Chapitre 1 : Analyse
Combinatoire. Dénombrement
A. CHETOUANI et I. SALHI
École Nationale de Commerce et de Gestion - Oujda
Module : Probabilités et Statistiques
2023/2024
30 septembre 2024
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Plan du cours
Chapitre I : Analyse Combinatoire. Dénombrement
Chapitre II : Calcul des probabilités
Chapitre III : Variables Aléatoires
Chapitre IV : Lois usuelles discrètes de Probabilités
Chapitre V : Lois usuelles continues de Probabilités
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Qu’est-ce que la Probabilité ?
Définition
Probabilités (Théorie de probabilités) : une branche des mathématiques qui étudie
les phénomènes aléatoires et incertains. Elles nous permettent de quantifier
l’incertitude et d’anticiper les résultats possibles d’une situation donnée.
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La Probabilité Outil d’Aide à la Décision
Dans le monde des affaires, chaque décision est entourée de risques et
d’incertitudes. La Probabilité aide à
☞ Quantifier l’incertitude : Par exemple, évaluation des chances de succès d’un
projet ou d’un investissement. les probabilités sont utilisées pour comprendre
et mesurer les risques.
☞ Prendre des décisions en contexte d’incertitude : Dans le monde des affaires, il
est rare d’avoir toutes les informations nécessaires avant de prendre une
décision. Les probabilités permettent d’évaluer les différents scénarios possibles
et de choisir l’option la plus avantageuse.
Exemple : Une entreprise peut décider d’investir dans un projet si la probabilité
de succès dépasse un seuil acceptable, par exemple 80 %.
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La Probabilité Outil d’Aide à la Décision
☞ Optimiser les ressources : Les probabilités aident à allouer les ressources
(financières, humaines, matérielles) de manière plus efficace, en tenant compte
des risques et des chances de succès.
Exemple : Une entreprise peut utiliser des modèles probabilistes pour optimiser
ses stocks et éviter les excès ou les pénuries.
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La Probabilité Outil d’Aide à la Décision
☞ Évaluer les risques et opportunités : Les probabilités sont essentielles pour
analyser les risques financiers, comme les variations du marché, et pour
identifier les opportunités à forte rentabilité. Elles sont également utilisées
dans des domaines comme l’assurance ou la gestion des portefeuilles d’actions.
Exemple : Pour gérer un portefeuille d’investissements, on peut utiliser les
modèles probabilistes pour prédire la volatilité d’un marché et ajuster les
décisions d’achat ou de vente en fonction du risque de perte ou de la
probabilité de gains futurs.
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Probabilité et jeux d’hasard
☞ La notion de probabilité a émergé au XVIIe siècle dans le contexte des jeux de
hasard, lorsque on a commencé à formaliser des méthodes pour analyser les
résultats incertains et les paris.
☞ La probabilité qu’un événement se produit est alors définit comme étant égale
à la limite de sa fréquence empirique au cours de nombreux essais.
☞ Exemple : dans le jeux pile/face, plus le nombre de lancers est grand, plus la
proportion de résultats pile et face tend à s’équilibrer. a
☞ La probabilité d’un événement, dans l’approche classique, est le rapport entre
le nombre de cas où l’événement se produit et le nombre total de résultats
possibles, en supposant que chaque résultat a la même probabilité de se
produire.
a. https ://[Link]/watch ?v=oJH53m3xTA4
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Analyse combinatoire
Définition
☞ L’ensemble des techniques permettant de déterminer le nombre de résultat
possibles d’une experience particulière.
☞ Elle permet de recenser les dispositions qu’il est possible de former à partir
d’un ensemble donné d’éléments.
☞ une disposition est un sous ensembles ordonnées ou non d’un ensemble.
☞ Les techniques de dénombrements sont utiles pour le calcul de probabilité des
événements équiprobables.
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Notions sur les ensembles
Ensemble
Toute collection d’individus, d’objets... deux à deux distincts est appelée un
ensemble.
☞ A = {0, 1, 2} : l’ensemble qui contient 0,1,2.
☞ N = {0, 1, 2, 3, ....} : l’ensemble des entiers naturels.
☞ Z = {..., −2, −1, 0, 1, 2, 3, ....} : l’ensemble des entiers relatifs.
☞ B = {k : k est un nombre impair}
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Notions sur les ensembles
Elément
Les individus ou objets d’un ensemble E , pris isolément, sont des éléments de E , et
on note : x ∈ E .
On désigne par la notation x ∈
/ E , le fait que x n’est pas un élément de E . Par
exemple, le symbole 5 est un entier : 5 ∈ N
Ensemble vide
L’ensemble vide est celui qui n’admet aucun élément. Il est noté ∅
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Notions sur les ensembles
Partie d’un ensemble
Une partie A d’un ensemble E est un sous-ensemble de E . Tous les éléments de A
sont aussi des éléments de E . On dit que A est inclus dans E , et on note A ⊂ E
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Notions sur les ensembles
Ensemble des parties d’un ensemble
Les parties d’un ensemble E forment elles-mêmes un ensemble noté P(E ), où E est
est à la fois un ensemble et un élément car E ∈ P(E )
Exemple
E = {1, 3, 4}
P(E ) = {∅, {1}, {3}, {4}, {1, 3}, {1, 4}, {3, 4}, E }
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Notions sur les ensembles
Opérations sur les ensembles
Soient A et B deux ensembles
☞ L’intersection de A et B noté A ∩ B est l’ensemble formé des éléments en
commun entre A et B.
☞ On dit que A et B sont disjoints si leur intersection est vide : A ∩ B = ∅
☞ La réunion de A et B noté A ∪ B est l’ensemble composé des éléments de A
ou des éléments de B
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Notions sur les ensembles
Différence et complémentaire
☞ Soit Ω un ensemble de référence. La différence entre un sous-ensemble
A ∈ P(Ω) et un autre sous-ensemble B ∈ P(Ω), notée A − B contient tous
les éléments de A qui n’appartiennent pas à B :
A − B = {x/x ∈ A et x ∈
/ B}
☞ Deux sous-ensembles A et B ∈ P(Ω), sont complémentaires (par rapport à Ω
) si et seulement si : A ∪ B = Ω, A ∩ B = ∅.
On peut dans ce cas noter B par A, A = {x ∈ Ω/x ∈
/ A}
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Notions sur les ensembles
Remarques
A ∩ ∅ = ∅; A ∪ ∅ = A; A ∪ A = A
Si A ⊂ E alors A ∪ E = E et A ∩ E = A
A−B =A∩B =A−A∩B
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Exercice
☞ Soit l’ensemble E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}
☞ Soient les ensembles A= {les nombres paires de E } et B= {les nombres ≤ 3}.
☞ Déterminer Ā, A ∪ B, A ∩ B et A − B.
☞ Exercice 1 de la série 1.
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Notions sur les ensembles
Ensemble dénombrable, Ensemble fini
☞ Un ensemble est dit dénombrable s’il est possible d’associer chacun de ses
éléments à un entier naturel distinct (0, 1, 2, 3, ...).
☞ Ensemble fini : Si l’ensemble est fini, il est dénombrable parce qu’on peut
simplement assigner à chaque élément un nombre entier unique. Par exemple,
l’ensemble des jours de la semaine {lundi, mardi, . . . , dimanche} est
dénombrable car on peut les compter (1, 2, 3, ...).
☞ Ensemble infini mais dénombrable : Même si un ensemble contient une infinité
d’éléments, il est dénombrable s’il est possible de les organiser dans une
séquence ordonnée, comme les nombres naturels eux-mêmes. Exemples :
☞ N∗ est dénombrable (n → n + 1 bijective)
☞ Z est dénombrable
☞ Mais R ne l’est pas.
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Notions sur les ensembles
Ensemble dénombrable, Ensemble fini
☞ Le cardinal d’un ensemble désigne le nombre d’éléments de cet ensemble.
☞ Soit A un ensemble non vide à n éléments, on note le cardinal de A :
card(A) = n.
☞ On convient d’écrire : card(∅) = 0.
☞ Dénombrer un ensemble c’est déterminer son cardinal.
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Propriétés des Cardinaux
☞ Soit E un ensemble fini. Toute partie A de E est finie et Card(A) ≤ Card(E ).
☞ Si A est une partie de E : E = A ⇔ Card(A) = Card(E ).
☞ Soient A et B deux parties d’un ensemble E fini. Si A et B sont disjointes
(A ∩ B = ∅ ), alors : Card(A ∪ B) = Card(A) + Card(B)
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Propriétés des Cardinaux
☞ Card(A − B) = Card(A) − Card(A ∩ B)
☞ Card(A) = Card(E ) − Card(A)
☞ Card(A ∪ B) = Card(A) + Card(B) − Card(A ∩ B)
☞ Si (Ai )1≤i≤n est une partition de E fini (E = ∪ni=1 Ai , et ∀i ̸= j, Ai ∩ Aj = ∅)
Xn
alors Card(E ) = Card(Ai )
i=1
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Propriétés des Cardinaux
☞ Soient A et B deux ensembles finis, où A = {a1 , ..., an }, B = {b1 , ..., bn }. On
appelle ensemble produit de A par B, noté A × B, l’ensemble de tous les
couples (ai , bi ) où ai ∈ A et bi ∈ B. On note :
A × B = {(ai , bi )/ai ∈ A et bi ∈ B}
Exemple :
Soient A = {1, 2, 3} et B = {4} Alors A × B = {(1, 4), (2, 4), (3, 4)}
☞ Card(A × B) = Card(A) × Card(B)
☞ Card(A2 ) = Card(A)2
☞ Card(P(A)) = 2Card(A)
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Techniques de dénombrement
Définition
Soient un ensemble A à n éléments et p un entier naturel non nul. On appelle
p−liste de A, une liste ordonnée de p éléments de A (avec répétition possible).
Remarques :
☞ Une p−liste est un élément de Ap
☞ Une p−liste est aussi appelée p−uplet
☞ Exemple
☞ Soit A = {0, 2, 3, 5}
☞ (0, 2, 3) et (5, 3, 3) sont deux 3−listes de A
☞ (0, 2, 3) et (2, 0, 3) sont deux 3−listes différentes
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Techniques de dénombrement
Définition
Soient un ensemble A à n éléments et p un entier naturel non nul.. Le nombre de
p−listes de A est égal à np .
Exemple
☞ Soit A = {0, 2, 3, 5}
☞ Le nombre des 3-listes de A est égale à 43 = 64
☞ On a utilisé le principe multiplicatif.
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Principe multiplicatif
Soit une expérience qui comporte 2 étapes : la 1ère qui a p résultats possibles et
chacun de ces résultats donne lieu à q résultats lors de la 2ème étape. Alors
l’expérience a p × q résultats possibles.
Autrement dit : Le principe multiplicatif peut s’énoncer ainsi : si un événement A
peut se produire de p façons et si un événement B peut se produire de q façons, la
réalisation de A suivie de B peut se produire de p × q façons.
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Remarques
Pour dénombrer des situations :
☞ Si chacune des étapes d’un choix s’effectue avec chacune des autres, on
applique alors la règle de multiplication.
☞ Si un choix peut se faire ou bien d’une façon ou bien d’une autre, on applique
la règle d’addition.
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Conséquence
Si une expérience consiste à répéter n fois de façons indépendantes une même
expérience qui a p résultats possibles, alors on a p n = p × p × p... × p ( n fois)
résultats possibles.
Exemple 1
Une urne contient 4 boules, une noire, une blanche, une rouge et une verte. On
effectue deux tirages successifs avec remise. Combien y-a-t-il de résultats
possibles ? Au total il y a 4 × 4 = 16.
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Exemple 2
Ahmed arrive au restaurant. Il désire prendre un repas complet (c’est à dire un
potage, un plat de résistance, un légume, un dessert et une boisson). On lui
présente un menu à la carte offrant un choix de 6 potages, 4 plats de résistance, 3
légumes, 5 desserts et 8 boissons. Combien de repas complets différents Ahmed
peut-il composer ?
Ici, la composition d’un repas complets suppose un choix de potage avec un choix
de plat de résistance avec un choix de légume avec un choix de dessert avec enfin
un choix de boisson. Pour calculer le nombre de repas complet qu’il est ainsi
possible de composer, on utilise le principe de multiplication.
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Illustration de la règle de multiplication
Souvent lorsqu’ on a un problème qui fait appel à la règle de multiplication, on en
présente la solution à l’aide de cases adjacentes à l’intérieure on inscrit le nombre
de possibilités pour chacune des étapes de choix. Ainsi dans notre exemple on a :
6 4 3 5 8
☞ on a effectué 5 choix successifs.
☞ Ces choix s’effectuent les uns avec les autres.
☞ Il existe 6 façons d’effectuer le premier de ces choix.
☞ 4 façons pour le deuxième,
☞ 3 façons pour le troisième,
☞ 5 façons pour le quatrième et
☞ 8 façons pour le cinquième ;
☞ enfin, le nombre total de possibilités de repas correspond au produit des
nombres qu’on retrouve dans chacune de ces cases, à savoir :
6 × 4 × 3 × 5 × 8 = 2880.
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Exemple 3
Ahmed vient au restaurant pour prendre une collation ( c’est-à-dire ou bien un
potage, ou bien un sandwich, ou bien un dessert). On lui présente un menu offrant
un choix de 5 potages, 7 sandwiches et 4 desserts. Combien de collations
différentes peut-il choisir ?
Dans ce cas-ci, comme Ahmed doit effectuer son choix de la façon suivante :
P ou bien S ou bien D
P1 ou P2 ou ...P5 ou S1 ou ...S7 D1 ou ...D4.
On doit faire appel à la règle d’addition pour calculer qu’il a 5 + 7 + 4 = 16
possibilités de collations différentes.
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Classement
Un classement présente deux caractéristiques essentielles : l’ordre et la répétition.
☞ Un classement peut-être ordonnée ou non ordonnée. Si la permutation de 2
objets ou éléments de la disposition donne une nouvelle disposition alors
l’ordre est important.
Exemple : Soit A = {1, 2, 3, 4} On souhaite concevoir un code à 4 chiffres
différents. En permutant les éléments de A on obtient à chaque fois un
nouveau code, danc on a des dispositions ordonnées .
☞ Une disposition peut-être avec répétition ou sans répétition. Un classement de
p objets est dite avec répétition si le même objet peut-être présent plusieurs
fois (jusqu’à p fois) dans cette disposition.
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Permutations sans répétitions
Définition
☞ Tout classement ordonné de n éléments distincts est une permutation de ces n
éléments. Par exemple aebcd est une permutation des éléments a, b, c, d, e.
☞ Une permutation de n éléments distincts est un classement ordonnée de ces n
éléments.
Exemple : on considère des classements ( dispositions) de 3 objets pris parmi
les 4 objets suivants : a, b, 2, 5.
☞ aba, 255 sont des dispositions avec répétition.
☞ ab2, b52 sont des dispositions sans répétition.
☞ ba5 et 5ab sont des dispositions différentes si l’on tient compte de l’ordre
sinon, elles sont équivalentes.
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Permutations sans répétitions
Définition
Soit A un ensemble à n éléments. Le nombre de permuations des n éléments
distincts, noté Pn , est donné par :Pn = n! = n(n − 1)(n − 2) × ... × 3 × 2 × 1.
En effet, nous avons n choix possibles pour le premier élément ; n − 1 choix
possibles pour le deuxième élément ; n − 2 choix possibles pour le troisième
élément ;... et 1 seul choix pour le nième élément.
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Exemples
1- Donner le nombre des permutations qu’il est possible de former avec les
éléments a, b, c.
2- Une étudiante a reçu 5 livres différents. De combien de façons peut-elle les
disposer entre des appuis-livres ? L’étudiante doit simplement disposer ses livres
différents l’un à coté de l’autre., c.à.d., une permutation de 5 éléments. Ainsi le
nombre de dispositions est le nombre de permutation qui égale à 5 !.
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Exemple
Considérons 4 personnes qui prennent places successivement sur un banc à 4
places. Combien de dispositions ordonnées (c.à.d permutations) existe-t-il ?
☞ La première personne a le choix entre 4 places ⇒ 4 dispositions possibles pour
cette personne.
☞ La deuxième personne n’a le choix qu’entre 3 places ⇒ 4 × 3 dispositions
possibles pour ces deux personnes.
☞ La troisième personne n’a le choix qu’entre 2 places ⇒ 4 × 3 × 2 dispositions
possibles pour ces trois personnes.
☞ La quatrième personne n’a le choix qu’entre une seule place ⇒ 4 × 3 × 2 × 1
dispositions possibles pour ces personnes. Ainsi, le nombre de dispositions
ordonnées (permutations) est donc : P4 = 4 × 3 × 2 × 1 = 24.
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Arrangement sans répétition
Définition
Un arrangement de p éléments parmi n, désigne toute disposition ordonnée de p
éléments distincts parmi n éléments distincts (la répétition n’étant pas permise).
C’est une façon de ranger p éléments distincts pris parmi n éléments distincts en
tenant compte de l’ordre.
Remarque
Si p = n : un arrangement est une permutation.
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Exemples
Exemple 1 : 7 personnes sont condidats pour occuper 3 postes. De conbien de
façon différentes peut-on pourvoir ces 3 postes.
- Pour le 1er poste on a 7 possibilités.
- Pour le 2ème poste on a 6 possibilités.
- Pour le 3ème poste on a 5 possibilités.
Au total, il y a 7 × 6 × 5 = 210 possibilités.
Exemple 2 : Après les prolongations d’un match de football, quel est le nombre de
façons de choisir les 5 tireurs de penalties parmi les onze joueurs et l’ordre de
passage ? 11 × 10 × 9 × 8 × 7 .
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Arrangement sans répétition
D’une manière général, on a le résultat suivant
Théorème
Le nombre d’arrangements de p éléments choisis parmi n noté Apn est donné par :
n!
Apn = (n−p)! = n(n − 1)(n − 2)...(n − p + 1)
Pour la première place on a n possibilités.
Pour la deuxième place on a n − 1 possibilités.
de proche en proche on a :
Pour la pième place on a : n − p + 1 possibilités.
n!
Ainsi, au total il y a n(n − 1)(n − 2)...(n − p + 1) = (n−p)!
.
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Arrangement avec répétition
Théorème
Lorsqu’un élément peut être observée plusieurs fois dans un arrangement,
le nombre d’arrangements avec répétition (ou avec remise) de p éléments pris
parmi n est alors np .
Exemple : Si on considère une urne qui contient 9 boules (3 rouges, 3 noires et 3
blanches). On tire 4 boules avec remise de cette urne. Il s’agit d’un arrangement
avec répétition, le nombre de tirage possible est de 94 .
Exercice 2 et 3 de la série 1.
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Combinaisons sans répétition
Définition
Une combinaison de p éléments parmi n est une disposition non-ordonnée et sans
répétitions de p éléments distincts choisis parmi n éléments distincts.
Remarque
L’ordre n’intervient pas ici. Par exemple les ensembles suivants sont les mêmes :
{a, b, c} = {a, c, b} = {b, a, c} = {b, c, a}.
Exemple : Considérons l’ensemble E = {1, 2, 3}. Le nombre des combinaisons de
deux éléments choisis parmi les 3 éléments est 3 à savoir {1, 2}; {1, 3}; {2, 3}.
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Combinaisons sans répétition
D’une manière général, on a le résultat suivant
Théorème
Le nombre de combinaisons de p éléments choisis parmi n noté Cnp est donné par :
p n n!
Cn = =
p p!(n − p)!
A partir d’une combinaison de p éléments on peut faire p! arrangements, c.à.d.,
1 p
Apn = p!Cnp ⇒ Cnp = A .
p! n
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Combinaison avec répétitions
Définition
Une combinaison avec répétitions de p éléments de E est un ensemble non ordonné
de p éléments non nécessairement distincts de E. Cela revient à prendre p objet
dans E sans tenir compte de l’ordre dans lequel on les choisit, et en pouvant
prendre plusieurs fois le même.
Proposition
Le nombre de p-combinaisons avec répétitions de E est :
p n+p−1
Cn+p−1 =
p
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Combinaison
Proposition
Cn0 = Cnn = 1
Cnp = Cnn−p
p−1 p
Cnp = Cn−1 + Cn−1
n
X
n
(a + b) = Cnk ak b n−k Formule de Binôme de Newton.
k=0
n
X
Cnk = 2n
k=0
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Urne de Bernoulli
Une urne U contenant des boules de couleurs ou numérotées.
Permutation : Tirer successivement les n boules en tenant compte de l’ordre de
sortie des boules constitue une permutation de n éléments. Il y a n! possibilités.
Arrangement : Tirer successivement k boules en tenant compte de l’ordre de
sortie des numéros constitue un k-arrangement de n éléments. Il y a Akn possibilités.
Arrangement avec répétition : Tirer successivement k boules, en les remettant
chaque fois dans l’urne, et en tenant compte de l’ordre de sortie des numéros
constitue un k-arrangement avec répétition de n éléments. Il y a nk possibilités.
Combinaison : Tirer successivement (ou d’un seul coup) n boules sans tenir
compte de l’ordre de sortie des numéros constitue une k-combinaison de n
éléments. Il y a Cnk possibilités.
Combinaison avec répétition : Tirer successivement n boules, en les remettant
chaque fois dans l’urne, et sans tenir compte de l’ordre de sortie des numéros
k
constitue une k-combinaison avec répétition de n éléments. Il y a Cn+k−1
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