclaration des droits de l'homme (DDHC) de 1789
 Le Préambule de la Constitution de 1946
 La Constitution du 4 octobre 1958
 La Charte de l'environnement de 2004.

Utilité de la Constitution :
 Acte fondateur par lequel une société se constitue et décide de son ordre sociétal,
notamment en consacrant des droits et libertés fondamentaux et leurs modalités de
protection.
 Déterminer la forme de l'Etat, organiser les institutions et les règles de production des
normes

2/Les sources du droit internationales

Traités internationaux qui figurent au second niveau de la hiérarchie.

Un traité : Accord conclue entre la France et un ou plusieurs pays étrangers dans un


domaine précis. Un traité est applicable en France dès qu’il est rectifié (signer) et appliquer
par l’autre partis signataire. Certain traité ne crée des obligations qu’a la charge des Etats et
ne peuvent être évoquée par les particuliers.

Cas de la convention européenne des droits de l’homme : Entrée en vigueur en 1953


mais a été ratifié par la France qu’en 1974. Protection de nombreux droits fondamentaux de
+ en + invoqué dans les tribunaux.

Le droit communautaire, droit de l’Union Européenne (UE) : Le droit de l'UE trouve son
origine dans 3 traités,
 Traité de Paris 1952 (fonde la CECA),
 2 traités de Rome de 1957 instituant la CECA et surtout une communauté économique
européenne (CEE). Ils ne liaient que 6 Etats membres.

L’acte Unique européen de 1986, a transformé le marché intérieur en marché unique et a


élargi les compétences de la CE.

Le Traité de Maastricht de 1992 a établi l'UE et renforcé la coopération entre les membres
sur 3 piliers : économique, politique étrangère et sécurité commune, coopération policière et
judiciaire. Il a également créé la citoyenneté européenne (libre circulation + pose les jalons
d'une future monnaie unique).

Traité d'Amsterdam 1997 et Traité de Nice 2001, nouvel essor à la construction


européenne.

Mise en circulation de l'Euro en 2002 (créé en 1999).

Traité de Lisbonne de 2009, l'UE se dote d'une personnalité juridique propre (peut être
amener à signer des traités), pouvoirs du Parlement renforcés et étendus.

Le droit de l’UE constitué : Droit primaire (traités fondateurs) est un droit dérivé (règle
prise par les institutions de l’UE). Ce droit de l’UE prône sur les lois interne adoptée par les
pays membres. Il est composé de 3 normes entre les pays de l’UE :
 Règlement : Obligatoire et directement applicable dans chaque Etat membre. Il est
créé par le consul de l’UE
 Directive : Lie les états membres, quant au résultat à atteindre tout en leur laissant la
compétence sur la forme et les moyens utilisée transposé en droit interne. Elle est
créée par le conseil de l’UE parfois avec le parlement européen
 Décision de la CJUE, obligatoire mais si une décision désigne des bénéficiaires précis,
elle est obligatoire que pour eux.

Les institutions européennes :


 Pouvoir exécutif : Commission et conseil européen (elle fait des propositions de lois
et représente l’UE)
 Pouvoir législatif : Parlement européen et conseil de l’UE. (Vote les lois et représente
les citoyens)
 Pouvoir judiciaire : La CJUE, certifie l’application des normes européennes.

3/Le bloc règlementaire

Ce sont des textes provenant du pouvoir exécutif (président, premier ministre,


ministre, collectivité territorial (mairie) et certaine autorité administrative (CSA,
MF)

Les règlements autonomes


Cela ne relève pas du domaine de la loi, ils ont une portée générale. Par ordre
d’importance il s’agit des décrets, des arrêtés ministérielles, des arrêter municipaux ou de
délibération.

Domaine de la loi
La loi est un texte voté par le Parlement. Le domaine de la loi est fixé par l’article 34 de
la Constitution. Elle concerne les droits civiques de l’état des personnes, la propriété,
les crimes, les délits, le droit du travail. Dans certains domaines le parlement fixe la
totalité des règles, c’est-à-dire les principaux fondamentaux et leurs règles d’application.
Dans d’autres, le Parlement fixe uniquement les principes fondamentaux et c’est au
gouvernement de prendre les mesures d’application.

Les différents types de lois :


 Les lois organiques : Votées par le parlement pour fixer les modalités d’organisations
et de fonctionnement des pouvoirs publiques (la loi de finance). Elles suivent une
procédure d’adoption particulière.

Les lois référendaires : Lois adoptées à la suite d’un projet de loi, soumis au peuple
par voie de référendum (son domaine est limité par l’article 11). La décision de recourir
au referendum appartient au président de la République ou 1/5ème des membres du
parlement soutenue par 1/10ème des électeurs.
 Les ordonnances : Ce texte permet au gouvernement de demandé au parlement de
labilité à prendre pour une durée limitée des mesures qui sont normalement du
domaine de la loi. L’ordonnance doit ensuite être ratifiée par le parlement et valeur de
loi.

 Les lois ordinaires : Lois classiques voté par le parlement qui entre dans le domaine
de l’article 34 de la constitution.
Le degré de force obligatoire de la loi :
 La loi est impérative ou d’ordre publique, lorsqu’elle s’impose à tous sans que l’on
puisse y déroger.
Exemple : les époux ne peuvent pas déroger à leurs droits et devoir du mariage.
 La loi est supplétive, lorsqu’elle s’applique à l’individu que s’il ne l’on pas écarter.

1/Elaboration et adoption de la loi ordinaire

L’initiative de la loi est partagée entre les ministères (projet de loi) et le parlement
(proposition de loi)

Une fois voté par le parlement la loi entre en vigueur le lendemain du jour de sa pb dans les
journaux officiels et aux publications privées (Codes et revues juridiques). En cas d’urgence
elle entre en vigueur le jour de même de sa publication, la loi peut aussi prévoir une date
ultérieure. Une loi peut être abrogé (supprimé) par l’autorité qu’il avait élaborée si elle est
déclarée inconstitutionnelle. La loi en principe est permanente, mais exceptionnellement elle
peut être temporaire.

2/Les conflits de lois dans le temps et l’espace

Dans l’espace, la loi ne s’applique pas totalement de manière uniforme sur l’ensemble du
territoire français.
En présence d’un élément d’extranéité, la résolution des conflits et d’une des fonctions DI
privée. Parfois un traité fourni la solution aux problèmes mais souvent le DIP fixe une règle en
fonction de la matière juridique.
En l’abs d’extranéité (sol français mais spécial).

Les sources informelles


 La jurisprudence : Représente l’ensemble des décisions rendues par les tribunaux qui
illustre la manière dont un problème juridique a été résolue par les juges. Elle n’ait de
la répétition de décision semblable sur un problème semblable, de la hiérarchie de la
juridiction (plus la juridiction est importante plus ça décision à de valeur.
Un juge confronté à un nouveau cas doit trouver une loi il ne peut pas ne peut pas
juger.

 La coutume et les usages : Règles qui nées d’une pratique habituelle et prolongée
considérer peu à peu comme obligatoire. Pour qu’il y est coutume, une répétition d’un
comportement et la croyance à la valeur de cette règle de droit. Le législateur et le
juge emploie souvent le terme d’usage plutôt que coutume. La coutume est
subordonnée à la loi mais elle peut se développer en abs de loi. En France la coutume
n’y a pas sa place.

 La doctrine : Ensemble des travaux et opinions émis par les juristes. Source indirecte
de droit, elle influencer la création de règle. En effet, ces critique et commentaires,
inspire le législateur et les juges. Elle peut aussi proposer des reformes et sélectionne
les décisions de justice qui mérite de l’intérêt.
Partie 3 : L’organisation juridictionnelle

L’ensemble de règles de procédure : Ensemble de juridiction chargée de tranché les


litiges.

Le principe d’indépendance de la justice


En raison de la séparation des pouvoirs, le pouvoir judiciaire est protégé contre toute
ingérence de pouvoir législatif et exécutif

Par extension en France, la fonction juridictionnelle est séparée en 2 ordres : judiciaires et


administratif, cela empêche le juge d’intervenir des affaires mettant en cause l’Etat.

Le principe de gratuité de la justice


Le fonctionnement de la justice est gratuit pour les justiciables. Cependant les frais et
numéraire de certaines autorités de justice reste à sa charge mais sans conditions de
ressources le plaideur peut obtenir une aide prenant en charge les frais. Les juges peuvent
condamnés le parti perdant à payer les frais de justice et d’avocat à l’issu d’un procès.

La collégialité
Les décisions ne sont pas rendues sauf exceptions par un juge unique mais par + magistrats
standards à la majorité

Le double degré de juridiction


Le droit de faire appel d’une décision dont on n’est pas satisfait pour demander un réexamen.
Des juges différents du 1er procès et qui sont dans une autre juridiction. Ainsi, cette deuxième
décision annule la 1ère

Le droit est un procès équitable (article 6 de la convention EDH)


Il faut une neutralité du juge. Le respect des droits, de la défense et du contradictoire

Le principe de célérité
Toute personne a le droit à ce que ça cause soit entendue dans un délai raisonnable. Ce délai
s’apprécie notamment au regard de la complexité de l’affaire.

Publicités des débats


Les procédures sont en principe public et non secrète car la justice est rendue au nom du
peuple français (débats et décisions de justice). Cependant, un procès peut se dérouler à huit-
clos lorsque les intérêts supérieurs l’exigent.

Le personnel judiciaire
Les magistrats, sont des fonctionnaires de l’Etat formés à l’EMM, même si certains juges de
juridiction spécialisé ne sont pas des magistrats.
 Le magistrat au siège a pour rôle de trancher les litiges (indépendant).
 Le magistrat du parquet, défends l’intérêt générale et à recourt à l’application de loi et
des peines. Ils représentent le ministère public et il est soumis au pouvoir. En civil, il
peut donner son avis dans certaines affaires, en filiation il agit directement.

Les auxiliaires de justice


 Les greffiers : Fonctionnaires de l’Etat, ils ont pour rôle d’assister les juges dans la
rédaction du jugement et d’assurer le secrétariat du tribunal (délivrer certains actes de
procédures et informer les partis des dates d’audience). Ça présence est obligatoire à
l’audience.

 L’avocat : Exerce une profession libérale, son rôle est de conseiller les clients, de les
assister et de les représenter devant les juridictions. Il est détient un monopole de
pouvoir dans certaines juridictions (tribunal judiciaire pour affaire de + 10 000 euros et
en cour d’appel). L’avocat doit favoriser la résolution des litiges à l’amiable.

 Les avocats de la Cour de cassation et du conseil d’Etat : Officiers ministériels


nommé par arrêtés du ministre de la Justice. Il faut des compétences exhaustives pour
postuler et conclure devant la Cour de cassation et du Conseil d’Etat en raison de la
technicité du pouvoir.

 Commissaire de justice (fusion de huissiers de justice et des commissaires-


priseurs) : Officiers publics ministériel chargé de la signification des actes de
procédures, exécution forcée des titres exécutaires, il dresse des constats et effectue
des ventes aux enchères.

 Le notaire : Officier public ministérielle titulaire d’un office. Il exerce son autorité de
manière indépendante et rémunéré par ses clients (la tarification est très règlementée).
Son intervention est obligatoire pour assurer la validité de certains contrat (donation,
vente immo…) et conseiller.

 Expert judiciaire : Professionnel qui éclaire le juge sur des questions techniques
(immobilier, médical...). Il est choisi sur une liste établie par une cour d’appel.

Présentation générale des compétences juridictionnelles


Lorsqu’un litige doit être réglé par les juridictions, il faut déterminer quel tribunal et
compétant.

Compétence d’attribution (matériel) est déterminer sur des critères :


 L’ordre de juridiction :
- L’ordre de juridiction administrative intervient pour les litiges qui mettent
en cause
l’administration (Etat, collectivités locales et le service public).
- L’ordre de juridiction judiciaire intervient pour les litiges qui
mettent en cause des intérêts
privées exclusivement. Elle se décompose en juridiction civile et en
juridiction pénale
(jugé par les personnes soupçonnées d’avoir commis une
infraction).

En cas de conflit de compétence entre les 2 ordres c’est le tribunal des conflits qui
tranche.

 La nature du litige : Il existe des juridictions de droit commun qui juge les
affaires qui ne sont pas attribués à une juridiction ou des juridictions spécialisé.

Compétence territoriale est le lieu ou demeure le défendeur, dans certains cas le


demandeur peut choisir.

Tribunaux judiciaires du 1er degré (pigments)


La personne qui introduit une instance est le demandeur et la partie adverse est un
défendeur.

1/La juridiction civile des droits commun, TJ (Tribunal judicaire)

 Issu de la fusion des anciens TGI (tribunal de grande instance) et TI (tribunal instance).
 Il existe au moins un TI par ressort de cour d’appel.
 Le TJ connait des choses sur les affaires pour lesquels la compétence n’est pas attribué
en raison de la nature de la demande a une autre juridiction. De plus certaines affaires
lui son réservé : Droit de la famille et de l’Etat des personnes, les successions,
l’immobilier, les baux commerciaux, les contrefaçons...

2/Les juridictions d’exception (juridiction spécialisé)

 Tribunal de commerce (TC) : Compétent pour régler les litiges entre commerçants
relatifs aux actes de commerce, ceux entre associés d’une société commerciales, les
litiges au fonds de commerce et pour les litiges relatifs aux difficultés. Il n’est pas
composé de magistrat de métiers mais de commerçants et de dirigeants d’entreprises

 Le conseil de Prud’hommes (CPH) : Compétant pour tout litige à l’occasion d’un


contrat de travail (employeur- employé). Il concerne les litiges des relations individuels
de travail et il est composé de manière prioritaire de représentant des salariés et
employeurs.

 Le tribunal paritaire des beaux, ruraux (TPBR) : Concerne les litiges des conflits
entre proprio d’immeuble rural et l’exploitant de terre ou de traitement agricole à
l’occasion d’un bail rural. Il est présidé par un juge du TJ assisté de 2 bailleurs et 2
preneurs formés et désigner pour 6 ans. A l’inverse des autres tribunaux, il ne siège
pas en permanence et se réunit en fonction du nombre d’affaires à juger.

3/Les juridictions pénales

 Juge les personnes physique et morale soupçonnées d’avoir commis un acte interdit
par la loi.
 Tribunal de police : Juge les contraventions
 Tribunal correctionnel : Juge les délits
 Cours criminels : Juge les crimes punit de 15 à 20 ans.
 Cour d’assise : Crime de + de 20 ans de prisons.

Tribunaux de 2 second degrés, la cour d’appel (TJ, TC, CPM)


Chaque plaideur a le droit à ce que ça cause puisse être rejugé (sauf jugement au-dessus de
5000 euros).

La juridiction d’appel de droit commun en matière civile est la cour d’appel qui tranche le
recours contre les décisions de juridictions civiles de 1 er degré. Pour les appels de décisions de
cours d’assise, c’est la cour d’assise d’appel qui est comparante.

Cour de cassation
Situé à Paris, il en existe une seule pour tout le territoire.

La Cour de cassation statue sur les pouvoirs formé contre les décisions rendues en dernier
ressort (sur les jugements des tribunaux pour les affaires de -5000 euros). Elle rend des arrêts
qui ne sont pas susceptible d’option de recours.

C’est la juridiction, la + élevée de la hiérarchie judicaire. Elle ne constitue pas un 3ème degré
de constitution car elle ne rejuge pas mais vérifie que les décisions ont été correctement
rendues sur le plan d’application de la règle de droit.

La Cour de cassation comprend 6 chambres : 3 chambres civils, une chambre commerçante,


une chambre sociale et une chambre criminelle. Pour des affaires particulières du siège en
chambre mixte ou en assemblée.

L’organisation administratif
Les juridictions administratives sont compétentes pour juger les litiges entre particulier
et l’administratif.

 Les tribunaux administratif (JA) : Juges de droit commun du 1er degré de l’ordre
administrative. Leurs décisions sont susceptible d’appel.

 La cour admis d’appel : Compétente pour statuer en appel contre un jugement d’un
tribunal administratif.

 Le Conseil d’Etat : Située à Paris, il en existe un seul pour tout le territoire. A la fois
juridiction suprême de l’ordre administratif et également conseiller au gouvernement, il
ne rejuge pas les faits mais vérifie la correcte application du droit par la juridiction du
fonds. Il juge également en 1er et en dernier ressort, pour des recours contre des
décrets, arrêtées ministériel, des décisions de la CNU.

La cour de justice de l’union européenne (CJUE)


Institution juridictionnelle de l’UE crée en 1951, siège au Luxembourg. La CJUE assure le
respect du droit de l’UE (traités, règlement et directive) par les Etats membres et interprète le
droit de l’UE à la demande des juges nationaux et la légalité des actes des institutions de l’UE.

La cour européenne des droits de l’homme (CEDH)


Créée en 1959 et siège à Strasbourg, la CEDH comprend 46 états membres et n’est pas une
émanation de l’UE. La CEDH constate et répare les atteintes aux droits de l’homme reconnue
par la convention européenne des droits de l’homme. Elle agit par requête individuelle, par un
ressortissant dans un délai de 6 mois après une décision définitive interne et si les mois de
recours interne ont été épuisé.

Le mode alternatif de règlements des conflits (NARC)


Désigne tous les modes de règlements des conflits autre que le mode contentieux judicaire
traditionnelle. Les parties seul ou avec de l’aide d’un tiers sont les acteurs de leur propre
litige.

Procédure rapide, simple, confidentielle et généralement amiable. Depuis 2020, la NARC est
obligatoire sauf exception de faire une tentative de résolution amiable des litiges de moins de
5000 euros ou qui concerne un trouble anormal de voisinage, sous peine de voir la demande
déclarée irrecevable par le juge. Les NARC sont interdite dans certaines matières d’ordre
public (l’état des personnes, droit pénal sauf petite infraction).

 La conciliation : Permet de trouver une issue à l’amiable à un litige en ayant recours


à un tiers impartiale qui a tenté de trouver un terrain d’entente et de proposer une
solution. C’est gratuit, est en cas d’accord le conciliateur rédige un constat de
conciliation qui peut être homologué par le juge pour lui donner force exécutaire.

 La médiation : Propre à la conciliation, la médiation permet de négocier en présence


d’un médiateur tiers aux conflits afin de parvenir à un accord. Les médiateurs rédigent
un protocole d’accord qui peut-être être homologué par le juge. Utilisé notamment pour
les divorces, en droit commerciales ou pour les petites infractions pénales

 La procédure participataire : Les parties et leurs avocats (obligation d’avoir un


avocat) s’engagent avant de saisir le juge dans une convention (contrat) à œuvrer
conjointement, confidentiellement et de bonne foi à la résolution amiable entre elles.
En cas d’accord les avocats rédigent un protocole d’accord qui peut être homologué par
le juge (utilisé en cas de divorce contentieux).
 La transaction : Contrats écrits par lequel les partis terminent une contestation née
(actuel) eu préviennent une contestation à maitre. Il est conseillé d’être assisté par un
avocat, en cas d’accord les partis signent un protocole transactionnel qui leur interdis
toute action en justice ayant le même objet (fréquent en droit du travail et en droit des
assurances).

 L’arbitrage : Voie non amiable, c’est une procédure juridictionnelle contentieuse


privée. Elle peut être prévu dans un contrat ou décider par les partis une fois le litige
né. En pratique, les partis désignent un ou + arbitre afin de trancher leur litige. Cette
procédure est plus rapide que la justice classique et elle est confidentielle mais elle est
coûteuse (payer par les arbitres). Surtout utilisée pour le droit des affaires et en
matière de commerce international, les 2 partis doivent être en accord.
Partie 4 : Le déroulement d’un procès civil
Les principes directeurs
Le code de procédure civil défini dans ses articles 1 à 24 les principes directeurs du procès.
 Le principe du contradictoire : Nulle partie ne peut être jugée sans avoir était
entendu ou appeler. Il suppose également que chaque partie a le droit de faire valoir
son point de vue et de discuter les arguments et preuves de son adversaire, qui doivent
lui être communiquer avant l’audience.

 Le principe de l’accusatoire : Le juge rend sa décision en fonction des éléments de


preuves présenter par les parties, en opposition avec le principe inquisitoire de la
procédure pénale. Ce principe implique que seules les parties introduisent l’instance
civil et on la liberté d’y mettre fin.

Les conditions de l’action en justice


Pouvoir reconnu au particulier de s’adresser à la justice pour obtenir le respect de leurs droits.
Cette action est soumise à plusieurs conditions :

 L’intérêt à agir : Avantage qu’a une personne à voir reconnaitre sa prétention. Cet
intérêt doit être légitime, né et actuelle et personnelle

 La qualité pour agir : Titre en vertu duquel une personne agie. Il se confond avec
l’intérêt à agir car très souvent c’est le titulaire du droit litigieux qui a la qualité pour
agir mais parfois la loi restreint, toutes les personnes qui pourraient avoir un intérêt à
agir, le nb de celle qui ont la qualité pour le faire.

 Capacite pour agir en justice : Disposer de sa capacite d’exercer.

 Les délais pour agir : Prescription instinctive qui désigne la durée au-delà de laquelle
une action en justice n’est plus recevable. La prescription de droit commun est de 5 ans
pour les actions immobilières personnelle, 30 ans pour les actions réelle immobilière,
10 ans en cas de dommages corporelle, 10 ans à partir de la majorité pour une
contestation de paternité, 6 ans pour les délits en droit pénale et 20 ans pour les
crimes.
Le point de départ de la prescription commence à compter du jour où le titulaire d’un
droit a connu ou aurait dû connaitre les faits qui lui permettent de l’exercer. Il existe
des évènements qui suspendent où qui interrompent.

Le déroulement de l’instance
 L’introduction de l’instance : Tentative de règlement amiable du litige. Tout
justiciable doit justifier dans l’acte de saisines d’une juridiction civil de ses diligences
accomplies en vue de parvenir à une résolution amiable du litige sauf motif légitime
- La représentation par avocat : Devant le tribunal judiciaire les parties doivent
en principes se faire représenter par un avocat. Toutes fois elles peuvent se
défendre elles même pour les affaires de moins de 10k d’euros et dans certains
domaines limites (tutelles, crédit à la conso).

- La saisine par assignations : Demande initiale est en principe formé par


assignations, qui est la citation à comparaitre devant une juridiction. Elle
comprend plusieurs mentions obligatoires et elle est délivrée par significations
faites par un huissier. La saisine du tribunal résulte ensuite de la remise d’une
copie au grief du tribunal dans un certain délais cela permet l’enrôlement de
l’affaire.

- La saisine par requête : Si le montant de la demande est inférieur à 5k euros


ou concerne la protection des majeurs ou l’autorité parentale, il est possible de
saisir le tribunal par une requête par dépôt. Les parties sont ensuite convoques
au tribunal par lettre recommander par accuser de réceptions

 Le déroulement de l’instance : La procédure est écrite, le juge se prononce sur les


conclusions et les pièces des parties.
- L’audience de mise en état : Dès que l’acte introductive d’instance est
déposé au greffier, le tribunal est saisi de l’affaire. Le président du tribunal
examine les pièces du dossier et a deux solutions : S’il estime que l’affaire est
prête à être jugée, il déclare l’instructions clause et il revoit l’affaire a une date
ultérieure pour plaidoirie. Sinon l’affaire se poursuit sous le contrôle d’un juge de
mise en état qui veille à ce que l’échange des pièces et conclusion se fasse dans
les temps. Le défendeur peut faire valoir ses moyens de défenses. Le juge peut
également ordonner des expertise ou d’autres mesures

- Audience de plaidoirie : Les débats sont en principes publique et oraux, le


président du tribunal dirige les débats. Le demandeur puis le défendeur sont
invites a exprimés leur prétention. Le juge peut leur poser des questions, les
débats sont ensuite clos par le président et l’affaire est mise en délibère

- Le délibère : Les juges délibère en secret a la majorité des voies le plus souvent
ultérieurement et en dehors du publique

 Le jugement : Délibère par le greffier d’après les notes du président, en une originale
qui est authentifier par le greffier et conserves. Le jugement a autorité de la chose
jugée, sous réserve d’un recours, les parties ne peuvent pas le remettre en cause. Le
jugement est ensuite notifié au parties et la partie gagnante détient une copie
exécutoire afin qu’elle puisse la faire exécuter si besoin par commissaire de justice. La
notification du jugement fait courir le délai pour exercer une voix de recours
Partie 5 : Preuve des droits

La charge de la preuve (Qui doit prouver ?)


Dans un litige, il faut toujours prouver selon que l’on invoque, et il faut d’abord s’interroger
sur qui doit prouver la réalité des faits.

Le principe en droit civil : C’est aux parties de supporter la charge de la preuve :


- Celui qui invoque et réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver.
- Réciproquement celui qui se prétend libérer d’une obligation doit justifier le
paiement ou l’exécutions de cette obligation.
Donc, la preuve incombe aux demandeurs. Mais celui qui s’opposent à sa prétention devra
apporter, la preuve contraire. Le juge prendra sa décision en fonction des éléments de
preuves présenter par les partis. Toutes fois le juge civils, n’est pas un simple arbitre et il peut
ordonner tout de suite toutes les mesures d’instructions qu’ils jugent utile et il peut obliger
une partie à produire un élément de preuves à la demande de l’autre.

Les présomptions légales : Conséquence que la loi tire d’un fait connu à un fait inconnu. Le
demandeur qui peut se prévaloir d’une présomption n’aura pas à établir sont allégations (le
demandeur sera alors dispensé de la charge de la preuve qui pèsera alors sur son adversaire).
Il existe 3 types de présomptions légales :
 Présomptions simples : Elle peut être renversé par tout moyen de preuves contraires
 Présomptions mixtes : La preuve contraire est admise mes ces moyens sont limitées
 Présomptions irréfragable (absolue) : Elle ne peut pas être renversée par une preuve
contraire

Objet de la preuve (Que faut-il prouver ?)


Selon l’article 9 du Code civile, il incombe à chaque partie de prouver les faits, nécessaire au
succès de sa prétention. Elles n’ont pas à prouver la règle de droit qui fondent leurs
demandes (exception, pour prouver une coutume locale).

Les partis doivent ainsi prouver soit :


 Un acte juridique : Manifestation de volonté destiné à produire des effets juridiques. Il
faut distinguer selon que le débiteur se sois engagé à un résultat déterminé
(obligations de résultat), dans ce cas le créantié devra prouver que le résultat n’a pas
été atteint ou si le débiteur s’est engagé à faire tous sont possible pour atteindre un
résultat (obligations de moyens), le créantié devras prouver que le débiteur à commis
une faute.

 Fait juridique : Evènement volontaire ou non, entraînant des conséquences juridiques


non recherché par son auteur (exemple : accident qui cause un dommage).

Les modes de preuve (Comment prouver ?)


Ce sont les moyens, par lesquels les parties à un litige vont prouver un acte ou un fait
juridique. Les différents modes de preuves n’ont pas tous la même force probante (valeur
donnée à un mode de preuve). Certaines preuves sont dites « parfaites » et d’autres
« imparfaites ».

1/ Les preuves parfaites

Elles s’imposent aux juges qui ne peut pas les écarter.

La preuve par écrit : Consiste en une suite de lettre, de caractère, de chiffre ou de tout autre
symbole (image, emprunte...). D’ôter d’une signification intelligible quel que soit leur support.
L’écrit peut être sur support papier ou sous forme électronique. L’écrit électronique à la même
force probante que l’écrit papier à la condition que puisse être clairement identifier la
personne dont ‘il est manne, qu’il soit établi et conserver dans des conditions de nature à en
garantir sont intégrité. Il y a une présomption de fiabilité s’il y a une signature électronique
sécurisée.
 L’acte authentique : Acte passée devant un officier public (exemple : acte notarial).
Force probante très forte, l’acte s’impose au juge sauf procédure complexe à son
encontre.
 Acte sous signatures privé : Il s’agit d’un écrit signé par la ou les partis qui
s’obligent.
Force probante forte, il est possible de faire une procédure en vérification d’écriture si
une partie invoque que ce n’est pas son écriture ou sa signature, ou une procédure de
faux si c’est le contenu de l’acte qui est contesté.
 Les autres écrits : Correspondance privée et des livres de commerces
Force probante, même valeur qu’un acte sous signature privée, il n’est pas possible de
se constituer une preuve à sois même.

La preuve non écrite :


 Aveu judicaire : reconnaissance en justice par une personne de l’exactitude d’un fait
de nature à produire contre elle des conséquences juridiques.
Force probante, sauf erreur de droit il est irrévocable et lie le juge
 Le serment décisoire : Affirmation solennel par une partie d’un fait qui lui est
favorable (sanction pénale lourde s’il y a un parjure). Ce serment est fait à la demande
de la partie adverse.
Force probante, si l’adversaire refuse de jurer, il perd.

2/Les preuves imparfaites

Utilisée en cas d’absence de preuves parfaites et leurs forces probante sont + faibles.
 Le commencement de preuve par écrit : Ecrit papier ou électronique qui ne
remplies pas les conditions de preuves parfaites mais qui rend vraisemblable ce qui est
à léguai.
Force probante libre appréciation du juge, il vient souvent en complément d’autres
preuves.

 La preuve testimoniale (témoignage) : Déclaration d’un tiers au litige, par voie


d’attestation ou d’enquête, relative à des faits, dont il a eu personnellement
connaissance
Force probante libre appréciation du juge

 Les présomptions de fait : Conséquence que le magistrat tire d’un fait connu à un
fait inconnu. Ici, c’est le juge qui tire une conclusion et non la loi. Une seule
présomption de fait ne suffit pas, il faut qu’elle soit grave précise et concordante.
Force probante très variables à l’appréciation du juge.

 L’aveu extrajudiciaires : Aveu qui intervient en dehors de tout procès de manière


verbale.

3/L’admissibilité des actes juridiques

En dehors des cas en dispose autrement la preuve peut être apporté par tout moyen.

La preuve des actes juridiques :


 La preuve par écrit : N’est pas exigée pour la validité d’un acte mais la sécurité des
transactions rend indispensable une preuve par écrit. En effet l’écrit est souvent
nécessaire pour prouver l’existence de l’acte et son contenu. L’autre partie ne pourra le
contrait que par un autre écrit, sauf cas de fraude les témoignages et présomptions
sont possibles. Par ailleurs l’acte juridique portant sur une somme d’argent fixée par le
décret doit obligatoirement être prouvée par écrit sous signature privée ou
authentique.
 En cas d’absence d’écrit : Il peut faire un aveu ou un serment
 Entre commerçant : Les actes de commerces se prouves par tout moyen
 En cas d’impossibilité de produire un écrit : Suite à un cas de force majeur
(intempérie ext..)

La preuve des faits juridiques : A l’opposée du régime de preuve stricte des actes
juridiques, c’est ici un régime de liberté de la preuve qui s’applique. Les faits juridiques
peuvent être prouvée par tous moyens (témoignages, indices...)

La loyauté de la preuve : Principe à respecter lors d’un procès, sauf en droit pénale. Le
juge doit apprécier la bonne fois des partis et la loyauté des preuves fournis (ex : en principe
l’enregistrement d’une communication téléphonique réalisée à l’insu de l’auteur des propos
constitue un procédé déloyal rendant y recevable ça production à titre de preuve.
Cas du sms ne peut pas ignorer que les sms sont enregistrés dans le téléphone du
destinataire, la jurisprudence considère que ceci ne sont pas enregistrer à l’insu de sont
auteur. Les SMS sont donc des preuves recevables devant un tribunal judicaire à partir du
moment où il lui y était directement adresser.

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